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Contenu rédigé par Johan Rivalland
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Commentaires écrits par
Johan Rivalland (LEVALLOIS-PERRET France)
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La Reine Des Neiges (Oscar® 2014 du meilleur film d'animation)
La Reine Des Neiges (Oscar® 2014 du meilleur film d'animation)
DVD ~ Kristen Bell
Prix : EUR 14,99

17 internautes sur 22 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 Cette belle féerie vous laissera-t-elle de glace ?, 30 décembre 2013
Ce commentaire fait référence à cette édition : La Reine Des Neiges (Oscar® 2014 du meilleur film d'animation) (DVD)
Décors fabuleux, couleurs superbes, images de toute beauté, scénario bien bâti, tout est réuni pour faire de ce Disney un moment de rêverie réussi et enchanteur.
Les réalisateurs ont choisi la forme de la comédie musicale pour mettre en valeur l'ensemble. Pourquoi pas. En pleine période de Noël, tout ceci a de quoi séduire, grands et petits.
Il ne reste donc qu'à vous laisser emporter, sans résistance, tel un flocon atteignant les cimes.
Vraiment magnifique.
Remarque sur ce commentaire Remarques sur ce commentaire (4) | Permalien | Remarque la plus récente : Jan 4, 2014 11:41 AM CET


En finir avec l'angélisme pénal
En finir avec l'angélisme pénal
par Alain Laurent
Edition : Broché
Prix : EUR 17,50

2 internautes sur 6 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 Un sujet brûlant d’actualité et fondamental, traité avec recul, 15 décembre 2013
Ce commentaire fait référence à cette édition : En finir avec l'angélisme pénal (Broché)
Commentaire d'un membre du Club des Testeurs Amazon (De quoi s'agit-il?)
Excellente initiative, de la part d’Alain Laurent, que de s’attaquer à un sujet devenu si important et s’étant installé au devant de la scène en raison des troubles causés par le laxisme en matière de sécurité, justice et respect de la loi, jusqu’à mettre en danger la liberté des individus, qui passe en premier lieu par la sûreté et le respect de son intégrité physique.

D’entrée de jeu, dès le préambule, j’ai apprécié la citation de Jean-François Revel, qui écrivait déjà en 2002 : « Tous ces professeurs mettent ainsi en lumière le lien de cause à effet mutuel entre l’idéologie antiéducative et l’idéologie antisécuritaire qui, en vingt ans, ont, par leur action conjuguée, plongé la France dans l’anarchie où elle se convulse. […] Comment et pourquoi tous les délinquants et criminels, scolaires ou ordinaires, respectent-ils la loi, puisque l’incitation à la violer leur vient de notre classe politique elle-même ? »
De même que j’apprécie, par la suite, le recours aux grands penseurs libéraux classiques (John Locke, Emmanuel Kant, Wilhelm von Humboldt, Benjamin Constant, Alexis de Tocqueville, John Stuart Mill) pour tenter d’analyser cette situation au regard de leurs observations.

Remises de peine, remises en liberté pour vice de procédure, peines non exécutées de plus en plus nombreuses, mineurs interpellés pour la 50ème fois et relâchés à chaque fois aussitôt par les magistrats, irresponsabilité judiciaire, autant de fléaux qui débouchent sur la multiplication de la récidive et du multirécidivisme, ainsi qu’à la montée de la violence de manière générale.
Et, dans le même temps, les victimes semblent de moins en moins prises en considération, devant parfois même subir durement les décisions de justice qui autorisent leurs agresseurs condamnés mais n’effectuant pas leur peine, à revenir vivre à côté de chez eux, les menaçant de nouveau.

On connaît tous, malheureusement, les trop nombreux exemples en la matière. Mais pourquoi cet état d’esprit ? s’interroge Alain Laurent. Pourquoi ce refus de punir ? Pourquoi cette compassion pour les délinquants et criminels plutôt que pour les victimes ? Pourquoi ce « politiquement correct » et cet « angélisme pénal » ?
L’idéologie, malheureusement, n’est jamais bien loin. Et ce, de manière d’autant plus évidente que c’est la politique pénale elle-même qui est en cause.
La prison elle-même serait criminogène ; et donc, il en serait d’autant plus urgent de renforcer encore la « réintégration sociale », voire comme le gouvernement actuel y travaille par la voie de Christiane Taubira, supprimer au maximum le caractère punitif et promouvoir un programme anti-carcéral.

A l’inverse, on qualifiera « d’humanisme » ou de « progressisme » les idées qui entendent adoucir les peines. Toujours le jeu sur le vocabulaire, au service de l’idéologie.
Et les travaux ou théories abondent, à la suite de ceux de Michel Foucault, tendant à présenter le criminel comme un objet de sollicitude et de compassion, à plaindre et entourer de soins, la Société ayant une « dette de réhabilitation » envers ces « malheureux ». Les initiatives se multiplient donc pour tenter d’adoucir le fardeau qui pèse sur ces êtres « en difficulté ».
Alain Laurent nous en présente ici de multiples exemples, passant en revue un certain nombre de théories et auteurs se distinguant par leur plus ou moins grande radicalité.
Mais ce qui ressort surtout est cette inversion du rapport à la victime, celle qui l’est véritablement étant comme oubliée, dans cette histoire. « Punir » serait une hérésie et les coupables seraient ceux qui entendent en défendre l’idée. « La cruauté de la peine est aussi insupportable que la violence du crime » plaide un Thierry Pech, tandis que Denis Salas en appelle à « combattre la volonté de punir ».

Déjà, les peines ont largement été assouplies dans leur durée et leurs conditions d’application, de victoire en victoire dans ce processus de dépénalisation, ainsi que le rappellent les faits historiques que nous remémore l’auteur, où l’aspiration de certains évoluerait vers une Société de « crimes sans châtiments », selon l’expression à peine exagérée qu’il utilise. Antoinde Garapagon, entre autres, n’écrivait-il pas, par exemple, que « la séparation radicale entre les victimes et les agresseurs est une abstraction dangereuse » ?
Et, dans ce monde « postpunitif » qui se met en place, les détracteurs de « l’angélisme pénal » se voient opposer le qualificatif de « populisme pénal ». Le « sentiment d’insécurité » aurait été créé de toutes pièces, tel un « récit de l’imaginaire » alimentant une « utopie de l’insécurité », selon Denis Salas. Fi des chiffres officiels, on serait dans le fantasme et « l’idéologie victimaire », où « la victime occulte le souci du coupable ».

D’où la seconde partie, intitulée « Plaidoyer pour un réalisme pénal », se proposant de dépasser ces excès contemporains pour revenir à plus de réalisme, en s’appuyant en particulier sur les écrits des penseurs classiques.
Emmanuel Kant est ainsi présenté par Frédéric Gros comme un fanatique et extrémiste, là où le philosophe allemand affirmait simplement que « punir, c’est considérer l’autre homme comme responsable et libre. C’est aussi le responsabiliser ».
Alors qu’à l’inverse, ne pas le punir serait le mépriser.
Même si Alain Laurent n’approuve pas tout ce que postule Kant, il adhère au moins à ces grands principes, de même qu’à l’idée de « droit de vivre en sûreté », qui fait partie des droits individuels fondamentaux dans le cadre d’un véritable état de droit, tels que la Déclaration des droits de l’homme le stipulait dès 1789 et de même que Wilhelm Von Humboldt l’approuvait en affirmant que « sans sûreté, il n’est point de liberté », justifiant ainsi l’action de l’Etat en la matière.
Principe auquel adhère aussi Benjamin Constant, un autre « humaniste » (en écho à ceux qui se prétendent comme tels et préconisent l’inverse).

La « libre volonté », au sens de Kant, implique la responsabilité individuelle de ses actes, s’opposant à l’idée de causalité sociale des adversaires de l’idée de punition, partisans des « excuses sociologiques ». Or, hormis dans les cas pathologiques, on ne constate aucun déterminisme à devenir délinquant dès lors qu’on a eu une enfance difficile ou vécu dans un milieu défavorisé. Alain Laurent juge d’ailleurs cette « réduction collectiviste et misérabiliste » parfaitement insultante.
Aristote, déjà, dans l’Ethique à Nicomaque, estimait que « nous sommes même responsables de notre irresponsabilité » (Alain Laurent illustre ce principe à travers l’exemple de la personne en état d’ivresse qui cause une faute ; ou encore par l’idée que nul n’est censé ignorer la loi, « surtout lorsque c’est facile »).
La responsabilité implique aussi d’assumer les actes passés, en ne tentant pas d’y échapper, à l’instar de la fausse conversion du tortionnaire combodgien Douch en croyant catholique ou de l’épouse Dutroux en « sainte femme dans son couvent ».

Ce qu’il faut bien comprendre, nous dit Alain Laurent, et qui n’a rien à voir avec les discours lénifiants de ceux qu’il dénomme les « angélistes », c’est que « petits délinquants ou grands criminels, escrocs à la petite semaine ou tueurs en série, les transgresseurs violents sont d’autant plus responsables et punissables que c’est en toute connaissance de cause qu’ils ont choisi de rompre le pacte civil de non-initiation de la violence envers les autres. Et d’aller contre toutes les règles élémentaires de la moralité commune ».

Mus par ce que Kant appelle une « volonté mauvaise », et même si de profils différents, ils ont choisi en conscience « d’obtenir et jouir le plus vite possible avec un minimum d’efforts contraignants ce qui compte le plus pour eux – argent, vie facile et sexe. Aux « blaireaux » de fonder une famille, de gagner laborieusement leur vie et de devoir parfois patienter pour en profiter des fruits. Pour parvenir à leurs fins, tous les moyens sont bons (…) ».
La plupart du temps, loin d’improviser, ils sont très bien organisés et disposent d’un « savoir-faire pointu ». Il s’agit « d’individus en pleine possession de tous leurs moyens sachant aussi bien calculer techniquement leur coup que le rapport entre coûts, risque et avantages ». Prêts à tuer, si besoin est, faisant peu de cas de la vie des autres, à une époque où on érige l’altruisme et la solidarité en valeurs phare et s’offusque de la notion mal comprise d'égoïsme, prise dans son seul sens péjoratif… quand le désir de toute puissance n’est pas également en jeu, la souffrance de l’autre pouvant être dans certains cas une source de satisfaction.

Davantage encore, fait notoire, « tout le monde faisant désormais grand cas de l’éthique et de la nécessaire intégration dans la vie de la cité (de la moralisation de la politique à celle de l’activité des traders et autres repreneurs d’entreprises), il n’y a aucune raison pour que l’évaluation de la délinquance et de la criminalité sur ce plan fasse exception ».
Et, devant une telle absence de compassion envers la victime, comment comprendre cette culture de l’excuse ?
Alain Laurent note, à juste titre, qu'Alexis de Tocqueville s’indignait déjà : « C’est une grande cruauté pour les bons que la pitié pour les méchants ».

En définitive, Alain Laurent met en avant un « devoir de punir », qui n’a rien d’aberrant ou de choquant, mais est bien dans l’ordre des choses, comme l’avait bien déjà montré la réflexion des grands penseurs cités ci-dessus (entre autres). La punition est nécessaire, non seulement parce qu’elle est juste (elle doit, bien entendu, être proportionnée, acceptée et en aucun cas assouplie en cours de route), mais aussi parce qu’elle constitue un véritable « enjeu de civilisation », raison pour laquelle il faut en finir avec la « peur de punir » et la « culture de l’excuse ».
Remarque sur ce commentaire Remarques sur ce commentaire (6) | Permalien | Remarque la plus récente : Dec 24, 2013 11:30 AM CET


Liberté d'expression liberté de religion
Liberté d'expression liberté de religion
par Collectif
Edition : Poche
Prix : EUR 22,00

1 internaute sur 1 a trouvé ce commentaire utile :
5.0 étoiles sur 5 Un sujet fondamental, 13 décembre 2013
Ce commentaire fait référence à cette édition : Liberté d'expression liberté de religion (Poche)
Le présent ouvrage s’intéresse aux sujets de la liberté d’expression et de la liberté religieuse, qui rejoint la liberté de conscience.
Selon Jean-Benoît d’Onorio, qui en est l’organisateur et auteur de l’avant-propos, leurs ennemis communs d’aujourd’hui portent le nom de conformisme (de la pensée), relativisme ou subjectivisme.

Les deux grands totalitarismes du XXème siècle n’y sont pas pour rien, étant allés jusqu’à brimer y compris la liberté de penser, les frontières entre vérités et erreurs étant par la suite devenues mouvantes et mal assurées, sous l’effet notamment des « mensonges d’Etat » et des « vérités médiatiques ».
Mais, comme le note Jean-Benoît d’Onorio, tout ceci ne date pas d’hier car, déjà peu après 1789, la Déclaration des droits de l’Homme était aussitôt bafouée, débouchant notamment sur la « loi des suspects ».

Et aujourd’hui, si on n’en est plus là, c’est le « politiquement correct » qui a remplacé ces procédés barbares, ainsi que « l’historiquement correct » et toutes les formes équivalentes dans pratiquement tous les domaines (sciences, culture, religion, …), sous les dehors de la prétendue liberté d’expression et du pluralisme.
Des lois (Pléven, Gayssot, Taubira, …) sont même venues pénaliser des mots ou opinions, les transformant en infractions, venant instaurer une sorte de « police de la pensée ». Tandis que le vocabulaire évoluait au gré des tabous concernant tel ou tel sujet et que la « discrimination positive » venue des Etats-Unis où elle n’est plus vraiment en vogue s’est installée dans les esprits. C’est ainsi, selon Jean-Benoît d’Orario, que « l’idéologie a supplanté le droit et l’équité », par exemple.
Et que dire des associations militantes et autres organismes financés par l’argent public dévoués par exemple à un antiracisme dont ils ont dévoyé le sens même, en faisant un « fonds de commerce » ou à un « sexisme » allant jusqu’à remettre en cause les terminologies ?

C’est aussi l’idéologie qui a mené à proscrire certains ouvrages de chercheurs, sous l’influence de la police de la pensée ou certains sujets qui ne souffrent pas les débats (avortement, mariage pour tous ou bioéthique, auxquels on pourrait sans doute ajouter les OGM ou le réchauffement de la planète), au-delà de toute liberté de conscience.
Alors même que la religion, quant à elle, se prête si bien à la dérision, au nom d’une sorte de « droit au blasphème » contre lequel il n’est pas bon de s’élever, sous peine de passer pour un provocateur, la religion chrétienne constituant bien sûr la cible privilégiée, par une sorte de « deux poids, deux mesures ».

C’est sur ce même sujet de la religion et de la liberté religieuse que le Professeur d’Onorio revient ensuite pour évoquer l’idéologie qui s’est développée au sein-même de l’Eglise dans les années qui ont suivi le concile Vatican II (1962-1965), s’assimilant parfois au « religieusement correct ».
L’ouvrage est également l’occasion de revenir sur les discriminations religieuses qui ont lieu dans de nombreux pays à travers le monde.
Si, en France, elle ne va bien sûr pas jusqu’à la répression, le laïcisme se complait néanmoins à taire ou renier le rôle du christianisme dans la civilisation européenne, tandis que dans le même temps on se fait un devoir de surenchérir sur « l’Islam, religion de paix ».
Quant à l’Education Nationale, à travers la politique de son actuel ministre, Joël-Benoît d’Orario se demande si elle « n’est pas en train de virer à la Rééducation nationale », tandis qu’il se joint à la dénonciation naguère émise par Joseph Ratzinger contre la « dictature du relativisme », qui sévit en particulier sur le plan de la morale sociale.

Mais, comme l’ajoute le Professeur, « Ce ne sont pas là des questions annexes ou accessoires car elles touchent directement la validité et l’efficience du concept de démocratie. Il ne peut en effet se concevoir de démocratie sans liberté, ni de liberté sans liberté de conscience, ni de liberté de conscience sans liberté religieuse. C’est même à cela qu’on reconnaît une véritable démocratie ».

Dans son intervention sur « les fondements du Droit et la liberté religieuse », le Cardinal Raymond Léo Burke évoque la fragilité actuelle de l’autorité du droit selon lui. Ce qui renvoie à ses fondements. Partant d’Aristote, il montre qu’une vie politique stable passe par le respect de la norme du droit, ce qui n’a rien d’évident au départ. Ce qui ne peut se réduire au gouvernement majoritaire. Ainsi, la loi morale naturelle passe par la conscience et le respect de la nature qui, seules, aboutissent à la véritable liberté humaine et au Bien commun.
Au lieu de cela, la conception positiviste du droit tend à renier tout fondement métaphysique à ce droit et à priver la religion de toute voix dans la réflexion publique. Or, il convient de reconnaître que l’Eglise a joué un rôle important dans l’avènement de la démocratie.

Le Professeur Laurent Sermet aborde, quant à lui, la question de la liberté d’expression dans son essence, dont il montre que le contenu est a priori illimité mais peut aboutir parfois à certains excès, qui peuvent amener à se demander si elle ne doit pas parfois être tempérée (propagande en faveur de la guerre, appel à la haine nationale, raciale, ou religieuse, notamment).

Les différents textes internationaux (conventions des droits de l’homme) aboutissent unanimement à l’idée que « la composante des restrictions légales et légitimes est inhérente à la substance même de la liberté d’expression ».
C’est pourquoi l’auteur démontre, à travers ses développements, que « la liberté d’expression est évidemment et nécessairement un droit relatif, donc logiquement un droit non absolu ». D’où la faculté étatique de pouvoir parfois y déroger et les « devoirs et responsabilités » qui lui incombent juridiquement (ex : expression d’opinions discriminatoires dans le cadre scolaire). La restriction est ainsi l’exception, et doit être « légale, légitime, nécessaire et proportionnée ». Elle intervient lorsque les droits de l’homme (ex : pornographie mettant en scène des enfants) ou la démocratie elle-même se trouvent en danger.

Mais elle se révèle « fonctionnellement absolue ou quasi-absolue ».
En ce sens, la liberté d’expression et, à travers elle, la liberté de la presse constitue une composante essentielle de la démocratie, qui n’est pas permise dans un régime dictatorial par exemple. Elle doit donc être protégée au maximum. Elle permet à la fois le pluralisme et la défense des autres droits fondamentaux.

Suit le texte de l’excellente philosophe Chantal Delsol, intitulé « De la tolérance à la reconnaissance », où elle montre l’évolution historique qu’a connue l’idée de tolérance, passant de l’idée de respect des opinions et croyances des autres, même si on ne les partage pas, fondée donc sur la dignité de tous les hommes, à une forme de relativisme contemporain où est niée l’idée même de vérité, où tout se vaudrait en quelque sorte et où la tolérance s’apparenterait donc davantage, selon certains, à de la compassion et finalement à du mépris.

Loin de se limiter à l’idée de Locke selon laquelle « nous devons respecter les croyances des autres parce que nous ne savons pas s’ils n’ont pas, finalement, raison (…) [car pour cela] il faudrait posséder le savoir de Dieu lui-même », l’évolution de l’idée de tolérance a fini par aboutir aujourd’hui chez certains au refus de l’idée que l’on puisse tenir une affirmation pour vraie.
Chantal Delsol prend l’exemple des homosexuels et transsexuels qui, prenant la tolérance pour du mépris (ce qu’elle n’est aucunement dans son sens originel), exigent la reconnaissance de leur manière de vivre comme aussi normale, naturelle et légitime que d’autres, ne souffrant aucune contradiction et ne « tolérant » donc aucune idée contraire, menaçant de procès qui n’adhérerait pas totalement à cette idée. Un exemple qui permet de montrer comment la tolérance a perdu son sens, aboutissant tout à l’inverse à un « terrorisme intellectuel », où « le relativisme suscite des intolérances inquisitoriales » et où « le refus de tolérance engendre une société manichéenne » menant à une « société [qui] balance entre l’exclusion violente et la permissivité presque générale ».

Thierry Rambaud, Professeur de droit public à l’Université Paris-Descartes et à Siences-Po Paris aborde, quant à lui, le problème de la conciliation entre liberté d’expression et respect des convictions en matière religieuse.
Selon lui, « la liberté d’exprimer ses convictions doit également respecter d’autres libertés et intérêts appartenant à autrui ou des considérations d’ordre public » (voir, sur ce dernier point notamment, l’affaire des caricatures de Mahomet dans Charlie Hebdo en 2007).
Cette conciliation passe par la séparation des personnes et des idées. Les premières sont protégées en raison de leur droit à la liberté des convictions, notamment religieuses. Tandis que le blasphème envers une religion dans son ensemble ne peut être puni d’injure ou diffamation.

Cependant, après 2011, les représentants de nombreux Etats musulmans ont tenté d’introduire en droit international le délit de « diffamation des religions », auquel les Etats occidentaux se sont opposés, craignant des risques graves contre la liberté d’expression des individus. Opposition approuvée par le Saint-Siège, craignant « de donner aux Etats le pouvoir de décider quand une religion est ou non diffamée ».
Ainsi, dans la pratique de l’Etat de droit demeure l’idée que « la liberté est la règle, l’interdiction, justifiée précisément, l’exception ».

Guillaume Bernard, de l’Institut Catholique d’Etudes Supérieures de La Roche-sur-Yon, s’intéresse ensuite à l’ambiguïté des lois mémorielles.
Celles-ci s’inscrivent dans la tendance à vouloir régenter la vérité historique.
Or, comme le stipulait le collectif d’historiens et écrivains, fondé par René Rémond en 2005, demandant l’abrogation de toutes les lois mémorielles, l’histoire n’est ni une religion, ni une morale, ni esclave de l’actualité, ni un objet juridique.
Ces lois présentent donc des risques en matière de recherche scientifique, de libertés publiques, ou même de cohésion sociale.

De fait, constate Guillaume Bernard, « les lois mémorielles ne protègent pas contre l’injure ou la calomnie, elles disent ce qu’il faut penser, écrire et enseigner » (alors que les lois déjà existantes auraient permis de condamner plus simplement un auteur pour diffamation ou apologie de crimes de guerre, par exemple).
Outre les risques d’anachronismes, l’auteur se demande : « l’exacerbation de certaines mémoires, en focalisant sur certains événements et en en oubliant d’autres, ne conduira-t-elle pas, même involontairement, au « mémoricide » (l’assassinat de la mémoire) se manifestant par la négation de certains crimes (dans l’opinion publique) puisqu’ils ne sont pas officiellement reconnus par une loi ? ».

Jean-Marc Pontier, Professeur de Droit à la Sorbonne s’intéresse à l’art et la censure. En la matière, remarque-t-il, « le réalisme conduit à constater qu’il n’existe pas de liberté sans limites, que la liberté sans limite peut tuer la liberté(…) ».
Le sujet est délicat, selon l’auteur, car il s’agit à la fois d’éviter le moralisme, mais aussi le laxisme. Il constate ainsi que « quelques soient les belles affirmations de principe pour dénoncer la censure, chacun est prêt à la pratiquer lorsqu’elle arrange ses intérêts ».

Après avoir confronté quelques définitions de l’art et de la censure, l’auteur se réfère à quelques exemples de polémiques : la question de la représentation de Dieu ou de Mahomet, les publications de l’ouvrage « Suicide, mode d’emploi » ou du roman « Rose bonbon » (portant sur la pédophilie), qui ont donné lieu à des traitements différents de la part des pouvoirs publics. Il évoque aussi l’absence de liberté du théâtre avant 1945 et le cinéma (avec, entre autres, l’exemple du film « Baise moi », qui avait été soumis à classification), mais également les formes actuelles d’expression, à l’image par exemple de cette exposition de cadavres humains « plastinés » qui eut lieu à Paris en 2009 après avoir fait le tour du monde depuis 2001 et dont deux associations soupçonnaient un trafic de cadavres de ressortissants chinois prisonniers ou condamnés à mort. Il a fallu attendre que l’affaire aille jusqu’en cassation pur que l’interdiction soit finalement prononcée, au motif que l’exposition de cadavres à des fins commerciales méconnaissait l’article 16-1 alinéa 2 selon lequel les restes de personnes décédées doivent être traités avec dignité et décence.

Parmi ces nouvelles formes d’expression, on trouve aussi des choses aussi ahurissantes que l’artiste Chris Burden se faisant tirer dans le bras par un assistant, Michel Journiac singeant la lithurgie catholique en se mettant en scène avec le boudin produit par son propre sang ou d’autres exemples d’automutilation, lorsqu’il ne s’agit pas de crucifixions d’animaux vivants ou du « bio-art », qui recourt aux manipulations génétiques pour créer, par exemple, des animaux transgéniques, ou aux cultures de tissus vivants pour faire pousser des sculptures « semi-vivantes ». Un artiste est même allé jusqu’à s’injecter le sang d’un animal, un autre s’est fait greffer une oreille sur le bras gauche.
Le exemples cités sont multiples mais permettent surtout de se rendre compte du problème de la difficulté de la censure, ce qui est interdit dans un pays ne l’étant pas forcément dans un autre, au-delà de tous les autres problèmes que cela pose, évoqués par l’auteur.
La conclusion qu’il tire est que la censure peut difficilement disparaître, mais que, en démocratie, elle peut se traduire, non plus par l’intervention d’une autorité politique ou morale, mais par un juge ou par des débats publics ou manifestations d’opinion, passant par le dialogue.

Grégor Puppinck, Docteur en droit, revient sur l’affaire « Lautsi contre l’Italie », portant sur la légitimité de la présence du crucifix dans des écoles publiques italiennes.
Renversant le jugement à l’unanimité de la deuxième section de la Cour de Strasbourg le 3 novembre 2009, la Cour européenne des droits de l’homme, par 15 voix contre 2, avait estimé, le 18 mars 2011, que « dans les pays à tradition chrétienne, le christianisme possède une légitimité sociale spécifique qui le distingue des autres croyances philosophiques et religieuses » et que ces crucifix au mur des salles de classe « ne portaient pas atteinte au droit des parents d’assurer l’éducation et l’enseignement de leurs enfants conformément à leurs convictions religieuses et philosophiques (…) aucune question distincte ne se posant ni sur la protection de la liberté de pensée, de religion et de conscience, ni sur celui des discriminations dans la jouissance des droits garantis pas la Convention ».

Les juridictions administratives nationales avaient, quant à elles, rejeté tout recours, « au motif que le crucifix est un symbole exprimant la synthèse de l’histoire, de la culture et des valeurs de l’Italie et de l’Europe toute entière ». L’auteur ajoute : « Le crucifix serait ainsi la représentation objective d’un ensemble de valeurs s’imposant indépendamment de sa signification religieuse première ».
Ce qui fut, d’ailleurs, reproché à la deuxième section de la Cour de Strasbourg est son manque de neutralité et d’impartialité dans cette affaire, s’étant située sur un plan davantage politique que purement juridique. En outre, comme l’a précisé le Juge Bonello, « liberté de religion ne veut pas dire laïcité (…) En Europe, la laïcité est facultative ; la liberté de religion ne l’est pas ». Par ailleurs, le crucifix a été considéré comme un « symbole passif », contrairement par exemple au port du foulard islamique qui, en certaines circonstances (dans le cadre de son activité d’enseignement, par exemple) et en certains lieux (Suisse, notamment) a été considéré comme un « symbole actif », ce qui relève aussi du Droit de chaque Etat (l’Italie a ainsi une conception de la laïcité différente de la France ou de la Turquie, rappelle l’auteur).
Enfin, c’est la « liberté négative » de religion des non-croyants qui a été rejeté par la Cour. De même, le Gouvernement italien a estimé que « ce qui fait scandale dans cette affaire c’est la négation de la liberté de religion au nom de la liberté de religion ! ». Et la Cour européenne s’est prononcée contre le renversement conceptuel qui voudrait que « d’un droit subjectif trouvant sa source dans une conscience individuelle moralement neutralisée et s’exerçant contre l’identité collective, nous passons à un droit individuel découlant d’une identité collective moralement neutralisée ».
Un ensemble de développements passionnants et d’une grande intelligence, pleins de sagesse, que je vous engage à lire, et dont la portée va bien au-delà de l’affaire Lautsi elle-même, comme on s’en rend compte en lisant le texte de Grégor Puppinck.

Suit l’intervention d’Ilaria Morali, Professeur à l’Université pontificale Grégorienne, s’intéressant à « la liberté religieuse au concile Vatican II » et la difficulté de parvenir, au départ, à un texte commun, face à deux lignes assez durement opposées, puis à la progression des débats auxquels il a donné lieu.

Son Excellence Monseigneur Alain Lebeaupin présente, lui, « la liberté religieuse dans la diplomatie pontificale ». Une occasion de comprendre comment est organisée cette diplomatie, son rôle, ce qui la définit, et l’historique des relations, notamment avec les pays « à forte empreinte idéologique marxiste comme la Chine ou le Vietnam, ou qui sont sous une forte influence islamique », ainsi que de manière plus générale avec les pouvoirs étatiques totalitaires ou dictatoriaux, dans lesquels l’expression religieuse individuelle autant que communautaire est limitée.
Un sujet d’importance et très intéressant.

Le Professeur Ombretta Fumagali Carulli propose un texte intitulé « Liberté religieuse et réciprocité dans le dialogue interreligieux ». Une occasion d’évoquer les rapports souvent difficiles entre le christianisme et les autres religions et les efforts papaux pour tenter de défendre la liberté religieuse, en tant que droit de l’homme, en particulier dans des pays où ils ne sont pas reconnus comme des droits naturels et où ces droits sont violés, guidés parfois par des phénomènes d’intolérance, en certains cas particulièrement vifs.
Mais le dialogue et le pluralisme doivent prévaloir, de sorte que « l’encouragement du Saint-Père s’enracine dans la conviction qu’il faut appuyer tout ce qui combat l’ignorance et favorise la connaissance ».

Le Professeur Alfonso Lopez de La Osa Escribano évoque ensuite « La liberté religieuse selon les normes européennes », en s’appuyant sur la Charte des droits fondamentaux en matière de droits de l’homme, revenant sur quelques arrêts de la Cour de Justice de l’Union Européenne en la matière, ainsi que sur la législation en vigueur en ce qui concerne les symboles religieux en Europe, ou encore sur le principe de non-discrimination et de neutralité vis-à-vis des religions.
Tandis que le Professeur Yves Gaudemet s’intéresse, lui, à la liberté religieuse et à la laïcité en droit français, « notions sœurs, unies par des liens de complémentarité plus que d’opposition », ainsi que l’histoire et le droit positif permettent de le vérifier.

Au total, un ouvrage très intéressant, source de réflexion précieuse sur le sujet de la liberté d’expression en général et de religion en particulier.
Remarque sur ce commentaire Remarques sur ce commentaire (2) | Permalien | Remarque la plus récente : Dec 14, 2013 11:21 AM CET


50 réponses sur l'Occident des origines à nos jours
50 réponses sur l'Occident des origines à nos jours
par Claude Fouquet
Edition : Broché
Prix : EUR 18,00

1 internaute sur 1 a trouvé ce commentaire utile :
5.0 étoiles sur 5 Surprenant., 13 décembre 2013
Achat vérifié(De quoi s'agit-il ?)
Ce commentaire fait référence à cette édition : 50 réponses sur l'Occident des origines à nos jours (Broché)
Je regrette de ne pas avoir commenté ce livre tout de suite après sa lecture, par manque de temps.
Car je n'ai pas pris de notes en le lisant, tant il était riche et instructif, et je ne saurais me remémorer avec suffisamment de pertinence tout ce qui en constitue la force (sans doute le relirai-je un jour, si j'en trouve le temps).

Un ouvrage vraiment très puissant et à la fois très surprenant, car il remet superbement en cause nombre d'idées fausses que l'on pouvait éventuellement avoir au sujet de notre Histoire.
A commencer par l'Antiquité romaine, beaucoup plus destructrice qu'on ne peut l'imaginer, malgré l'héritage qui est aussi le nôtre, toutefois surestimé. Un "tragique moment de mépris de l'homme et encore plus de la femme, dans une société fondée sur la conquête et la servitude, où le pouvoir se transmet par la corruption et la violence". Extrait qui ne saurait suffire à résumer (et qui risque même de simplifier à outrance) toute la richesse de ce que nous propose l'auteur, Claude Fouquet, dont l'ouvrage mérite une lecture attentive propice à la réflexion.
Lecture qui révèle aussi comment le monde romain a empêché l'émergence d'une classe moyenne.

Le dépeuplement de l'Occident est d'ailleurs impressionnant à cette époque et il faut attendre la chute de l'Empire romain pour que la population se mette à augmenter. La vision restrictive des invasions barbares, à cet égard, est quelque peu remise en cause.
Et l'héritage des Gaulois semble beaucoup plus maigre, de la même manière, que ce que l'on pourrait croire.

L'imposture du "Moyen-Age" (période fondamentale loin de s'assimiler à la caricature que l'on en fait trop souvent hâtivement et au cours de laquelle se sont notamment développés les contre-pouvoirs), le rôle de l'Eglise, l'Occident chrétien, par qui s'est véritablement développée l'idée de l'amour et de la dignité humaine comme du respect de la femme, mais aussi les valeurs de la liberté, de l'Etat de droit et de l'esprit scientifique, la surestimation de ce que l'on appelé la "Renaissance", la revisite de ce que l'on a pu dire au sujet de la Réforme protestante, ou même plus tard sur les Lumières, les "privilèges", et de nombreux personnages que l'on retrouve à travers les pages, les replaçant dans leur rôle et leur influence sur l'Occident, autant d'épisodes ou d'éléments significatifs qui apportent une vision étonnante de l'Occident, jusqu'à l'Union Européenne et les nombreuses questions que l'on peut se poser à son sujet et quant à son avenir, en passant par la question de l'idéologie (et l'amour de tant "d'intellectuels" pour les tyrans), qui a pollué le terrible XXème siècle et occasionné tant de destructions. Mais aussi "l'économie moderne", le rôle des banques, le protectionnisme et tout ce qui continue de constituer le "secret de l'Occident".

Un petit ouvrage véritablement rafraîchissant.
Dans la droite ligne de tant d'autres ouvrages qui sortent aujourd'hui, penseront certains ? Pas tout à fait, pour en avoir lu un certain nombre.
Celui-ci est vraiment étonnant et parfaitement stimulant. D'où peut-être son sous-titre (que je n'ai pas compris), allusion peut-être ironique à l'ouverture d'esprit nécessaire pour pouvoir accepter la remise en question de tout ce que l'on croit savoir avec parfois un peu trop de certitudes ?
Une véritable invitation, quoi qu'il en soit, à aller voir plus loin, approfondir chacune des questions posées et s'intéresser à chacun des épisodes ou éléments abordé.
Remarque sur ce commentaire Remarques sur ce commentaire (3) | Permalien | Remarque la plus récente : Dec 14, 2013 11:11 AM CET


Anthem
Anthem
par Ayn Rand
Edition : Broché
Prix : EUR 9,13

1 internaute sur 2 a trouvé ce commentaire utile :
5.0 étoiles sur 5 Le "Je" de la liberté, 9 décembre 2013
Ce commentaire fait référence à cette édition : Anthem (Broché)
Ce commentaire est une reprise de celui que j’ai rédigé en 2007 sur le livre en français, qui semble aujourd’hui apparemment introuvable. La présente édition en est la version en anglais.

Ce roman probablement trop court tant il est de qualité, est une pure merveille.

Alors que je restais sur le souvenir marquant de « Nous les vivants » qui m’avait tellement plu, quel bonheur lorsque je découvris ce second roman de cet admirable auteur que j’avais découvert trois ans plus tôt.
Un style vraiment original, avec un narrateur qui n’emploie continuellement que les pronoms au pluriel, le singulier n’existant plus dans le futur vers lequel on se projette à travers cette histoire, phénomène que vous comprendrez aisément en la découvrant.
Et un authentique bien-être et sentiment de liberté à la lecture de ce livre, tant celle-ci se situe au centre du sujet.

On dépasse ici l’univers communiste ou soviétique, ou de tout autre système dans lequel l’individu disparaît au profit de la collectivité, que ce soit l’Etat, une tribu primitive ou une religion, pour être projeté dans leur prolongement potentiel.
Crédible, de ce point de vue. On peut parfaitement imaginer que ce soit là l’un de nos futurs possibles.
Une atmosphère digne des Fahrenheit 451 mais dans un autre registre, par certains côtés opposé, 1984 ou encore Le Meilleur des mondes. Un futur encore plus lointain, qui m’a fait penser par moments à un certain épisode de la célèbre série télévisée La Planète des singes.

Un roman avec une vraie force, où les noms des personnages sont bien trouvés et tout à fait symboliques de cet univers et où les événements qui se succèdent sont imaginés avec une grande pertinence.
Je n’en dis pas plus, volontairement, afin de ne pas gâcher votre lecture, tant elle s’annonce véritablement délicieuse.

A savourer délicatement.
Remarque sur ce commentaire Remarques sur ce commentaire (12) | Permalien | Remarque la plus récente : Dec 14, 2013 11:56 AM CET


Hunger games : l'embrasement
Hunger games : l'embrasement
DVD ~ Jennifer Lawrence
Prix : EUR 17,99

15 internautes sur 21 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 Le "jeu" de la liberté, 9 décembre 2013
Ce commentaire fait référence à cette édition : Hunger games : l'embrasement (DVD)
Retour dans ce monde terrifiant et inhumain où la liberté n’existe pas. Un monde totalitaire où le peuple se trouve soumis, par peur d’une nouvelle révolution sanglante, comme il y en eut une 75 ans auparavant.
Un monde où, comme du temps des romains, des jeux sont organisés, dans l’idée de le calmer et le rendre plus docile, mais aussi de complaire à ses dirigeants. Des jeux qui mettent la vie de chaque représentant de district en péril, puisque seul le gagnant survivra.
Un monde absurde qui ressemble à une vaste comédie et où toute velléité de révolte est aussitôt durement réprimée.

Jusque-là, rien de véritablement nouveau par rapport au premier opus de la série, vous vous en doutez. Et je ne vous en raconterai d’ailleurs pas beaucoup plus, afin de vous ménager le plaisir de la découverte.
Simplement, une suite qui est à la hauteur du premier. Ambiance intacte, sentiment de révolte intérieure très fort, un suspense soutenu et un scénario de grande qualité, avec une montée en puissance des enjeux comme de la difficulté. L’arrachement, l’écoeurement, le chantage, les déchirements intérieurs, mais aussi l’espoir…
Une première heure de film qui, certes, paraîtra un peu longue à certains, impatients d'assister aux "jeux" eux-mêmes, mais qui me convient parfaitement, à titre personnel. C'est dans cette partie-là que l'on ressent au mieux l'injustice insupportable du monde totalitaire, la pression psychologique qui pèse sur les personnages, la difficulté de pouvoir être soi-même et de contenir sa rage si on veut survivre et ne pas mettre les autres en danger. Des situations qui ressemblent beaucoup à la réalité, passée comme encore présente en certains endroits de la planète, avec des scènes très dures mais si tristement réalistes.

Un superbe film, plein d'émotion. Au moins aussi bien que le premier. Pas de déception.
Un très bon scénario, qui vous prend littéralement aux tripes. A voir, donc, sans retenue.
On attend toujours aussi impatiemment la suite...
Remarque sur ce commentaire Remarque sur ce commentaire (1) | Permalien | Remarque la plus récente : Feb 19, 2014 12:31 PM CET


Crayola Creations - 04-4011-E-200 - Kit De Loisirs Créatifs - Hot Heels - Pack De 5 Chaussures
Crayola Creations - 04-4011-E-200 - Kit De Loisirs Créatifs - Hot Heels - Pack De 5 Chaussures
Prix : EUR 23,18

2 internautes sur 2 ont trouvé ce commentaire utile 
4.0 étoiles sur 5 Sympathique, 9 décembre 2013
Solide:5.0 étoiles sur 5 Amusant:5.0 étoiles sur 5 Educatif:3.0 étoiles sur 5 
Commentaire d'un membre du Club des Testeurs Amazon (De quoi s'agit-il?)
Votre fille rêve de jouer les créatrices de mode ? Elle aime les activités manuelles et toutes les créations du type ? Elle est habile de ses mains et a un esprit appliqué et créatif ?
Voici un coffret activité susceptible de lui plaire.
Amusant et sympathique. Une bonne idée, plaisante et ludique.

Certes, la conception-décoration de ces cinq modèles de chaussures se fait assez vite, mais c'est souvent le cas avec les loisirs créatifs. Ce qui n'enlève rien à la qualité de l'idée et au plaisir procuré.
Un peu cher en soi, surtout par rapport au temps passé à confectionner les petites chaussures, mais pas davantage finalement que pour les produits du même type (et que dire de tant d'autres jouets, parfois même bien plus onéreux, avec lesquels l'enfant ne jouera pas plus longtemps, c'est bien connu ? Ici, au moins, la petite fille peut donner libre-court à ses qualités créatives).
Et le plaisir ressenti, ainsi que la sensation ou le souvenir qui en resteront en font à mon avis, une bonne idée de cadeau.
Remarque sur ce commentaire Remarque sur ce commentaire (1) | Permalien | Remarque la plus récente : Apr 29, 2014 11:02 AM MEST


Pourquoi je vais quitter la France
Pourquoi je vais quitter la France
par Jean-Philippe Delsol
Edition : Broché
Prix : EUR 16,00

17 internautes sur 19 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 La fuite des cerveaux, 2 décembre 2013
Ce commentaire fait référence à cette édition : Pourquoi je vais quitter la France (Broché)
Comment, de dérives en dérives a-t-on fait pour en arriver là ? Et qu’est-ce qui fait que, bien que profondément attachés à leur pays, tant de Français et Françaises se mettent pourtant, de plus en plus nombreux, à envisager le plus sérieusement du monde de quitter la France ?
Par pur « égoïsme » ? Par vénalité ? Par opportunisme ? Point du tout.
L’auteur, dans le quatrième de couverture, établit le parallèle avec la révocation de l’Edit de Nantes, en 1685, dont on sait à quel point il fut préjudiciable pour l’avenir de la France. Avec tous les regrets qui ne manquèrent pas a posteriori.
Car c’est bien la France, via ses hommes politiques et ses choix de politiques publiques, qui a suscité ce phénomène dont l’ampleur s’est nettement accélérée avec les dernières orientations en date.

Fiscalité sans cesse plus étouffante, hostilité envers l’entreprise, les « riches », et de manière générale ceux qui réussissent, autant de motifs ou de griefs qui expliquent cette fuite des cerveaux et cette dissolution de nos forces vives vers d’autres cieux.
Et il ne s’agit plus, ici, de juger, mais de constater et de tenter de comprendre ce qui motive ces décisions souvent difficiles.

Afin de mieux ressentir toutes ces dimensions, à la fois économiques, juridiques et psychologiques, Jean-Philippe Delsol retrace l’histoire d’un petit patron qui, par la force de son travail et de son enthousiasme, a réussi et contribué à créer de la richesse et des emplois dans le pays, mais s’est trouvé comme montré du doigt et vilipendé, ainsi que véritablement harcelé par le fisc, alors même qu’il ne faisait absolument rien qui puisse décemment lui être reproché, bien au contraire.
Ce personnage est un être mi-réel, mi fictif, puisqu’il mêle l’expérience de différents exilés rencontrés par l’auteur, qui lui ont exposé leur cheminement, leurs motivations et la manière dont ils ont vécu ces épisodes douloureux. Ce qui permettait aussi d’éviter à ces personnes les représailles qu’elles pourraient craindre de la part de l’administration française, et notamment fiscale.

Après avoir narré l’histoire de la petite entreprise familiale et la manière dont cet homme en est arrivé à en prendre les rênes, avec enthousiasme et énergie, pour en faire un beau fleuron industriel, générateur de valeur ajoutée et d’emplois, avec tous les tracas que cela suppose et tout ce qui fait la vie de l’entreprise au quotidien (les tracasseries administratives particulièrement lourdes, le poids de la bureaucratie, l’hostilité de certains syndicats idéologisés, les contrôles fiscaux à répétition, les « suspicions illégitimes », mais aussi bien sûr les sources de satisfaction et les réussites), on en vient aux causes de cet état de fait : pourquoi sont-ils si nombreux, ceux qui décident de quitter la France ?

La première partie de l’ouvrage est donc consacrée au sombre constat de ce que la France est devenue aujourd’hui, à la fois sur le plan économique, fiscal, mais aussi réglementaire.

L’excès d’interventionnisme et de dépenses publiques (observation désormais enfin assez largement partagée, même si sur les réponses à y apporter le manque de courage et de lucidité prédominent largement), ainsi qu’un secteur public, parapublic et associatif pléthorique, auxquels il faut ajouter les contrats aidés, subventions et aides publiques diverses (plus de 50% de la population active, au total, vivant des subsides de l’Etat !), se trouvent à la source du poids fiscal qui pèse à la fois sur les particuliers et les entreprises et finit par décourager dramatiquement l’initiative individuelle et le travail.

Sans parler de l’effet d’éviction qu’il provoque (au détriment de l’investissement, et donc de l’avenir), ainsi que de la vie à crédit assise sur les générations futures ou de la dangereuse (d’un point de vue démocratique, notamment, c’est moi qui ajoute) coupure provoquée entre ceux qui contribuent fortement au financement de ce système et ceux qui sont exonérés d’impôts et vivent essentiellement des prestations (sans qu’il y ait de jugement de valeur a priori sur ce point quant aux personnes bénéficiaires, je précise).
A 57% du PIB de dépenses publiques, comment le secteur privé peut-il encore supporter un tel poids ?

Et surtout, comme le note l’auteur, en référence à la présomption visionnaire d’Alexis de Tocqueville en la matière, c’est une forme avancée de despotisme démocratique qui apparaît, telle un poison pour la liberté et la dignité, tandis que l’Etat tutélaire, dans le même temps, n’assure plus forcément bien ses fonctions régaliennes traditionnelles.

Dans ce contexte, l’impôt pèse lourdement (mais aussi, bien sûr et sans doute plus encore, les cotisations sociales, en raison de la lourdeur particulière de notre système de protection sociale), à la fois sur la production, le commerce, la consommation, l’investissement et l’épargne, donc sur l’ensemble de l’Economie. Et, au-delà de son poids croissant (à rebours de certains pays voisins et donc de notre compétitivité), son instabilité réglementaire et sa complexité aggravent encore le phénomène. Sans que les recettes s’accroissent pour autant, tout à l’inverse.
D’où la tentation de l’exil fiscal, lorsque la fiscalité paralyse trop l’activité, devenant un obstacle majeur (le nombre d’exilés fiscaux aurait même été multiplié par 4 ou 5 depuis l’élection de François Hollande, selon certaines estimations !).

A travers de nombreux faits et éléments chiffrés, Jean-Philippe Delsol montre ainsi comment l’engrenage infernal dépense publique / dette publique / ralentissement de la croissance / accroissement des aides publiques / hausse du chômage mine le pays, achevant de décourager l’activité.
Et les comportements protectionnistes, hélas récurrents en ce type de période, pénalisant à la fois les consommateurs et l’Economie dans son ensemble, avec l’illusion contraire, ne sont pas faits pour améliorer les choses.
Convoquant les plus grands auteurs, de Benjamin Constant à Frédéric Bastiat, en passant par Hugo Grotius, Adam Smith ou David Ricardo, entre autres, Jean-Philippe Delsol rappelle l’inanité de ce type de politique et son caractère destructeur.

La fiscalité française et son « déluge d’impôts » deviendrait ainsi un « Léviathan moderne, un pouvoir qui, sans violence apparente, veut niveler les conditions et les comportements, veut réduire l’Homme à un sujet de l’Etat. La Révolution avait voulu libérer les citoyens de l’autorité monarchique, mais les Français d’avant 1789 trouveraient que leur siècle était bien plus libéral que celui d’aujourd’hui ».

D’atteintes manifestes au droit de propriété en tentatives de rétroactivité en matière d’imposition, nombreuses sont les « mesures iniques et attentatoires des libertés et d’égalité devant l’impôt » dont on n’a dû qu’à la seule existence de la Cour Constitutionnelle de pouvoir sauvegarder le maintien d’un fragile rempart face aux assauts répétés et de plus en plus insistants des législateurs et leur tentation collectiviste, assumée ou inconsciente. Jean-Philippe Delsol en apporte de nombreux exemples récents.

En fin de compte, c’est l’Etat de droit issu de notre histoire occidentale qui est mis en cause dans ses fondements ; ceux de l’universalité des droits naturels, de l’équité et de tous les apports de nos grands penseurs, depuis Sénèque, l’apôtre Paul, Les Romains, Tome 4 : Marc Aurèle, ou bien d’autres encore, auxquels se réfère notre auteur, jusqu’à au moins Friedrich Von Hayek (le droit « conçu non pas produit de la volonté de quiconque, mais plutôt comme une barrière à tout pouvoir »).
Ce qui lui fait ainsi déplorer qu’ « en réalité, la France et bien d’autres Etats avec elle, ont une fâcheuse tendance à confondre, et de plus en plus, l’état de droit avec le droit de l’Etat ».
Une dénaturation de la démocratie, qui n’est pas « le moyen pour la majorité d’imposer tout et n’importe quoi à la minorité ». Une approche qui vire au clientélisme.

«En cela, elle commet sans le savoir la même erreur que les pouvoirs totalitaires qui pensaient de la même manière être mandatés par le peuple pour façonner la société. Le constructivisme démocratique est plus doux, mais il est de même nature et il introduit à la pensée totalitaire car il y habitue les esprits malgré eux, il les mithridatise. (…) Et partant de ces prémisses, la majorité se croit légitime à imposer sa loi. Elle pourrait donc attenter à la propriété, décréter que les sexes n’existent plus, que chacun est libre de mettre fin à sa vie… (…) Et la loi ne saurait être livrée sans risque d’abus à la démesure d’une mathématique parlementaire, pas plus qu’au dénombrement de la rue. (…) Lorsque l’égalité sombre dans l’indifférenciation et que la liberté s’abîme dans sa propre vanité, ce sont l’égalité et la liberté qui sont en péril ».

C’est donc quelque peu résigné, face à la force du constat et au non respect des principes fondateurs de la démocratie française, que notre patron finit par choisir l’exil, après mûre réflexion et beaucoup par dépit, car malgré tout attaché à la France.
Et c’est là qu’intervient la seconde partie de l’ouvrage, consacrée aux déclencheurs (exit tax, notamment, mise au point par le précédent gouvernement et renforcée par l’actuel, avec tous les reniements et abus de droit que l’on imagine, sur lesquels revient l’auteur) et aux modalités pratiques du départ, avec toutes les difficultés pratiques et obstacles que cela implique.

Notre patron va-t-il opter pour le Royaume-Uni ? Pas si simple.
Pesant le pour et le contre, grâce aux bons conseils apportés par son avocat fiscaliste (Jean-Philippe Delsol, qui nous explique de la sorte quelques-unes des subtilités d’un exil en terre britannique), il renonce, sa situation particulière étant suffisamment complexe pour que ce ne soit pas forcément le meilleur choix.

Ce sera donc finalement la Suisse. Pas seulement pour des raisons fiscales.
On y découvre, là encore, les quelques rudiments nécessaires à connaître avant d’envisager de s’y installer. D’autant que les choses ne sont pas forcément simples non plus, dans un contexte particulier, de la part des autorités françaises, de « chasse aux sorcières » et « d’impossibilité de rapatrier normalement des capitaux étrangers » (la sévérité en la matière étant bien plus grande que ne peut l’être celle à l’égard de toutes les « petites » corruptions, bien réelles celles-là, existant à tous les niveaux de la Société, en particulier dès lors qu’elle touche à la sphère publique et même aux politiques eux-mêmes dans certains cas. Jean-Philippe Delsol en apporte moult exemples).
Il faudra donc étudier les subtilités du système fiscal suisse, ainsi que les particularités cantonales. Là encore, on entre dans la complexité juridique des accords franco-suisses cette fois, par l’intermédiaire de notre avocat fiscaliste renommé.

Mais, bien que La Suisse ne soit pas non plus le pays parfait, il n’en reste pas moins que, sous l’effet conjugué du fédéralisme, de la concurrence fiscale et des référendums d’initiative populaire (forme plus authentique de démocratie, dont les issues, dans de nombreux cas, surprendraient en France), notamment, y règne un meilleur équilibre et des rapports plus sains au sein de la Société.
C’est ce que Jean-Philipe Delsol nous présente dans un ultime chapitre, où il conclut que notre chef d’entreprise ne paiera pas forcément beaucoup moins d’impôts, mais bénéficiera de meilleures garanties d’y trouver une plus grande stabilité et des libertés personnelles mieux protégées, dans un Etat, qui plus est pas endetté.

En conclusion, un livre-témoignage bienvenu et on ne peut plus d’actualité qui fera, souhaitons-le parler de lui, même si, bien entendu et comme toujours, on peut d’ores et déjà anticiper que cet essai se trouvera très vite décrié par la Bien pensance et ceux qui ne l’auront pas même vraiment lu.
Mais, avec la prise de conscience croissante des problèmes que connait la France, un cri d’alarme essentiel, qui doit trouver échos auprès de ceux dont dépend notre sort à tous, pour peu qu’ils soient encore en mesure de l’entendre…
Remarque sur ce commentaire Remarques sur ce commentaire (24) | Permalien | Remarque la plus récente : Dec 4, 2013 11:30 PM CET


Blue Jasmine
Blue Jasmine
DVD ~ Alec Baldwin
Prix : EUR 9,99

9 internautes sur 13 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 Deux destins croisés, 2 décembre 2013
Ce commentaire fait référence à cette édition : Blue Jasmine (DVD)
Je n'ai pas vu beaucoup de films de Woody Allen.
Celui-ci, en tous les cas, m'a semblé très bon.
Pas très gai, mais assez juste, avec un rôle difficile tenu à merveille par l'actrice principale Cate Blanchett, comme beaucoup l'ont souligné, mais pas seulement.

L'histoire de deux soeurs (adoptives), que tout a toujours opposé, mais qui vont se retrouver par la force des événements et les rapprocher de manière progressive et artificielle.
Toutes deux ont connu, de manière très différente mais finalement que l'on peut comparer, une vie chaotique qui les a menées à une existence qui se révèle au final décevante. De leurs rêves respectifs aux situations très glauques auxquelles on va assister, un univers assez déprimant qui établit un parallèle intéressant entre deux caractères si opposés, aux aspirations tout aussi opposées, mais qui se réunissent dans un même échec, même si l'une s'en sortira finalement mieux que l'autre, à sa façon, en raison de circonstances inattendues.

Assez déprimant, mais très intéressant et symptomatique de personnalités soit trop égocentriques et victimes des apparences, soit souffrant d'un excès de naïveté et de manque de confiance en soi.
Deux caractères fragiles, dont on mesure les aspirations, les peines et les déceptions, à travers une peinture à la fois cruelle et si justement observée.
Un bon film, donc, de mon point de vue. Assez subtil.
Remarque sur ce commentaire Remarques sur ce commentaire (3) | Permalien | Remarque la plus récente : Dec 3, 2013 9:55 PM CET


Enquêtes du limier (les) Vol.2
Enquêtes du limier (les) Vol.2
par Jiro Taniguchi
Edition : Broché
Prix : EUR 12,95

2 internautes sur 2 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 Dans la continuité du tome 1, 25 novembre 2013
Achat vérifié(De quoi s'agit-il ?)
Ce commentaire fait référence à cette édition : Enquêtes du limier (les) Vol.2 (Broché)
Un album toujours aussi agréable à lire, et dans la parfaite continuité du tome 1, avec les magnifiques illustrations de Jirô Taniguchi, se caractérisant par leur subtilité particulière et l'intensité des émotions révélées à travers les paysages, les expressions des visages, les non-dits, les silences.
Et une histoire toujours pleine d'humanité et de profondeur.

Où l'on retrouve notre détective, spécialisé dans la recherche de chiens de chasse disparus, sur la piste, cette fois, d'un homme qui a fui en compagnie de son chien et d'un cheval de hara qui aurait dû être abattu.
Et notre personnage principal, homme libre et solitaire, toujours un peu bourru et secret (comme beaucoup des personnages de Taniguchi) va devoir composer avec sa mission et ses convictions, de manière à remplir celle-ci sans trahir celles-la.
Un scénario taillé à la mesure du maître. Et, une fois de plus, tout le talent et la finesse du trait de Taniguchi, dont on peut véritablement admirer le talent, pour une histoire pleine de grandeur et de sensibilité.
Remarque sur ce commentaire Remarques sur ce commentaire (4) | Permalien | Remarque la plus récente : Nov 30, 2013 2:52 PM CET


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