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Contenu rédigé par HuberTouzot
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Commentaires écrits par
HuberTouzot "hubert" (france)

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Yves Saint Laurent
Yves Saint Laurent
DVD ~ Pierre Niney
Prix : EUR 9,10

2.0 étoiles sur 5 Défilé d'ombres., 28 mars 2015
Ce commentaire fait référence à cette édition : Yves Saint Laurent (DVD)
Si l'on a jamais regardé le magnifique documentaire de Pierre Thoretton "L'Amour Fou"dont le film ici reprend toute la trame sans vergogne ou même encore lu le livre d' Alicia Drake " Beautiful People", peut être alors trouvera t'on un intérêt relatif au premier film de Jalil Lespert.

Aussi pédagogique dans sa forme avec cette facture de téléfilm de luxe de France 2, ce premier film sorti en salle consacré au plus célèbres des couturiers Français, s'évertue à empiler sagement les différents épisodes clés de la vie et carrière de Saint Laurent.
Les évènements se suivent et sont égrenés dans une cadence métronomique.

Tout est en ordre, rangé dans des tiroirs et des compartiments et rien ne dépasse.

Pierre Niney singe plus ce génie de la mode qu'il ne le fait réellement existé une deuxième fois. Il ne réinvente pas Saint Laurent. Il ne cherche pas à se l'approprier. Il se contente juste de restituer des motifs et de ce que l'on connait de cet homme au travers des images Télé ou autre.
Certes, il y a la voix, les manières, les attitudes, les gestes mais cela ne procure rien d'autre que le contentement du spectateur éblouis par l'imitation d'un perroquet.

Yves Saint Laurent n'offre aucune possibilité de rêver ou de s 'abandonner. On reste à distance de ce ballet d'ombre.


Saint Laurent
Saint Laurent
DVD ~ Gaspard Ulliel
Prix : EUR 19,99

3 internautes sur 3 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 Swan., 15 février 2015
Ce commentaire fait référence à cette édition : Saint Laurent (DVD)
L'angle que choisit Bonello pour aborder "son" Saint Laurent est forcément plus casse gueule. En essayant de pénétrer la psyché du couturier, le réalisateur de L'Apollonide s'évite ainsi tout l'aspect biographique et distant vis à vis des personnages.
Là, on est dans la tête du génie névrosé et c'est donc de son point de vue que l'on traverse ce film si organique.
On est dans les 70's, soit la plus riche des décennies en événement et en créativité. C'est aussi une période ou le fameux trio sex drogue et rock n roll n'a jamais aussi bien été représenté.
L'autre idée géniale du film est de ne pas tenir compte d'une quelconque chronologie. Dans la deuxième partie du film, on fait des allers retours permanent entre les derniers jours de Saint Laurent, et les années fastes. Belle façon élégante de signifier que Saint Laurent et son oeuvre perdurera longtemps après sa disparition.
Dans ce film où tout se ressent, Saint Laurent est une créature cruelle, fragile et qui semble toujours perdue. Le casting est audacieux et ne se contente pas de singer des personnalités réelles.
D'une élégance tenue jusqu'au bout, Saint Laurent est Le film ayant su capter l'âme d'une époque, son énergie vénéneuse et puissante.
On ne sera jamais vraiment qui était Saint Laurent derrière ses robes, ses tissus, ses soirées, ses amants. Il était le héros d'un roman, son histoire. Un être de papier qui grâce à Pierre Bergé pu devenir l'un des plus grand couturier de l'histoire de la mode.


Insidious : Chapitre 2 [DVD + Copie digitale]
Insidious : Chapitre 2 [DVD + Copie digitale]
DVD ~ Patrick Wilson
Prix : EUR 9,99

5 internautes sur 9 ont trouvé ce commentaire utile 
3.0 étoiles sur 5 BOUH !!, 5 octobre 2013
Ce commentaire fait référence à cette édition : Insidious : Chapitre 2 [DVD + Copie digitale] (DVD)
Avec ce deuxième opus, Le réalisateur de The Conjuring prend le pari que ses spectateurs sont intelligents, cultivés, ludiques et qu'ils savent suivre.

Il s'agit là d'une suite directe qui se regarde donc comme un autre chapitre d'une histoire extensible à l'infini, celle d'une nouvelle mythologie que son auteur à su créer de toute pièce en rassemblant mainte influences. James Wan semble aimer ainsi presser jusqu'au bout des idées qu'il développe de film en film. Sans doute gros fan de Carpenter et de Spielberg et d'une ribambelle de réalisateurs Italiens allant de Bava à Argento ou de Fulci à Avati.
Il suit en tout cas son chemin et ses convictions sans se soucier des modes. Il peut se le permettre car chacun de ses films montés avec des petits budgets en rapporte le quintuple à travers le monde.
Le créateur de l'univers de Saw sait parfaitement réutiliser des motifs et des univers que l'on croyait éteints. Il n'a pas peur par exemple de plonger dans un néo-baroque puis de sauter en pleins gothique pour par exemple ici dans Insidious 2 venir se servir copieusement en référence Depalmesque.

Rien n'effraie ce jeune réalisateur et tout se tient car il a retenue une règle essentielle en ce qui concerne le cinéma d'horreur ou fantastique; Toujours croire à ce que l'on raconte.
C'est donc là la grande différence entre son cinéma et le reste de ce qui nous est proposé en ce domaine, il n'y a pas de cynisme dans ses films ni de seconds degrés.

Sans doute moins abouti dans sa forme et son déroulement, on se plait néanmoins à aller de scènes en scènes comme pour la visite d'une maison hantée de parc d'attraction.
Il y a un plaisir indéniable de cinéma à savourer comment les idées sont utilisées dans un scénario à tiroir qui regorge de surprises.

Si The Conjuring restera sans doute comme son film de genre le plus abouti, Insidious 2 fait figure lui de bonus collector.


Conjuring : les dossiers Warren [DVD + Copie digitale]
Conjuring : les dossiers Warren [DVD + Copie digitale]
DVD ~ Vera Farmiga
Prix : EUR 9,10

11 internautes sur 15 ont trouvé ce commentaire utile 
4.0 étoiles sur 5 Copie conforme., 24 août 2013
Ce commentaire fait référence à cette édition : Conjuring : les dossiers Warren [DVD + Copie digitale] (DVD)
A la manière d'un Tarantino, James Wan fait des films en citant sans complexe tout ce qui lui a sans doute donner le gout pour faire du cinéma.
Pour Saw, le premier du nom, et tout en créant un genre en soit, Le Torture Porn Movie, James Wan égrenait autant de références empruntées à ses pères Transalpin comme Dario Argento, Lucio Fulci, Mario Bava...

Insidious quand à lui, reprenait sans vergogne Poltergeist qui lui même se référençait déjà de La Maison Du Diable de Robert Wise, grand film de maison hantée où la peur était sculptée dans la suggestion.
On peut dire que ce jeune réalisateur talentueux connait ses classiques et sait les utiliser pour mieux les ré interpréter, les réinventer.

Avec Conjuring, c'est Amityville et surtout L' Exorciste qui servent ici de référence, de modèle et de moule.

En optant alors pour un traitement à contre courant des figures imposées actuellement où violence crue et scènes graphiques inondent le moindre centimètre de pellicule, le réalisateur de Dead Silence préfère s'essayer au pur travail de mise en scène. A ce titre, Conjuring peut se prétendre être un modèle du genre tant son décor principal; la maison est utilisée comme un personnage à part entière. En ayant très peu recours aux effets faciles tel que les "jump scare" ou autres effets spectaculaires, tout réside ici à rendre l'atmosphère du film très rapidement immersive pour que le spectateur se sentent réellement dans la maison également. Ce sont les nombreux plans séquences qui permettent cette empathie et crée ainsi l'angoisse.

S'appuyant également sur un casting solide, le film même s'il n'échappe pas aux facilité d'usage ou encore une fois à des références trop lourdes se montre jusqu'au bout toujours honnête et franc.
Ne cédant jamais à l'ironie facile et tout comme en essayant d'être une sorte d'ultime film de genre, généreux et appliqué, Conjuring apparait à ce jour comme un digne rejeton de ses illustres ainées.


Pacific Rim - DVD + DIGITAL Ultraviolet
Pacific Rim - DVD + DIGITAL Ultraviolet
DVD ~ Charlie Hunnam
Prix : EUR 8,59

13 internautes sur 92 ont trouvé ce commentaire utile 
1.0 étoiles sur 5 Monstrueusement nul., 18 juillet 2013
Ce commentaire fait référence à cette édition : Pacific Rim - DVD + DIGITAL Ultraviolet (DVD)
Rendre hommage aux animes Japonais et leur robots géants qui se bastonne en écrasant des buildings, pourquoi pas. Mélanger le concept avec un autre hyper populaire au Japon qui est celui des gloumoutes géantes qui adorent aussi écrabouiller des immeubles ou des villes entières et plus et affinités, c'est encore mieux... Maintenant, étant donner qu'il s'agit là d'un film de plus de deux heures, produit pour un public planétaire, il aurait été préférable d'avoir imaginer une histoire qui tiennent un temps soit peu la route.
Pacific Rim ambitionne d'effacer des mémoires les Transformers de Michael Bay avec une intrigue de San Ku Kai et des personnages à l'avenant. Certains diront que tout cela se tient puisque les précédents films dont s'inspire celui-là fonctionnent sur des schémas binaires où ce sont les combats de catch entre mastodontes qui prévalent.
200 millions de dollars de budget plus tard, on assiste à ce que le cinéma de divertissement à pu pondre de plus catastrophique, de plus idiot, de plus paresseux et de plus mal fichu depuis des lustres.

Guillermo Del Toro jusqu'à présent possédait une image plutôt hype. Une certaine indépendance frondeuse lui avait permit de concevoir des films assez personnels, originaux, mal fichus mais poétiques. Son amour pour le bizarre, les monstres et un certains cinéma bis avait une force suffisante pour ne pas être écrasé par des obligations contractuelles des grands studios.
En même temps, la plus part de ses films se sont ramassés au box office. L'estime que l'on lui porte vient essentiellement de cette patine mélancolique reconnaissable sur toutes ses oeuvres.

Pacific Rim, sorte de commande dorée en trompe l'oeil qu'il ne pouvait refuser l'a finalement piégée. Sorti de ses tics habituels, le réalisateur Mexicain parait bien incapable de donner réellement vie et souffle à ce qu'il filme. Les scènes d'exposition sont épouvantables dans leur clichés et leurs lieux communs. Ayant un mal fou à faire cohabité scènes d'action avec autres moments intimistes en créant de l'émotion ou de l'empathie, à aucun moment les robots ou les monstres paraissent crédibles.
Le résultat global est lent, lourd, laborieux et creux. Jamais le scénario ne va tenter de vouloir nous surprendre, nous étonner. Ces histoires de brèches tridimensionnelles, de monstres colonisateurs, de courages, d'esprit de famille, de technologie, de fin du monde et de professeur Tournesol avec leurs explications Pif Gadget" ne vont rendre ce film cohérent et immersif.

Pour ce qui est des combats et des scènes de baston entre Kaijus et (Mike) Jaegers, elles sont finalement assez rares et pas très passionnantes. Il y a certes ici et là quelques plans et des moments inspirés mais tout est noyé dans une réalisation qui semble peser le poids de ces géants de fer.

Et même si ce navet s'adressait à des enfants, ces derniers préféraient jouer avec leur jouets dans leur baignoire ou dans leur chambre plutôt que d'assister à la même chose sans pouvoir y participer pour autant.
Remarque sur ce commentaire Remarques sur ce commentaire (8) | Permalien | Remarque la plus récente : Nov 2, 2013 10:55 PM CET


The Grandmaster - Edition limitée Steelbook DVD + Blu-Ray + 1 scéne inédite en 3D Active [Blu-ray] [Combo Blu-ray + DVD + Copie digitale - Édition boîtier SteelBook]
The Grandmaster - Edition limitée Steelbook DVD + Blu-Ray + 1 scéne inédite en 3D Active [Blu-ray] [Combo Blu-ray + DVD + Copie digitale - Édition boîtier SteelBook]
DVD ~ Tony Leung Chiu Wai

3 internautes sur 17 ont trouvé ce commentaire utile 
2.0 étoiles sur 5 Quand Wong Kar-Wai se rêve en Sergio Leone., 14 juillet 2013
Si ce réalisateur Hong-kongais avait pu nous faire toucher du doigt dans les années 90 le cinéma comme avec le satin des fées ou de toutes créatures lumineuses, il s'est depuis reconverti dans le textile synthétique et le rêve à la chaine.
Nos Années Sauvages, Chungking Express, Les Anges Déchues ou surtout le bien nommé Happy Together avaient été des petits bonheurs que l'on prend sous forme homéopathique ou alors comme drogues pour calmer nos chagrins et nos manques.

Depuis, les" In The Mood For Love" et autres "2046", ont semblé être des substituts plus ou moins revigorants.

Wong Kar-wai semble aujourd'hui bien essoufflé.
S'il n'a pas perdu de sa superbe et de son gout pour les moirés et autres revêtements muraux, le voici hélas à citer ses cinéastes favoris et pas des moindres pour édulcorer des histoires peu attractives.

Grandmaster aurait pu être un de ses fantasmes de cinéma. Tout ce que le cinéma asiatique ayant proposé depuis Tsui Hark comme cinéma Hong-Kongais régalant poussé à son paroxysme.

Non, The GrandMaster a la beauté de la neige sur les branche d'un arbre l'hiver qui disparait dès la moindre secousse.


Monstres Academy
Monstres Academy
DVD ~ Alfred Molina
Prix : EUR 12,35

12 internautes sur 20 ont trouvé ce commentaire utile 
2.0 étoiles sur 5 Carie movie, 13 juillet 2013
Ce commentaire fait référence à cette édition : Monstres Academy (DVD)
En laissant de côté le débat sur la magie envolée ou non des Studio Pixar, force est de reconnaitre que pourtant quelque chose semble s'être grippée dans la fascinante horlogerie de John Lasseter.

Cela fait bien depuis au moins 4 films, que tout ce qui faisait la marque de supériorité sur ses concurrents, s'est dilué, dispersé.

C'est alors en optant pour un retour avec l'un des joyaux de ses premières créations originales, que le studio maintenant sous la tutelle du doucereux Walt Disney, tente de reprendre les rennes de cette jadis suprématie en terme d'inventivité, de spectacle pur et défis technique.

Alors oui, côté animation et réalisation, c'est imparable tant tout ce qui nous ai montré est fluide, limpide... Mais en ce qui concerne l'histoire et son scénario, on ne peut pas dire que l'on retrouve la richesse et la folie de la première mouture.
Certes, ici, on retrouve les personnages sous forme d'ados où s'articule une intrigue avec tous les éléments à trait aux films de campus. Les sujets abordés, la petite philosophie et autres réflexions sont ici de l'ordre de la redite ou de l'anecdotique.
On rit rarement ou tout au plus quelques sourires.
Pour ce qui est de l'émotion et ce qui faisait aussi ce sel si particulier du premier, dans Monstres Academy, la mélancolie ou une quelconque réflexion sur l'enfance semble avoir bel et bien disparut.

Même si les personnages connus sont toujours eux attachants, il n'en est pas de même avec les nouveaux proposés. Juste une brochette de poncifs ou de side quicks vu et revus.
... Et puis Disney aidant, la saturation des couleurs vives et de cette ambiance générale de parc d'attraction, est dans ce film porté à son comble et fini de le recouvrir entièrement, de le confire.

Trop de sucre et pas assez de poivre.


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19 internautes sur 38 ont trouvé ce commentaire utile 
1.0 étoiles sur 5 World War... ZZZZZZZ, RRRRR, ZZZZZZZ, RRRR ZZZZZZZ, 6 juillet 2013
Le thème du zombie, autre grande figure du cinéma fantastique avec le vampire et qui depuis Jacques Tourneur, s'est décliné en différentes variations.
Mais c'est avec George A. Romero et son premier film sur le sujet, La Nuit Des Mort Vivant en 1968 puis Zombie, pile dix ans plus tard, que ce monstre aussi bien effrayant que pathétique a pris une ampleur inédite. Autant le vampire au cinéma s'est inspiré surtout du Dracula de Bram Stoker comme d'un personnage personnifiant l'élégance et le charisme, autant avec le zombie, les auteurs en tout genre le préfère désormais dans un discours plus global, social et politique.
Le zombie tel qu'on le connait depuis trente ans au cinéma est devenu le produit de nos erreurs. Il est la récompense de ce que nous avons semé.

Pour revenir à George A. Romero qui dépoussiéra le mythe en l'utilisant presque comme prétexte pour exprimer des revendications, il utilisa le zombie et le film d'horreur pour devenir à chaque nouvel opus ( 5 en tout), des constats.
Le zombie, cet être sans conscience, au regard vitreux, à la démarche mécanique et mué par une intention, répétitive, primaire, sans fin: se nourrir. Un des miroirs les plus effrayants qui nous est été tendu.
La société de consommation et son endoctrinement insidieux, ces visions d'individus exprimant les mêmes désirs, se comportant tous de la même façon avec les mêmes gestes, les mêmes attitudes, la passivité acceptée comme meilleur solution, etc... Pour exprimer tout cela, le zombie peut l'évoquer sans froisser ou choquer.

Il y a là alors pour les scénaristes d'infinies possibilités pour (ré)inventer des histoires sur notre monde à l'agonie.
La série tévé The Walking Dead à ce titre, en est une réussite éclatante.

Alors comme à Hollywood tout peut servir à faire de l'argent et que tout se recycle et dans une période où la crise n'est pas forcément que sociale et financière mais aussi dans les cerveaux de ceux qui ne voit plus le cinéma que comme un produit que l'on vend sur des étagères, voilà, le zombie à enfin son gros blockbuster qui fait pleins de bruit et qui ressemble à une démo de jeux vidéo.

... Si pour ces majors, le zombie n'est pas forcément vecteur de réflexions diverses sur notre état, il peut surement en attendant se contenter d'être une attraction de plus.
Récemment, on a pu voir le film Warm Bodie. Après le succès des Twillight, certains ont imaginé retenter la même recette avec cette fois-ci des zombies. Pourquoi pas... Bien tenté mais gamelle en salle.
On a échappé du coup à la romance d'une momie et d'une cruche ou d'un loup garou avec une dinde.
A défaut de créer, d'inventer, d'étonner, on préfère rassurer. Comme des gâteaux industriels, les mêmes moules.

Alors aujourd'hui, avec WWZ, on franchit un cape supplémentaire, voici Le Film De Zombie mais... Familial. Pour petit et grand, mamie, tonton et Jean-Jean.

On imagine une charte à l'orée du projet où des pontes ont exiger précisément; pas une goute de sang, si un zombie mord, c'est uniquement aux poignet, des zombies oui, mais le plus souvent vu de loin, pas de morts montrés explicitement. Il faut au moins une scène avec une famille autour d'un petit dèj où la mère fait des gaufres ou des pankakes avec des oeufs brouillés, un des deux enfants du héros asthmatique qui forcément va perdre son "pshiit pshiit" à un moment un peu chaud du film ... Et avec surtout comme message en boucle, la famille. La Famille, la Famille, la Famille.

On savait depuis longtemps que la plus part des films produits à Hollywood sont en fait des alibis pour faire avancer les révolutions en terme d'effet spéciaux.
Le film de Marc Forster en est un bel exemple.
Il y a avait ces trois quatre scènes vues dans les bandes annonces où on voyait des images à la beauté sidérante. Des tableaux représentant des visions de fin du monde, d'apocalypse. Des magmas humains ou des corps s'enchevêtrant et qui se déversaient, qui se répandaient. Visions certes bibliques, représentations fortes pour exprimer de façon définitive l'horreur implacable du zombie.
La magie traitresse des bandes annonces qui appellent au sucre et qui nous pousseront toujours dans le même sens.
Les bandes annonces, servent à ça, des asticots sur des cannes à pêche.

Tiré d'un roman ou non, le résultat final en tant que film est juste lamentable tant la vacuité, l'insignifiance des enjeux ne permettent pas de créer une force suffisante qui nous ferait croire un temps soit peu à ce qui se déroule sous la houlette d'un Brad Pitt qui semble lui aussi autant dépité que nous.
Des tableaux splendides où le cauchemar devient oeuvres d'art certes mais desservi par un scénario complètement idiot et anémique.

Avec Oblivion, After Earth ou ce film-ci, on est dans une tendance marquée cinéma 60-70, époque où la SF au cinéma n'ayant pas les possibilités techniques qui aujourd'hui semblent infinie, déployaient à contrario des trésors de trouvailles .
Aujourd'hui, on nous colmate des brèches d'inspiration immenses avec du placo informatique.
WWZ en état se contente Juste d'être un assemblage navrant de références compactées qui vont de 24h chrono en passant par Jason Bourne et 28 jours plus tard.
Avec sa trame si squelettique, le film est obligé de balancer la sauce dès les premières cinq minutes. Mais chassez le naturel, il revient au galop. Dès que l'action et le spectaculaire se mettent sur pose pour des tentatives d'expositions laborieuses d'enjeux avec la même expression tout le long de Brad Pitt ( sorte de mine contrite déjà expérimentée dans la pub Channel), qui doit réfléchir à comment sauver le monde, recharger la batterie de son téléphone, aller faire pipi, penser à résilier vue la teneur des évènements mondiaux, l'abonnement du câble... C'est l'ennuie intersidéral qui s'installe.
On sent que le film n'arrive pas à gérer son aspect "pleins les mirettes" avec un quelconque message évoqué pour l'occasion.
Il n'y a aucun point de vue ou d'angles adoptés qui permettrait de se projeter ou d'avoir de l'empathie pour l'un de ses protagonistes. On oublie de traiter le facteur humain avec ces pertes, ces morts.
On assène un même point global qui consiste à dire que lorsque l'on est contaminé, on doit mourir et c'est fini. Tous ces infectés sont des ennemis, point.
Tous les personnages du film dont Brad Pitt qui malgré ses déplacements multiples et variés (Voitures, hélicoptère, avion, vélo, à pied aussi, bien sur), semblent tous éteints, passifs. Il faut dire que le scénario ne permet pas vraiment à ce que l'on s'attarde sur tel ou tel.
Le plus bel exemple avec le personnage de la femme du protagoniste que l'on va laisser en pleine mer avec comme unique occupation, d'aller à la cafétéria du bateau ou d'essayer de passer des coups de fils à son mari qui ne répond jamais. Pour l'actrice concernée, le rôle de sa vie en somme.

Une certitude, le zombie est incompatible avec le grand capital.
Remarque sur ce commentaire Remarques sur ce commentaire (3) | Permalien | Remarque la plus récente : Jul 17, 2013 2:00 AM MEST


Maniac
Maniac
DVD ~ Elijah Wood
Prix : EUR 8,82

3 internautes sur 6 ont trouvé ce commentaire utile 
2.0 étoiles sur 5 Copycat, 5 juillet 2013
Ce commentaire fait référence à cette édition : Maniac (DVD)
Difficile de comprendre ce qui pousse Alexandre Aja à vouloir s'emparer de classique de l'horreur comme La Colline à des yeux ou ici, le bien nommé Maniac.
A moins que...
Certes, son gout prononcé pour le cinéma de genre issue des 70's où s'exprimaient des cinéastes inventifs et passionnés, l'a amené à pouvoir re créer comme on clonerait des dinosaures, des films ersatz. Arrivant pile aussi dans un créneau actuel où les studios Américains font l'inventaire des films ayant marqué le genre. Un réalisateur jeune et Français qui justement adore ce cinéma là, cela ne se refuse pas.
Cette passion pour le gore, le cinéma bis, graphique, malsain et radical, il l'avait avec beaucoup de talent et d'hommage retranscrit dans son premier long, Haute Tension. En effet, il s'agissait d' une belle petite surprise apparut dans un paysage cinématographique Français dans ce domaine assez terne. C'était Besson qui l'avait produit. Petit budget mais belle énergie. Hélas, ce fût aussi un bide.

Sa téléportation au States lui a sans doute donner des ailes mais en même temps des semelles de plomb.
La démarche d'Alexandre Aja à la base est très louable en essayant de retrouver l'essence de tous ces films 70's et 80's.
... Mais leur point commun étant avant tout, le manque de temps, d'argent. Les auteurs devaient redoubler d'invention et de créativité pour mener à bien les tournages.
Alexandre Aja est talentueux et aussi fils de.
Si son envie de faire des films s'est concrétisée, il est fort à parier qu'il ne s'est sans doute jamais poser la question sur le long terme. A savoir, "qu'est ce que j'ai envie de raconter, de dire".
Ses films sont montés avec des moyens. Les productions sont léchées, les images sont belles. L'emballage est cossu.

Voilà donc 5 films maintenant qu'Aja se perd surtout dans ses effets d'épates et de redites. Ce jeune surdoué de la caméra est en effet à l'aise (peut être trop) avec l'outil et la technique mais commet toujours autant les mêmes erreurs, n'avance pas, ne surprend pas.

Maniac, l'original est un film unique comme l'est Massacre à La tronçonneuse, Henry, Portrait d'un Serial Killer ou La Colline à Des Yeux. Des films qui dans leur époque exprimaient cette société du moment.
Ici, à part montrer quelques tentes sur les trottoirs, des quartiers sinistrés par la crise, le film semble flotter entre l'uchronie et notre monde réel.
Ce remake hésite également entre l'hommage servile avec sa B.O hyper connoté 80 (les synthés très "Carpenter"), son gore crade façon cinéma Italien et encore d'autres références et clins d'oeils pour faire plaisir à un public cinéphile et référencé ( comme le morceau "Good Bye Horses", célèbre chanson cold wave entendue dans le Silence des Agneaux).
Voilà, le film se perd ainsi dans tout un tas de petites afféteries qui diluent les intentions souhaitées à la base, soit être comme à l'instar de son modèle; Brut, sans consession, viscéral.

Le choix d'Elijah Wood n'était pas une mauvaise idée en soit. C'est même par rapport au personnage joué par Joe Spinnel, un pari audacieux qui aurait pu être payant et totalement effrayant. Mais encore une fois, en dressant le portrait psychologique du tueur (naissance du mal, traumatisme etc) en même temps que de nous le présenter en caméra subjective pour faire partager ses méfaits, rend caduque le concept même de cette mise en scène qui devient un artifice de plus.
Autant dire qu'au final, cette nouvelle version n'est pas plus effrayante que dérangeante. Ce n'est pas non plus avec le zèle mis dans les scènes de meurtres particulièrement sauvages, qu'on est terrorisé pour autant. Souvent trop éclairées ou trop longues, ces passages laborieux n'apportent pas grand chose si ce n'est le contentement des maquilleurs ou des infographistes.

On est bien loin en tout cas de ce cinéma de l'audace et de la terreur pure.


After Earth [Blu-ray]
After Earth [Blu-ray]
DVD ~ Jaden Smith
Prix : EUR 14,99

7 internautes sur 28 ont trouvé ce commentaire utile 
1.0 étoiles sur 5 After Eight, le chocolat noir tout fin à la menthe fraiche., 30 juin 2013
Ce commentaire fait référence à cette édition : After Earth [Blu-ray] (Blu-ray)
Il n'y a vraiment pas grand chose à tirer de ce film dont le nom du réalisateur jadis s'illustrant dans des oeuvres habitées, pleines et fortes, n'apparait qu'à la fin en tant que faiseur de cette triste commande.
De l'aspect artistique au scénario en passant par la distribution, rien ne semble avoir inspiré Night Shyamalan.

Difficile de comprendre ou d'adhérer à cette histoire de valeur patriarcale "tu seras un homme mon fils" malaxée avec cette famille d'acteur, de philosophie new age totalement ringarde, d'effets spéciaux souvent moyens et de directions artistiques hideuses.

After Earth, fable en vase clos à la chlorophylle.


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