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Contenu rédigé par P-henri Thoreux
Classement des meilleurs critiques: 1.294
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Commentaires écrits par
P-henri Thoreux "p-henri.thoreux" (France)
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Grasshopper
Grasshopper
Prix : EUR 9,98

3 internautes sur 3 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 JJ Cale tel qu'en lui-même, 24 novembre 2013
Achat vérifié(De quoi s'agit-il ?)
Ce commentaire fait référence à cette édition : Grasshopper (CD)
Un des meilleurs albums de JJ Cale, clôturant magnifiquement un cycle dans lequel on serait tenté d’adjoindre Troubadour, Five et Shades. Merveilles d’équilibre, d’inspiration et de légèreté. On y trouve porté au summum, le style rustique et détaché qui valut à cet artiste hors normes une gloire discrète, mais durable.
De fait, les mélodies de Grasshopper pleines de fraîcheur semblent inusables. Dès les premiers riffs sautillants de City Girls, on entre dans cet univers intime et chaleureux. C’est feutré, délicieux et amical. Devil in disguise chasse vraiment les idées sombres, tandis que One step ahead of the blues rappelle qu’on n’est pas très loin de ce dernier même si on est à la campagne...
Parfois, c’est tendre également. Dans You keep me hangin’ on par exemple, le piano ouvre de troublantes perspectives sentimentales. Le souvenir d’un charmant sourire et la réalité présente est comme suspendue… La voix chuintante, un peu étouffée, et les suaves sinuosités guitaristiques se noient à certains moments dans une subtile réverbération, empreinte d'une poignante nécessité (A thing going on).
Bref, une harmonie merveilleuse dont on fera son miel encore longtemps...
Remarque sur ce commentaire Remarque sur ce commentaire (1) | Permalien | Remarque la plus récente : Jan 7, 2014 9:27 PM CET


A moi seule
A moi seule
DVD ~ Agathe Bonitzer
Prix : EUR 9,99

2 internautes sur 2 ont trouvé ce commentaire utile 
2.0 étoiles sur 5 Une histoire presque banale, 24 novembre 2013
Ce commentaire fait référence à cette édition : A moi seule (DVD)
Dans le style gluant, terne et insipide qu’affectionne une bonne partie du cinéma français, voilà racontée sur un ton monotone et désespérément "normal" une horrible histoire de séquestration, inspirée d’un fait divers retentissant. La mise en scène qui s’inscrit dans un huis clos crépusculaire n’exploite aucun des ressorts tragiques qu’une telle situation ne devrait pas manquer de susciter. Elle tente au contraire, sans conviction, de raconter une histoire presque banale, évoquant les relations entre un père et une fille... Les acteurs sont nécessairement à côté de la plaque, et font comme si de rien n’était si l’on peut dire… Tout ça tourne à vide, sans but et sans signification. Pitoyable.


Electric Fingers
Electric Fingers
Prix : EUR 8,79

2 internautes sur 2 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 French Touch, 21 novembre 2013
Achat vérifié(De quoi s'agit-il ?)
Ce commentaire fait référence à cette édition : Electric Fingers (Téléchargement MP3)
Il a la classe Fred ! Avec cet album très peaufiné, il s’affirme comme une vraie pointure dans le monde du Blues. Même si son style se veut éclectique, il est toujours caractérisé par un superbe feeling, tonique et velouté à la fois. Son toucher de guitare, y est pour beaucoup, élégant, racé, mordant, mais avec un brin de délicieuse lascivité. En plus il chante de manière très convaincante, claire, chaude, émouvante (Sweet Soul Music), et il compose même, le bougre !
Résultat, ça donne de belles et pulpeuses décoctions au parfum parfois claptonien (Linving in A Dream, Something About You), blues rock rappelant Robben Ford (cold as ice), ou boogie déchainé (Hot Rod Cadillac Automobile). On retient également les touchants hommages, à Gary Moore (Gary’s Gone), à Roy Buchanan (Blues for Roy), et la pulsation torride dédiée à une étrange prêtresse vaudoue (Marie Laveaux).
Il ne faut pas croire qu’il s’agisse d’un pâle imitateur pour autant. Dans tous les cas il a sa patte bien à lui et possède ce don précieux de pouvoir communiquer à l’atmosphère une joie un rien nonchalante qui vous ouvre les chakras. A découvrir sans délai, et à ressortir au moindre coup de blues...
Remarque sur ce commentaire Remarque sur ce commentaire (1) | Permalien | Remarque la plus récente : Jan 7, 2014 9:29 PM CET


Spring 1990 : So Glad You Made It
Spring 1990 : So Glad You Made It
Prix : EUR 21,00

5.0 étoiles sur 5 C'est si bon, 17 novembre 2013
Ce commentaire fait référence à cette édition : Spring 1990 : So Glad You Made It (CD)
Tout à coup le souvenir évanoui d'une extase peuplée de sensations exquises resurgit ! Miracle de la technique, la guitare de Jerry a la fraîcheur d'une « aurore aux doigts de rose », et les indicibles digressions musicales du Mort éternellement reconnaissant, répandent comme aux beaux jours des sixties, la fragrance épicée des herbes folles croissant aux bords évanescents de trompeurs paradis...
Que dire de plus de cette magique resucée d'une musique décidément hors d'âge, qui comme le dit l'exergue, célèbre dans un style éclectique, à la fois le chaos et l'ordre, la beauté et l'horreur, la vie et la mort, here, there and everywhere, the greatest show on Earth, an American Institution !
Tel est Grateful dead dans toute sa splendeur passée, actuelle et future. Abandonnons nous donc sans remord ni appréhension à cette sublime léthargie. C'est si bon...


Paradise Valley
Paradise Valley
Prix : EUR 7,00

5.0 étoiles sur 5 Soft Blues, 17 novembre 2013
Ce commentaire fait référence à cette édition : Paradise Valley (CD)
Après un Born and Raised aux saveurs mitigées, John Mayer revient à un style un peu plus pêchu. Certes on pourra trouver son soft blues encore un tantinet doucereux, mais le fait est qu’il ne manque pas d’agrément. Dès le premier morceau Wildfire, le ton est donné. C’est léger, bien enlevé et plutôt agréable, tout particulièrement les riffs légèrement wah-wahtés, qui pourraient évoquer ceux si inspirés de Jerry Garcia. Il y a du feeling là-dedans sans aucun doute.
Suit une ballade sentimentale joliment tournée (Dear Marie), où la voix suave, chaude et nasonnée de Mayer fait merveille.
Les autres titres, presque tous originaux sont de la même veine. On retient particulièrement Paper Doll à la rythmique veloutée et délicieusement traînante, agrémentée de quelques harmonies aériennes rappelant le fameux Belief. I will be found, un songe empreint de nostalgie languide, distille un doux parfum de solitude. La reprise du Call me the breeze du regretté JJ Cale, parfaitement placée, permet de mesurer la filiation qui lie les deux artistes. Bref, un petit bijou, qui mérite qu’on l’écoute de près car tout y est, sans prétention, mais dans un subtil équilibre : les mélodies, les textes, le jus pulpeux de guitare, les arrangements. Et quand c'est fini, on a envie que ça recommence, gage de qualité...


George Thorogood & the Destroyers Live at Montreux 2013
George Thorogood & the Destroyers Live at Montreux 2013
DVD ~ George Thorogood & T
Prix : EUR 15,00

8 internautes sur 11 ont trouvé ce commentaire utile 
3.0 étoiles sur 5 Grosse mécanique, 16 novembre 2013
Ce commentaire fait référence à cette édition : George Thorogood & the Destroyers Live at Montreux 2013 (DVD)
C'est un fait, George Thoroghood ne fait pas dans la dentelle. Son rockin'blues est une grosse mécanique bien huilée qui laisse de la gomme au sol quand elle démarre. Ça fonctionne plutôt bien mais c'est un tantinet assourdissant à la longue. Ce concert enregistré durant le festival de Montreux 2013 en est l'illustration. Les grands standards ou son style décapant s'exprime le mieux sont là : rock party, bad to the bone, who do you love, madison blues... s'y ajoutent quelques scies inusables : one bourbon, one scotch, one beer de J. L. Hooker ou Tail dragger de Willie Dixon.
G Thorogood a de la carrure pour asséner ces rocks endiablés. Il a la voix grasse et puissante, et sa guitare vrille les tympans comme une chignole. Derrière lui, la section rythmique manie le marteau pilon pour enfoncer le clou. Résultat : une musique décoiffante qui réjouira les amateurs mais fatiguera un peu les oreilles délicates...
Remarque sur ce commentaire Remarques sur ce commentaire (5) | Permalien | Remarque la plus récente : Sep 18, 2014 10:25 AM MEST


ADAPTATEUR USB A FEMELLE - USB MICRO B male OTG Usb Host pour tablettes et smartphones avec port micro usb OTG
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Proposé par tao-informatique - vendeur français
Prix : EUR 4,90

5.0 étoiles sur 5 Parfait, 16 novembre 2013
Achat vérifié(De quoi s'agit-il ?)
Simple et idéal pour connecter facilement un dispositif USB classique (une clé par exemple) sur un port micro USB (d'un smartphone ou bien d'une tablette). Fonctionne sans problème sur la gamme Galaxy de Samsung. Attention, ne permet pas de raccorder un disque dur formaté en NTFS (il faut le reformater en FAT32). Sans doute plus robuste qu'un système avec câble. Le service est impeccable : livraison rapide, sans frais de port.


Le Mécontemporain : Péguy, lecteur du monde moderne
Le Mécontemporain : Péguy, lecteur du monde moderne
par Alain Finkielkraut
Edition : Poche
Prix : EUR 6,40

5 internautes sur 7 ont trouvé ce commentaire utile 
3.0 étoiles sur 5 Une pensée un peu datée, 16 novembre 2013
Ce commentaire fait référence à cette édition : Le Mécontemporain : Péguy, lecteur du monde moderne (Poche)
Si Alain Finkielkraut n’est pas nostalgique du passé, du moins peut-on présumer qu’il n’est pas vraiment dans son époque…
Certains affirment qu’il la vomit, d’autres qu’il ne la comprend pas. Mais en définitive, le comprend-elle, cette époque un peu folle, capable de nier tant d’évidences, de s’enticher de tant de chimères, et à la fin, de tirer si peu de leçons de l'histoire ?
Lorsque l’on assiste aux joutes opposant le philosophe à ses contradicteurs, on a souvent l’impression d’assister à un vrai dialogue de sourds. Aux arguments contournés et quelque peu désespérés du premier répondent les forfanteries sommaires et optimistes des seconds. Au lamento tragique célébrant le bon vieux temps, fait écho l’arrogance infatuée des lendemains qui chantent.
A bien y réfléchir, on hésite à prendre parti…
Cet ouvrage assez pénétrant sur Charles Péguy, si proche à bien des égards d'Alain Finkielkraut, n'aidera pas le lecteur à trancher. Il s'agit pourtant d'une analyse assez pénétrante de l'oeuvre d'un penseur dont le nom est resté dans les mémoires, quoiqu'il soit paradoxalement très peu lu. Cherchez dans une librairie, vous aurez de la peine à dénicher ne serait-ce qu'un ouvrage...
La sincérité de son discours est certes impressionnante, mais son style hermétique rebute sans doute un peu. Avec le recul, sa pensée elle-même, éclairée par Finkielkraut paraît très datée. Elle pourrait s'inscrire dans les débats actuels, mais le point de vue paraîtrait discutable, sur au moins 3 lignes directrices principales : rejet viscéral du progrès, poursuite utopique d'un socialisme idéalisé, conception fermée de la nation.
Même si l'observation du monde conduit Péguy (et son épigone Finkielkraut) à un diagnostic plutôt exact sur le monde qui l'entoure, ce dernier reste hélas claquemuré dans une conception archaïque de l'avenir. Autant le constat est pertinent et respectable, autant les perspectives sur lesquelles il débouche semblent fallacieuses et étriquées.
On ne peut adhérer à cette philosophie, lorsqu'on est convaincu que les progrès techniques et scientifiques, bien utilisés, sont de nature à aider l'humanité à s'émanciper. On ne peut suivre longtemps ces théories lorsqu'on appelle de ses vœux l'avènement d'une démocratie libérale responsable, à mille lieues des lubies mortifères du socialisme, Et on ne saurait suivre cette voie, si l'on imagine la nation comme tremplin d'une société ouverte sur le monde, et non comme une forteresse impénétrable...


2 DAYS in NEW YORK
2 DAYS in NEW YORK
DVD ~ Julie Delpy
Prix : EUR 11,90

Aucun internaute (sur 1) n'a trouvé ce commentaire utile :
2.0 étoiles sur 5 Woodyallenite aigue, 16 novembre 2013
Ce commentaire fait référence à cette édition : 2 DAYS in NEW YORK (DVD)
Disons le tout de suite : cette équipée new-yorkaise dans la manière de Woody Allen est quasi insupportable. Elle en a tous les tics horripilants, sans hélas l’imagination ni l’originalité. ça parle sans arrêt, pour ne rien dire, ça s’agite en tous sens, sans le moindre but, ça bouge, ça bruite, ça pérore, c’est proprement assommant. Quant aux acteurs, pour tenter de donner du rythme à cette outrance permanente, ils sont contraints de surjouer. Le père de Julie Delpy, dans le film et dans la vie, a un faux air de Michel Serrault, il n’en a malheureusement ni l’impertinence, ni l’humour. Il n’est que grassement vulgaire. Il faut de l’opiniâtreté pour aller jusqu’au bout de cette pochade sans queue ni tête, bourrée de clichés sociétaux à deux balles, et mise en images par une caméra elle-même en proie aux saccades épileptiques...


A la merveille
A la merveille
DVD ~ Ben Affleck
Prix : EUR 13,00

4 internautes sur 8 ont trouvé ce commentaire utile 
3.0 étoiles sur 5 L'amour est-il amour ?, 1 novembre 2013
Ce commentaire fait référence à cette édition : A la merveille (DVD)
De plus en plus enclin aux questionnements métaphysiques, Terrence Malick entraîne cette fois ses spectateurs dans de subtils chassés croisés amoureux franco-américains. Paris, l'Oklahoma, le Mont Saint-Michel sont les théâtres d'une succession de saynètes un peu ésotériques, prétexte à de multiples interrogations. L'amour est-il vain ? Aimons-nous ceux que nous aimons ? Aimons-nous ou bien aimons-nous être aimés ? Et Dieu dans tout ça ?
Mais l'ambition un peu démesurée dont fait preuve le cinéaste lui fait parfois perdre l'essence dramatique d'un récit bien construit, tout en côtoyant la grandiloquence par trop d'enjolivures. A force de se perdre en conjectures, on se lasse quelque peu de cette belle mais erratique mise en images. Le résultat est certes plus réussi que la catastrophique épopée du Nouveau Monde ou que l'hermétique Tree Of Life, mais on est encore loin de la grâce qui avait saisi le réalisateur lorsqu'il tourna La Ligne Rouge.
Les acteurs semblent égarés dans cette méditation un peu trop transcendantale. L'utilisation des voix off pour les faire s'exprimer tourne au maniérisme. De fait Ben Affleck endosse une personnalité floue, quasi muette et inexistante, et le charme d'Olga s'apparente à celui d'une silhouette diaphane insaisissable. Quant à Javier Bardem, il est totalement incongru dans ce rôle de prêtre habité par le doute...
En définitive, sauf à considérer cette digression sentimentale comme une sorte de poème parnassien et à s'abandonner à sa beauté plastique, on risque encore une fois la déception...


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