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Touzot "hubert" (france)
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Insidious : Chapitre 2 [DVD + Copie digitale]
Insidious : Chapitre 2 [DVD + Copie digitale]
DVD ~ Patrick Wilson
Prix : EUR 10,00

5 internautes sur 9 ont trouvé ce commentaire utile 
3.0 étoiles sur 5 BOUH !!, 5 octobre 2013
Ce commentaire fait référence à cette édition : Insidious : Chapitre 2 [DVD + Copie digitale] (DVD)
Avec ce deuxième opus, Le réalisateur de The Conjuring prend le pari que ses spectateurs sont intelligents, cultivés, ludiques et qu'ils savent suivre.

Il s'agit là d'une suite directe qui se regarde donc comme un autre chapitre d'une histoire extensible à l'infini, celle d'une nouvelle mythologie que son auteur à su créer de toute pièce en rassemblant mainte influences. James Wan semble aimer ainsi presser jusqu'au bout des idées qu'il développe de film en film. Sans doute gros fan de Carpenter et de Spielberg et d'une ribambelle de réalisateurs Italiens allant de Bava à Argento ou de Fulci à Avati.
Il suit en tout cas son chemin et ses convictions sans se soucier des modes. Il peut se le permettre car chacun de ses films montés avec des petits budgets en rapporte le quintuple à travers le monde.
Le créateur de l'univers de Saw sait parfaitement réutiliser des motifs et des univers que l'on croyait éteints. Il n'a pas peur par exemple de plonger dans un néo-baroque puis de sauter en pleins gothique pour par exemple ici dans Insidious 2 venir se servir copieusement en référence Depalmesque.

Rien n'effraie ce jeune réalisateur et tout se tient car il a retenue une règle essentielle en ce qui concerne le cinéma d'horreur ou fantastique; Toujours croire à ce que l'on raconte.
C'est donc là la grande différence entre son cinéma et le reste de ce qui nous est proposé en ce domaine, il n'y a pas de cynisme dans ses films ni de seconds degrés.

Sans doute moins abouti dans sa forme et son déroulement, on se plait néanmoins à aller de scènes en scènes comme pour la visite d'une maison hantée de parc d'attraction.
Il y a un plaisir indéniable de cinéma à savourer comment les idées sont utilisées dans un scénario à tiroir qui regorge de surprises.

Si The Conjuring restera sans doute comme son film de genre le plus abouti, Insidious 2 fait figure lui de bonus collector.


Conjuring : les dossiers Warren [DVD + Copie digitale]
Conjuring : les dossiers Warren [DVD + Copie digitale]
DVD ~ Vera Farmiga
Prix : EUR 9,87

11 internautes sur 15 ont trouvé ce commentaire utile 
4.0 étoiles sur 5 Copie conforme., 24 août 2013
Ce commentaire fait référence à cette édition : Conjuring : les dossiers Warren [DVD + Copie digitale] (DVD)
A la manière d'un Tarantino, James Wan fait des films en citant sans complexe tout ce qui lui a sans doute donner le gout pour faire du cinéma.
Pour Saw, le premier du nom, et tout en créant un genre en soit, Le Torture Porn Movie, James Wan égrenait autant de références empruntées à ses pères Transalpin comme Dario Argento, Lucio Fulci, Mario Bava...

Insidious quand à lui, reprenait sans vergogne Poltergeist qui lui même se référençait déjà de La Maison Du Diable de Robert Wise, grand film de maison hantée où la peur était sculptée dans la suggestion.
On peut dire que ce jeune réalisateur talentueux connait ses classiques et sait les utiliser pour mieux les ré interpréter, les réinventer.

Avec Conjuring, c'est Amityville et surtout L' Exorciste qui servent ici de référence, de modèle et de moule.

En optant alors pour un traitement à contre courant des figures imposées actuellement où violence crue et scènes graphiques inondent le moindre centimètre de pellicule, le réalisateur de Dead Silence préfère s'essayer au pur travail de mise en scène. A ce titre, Conjuring peut se prétendre être un modèle du genre tant son décor principal; la maison est utilisée comme un personnage à part entière. En ayant très peu recours aux effets faciles tel que les "jump scare" ou autres effets spectaculaires, tout réside ici à rendre l'atmosphère du film très rapidement immersive pour que le spectateur se sentent réellement dans la maison également. Ce sont les nombreux plans séquences qui permettent cette empathie et crée ainsi l'angoisse.

S'appuyant également sur un casting solide, le film même s'il n'échappe pas aux facilité d'usage ou encore une fois à des références trop lourdes se montre jusqu'au bout toujours honnête et franc.
Ne cédant jamais à l'ironie facile et tout comme en essayant d'être une sorte d'ultime film de genre, généreux et appliqué, Conjuring apparait à ce jour comme un digne rejeton de ses illustres ainées.


Pacific Rim - DVD + DIGITAL Ultraviolet
Pacific Rim - DVD + DIGITAL Ultraviolet
DVD ~ Charlie Hunnam
Prix : EUR 9,99

13 internautes sur 92 ont trouvé ce commentaire utile 
1.0 étoiles sur 5 Monstrueusement nul., 18 juillet 2013
Ce commentaire fait référence à cette édition : Pacific Rim - DVD + DIGITAL Ultraviolet (DVD)
Rendre hommage aux animes Japonais et leur robots géants qui se bastonne en écrasant des buildings, pourquoi pas. Mélanger le concept avec un autre hyper populaire au Japon qui est celui des gloumoutes géantes qui adorent aussi écrabouiller des immeubles ou des villes entières et plus et affinités, c'est encore mieux... Maintenant, étant donner qu'il s'agit là d'un film de plus de deux heures, produit pour un public planétaire, il aurait été préférable d'avoir imaginer une histoire qui tiennent un temps soit peu la route.
Pacific Rim ambitionne d'effacer des mémoires les Transformers de Michael Bay avec une intrigue de San Ku Kai et des personnages à l'avenant. Certains diront que tout cela se tient puisque les précédents films dont s'inspire celui-là fonctionnent sur des schémas binaires où ce sont les combats de catch entre mastodontes qui prévalent.
200 millions de dollars de budget plus tard, on assiste à ce que le cinéma de divertissement à pu pondre de plus catastrophique, de plus idiot, de plus paresseux et de plus mal fichu depuis des lustres.

Guillermo Del Toro jusqu'à présent possédait une image plutôt hype. Une certaine indépendance frondeuse lui avait permit de concevoir des films assez personnels, originaux, mal fichus mais poétiques. Son amour pour le bizarre, les monstres et un certains cinéma bis avait une force suffisante pour ne pas être écrasé par des obligations contractuelles des grands studios.
En même temps, la plus part de ses films se sont ramassés au box office. L'estime que l'on lui porte vient essentiellement de cette patine mélancolique reconnaissable sur toutes ses oeuvres.

Pacific Rim, sorte de commande dorée en trompe l'oeil qu'il ne pouvait refuser l'a finalement piégée. Sorti de ses tics habituels, le réalisateur Mexicain parait bien incapable de donner réellement vie et souffle à ce qu'il filme. Les scènes d'exposition sont épouvantables dans leur clichés et leurs lieux communs. Ayant un mal fou à faire cohabité scènes d'action avec autres moments intimistes en créant de l'émotion ou de l'empathie, à aucun moment les robots ou les monstres paraissent crédibles.
Le résultat global est lent, lourd, laborieux et creux. Jamais le scénario ne va tenter de vouloir nous surprendre, nous étonner. Ces histoires de brèches tridimensionnelles, de monstres colonisateurs, de courages, d'esprit de famille, de technologie, de fin du monde et de professeur Tournesol avec leurs explications Pif Gadget" ne vont rendre ce film cohérent et immersif.

Pour ce qui est des combats et des scènes de baston entre Kaijus et (Mike) Jaegers, elles sont finalement assez rares et pas très passionnantes. Il y a certes ici et là quelques plans et des moments inspirés mais tout est noyé dans une réalisation qui semble peser le poids de ces géants de fer.

Et même si ce navet s'adressait à des enfants, ces derniers préféraient jouer avec leur jouets dans leur baignoire ou dans leur chambre plutôt que d'assister à la même chose sans pouvoir y participer pour autant.
Remarque sur ce commentaire Remarques sur ce commentaire (8) | Permalien | Remarque la plus récente : Nov 2, 2013 10:55 PM CET


The Grandmaster - Edition limitée Steelbook DVD + Blu-Ray + 1 scéne inédite en 3D Active [Blu-ray] [Combo Blu-ray + DVD + Copie digitale - Édition boîtier SteelBook]
The Grandmaster - Edition limitée Steelbook DVD + Blu-Ray + 1 scéne inédite en 3D Active [Blu-ray] [Combo Blu-ray + DVD + Copie digitale - Édition boîtier SteelBook]
DVD ~ Tony Leung Chiu Wai
Proposé par HTEC
Prix : EUR 31,89

3 internautes sur 17 ont trouvé ce commentaire utile 
2.0 étoiles sur 5 Quand Wong Kar-Wai se rêve en Sergio Leone., 14 juillet 2013
Si ce réalisateur Hong-kongais avait pu nous faire toucher du doigt dans les années 90 le cinéma comme avec le satin des fées ou de toutes créatures lumineuses, il s'est depuis reconverti dans le textile synthétique et le rêve à la chaine.
Nos Années Sauvages, Chungking Express, Les Anges Déchues ou surtout le bien nommé Happy Together avaient été des petits bonheurs que l'on prend sous forme homéopathique ou alors comme drogues pour calmer nos chagrins et nos manques.

Depuis, les" In The Mood For Love" et autres "2046", ont semblé être des substituts plus ou moins revigorants.

Wong Kar-wai semble aujourd'hui bien essoufflé.
S'il n'a pas perdu de sa superbe et de son gout pour les moirés et autres revêtements muraux, le voici hélas à citer ses cinéastes favoris et pas des moindres pour édulcorer des histoires peu attractives.

Grandmaster aurait pu être un de ses fantasmes de cinéma. Tout ce que le cinéma asiatique ayant proposé depuis Tsui Hark comme cinéma Hong-Kongais régalant poussé à son paroxysme.

Non, The GrandMaster a la beauté de la neige sur les branche d'un arbre l'hiver qui disparait dès la moindre secousse.


Monstres Academy
Monstres Academy
DVD ~ Billy Crystal
Prix : EUR 9,99

12 internautes sur 20 ont trouvé ce commentaire utile 
2.0 étoiles sur 5 Carie movie, 13 juillet 2013
Ce commentaire fait référence à cette édition : Monstres Academy (DVD)
En laissant de côté le débat sur la magie envolée ou non des Studio Pixar, force est de reconnaitre que pourtant quelque chose semble s'être grippée dans la fascinante horlogerie de John Lasseter.

Cela fait bien depuis au moins 4 films, que tout ce qui faisait la marque de supériorité sur ses concurrents, s'est dilué, dispersé.

C'est alors en optant pour un retour avec l'un des joyaux de ses premières créations originales, que le studio maintenant sous la tutelle du doucereux Walt Disney, tente de reprendre les rennes de cette jadis suprématie en terme d'inventivité, de spectacle pur et défis technique.

Alors oui, côté animation et réalisation, c'est imparable tant tout ce qui nous ai montré est fluide, limpide... Mais en ce qui concerne l'histoire et son scénario, on ne peut pas dire que l'on retrouve la richesse et la folie de la première mouture.
Certes, ici, on retrouve les personnages sous forme d'ados où s'articule une intrigue avec tous les éléments à trait aux films de campus. Les sujets abordés, la petite philosophie et autres réflexions sont ici de l'ordre de la redite ou de l'anecdotique.
On rit rarement ou tout au plus quelques sourires.
Pour ce qui est de l'émotion et ce qui faisait aussi ce sel si particulier du premier, dans Monstres Academy, la mélancolie ou une quelconque réflexion sur l'enfance semble avoir bel et bien disparut.

Même si les personnages connus sont toujours eux attachants, il n'en est pas de même avec les nouveaux proposés. Juste une brochette de poncifs ou de side quicks vu et revus.
... Et puis Disney aidant, la saturation des couleurs vives et de cette ambiance générale de parc d'attraction, est dans ce film porté à son comble et fini de le recouvrir entièrement, de le confire.

Trop de sucre et pas assez de poivre.


Aucun titre disponible

19 internautes sur 38 ont trouvé ce commentaire utile 
1.0 étoiles sur 5 World War... ZZZZZZZ, RRRRR, ZZZZZZZ, RRRR ZZZZZZZ, 6 juillet 2013
Le thème du zombie, autre grande figure du cinéma fantastique avec le vampire et qui depuis Jacques Tourneur, s'est décliné en différentes variations.
Mais c'est avec George A. Romero et son premier film sur le sujet, La Nuit Des Mort Vivant en 1968 puis Zombie, pile dix ans plus tard, que ce monstre aussi bien effrayant que pathétique a pris une ampleur inédite. Autant le vampire au cinéma s'est inspiré surtout du Dracula de Bram Stoker comme d'un personnage personnifiant l'élégance et le charisme, autant avec le zombie, les auteurs en tout genre le préfère désormais dans un discours plus global, social et politique.
Le zombie tel qu'on le connait depuis trente ans au cinéma est devenu le produit de nos erreurs. Il est la récompense de ce que nous avons semé.

Pour revenir à George A. Romero qui dépoussiéra le mythe en l'utilisant presque comme prétexte pour exprimer des revendications, il utilisa le zombie et le film d'horreur pour devenir à chaque nouvel opus ( 5 en tout), des constats.
Le zombie, cet être sans conscience, au regard vitreux, à la démarche mécanique et mué par une intention, répétitive, primaire, sans fin: se nourrir. Un des miroirs les plus effrayants qui nous est été tendu.
La société de consommation et son endoctrinement insidieux, ces visions d'individus exprimant les mêmes désirs, se comportant tous de la même façon avec les mêmes gestes, les mêmes attitudes, la passivité acceptée comme meilleur solution, etc... Pour exprimer tout cela, le zombie peut l'évoquer sans froisser ou choquer.

Il y a là alors pour les scénaristes d'infinies possibilités pour (ré)inventer des histoires sur notre monde à l'agonie.
La série tévé The Walking Dead à ce titre, en est une réussite éclatante.

Alors comme à Hollywood tout peut servir à faire de l'argent et que tout se recycle et dans une période où la crise n'est pas forcément que sociale et financière mais aussi dans les cerveaux de ceux qui ne voit plus le cinéma que comme un produit que l'on vend sur des étagères, voilà, le zombie à enfin son gros blockbuster qui fait pleins de bruit et qui ressemble à une démo de jeux vidéo.

... Si pour ces majors, le zombie n'est pas forcément vecteur de réflexions diverses sur notre état, il peut surement en attendant se contenter d'être une attraction de plus.
Récemment, on a pu voir le film Warm Bodie. Après le succès des Twillight, certains ont imaginé retenter la même recette avec cette fois-ci des zombies. Pourquoi pas... Bien tenté mais gamelle en salle.
On a échappé du coup à la romance d'une momie et d'une cruche ou d'un loup garou avec une dinde.
A défaut de créer, d'inventer, d'étonner, on préfère rassurer. Comme des gâteaux industriels, les mêmes moules.

Alors aujourd'hui, avec WWZ, on franchit un cape supplémentaire, voici Le Film De Zombie mais... Familial. Pour petit et grand, mamie, tonton et Jean-Jean.

On imagine une charte à l'orée du projet où des pontes ont exiger précisément; pas une goute de sang, si un zombie mord, c'est uniquement aux poignet, des zombies oui, mais le plus souvent vu de loin, pas de morts montrés explicitement. Il faut au moins une scène avec une famille autour d'un petit dèj où la mère fait des gaufres ou des pankakes avec des oeufs brouillés, un des deux enfants du héros asthmatique qui forcément va perdre son "pshiit pshiit" à un moment un peu chaud du film ... Et avec surtout comme message en boucle, la famille. La Famille, la Famille, la Famille.

On savait depuis longtemps que la plus part des films produits à Hollywood sont en fait des alibis pour faire avancer les révolutions en terme d'effet spéciaux.
Le film de Marc Forster en est un bel exemple.
Il y a avait ces trois quatre scènes vues dans les bandes annonces où on voyait des images à la beauté sidérante. Des tableaux représentant des visions de fin du monde, d'apocalypse. Des magmas humains ou des corps s'enchevêtrant et qui se déversaient, qui se répandaient. Visions certes bibliques, représentations fortes pour exprimer de façon définitive l'horreur implacable du zombie.
La magie traitresse des bandes annonces qui appellent au sucre et qui nous pousseront toujours dans le même sens.
Les bandes annonces, servent à ça, des asticots sur des cannes à pêche.

Tiré d'un roman ou non, le résultat final en tant que film est juste lamentable tant la vacuité, l'insignifiance des enjeux ne permettent pas de créer une force suffisante qui nous ferait croire un temps soit peu à ce qui se déroule sous la houlette d'un Brad Pitt qui semble lui aussi autant dépité que nous.
Des tableaux splendides où le cauchemar devient oeuvres d'art certes mais desservi par un scénario complètement idiot et anémique.

Avec Oblivion, After Earth ou ce film-ci, on est dans une tendance marquée cinéma 60-70, époque où la SF au cinéma n'ayant pas les possibilités techniques qui aujourd'hui semblent infinie, déployaient à contrario des trésors de trouvailles .
Aujourd'hui, on nous colmate des brèches d'inspiration immenses avec du placo informatique.
WWZ en état se contente Juste d'être un assemblage navrant de références compactées qui vont de 24h chrono en passant par Jason Bourne et 28 jours plus tard.
Avec sa trame si squelettique, le film est obligé de balancer la sauce dès les premières cinq minutes. Mais chassez le naturel, il revient au galop. Dès que l'action et le spectaculaire se mettent sur pose pour des tentatives d'expositions laborieuses d'enjeux avec la même expression tout le long de Brad Pitt ( sorte de mine contrite déjà expérimentée dans la pub Channel), qui doit réfléchir à comment sauver le monde, recharger la batterie de son téléphone, aller faire pipi, penser à résilier vue la teneur des évènements mondiaux, l'abonnement du câble... C'est l'ennuie intersidéral qui s'installe.
On sent que le film n'arrive pas à gérer son aspect "pleins les mirettes" avec un quelconque message évoqué pour l'occasion.
Il n'y a aucun point de vue ou d'angles adoptés qui permettrait de se projeter ou d'avoir de l'empathie pour l'un de ses protagonistes. On oublie de traiter le facteur humain avec ces pertes, ces morts.
On assène un même point global qui consiste à dire que lorsque l'on est contaminé, on doit mourir et c'est fini. Tous ces infectés sont des ennemis, point.
Tous les personnages du film dont Brad Pitt qui malgré ses déplacements multiples et variés (Voitures, hélicoptère, avion, vélo, à pied aussi, bien sur), semblent tous éteints, passifs. Il faut dire que le scénario ne permet pas vraiment à ce que l'on s'attarde sur tel ou tel.
Le plus bel exemple avec le personnage de la femme du protagoniste que l'on va laisser en pleine mer avec comme unique occupation, d'aller à la cafétéria du bateau ou d'essayer de passer des coups de fils à son mari qui ne répond jamais. Pour l'actrice concernée, le rôle de sa vie en somme.

Une certitude, le zombie est incompatible avec le grand capital.
Remarque sur ce commentaire Remarques sur ce commentaire (3) | Permalien | Remarque la plus récente : Jul 17, 2013 2:00 AM MEST


Maniac
Maniac
DVD ~ Elijah Wood
Prix : EUR 9,04

3 internautes sur 6 ont trouvé ce commentaire utile 
2.0 étoiles sur 5 Copycat, 5 juillet 2013
Ce commentaire fait référence à cette édition : Maniac (DVD)
Difficile de comprendre ce qui pousse Alexandre Aja à vouloir s'emparer de classique de l'horreur comme La Colline à des yeux ou ici, le bien nommé Maniac.
A moins que...
Certes, son gout prononcé pour le cinéma de genre issue des 70's où s'exprimaient des cinéastes inventifs et passionnés, l'a amené à pouvoir re créer comme on clonerait des dinosaures, des films ersatz. Arrivant pile aussi dans un créneau actuel où les studios Américains font l'inventaire des films ayant marqué le genre. Un réalisateur jeune et Français qui justement adore ce cinéma là, cela ne se refuse pas.
Cette passion pour le gore, le cinéma bis, graphique, malsain et radical, il l'avait avec beaucoup de talent et d'hommage retranscrit dans son premier long, Haute Tension. En effet, il s'agissait d' une belle petite surprise apparut dans un paysage cinématographique Français dans ce domaine assez terne. C'était Besson qui l'avait produit. Petit budget mais belle énergie. Hélas, ce fût aussi un bide.

Sa téléportation au States lui a sans doute donner des ailes mais en même temps des semelles de plomb.
La démarche d'Alexandre Aja à la base est très louable en essayant de retrouver l'essence de tous ces films 70's et 80's.
... Mais leur point commun étant avant tout, le manque de temps, d'argent. Les auteurs devaient redoubler d'invention et de créativité pour mener à bien les tournages.
Alexandre Aja est talentueux et aussi fils de.
Si son envie de faire des films s'est concrétisée, il est fort à parier qu'il ne s'est sans doute jamais poser la question sur le long terme. A savoir, "qu'est ce que j'ai envie de raconter, de dire".
Ses films sont montés avec des moyens. Les productions sont léchées, les images sont belles. L'emballage est cossu.

Voilà donc 5 films maintenant qu'Aja se perd surtout dans ses effets d'épates et de redites. Ce jeune surdoué de la caméra est en effet à l'aise (peut être trop) avec l'outil et la technique mais commet toujours autant les mêmes erreurs, n'avance pas, ne surprend pas.

Maniac, l'original est un film unique comme l'est Massacre à La tronçonneuse, Henry, Portrait d'un Serial Killer ou La Colline à Des Yeux. Des films qui dans leur époque exprimaient cette société du moment.
Ici, à part montrer quelques tentes sur les trottoirs, des quartiers sinistrés par la crise, le film semble flotter entre l'uchronie et notre monde réel.
Ce remake hésite également entre l'hommage servile avec sa B.O hyper connoté 80 (les synthés très "Carpenter"), son gore crade façon cinéma Italien et encore d'autres références et clins d'oeils pour faire plaisir à un public cinéphile et référencé ( comme le morceau "Good Bye Horses", célèbre chanson cold wave entendue dans le Silence des Agneaux).
Voilà, le film se perd ainsi dans tout un tas de petites afféteries qui diluent les intentions souhaitées à la base, soit être comme à l'instar de son modèle; Brut, sans consession, viscéral.

Le choix d'Elijah Wood n'était pas une mauvaise idée en soit. C'est même par rapport au personnage joué par Joe Spinnel, un pari audacieux qui aurait pu être payant et totalement effrayant. Mais encore une fois, en dressant le portrait psychologique du tueur (naissance du mal, traumatisme etc) en même temps que de nous le présenter en caméra subjective pour faire partager ses méfaits, rend caduque le concept même de cette mise en scène qui devient un artifice de plus.
Autant dire qu'au final, cette nouvelle version n'est pas plus effrayante que dérangeante. Ce n'est pas non plus avec le zèle mis dans les scènes de meurtres particulièrement sauvages, qu'on est terrorisé pour autant. Souvent trop éclairées ou trop longues, ces passages laborieux n'apportent pas grand chose si ce n'est le contentement des maquilleurs ou des infographistes.

On est bien loin en tout cas de ce cinéma de l'audace et de la terreur pure.


After Earth [Blu-ray]
After Earth [Blu-ray]
DVD ~ Jaden Smith
Prix : EUR 10,64

7 internautes sur 28 ont trouvé ce commentaire utile 
1.0 étoiles sur 5 After Eight, le chocolat noir tout fin à la menthe fraiche., 30 juin 2013
Ce commentaire fait référence à cette édition : After Earth [Blu-ray] (Blu-ray)
Il n'y a vraiment pas grand chose à tirer de ce film dont le nom du réalisateur jadis s'illustrant dans des oeuvres habitées, pleines et fortes, n'apparait qu'à la fin en tant que faiseur de cette triste commande.
De l'aspect artistique au scénario en passant par la distribution, rien ne semble avoir inspiré Night Shyamalan.

Difficile de comprendre ou d'adhérer à cette histoire de valeur patriarcale "tu seras un homme mon fils" malaxée avec cette famille d'acteur, de philosophie new age totalement ringarde, d'effets spéciaux souvent moyens et de directions artistiques hideuses.

After Earth, fable en vase clos à la chlorophylle.


Man of Steel - Combo DVD + Blu-Ray + Copie Numérique [Blu-ray] [Combo Blu-ray + DVD + Copie digitale]
Man of Steel - Combo DVD + Blu-Ray + Copie Numérique [Blu-ray] [Combo Blu-ray + DVD + Copie digitale]
DVD ~ Henry Cavill
Proposé par DVDMAX
Prix : EUR 13,68

9 internautes sur 17 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 Kal-El, Clark Kent ou Superman ?, 23 juin 2013
Tout d'abord, il y a eu ces bandes annonces extrêmement alléchantes. Montage euphorisant entre puissance, mélancolie et réjouissance bédéphile.
Et puis, pour tous ceux qui avaient adoré et célébré le point de vue de Christopher Nolan et ce qu'il avait accompli comme travail de révisionniste sur Batman, il y avait sans doute ce souhait de voir un Superman délivré de ses oripeaux kitchs.

Bref, Le plus célèbre et emblématique des super héros Américain aux couleur du drapeau revisité par ce chantre du sérieux paraissait être une idée à caution.
Dans le rôle de producteur cette fois-ci et le choix porté sur Zack Snyder comme réalisateur, une association qui apparaît à première vue plutôt paradoxale, étonnante.

Au vue du résultat final, on peut résumé cette combinaison, cette addition par égal zéro.

Les ultras de Nolan se sont attendu à découvrir un mix entre un cinéma à la Malick, un pensum pétrie de réflexions métaphysiques sur un dieu perdu parmi les hommes... Qu'il suffisait de foncer le costume du super héros et de lui enlever son slip pour obtenir le stickers "sombre"... (Quelle idée ridicule et surtout hypocrite).
Sauf qu'avec un film de cette envergure qui doit être vendu dans le monde entier, les studios ne souhaite pas vraiment que l'on leur ponde juste un "truc" à la Tarkovsky. D'où surement la présence du réalisateur de 300. Mais là encore, Snyder n'est pas non plus Michael Bay.

Man Of Steel en état, est une oeuvre hybride, hésitante, généreuse, malmenée, tiraillée par plusieurs envies, plusieurs ambitions et plusieurs sensibilités.
C'est ce qui le rend tout compte fait extrêmement attachant. Au détour de scènes obligées et exponentielles (l'aspect spectaculaire et en roue libre du film), un plan, une scène, une idée viennent nous cueillir, nous émouvoir comme on aurait jamais oser l'espérer.

Dans un fatras d'incohérences et de ressorts scénaristiques nébuleux, il y a encore ces visions superbes, inspirées et étranges avec un parti pris jusqu'au boutiste dans la recherche de certains costumes, accessoires ou décors. Le film est d'une richesse artistique assez inédite qui rappelle ces esprits passionnés qui avaient oeuvré et imaginé la part artistique des Star Wars ou Dune.

Man Of Steel, c'est un énorme coffre remplie à ras bord de jouets mais aussi de vieilles photos. Des visages familiers et les souvenirs qui vont avec.
Encore une fois, ce rejeton du film originel de Richard Donner n'est pas un objets froid, juste une grosse machine cynique. Kevin Costner, Diane Lane quand bien même ne sont aidé par certains de leurs dialogues ou situations parviennent à insuffler de la grâce.

L'acteur Henry Cavill est une bonne surprise. Si Christopher Reeves était avant tout un Superman humain et empathique, ce Superman tente de mettre plus en évidence l'aspect extra-terrestre donc forcément plus froid et distancié vis à vis des humains qu'il côtoie.
Il est surtout Superman ou Khal-El tout au long du film. C'est en chaussant sa paire de lunettes à la toute fin du film, qu'il devient enfin Clark Kent et donc vraiment humain.

On regrette par contre la façon dont est exploité le personnage de Zod. Les promesses au début du film ne sont pas tenues. Ce méchant tragique animé par la colère, la rage et la revanche rappellerait presque ces méchants des tragédies Shakespeariennes. Mais hélas, il faut avouer que là encore, les acteurs ne sont pas forcément aidé par leurs dialogues.

Si on pouvait comprendre l'intérêt porté pat Nolan de s'emparer de Batman comme moyen de parler de notre société actuelle, on a plus de mal à comprendre la même motivation concernant Superman et ce qui ici dans le film en ressort. Mis à part les raisonnances Christiques et les symboles à répétitions qui encombrent le film, les êtres humains dans cette histoires sont des fourmis qui passent leur temps à fuirent les explosions ou à disparaître dans des effondrements de gratte ciels. Il ne semble n'y avoir que les militaires comme représentation de défiance et d'obstination face au danger.

Superman et sa candeur parait désuet et premier degrés aujourd'hui quand on le compare à ces cousins Marvel. Iron Man, Spider man ou Thor nous sont proposés dans des films légers et fun dans des univers en vase clos.
C'est pour cela que le personnage de Joe Shuster et Jerry Siegel est toujours finalement passionnant. En le ré activant aujourd'hui, dans ce monde actuel aussi épouvantable soit-il, il apparait beaucoup plus pertinent dans ce qu'il pourra amener pour le futur de cette franchise que les Avengers et le reste de l'écurie Marvel qui à côté apparaissent curieusement datés et sans véritable but.
Remarque sur ce commentaire Remarques sur ce commentaire (21) | Permalien | Remarque la plus récente : Jun 30, 2013 3:48 PM MEST


Star Trek Into Darkness [Édition limitée]
Star Trek Into Darkness [Édition limitée]
DVD ~ Chris Pine

19 internautes sur 82 ont trouvé ce commentaire utile 
2.0 étoiles sur 5 Espace clos., 15 juin 2013
Ce commentaire fait référence à cette édition : Star Trek Into Darkness [Édition limitée] (Blu-ray)
J.J Abraham c'est la réussite éclatante de l'opportunisme ou de comment faire passer des série B pour des oeuvres d'art et d'essai.
En totale adéquation avec son temps où les grands studios exigent désormais des films formatés pour être rendables avant d'avoir été vendu. Du clé en main, du pré-digéré.

Derrière ses lunettes de geek et ses allures candides à la Ron Howard, le créateur d' Alias et de Lost et futur réalisateur des prochains Star Wars, se fait la main sur cet autre standard d'abord télévisé puis cinématographique que l'on connait avec ses diverses fortunes.
Star Trek à toujours été perçu comme le pendant un peu ch*** des Star Wars. Autant la création de Lucas était à la base un composite de tout un tas d'influence n'ayant aucun rapport avec de la science fiction pure et dure, autant Star Trek, dès ses début se voulait, se souhaitait comme un must en terme d'appareillage, technologie, futurisme, monde exotique et autre bestiaire extra-terrestre.
Deux visions très opposées.
Star Wars rentra directement dans l'inconscient collectif mondial dès 1977 et durablement pour qu'aujourd'hui même après quasiment 40 ans d'existence, on veuille encore se plonger dedans à grand coup de millions de dollars.
Star trek n'a jamais vraiment dépassé un engouement d'abord Américain puis un peu Anglais. En tout cas, pas le raz de marée mondial tel que la connu son cousin éloigné.

Star Trek dès lors pourrait s'appréhender comme un objet plus snob, plus culte. Parce que jugé plus complexe avec des enjeux protéiformes et des personnages plus profonds alors que dans Star wars, c'est le bien et le mal avec des héros évidents et attachants, un méchant ultra charismatique et surtout Chewbacca (c'est personnel).

Raviver la franchise Star Trek il y a 4 ans alors que les derniers films pour le cinéma finissaient de ressembler à Objectif Nul, correspond plus à un calcul stratégique qu'à vouloir faire plaisir à ces quelques fans de conventions. Il n'y a qu'a regarder pour comprendre. On aura beau nous dire que tout est respectueusement remis à sa place, costume, bruitage, référence et autre, non, ces deux nouveaux Star Trek respirent le toc.

Ce deuxième opus se veut comme une mise en bouche de ce que nous proposera sans doute Abraham pour ses Star Wars. On est sidéré par le nombre d'emprunt à la saga de Lucas. Pas une scène qui ne rappelle un épisode des deux trilogies. Bien sur tout cela est gonflé à l'aide d'effets spéciaux derniers cris, de gigantisme, de toujours plus.
Le scénario lui, tient en deux pages avec des enjeux de série télé cheap qui sont sensés nous captiver.
J.J Abraham vient donc de la télévision et cela se voit toujours autant et se n'est pas ses petites esbroufes visuelles qui pourront masquer la pauvreté de sa réalisation. Telles par exemple que ces scènes de dialogues où l'auteur du mauvais Super 8 ne semble connaitre que les champs contre champs avec à chaque fois une pose d'une seconde sur les visages des personnages pour marquer la surprise et autre émotions, digne de ses soaps des années 80.

Malgré des explosions et autres pétarades toutes les 5 minutes, on se sent terriblement serrés dans ce film. Tout parait étroit et bas.
Star Trek Into Darkness est un film sans enjeux, sans souffle, où son personnage de méchant est totalement gâché faute d'une écriture dans les dialogues, indigente.
Reste le spectacle de certains plans de vaisseaux, de décors mais qui sont ici surtout du au talent d' ILM.
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