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Commentaires écrits par
Léo de "Kermabec" (Finistère, Baie d'Audierne)
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Les Blessures du Silence
Les Blessures du Silence
par Sandra Martineau
Edition : Broché

5.0 étoiles sur 5 Une réussite !, 28 février 2015
Ce commentaire fait référence à cette édition : Les Blessures du Silence (Broché)
«Les secrets sont encore là, chuchota-t-elle, comme si des oreilles intruses pouvaient les entendre.»

Commencer la lecture d’un roman d’un auteur qui nous est inconnu, est toujours un exercice intéressant. Dès les premières pages, tu fais connaissance avec le style, son talent de conteur, la crédibilité de ses personnages. En attente de la première phrase qui te clouera sur ton siège ou même qui te donnera une première émotion. Selon ce que tu es, tu es prêt à donner une seconde chance ou à porter un jugement définitif. Comme dans un entretien d’embauche, les premiers moments sont déterminants. Et alors, à un moment donné, jamais le même, tu te dis : une découverte ou une déception ?

J’aime ressentir ces premiers pas à la découverte d’un auteur. Sandra Martineau m’a donné l’occasion de vivre ces moments avec «Les blessures du silence», son troisième roman, après «Confiance aveugle» et «Promotion en enfer». Étant donné que seulement «Confiance aveugle» était disponible au Québec, je n’avais pas eu l’occasion de lire cette jeune auteure.

Alors, déception ou découverte ?

Une découverte ! Un bien belle découverte.

Une excellente histoire, bien racontée, dans un style fluide, qui vous accroche et qui vous transporte vers une finale anticipée (un peu !) et crédible. Un bon moment de lecture ! «Les blessures du silence», un roman où les paroles se comprennent parfois beaucoup moins rapidement que les silences. Des silences qui blessent mais des paroles qui n’ont malheureusement pas le don de guérison !

La pièce est sombre. Florence attend. Elle attend depuis quelques jours l’inéluctable fin que lui réserve son kidnappeur. Pas encore résignée, mais à bout de forces, elle tentera l’ultime geste.

Alice vient de quitter l’homme avec qui elle partage sa vie. Elle en a assez, elle veut retrouver sa liberté. Dans des circonstances bien particulières, elle disparaît sur une route peu fréquentée.

L’enquête est confiée à Antonia Scarone, une jeune policière de l’OPJ avec du caractère. J’avoue que j’ai bien aimé ce personnage, sa complexité et le traitement que l’auteure en a fait. Ses problèmes personnels, sa tenue de l’enquête et la découverte de sa personnalité, en font un personnage attachant qu’on aime suivre. Sera-t-elle un personnage récurrent ?

«Déjà toute petite, elle se battait contre l’intolérance et l’injustice. Volontaire, voire têtue, elle n’avait de cesse de prouver aux autres qu’elle était différente et qu’il fallait l’accepter comme telle.»

L’autre personnage principal de ce roman est franchement beaucoup moins sympathique. Yohann Dantec est un jeune journaliste qui veut faire sa marque. Avec son ambition démesurée, son intention d’être un super journaliste d’enquête et l’ objectif d’impressionner son patron, il est prêt à tout pour se démarquer. Il suivra l’enquête, provoquera des choses et parfois même, il commettra des gestes illégaux pour faire avancer l’enquête ( ou sa carrière ). L’auteure a su mettre dans ce personnage tous les travers négatifs qu’on peut souvent rencontrer chez certains journalistes de «journaux à sensations»! Mais en même temps, au fur et à mesure de son enquête, on apprend des événements de son passé qui expliquent bien des choses. Que s’est-il réellement passé ? Qu’est-ce qui s’est caché dans son subconscient et qui vient le tourmenter à chaque nuit !?

Sandra Martineau réussit dans ce roman à développer une intrigue de façon à maintenir l’intérêt de son lecteur. À petites touches impressionnistes, elle fait apparaitre des éléments, des indices qui nous transportent vers la finale du récit. Même si certains doutes m’habitaient quant à l’identité du coupable, à quelques pages de la fin, je me posais encore des questions. Donc, pari réussi pour l’auteure!

«Les blessures du silence» est un très bon suspense psychologique qui vous tiendra en haleine. J’ai aimé ma lecture et je vais suivre la carrière de cette auteure avec intérêt. Et peut-être, pourrons-nous retrouver, bientôt, Antonia Scarone dans une nouvelle enquête ? Qu’en pensez-vous, Sandra Martineau ?

Bonne lecture !
[...]


L'ANGE NOIR
L'ANGE NOIR
par Jean-Pierre BATHANY
Edition : Album

5.0 étoiles sur 5 Nantes comme vous ne l'avez jamais lue !, 28 février 2015
Ce commentaire fait référence à cette édition : L'ANGE NOIR (Album)
« L'Ange noir » est le surnom de Judith Mérieux,
avocate au Barreau de Nantes, dont les plaidoiries
en ont fait pâlir plus d'un. Et quand on finit sous les
verrous, même le plus beau des anges vous paraît
funeste. L'avocate ne prend cependant pas sa
réputation au sérieux, pas plus que les lettres de
menaces qu'elle reçoit depuis quelque temps déjà.
Un matin, elle est retrouvée assassinée dans son
bureau. Aurait-elle payé de sa vie une rancoeur
tenace ?
Jérôme Mathé est passionné de rock et de cinéma,
et surtout de bande dessinée. Ses premiers travaux
portaient sur la science-fiction et la contre-culture.
Avec cet album, il s'approprie les codes du polar.

« Mathé dessine sa ville plus vraie que nature au fil des pages haletantes de L'Ange Noir. »
Presse Océan

« Un style graphique original (…), on pense côté visuel, à certains comics, et en particulier à Queen & Country de Greg Rucka. »
Bédépolar

« Rebondissements et fausses pistes comme on aime (…), des persos bien typés. Il y a aussi le rideau final qui s'emballe tellement qu'on se demande comment le scénar trouvera sa fin. »
Mauvais Genre


Saint Mal
Saint Mal
par Lambda
Edition : Broché

5.0 étoiles sur 5 Saint-Malo sombre et onirique, 28 février 2015
Ce commentaire fait référence à cette édition : Saint Mal (Broché)
Depuis un an, Niejdan poursuit l’écho de son père, dissident ukrainien réfugié en France.

Après cette véritable « traversée du désert », notre jeune voyageur échoue à Saint-Malo. En effet, il sait que la cité malouine héberge son paternel en son sein.

La ville devient alors le théâtre d’une tragédie abyssale. En quête de réponses et pétri d’interrogations, Niejdan vagabonde. Son esprit tourmenté personnifie l’absence paternelle et son environnement urbain se désagrège en ruines radioactives comme Tchernobyl. Sa bile noire s’extériorise.

Lui, le Non-Attendu (Niejdan en Ukrainien), n’attend plus rien. Dans la cathédrale, il croise une jeune « illuminée ». Puis, le fantôme de Chateaubriand l’accueille sur son île. Enfin, Moïse le S.D.F., le sauve des eaux et lui prête un bunker pour passer la nuit.

Mais ces trois esseulés dérangent. Car, dans les ruelles et sur le port, le Mal s’impose et ne veut pas qu’on s’interpose.

Neijdan est alors contraint d’espionner les docks. La Tragédie est désormais en marche, son ressort est bandé, et Neijdan, jouet de Chiens masqués, est prêt à subir le sort qui lui est réservé, aux sources du Mal …
Mag


VOLEURS DE CERVEAUX
VOLEURS DE CERVEAUX
par Cyrille LAUNAIS
Edition : Broché
Prix : EUR 17,90

5.0 étoiles sur 5 Cavale burlesque dans les rue de Nantes, 28 février 2015
Ce commentaire fait référence à cette édition : VOLEURS DE CERVEAUX (Broché)
Luc Renard est livreur pour la librairie Bouquain à la fin des années 50. Au volant de sa 2CV fourgonnette, il sillonne les rues de Nantes pour son travail. En arrivant chez M. Derval, client habituel, Luc le retrouve mort, un trou dans la tête. A peine a-t-il remarqué cela que Luc est assommé et laissé sur place. Lorsqu'il se réveille, les policiers sont présents. Il est entendu, relâché et ne peut s'empêcher de mener sa propre enquête avec Jeanne sa cousine. Bien mal leur en prend.
Que voilà une belle bande dessinée : couverture souple et néanmoins superbe, très réussie de mon point de vue, 100 pages si l'on excepte le dossier final intitulé Etudes graphiques, une mise en page soignée, un magnifique dessin en noir et blanc, travaillé un peu comme de la photo sur certaines cases, avec différents plans : le premier est net et le second flou, comme lorsque l'on fait le point sur une seule personne. Le dessin est très réaliste, les personnages sont très identifiables, ils ont des "gueules", un peu comme dans les films de Lautner ou dans les BD de Tardi. Les paysages sont eux aussi réalistes, identiques à ce qu'était Nantes à l'époque (d'après ce que j'en ai vu puisqu'évidemment, je n'étais point encore dans cette belle ville ni même né) ; des quartiers sont encore reconnaissables, d'autres moins, je me repère aux bâtiments qui eux sont restés. Le texte est basique, assez simple, très symbolique de l'époque entre argot et dialogues d'Audiard (les références n'y sont d'ailleurs pas cachées) et tant mieux, car il permet de rester ancré dans la réalité alors que l'intrigue flirte avec l'irréel, le surnaturel avec grand bonheur.
Un excellent moment passé en compagnie de toute cette bande, du même ordre que lorsque vous visionnez un bon vieux film de gangsters français des mêmes années : humour, parodie, langage fleuri et tronches indescriptibles, voitures oubliées, vitesse folles (au moins du 72 km/heure !), pas de prise de tête, d'intellectualisation du ou des propos, pavés des rues de Nantes, clin d'œil à la presse locale et à la star incontestée de Nantes, Anne de Bretagne (sa seule existence en son château, en cette ville prouve à elle seule son appartenance à la Bretagne ; je dis ça bien sûr juste pour attiser la querelle récurrente en nos rues nantaises)
Pour de plus amples informations, n'hésitez pas à aller visiter le site des éditions Sixto, collection CasaNostra spécialisée dans le genre BD polar qui se déroule dans le centre des villes. En plus, vous aurez un interviouve de l'auteur Cyrille Launais. La lecture de cet album valant mieux qu'un long discours (surtout d'un de mes discours), je vous laisse le découvrir par vous-même, ce qu'évidemment, vous ne manquerez pas de faire.

[...]


CAVALE BLANCHE
CAVALE BLANCHE
par Stéphane LE CARRE
Edition : Broché
Prix : EUR 13,50

5.0 étoiles sur 5 Un texte magnifique !, 28 février 2015
Ce commentaire fait référence à cette édition : CAVALE BLANCHE (Broché)
Le livre - Dan est en fuite. L'arnaque dans laquelle il s'est embringué a mal tourné. Il vient chercher une planque sur un îlot à quelques centaines de mètres de la côte, au sud du Finistère. Seul, il subit les jours dans un confort rude et une attente incertaine. Il se rappelle et s'interroge. Sur son existence. Sur ses échecs.
Amitié et amour. Un soir, dans un bar, le passé a refait surface. Il les a retrouvés. Mau, son ex-meilleur ami, Gwenn son ex tout court. Ils avaient disparu ensemble, le laissant humilié et blessé. Qu'en reste-t-il ? Qui a trahi qui ? Leur retour, c'est le début des emmerdes. Et, peut-être, leur issue définitive.
L'auteur - Né à Villepinte en 1970, Stéphane Le Carre apprend vite que dans la vie ce sont les expériences qui nous ouvrent à des horizons nouveaux. Il dévore alors livres, séjours bretons tout temps, disques et concerts de rock. Son travail de publicitaire qui consiste à rendre « sexy » et « cool » les marques ou « expertes » et « responsables » les entreprises, l'énerve assez pour qu'il se décide à écrire ses histoires avec beaucoup plus de caractère(s) et à publier ses premières nouvelles dans des recueils collectifs tels que La Souris déglinguée : 30 nouvelles lysergiques (Camion blanc, décembre 2011) ou The Doors : 23 nouvelles aux portes du noir (Buchet Chastel, mars 2012).
Ils ont aimé
« L'univers maritime est représenté avec puissance au fil des pages. » Ouest-France
« Savourons donc sans hésiter ces 130 pages de précieuse et fiévreuse intensité. » Librairie Charybde
« Un récit noir intelligemment mené, où l'auteur fait vivre la solitude, la complicité des trois personnages
centraux, leur trajectoire tragique. » K-libre
« 130 pages de poésie brute et de rock'n'roll qui colle aux Docs.» Librairie Polarys
Chronique de la librairie Charybde


LA NUIT MAC ORLAN
LA NUIT MAC ORLAN
par BRIAC
Edition : Album
Prix : EUR 15,90

5.0 étoiles sur 5 Magnifique !, 28 février 2015
Ce commentaire fait référence à cette édition : LA NUIT MAC ORLAN (Album)
Si le nom de Pierre Mac Orlan parle à la plupart, rares sont ceux capables de citer le titre de ses ouvrages. Romancier de l’aventure avec Le Chant des équipages ou auteur fantastique, de BD avec Frip et Bob, de textes érotiques, de Quai des Brumes, de chansons, Mac Orlan a inspiré Arnaud Le Gouëfflec et Briac. Leur album, La Nuit Mac Orlan, est une digression toute en finesse sur les ambiances chères à l’auteur, appuyée sur un dessin qui ne peut que séduire et accrocher le lecteur avec Mac Orlan en personne comme témoin.

Marin termine sa thèse sur Mac Orlan. Quand un libraire de Brest lui annonce qu’il possède une œuvre inconnue de Mac Orlan, Marlin part le rencontre mais se fait agresser par son hôte. Dès lors, Marin va aller de rencontre en rencontre. Teuz peint sur les murs et aide Martin à trouver une carte mystérieuse qui semble indiquer un trésor. Mais c’est sans compter avec l’inspecteur Bourrel (rien à voir avec Raymond Souplex), au costume couleur sang et au look à la Raymond Devos. Le Docteur Problème donne une clé à l’affaire et Marguerite conduira tout ce petit monde à une fête macabre. Quelle sera la fin de cette aventure à la recherche du roman inconnu ? Arnaud Le Gouëfflec est imprégné de Mac Orlan. Il a su avec talent adapter son récit aux ambiances de l’auteur de La Croix, L’Ancre et la Grenade (à lire pour avoir déjà une vue rapide sur Mac Orlan). Les couleurs, les aplats, les traits soulignés de Briac sont envoûtants. On est dans la nuit brestoise aux côtés de Marin, malmené et indécis, manipulé mais récompensé. Un très bel album, intelligent, esthétique, qu’il serait dommage de manquer.
Jean-Laurent Truc


Cavale blanche
Cavale blanche
par Stéphane Le Carre
Edition : Broché

5.0 étoiles sur 5 Très beau texte désormais rééditer aux éditions Sixto, 2 avril 2014
Ce commentaire fait référence à cette édition : Cavale blanche (Broché)
« L’univers maritime est représenté avec puissance au fil des pages. » Ouest-France

« Savourons donc sans hésiter ces 140 pages de précieuse et fiévreuse intensité. » Librairie Charybde

« Un récit noir intelligemment mené, où l’auteur fait vivre la solitude, la complicité des trois personnages
centraux, leur trajectoire tragique. » K-libre


Capharnaüm, N° 1, Eté 2010 :
Capharnaüm, N° 1, Eté 2010 :
par Raymond Guérin
Edition : Broché
Prix : EUR 13,00

2 internautes sur 2 ont trouvé ce commentaire utile 
3.0 étoiles sur 5 Premier essais, 16 novembre 2010
Ce commentaire fait référence à cette édition : Capharnaüm, N° 1, Eté 2010 : (Broché)
"Capharnaüm est une revue éditée par les éditions Finitude, qui paraîtra de temps en temps. Si c'est un peu trop vague, on dira qu'elle paraîtra une fois par an, voire un peu plus, ou un peu moins."
J'ai surtout apprécié les textes de Georges Arnaud et Eugène Dabit. Concernant les autres auteurs, je conseille d'aller les lire dans les autres parutions (rééditions)de Finitude. Je pense, notamment, à Raymond Guérin, écrivain majeur qui mériterait de prendre place sur les présentoirs de nos librairies. Si pour René Char "il n'y a pas de place pour la beauté, toute la place est pour la beauté", il n'y a aujourd'hui plus que de la place pour les livres feu de paille.


Le pus de la plaie
Le pus de la plaie
par Raymond Guérin
Edition : Broché

1 internaute sur 1 a trouvé ce commentaire utile :
4.0 étoiles sur 5 Dire la douleur, 29 octobre 2010
Ce commentaire fait référence à cette édition : Le pus de la plaie (Broché)
Raymond Guérin est né à Paris en 1905. Après des études à Poitiers et quelques stages dans des Palaces parisiens qui lui inspireront L'Apprenti, il s'installe comme agent d'assurance à Bordeaux quelques années avant la guerre. Il la passe, en partie, dans un camp de représailles, période retracée dans Les poulpes. Il meurt à Bordeaux en 1955.
Dans Le pus de la plaie il raconte la maladie qui le taraude, le néantise, depuis le camp de représailles. Quand il a encore la force d'écrire il tente de mettre des mots sur les maux. La douleur ne lui laisse que peu de répis, surtout depuis l'écriture de Les poulpes, bataille dans laquelle il a laissé beaucoup de force.


Syngué sabour : Pierre de patience - Prix Goncourt 2008
Syngué sabour : Pierre de patience - Prix Goncourt 2008
par Atiq Rahimi
Edition : Poche
Prix : EUR 6,40

5.0 étoiles sur 5 De quelle faute la femme est-elle l'emblème ?, 27 octobre 2010
Ce commentaire fait référence à cette édition : Syngué sabour : Pierre de patience - Prix Goncourt 2008 (Poche)
Dans une chambre,« quelque part en Afghanistan ou ailleurs », une femme veille son mari. Est-il mort ? Dehors, des coups de feu, des pas précipités, des gémissements, puis à nouveau le silence. Dans une solitude de fin de monde, la femme se dévoile, se révèle à elle-même, prend conscience de son corps. Hymne à la liberté et à l'amour, Syngué sabour enfle comme un requiem, incantatoire, obsédant.


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