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Contenu rédigé par P-henri Thoreux
Classement des meilleurs critiques: 1.411
Votes utiles : 4452

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Commentaires écrits par
P-henri Thoreux "p-henri.thoreux" (France)
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Detachment [Blu-ray]
Detachment [Blu-ray]
DVD ~ Adrien Brody
Prix : EUR 16,46

9 internautes sur 11 ont trouvé ce commentaire utile 
4.0 étoiles sur 5 To Be Or Not To Be, 14 novembre 2012
Ce commentaire fait référence à cette édition : Detachment [Blu-ray] (Blu-ray)
La prestation magistrale d'Adrien Brody inscrit un personnage d'une sensibilité hors norme dans le paysage dévasté de la jeunesse occidentale, en l'occurrence ici américaine. La réalisation montre de manière éloquente l'impuissance d'une société affaiblie, à faire comprendre l'importance des valeurs sur lesquelles elle est fondée. Le constat est assez terrifiant, en dépit de quelques outrances et artifices de mise en scène un peu superflus.
En dépit du sauvetage réussi d'une âme en voie de perdition et de quelques signes encourageants en provenance de ses propres élèves, le professeur, éternel suppléant, trop meurtri par les drames de la vie et ceux du monde qui s'écroule autour de lui, se laisse gagner par un lent détachement. Mais à chaque fois qu'il est sur le point de s'abandonner à la dérive, un événement survient, qui agit comme un trigger sur sa nature profonde, et le ramène à l'action. Faisant sans cesse revenir ce questionnement ontologique fondamental : To be or not to be....
Remarque sur ce commentaire Remarques sur ce commentaire (3) | Permalien | Remarque la plus récente : Jan 12, 2013 10:19 PM CET


Le Havre
Le Havre
DVD ~ André Wilms
Prix : EUR 13,79

2 internautes sur 6 ont trouvé ce commentaire utile 
3.0 étoiles sur 5 Fable désuette, 27 octobre 2012
Ce commentaire fait référence à cette édition : Le Havre (DVD)
Dès les premières images de ce récit ultra peaufiné dans le style kitsch, le spectateur se trouve immergé dans un monde étonnant, rappelant avec un brin de mélancolie, les grandes heures du « réalisme socialiste ». Autant dire qu'il s'agit d'une fable sans aucun rapport avec la réalité...
Ainsi, la misère prolétarienne est ici magnifiée avec un pinceau sulpicien, dont les allégories empesées sentent le stuc, la dorure et l'encaustique. Au surplus, l'ambiance sirupeuse, allie savamment l'anachronisme et le décalage social. Se côtoient donc aussi bien des clichés vieillots d'inspiration soviétique (dont Le Havre fut un temps l'illustration "à la française") que la misère torpide des temps modernes, l'immigration clandestine par exemple.
L'action se déroule de nos jours mais la ville est figée dans une atmosphère rappelant vaguement les années cinquante et le héros semble revenir de Pontoise... Il qui vit quasi à la cloche, exerce la profession épatante et pas trop aliénante de cireur de bottes, s'exprime comme Louis Jouvet, s'habille comme Maurice Thorez et s'appelle Marcel Marx, ce qui donne la mesure de la finesse spirituelle du réalisateur.
A réserver aux nostalgiques de la légende imaginaire du socialisme...
Remarque sur ce commentaire Remarques sur ce commentaire (3) | Permalien | Remarque la plus récente : Dec 17, 2012 10:15 AM CET


La liberté a-t-elle un avenir ?
La liberté a-t-elle un avenir ?
par Edouard Balladur
Edition : Broché
Prix : EUR 11,90

2 internautes sur 3 ont trouvé ce commentaire utile 
3.0 étoiles sur 5 Tiède plaidoyer, 14 octobre 2012
Ce commentaire fait référence à cette édition : La liberté a-t-elle un avenir ? (Broché)
Edouard Balladur mérite de figurer parmi les très rares politiciens en France ayant un tant soit peu la fibre libérale. Il peut avec quelque raison se vanter d'avoir mené une action inspirée de ces principes, notamment lorsqu'il fut ministre des finances, durant la première cohabitation, entre 1986 et 1988. Songeons que le gouvernement à l'époque osa supprimer l'ISF !
Hélas, deux ans, ce fut un peu court pour livrer tous les effets attendus, et pour de très mauvaises raisons, les Français infligèrent un cuisant désaveu à la politique entreprise à l'époque.
La question qu'il pose avec cet ouvrage est des plus pertinentes, eu égard à la montée en puissance des courants de pensée anti-libéraux.
Y répond-il, c'est une autre affaire...

Il y a de bons moments dans ce livre, et quelques vérités toujours bonnes à dire. Par exemple sur l'essence du libéralisme: « c'est l'histoire du progrès et de l'émancipation individuelle ; c'est la lutte contre l'autorité exclusive de la tradition qui s'imposerait comme allant de soi, le refus du conformisme ; c'est le libre examen qui conduit à la liberté d'agir. »
Il y a également la volonté de démasquer ses adversaires: « on veut déguiser l'hostilité au libéralisme en soif de justice, en besoin d'organisation, en refus du désordre ». Il y a même le courage de s'attaquer au paradigme consensuel de la social-démocratie : « elle utilise des mécanismes si pesants et complexes qu'elle peine aujourd'hui à s'adapter à l'évolution du monde. Elle n'y parviendra pas ».
Il y a enfin quelques évidences sur lesquelles il paraît opportun d'enfoncer le clou: « la liberté politique sans liberté économique est un leurre », « la démocratie locale constitue l'un des caractères d'une société libérale ».

Mais l'ensemble est trop répétitif, et surtout trop amorti, trop pusillanime pour emporter la conviction.
Pire, pour tempérer un propos pourtant guère audacieux, M. Balladur se croit à maintes reprises, obligé d'affaiblir sa propre thèse. A l'instar de la quasi totalité de la classe politique française, il se démarque par exemple de l'Amérique dont il juge «qu'il n'est pas évident qu'il faille imiter sans précaution l'exemple » ou d'une manière générale des pratiques anglo-saxonnes dont il juge dangereux de se « rapprocher »...
A d'autres moment il semble étrangement vouloir éreinter l'idée libérale elle-même :« le libéralisme s'accompagne de désordres de toutes natures, d'inégalités, d'injustices, d'une concentration excessive des revenus, d'entraves aux lois de la concurrence. Il doit se réformer », « le libéralisme n'a su ni organiser, ni harmoniser le fonctionnement du marché.. », « l'égoïsme est la tentation permanente du nationalisme comme du libéralisme... », « notre société est-elle trop libérale ? Elle en donne des signes multiples ; à peu près tout est dit, justifié, loué... »
Le comble est atteint lorsqu'après avoir chanté « l'efficacité de la liberté », il avertit que « l'ultralibéralisme met en danger la liberté », et qu'il se met à vanter le mérite de l'Etat, sans lequel « il n'y aurait eu ni industrie nucléaire, ni industrie pétrolière de rang international. Le libre jeu du marché ne conduisait ni à l'existence d'Elf, et de Total, ni à celle d'AREVA et d'EDF »

Tous ces atermoiements nuisent singulièrement à la clarté et à la force du propos, même s'ils sont bien à l'image de rondeur molle et prudente du personnage. Il y a peu de chances hélas que cette démonstration soit de nature à convaincre quiconque...
Sur les problèmes de société, ces faiblesses deviennent criantes. Dans le bouillon de périphrases et de concessions à la pensée unique, rien ne surnage vraiment. Exemple édifiant, le fameux PACS, contre lequel il avoue avoir voté, non par conviction, mais parce qu'en raison « de l'état d'esprit d'une partie de l'opinion et des contraintes de la vie politique », il s'est « laissé circonvenir !»
Aujourd'hui il est hostile au mariage homosexuel. Mais s'agit-il de ce qu'il pense ou bien de ce qu'il croit bon de penser ?

Au chapitre de la mondialisation, on retrouve les mêmes contradictions.
Le titre du chapitre résonne même comme un oxymore : « Contrairement à l'idée courante, la mondialisation menace la liberté des nations. » M. Balladur n'oublierait-il pas des temps pourtant pas bien reculés, lorsque le monde était cloisonné par d'épaisses murailles qui étouffaient la liberté de dizaines de pays !
Lui qui chante la liberté, rêve aujourd'hui d'une « autorité mondiale s'imposant aux Etats, encadrant leurs comportements, proscrivant les excès de leur indépendance, limitant le champ dans lequel ils peuvent agir à leur guise », « un pouvoir de décision s'imposant à tous ».
Si l'on peut admettre que l'absence de coordination pourrait faire craindre une mondialisation trop anarchique, il y a au moins autant à appréhender d'une centralisation extrême du pouvoir. En tout cas l'argumentation plaidant pour cette dernière paraît bien faible, rejoignant presque l'antienne des alter-mondialistes qui prétendant que «la mondialisation ne profitera qu'aux plus forts ». C'est tout l'inverse que l'on voit se produire sous nos yeux : grâce à la liberté, les pays émergents, même petits, se développent à toute vitesse, tandis que les nations dites puissantes s'essoufflent...

A propos de l'Europe enfin, dont on ne peut douter qu'il souhaite l'édification, il se borne hélas à constater l'incapacité chronique et s'interroge sur sa représentation concrète : « quel organisme, quelle personnalité, avec quels pouvoirs ? »
Il déplore la dispersion des énergies, et des modes d'expression, notamment le fait qu'au niveau des instances, l'usage officiel de plus de vingt langues soit autorisé. Mais à aucun moment il ne propose l'emploi de l'anglais qui s'imposerait pourtant à l'évidence, mais qui répugne aux Français. A aucun moment, il n'évoque le mot même de Fédération, et on le sent en définitive beaucoup plus proche de l'idéal assez répandu mais vain, d'un concert « d'Etats-Nations », que d'une véritable union...

Au total, ce livre est un peu le chant du cygne de quelqu'un sans doute pétri de bon sens, mais qui n'osa jamais vraiment aller jusqu'au bout de ses idées. Ça nous vaut un un plaidoyer un peu tiède, rempli de bons sentiments, mais aussi de redondances, voire de contradictions, au service d'une thèse qui jamais ne se dessine clairement.
Sur tout ce qui fait l'essence de l'esprit de liberté, M. Balladur se prononce du bout des lèvres. Et on en vient parfois à se demander ce qu'il pense vraiment. Et malheureusement, si avec de tels défenseurs, la liberté peut encore avoir un avenir...
Remarque sur ce commentaire Remarques sur ce commentaire (8) | Permalien | Remarque la plus récente : Jan 7, 2014 11:06 PM CET


Tempest
Tempest
Proposé par Skyvo Direct
Prix : EUR 11,97

21 internautes sur 25 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 Ouragan Sentimental, 11 septembre 2012
Achat vérifié(De quoi s'agit-il ?)
Ce commentaire fait référence à cette édition : Tempest (CD)
Au dessus des tempêtes, des drames mais aussi des lubies et des billevesées d'un monde plus grégaire et versatile que jamais, Bob Dylan en grand seigneur impassible, continue de peaufiner ses cantilènes intemporelles et ensorcelantes.
Quelle voix sublime à force d'avoir été comme un très vieux cuir, tannée, usée, écorchée, par les orages, les saintes colères et les désillusions de l'existence. Quelle force dans l'indicible parfum d'expectative qui sourd avec une infinie douceur de cette complainte gutturale !
On dirait qu'il n'y a ni début ni fin dans l'égrenage subtil de ces mélodies succulentes. Seulement une atmosphère extatique, exquisément poignante, comme les mystères qui vous élèvent, en vous interrogeant, avec la dureté de la finitude et la tendresse de l'espérance.

Ça commence avec une sorte de pépite aussi brillante qu'inattendue. Duquesne Whistle. Comme en sifflotant... Dans cet univers pimpant, les riffs guillerets saisissent l'auditeur qui ne peut qu'en redemander. Pas grand chose à voir, sauf erreur de ma part, avec l'illustration glauque à laquelle on eut droit sous forme d'un clip abscons, en prélude à la sortie du disque.
La suite est un peu plus sombre. Soon After Midnight. La nuit nous entoure...
Mi Blues, mi mélopée, Dylan emmène ses affidés sur une voie étroite mais au charme hypnotique : Narrow Way. Ne pas s'abandonner à la facilité, recommande-t-il en termes voilés. Ne pas gâcher les années d'une vie que l'ennui fait paraître longue alors qu'elle est si courte (Long And Wasted Years). Dès lors tout s’enchaîne : Les folies qu'on paie au prix fort du sang (Pay In Blood). La légende d'une ville nappée d'un rouge écarlate (Scarlet Town): du crépuscule, ou bien de la honte, ou des déchirements ? Pourquoi ne pas évoquer tant qu'on y est, les mirages funestes de l'histoire, de la gloire, du pouvoir et de l'argent (Early Roman Kings), voire le mythe de l'ange déchu (Tin Angel). Le triste balancement d'une longue, très longue et tragique traversée maritime, sur un océan glacial qui ressemble au destin (Tempest). Et pour finir, l'adieu déchirant à l'ami autrefois arraché abruptement à la vie (Roll On John)...
Il paraît que Bob Dylan voulait faire un recueil religieux. C'est peu dire que l'Esprit affleure à chaque moment sous les détours un peu énigmatiques de sa poésie assagie. ..
Quant à la musique elle-même, précisons qu'elle est servie par un accompagnement idyllique. Des artistes sous le charme, distillant avec volupté un son splendide, merveille d'équilibre, de fantaisie et délicatement feutré comme les velours les plus soyeux...
Remarque sur ce commentaire Remarques sur ce commentaire (6) | Permalien | Remarque la plus récente : Sep 22, 2012 1:06 AM MEST


Rescapé du camp 14
Rescapé du camp 14
par Blaine Harden
Edition : Broché
Prix : EUR 19,50

4 internautes sur 5 ont trouvé ce commentaire utile 
4.0 étoiles sur 5 Socialisme, que de crimes on commet en ton nom !, 4 septembre 2012
Ce commentaire fait référence à cette édition : Rescapé du camp 14 (Broché)
Ce livre est terrible. Hélas il n'apprend pas grand chose à ceux qui depuis longtemps ont compris que le Socialisme était une effroyable calamité, probablement la pire que l'humanité ait engendrée.
Sera-t-il une révélation pour les autres, rien n'est moins sûr...
Ce témoignage en forme de réquisitoire s'ajoute à tellement d'autres bouleversants, tellement d'expériences calamiteuses, tant de massacres, tant d'horreurs en tous genres, qu'il paraît impossible à tout être doué de raison, de croire encore un tant soit peu à cette idéologie mortifère.

Puisse le parcours incroyable de ce jeune homme, Shin Dong-Hyuk, sacrifié dès sa naissance au Moloch implacable, inspirer quelques doutes ici ou là. Au terme d'incroyables mésaventures, il est aujourd'hui libre, mais au moins 200.000 de ses concitoyens croupissent encore, dans d'odieux camps de concentration. Les autres plus chanceux n'ont qu'une vie de misère, souffrent de privations inacceptables à notre époque, n'ont aucune espèce de liberté, surtout pas celle de penser et de s'exprimer.
Au terme d'une guerre effroyable, opposant le monde libre au bloc communiste, leur infortuné pays a été divisé en deux. Une partie vit à l'heure socialiste, dans l'acception la plus pure (l'idéologie juche). L'autre a adopté le système capitaliste, si honni, si vilipendé.
De part et d'autre du 38è parallèle, dans le pays dit du « matin calme », ce sont les mêmes gens. Mêmes origines ethniques, mêmes religions, même histoire, même culture. Seuls les systèmes régissant la société, les différencie. Et de quelle manière !
Hélas, cette aveuglante évidence, que nul ne peut ignorer, n'a toujours pas dessillé les yeux de certains, qui continuent de croire aux bonnes intentions et à la nature fondamentalement bonne du socialisme...
Remarque sur ce commentaire Remarques sur ce commentaire (6) | Permalien | Remarque la plus récente : Jun 12, 2013 8:26 PM MEST


Shame [Blu-ray]
Shame [Blu-ray]
DVD ~ Michael Fassbender
Prix : EUR 12,79

9 internautes sur 12 ont trouvé ce commentaire utile 
4.0 étoiles sur 5 La chair crie la solitude de l'âme, 2 septembre 2012
Ce commentaire fait référence à cette édition : Shame [Blu-ray] (Blu-ray)
Derrière cette histoire d'addiction au sexe, il y a le mal être d'un gars, seul, désespérément seul, dans la mégalopole new-yorkaise. Il a un statut social enviable, il a un physique séduisant, il est plutôt gentil, mais quelque chose ne passe pas entre lui et ses contemporains. Sa propre sœur, seul îlot restant d'une famille évanouie, il peine à la comprendre, voire à la supporter...
Alors il se réfugie dans un monde illusoire, oscillant entre des rencontres éphémères, quelques aventures charnelles purement hygiéniques, et la virtualité vertigineuse du web.
La solitude du yuppie, son errance nihiliste, c'est d'une certaine manière le romantisme des temps modernes. Pourquoi je suis là ? Pourquoi je vis ? Autant de questions qui virent à l'angoisse existentielle si elles deviennent trop accaparantes. Le sexe est un exutoire, mais il n'est pas moins pathétique que l'ivresse des paradis artificiels.
Le film de Steve Mc Queen aborde non sans talent ce problème. Il y manque peut-être un peu de profondeur et de consistance, mais c'est fait avec une certaine pudeur et pas mal de sensibilité. Michael Fassbender est très crédible dans la peau de cet incurable vagabond sentimental. Les rôles secondaires sont bien tenus, avec une mention spéciale pour Nicole Beharie, juste entre-aperçue, dont le charme irradiant fait espérer une embellie, mais qui ne pourra hélas durer, en dépit d'une symbolique très forte...


De bon matin
De bon matin
DVD ~ Jean-Pierre Darroussin
Proposé par KAPPA MEDIA
Prix : EUR 6,78

5 internautes sur 17 ont trouvé ce commentaire utile 
2.0 étoiles sur 5 Y'a d'la joie au guichet..., 2 septembre 2012
Ce commentaire fait référence à cette édition : De bon matin (DVD)
Au risque de m'inscrire une fois encore à contre courant du consensus, je ne saurais m'ébaudir de la performance sinistre de M. Darroussin dans ce récit lugubre, présentant ainsi qu'il est de coutume dans notre beau pays, le monde de l'entreprise comme un enfer sans issue.
Inutile de se demander d'où vient la propension des Français à se lamenter sur leur sort et pourquoi plus des 2/3 d'entre eux s'avouent constamment si pessimistes sur leur avenir ! Probablement le cinéma comme celui-ci, contribue-t-il puissamment à entretenir cette obsession morbide et ce climat de morosité permanente qui plombe les forces vives de notre pays.
Le point de vue est totalement borné par le parti pris idéologique du metteur en scène. La réalisation grisâtre est à la mesure de l'inanité du propos et les personnages donnent l'impression d'être en plâtre, sans âme ni émotion. Tout est ici factice, laborieux, sentencieux, pénible, écœurant. Il n'y a pas de souffrance, juste un dégoût qui monte et qui donne la nausée. Ça part de nulle part et ça n'arrive qu'au néant. Avec ça on est sur la bonne voie...
Remarque sur ce commentaire Remarques sur ce commentaire (8) | Permalien | Remarque la plus récente : Jun 20, 2015 12:16 AM MEST


Gagner à en mourir
Gagner à en mourir
par Pierre-Louis Basse
Edition : Broché
Prix : EUR 19,00

5 internautes sur 6 ont trouvé ce commentaire utile 
1.0 étoiles sur 5 Pas grand chose à foot..., 1 septembre 2012
Ce commentaire fait référence à cette édition : Gagner à en mourir (Broché)
Ça commence comme une douche froide. Monsieur Basse, paraît-il expert en football, avoue que le 17 mars 1976, à l'apogée des Verts de Saint-Etienne, au moment même où l'équipe de Jean-Michel Larqué et Dominique Rocheteau rencontraient le Dynamo de Kiev, il était « à fond les ballons derrière les Soviétiques » !
Révélation édifiante ! Et au nom de quoi soutenait-il donc une équipe étrangère, je vous le demande ? Pas tant pour la qualité de son jeu, que parce qu'elle incarnait le bel idéal communiste auquel 20% des Français croyaient encore ! Dans le même temps, il s'émeut du fait que 200.000 personnes à l'époque, et notamment « plein de jolies jeunes filles en larmes » suivirent la dépouille de Jacque Duclos, « figure assez bonhomme du communisme à la française ».
Le ton est donné, le style littéraire aussi. A savoir, une espèce de délire monomaniaque, torché à la diable, pour célébrer de manière emphatique et confuse « un match invisible » qui opposa en 1942 une équipe d'ukrainiens affamés mais géniaux, à celle de cadors musclés mais abrutis du troisième reich.
Sans décrire une seule minute la rencontre, et pour cause (pas même une photo n'existe dans les archives), l'auteur s'abandonne à un lyrisme à la fois ampoulé et déliquescent pour tenter de faire vibrer sur le sort malheureux des footballeurs ukrainiens. Le tout en nous abreuvant de clichés mille fois ressassés sur le nazisme, ponctués de quelques excuses lénifiantes pour se démarquer - un peu - des horreurs du stalinisme. On apprend au passage que papy faisait dans le bolchevisme, et que maman était une militante zélée « en bottes de caoutchouc ». Saluons la grandeur d'âme de cette dernière qui lui fit par pure conviction, et jusqu'à son dernier jour, « refuser de faire du tourisme en Allemagne de l'Ouest... » Et oublions bien vite ce livre pour rien...
Remarque sur ce commentaire Remarque sur ce commentaire (1) | Permalien | Remarque la plus récente : Sep 4, 2012 9:04 AM MEST


Checkerboard Lounge : Live Chicago 1981 [(+CD)]
Checkerboard Lounge : Live Chicago 1981 [(+CD)]
DVD ~ Muddy Waters & The Rolling Stones
Prix : EUR 20,68

6 internautes sur 7 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 Chicago est une fête, 10 août 2012
Ce commentaire fait référence à cette édition : Checkerboard Lounge : Live Chicago 1981 [(+CD)] (DVD)
Voir Muddy Waters dans l'ambiance chaude et débridée d'un juke joint, l'entendre revisiter à peine deux ans avant sa disparition, de manière chaleureuse et très détendue ses grands standards, c'est en soi un petit miracle. Et bien la technique permet en 2012 de profiter de ce genre d'évènement, en faisant revivre une soirée exceptionnelle de novembre 1981, dans un club de Chicago, aussi microscopique que bondé. Et ce, avec une restitution sonore et visuelle inespérée, dans de telles conditions.
Comme il est d'usage dans ce type de manifestation, on mange, on boit, et on vit la musique. Autant dire que le spectacle est dans la salle autant que sur la scène... Et que l'image et le son se complètent idéalement. Hoochie Coochie Man, Mannish Boy, Baby Please Don't Go, Got My Mojo Working, You Don't Have To Go... Autant de classiques inusables qui vont défiler à un rythme d'enfer au milieu des vapeurs de bourbon et des arômes de fumerie. Le Big Chief, était très en verve ce soir. Nul besoin de forcer son talent pour en imposer à son turbulent entourage musical. Avant tout, sa formation habituelle, bien rodée, au sein de laquelle on remarque deux guitaristes très doués : John Primer et Rick Kreher. Une discrète mais solide ligne rythmique avec Ray Allison aux drums et Earnest Johnson à la basse. Enfin à l'harmonica, l'inépuisable George « Mojo » Buford, prêt à toutes les batailles avec en bandoulière, sa cartouchière bien fournie en instruments. Le pianiste Lovie Lee, on ne l'entendra quant à lui qu'au début. C'est à dire avant que le théâtre des opérations ne soit envahi par une ribambelle d'invités, complètement allumés. Et pas des moindres : Junior Wells, Buddy Guy, Lefty Dizz, et last but not least, les Rolling Stones en personne !
Muddy Waters va faire la part belle à tout ce petit monde qu'il accueille avec un plaisir évident. Les Stones arrivés presque subrepticement dans ce joyeux capharnaüm, imaginaient peut-être n'avoir qu'à jouer le rôle de spectateurs peinards. C'était compter sans la malice du maître de cérémonie qui va les prier à tour de rôle de venir le rejoindre dans une jam session de plus en plus échevelée. Ils ne se feront pas prier, ce qui donnera un moment savoureux. « The Blues had a baby », l'exclamation de Muddy Waters en parlant du rock 'n roll n'a jamais été aussi vraie que ce jour là ! Le plus grand groupe de rock du Monde n'en menait pas large devant cette assemblée de cadors du Blues, mais ils ont joué le jeu honnêtement, presque sans cabotiner. Sans trop de panache certes, mais avec juste assez pour prouver leur digne filiation...
Remarque sur ce commentaire Remarque sur ce commentaire (1) | Permalien | Remarque la plus récente : Aug 25, 2012 1:20 PM MEST


Peter Green's Fleetwood Mac
Peter Green's Fleetwood Mac
Prix : EUR 10,00

4 internautes sur 4 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 Good London Blues, 8 août 2012
Ce commentaire fait référence à cette édition : Peter Green's Fleetwood Mac (CD)
Le Blues british à son meilleur à n'en pas douter... Un son d'une authenticité ravageuse et un feeling débordant d'inspiration, que demander de plus ? Cette petite formation était vraiment épatante. Les gars savaient tout faire, avec une indécente facilité. Hommage soit rendu à Jeremy Spencer aujourd'hui bien oublié, qui en plus d'être guitariste, pianiste et compositeur, était un chanteur remarquable. Sa scansion âpre et mordante donnait une rusticité très efficace, tantôt portée par de solides lignes rythmiques (my heart beats like a hammer, my baby's good to me, coldblack night, i'm coming home to stay, et le survolté shake your moneymaker), tantôt juste accompagnée au piano dans de rafraîchissantes interprétations de vieux classiques (hellhound on my trail). A ses côtés évidemment, Peter Green, en majesté lui aussi, véritable homme orchestre et génial interprète du blues à la six-cordes. On lui doit ici plusieurs subtiles décoctions, où les différentes facettes de son fragile talent s'expriment à merveille (merry go round, looking for somebody, long grey mare...). Ces sessions, captées en 1967 à Londres n'ont pas pris une ride. La remastérisation offre un excellent rendu et l'ensemble est agrémenté de quelques prises alternatives en guise de bonus, qui permettent de se rendre compte de l'ambiance de travail. A posséder absolument.
Remarque sur ce commentaire Remarque sur ce commentaire (1) | Permalien | Remarque la plus récente : Aug 9, 2012 4:03 PM MEST


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