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Contenu rédigé par P-henri Thoreux
Classement des meilleurs critiques: 927
Votes utiles : 3783
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Commentaires écrits par P-henri Thoreux "p-henri.thoreux" (France)
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1 internaute sur 1 a trouvé ce commentaire utile :
5.0 étoiles sur 5
Un truc simple et jouissif, 7 mars 2013
Avec sa salopette qui pendouille, sa chemise à gros carreaux et sa tête ébouriffée évoquant Harpo Marx, Elvin Bishop a des airs de péquenaud quelque peu facétieux. Pourtant, c'est à sa manière un vrai esthète du Blues. Il n'a sans doute pas la profondeur idéale de voix pour le chanter, mais à la guitare, il a un toucher superbe, bien dans la belle tradition du Paul Butterfield Blues Band, qu'il contribua à illuminer autrefois. Des riffs très purs, finement ciselés, et des slides enjôleurs au bottleneck. Le tout flirtant avec le Chicago style aussi bien qu'avec le rock, le R&B, le boogie... La formation au sein de laquelle il se produit au cours de cette session enregistrée fin 2011 dans un petit club de Californie, est étonnante. Une solide et classique section rythmique, mais un peu d'imprévu avec l'accordéon de S.E. Willis, et le trombone de Ed Earley. A noter à la contrebasse, la présence moelleuse de Ruth Davies, et suppléant de temps à autre au chant, le batteur Bobby Cochran. Le résultat est des plus convaincants, chaleureux, pêchu et bien balancé. La qualité de la réalisation est très satisfaisante, tant au plan des images que du son (ce dernier, en stéréo, chaud et bien détaillé, semble toutefois en léger décalage avec les images...).
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1 internaute sur 1 a trouvé ce commentaire utile :
5.0 étoiles sur 5
Que cela jamais ne finisse..., 3 mars 2013
Cette chaude consolation aux misères de la vie qu'est le Blues continue d'apaiser les tourments et les angoisses de ceux qui daignent lui ouvrir un tant soit peu leur cœur. Le Blues est là, à portée de main, des yeux et des oreilles. Cette session est une belle occasion de se ressourcer au contact de ce baume souverain. Et l'authenticité en est la marque rassurante. Le feeling suave de Jimmy Johnson, par exemple, dont les riffs mordants vous transpercent tandis que sa voix se fait caresse (cold cold feeling, you don't know what love is). Mais quelle émotion également lorsqu'on écoute Aaron Moore, qui parvient à vous ensorceler par son chant tout simple, au gré de son modeste clavier électrique, juste accompagné par le beat tranquille de Kenny Smith. Et le petit père Little Arthur Duncan qui se démène et alterne en de brûlantes stridulations, chant et harmonica sous son béret richement orné. Lurrie Bell, fidèle au poste, égal à lui-même, sensible, méticuleux, élégant, parfaitement à l'aise dans cet antre du Chicago Blues qu'est le Buddy Guy's Legend. Mentionnons également la prestation décapante d'Eddie Shaw au saxo ou encore de l'ineffable Tail Dragger dont le chant râpeux sait comme nul autre exprimer le spleen des âmes cabossées. Sans oublier bien sûr les plantureuses et chaleureuses chanteuses Zora Young et Shirley Johnson et la participation discrète mais efficace du flegmatique bassiste Bob Stroger, de Roosevelt Purifoy aux claviers, du superbe guitariste Nick Moss de l'harmoniciste Billy Branch, et d'autres encore... Un moment de bonheur pour les amateurs.
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3 internautes sur 3 ont trouvé ce commentaire utile
5.0 étoiles sur 5
So cool..., 3 mars 2013
C'est un Zoot Sims très fringant, swinguant en diable, qu'on retrouve avec plaisir dans cette session oubliée, datant de 1960, aux côtés du pianiste Dave McKenna, de George Tucker à la basse et de Danny Richmond aux drums. L'ambiance est très libre, donnant à la verve débridée de Sims une belle occasion de s'épancher sur des standards pas trop éculés, mais bien accrocheurs (Jive At Five, Avalon, I cried for you, Good Night Sweetheat..). La section rythmique est solidement charpentée, sous l'impulsion très « stride » de Dave McKenna. La basse est térébrante et le sax déploie des trésors mélodiques mêlés de bop et de cool, imprégnés d'un punch revigorant. C'est gai, sensible et pétillant. A ne manquer sous aucun prétexte pour se donner un peu de baume au cœur. A noter quelques alernate take des principaux titres et un délicieux bonus rappelant de manière émouvante l'influence du Pres : These Foolish Things enregistré quelques mois auparavant avec Bill Crow à la basse et Ed Shaughnessy.
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5.0 étoiles sur 5
Au bon Blues..., 28 février 2013
Rick Vito n'a ni vraiment la voix écorchée de Jeremy Spencer, ni tout à fait le toucher de corde divin de Peter Green. N'empêche, il fut partie intégrante sans démériter, de Fleetwood Mac durant quelques années (entre 1987 et 1991 pour être précis). Lui et Mick Fleetwood s'efforcent de faire revivre l'épopée, en insistant sur ce que le groupe savait le mieux faire :le Blues. Et leurs efforts valent bien qu'on s'y intéresse, car ils parviennent sans peine à ressusciter quelques bons vieux frissons, comme lors de cette session enregistrée dans un petit club anglais en 2008. Ça commence par un boogie endiablé pour se mettre en jambes (Fleetwood Boogie). S'ensuivent une flopée de titres sacrément enjôleurs ou l'élégance le dispute au swing. Avec son costard rayé et ses pompes bicolores, Vito a un look mi-dandy, mi-canaille qui sied bien à son style guitaristique très classieux. Il est évidemment superbement soutenu par Mick qui roule avec jubilation ses bons gros yeux en même temps que ses tambours, caisses et cymbales. A la basse on trouve Lenny Castellanos et aux claviers Mark Johnstone, excellents également. Une très belle soirée, très agréablement filmée et dont la prise de son, quoique rudimentaire en dolby digital 2.0, s'avère très efficace, feutrée mais bien contrastée. Les amateurs apprécieront sûrement la succession d'une ribambelle de perles greeniennes ici revisitées avec beaucoup de sincérité, de jus et de pulpe : Looking for Somebody, Love That Burns, Rattlesnake Shake, Black Magic Woman, The World Keeps On Turning, Stop Messin round, et l'inoubliable Albatross, littéralement magnifié. On retient également une torride interprétation du Shake Your Moneymaker d'Elmore James, et quelques sympathiques compositions perso de Rick Vito (Red Hot Gal, Black Crow, When We Do The Lucky Devil).
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Cache
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| DVD ~ Daniel Auteuil |
| Proposé par dak-von-gnarf |
| Prix : EUR 7,49 |
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2 internautes sur 6 ont trouvé ce commentaire utile
2.0 étoiles sur 5
Passé insalubre, 27 février 2013
Ce commentaire fait référence à cette édition : Cache (DVD)
Avec ses clairs-obscurs sépulcraux, ses soporifiques plans fixes et sa mauvaise conscience torturée, Haneke fait un cinéma éprouvant pour les nerfs. Usant même pourrait-on dire, au terme de cette pesante, sordide, et interminable histoire de harcèlement psychologique, qui suppure autour du vieil abcès de fixation né de l'indépendance algérienne. Le suspense est aussi morne et artificiel que l'ambiance, laquelle s'appuie sur une accumulation nauséabonde de vilenies plus ou moins explicites : esprit de vengeance, ressentiment, mensonges, lâcheté... Tout ça manque singulièrement de souffle et s'avère lassant si ce n'est écœurant, pas vraiment relevé par les quelques giclées d'hémoglobine que le cinéaste croit utile d'envoyer de temps à autre à la figure du spectateur, comme pour le réveiller de sa torpeur...
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Biutiful
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| DVD ~ Javier Bardem |
| Proposé par Souris-blanche |
| Prix : EUR 8,40 |
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Aucun internaute (sur 2) n'a trouvé ce commentaire utile :
2.0 étoiles sur 5
Mortelle randonnée, 19 février 2013
Ce film est un vrai concentré des artifices dont use et abuse Inarratu pour faire son cinéma. Il fut possible un temps d'être séduit par cet art un tantinet racoleur, car l'esbroufe en masquait la superficialité. Les scénarios effilochés de Guillermo Arriaga, peuplés de pseudo-mystères et de fausses coïncidences, contribuèrent également sans doute à donner l'apparence de l'originalité à d'obscurs récits à tiroirs tels que 21 grammes ou Babel. Mais ici, tout se conjugue pour faire naître la nausée. Elle vous prend dès les premières trépidations de la caméra et ne vous quitte plus, à mesure que se déploie dans toute son horreur et ses longueurs assommantes, ce mélo social mou et morbide. C'est décousu, à la fois sordide dans l'expression et boursouflé dans le message, et surtout farci de clichés. Impossible de s'attacher à ce héros neurasthénique, rongé par la maladie, en pleine panade sentimentale, et qui tente vaguement de faire vivre une famille déchirée dans le monde interlope des bas fonds de Barcelone, en se livrant à des commerces douteux, exploitant notamment l'indicible misère de l'immigration clandestine. L'interprétation assez lourde et maniérée de Javier Bardem n'est pas là pour alléger ni élever le propos. Navrant...
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3 internautes sur 3 ont trouvé ce commentaire utile
5.0 étoiles sur 5
Les meilleures choses dans la vie..., 8 janvier 2013
Les sonorités puissantes, rondes, revigorantes émanant du sax de Hank Mobley font merveille dans ces enregistrements datant de 1961 et fort opportunément remixés en 2012, avec en prime une session antérieure de quelques années (1955), tout aussi excellente. Dans la première série, une section rythmique de rêve associé Grant Green à la guitare, Wynton Kelly au piano, Paul Chambers à la basse et Philly Joe Jones à la batterie. Dans les bonus, on retrouve avec le même plaisir les non moins géniaux Horace Silver au piano, Doug Watkins à la basse et Art Blakey aux drums. Ça donne un de ces jazz robustes, superbement balancés et chaleureux qu'on aimerait écouter le soir au coin du feu en grillant un Havane (Smokin') et en sirotant un alcool un peu enivrant (Avila and Tequila). Comme dit la musique : Uh Huh ! The best things in life are free...
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2 internautes sur 5 ont trouvé ce commentaire utile
3.0 étoiles sur 5
Une lueur au fond du trou, 8 janvier 2013
Le cinéma français a une certaine propension à explorer les tréfonds les plus obscurs de la société en crise, avec des accents misérabilistes qui feraient passer Zola pour un gai luron. Ce film constitue un nouvel exemple du genre (rien que le titre et l'affiche...). Autant dire qu'on s'y morfond pendant la majeure partie. Heureusement à la fin, une lueur d'espoir vient "égayer" cette ambiance de sinistrose chronique. Cela mérite d'être signalé...
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1 internaute sur 3 a trouvé ce commentaire utile :
3.0 étoiles sur 5
Bons sentiments et mauvaise conscience, 8 janvier 2013
Cedric Klapisch est loin d'être un mauvais cinéaste. Mais il est hanté par une telle mauvaise conscience sociale qu'il ne peut s'empêcher de se munir de son chapelet à contritions qu'il se croit obligé d'égrener au fil des histoires qu'il raconte, même lorsqu'elles commencent en comédie. Résultat, partant de Pretty Woman il finit en pastiche grinçant à la Ken Loach. Pendant près des trois quart de ce film, ça passait pourtant assez bien en dépit de quelques lourdeurs, car les acteurs se révèlent assez convaincants, surtout Karine Viard. Mais la fin dérape soudain, tourne en eau de boudin et se répand en parodie grotesque. C'est bien dommage.
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1 internaute sur 2 a trouvé ce commentaire utile :
3.0 étoiles sur 5
Déjantages en série, 8 janvier 2013
Cette comédie sociétale n'est pas exempte de qualités voire parfois d'un certain humour, dans le genre grinçant. L'ennui est qu'elle frise parfois l'assommoir tant elle se perd dans les méandres tortueux d'un mal être qui confine à la somatisation de tous les bobos existentiels. Sans doute faut-il y voir une analyse des fissures psychologiques qui rongent la société américaine. Les acteurs en font des tonnes pour émouvoir, mais ça tourne un peu à vide, autour d'une conception limite hystérique de la société contemporaine, de ses vicissitudes, et des décompositions familiales, confites dans le mauvais jus cuit et recuit des rancœurs et des frustrations...
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