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Contenu rédigé par P-henri Thoreux
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Commentaires écrits par
P-henri Thoreux "p-henri.thoreux" (France)
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2 DAYS in NEW YORK
2 DAYS in NEW YORK
DVD ~ Julie Delpy
Prix : EUR 9,98

Aucun internaute (sur 1) n'a trouvé ce commentaire utile :
2.0 étoiles sur 5 Woodyallenite aigue, 16 novembre 2013
Ce commentaire fait référence à cette édition : 2 DAYS in NEW YORK (DVD)
Disons le tout de suite : cette équipée new-yorkaise dans la manière de Woody Allen est quasi insupportable. Elle en a tous les tics horripilants, sans hélas l’imagination ni l’originalité. ça parle sans arrêt, pour ne rien dire, ça s’agite en tous sens, sans le moindre but, ça bouge, ça bruite, ça pérore, c’est proprement assommant. Quant aux acteurs, pour tenter de donner du rythme à cette outrance permanente, ils sont contraints de surjouer. Le père de Julie Delpy, dans le film et dans la vie, a un faux air de Michel Serrault, il n’en a malheureusement ni l’impertinence, ni l’humour. Il n’est que grassement vulgaire. Il faut de l’opiniâtreté pour aller jusqu’au bout de cette pochade sans queue ni tête, bourrée de clichés sociétaux à deux balles, et mise en images par une caméra elle-même en proie aux saccades épileptiques...


A la merveille
A la merveille
DVD ~ Ben Affleck
Proposé par CASHNET
Prix : EUR 8,66

3 internautes sur 6 ont trouvé ce commentaire utile 
3.0 étoiles sur 5 L'amour est-il amour ?, 1 novembre 2013
Ce commentaire fait référence à cette édition : A la merveille (DVD)
De plus en plus enclin aux questionnements métaphysiques, Terrence Malick entraîne cette fois ses spectateurs dans de subtils chassés croisés amoureux franco-américains. Paris, l'Oklahoma, le Mont Saint-Michel sont les théâtres d'une succession de saynètes un peu ésotériques, prétexte à de multiples interrogations. L'amour est-il vain ? Aimons-nous ceux que nous aimons ? Aimons-nous ou bien aimons-nous être aimés ? Et Dieu dans tout ça ?
Mais l'ambition un peu démesurée dont fait preuve le cinéaste lui fait parfois perdre l'essence dramatique d'un récit bien construit, tout en côtoyant la grandiloquence par trop d'enjolivures. A force de se perdre en conjectures, on se lasse quelque peu de cette belle mais erratique mise en images. Le résultat est certes plus réussi que la catastrophique épopée du Nouveau Monde ou que l'hermétique Tree Of Life, mais on est encore loin de la grâce qui avait saisi le réalisateur lorsqu'il tourna La Ligne Rouge.
Les acteurs semblent égarés dans cette méditation un peu trop transcendantale. L'utilisation des voix off pour les faire s'exprimer tourne au maniérisme. De fait Ben Affleck endosse une personnalité floue, quasi muette et inexistante, et le charme d'Olga s'apparente à celui d'une silhouette diaphane insaisissable. Quant à Javier Bardem, il est totalement incongru dans ce rôle de prêtre habité par le doute...
En définitive, sauf à considérer cette digression sentimentale comme une sorte de poème parnassien et à s'abandonner à sa beauté plastique, on risque encore une fois la déception...


Lou Reed: Berlin [Blu-ray]
Lou Reed: Berlin [Blu-ray]
DVD ~ Lou Reed

2 internautes sur 4 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 What a feeling..., 31 octobre 2013
Ce commentaire fait référence à cette édition : Lou Reed: Berlin [Blu-ray] (Blu-ray)
Lou Reed fut un artiste vraiment à part dans la galaxie du Rock 'n Roll. Né dans le bruit et la fureur des révoltes-caprices des enfants gâtés des sixties, nourri au lait fade et frelaté du pop-art d'Andy Warhol, élevé au jus acre des stupéfiants et autres succédanés de paradis, il faut bien reconnaître qu'il a su imposer malgré tout une personnalité originale. Un son, une ambiance, un style en quelque sorte.
L'album Berlin contient de ce point de vue la quintessence de cette expression.
En dépit d'une mièvrerie pseudo-canaille dégoulinante, où la description de pitoyables ratages et de dépravations sordides, voisine avec la douceâtre pestilence des bas fonds, il émane de cette fresque décatie, aux reflets d'herbe fanée, une atmosphère assez envoûtante. Lou Reed qui a bien failli mal tourner pour de bon à de nombreuses reprises, parvient ici à transcender la médiocrité du Wild Side urbain de pacotille, qui fit sa célébrité. Un parfum capiteux s'échappe de ces mélodies sulfureuses, dont la trivialité n'empêche pas une certaine élévation d'âme. De la poésie en somme, qu'il ne faut pas trop chercher à expliquer...
Comment ne pas s'abandonner au velours acide de Caroline Says Pt II, ou bien aux volutes tristes qui sourdent de la contrebasse dans The Kids, aux ruptures et trémolos pathétiques, violons et flûte, de Sad Song, aux vocalises séraphiques du jeune Antony dans Candy Says, et pour finir au beat lourd et obsédant de Sweet Jane...
L'atmosphère du disque enregistrée 1973 est bien rendue par cette prestation publique très soignée. Le son est à la fois brut et feutré, comme Lou savait faire lorsqu'il était au mieux de sa forme. Sa voix râpeuse sait se faire caressante et chaude comme un reptile sur un rocher. Les cordes et choeurs sont bienvenus. Enfin on retrouve Steve Hunter à la guitare, le compère des grandes heures, Fernando Sanders à la basse, Tony « Thunder » Smith à la batterie. Un concert enregistré en 2006 à New York, qui prend tout à coup la forme de testament... I'm gonna watch the blue birds fly over my shoulder...


Blue Ballads/True Ballads
Blue Ballads/True Ballads
Prix : EUR 27,05

1 internaute sur 1 a trouvé ce commentaire utile :
5.0 étoiles sur 5 Feel the Blues, 26 octobre 2013
Achat vérifié(De quoi s'agit-il ?)
Ce commentaire fait référence à cette édition : Blue Ballads/True Ballads (CD)
Amoureusement remastérisées en 2012 par Tetsuo Hara pour Venus Records, ces sessions datant de 1995 et 1996 permettent de découvrir ou de redécouvrir, pour un prix abordable, le fougueux Archie Shepp au mieux de son inspiration. Sur des standards éprouvés, il brode ici des mélopées languides, au feeling extrêmement prégnant, non dénué toutefois de swing (Blue and Sentimental de Count Basie ou bien les très latinos If I Should Lose You, Nature Boy). De la période free, il reste certes quelques couacs sublimes et savants dérapages dans les aigus, et certains pourront même trouver qu'il abuse un peu du procédé, mais personne ne niera qu'il reprend toujours la situation en main avec brio. Au surplus, il est encadré par le superbe pianiste John Hicks et une excellente section rythmique (George Mrasz et Idris Muhammad). Au sax, le style erratique aux sonorités bien rondes et puissantes de Shepp trouve ici sa plénitude, dans une atmosphère black and blue, idéalement magnifiée par les photos de jaquette. Parfois il chante, et c'est également profond et très convaincant (More than you know, ou l'extatique Alone Together). De savoureux moments assurément...
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Black Ballad
Black Ballad
Proposé par Japan-Select
Prix : EUR 41,31

2 internautes sur 2 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 Deep Blue, 4 octobre 2013
Ce commentaire fait référence à cette édition : Black Ballad (CD)
Assurément l'une des meilleures réalisations du phénomène Archie Shepp, ce turbulent défenseur de l'african soul, passé par les glapissements frénétiques du free jazz le plus débridé, et parfois égaré dans des digressions au groove un peu filandreux. Dans cette session en quatuor, datée de 1992, il paraît quelque peu assagi mais plus que jamais dévoué à l'expression d'un spleen intense, débordant de force et de suavité. Frissons garantis. Sans doute la présence du délicat pianiste Horace Parlan est-elle pour quelque chose dans ce climat d'infinie tendresse qui caractérise l'ensemble des prises. Toujours est-il qu'on baigne ici dans une volupté presque websterienne, ponctuée d'envolées lyriques que le cher et regretté Coltrane n'aurait pas désavouées. On trouve ici quelques belles et nostalgiques compositions personnelles (I Know About Life, Deja Vu) alternant avec de grands classiques qu'on redécouvre sous un jour somptueux (Georgia On My Mind, Embraceable You, Smoke Gets In Your Eyes, How Deep Is The Ocean, Ain't Misbehavin').
Un vrai moment de grâce...
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Proposé par tao-informatique - vendeur français
Prix : EUR 4,90

3.0 étoiles sur 5 Tout simple, et si pratique... mais fragile !, 3 octobre 2013
Achat vérifié(De quoi s'agit-il ?)
Un petit dispositif sans prétention, qui peut même se glisser dans la poche, et si pratique pour connecter une clé USB sur n'importe quel appareil doté d'une prise ad hoc (micro USB).
Epatant.
Après un mois, hélas l'opinion est moins favorable. Quelques faux contacts, puis plus rien... Peu adapté à une utilisation nomade, rangé dans une poche de pantalon. A réserver donc à un emploi occasionnel.


That'S My Thing
That'S My Thing
DVD ~ Elvin Bishop
Proposé par dodax-online-fr
Prix : EUR 18,20

1 internaute sur 1 a trouvé ce commentaire utile :
4.0 étoiles sur 5 Un truc simple et jouissif, 7 mars 2013
Achat vérifié(De quoi s'agit-il ?)
Ce commentaire fait référence à cette édition : That'S My Thing (DVD)
Avec sa salopette qui pendouille, sa chemise à gros carreaux et sa tête ébouriffée évoquant Harpo Marx, Elvin Bishop a des airs de péquenaud quelque peu facétieux.
Pourtant, c'est à sa manière un vrai esthète du Blues.
Il n'a sans doute pas la profondeur idéale de voix pour le chanter, mais à la guitare, il a un toucher superbe, bien dans la belle tradition du Paul Butterfield Blues Band, qu'il contribua à illuminer autrefois. Des riffs très purs, finement ciselés, et des slides enjôleurs au bottleneck. Le tout flirtant avec le Chicago style aussi bien qu'avec le rock, le R&B, le boogie...
La formation au sein de laquelle il se produit au cours de cette session enregistrée fin 2011 dans un petit club de Californie, est étonnante. Une solide et classique section rythmique, mais un peu d'imprévu avec l'accordéon de S.E. Willis, et le trombone de Ed Earley. A noter à la contrebasse, la présence moelleuse de Ruth Davies, et suppléant de temps à autre au chant, le batteur Bobby Cochran.
Le résultat est des plus convaincants, chaleureux, pêchu et bien balancé. La qualité de la réalisation est très satisfaisante, tant au plan des images que du son (ce dernier, en stéréo, chaud et bien détaillé, semble toutefois en léger décalage avec les images...).
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It Ain't Over: Delmark Celebrates 55 Years [Import anglais]
It Ain't Over: Delmark Celebrates 55 Years [Import anglais]
DVD ~ Lurrie Bell
Prix : EUR 31,00

1 internaute sur 1 a trouvé ce commentaire utile :
5.0 étoiles sur 5 Que cela jamais ne finisse..., 3 mars 2013
Achat vérifié(De quoi s'agit-il ?)
Ce commentaire fait référence à cette édition : It Ain't Over: Delmark Celebrates 55 Years [Import anglais] (DVD)
Cette chaude consolation aux misères de la vie qu'est le Blues continue d'apaiser les tourments et les angoisses de ceux qui daignent lui ouvrir un tant soit peu leur cœur. Le Blues est là, à portée de main, des yeux et des oreilles. Cette session est une belle occasion de se ressourcer au contact de ce baume souverain. Et l'authenticité en est la marque rassurante.
Le feeling suave de Jimmy Johnson, par exemple, dont les riffs mordants vous transpercent tandis que sa voix se fait caresse (cold cold feeling, you don't know what love is).
Mais quelle émotion également lorsqu'on écoute Aaron Moore, qui parvient à vous ensorceler par son chant tout simple, au gré de son modeste clavier électrique, juste accompagné par le beat tranquille de Kenny Smith. Et le petit père Little Arthur Duncan qui se démène et alterne en de brûlantes stridulations, chant et harmonica sous son béret richement orné. Lurrie Bell, fidèle au poste, égal à lui-même, sensible, méticuleux, élégant, parfaitement à l'aise dans cet antre du Chicago Blues qu'est le Buddy Guy's Legend. Mentionnons également la prestation décapante d'Eddie Shaw au saxo ou encore de l'ineffable Tail Dragger dont le chant râpeux sait comme nul autre exprimer le spleen des âmes cabossées. Sans oublier bien sûr les plantureuses et chaleureuses chanteuses Zora Young et Shirley Johnson et la participation discrète mais efficace du flegmatique bassiste Bob Stroger, de Roosevelt Purifoy aux claviers, du superbe guitariste Nick Moss de l'harmoniciste Billy Branch, et d'autres encore... Un moment de bonheur pour les amateurs.
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FEATURING DAVE MCKENNA-DOWN HOME
FEATURING DAVE MCKENNA-DOWN HOME
Prix : EUR 13,33

2 internautes sur 2 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 So cool..., 3 mars 2013
Ce commentaire fait référence à cette édition : FEATURING DAVE MCKENNA-DOWN HOME (CD)
C'est un Zoot Sims très fringant, swinguant en diable, qu'on retrouve avec plaisir dans cette session oubliée, datant de 1960, aux côtés du pianiste Dave McKenna, de George Tucker à la basse et de Danny Richmond aux drums.
L'ambiance est très libre, donnant à la verve débridée de Sims une belle occasion de s'épancher sur des standards pas trop éculés, mais bien accrocheurs (Jive At Five, Avalon, I cried for you, Good Night Sweetheat..).
La section rythmique est solidement charpentée, sous l'impulsion très « stride » de Dave McKenna. La basse est térébrante et le sax déploie des trésors mélodiques mêlés de bop et de cool, imprégnés d'un punch revigorant. C'est gai, sensible et pétillant. A ne manquer sous aucun prétexte pour se donner un peu de baume au cœur. A noter quelques alernate take des principaux titres et un délicieux bonus rappelant de manière émouvante l'influence du Pres : These Foolish Things enregistré quelques mois auparavant avec Bill Crow à la basse et Ed Shaughnessy.
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Mick Fleetwood Blues - Blue Again - Dvd [Import anglais]
Mick Fleetwood Blues - Blue Again - Dvd [Import anglais]
DVD ~ Fleetwood Mick
Prix : EUR 18,55

2 internautes sur 2 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 Au bon Blues..., 28 février 2013
Ce commentaire fait référence à cette édition : Mick Fleetwood Blues - Blue Again - Dvd [Import anglais] (DVD)
Rick Vito n'a ni vraiment la voix écorchée de Jeremy Spencer, ni tout à fait le toucher de corde divin de Peter Green. N'empêche, il fut partie intégrante sans démériter, de Fleetwood Mac durant quelques années (entre 1987 et 1991 pour être précis).
Lui et Mick Fleetwood s'efforcent de faire revivre l'épopée, en insistant sur ce que le groupe savait le mieux faire :le Blues. Et leurs efforts valent bien qu'on s'y intéresse, car ils parviennent sans peine à ressusciter quelques bons vieux frissons, comme lors de cette session enregistrée dans un petit club anglais en 2008.
Ça commence par un boogie endiablé pour se mettre en jambes (Fleetwood Boogie).
S'ensuivent une flopée de titres sacrément enjôleurs ou l'élégance le dispute au swing.
Avec son costard rayé et ses pompes bicolores, Vito a un look mi-dandy, mi-canaille qui sied bien à son style guitaristique très classieux. Il est évidemment superbement soutenu par Mick qui roule avec jubilation ses bons gros yeux en même temps que ses tambours, caisses et cymbales. A la basse on trouve Lenny Castellanos et aux claviers Mark Johnstone, excellents également. Une très belle soirée, très agréablement filmée et dont la prise de son, quoique rudimentaire en dolby digital 2.0, s'avère très efficace, feutrée mais bien contrastée.
Les amateurs apprécieront sûrement la succession d'une ribambelle de perles greeniennes ici revisitées avec beaucoup de sincérité, de jus et de pulpe : Looking for Somebody, Love That Burns, Rattlesnake Shake, Black Magic Woman, The World Keeps On Turning, Stop Messin round, et l'inoubliable Albatross, littéralement magnifié. On retient également une torride interprétation du Shake Your Moneymaker d'Elmore James, et quelques sympathiques compositions perso de Rick Vito (Red Hot Gal, Black Crow, When We Do The Lucky Devil).


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