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Contenu rédigé par Pier Toschthallter
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Commentaires écrits par
Pier Toschthallter

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Thor : Le Monde des Ténèbres
Thor : Le Monde des Ténèbres
DVD ~ Chris Hemsworth
Prix : EUR 9,99

5 internautes sur 14 ont trouvé ce commentaire utile 
1.0 étoiles sur 5 Par Thor !… Partons !!, 27 mars 2014
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Ce commentaire fait référence à cette édition : Thor : Le Monde des Ténèbres (DVD)
Tout est dans le titre mais ne voulant pas être accusé de démolir un film sans fournir d'argumentaire, je vais retrancher les raisons qui me poussent à pareille appréciation, appréciation qui n'engage que moi, cela s'entend...

Le seul point positif de ce film au budget faramineux (170 millions de dollars US !), ce sont les effets spéciaux qui réjouiront les amateurs du genre dont je fais partie : trucages 3D à couper le souffle et rendu brillant. Pour le reste, en revanche, euh...

Passe encore qu'on prenne les mêmes acteurs pour un second volet ou qu'on ait droit, dans le scénario simpliste, à l'intrusion de « dark Elves » façon Tolkien sans rapport réel avec les « svartálfar » scandinaves – mode « Lord of the Rings / The hobbit » oblige, évidemment... – , mais les traits prétendument humoristiques sont tellement outrés qu'ils ne font même pas sourire, qu'il s'agisse d'une Darcy (la pétulante co-équipière de Jane Foster) américaine jusqu'au bout des ongles qui veut elle aussi un amoureux, comme Jane Foster (elle choisira le stagiaire Ian après qu'il lui aura sauvé la vie : « oh, Ian, you saved my life? » – « yes, I did »...), qu'il s'agisse de Jane Foster elle-même, l'amoureuse de Thor (et de son gros marteau) qui ne sait dire que « hi! » à tout bout de champ avec un sourire figé, notamment lorsqu'elle est présentée au roi et à la reine d'Asgard (ses futurs beaux-parents), royaume parmi tous, qu'il soit question de Greenwich (allusion au méridien éponyme, bien sûr), théâtre du chaos final lorsque les neuf royaumes d'Yggdrasill coïncident, ou encore des « dark Elves » particulièrement « dark » (il faut bien outrer le trait, sinon, le public risque de ne pas comprendre que ce sont eux, les méchants), entre autres faits remarquables, le tout rendant l'intrigue du film pourtant enfantine – le mal elfique contre le bien asgardien – particulièrement échevelée, la mythologie nordique revue par Hollywood se trouvant passée au prisme tolkienien sur fond de canettes de Coca-cola, de musique pop, d'automobiles Ford et de hamburgers…

Avec les recettes habituelles usées jusqu'à la trame : Jane Foster qu'on imagine mourante, puisque porteuse de l'éther, substance cosmique élémentaire susceptible de faire sombrer l'Univers dans les ténèbres (rien que ça !), Thor qui débarque sur Terre flanqué de son gros marteau (forcément...), inquiet que Heimdall qui discerne tout dans sa prescience ne la voie subitement plus, et cela alors que Thor était censé ne pas pouvoir la rejoindre, dans le premier volet (« Thor »), Frigga (la mère de Thor et de Loki) qui se fait tuer pour la bonne cause (car les bons triomphent toujours des méchants), dans un manichéisme qui confine à l'absurde, Odin puissant mais malgré tout fragile (ce n'est pas grave car comme dit à l'instant, les bons triomphent toujours des méchants, quoi qu'il puisse leur arriver), les deux frères qui nourrissent des sentiments quasi-haineux l'un à l'égard de l'autre (Loki n'a pas digéré que Thor ait été désigné comme successeur de leur père Odin et Thor est prêt à trucider Loki s'il le trahit) et qui se découvrent un amour inconditionnel l'un pour l'autre dix minutes après la sortie de prison de Loki, en arrivant sur Svartalfheim, Thor qu'on croit mort (sans son gros marteau) secouru par Jane Foster qui lui évite le pire (« oh Thor ! mon amour ! Tu n'as rien ? » – « non, chérie, j'ai juste paumé mon marteau... »), Loki qu'on croyait lui aussi mort mais qui devient roi en lieu et place de Thor, comme il le désirait, Thor qui repart pour Asgard prévenir Odin – enfin, Loki qui a pris les traits de leur père – qu'il veut abandonner son existence de demi-dieu par amour pour Jane (mais reviendra-t-il auprès d'elle ?!), Jane qui se retrouve avec Darcy et Erik à manger ses corn-flakes dans l'attente hypothétique de Thor et ce dernier qui revient enfin sur Terre (muni de son gros marteau, cette fois) après le générique de fin, ce que les spectateurs qui n'auront pas fui ou ne se seront pas endormis pourront constater pour leur plus grand soulagement... C'est tellement capillotracté et dans le même temps prévisible que c'en est désarmant...

N'évoquons pas la musique consonante tonitruante typique de l'école hollywoodienne moderne dans le genre de celles qui accompagnent systématiquement les films grand spectacle de cet acabit : une succession d'accords mineurs/majeurs à grands renforts de timbales, de percussions et de cuivres projetés sur un rythme de boléro, des nappes sonores passées en boucles venant ponctuer le tout sans aucune subtilité – n'est pas Howard Shore qui veut...

Ce film permet de se vider l'esprit durant quelques moments mais les références comiques à la sacro-sainte Amérique éminemment lourdingues – Darcy qui beugle « it's ok! we are American! », Jane qui lui rétorque « is it supposed to make them like us? » et la première qui répond « no, it will make them go away… » (ha ha ha ! astuce !! Riez, bonnes gens !), les mômes londoniens qui ont un accent new-yorkais à couper au couteau (sans doute ont-ils été happés par un vortex spatio-temporel, à l'instar du gros marteau de Thor), Loki qui se transforme en héros aux couleurs « stars and stripes » et manque de s'exclamer « God bless America! » (c'est censé faire rire mais ça tombe hélas à plat, surtout hors territoire américain), les boîtes de coca-cola jonchant le sol de Svartalfheim, et j'en passe – ainsi que les personnages aussi vides que possible – sauf Loki dont on saluera le jeu tout de même plus contrasté que celui de ses collègues – ne suffisent hélas qu'à le rendre indigeste après à peine quinze minutes de visionnage…

Je ne suis pas spécialiste de l'histoire de la bande dessinée aux États-Unis mais il me semble qu'on est bien loin de l'esprit autrement plus frais et innocent des « comics made in Marvel » qui avaient au moins le bonheur de faire rêver les collégiens des années soixante… Car en définitive, cette débauche d'effets spéciaux sur fond d'intrigue manichéenne totalement absconse irritera très vite le cinéphile soucieux de qualité, la 3D ne sachant conférer à un film tous les éléments qualitatifs destinés à le porter…

Cela prouve une fois de plus, s'il en était encore besoin, que les suites à des longs métrages réalisées dans le dessein de rapporter de l'argent à ceux qui les tournent sont bien loin d'être toutes des réussites, tant s'en faut... Le pire est qu'il y aura nécessairement un troisième volet, ce que tout laisse présager...


Manuel de Paleographie Medievale. Manuel pour Grands Commencants.
Manuel de Paleographie Medievale. Manuel pour Grands Commencants.
par Parisse Michel
Edition : Broché
Prix : EUR 30,50

6 internautes sur 6 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 À recommander d'urgence !, 11 juillet 2012
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Voici enfin un livre en français qui permettra à l'étudiant paléographe ou au passionné de s'initier à cette discipline jugée non sans raison complexe au moyen d'exemples de choix commentés.

Ce manuel ne se prétend évidemment pas exhaustif tant le sujet est vaste, et notamment la question des abréviations médiévales (latines, italiennes et françaises) sur laquelle il est impossible de faire l'impasse et qui ne peuvent être maîtrisées que par la pratique des textes, mais il constitue une excellente initiation tant pour les néophytes que pour les férus médiévistes.

Il va sans dire aussi qu'une bonne connaissance du latin, de l'ancien français sous ses différentes formes et des langues vernaculaires en usage du XIème au XVème siècle est indispensable, mais il sera possible à quiconque le souhaite de combler ses lacunes - du moins pour le latin ! - en se procurant les deux ouvrages mentionnés ci-dessous :

Apprendre le Latin Médiéval. Manuel pour Grands Commencants. Troisieme Edition Revue et Corrigee.
Traduire le latin médiéval : Manuel pour grands commençants

Ce manuel se scinde en trois parties :

- La première traite des différents types d'écriture (capitales & cursives) en usage avant le XIIème siècle et aborde les principales abréviations (tilde, neuf tyrolien, lettres suscites & contractions usuelles) qui furent, rappelons-le, largement empruntées à celles des Latins de la Rome antique ;
- La seconde s'articule autour de la graphie caroline (ou carolingienne) qui fut en usage du Xème au XIIème siècle ;
- La troisième (et ultime) section se veut une initiation aux différents types d'écriture gothique courant du XIIIème au XVème siècle, avec quelques chartes et registres majeurs de cette période présentés en guise d'exercices.

On pourra parfaire son étude en se tournant vers les trois titres suivants, de prime importance :

Latin Palaeography: Antiquity and the Middle Ages
Lire le manuscrit médiéval
Lexicon Abbreviaturarum: Dizionario Di Abbreviature Latine Ed Italiane


Intouchables - Edition simple (César 2012 du Meilleur Acteur pour Omar Sy)
Intouchables - Edition simple (César 2012 du Meilleur Acteur pour Omar Sy)
DVD ~ François Cluzet
Proposé par MEDIA PRO
Prix : EUR 7,89

24 internautes sur 43 ont trouvé ce commentaire utile 
1.0 étoiles sur 5 Lourdingue, violent, grossier et inintéressant..., 11 juillet 2012
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À l'instar d'autres du même acabit qui se prétendent humoristiques et traitant de sujets dits « de société », ce film n'aurait pas bénéficié d'un immense soutien tant médiatique que financier, il aurait très vite sombré dans l'oubli...

On notera simplement qu'il est hélas typique du néo-cinéma « hexagonal » actuel qui sévit depuis quelques années sur les écrans, cinéma tonitruant, vulgaire et débraillé qui privilégie bien plus le bruit, les dialogues grossiers, les plans d'action à l'américaine, la violence et le clinquant qu'un scénario digne de ce nom sans effets outrés ni artifices lourdingues... Une intrigue racoleuse (un tétraplégique et son infirmier de couleur) ne suffit pas à faire un succès d'une production médiocre...

Le plus inquiétant reste que tant de spectateurs l'aient apprécié, preuve manifeste de la récession culturelle que subit ce pays où bon goût et bon sens semblent désormais remisés au placard...

À oublier d'urgence...
Remarque sur ce commentaire Remarques sur ce commentaire (14) | Permalien | Remarque la plus récente : Mar 27, 2014 6:24 PM CET


Dzongkha Language: Ngalop, Bhutan, Dzong architecture, Shabdrung Ngawang Namgyal, Sikkimese language, Sikkim, Liturgy, Lingua franca, Standard Tibetan, Tibetan script
Dzongkha Language: Ngalop, Bhutan, Dzong architecture, Shabdrung Ngawang Namgyal, Sikkimese language, Sikkim, Liturgy, Lingua franca, Standard Tibetan, Tibetan script
par Frederic P. Miller
Edition : Broché
Prix : EUR 42,09

1.0 étoiles sur 5 N'achetez pas / Don't buy it..., 7 octobre 2011
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Prétendument intitulé « Dzongkha language », ce livre n'est en fait que l'impression sur papier d'articles épars issus de « Wikipédia » et pour certains très discutables quant aux données qu'ils donnent à lire... Le dialecte dzongkha à proprement parler n'est abordé que de la première à la quatrième page sur les 92 que comprend cet opuscule et il ne s'agit de rien d'autre que de la maigre version 2009 de l'article anglophone alors disponible sur le site de l'encyclopédie contributive... Sont évoqués tour à tour le Bhoutan, le Sikkim, l'architecture (!), le concept de liturgie (!!), la notion de « lingua franca » et quelques dialectes de l'aire tibéto-birmane sans qu'il soit question de la moindre analyse de fond !

On oubliera donc ce fascicule prohibitif dont le prix oscille de trente à cinquante euros, supercherie de taille mise sur pied par des auteurs inconnus qu'on devrait assigner en justice pour escroquerie, et l'on optera pour l'excellent manuel de George van Driem & Karma Tshering ayant pour titre « Dzongkha » (assorti de trois disques compacts), à ma connaissance la seule référence occidentale digne de ce nom en vue de l'étude approfondie de la variante bhoutanaise du tibétain. On pourra aussi mentionner le « Manual of spoken Dzongkha » de Yoshiro Imaeda qui constitue une bonne introduction pour les néophytes.

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This allegedly titled ''Dzongka language'' book is nothing else but a few scattered articles from ''Wikipedia'', some of them being highly questionable about the subjects they raise... The Dzongkha dialect itself is only addressed from the first to the fourth of the 92 pages this opuscule contains altogether and it is all about the terse 2009 version of the English article as readable at that time on the collaborative encyclopedia's website... Are successively brought up Bhutan, Sikkim, architecture (!), the concept of liturgy (!!), the ''lingua franca'' notion and some dialects used in the Tibeto-Burmese area without any effort being spent on any in-depth analysis!

Anyone should forget about such a prohibitive booklet whose price swings beetwen thirty up to fifty euros (40 to 67 US dollars), a major deception all set up by a bunch of unknown authors who ought to be hit with a lawsuit for cheating, and choose the excellent ''Dzongkha'' handbook by George van Driem & Karma Tshering (it comes along with three audio CD's), to my knowledge the only valuable reference in Occident to learn the Bhutanese variant of Tibetan thoroughly. A ''Manual of spoken Dzongkha'' written by Yoshiro Imaeda can also be mentioned since it is a good introduction for neophytes.


Claudio Monteverdi
Claudio Monteverdi
par Roger Tellart
Edition : Relié
Prix : EUR 35,00

14 internautes sur 14 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 La référence francophone !, 7 décembre 2010
Ce commentaire fait référence à cette édition : Claudio Monteverdi (Relié)
Qu'il s'agisse de l'amateur éclairé, de l'étudiant en musicologie ou du spécialiste du Seicento, cette synthèse magistrale réalisée de main de maître par Roger Tellart - le meilleur connaisseur du Crémonais, actuellement, dans l'Hexagone - permettra à son lecteur de pénétrer dans l'intimité du divin Claudio sans le moindre effort ! Rédigé dans un style flamboyant, elle distille informations musicologiques, commentaires complets de la production monteverdienne, analyses musicales et anecdotes historiques avec un bonheur égal, renvoyant à tel ou tel ouvrage chaque fois que cela s'avère nécessaire. Sans mentionner la bibliographie abondante, le catalogue enfin complet des œuvres et un grand nombre de lettres traduites pour la première fois en français !

Depuis sa sortie, en 1997, ce livre est resté la référence absolue parmi ceux parus en langue française et il y a fort à parier qu'il ne trouvera pas d'égal avant bien longtemps !


Rowenta RO453011 Aspirateur avec Sac Silence Force 2200 W Rouge
Rowenta RO453011 Aspirateur avec Sac Silence Force 2200 W Rouge

2 internautes sur 4 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 Ah ! qu'il est beau, mon Rowenta !!!, 25 juillet 2010
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Ce commentaire fait référence à cette édition : Rowenta RO453011 Aspirateur avec Sac Silence Force 2200 W Rouge (Cuisine)
Avant, faire le ménage était un calvaire sans cesse renouvelé... En effet, bien que j'aie pour mon vieil Electrolux une affection sans bornes, lui, symbole d'une époque désormais révolue, lui qui a duré pendant quasiment vingt années de service, il faut bien reconnaître qu'il n'en pouvait plus, se fissurant, perdant ses pièces et suffoquant de douleur à chaque sortie du placard...

Depuis que mon Rowenta RO453011 (rouge, s'il vous plaît) est entré dans ma vie, je n'ai jamais autant passé l'aspirateur, pour le plus grand bonheur de tout le monde et surtout de mon Electrolux qui goûte maintenant une retraite largement méritée ! C'est une joie de tous les instants, un plaisir tant pour l'ouïe que pour les yeux ! Mes voisins me l'envient et c'est à la maison un défilé permanent pour l'admirer !

Poids quasiment insignifiant, puissance d'aspiration modulable sur commande, tube télescopique réglable permettant un confort optimal, poignée ergonomique, pas d'odeurs, bruits minimes, déplacement sur traîneau plus qu'aisé, embouts interchangeables et sacs robustes, voilà quels sont ses points forts qui relégueront ses pairs au rang de rescapés de l'ère des premiers balbutiements de l'humanité en termes de technologie !

Madame Cro-Magnon l'aurait adoré !


Agora
Agora
DVD ~ Max Minghella
Proposé par Art Cub
Prix : EUR 7,22

53 internautes sur 92 ont trouvé ce commentaire utile 
1.0 étoiles sur 5 Une production clinquante de plus « made in Hollywood » sans pertinence historique..., 19 juillet 2010
Ce commentaire fait référence à cette édition : Agora (DVD)
Bien entendu, le spectateur friand d'effets spéciaux, de musiques consonantes pompeuses ou de principes manichéens accommodés à la sauce hollywoodienne sera comblé, tout comme l'amoureux d'un cinéma moderne ultra-réaliste ou encore l'adepte d'un révisionnisme historique « légal » très en vogue depuis une quinzaine d'années... En revanche, l'esprit libre un tant soit peu soucieux de culture, respectueux de l'Histoire, amateur de subtilité et défenseur d'un juste milieu constamment foulé aux pieds ne pourra que laisser de côté cette énième production américaine qui dépeint une Alexandrie à laquelle le cinéaste chilo-espagnol Alejandro Amenábar ne comprend manifestement pas grand'chose, en vertu de schémas dictés par la pseudo-culture à la sauce « Google » sans bases éprouvées, le sensationnalisme l'emportant sur la pertinence historique... Inutile de préciser qu'à l'instar d'Almodóvar, Amenábar ne donne ni la demi-mesure, ni dans l'objectivité, lui qui n'a jamais caché ni sa défiance vis-à-vis du catholicisme - du reste s'en est-il abondamment exprimé à l'antenne de la radio chilienne « Cooperativa », révélant du même coup son homosexualité non sans insister lourdement sur les souffrances qu'il aurait vécues à cause du joug d'une religion selon lui homophobe... -, ni ses sympathies révolutionnaires chiliennes ou son affection pour des communistes célèbres tels Trotsky et Neruda...

Ce film repose tout d'abord sur deux partis pris invérifiables : sur la destruction de la Bibliothèque d'Alexandrie par des fanatiques chrétiens et sur l'assassinat d'Hypatie à la demande de l'évêque Cyrille d'Alexandrie, en l'an 415 de notre ère...

Il est indispensable d'avertir le spectateur que ces thèses ne font pas le moins du monde l'unanimité et qu'en France, il n'y a guère que Gustave Le Bon qui les ait défendues... À la différence du précédent, 'Abd al-Latif, Ibn al Qifti et Ibn Khaldoun, tous trois arabes et historiens, désignent le calife Omar et son chef militaire 'Amr Ibn al-'Âs comme les véritables profanateurs de la Bibliothèque, événement qu'ils datent de 642 de notre ère... Dans les faits, la Bibliothèque avait très probablement été détruite sous le règne d'Aurélien, en 272 après J.-C., c'est-à-dire bien avant la naissance d'Hypatie... À ce propos, le seul lien qui existe entre Hypatie et l'institution prestigieuse est incarné par son père Théon le Géomètre, certainement encore en charge d'un Mouseion qui ne fonctionnait déjà plus... Faut-il aussi rappeler que César l'incendia une première fois en 48 avant J.-C., lorsqu'il entra dans Alexandrie ? Quant au postulat politiquement correct du meurtre d'Hypatie par des exaltés chrétiens, triste épisode relaté par Socrate le Scolastique et Jean de Nikiou, on peut le mettre en doute, Cyrille d'Alexandrie s'inquiétant bien plus des hérétiques chrétiens que des païens à l'époque inoffensifs... Pourquoi la faute reviendrait-elle forcément aux chrétiens ? L'athéisme d'Amenábar ainsi que son rejet du catholicisme ne plaident pas en faveur d'une quelconque impartialité et il est à craindre que nul ne découvrira jamais le moindre élément permettant de privilégier telle ou telle version...

Entre autres incongruités qu'on pourra relever, de la « lupa romana » (la louve romaine) au canal de Suez (excusez du peu !) en passant par des fibules façon Jean-Paul Gaultier ou des costumes tout droit venus du « Seigneur des anneaux », oser laisser entendre que le lent déclin d'une langue égyptienne qui n'a jamais été une et indivisible serait exclusivement dû à Théodose est une bourde historique majeure qui ne peut être qu'inspirée par une volonté évidente de réécrire l'Histoire afin de charger le christianisme, reprenant en cela des argumentaires non étayés qui abondent sur quantité de sites n'ayant rien de sérieux : la préoccupation majeure de Théodose était de contenir les Wisigoths et les Ostrogoths ; quant à son interdiction des cultes païens, elle date initialement de 384 après J.-C. et ne visait absolument pas que l'Égypte mais tout l'empire byzantin, la promulgation de son édit en Égypte (en 391) ayant pour conséquence l'abandon de l'écriture sacrée hiéroglyphique - la dernière inscription connue gravée dans la pierre date de 394 après J.-C. - au profit d'une écriture alphabétique inspirée de l'alphabet grec et jugée bien plus pratique d'utilisation pour transcrire le copte, étape ultime d'une langue égyptienne qui évolua sur quelque 4500 années...

Faut-il rappeler que sous sa forme copte, la langue égyptienne s'est maintenue jusqu'à l'aube du XVIIème de notre ère et que la fermeture des lieux de culte égyptiens incombe en définitive à Justinien qui fit clore le temple de Philæ (le dernier temple païen d'Égypte) en 551 après J.-C., soit cent soixante-sept ans après l'édit théodosien ? Mettre la disparition de la langue égyptienne sur le dos de Théodose qui n'était même pas grec - il était originaire de Gallaecia, une province romaine située sur l'actuel territoire de la Galice - est d'autant plus énorme que l'Égypte avait été hellénisée de longue date, à savoir dès 330 avant J.-C., début de l'Égypte ptolémaïque... Plus que tout autre chose, il semble nécessaire de dire que bien avant l'arrivée de Théodose, c'est la bataille d'Actium du 2 septembre de l'an 31 avant notre ère qui porta un coup économique fatal à l'Égypte, le grec s'étant imposé comme langue administrative à parité avec l'égyptien dès le quatrième siècle avant J-C. et plus exactement en -332, après qu'Alexandre eut conquis le pays des pharaons... Les deux Égypte se trouvèrent rattachées à l'Empire byzantin en 395 après J.-C. mais ce n'est pas pour autant que le démotique - la langue égyptienne d'alors - perdit du terrain en tant qu'idiome écrit et parlé ! Il se maintint jusqu'à la conquête arabe de 641 après J.-C., cette conquête signant hélas la disparition progressive du copte qui parvint malgré tout à subsister jusqu'à nos jours comme langue liturgique de la communauté chrétienne d'Égypte... C'est à la fin du VIIIème siècle après J.-C. que la langue égyptienne morcelée en plusieurs dialectes et la langue grecque administrative cédèrent définitivement la place face à l'arabe, langue de conquérants qui faisaient fort peu de cas des paysans du Nil et de leurs coutumes... On pourra lire à ce sujet les excellents ouvrages de Nicolas Grimal ou de François Daumas, entre autres sources valeureuses...

Il est consternant que l'athéisme militant d'Amenábar soit le fil d'Ariane d'un film qui voudrait faire croire que le christianisme et les religions de manière générale sont la cause des multiples maux de l'humanité... Comme si elle les avait attendues pour s'entre-déchirer... C'est faire fi des récentes découvertes archéologiques... Voici quelques années, Lawrence H. Keeley et son équipe n'ont-ils pas mis au jour des charniers humains remontant à plus de 120.000 ans avant notre ère - voir son remarquable bouquin « War before civilization », traduit en français : Les guerres préhistoriques -, ce qui tend à démontrer que les hommes s'entretuaient des milliers d'années avant les religions dites révélées ? C'est également passer sous silence les turpitudes et les horreurs commises au seul nom d'un athéisme imposé comme religion d'État a contrario par des dictateurs tels qu'Obregón ou Staline, sans faire mention de Hitler qui prônait le retour à des cultes païens pan-germaniques, tous trois athées convaincus, bien que baptisés, mais néanmoins criminels devant l'éternité... Car n'en déplaise aux « bouffeurs » de curés impénitents, il n'est pas d'obscurantisme que religieux, ce que l'actualité ne cesse de prouver, depuis nombre d'années... Quant à l'idée de « secte qui a réussi » ou de « parabalani » chrétiens et sanguinaires, elle fait franchement rigoler mais dans leur aversion pour un christianisme qui leur est étranger ou dans leur amour d'un consensus et d'une pensée unique qui pèsent de tout leur poids sur l'Hexagone, certains ne sont pas à une ineptie près...

Sans conclure, « Agora » rejoint la production « Kingdom of heaven » où Ridley Scott ne s'en est pris comme par hasard qu'aux chrétiens alors qu'il prétendait cibler tous les intégrismes et les fondamentalismes... On pourrait aussi citer « Alexandre », autre navet « made in Hollywood » consensuel et du même acabit où le clinquant le dispute au grand spectacle, Oliver Stone dépeignant un Alexandre que d'aucuns voudraient narcissique, cyclothymique, rongé par la dépression et résolument « gay »... Comme « Amen » ou « Da Vinci code » qui participent de la réécriture scandaleuse de l'Histoire, le plus grave reste le taux élevé d'une audience prompte à « gober » tout ce qu'on lui sert comme parole d'Évangile (si j'ose dire), phénomène nouveau qui témoigne de la récession culturelle à tous les niveaux, le monde de l'image et du virtuel l'emportant sur celui de la culture et de la raison... On attend avec impatience qu'un film dénonçant les multiples crimes dont l'athéisme et les autres religions monothéistes se sont rendus coupables voie le jour...
Remarque sur ce commentaire Remarques sur ce commentaire (43) | Permalien | Remarque la plus récente : Jan 6, 2014 10:11 PM CET


Parlons oudmourte : Une langue finno-ougrienne ; Un peuple d'Europe
Parlons oudmourte : Une langue finno-ougrienne ; Un peuple d'Europe
par Jean-Luc Moreau
Edition : Broché
Prix : EUR 25,00

4 internautes sur 4 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 Excellent ouvrage d'initiation !, 6 juillet 2010
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Ce commentaire fait référence à cette édition : Parlons oudmourte : Une langue finno-ougrienne ; Un peuple d'Europe (Broché)
Apparemment, certains utilisateurs ont décidé de jouer la carte écornée d'un humour pour le moins lourdingue, pour ne pas dire totalement déplacé en l'occurrence, étant entendu qu'il n'aide absolument pas quiconque serait intéressé par l'acquisition de cet ouvrage à savoir s'il mérite d'être commandé ou non... On se demande ce qui les pousse à pondre leurs fadaises sur un serveur comme « Amazon »... Tâchons de rectifier le tir, donc...

Rédigé par Jean-Luc Moreau, ancien professeur à l'INALCO (l'Institut National des Langues & Civilisations Orientales), ce livre se veut une introduction à la langue oudmourte tant méconnue des habitants de l'Hexagone et du reste de l'Europe. Il s'agit notamment du tout-premier opuscule en français traitant de ce langage issu de la branche permienne du macro-groupe finno-ougrien. Quoiqu'il n'ait d'autre prétention que d'inviter le lecteur à pousser plus loin son étude de la grammaire et de la littérature oudmourtes, il n'en demeure pas moins très complet, en dépit de son caractère plutôt succinct : les deux conjugaisons y sont abordées de manière détaillée ainsi que la phonétique, les flexions, les gérondifs, la syntaxe et la quasi-totalité des affixes inhérents à cet idiome.

Les quelque soixante-neuf pages de la fin de l'opuscule permettront à tout un chacun de goûter la richesse d'une littérature oudmourte à l'origine orale et d'en mesurer toute la portée, elle qui sut dépasser largement les seules frontières d'Oudmourtie par sa fraîcheur et sa puissance évocatrice. Pari réussi que celui du professeur Moreau qui est parvenu à rendre incontournable son excellent manuel pour les néophytes, les linguistes ou encore pour les amoureux de langues qui ne maîtriseraient ni le russe, ni même l'allemand !


Le Petit Nicolas - Edition 2 DVD [Édition Prestige]
Le Petit Nicolas - Edition 2 DVD [Édition Prestige]
DVD ~ Maxime Godart
Proposé par Bayapi
Prix : EUR 14,22

15 internautes sur 61 ont trouvé ce commentaire utile 
1.0 étoiles sur 5 Affligeant..., 12 novembre 2009
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Ce commentaire fait référence à cette édition : Le Petit Nicolas - Edition 2 DVD [Édition Prestige] (DVD)
Comme « Bienvenue chez les Ch'tis » qui tentait de faire passer les gens du Nord pour des arriérés doublés de dégénérés mentaux incapables de s'exprimer, ce film médiocre incarne le « nouveau cinéma français » actuel qui prétend puiser dans le terroir, le cinéma des années cinquante et les us, coutumes & traditions de France... Inutile de dire que tel n'est vraiment pas le cas...

Les dialogues sont lourdingues, pour ne pas dire vulgaires, et les effets « humoristiques » amenés à la charrue sont largement prévisibles... Ne parlons pas du jeu d'acteur outré ou franchement mièvre... Quant au scénario lui-même, il est complètement décousu et l'on cherchera à la loupe ce qui rappelle de près ou de loin le cinéma de nos grands-parents...
Remarque sur ce commentaire Remarques sur ce commentaire (12) | Permalien | Remarque la plus récente : Sep 1, 2011 9:25 PM MEST


Bienvenue chez les Ch'tis - Edition preCH'TIge 2 DVD
Bienvenue chez les Ch'tis - Edition preCH'TIge 2 DVD
DVD ~ Kad Merad
Prix : EUR 8,56

27 internautes sur 48 ont trouvé ce commentaire utile 
1.0 étoiles sur 5 Affligeant de médiocrité..., 15 novembre 2008
Ce commentaire fait référence à cette édition : Bienvenue chez les Ch'tis - Edition preCH'TIge 2 DVD (DVD)
Voulant me faire un avis sur ce film qu'on présente comme le plus grand succès du cinéma français depuis « La grande vadrouille », je me le suis fait prêter par de la famille : gags lourdingues, effets téléphonés, canulars aussi grossiers que grotesques, dialogues indigents, absence totale d'authenticité, dialecte picard complètement loufoque qui ferait bondir les vrais Ch'tis et pour couronner le tout, un Galabru égaré...

Je trouve sidérant que ce navet insipide qui présente les gens du Nord comme des dégénérés doublés d'handicapés mentaux ait été si bien reçu par le public et notamment par les habitants de cette région... Sans doute faut-il y voir la énième preuve d'une médiocrité ambiante qui tend à l'emporter sur le reste...
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