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Contenu rédigé par Johan Rivalland
Classement des meilleurs critiques: 58
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Commentaires écrits par
Johan Rivalland (LEVALLOIS-PERRET France)
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Le Faux coupable
Le Faux coupable
DVD ~ Henry Fonda
Proposé par DVDMAX
Prix : EUR 6,97

1 internaute sur 1 a trouvé ce commentaire utile :
4.0 étoiles sur 5 Classique, mais efficace, 19 avril 2013
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Ce commentaire fait référence à cette édition : Le Faux coupable (DVD)
Face à tous ces commentaires, dont certains sont de très grande qualité, je me bornerai à confirmer qu'il s'agit là d'un bon film, inspiré par une histoire bien authentique, et dont le thème ne laisse pas indifférent.
Qui n'appréhende de se trouver un jour dans cette situation infernale de l'homme parfaitement innocent mais que l'on croit coupable, par simple malentendu, par une vague ressemblance avec le véritable coupable ?

L'intrigue est captivante, le processus de chute attristant, l'impact sur l'homme innocent et surtout sa femme navrant. On se met dans la peau du personnage principal.
Le tout avec le talent d'Alfred Hitchcock, il va de soi.
Un film au rythme assez lent, toutefois. Ne vous attendez surtout pas à un vulgaire film d'action.
Henry Fonda y apparaît simple, modeste, parfait dans la peau du faux coupable.

Un bon film, qui serait à mon avis parfait en version roman, permettant de mieux ressentir encore la psychologie du personnage. Mais je ne veux pas là tempérer l'enthousiasme de ceux qui ont particulièrement apprécié ce film, et à la lecture des commentaires desquels je vous renvoie d'ailleurs sans réserve.


Ivresse de la métamorphose
Ivresse de la métamorphose
par Stefan Zweig
Edition : Poche
Prix : EUR 5,80

2 internautes sur 2 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 Le dernier roman de Stefan Zweig, 15 avril 2013
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Ce commentaire fait référence à cette édition : Ivresse de la métamorphose (Poche)
Oeuvre posthume, Ivresse de la métamorphose est un roman dont l'écriture a débuté en 1930-1931 et été poursuivie en 1938-1939.
Trois grands temps semblent se succéder, avec une rupture marquante entre les deux derniers, rupture qui coïncide avec la rupture d'écriture, sans qu'il y ait d'incohérence, bien au contraire.

Le premier temps décrit une peinture de la femme autrichienne, du moins de certaines d'entre-elles, celles qui ont souffert de la manière la plus criante des conséquences de la Grande Guerre, à travers ici une toute jeune femme, qui en a trouvé sa vie bouleversée durablement.
On trouvait déjà une telle peinture de jeune femme emportée plus directement dans les tourments de la Guerre dans Clarissa, mais à un âge un tout petit peu plus avancé.
Ici, d'emblée la peinture est sombre ; on ressent pleinement, au-delà du drame de la guerre elle-même, la destruction qu'elle engendre, jusque dans les longues années qui suivent, pour les populations qui ne pourront jamais vraiment s'en remettre, en raison en particulier de la pauvreté, voire l'état de misère, qu'elle induit.

Puis un second temps ouvre des perspectives vers un autre monde, en flagrant contraste et dont la peinture est, elle aussi, particulièrement riche et évocatrice, décrite avec l'acuité toute particulière de Stefan Zweig, maître hors pair de la psychologie humaine et de l'observation sociologique.
Elle va trouver son point de rupture et déboucher sur ce troisième temps, très sombre et qui préfigure, de manière grandissante, ce qui va constituer une part du destin de l'auteur lui-même, ne manquant pas de susciter en nous une certaine émotion ou, plus exactement, revêtant une valeur particulière dans cette oeuvre, par l'authenticité de la description de certains faits.
Avec aussi, en arrière-fond, une critique très intéressante de l'Etat, particulièrement en temps de guerre ou après (ici appliqué au cas de l'Autriche), que je ne renierais pas.

Je reste, bien sûr, volontairement flou dans ce commentaire, pour ne dévoiler en rien l'histoire et tâcher même de brouiller un peu les pistes, mais je n'ai qu'un conseil, pour ceux qui connaissent bien l'auteur et n'ont pas encore lu ce livre-ci : ne pas passer à côté de cette lecture.
Un roman vrai, un roman fort, un sujet grave et qui mérite toute notre attention. Un chef d'oeuvre de subtilité.


Les Enfants Loups
Les Enfants Loups
DVD ~ Mamoru Hosoda
Prix : EUR 23,00

37 internautes sur 39 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 Très beau film, 15 avril 2013
Ce commentaire fait référence à cette édition : Les Enfants Loups (DVD)
Les enfants loups est un superbe dessin animé japonais à l’esprit original et authentique, plein de force et de profondeur, servi par une musique tout aussi belle et adaptée.

L’histoire d’une jeune femme qui va faire la rencontre d’un homme-loup, dont elle tombe éperdument amoureuse, puis mettre au monde deux enfants, eux-mêmes mi-humains, mi-loups.
Une idée qui peut paraître un peu saugrenue au départ, mais qui va être l’occasion pour nous de découvrir les difficultés bien concrètes que cela ne va pas manquer de poser.
La vie de la mère s’en trouve transformée, d’autant qu’un événement vient compliquer sensiblement les choses…

Une histoire où il est question de vie, de choix à faire, de difficultés évidentes, mais en définitive de liberté, cette liberté si chère à acquérir et si contraignante à la fois.
Une histoire d’amour maternel et de complicité filiale, de rapports humains faits d’amitié, d’entraide et de reconnaissance (avec, au passage, un personnage qui vous fera peut-être penser à un certain Clint Eastwood dans Gran Torino). Et plus encore.
Je ne souhaite pas en dire plus. Un film à découvrir. Sans ennui et vraiment très beau.
Un film unique, qui a son propre caractère et son charme plein.


Les Grands sophistes dans l'Athènes de Périclès
Les Grands sophistes dans l'Athènes de Périclès
par Jacqueline de Romilly
Edition : Broché

5 internautes sur 7 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 Que justice leur soit rendue !, 30 mars 2013
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Ce commentaire fait référence à cette édition : Les Grands sophistes dans l'Athènes de Périclès (Broché)
Lorsqu'on évoque les sophistes, on les présente presque toujours de manière négative, comme des personnages peu scrupuleux, maîtrisant l'art de la rhétorique, et apportant des conseils aux fils de citoyens fortunés aspirant à mener une carrière politique, un peu des ancêtres des hommes politiques d'aujourd'hui dans la maîtrise des techniques de persuasion. Une vision quelque peu caricaturale qui nous vient essentiellement de leur adversaire Platon et qui fut en cela terriblement efficace.

Et si ce portrait était en bonne partie faux et injuste ?
Et si les sophistes étaient plutôt à considérer comme des intellectuels, certes très talentueux, mais avant tout comme des modernes, avant-gardistes, ouverts sur l'extérieur et partisans de la liberté ? Ceux, aussi, qui remirent en cause, à rebours de la société de l'époque, l'esclavage, le repli sur la Cité ou la croyance en les dieux de la mythologie ?
Tout le contraire, en somme, de Platon et sa Cité Idéale, épris d'élitisme et de conservatisme, hostile à toute ouverture et émancipation de l'Homme.

C'est la raison pour laquelle je suis ravi d'avoir découvert cet admirable ouvrage de Jacqueline de Romilly, écrit avec toute la rigueur et le respect contextuel qu'on lui connaît, comme spécialiste de la Grèce antique.
Ainsi on découvre, à travers ce portrait très fouillé, des hommes très divers, mais qui ont en commun une très grande curiosité intellectuelle qui permet presque de les comparer à des encyclopédistes, et surtout des ancêtres des professeurs d'aujourd'hui, qui ont plaisir et vocation à transmettre des connaissances plus qu'à chercher à manipuler par le langage, comme cherche un peu trop à les réduire l'oeuvre de Platon et les interprétations qu'on a tendance à en tirer aujourd'hui.
Adeptes de la science, de l'observation et de la rationalité, ils permirent de remettre en cause de multiples superstitions ou croyances surannées.

Mais le plus étonnant est qu'il ne reste pratiquement rien de leurs écrits. Quelques lignes à peine, nous indique Jacqueline de Romilly, alors même qu'on sait qu'ils ont beaucoup composé. D'où les déformations que l'on connaît, à travers la lecture de Platon.
C'est pourquoi le travail de recherche de Jacqueline de Romilly n'en est que plus remarquable.
A la façon d'un puzzle et avec beaucoup de patience, elle parvient à rassembler les trop rares fragments disponibles, recouper les sources, confronter les affirmations de tous ceux qui ont connu et décrit ces hommes dans leurs écrits, pour en dégager une présentation ordonnée, fondée et argumentée, certainement beaucoup plus juste que les raccourcis habituels que l'on fait sur les sophistes.
Et, à ceux qui opposent le pragmatisme des sophistes à la grandeur des philosophes traditionnels , Jacqueline de Romilly répond par la remarque suivante, très juste : "Une cité ne peut être faite de purs philosophes méditant sur des essences. Il faut qu'y fleurisse un certain sens des réalités".
Quant à la force de réflexion exceptionnelle d'un Socrate, elle fait remarquer la chose suivante : "L'idéal de Socrate s'avère en fin de compte aussi exceptionnel qu'il est admirable ; et nul, dans un Etat, ne songerait, en fait, à le généraliser".
Elle ajoute : "Contre ce pragmatisme des sophistes et contre la rapidité des résultats qu'ils escomptaient, Platon a dressé toutes les formes d'ironie, des plus grosses aux plus subtiles. Après l'ironie d'Aristophane envers les intellectuels et celle d'Euripide envers les sportifs, voici donc maintenant celle du philosophe envers ces maîtres orientés vers la compétence pratique. Apparemment, il est difficile, à Athènes, d'apporter du nouveau sans se voir moqué de tous côtés".

Jacqueline de Romilly n'en dresse pas moins un portrait critique recherchant, au travers des diverses traces ou témoignages dont on dispose, les éléments à la fois à charge et à décharge de ces auteurs dont, le moins qu'on puisse dire, est qu'ils étaient dissemblables.
Ainsi en va-t-il de leurs plus éminents représentants, Gorgias et Protagoras, dont les leçons semblent avoir marqué les esprits, mais aussi avoir servi à d'autres esprits à manier le langage, en effet, dans un sens qui tend à s'éloigner de la recherche de la vérité, si chère aux philosophes et à Socrate.
Cependant, faisant référence aux vertus de la thèse et l'antithèse, Jacqueline de Romilly montre aussi que leur démarche a permis l'art de la controverse, si appréciée aujourd'hui dans nos démocraties et dans les Cours de Justice.
De plus, outre la rhétorique, nous dit notre éminente académicienne, c'est aussi la grammaire, les formes du discours, la logique, la psychologie, la science politique, la stratégie, et bien d'autres sciences humaines encore, qui apparaissent grâce à elle.
En somme, si les Athéniens sont fondés d'éprouver de la méfiance envers la rhétorique et les mensonges auxquels elle peut donner lieu, les apports des sophistes n'en sont pas moins non négligeables. En particulier, ils ont fondé de solides doctrines, pratiques et audacieuses, remettant en cause des traditions courantes, ce qui peut aussi largement expliquer le scandale qu'ils ont suscité.

Ainsi en va-t-il du célèbre "l'homme est la mesure de toutes choses", de Protagoras, et des fondements qu'il pose, pour la première fois, à l'agnosticisme, qui ouvrira à d'autres la voie vers l'athéisme. Ou encore des raisonnements constructifs de Thrasymaque et Antiphon sur la justice, pas si insensés ou infondés, mais dont l'interprétation a certainement été galvaudée, notamment après que PLaton ait eu l'air d'assimiler les excès d'immoralistes tels que Calliclès, dont tout montre pourtant qu'il n'était pas un sophiste même s'il a pu utiliser leurs pensées pour parvenir à ses fins, à l'un des fruits de la sophistique. Là où il s'agissait probablement, au contraire, de l'émergence d'une morale nouvelle, mais qui a pu avoir pour effet de bouleverser l'équilibre et la stabilité de la Cité par les dérives auxquelles elle a donné lieu de la part d'esprits moins scrupuleux.

Après avoir exposé patiemment les difficultés à rassembler les pièces du puzzle et les contestations des sophistes issues des divergences d'interprétations sur tel ou tel élément, Jacqueline de Romilly se livre enfin à une véritable "reconstruction" de la pensée sophiste.
Elle montre ainsi comment Protagoras avait érigé une construction philosophique novatrice et aboutie justifiant la place de la loi dans la fondation de la vie en société, et assurant la puissance des valeurs morales et du juste, au-delà de ce qui se fonderait sur la seule nature et ses dangers.

Ainsi, du cosmopolitisme des sophistes à leurs réflexions sur la constitution ou les formes d'organisation politique, la justice ou le panhéllénisme de Gorgias (qui eut la chance de vivre centenaire), entre autres, c'est tout un tas de sujets de réflexion qui ont imprégné une influence forte sur la pensée de Platon lui-même et à sa suite d'Aristote, comme le montre notre auteur.
Un ouvrage passionnant, essentiel, majeur, qui réhabilite enfin les sophistes, dont je regrette infiniment qu'il ne subsiste quasiment rien de leur oeuvre directe, dont je sens qu'elle m'aurait pourtant absolument passionné. Dommage...
Remarque sur ce commentaire Remarques sur ce commentaire (9) | Permalien | Remarque la plus récente : May 11, 2013 2:57 PM MEST


L'ascension & autres récits
L'ascension & autres récits
par Marc-Antoine Mathieu
Edition : Album
Prix : EUR 13,25

1 internaute sur 2 a trouvé ce commentaire utile :
4.0 étoiles sur 5 Pas gai, 28 mars 2013
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Ce commentaire fait référence à cette édition : L'ascension & autres récits (Album)
Malgré toutes les qualités de Marc-Antoine Mathieu, qui a mis la barre très haut avec Le Dessin, sa série des Julius Corentin Acquefacques, prisonnier des rêves, ou encore l'exceptionnel Dieu en personne, le présent volume m'a beaucoup moins plu que les autres.

Certes, la plupart de ces récits sont plus anciens et sont l'oeuvre d'un jeune dessinateur pas encore complètement aguerri, mais on y retrouve malgré tout la patte Mathieu et tout le talent qui le caractérise, dans ses réflexions profondes et philosophiques.

Cependant, je les trouve bien moins aboutis ; forcément puisqu'il s'agit de courts récits, mais aussi parce qu'ils brillent moins par leur complexité.
Mais surtout, ils ont un côté assez déprimant, que ne permet de dépasser aucune de ces histoires dont le thème commun est la solitude, avec quelques références que j'ai eues en point d'orgue, mais une solitude non pas dont on aimerait dresser l'éloge mais ici plutôt une solitude morne, triste, pessimiste, pour ne pas dire glauque.
C'est aussi tout le mérite de l'auteur que de nous parler de tous ces oubliés à côté desquels on passe sans les comprendre mais, rien à faire, cette BD ne m'en a pas pour autant tellement touché. C'est ainsi.
Remarque sur ce commentaire Remarques sur ce commentaire (2) | Permalien | Remarque la plus récente : Mar 29, 2013 5:18 PM CET


La Vie de David Gale
La Vie de David Gale
DVD ~ Kevin Spacey
Proposé par DVDMAX
Prix : EUR 6,79

1 internaute sur 1 a trouvé ce commentaire utile :
5.0 étoiles sur 5 L'éternelle question de la peine de mort, 28 mars 2013
Ce commentaire fait référence à cette édition : La Vie de David Gale (DVD)
On sait qu'Alan Parker est un réalisateur engagé.
Je craignais donc un film trop militant, un rien caricatural, trop passionné en somme, sur un sujet qui plus est maintes fois traité et un peu redondant à la longue.

Heureusement, Alan Parker s'en garde, dans l'ensemble, et nous offre un film de qualité, au scénario bien bâti et nous ménageant quelques surprises. On reconnaît là la patte du réalisateur, entre autres, de Mississippi Burning ou Midnight Express.

L'accusé n'est, ici, pas banal. Intellectuel universitaire engagé, il n'a pas vraiment le profil habituel du violeur meurtrier. Cela nous ramène, comme le personnage principal l'évoque à un moment donné, à Socrate, Judas et autres condamnés célèbres de haute facture, qui ont pu subir l'injustice de leurs pairs, parfois en en laissant un souvenir amer, parfois en suscitant de vastes questionnements.

Indépendamment de la cause défendue, un film plaisant à regarder et évocateur de la complexité de la nature de beaucoup d'événements, dont on se doit justement d'éviter les visions tranchées et souvent raccourcies.
Remarque sur ce commentaire Remarques sur ce commentaire (2) | Permalien | Remarque la plus récente : Mar 29, 2013 5:27 PM CET


Julius Corentin acquefacques T06 Le décalage
Julius Corentin acquefacques T06 Le décalage
par Marc-Antoine Mathieu
Edition : Relié
Prix : EUR 13,78

2 internautes sur 2 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 Histoire sans héros ou héros sans histoire ?, 20 mars 2013
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Ce commentaire fait référence à cette édition : Julius Corentin acquefacques T06 Le décalage (Relié)
C'est absolument fascinant...
Cette faculté de l'auteur, Marc-Antoine Mathieu, à se renouveler sans arrêt, à trouver de nouvelles idées à chaque fois si incroyables...

Je pensais que les 5 précédents volumes se suffisaient en eux-mêmes, que nous avions atteint le bout du bout de ce que l'on pouvait bien inventer dans la sphère de l'impossible. Eh bien non !
Nous voilà replongés dans ce monde imaginaire aux frontières élastiques, aux dimensions spatio-temporelles sans limites.
Marc-Antoine Mathieu, qui nous avait surpris plus d'une fois avec les précédents volumes, épaté avec Le Dessin, subjugué avec Dieu en personne, innove encore et fait appel à une imagination qui semble sans limite.

Entre effets saisissants, jeux de mots étudiés, propos philosophiques qui errent dans la sphère la plus improbable, scénario à tiroirs et surprises inattendues, l'auteur fait preuve d'une ingéniosité sans égal.
Entre le tout du rien ou le rien du tout ou le tout ou rien, ce sera la déchirure, voire le déchirement.
Lisez, vous comprendrez... Encore que... Comprenne qui pourra.

Si décalage il y a, c'est entre le début de la fin et la fin du début. Par où commencer... ? J'en reste sans voix.
La prochaine fois, on se demande bien quelle forme prendra le volume lui-même...
Ce qui semble certain, c'est que face à une telle imagination qui semble sans limite, gageons que Marc-Antoine Mathieu ne s'arrêtera pas là.


Où le regard ne porte pas... - tome 16 - Où le regard ne porte pas...T2
Où le regard ne porte pas... - tome 16 - Où le regard ne porte pas...T2
par Georges Abolin
Edition : Broché
Prix : EUR 15,63

1 internaute sur 2 a trouvé ce commentaire utile :
5.0 étoiles sur 5 Tout s'explique, 15 mars 2013
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Le tome 1 se terminait de manière dramatique. L'histoire reprend ici vingt ans plus tard.
L'approche est relativement subtile, nous laissant découvrir et comprendre petit à petit ce qui avait pu se produire vingt ans plus tôt, sans chercher à nous dévoiler tout d'un coup, à nous résumer les événements des vingt années écoulées.
Les enfants sont devenus adultes, ont une vie différente, et en même temps conservent leur part d'enfance en eux et leur proximité si mystérieuse. Leurs chemins se sont séparés depuis et on ne découvrira que progressivement la raison de leur nouvelle rencontre.

Cette BD n'est toutefois pas à mettre entre toutes les mains. Le fond de l'histoire relève de la tragédie et n'est pas adapté à des enfants.
Le côté bucolique du tome 1 disparaît pour laisser place à une dimension nouvelle qui expliquera les images mystérieuses que l'on retrouvait de manière régulière et semblaient sans rapport direct avec l'histoire.
Le puzzle prend place. Ce tome 2 est de nature différente, mais s'inscrit de manière logique dans la suite du premier tome, apportant les réponses aux mystères de l'âge de l'insouciance.
Une transition réussie de l'enfance à l'âge adulte.
Dès la couverture, on retrouve ce contraste au niveau des couleurs, de la gravité de l'expression des personnages.
Pas insensé.
Quant au fond de l'histoire, je vous le laisse découvrir. C'est très particulier. Place à l'imagination et à un univers auxquels certains croient en partie. Pourquoi pas...
Remarque sur ce commentaire Remarques sur ce commentaire (2) | Permalien | Remarque la plus récente : Mar 17, 2013 5:36 PM CET


Le fantôme de l'Opéra
Le fantôme de l'Opéra
par Kate Knighton
Edition : Relié

1 internaute sur 1 a trouvé ce commentaire utile :
5.0 étoiles sur 5 Beau livre pour enfants jeunes lecteurs, 14 mars 2013
Ce commentaire fait référence à cette édition : Le fantôme de l'Opéra (Relié)
J'avais acheté ce livre à ma fille il y a déjà assez longtemps. Elle ne l'avait jamais lu.
Elle a eu la bonne idée de le ressortir aujourd'hui. Nous l'avons découvert ensemble.
Beau livre, plaisant à lire, dans une adaptation qui conserve, en relativement peu de mots, un style agréable et est accompagné de très belles illustrations.

Faute d'avoir lu l'original (et ayant peu de chances de le lire un jour, malgré la valeur qu'il doit avoir, à en juger par la lecture des commentaires de la version originale), j'en connaîtrai au moins la teneur générale.
Un conte classique, qui fait penser à la catégorie des "Notre Dame de Paris" ou autres contes d'époque.
Je ne connais pas les autres livres de la collection ; du moins je ne crois pas que nous en ayons. Mais celui-ci est très réussi.
A conseiller, en particulier pour de petites filles plutôt a priori.


L'Odyssée de Pi
L'Odyssée de Pi
DVD ~ Suraj Sharma
Proposé par plusdecinema
Prix : EUR 8,65

26 internautes sur 29 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 Pi-ttoresque, 12 mars 2013
Ce commentaire fait référence à cette édition : L'Odyssée de Pi (DVD)
Superbe film, aux images et couleurs splendides, qui nous embarque dans une expédition incroyable à travers l'Océan et tous ses dangers, au sein d'une toute petite embarcation en compagnie d'un jeune garçon et... d'un tigre, qui n'a rien de très amical.
Situation surprenante et inédite, qui a le mérite de nous laisser imaginer ce que pourrait suggérer une telle situation, à travers un périple sans fin et pratiquement sans vivres et sans eau. Un combat inégal avec les forces de la nature et l'ingéniosité dont il faut faire preuve pour tenter d'assurer sa survie.

Surtout, loin d'être un vulgaire film où les petits arrangements viennent servir commodément le scénario de manière à permettre à l'histoire d'assurer son cours, ici celui qui est imaginé apparaît assez largement crédible jusqu'au bout et il n'y a pas véritablement de petits arrangements possibles avec un tigre dont on n'oublie pas la férocité naturelle et la force prodigieuse, que l'on ressent parfaitement.

Le périple peut paraître long à certains spectateurs, guettés par l'ennui. Mais pour ce qui me concerne, je trouve la longueur du film essentielle, de manière à mieux ressentir la difficulté, le caractère pénible du voyage, l'angoisse croissante qui nous accompagne. Sans quoi on aurait une impression de facilité, d'artificiel, de traitement bâclé. Ce n'est pas une odyssée pour rien.

De mon point de vue, un très bon film, de qualité, que l'on aurait tort de bouder.
Remarque sur ce commentaire Remarques sur ce commentaire (2) | Permalien | Remarque la plus récente : Mar 24, 2013 10:11 AM CET


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