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Darkaoss

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The Art of the Mass Effect Universe
The Art of the Mass Effect Universe
par Various
Edition : Relié
Prix : EUR 31,47

4.0 étoiles sur 5 Un voyage dans les coulisses de la trilogie Mass Effect !, 5 juin 2014
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Ce commentaire fait référence à cette édition : The Art of the Mass Effect Universe (Relié)
Nous voilà en face d'un ouvrage fort particulier puisqu'il ne s'agit pas d'un roman ou d'une BD mais bel et bien d'un art book grand format. De fait, l'ouvrage est intégralement en anglais. Malgré tout, l'anglais utilisé reste accessible et il suffit d'un dictionnaire pour les mots un peu moins courant pour comprendre. De plus, il y a beaucoup plus d'images que de textes.
Après une introduction de Casey Hudson et Derek Watts (respectivement producteur exécutif et directeur artistique de la saga), on entre dans le vif du sujet avec trois parties, chacune consacrée à un Mass Effect. C'est l'occasion de découvrir énormément de chose sur la saga : que Saren aurait dû être un vieux Turien scarifié doté de puissants pouvoir biotique, que les Turiens auraient pu ressembler à des Butariens moustachus, que les Krogans ont un design inspiré des chauves-souris, que les Volus auraient pu être moins ronds, que les gros véhicules krogans que l'on découvre avec Mass Effect 2 étaient au départ des designs du Mako du premier Mass Effect, que Zaeed Massani auraient dû avoir une jambe artificielle, que Kasumi Goto avait au départ un style plus proche du Moyen Orient, que les DLC "L'Arrivée" aurait dû se dérouler sous l'eau, que le design des Prothéen est basé sur celui des Récolteurs (et non pas l'inverse), ou encore que l'Homme Trouble aurait dû être le boss final de Mass Effect 3.
Vous l'aurez compris, ce livre est une vraie bible, toutefois, on peut aisément émettre un reproche. En effet, un livre du même genre était déjà sorti le 20 novembre 2007 : The Art of Mass Effect. Ce dernier, comme l'indique son titre, ne traite que du premier jeu et pourtant, bien que d'un format très légèrement plus petit, comprend le même nombre de pages que Universe. Tout cela laisse entendre qu'il y a encore bien des choses qui n'ont pas été dites et révélées et qu'un tome 2 n'aurait pas été du luxe pour permettre aux fans de bien tout explorer. Car on ne peut que souligner qu'un seul livre pour trois jeux (et quels jeux !), ça fait malgré tout un peu juste. Sans compter qu'il n'y a pas un mot sur les Butariens, les Hanaris, Aria T'Loak ni sur les différents membres du Conseil de la Citadelle.
Néanmoins, ce n'est pas ça que l'on retient lorsque l'on admire la dernière image en double page nous montrant Shepard avec son casque en train d'observer une planète en flamme au travers d'une vitre. Ce que l'on garde en mémoire, c'est cette incroyable plongée dans les coulisses de cet extraordinaire univers qu'ont su bâtir BioWare et EA. Et si une chose est sûre, c'est que pour les fans, le jeu en vaut clairement la chandelle.


Dragon Age
Dragon Age
par Orson Scott Card
Edition : Broché
Prix : EUR 14,50

3.0 étoiles sur 5 Un certain potentiel..., 5 juin 2014
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Ce commentaire fait référence à cette édition : Dragon Age (Broché)
Je ne savais pas trop par quoi j'allais pouvoir commencer ce commentaire. Puis j'ai eu l'idée de vous donner mon avis général sur la BD, c'est donc ce que je fais : mon avis est mitigé. Le tout premier élément ne tient pas tant du défaut que de la question de goût mais je déteste les dessins. Pas que ce soit mal dessiné, loin de là, mais je trouve que les personnages, bien qu'ils ne manquent pas de charisme, sont moches. Je n'adhère pas du tout au style graphique, d'autant plus qu'il ne respect pas du tout le design du jeu duquel la BD s'inspire : si les mages n'ont pas leurs couvre-chefs ridicules de DAO, les Templiers ne portent pas ce style d'habits. Autres points, quand les personnages dorment, il y a des Zzz absolument partout, on dirait presque des serpents et à certains moments, la perspective est pour le moins... bizarre. N'espérez pas reconnaître les personnages à leur visage, fiez-vous plutôt à leurs habits. Néanmoins, tout ne me déplaît pas, notamment les effets de flou bien réussis.
Ensuite, on notera un texte de 4ème de couverture qui n'a absolument rien à voir avec l'histoire de la BD qui nous raconte comment Aurore, fille illégitime d'une mage et d'un Templier, adoptée par un forgeron, va devoir évoluer auprès de ses frères adoptifs après l'attaque de leur demeure par des bandits. Je passerai sur le fait que l'oeuvre n'a pas le moindre sous-titre alors que même le premier jeu avait le désignatif "Origins".
Quant au scénario, eh bien... il est ce qu'il est. On commence par une page de texte sous forme d'un parchemin qui nous explique que les mages sont à l'origine de cette grande menace qu'est l'Engeance - sans jamais expliquer ce que sont les Engeances ; si on se contente de la BD, on croit qu'il s'agit d'une sorte de maladie - et que depuis, les mages sont encadrés par les Templiers. Un peu plus loin on voit un Hurlock (sans qu'il soit précisé qu'il s'agit d'une Engeance) attaquer les Templiers sans que cela ait le moindre rapport avec le reste de l'histoire. Plus tard, on découvre que des personnages prennent la manie de changer de nom (Veness devient Venin et Sadatt devient Devoir) sans que cela ait le moindre rapport à l'univers de Dragon Age, et puis vas-y qu'on fait référence (enfin !) à l'univers du jeu en faisant une liste de noms comme l'Archidémon et les noms de toutes les Engeances connues, le tout arrivant comme un cheveux sur la soupe ; il fallait faire un lien, voilà le lien fait !
Le personnage de Daltin est juste insupportable et la totalité de ces actions suivent exactement le même schéma : je n'en fait qu'à ma tête, mes actions mettent mes compagnons dans l'embarras et nous pénalisent, ce qui attire systématiquement l'attention sur le statut d'apostat (mage illégal) de ma sœur adoptive. A tel point que lorsqu'il quitte définitivement le groupe, c'est le soulagement.
Toutefois, tout n'est pas à jeter puisque l'on retrouve l'aspect mage spécialisé dans un certain type de sorts ou encore la possibilité intéressante de forger des armes enchantées, qui manque un peu, il faut le dire, dans les jeux vidéo. Autre bon point, l'histoire n'est pas manichéenne puisque les personnages croisent la route d'un mage de sang (les mages les plus redoutables) qui semble préférer la protection des siens à la puissance brute.
Dernier mauvais point, durant toute la première partie (celle qui précède l'entée en scène d'Aurore), les événements s'enchaînent sans la moindre transition, on a presque l'impression de passer du coq à l'âne. Fort heureusement, cela s'arrange dans le suite.
Au final, lorsque je suis arrivé à la dernière page, j'étais mitigé. Oui, je pense que la BD aurait pu être meilleure mais je m'étais attendu à pire et, de fait, je refermais le volume avec une impression pas si désagréable que ça. Il y a quelques bonnes idées qui pourraient constituer de bons ajouts à l'univers du jeu vidéo. Si vous êtes curieux et/ou que vous aimez la fantaisie, peut-être trouverez-vous quelque chose à votre convenance, surtout si vous n'êtes pas familier avec la série Dragon Age, la plupart des éléments négatifs que j'ai cité étant en relation avec le jeu vidéo.


Les jeux video, ça rend pas idiot !
Les jeux video, ça rend pas idiot !
par Yann Leroux
Edition : Broché
Prix : EUR 9,90

3.0 étoiles sur 5 Une leçon !, 5 juin 2014
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Ce commentaire fait référence à cette édition : Les jeux video, ça rend pas idiot ! (Broché)
Cet ouvrage fort intéressant revient sur de nombreuses idées préconçues que les médias généralistes et autres ignorants ont longtemps collées sur le dos des jeux vidéo. On y découvre l'origine, notamment, de la croyance infondée qui veut que les jeux vidéo rendent violent et/ou dépendant. Yann Leroux nous accompagne au fil des pages pour nous amener à nous questionner sur les vrais problèmes, les vraies causes du possible mal-être de certaines personnes que rien n'empêche, accessoirement, prendre la manette en main. Ces causes, on les trouve dans le milieu social de chaque individu et elles peuvent être aussi liées à une pathologie mentale. Avec ces explications, l'auteur cherche à nous aider à mieux comprendre le sujet et à ne pas tomber dans la critique facile et vide de sens. Le propos ne se limite d'ailleurs pas au seul jeu vidéo mais bien à la psychologie de tout individu en développement. Certes, le livre semble avoir été rédigé pour des parents inquiets pour leurs enfants, mais même en tant qu'adulte sans enfant (à charge ou tout court), on y trouve son compte, surtout si l'on est soi-même joueur. Après tout, l'être humain est une créature en constante évolution, même une fois l'enfance passée. Dommage que le livre soit parsemé de nombreuses coquilles et utilise parfois un "langage de psychologue" peu ou mal expliqué, ce qui a tendance à gêner la compréhension du texte. Je trouve également que certains passages auraient mérités un approfondissement. Toutefois, n'allez pas croire que vous ne sortirez pas gagnant de cet ouvrage, car c'est bien tout le contraire.


Crossed, Intégrale :
Crossed, Intégrale :
par Juanmar
Edition : Relié
Prix : EUR 29,00

5.0 étoiles sur 5 Le post-apo dans toute sa splendeur !, 5 juin 2014
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Ce commentaire fait référence à cette édition : Crossed, Intégrale : (Relié)
Vous connaissez Walking Dead ? Alors préparez-vous à entrer dans un monde encore plus horrible et dangereux. Car dans cette réédition des deux volumes du cycle Crossed (respectivement parus en français les 18 mars et 23 septembre 2011), les monstres ne sont pas des zombies idiots et lents mais bien des infectés capables de raisonner et de courir, mus par la bestialité et la sexualité ; certains (des mâles) n'hésitent pas à prendre leur pied en pénétrant des membres sectionnés ou des blessures qu'ils viennent juste d'infliger avec un couteau alors que leur victime est encore en vie. Pire encore, mutiler les infectés peut les amener à l'orgasme. L'auteur français Laurent Queyssi (qui intervient régulièrement dans l'émission + ou - Geek) a affirmé que les personnages de Walking Dead sont en vacances comparés à ceux de Crossed. Difficile de lui donner tord. On pensera à cet infecté qui utilise le visage barbu d'une de ses victimes comme sous-vêtement en laissant ses testicules à l'air via ce qui était autrefois une bouche.
Contrairement à la BD de Robert Kirkman qui est en noir et blanc, ce qui édulcore pas mal les vraies horreurs, Crossed est intégralement en couleurs et les seules choses qu'on ne vous montre pas sont des vulves et des pénis. Le récit est plutôt bien mené, la tension est palpable et si l'on peut se laisser perturber au début par les allers-retours dans le temps, une fois que l'on a compris le système, impossible de se perdre. Les personnages sont évidemment malmenés et si on s'attache malgré tout moins à eux qu'à ceux de Kirkman, c'est simplement parce que l'histoire ne comprend que dix chapitres et donc on passe moins de temps avec eux. Cela n'empêche pas que l'horreur de certains choix nécessaires faits par ces mêmes personnages nous interroge en notre qualité d'être humain.
À travers cet ouvrage, c'est une histoire complète et complexe qui nous est offerte et ravira les fans d'horreur et de post-apo.


La Route de Woodbury (The Walking Dead, tome 2)
La Route de Woodbury (The Walking Dead, tome 2)
par Robert Kirkman
Edition : Poche
Prix : EUR 8,10

5.0 étoiles sur 5 Vous reprendrez bien un peu de tripes, 5 juin 2014
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Ce commentaire fait référence à cette édition : La Route de Woodbury (The Walking Dead, tome 2) (Poche)
Respectant les codes de son prédécesseur, cet ouvrage, qui en est déjà à sa deuxième édition, est tout aussi passionnant à lire. L'empathie pour les différents personnages est bien là et on découvre au travers de ces lignes comment Woodbury passe de son statut de havre de paix à celui d'enfer et comment le Gouverneur, chef mentalement dérangé, devient un tyran absolu.
Pour ceux qui se poseraient la question, oui le personnage principal de l'oeuvre est Lilly et non, ce n'est pas la même Lilly que nous présente le célèbre jeu de Telltale Games. Toutefois, on est en droit de se poser la question : y a-t-il un ou plusieurs clin(s) d'oeil ? Eh bien, il se pourrait que oui. D'une part, comme je viens de le signaler, les deux œuvres ont un personnage se prénommant Lilly et d'autre part, Josh Hamilton, personnage du livre, a pour deuxième prénom Lee, or Lee est justement le prénom du héros du jeu de Telltale, sans compter que les deux personnages sont des afro-américains.
S'il n'est guère besoin de le préciser, je vais quand-même le faire : l'ouvrage se place évidemment dans le récit de la BD et non celui de la série TV qui en est l'adaptation, et surtout, n'allez pas lire ce livre avant d'avoir lu le premier tome, sans quoi vous aller vous spoiler le twist final du premier livre, ce qui serait vraiment dommage.
En conclusion, il ne me reste qu'une seule chose à dire : si vous êtes fan de The Walking Dead, cette oeuvre doit absolument se trouver dans votre collection. Elle vous tend d'ailleurs les bras... attention à ne pas vous faire mordre.


L'Ascension du Gouverneur (The Walking Dead, tome 1)
L'Ascension du Gouverneur (The Walking Dead, tome 1)
par Robert Kirkman
Edition : Poche
Prix : EUR 8,10

5.0 étoiles sur 5 Vous avez dit "zombie" ?, 5 juin 2014
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Ce commentaire fait référence à cette édition : L'Ascension du Gouverneur (The Walking Dead, tome 1) (Poche)
S'il y a quelque chose à dire en premier lieu sur ce livre c'est que, d'une part, oui, il existe, et d'autre part, que l'histoire s'inscrit dans la trame de la BD (l'histoire originale et originelle) et non celle de la série TV. La particularité de l'ouvrage est qu'il est intégralement rédigé au présent de l'indicatif, là où la plupart des romans utilisent le passé simple et l'imparfait. S'il peut surprendre, ce choix ne gène en rien la lecture. Au travers de drames humains (ce qui fait le sel de toute la saga The Walking Dead) se déroulant sur trois parties égales, nous suivons Philip Blake, son frère, sa fille et deux de ses amis (les amis de Philip, pas de sa fille) qui tentent désespérément de survivre à l'apocalypse engendrée par la peste qui a transformé la population mondiale en zombies. Chaque partie commence par une citation ; je vous révèle la toute première : "Il n'y a rien de glorieux à mourir. N'importe qui peut le faire" dixit Johnny Rotten. Chacune de ces parties nous raconte une période différente : la fuite peu après le début de la peste, le séjour à Atlanta et enfin l'arrivée à Woodbury. Et si le roman s'achève sans que celui qui deviendra le Gouverneur ne prenne la tête de Woobdury, les trois derniers chapitres mettent en place un twist final incroyable qui vous fera regarder le Gouverneur d'un tout autre œil. Ajoutez à cela le fait que le roman est de très bonne facture, se lit extrêmement bien, est passionnant et qu'en plus il est rédigé de manière à pouvoir vous faire découvrir le monde de The Walking Dead sans pour autant avoir vu la série TV ou avoir lu les comics, et vous obtenez un must have, qui en est d'ailleurs à sa quatrième édition ! Car une chose est sûre, ce livre, le zombie que vous êtes va le dévorer vif.


Distant Worlds II: more music from Final Fantasy
Distant Worlds II: more music from Final Fantasy
Prix : EUR 8,99

5.0 étoiles sur 5 "De la crème chantilly auditive" - JDG, 5 juin 2014
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Ce commentaire fait référence à cette édition : Distant Worlds II: more music from Final Fantasy (Téléchargement MP3)
Au fur et à mesure que les concerts Distant Worlds étaient interprétés, la liste des pistes jouées a évidemment évolué. De nouvelles pistes ont été ajoutées quand d'autres ont été supprimés. C'était là une nouvelle occasion de produire un album reprenant les morceaux absents du premier. C'est chose faite et autant dire que c'est un véritable plaisir auditif ! Et cerise sur le gâteau, l'oeuvre apporte son lot de nouveautés : tout d'abord, les coeurs d'origine des morceaux Prelude et Dancing Mad sont chantés, comprenez que des paroles ont été ajoutées à la place des habituels "Oh" et "Ah". Suteki da ne est pour la toute première fois chanté en anglais ! Sauf bien sûr l'expression "Suteki da ne", rassurez-vous. Victory Theme n'est (hélas ?) composée que de la fanfare du début, mais notez qu'elle est placée juste après un thème de combat, un choix ô combien judicieux. Enfin, Dancing Mad est une piste "multigenre" si je puis dire puisqu'elle passe du style symphonique au style rock avec un léger détour par l'électronique. Un mariage du plus bel effet. L'album est à nouveau enregistré avec l'interprétation de l'Orchestre philharmonique de Stockholm avec à sa tête Arnie Roth.


Devil May Cry 3 Vol.2
Devil May Cry 3 Vol.2
par Chayamachi Suguro
Edition : Broché
Prix : EUR 7,79

1.0 étoiles sur 5 Aussi mauvais que le tome 1, 5 juin 2014
Achat vérifié(De quoi s'agit-il ?)
Ce commentaire fait référence à cette édition : Devil May Cry 3 Vol.2 (Broché)
Le présent commentaire traite des deux tomes.

Attention, mesdames et messieurs, ça va aller très vite, voici la liste des bons points de cette série de manga : les deux tomes sont en opposition graphique, l'un est à l'effigie de Dante, avec 4 pages couleurs au début et le second représente Vergil avec 4 pages couleurs à la fin ; on retrouve deux types de démons présents dans le jeu ; on a droit à la fin du premier tome à des renseignements sur les personnages et les armes qu'ils utilisent, des pubs pour d'autres mangas de l'éditeur (dont certains m'intéressent) ainsi qu'un message de remerciement car "en achetant ce livre, [j'ai] contribué à soutenir la création et l'édition de mangas" (on ne pense pas assez à remercier les acheteurs) et c'est tout ! Hélas, car s'il est honorable de participer à la création d'oeuvres culturelles, il vaudrait mieux que certaines ne voient jamais le jour. Pourquoi un tel jugement ? Les lignes suivantes devraient vous fournir une réponse suffisante.

Devil May Cry 3 est un jeu de Capcom paru en 2005 sur la PS2 de Sony, faisant suite à un second volet qui ne respectait pas du tout les codes de la série, afin de faire à nouveau du vrai Devil May Cry. Pari réussi haut la main ! 2005 est aussi l'année de parution de cette série papier au Japon et il aura fallu 8 ans pour qu'elle arrive en France. 8 ans, c'est long mais à la décharge du manga on dira que le Japon, à pied, c'est loin. Si on aimerait bien que les séries japonaises prennent un peu moins leur temps pour franchir les frontières, dans ce cas précis, on s'en serait bien passé. Aller, fini les remarques négatives gratuites, passons aux remarques négatives justifiées.

Déjà, premier problème : Dante. Si on le retrouve toujours aussi fainéant, en "quête" de boulot et amateur de pizza, son côté ultra moqueur vis à vis de ses ennemis et son charisme légendaire ont tout bonnement disparu ! Adieu héros adulé à la classe indétrônable et bonjour anti-héros lourdingue et légèrement psychopathe sur les bords. De plus, si le fait qu'il n'ait que son manteau rouge sur le dos (qui laisse voir son torse nu) est justifié dans le jeu où il se fait attaquer par un démon alors qu'il n'est pas tout à fait habillé (la précipitation et le dépourvu, voyez-vous), dans le manga, rien ne vient justifier ce choix. L'auteur s'est contenté de faire ça parce que c'était dans le jeu. Point. Une telle justification n'est pas suffisante dans le cadre d'une adaptation ; surtout que dans tous les autres jeux, Dante est totalement habillé.

En parlant d'habillé, qu'est-ce qui habille un manga ? Les dessins, mes amis, les dessins. Et ceux de Devil May Cry 3 sont... disons... mauvais. Pas qu'ils soient moches, loin de là. Le soucis, c'est qu'on ne comprend rien à ce qu'il se passe. En règle générale, la faute revient à une mise en scène déplorable. Regardez le tout premier dessin de la page 46 et dites-moi si vous avez vraiment l'impression que Dante saute... il faut regarder le dessin suivant pour le comprendre, c'est quand-même malheureux ! Et chanceux comme nous sommes, c'est tout un florilège qui nous tombe dessus entre ça et les zooms abusifs et sombres ou encore les combats brouillons au possible... toutes ces choses qui nous empêchent de discerner correctement ce que l'on est censé voir. Vous pensez qu'on a fait le tour ? Perdu ! En effet, il reste souvent difficile de savoir qui parle et quand on a connu la perfection du manga Bakuman dans ce domaine, impossible de passer à côté.
Pour finir au niveau graphique, on peut constater quelques tentatives ici et là de mettre en place des codes pour faciliter la compréhension et on en aurait bien eu besoin. Durant le premier tome, on peut remarquer que les passages concernant Vergil voient l'arrière plan des pages prendre une couleur noire, ce qui permet de les différencier des passages avec Dante. Hélas, ce code vole en éclat dès la 9ème page du second tome, au beau milieu-même d'une scène avec Vergil où l'arrière plan redevient blanc. Super ! Dernier code : on pourrait penser que dans ce second tome, les bulles transparentes (oui, il y en a) sont présentes pour marquer le fait que les personnages qui parlent le fond en voix off pendant que les dessins nous montrent une autre scène comme c'est le cas à la page 69. Sauf que dans tout le reste du manga, ça ne correspond pas. Alors on se contente de se poser la question de l'utilité de ces bulles dont la transparence reste visiblement inutile au vu du peu de détails que ces bulles auraient masqué.

Il arrive parfois que certaines oeuvres aient un gros point faible mais qu'elles arrivent à garder la tête hors de l'eau, grâce à leur scénario par exemple. Mais c'est là-dessus que cette adaptation signe son deuxième gros point faible. En effet, l'histoire nous emmène d'un lieu à un autre, d'une situation à une autre sans qu'il n'y ait vraiment d'intérêt. Les évènements s'enchainent sans véritable logique et encore une fois, on se retrouve complètement perdu, à se demander pourquoi telle chose arrive. Même avec une concentration maximum, c'est la sensation d'incompréhension qui prédomine du fait de l'absence de véritable trame narrative. Et alors qu'on n'aurait vraiment pas besoin d'en rajouter, des incohérences scénaristiques viennent perturber d'avantage la lecture. Par exemple, dans le tome 1, alors que Dante doit délivrer la petite Alice, cette dernière refuse de partir sans Rabi, son "homme-lapin en peluche" (de taille humaine). Nous sommes alors à la page 69 et Dante dit à la petite : "J'ignore ses intentions mais sache que les démons ne montrent ni joie ni larmes. Ce ne sont pas des humains." Le connaisseur de la série (de jeux) aura reconnu la référence au futur nom de l'agence du demi-démon mais ne pourra s'empêcher de tiquer à la page suivante quand le fils de Sparda se pose une simple question : "Cette peluche serait possédée par un démon ?" Pour résumer, Dante révèle à la fillette que Rabi est un démon puis se pose la question la page suivante ! Et dire que nous ne sommes même pas en face d'une parodie...
Le festival continue avec le personnage-même d'Alice. Sa première rencontre avec Dante nous place dans une magnifique incohérence : alors que Dante est censé la ramener à son père, il la rejoint en explosant une fenêtre en tirant à tout va, au risque de la tuer par balle ou de la charcuter avec les éclats de verre ! Et les choses sont loin de s'arrêter là, toutefois je garderai le silence pour ceux qui voudraient malgré tout se lancer dans l'aventure mais sachez que c'est aussi incompréhensible que tout le reste et ce n'est pas les délires sur Alice au Pays des Merveilles et les 7 pêchés capitaux ou encore les apparitions inutiles de Lady (alors nommée Mary) ou des orbes que Dante gagne en tuant des monstres dans le jeu qui changeront la donne. Et si vous vous attendiez à un combat titanesque entre les deux frères ennemis, préparez-vous à être déçu. Et comme si tous ces défauts ne suffisaient pas, l'oeuvre se termine en laissant clairement un sentiment d'inachevé.

Cette incomplétude semble liée au fait qu'un troisième volume était apparemment prévu. Il aurait dû se focaliser d'avantage sur Lady/Mary et montrer comment Arkham sacrifie son épouse pour gagner des pouvoirs et tenter de devenir démon. Pour ce que j'en sais, il semblerait que l'auteur ait abandonné le projet en cours de route. Ce n'est peut-être pas un mal finalement, compte tenu des défauts accumulés dans les deux premiers tomes. Quoi qu'il en soit, ce manga reste et restera à jamais mauvais, une moisissure dans la saga. Si vous voulez une bonne adaptation de Devil May Cry, permettez-moi de vous conseiller l'animé de 12 épisodes sorti en coffret DVD, vous y trouverez largement votre compte mais évitez absolument ces deux mangas, vous ne feriez que perde votre temps et votre argent.


Devil May Cry 3 Vol.1
Devil May Cry 3 Vol.1
par Chayamachi Suguro
Edition : Broché
Prix : EUR 7,79

1.0 étoiles sur 5 Mauvais de chez mauvais !, 5 juin 2014
Achat vérifié(De quoi s'agit-il ?)
Ce commentaire fait référence à cette édition : Devil May Cry 3 Vol.1 (Broché)
Le présent commentaire traite des deux tomes.

Attention, mesdames et messieurs, ça va aller très vite, voici la liste des bons points de cette série de manga : les deux tomes sont en opposition graphique, l'un est à l'effigie de Dante, avec 4 pages couleurs au début et le second représente Vergil avec 4 pages couleurs à la fin ; on retrouve deux types de démons présents dans le jeu ; on a droit à la fin du premier tome à des renseignements sur les personnages et les armes qu'ils utilisent, des pubs pour d'autres mangas de l'éditeur (dont certains m'intéressent) ainsi qu'un message de remerciement car "en achetant ce livre, [j'ai] contribué à soutenir la création et l'édition de mangas" (on ne pense pas assez à remercier les acheteurs) et c'est tout ! Hélas, car s'il est honorable de participer à la création d'oeuvres culturelles, il vaudrait mieux que certaines ne voient jamais le jour. Pourquoi un tel jugement ? Les lignes suivantes devraient vous fournir une réponse suffisante.

Devil May Cry 3 est un jeu de Capcom paru en 2005 sur la PS2 de Sony, faisant suite à un second volet qui ne respectait pas du tout les codes de la série, afin de faire à nouveau du vrai Devil May Cry. Pari réussi haut la main ! 2005 est aussi l'année de parution de cette série papier au Japon et il aura fallu 8 ans pour qu'elle arrive en France. 8 ans, c'est long mais à la décharge du manga on dira que le Japon, à pied, c'est loin. Si on aimerait bien que les séries japonaises prennent un peu moins leur temps pour franchir les frontières, dans ce cas précis, on s'en serait bien passé. Aller, fini les remarques négatives gratuites, passons aux remarques négatives justifiées.

Déjà, premier problème : Dante. Si on le retrouve toujours aussi fainéant, en "quête" de boulot et amateur de pizza, son côté ultra moqueur vis à vis de ses ennemis et son charisme légendaire ont tout bonnement disparu ! Adieu héros adulé à la classe indétrônable et bonjour anti-héros lourdingue et légèrement psychopathe sur les bords. De plus, si le fait qu'il n'ait que son manteau rouge sur le dos (qui laisse voir son torse nu) est justifié dans le jeu où il se fait attaquer par un démon alors qu'il n'est pas tout à fait habillé (la précipitation et le dépourvu, voyez-vous), dans le manga, rien ne vient justifier ce choix. L'auteur s'est contenté de faire ça parce que c'était dans le jeu. Point. Une telle justification n'est pas suffisante dans le cadre d'une adaptation ; surtout que dans tous les autres jeux, Dante est totalement habillé.

En parlant d'habillé, qu'est-ce qui habille un manga ? Les dessins, mes amis, les dessins. Et ceux de Devil May Cry 3 sont... disons... mauvais. Pas qu'ils soient moches, loin de là. Le soucis, c'est qu'on ne comprend rien à ce qu'il se passe. En règle générale, la faute revient à une mise en scène déplorable. Regardez le tout premier dessin de la page 46 et dites-moi si vous avez vraiment l'impression que Dante saute... il faut regarder le dessin suivant pour le comprendre, c'est quand-même malheureux ! Et chanceux comme nous sommes, c'est tout un florilège qui nous tombe dessus entre ça et les zooms abusifs et sombres ou encore les combats brouillons au possible... toutes ces choses qui nous empêchent de discerner correctement ce que l'on est censé voir. Vous pensez qu'on a fait le tour ? Perdu ! En effet, il reste souvent difficile de savoir qui parle et quand on a connu la perfection du manga Bakuman dans ce domaine, impossible de passer à côté.
Pour finir au niveau graphique, on peut constater quelques tentatives ici et là de mettre en place des codes pour faciliter la compréhension et on en aurait bien eu besoin. Durant le premier tome, on peut remarquer que les passages concernant Vergil voient l'arrière plan des pages prendre une couleur noire, ce qui permet de les différencier des passages avec Dante. Hélas, ce code vole en éclat dès la 9ème page du second tome, au beau milieu-même d'une scène avec Vergil où l'arrière plan redevient blanc. Super ! Dernier code : on pourrait penser que dans ce second tome, les bulles transparentes (oui, il y en a) sont présentes pour marquer le fait que les personnages qui parlent le fond en voix off pendant que les dessins nous montrent une autre scène comme c'est le cas à la page 69. Sauf que dans tout le reste du manga, ça ne correspond pas. Alors on se contente de se poser la question de l'utilité de ces bulles dont la transparence reste visiblement inutile au vu du peu de détails que ces bulles auraient masqué.

Il arrive parfois que certaines oeuvres aient un gros point faible mais qu'elles arrivent à garder la tête hors de l'eau, grâce à leur scénario par exemple. Mais c'est là-dessus que cette adaptation signe son deuxième gros point faible. En effet, l'histoire nous emmène d'un lieu à un autre, d'une situation à une autre sans qu'il n'y ait vraiment d'intérêt. Les évènements s'enchainent sans véritable logique et encore une fois, on se retrouve complètement perdu, à se demander pourquoi telle chose arrive. Même avec une concentration maximum, c'est la sensation d'incompréhension qui prédomine du fait de l'absence de véritable trame narrative. Et alors qu'on n'aurait vraiment pas besoin d'en rajouter, des incohérences scénaristiques viennent perturber d'avantage la lecture. Par exemple, dans le tome 1, alors que Dante doit délivrer la petite Alice, cette dernière refuse de partir sans Rabi, son "homme-lapin en peluche" (de taille humaine). Nous sommes alors à la page 69 et Dante dit à la petite : "J'ignore ses intentions mais sache que les démons ne montrent ni joie ni larmes. Ce ne sont pas des humains." Le connaisseur de la série (de jeux) aura reconnu la référence au futur nom de l'agence du demi-démon mais ne pourra s'empêcher de tiquer à la page suivante quand le fils de Sparda se pose une simple question : "Cette peluche serait possédée par un démon ?" Pour résumer, Dante révèle à la fillette que Rabi est un démon puis se pose la question la page suivante ! Et dire que nous ne sommes même pas en face d'une parodie...
Le festival continue avec le personnage-même d'Alice. Sa première rencontre avec Dante nous place dans une magnifique incohérence : alors que Dante est censé la ramener à son père, il la rejoint en explosant une fenêtre en tirant à tout va, au risque de la tuer par balle ou de la charcuter avec les éclats de verre ! Et les choses sont loin de s'arrêter là, toutefois je garderai le silence pour ceux qui voudraient malgré tout se lancer dans l'aventure mais sachez que c'est aussi incompréhensible que tout le reste et ce n'est pas les délires sur Alice au Pays des Merveilles et les 7 pêchés capitaux ou encore les apparitions inutiles de Lady (alors nommée Mary) ou des orbes que Dante gagne en tuant des monstres dans le jeu qui changeront la donne. Et si vous vous attendiez à un combat titanesque entre les deux frères ennemis, préparez-vous à être déçu. Et comme si tous ces défauts ne suffisaient pas, l'oeuvre se termine en laissant clairement un sentiment d'inachevé.

Cette incomplétude semble liée au fait qu'un troisième volume était apparemment prévu. Il aurait dû se focaliser d'avantage sur Lady/Mary et montrer comment Arkham sacrifie son épouse pour gagner des pouvoirs et tenter de devenir démon. Pour ce que j'en sais, il semblerait que l'auteur ait abandonné le projet en cours de route. Ce n'est peut-être pas un mal finalement, compte tenu des défauts accumulés dans les deux premiers tomes. Quoi qu'il en soit, ce manga reste et restera à jamais mauvais, une moisissure dans la saga. Si vous voulez une bonne adaptation de Devil May Cry, permettez-moi de vous conseiller l'animé de 12 épisodes sorti en coffret DVD, vous y trouverez largement votre compte mais évitez absolument ces deux mangas, vous ne feriez que perde votre temps et votre argent.


Mass Effect : Paragon Lost [Blu-ray]
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DVD ~ Jr. Freddie Prinze
Prix : EUR 15,00

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3.0 étoiles sur 5 La mission de James Vega, 17 août 2013
Achat vérifié(De quoi s'agit-il ?)
Ce commentaire fait référence à cette édition : Mass Effect : Paragon Lost [Blu-ray] (Blu-ray)
Se déroulant principalement pendant les événements de Mass Effect 2, cette histoire nous raconte une mission du personnage de Mass Effect 3 James Vega au cours de laquelle une colonie humaine est attaquée par les Récolteurs. Le film contient plusieurs incohérences avec les jeux (que je ne citerai pas pour ne pas vous spoiler l'aventure ; aventure qui vous sera de toute façon spoilée si vous avez joué à Mass Effect 3), ce n'est pas le même comédien qui double James Vega dans le jeu et dans le film ni Laura Blanc, Lira T'Soni malgré la très courte apparition du personnage (ce qui aurait quand-même été sympa pour le côté fan service), le côté animé japonnais en rebutera plus d'un notamment à cause de l'animation moyenne, James Vega ne ressemble guère à son homologue du jeu tout comme les vortchas, le combo animation 2D avec les vaisseaux et navettes en 3D ne marche pas du tout, c'est plus moche qu'autre chose... Quant à la fin, elle ne plaira certainement pas à tout le monde mais reste dans l'optique Mass Effect. Il reste intéressant à regarder mais aurait pu être largement mieux.


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