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Contenu rédigé par Melwasul Lune-...
Classement des meilleurs critiques: 94
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Melwasul Lune-et-Plume "Blog: Lune et Plume"
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Souviens-toi, il y a dix ans
Souviens-toi, il y a dix ans
par Susan Fox
Edition : Poche
Prix : EUR 6,95

1.0 étoiles sur 5 Grosse déception. Lent, ennuyeux, sans intérêt ..., 28 avril 2016
Ce commentaire fait référence à cette édition : Souviens-toi, il y a dix ans (Poche)
Voilà un livre que j’ai bien failli ne jamais finir. Si je déteste abandonner un roman en cours de lecture, je reconnais que j’en ai eu énormément envie avec Souviens-toi, il y a dix ans. Les seules choses qui l’ont sauvé sont ma persévérance et le fait qu’il soit plutôt court. Sinon je peux vous dire que j’aurais rapidement arrêté de perdre mon temps. Ma chronique va donc être rapide, j’ai bien assez perd de temps en le lisant, je ne vais pas trop en perdre en le chroniquant !

Je vous en parlais il y a de ça bientôt un mois lors de ma chronique du roman Une nouvelle vie pour le Dr Stanton, je trouve que la collection Promesses de chez J’ai Lu pour Elle ne tient plus toutes ses promesses (elle était facile celle-là). De romans moyens, loin d’être inoubliables, nous passons ici à un roman purement et simplement à oublier, d’un ennui profond. Je crois bien que je n’y ai rien aimé du tout alors que sur le papier, il y avait matière à me plaire. Je vous préviens donc, il risque d’y avoir des spoilers (surtout qu’il ne s’y passe vraiment pas grand-chose).

Notre roman commence donc quand Evan retourne dans sa ville natale, Caribou Crossing (non mais c’est quoi ce nom déjà ?!), sous la contrainte pour son travail. Il doit y faire croire qu’il est en vacances au ranch touristique le White Horse (alors qu’il aurait préféré se pendre plutôt que de quitter New-York, surtout pour ce trou pommé où il n’a que de mauvais souvenirs) et pendant ce temps, y étudier en secret le plan d’une certaine T.J. qui se révèle être son ancienne meilleure amie, celle à qui il a brisé le cœur en la quittant (enceinte)(ce dont il n’est pas au courant)(oups spoiler). Jessica qui n’est pas hyper ravie de le voir et qui crève de trouille qu’il découvre que sa fille n’est pas celle de son ex-mari et ami mais celle d’Evan.

Évidemment, ils vont se rapprocher, retomber amoureux l’un de l’autre pendant que Jessica stressera, des drames vont arriver, Evan va se réconcilier avec sa mère, va décréter ne pas pouvoir ne pas revenir à New-York, d’autres drames vont arriver, Evan va donc découvrir qu’il est père (comme par hasard ils sont, avec sa fille, les seuls à avoir un groupe sanguin particulier à Caribou Crossing), va changer d’avis sur son départ, va avoir l’aide de l’ex-mari pour reconquérir Jessica, en assurant qu’il ne sera rien de plus qu’un beau-père pour sa fille. Le tout parsemé de quelques balades à cheval et en compagnie d’un ton des plus monotones. Bref, tout est bien qui finit bien et moi je suis enfin débarrassée de ma lecture …

Les personnages sont tous très fades, leurs monologues intérieurs m’ont tapée sur les nerfs, leurs mensonges m’ont juste saoulée, leur absence de communication est des plus fatigante et finalement, ils ne m’ont fait ni chaud ni froid. Je ne me suis pas sentie concernée par leur histoire, ils n’ont pas réussi à me toucher, à m’embarquer, j’étais totalement hermétique à ce qu’ils voulaient me faire passer. C’est pareil pour l’intrigue et l’ambiance générale. J’espérais retrouver l’ambiance des petites bourgades, leurs personnages atypiques, l’humour qui en découle, la sensation de grande famille un peu bizarre comme savent si bien le faire Kristan Higgins ou Jill Shalvis, mais il n’en a rien été. Même la ville m’a semblé fade.

Quant à l’intrigue, elle est trop tarabiscotée, trop pleine de bons sentiments et de guimauve dégoulinante, de celles que je n’aime pas. Comme l’impression d’être dans un monde de Bisounours où tout le monde aime tout le monde, pardonne tout trop vite, où personne ne dit un mot plus haut que l’autre. Trop, c’est juste trop. J’aime quand c’est mignon, que c’est tout doux mais il faut que ce soit quand même un minimum crédible, ici nous sommes trop dans la surenchère de tout. Ajoutez à cela une écrite plutôt soporifique, pas véritablement mauvaise ou désagréable mais plutôt ennuyeuse qui n’arrive pas à sauver l’ensemble et vous aurez compris pourquoi je vais bien vite oublier cette lecture (en fait, elle va s’oublier d’elle-même …).

Interminablement Vôtre,
Melwasul

Blog: Lune et Plume


Confess
Confess
par Colleen Hoover
Edition : Broché
Prix : EUR 17,00

3.0 étoiles sur 5 Si nous retrouvons l'écriture et le talent de Colleen Hoover en première partie, elle m'a fâchée dans la seconde partie !, 27 avril 2016
Ce commentaire fait référence à cette édition : Confess (Broché)
Arghhhh qu’est-ce que je suis en colère contre Colleen Hoover qui est pourtant une auteure que j’adore ! Là, elle avait tous les ingrédients pour faire une romance hors du commun, des plus originale, alliant deux idées de génie dont la première partie est hyper enthousiasmante. Pourtant, après avoir refermé mon livre, c’est presque le drame. La deuxième partie m’a déçue, je l’ai trouvée mal exploitée mais c’est surtout qu’elle y cautionne un élément que je ne peux pas accepter ! J’y reviendrai un peu plus tard dans ma chronique.

Avant de parler de sujets qui fâchent, place aux points positifs. Le premier qui me vient à l’esprit c’est bien évidemment le talent de CoHo. Je suis enchantée à chaque fois que je la lis (alors j’imagine ce que cela donne en VO …), totalement emportée même. Elle a ce petit quelque chose en plus, ce brin de poésie, qui fait que ces mots nous parlent, nous transpercent, nous touchent d’une façon ou d’une autre. Elle ne laisse rien au hasard, tout à son importance mais surtout elle est capable de varier les genres, les styles comme elle nous l’a déjà prouvé avec Maybe Someday, Indécent ou encore Ugly Love. Toujours avec la même réussite, la même fluidité, le même sens et la même originalité.

Elle nous le prouve une fois encore ici avec une idée sortie de je ne sais où mais qui est absolument géniale. Le thème des confessions était bien trouvé mais en plus l’associer avec la peinture, je ne peux qu’applaudir. Applaudir haut et fort car en plus d’avoir cette merveilleuse idée, elle le fait bien, extrêmement bien. Les confessions sont toutes surprenantes, stupéfiantes, certaines sont touchantes, d’autres sont vraiment choquantes. J’ai aimé toute cette diversité, j’ai aimé l’utilisation qui en était faite et j’ai encore plus adoré le lien avec la peinture. Les œuvres sont absolument sublimes, un parfait reflet de ce que nous lisons, j’ai pris le temps de les admirer, de les décortiquer, de les savourer. Je leur ai laissé le temps de me parler, de me raconter une histoire et je suis tombée sous le charme du travail de Danny O’Connor . C’est vraiment une très belle surprise que nous a fait CoHo ici et je ne peux que vous conseiller d’aller voir le travail de l’artiste sur internet.

Bref, des idées et une première partie qui m’ont enchantées, j’ai gloussé, j’ai couiné, je sentais le coup de cœur arriver à vitesse grand V. Puis PATATRA ! Tout est allé de travers. J’ai perdu ce qui faisait l’essence même de ce roman. Les confessions et la peinture ont pratiquement disparu du paysage pour s’enfoncer dans des secrets, des drames en série, par un manque de communication entre nos héros, par des choix de l’héroïne que je n’ai pas compris, que je n’ai pas accepté. Puis il y a cet évènement que je ne comprends pas. Qu’il ait lieu pas de souci si j’ose le dire comme ça, mais les conséquences, ou plutôt l’absence de conséquences qui en découle c’est juste INACCEPTABLE pour moi ! Je ne comprends absolument pas que l’on puisse laisser passer ça.

-----------------------SPOILER-----------------------
Genre comme il ne la viole pas parce que sa copine arrive pour la sauver au dernier moment, ce n’est pas grave, il n’est coupable de rien ? Il s’en sort comme si de rien n’était ? Non non et encore non !
-----------------------FIN SPOILER-----------------------

Bref, ce passage (et sa suite) m’a grandement mise en colère. Tout comme les fameuses confessions d’Owen. La première finalement n’a pas eu l’effet escompté sur moi. La deuxième (et dernière), j’avoue que je ne comprends pas réellement pourquoi c’est une confession, pourquoi il n’en parle pas à Auburn, pourquoi ce mystère. Je le reconnais j’ai trouvé ça un peu bête alors que d’un autre côté c’est vraiment touchant, c’est une belle conclusion. Une belle contradiction à l’image de tout ce roman.

Une première partie parfaite, des idées vraiment originales, très bien traitées, une écriture toujours aussi agréable puis une deuxième partie qui m’a totalement perdue. Je suis très critique mais c’est CoHo, je sais de quoi elle est capable maintenant et je suis très triste de voir cette deuxième partie partir en cacahuète alors que ce roman avait un tel potentiel, que les idées étaient bien là et en plus magnifiques. Mais honnêtement, j’ai passé un très bon moment (si on oublie ma grosse colère pour un des personnages), j’ai lu le roman d’une traite mais voilà, il y a cette fameuse second partie. Quel dommage !

Confess’ment Vôtre,
Melwasul

Blog: Lune et Plume


Les Aventures Improbables de Julie Dumont
Les Aventures Improbables de Julie Dumont
par O'Donnell Cassandra
Edition : Broché
Prix : EUR 16,00

4.0 étoiles sur 5 C'est drôle, frais, bien mené, une belle découverte., 26 avril 2016
Ce commentaire fait référence à cette édition : Les Aventures Improbables de Julie Dumont (Broché)
J’ai rencontré Cassandra O’Donnell lors du Salon du Livre et de la Presse Jeunesse de Montreuil au mois de novembre, rencontre au cours de laquelle elle nous avait rapidement parlé de son prochain roman aux éditions Pygmalion. Je dois avouer que je ne la connaissais pas plus que ça : j’avais entendu parler de sa série jeunesse Malenfer, de sa série bit-lit Rebecca Kean (dont Siham m’a vanté les mérites) et j’avais lu et moyennement apprécié sa série historique Les sœurs Charbrey. Mais après avoir entendu Mme O’Donnell parler des Aventures Improbables de Julie Dumont qui nous promettait des fous rires du début à la fin, je ne pouvais pas passer à côté. Ce que je ne regrette absolument pas.

Je me suis régalée à suivre les aventures de cette jeune journaliste (de mode), Julie Dumont, qui, il faut bien le dire, sait parfaitement comment se fourrer dans le pétrin ! Elle l’a même élevé au rang d’art magistralement maîtrisé de sa part. Le pire c’est qu’elle en a totalement conscience mais c’est plus fort qu’elle, elle ne peut s’empêcher de toujours prendre les mauvaises décisions. C’est ainsi que le même jour, elle se réveille en compagnie d’un sexy policier tout nu, elle récupère dans sa voiture un inconnu qui s’est fait tabasser et qu’elle doit amener aux urgences, elle arrive en retard à l’anniversaire de mariages de ses parents (c’est peut-être le pire) et une invitée décède à ses pieds (elle suppose d’ailleurs que ce n’est pas de cause naturelle…). Ajoutez à ça que le fameux inconnu est un journaliste (sexy quand il n’a pas la face qui ressemble à du steak haché) qui enquêtait sur un meurtre suspect, celui d’une amie de l’invitée décédée. Il n’en faut pas plus à Julie pour se lancer dans les investigations (sans vraiment savoir comment faire…).

Je me suis régalée du début à la fin avec cette intrigue policière complètement déjantée. Mon premier plaisir a été de me retrouver dans une petite bourgade de Normandie et l’ambiance qui en découle. Tout le monde connait tout le monde, les rumeurs vont bons trains, impossible de faire un pas sans que tous les habitants soient au courant. Autant dire qu’y mener l’enquête ne se révèle pas y être très facile, surtout quand c’est pour un journal à scandales. Une petite bourgade dont les habitants sont tout un poème à eux seuls. Je crois que je les ai à peu près tous suspectés au moins une fois au cours de ma lecture car ils ne sont pas très nets. Mais ils ne manqueront pas de vous faire rire et sourire. Ils sont vraiment atypiques, ils ont leur style et Cassandra O’Donnell a su les varier, exploiter l’ensemble des possibles pour créer cette petite ville qui vit parfaitement bien (ou presque, il y a quand même quelques décès …).

En parlant de personnages, comment ne pas revenir sur la famille de Julie ? Une famille totalement déjantée et qui nous permet de mieux comprendre ce qu’est devenu Julie, pourquoi elle est la jeune femme qu’elle est. Entre le grand-père abonné à Play-Boy, la mère que j’ai adoré détester et le père qui se retrouve perdu entre les deux, les situations cocasses s’enchaînent. Nous comprenons vite pourquoi Julie essaie de rester le moins longtemps possible dans sa famille (sous peine de finir complètement folle). Ajoutez à son entourage un journaliste sexy aux méthodes douteuses coincé à l’hôpital et un flic qui décide de s’incruster en se faisant passer pour son petit ami et qui se mêle de son enquête, Julie ne sait absolument plus où donner de la tête. Alors, quand en plus, elle se fait agresser, la voilà plus que déterminée à découvrir qui est l’assassin.

Une enquête policière rondement menée, bien ficelée et qui nous entraîne jusqu’à la fin. Cassandra O’Donnell a parfaitement su allier l’humour d’une comédie au suspense d’un roman policier pour nous offrir quelque chose de vraiment délicieux à lire. Le tout avec finalement beaucoup de simplicité. Rien d’alambiqué, l’écriture va droit au but mais toujours avec élégance. Finalement je m’aperçois que sa série historique n’est absolument pas le reflet de la plume de Cassandra O’Donnell et je crois bien que je vais suivre les conseils de Siham et me réserver les Rebecca Kean pour cet été !

Cassandra O’Donnell m’avait promis des éclats de rire du début à la fin et elle ne m’avait absolument pas menti. J’aurai terminé le roman sur une dernière scène qui m’aura fait exploser de rire. Une fin qui laisse penser que nous aurons une suite. Je vais croiser très fort les doigts pour que ce soit bien le cas, j’ai énormément envie de retrouver Julie, Benjamin et Mickaël. Ils ont tout su me charmer et je ne peux qu’en redemander (parce que j’en suis certaine, Julie n’en n’a pas fini avec les ennuis !).

Malchanceusement Vôtre,
Melwasul

Blog: Lune et Plume


Le traître
Le traître
par Grace Burrowes
Edition : Poche
Prix : EUR 7,40

1 internaute sur 1 a trouvé ce commentaire utile :
5.0 étoiles sur 5 Une réussite totale, j'en attendais beaucoup, je n'ai pas été déçue., 23 avril 2016
Ce commentaire fait référence à cette édition : Le traître (Poche)
J’avais beaucoup apprécié le premier tome, Le captif, de cette nouvelle série mais j’avais peur pour le second connaissant le futur héros, il allait falloir que l’auteur soit très, très, très forte. Après lecture, je n’ai qu’une chose à dire, Grace Burrowes n’a absolument pas été forte, elle a été EXTRAORDINAIRE !!! Ce second tome est une vraie merveille, le pari est totalement réussi.

Souvenez-vous, nous avons rencontré St. Clair dès le premier tome mais sous le nom de Robert Girard. St. Clair jeune lord anglais qui s’est retrouvé du mauvais côté de l’Atlantique au début de la guerre napoléonienne entre anglais et français. Moitié anglais moitié français, celui né en Angleterre s’est retrouvé officier de l’armée française à torturer de manière cruelle bon nombre de soldats anglais dont le duc de Mercie (héros du Captif) qui est très certainement celui qui a le plus souffert. Vous comprendrez donc qu’à son retour sur le sol anglais à la fin de la guerre, St. Clair n’a pas été hyper bien accueilli (ni artifice ni champagne mais plutôt duels et tentatives de meurtres…).

Celui surnommé le Baron Traître ne peut que compter sur le soutient de sa tante, la seule à l’avoir accueilli les bras ouverts et à être inquiète de son sort. Car lui se préoccupe peu de ce qu’il peut lui arriver, il sait qu’il n’est pas destiné à vivre vieux et attend que le jour de sa mort arrive. Jusqu’à l’arrivée de Millie en tant que dame de compagnie de sa tante. Millie qui va changer sa vision des choses, Millie qui va lui faire réaliser que finalement il n’a absolument pas envie de mourir et qu’il tient à croquer la vie à pleines dents. C’est ainsi qu’il va se motiver pour chercher à savoir qui est la personne derrière tous ces duels, qui est celui (ou ceux) qui veulent vraiment le voir mort. Aidé de son fidèle ami, Brodie, de Millie et d’alliés inattendus, il va mener l’enquête et surtout révéler quelle personne extraordinaire il est vraiment.

Il est maintenant temps pour moi de vous révéler son prénom. Un prénom qui le prédestinait à être un héros hors norme, de ceux qui nous marquent. Le baron St. Clair, aka Robert Girard, porte le doux nom de Sebastian … Toujours difficile pour un héros de porter ce prénom quand je suis la lectrice. Prénom toujours synonyme de héros inoubliables, parfaits et que je vénère. Et notre Sebastien est à la hauteur de son prénom, il peut le porter fièrement. C’est un homme complexe, mystérieux et dont la psychologie se révèle tout doucement. Impossible de l’apprécier au début vu son passé et pourtant, tout doucement les barrières tombent, il se dévoile et alors là, nous chutons, notre cœur se brise.

Il s’est retrouvé bien malgré lui pris entre deux camps sans rien avoir demandé et il a fait dans un premier temps le seul choix qui lui permettait de survivre. Il a malgré tout réussi à se mettre dans une situation où les deux partis ont finalement gagné quelque chose à la fin. Tout le monde sauf lui. Il n’y a gagné que haine et souffrance. Il a dû faire des choix terribles, des choix qui le hantent encore et la culpabilité est présente à chaque instant même quand il essaie de se montrer plus léger. Alors que c’est un véritable héros. C’est… Pfiouuuu… J’ai du mal à mettre des mots sur l’homme qu’il est. Son seul objectif est de protéger les autres, ceux qu’il aime mais pas seulement. C’est un homme profondément bon qui a été contraint de commette des actes terribles pour protéger ses victimes. Une torture psychologiquement terrible pour lui-même finalement.

Sebastien qui porte sur ses épaules le roman. Grace Burrowes avait un énorme défi devant elle, faire d’un homme méprisable, imposant un dégout profond, un véritable héros, de ceux auxquels nous ne pouvons que nous attacher. Si elle lui avait permis de faire un petit pas à la fin du Captif, la route était encore très longue et fastidieuse. Mais elle l’a fait, de manière magistrale, en poussant très loin la psychologie de notre Sebastien mais aussi des autres personnages qui l’entourent.

Millie d’abord qui est exactement celle dont il avait besoin. Elle a besoin de son aide, elle le met en valeur et c’est finalement un peu un miroir de lui-même. Ils se complètent et surtout, elle le comprend mieux que personne et va lui être d’un soutient inestimable. Il y a également sa tante, sa pétillante tante, vielle lady anglaise (je n’oserais pas le lui dire en face…), pleine de malice et qui a une mission: protéger son neveu. Elle aussi va se retrouver face à des choix impossibles. Elle va vraiment nous surprendre et j’ai adoré son petit côté intenable comploteuse. Il y a Brodie sur lequel nous nous posons beaucoup de questions mais qui va être là quand il faut pour Sebastian. Puis il y a le duc et la duchesse de Mercie, héros du premier tome, que nous retrouvons ici avec plaisir et dont j’ai adoré chacune des interventions. Je ne peux pas en dire trop sans risquer de vous spoiler mais ils ont été parfaits du début à la fin et ont parfaitement mis en valeur notre héros malgré ce qui leur a fait subir …

Pour finir, comment ne pas parler des méchants? C’est pourtant ce que je vais faire sinon ma chronique va être interminable. Sachez juste qu’ils sont à la hauteur du roman. Grace Burrowes a créé la crème du héros de romance historique mais elle lui a offert une très belle aventure, une intrigue passionnante. Le tout avec humour, émotion et aventure. Un magnifique écrin pour un diamant pur (j’ai l’impression d’en faire des tonnes mais ce Sebastian !!!). Je ne peux que vous dire de vous précipiter sur ce roman, le pari était risqué mais le résultat est génial. Surtout finalement, totalement crédible, pas de grand méchant qui devient gentil comme ça. Non il y a vraiment une histoire derrière, un héros qui assume ses actes et a ses raisons. C’est la force de cette romance à lire sans aucune hésitation même si vous n’aviez pas totalement accroché au premier.

Traîtrement Vôtre,
Melwasul

Blog: Lune et Plume


Dans chacun de mes mots
Dans chacun de mes mots
par Tamara Ireland stone
Edition : Broché
Prix : EUR 17,00

4.0 étoiles sur 5 Une belle histoire originale, une écriture merveilleuse., 21 avril 2016
Ce commentaire fait référence à cette édition : Dans chacun de mes mots (Broché)
Que ce roman porte bien son titre ! Chacun des mots de l’auteur ont leur importance, chacun de ces mots ont leur place, chacun de ces mots résonnent d’une manière particulière pour former un ensemble qui nous emporte, nous transperce, nous fait réfléchir. Un roman particulier, un roman orignal, un roman merveilleusement bien écrit, empreint de poésie.

Samantha est une adolescente qui a tout pour être heureuse. Une famille aimante, un groupe d’amies depuis qu’elles sont toutes jeunes et pourtant, Samantha souffre tous les jours. Elle est atteinte de TOC (troubles obsessionnels compulsifs) et personne à part sa famille et sa psy Sue ne sont au courant. Elle le cache même à ses meilleures amies. Elle a cette voix qui, quand elle ne s’y attend pas, vient envahir ses pensées, lui mettre des idées dans la tête dont elle ne peut se défaire et qui l’obsèdent (et avant de mieux la connaître nous font clairement poser des questions car c’est parfois violent…). Il y a aussi cette manie du nombre 3, toujours le nombre 3, ligne d’eau numéro 3, dernier chiffre affiché au compteur quand elle arrêté sa voiture le 3 sinon on repart pour un tour et ainsi de suite …

J’ai l’impression l’impression de très mal vous expliquer cette maladie. C’est bien plus que le simple toc (comme quand avant mes examens et concours je mettais toujours mes bijoux dans un certain ordre)(sans même le réaliser avant qu’on ne me le fasse remarquer)(ou quand nous ne pouvons couper sur les lignes des carreaux dans la rue ou des passages cloutés). C’est vraiment quelque chose qui envahit ses idées, qu’elle ne peut contrôler, sur quoi elle n’a aucun pouvoir. Une maladie finalement peu connue et dont nous ne nous rendons pas compte de l’impact sur les malades. Tamara Ireland Stone, à travers Samantha, nous explique ça merveilleusement bien, nous voyons qu’elle sait de quoi elle parle, qu’elle s’est renseignée, qu’elle a rencontré des adolescents touchés par cette maladie, qu’elle a pris le temps de les écouter et de voir les adolescents qu’ils sont avant tout (surtout quand nous savons que plus de la moitié des adultes souffrant de TOC ont commencé dès l’enfance).

Samantha qui souffre donc de cette maladie depuis ses 11 ans et qui ne rêve que d’être une fille normale, une fille comme les autres et qui fait tout pour cacher ce qu’elle appelle sa folie, à ses amis, à ses proches. Si elle réussit grâce à Sue sa psy, grâce à la natation, à passer un été de manière plutôt normale, en compagnie de celle qu’elle appelle la Samantha d’été, elle redoute plus que tout le retour au lycée où il est plus que difficile d’y cacher ses crises. Pourtant, elle va y faire une rencontre qui va tout changer, s’y faire une amie Caroline, qui va voir, qui va savoir et qui va lui permettre de découvrir ce dont elle a vraiment besoin. Elle va lui ouvrir les portes d’un petit club secret, un club de poètes où chacun de ses membres souffrent de différents maux.

Un club qui va lui ouvrir les yeux et qui va lui permettre, grâce à Caroline et ses membres, de mettre des mots sur ce dont elle souffre, qui va lui permettre d’assumer, de se dévoiler et de s’ouvrir aux autres. Elle va y rencontrer de véritables amis qui ne la jugeront pas, elle va penser guérir même si, le chemin est encore très long et va passer avant tout par l’acceptation, ce que vont lui montrer Caroline et AJ. AJ dont je n’ai pas encore parlé et dont je parlerai peu pour ne pas vous spoiler. Vous avez juste besoin de savoir qu’il est parfait, qu’il va agir pile comme il faut, à chaque fois, et que tout comme Samantha et moi vous allez l’adorer (et tomber un peu amoureuse) !

Si les personnages, le sujet abordé et la plume de l’auteur sont de gros points forts, la super bonne idée, c’est le club de poésie et les poèmes (et chansons) qui en découlent. Des textes différents que ce soit pour le thème ou la forme, chacun est unique. Des textes qui sont à l’image même de leurs auteurs, dont chaque mot a son importance, qui reflètent leur personnalité et surtout permettent de nous faire voir ce qu’ils refusent (et ne sont pas prêts) de nous (se) montrer. J’ai pris un immense plaisir à les lire, à les relire même pour mieux les savourer avant de délicatement les décortiquer pour voir ce qu’ils cachent derrière leurs mots. Ils m’ont vraiment emportées, ils m’ont aussi surprises pour certains quand d’autres m’ont fait sourire et rire. Tous m’ont touchées, m’ont émue d’une manière ou d’une autre, pas un seul ne m’a laissée indifférente.

Des textes à l’image même du roman. Un roman dont je n’avais absolument pas vu venir LA révélation. Une révélation qui m’a laissée sous le choc, bouche bée, un brin désorientée. Alors que je croyais que tout allait mieux, je me suis fait avoir en beauté. Il est vrai que je me suis posée quelques questions mais jamais je n’ai imaginé ça. Et pourtant, quand j’y repense, c’est tellement logique, cela correspond tellement au message que veut nous faire passer l’auteur, qu’il ne pouvait en être autrement. Et c’est là ce qui est merveilleux, c’est que tous les personnages ont eu les réactions que nous pouvions attendre d’eux. Des réactions normales, crédibles. Après ça, je n’ai qu’une envie, relire le roman pour voir certains événements sous un autre oeil maintenant que je sais, pour mieux comprendre et admirer le travail de l’auteur !

Le seul reproche que je pourrais faire au roman, c’est qu’autour de ce passage les choses n’aient pas été un peu plus développées, surtout sur la fin (qui elle, est parfaite). Il m’a manqué ce petite quelque chose qui en aurait fait un énorme coup de coeur. C’est vraiment passé à un cheveux mais voilà, il m’a manqué ce petit je-ne-sais quoi. C’est dommage car Samantha (et Tamara Ireland Stone) le méritait amplement. L’auteur nous montre avec douceur et tendresse une maladie que nous ne saurions imaginer, ses répercussions et le besoin avant tout de mettre des mots sur nos maux pour pouvoir commencer le long chemin de l’acceptation puis de la guérison. Samantha est une héroïne forte, courageuse malgré ses faiblesses, qui va s’ouvrir à la vie, qui va s’accepter telle qu’elle est, qui va grandir, s’épanouir mais qui surtout va nous donner une belle leçon et un beau message d’espoir.

Une seule conclusion possible: foncez découvrir cette petite merveille, dégustez-là, savourez-là !

Poétiquement Vôtre,
Melwasul

Blog : Lune et Plume


Keleana- Tome 1: La prisonnière
Keleana- Tome 1: La prisonnière
par Sarah J. Maas
Edition : Poche
Prix : EUR 7,90

4.0 étoiles sur 5 Un excellent tome de mise en place., 20 avril 2016
Ce commentaire fait référence à cette édition : Keleana- Tome 1: La prisonnière (Poche)
*4.5/5*

Voilà, je viens de me faire avoir comme une bleue. En effet, cela fait un petit moment que j'entends parler de cette série et je savais que le troisième tome avait été publié en début d'année. Je me suis donc dit que la parution au format poche était l'occasion parfaite pour commencer cette trilogie, la suite devant suivre rapidement ayant déjà été publiée en français en grand format... Sauf que catastrophe, après avoir fini le premier tome j'ai découvert que la série compterait 6 tomes ! Le quatrième n'a pas encore été publié en français et les cinquième et sixieme ne sont même pas encore sortis en VO ! Moi qui espérait pouvoir avoir la fin rapidement ... Mais sinon, je ne regrette absolument pas ma lecture, je vais juste devoir prendre mon mal en patience !

Ce premier tome est clairement un tome de mise en place de l'univers de Keleana, nous permettant de découvrir petit à petit, au fil des pages, jusqu'au final vers où et quoi va nous emmener Sarah J. Mass dans la suite de la série. La compétition à laquelle Keleana est contrainte de se soumettre n'est qu'un prétexte pour nous faire découvrir l'étendue de ce qu'il se prépare, pour nous montrer à quel point l'auteur a travaillé son monde, ses habitants, ses complots, son histoire, rien n'est laissé au hasard et cela nous promet le meilleur quand on voit à quel point cette intrigue d'introduction est bien traitée, bien ficelée. Elle remplie parfaitement son rôle l'air de rien, nous entraînant du début jusqu'à la dernière ligne, distillant les révélations au compte gouttes.

Le gros point fort de ce roman c'est avant tout son héroïne Keleana. Keleana, c'est l'assassineuse la plus célèbre et la plus redoutée de son royaume. Malheureusement un jour elle a osé défier son roi et a été condamnée à la prison à perpétuité. Enfin je dis prison mais je devrais dire travaux forcés. Cela fait maintenant une année qu'elle est enfermée dans les mines d'Endovier. Elle y est battue, torturée et personne ne sait comment elle a fait pour résister. Je pense que c'est son fichu caractère, son esprit de contrariété qui font qu'elle veut leur montrer que jusqu'au bout elle résistera et qu'ils ne l'auront pas dans sa tête. Qu'elle n'est pas sa surprise quand le prince héritier vient la chercher à Endovier pour en faire son champion dans le tournoi secret qu'organise son père pour trouver l'Assassineur officiel du roi. Un rôle que refuse Keleana avant de connaître le marché que lui propose Dorian. Si elle gagne le tournoi, elle s'engage à être l'Assassineuse du roi pour quatre ans avant d'être totalement libre. Si elle perd, retour à Endovier...

Comme je le disais plus haut, dans ce tome de présentation, il y a une vraie intrigue. D'abord, le tournoi, ses épreuves, ses combattants, ses combines mais aussi les événements étranges qui se déroulent autour de nos héros. Des héros auxquels nous nous attachons immédiatement. Surtout Keleana, qui, à tout juste 17 ans est déjà une sacrée femme mais aussi une vraie gamine impertinente. Elle m'aura fait mourir de rire un certain nombre de fois, ses réparties sont absolument géniales, son mauvais caractère et sa mauvaise foi sont rafraîchissants mais elle a aussi cette tendresse, ce côté petite fille qui a trop vite grandi, cette vulnérabilité que nous ne décelons pas dans un premier temps mais qui se montrent ici et là et nous touchent droit au coeur.

Mais il faut dire qu'elle est aussi très bien (et très mal) entourée. D'abord le prince héritier Dorian qui est sympathique mais je ne sais pas, qui a un truc qui me déplaît. Ensuite, il y a Nehemia, cette princesse qui cache quelques secrets, prête à tout pour protéger son royaume et qui va devenir la première meilleure amie de Keleana. Je l'ai adorée et j'ai tellement aimé sa relation avec notre héroïne. Pour finir il y a Chaol. Ahhh Chaol, mon champion, mon chouchou, capitaine de la garde royale, qui va doucement mais sûrement tomber amoureux de Keleana même s'il fait tout pour que cela n'arrive pas. Ils feraient un si beau couple tous les deux, Chaol est tellement adorable, il est aussi courageux et il semble prêt à tout pour Keleana. Malheureusement, nous avons droit à un triangle amoureux et ça, ça m'énerve, j'ai tellement peur d'être déçue. Et puis, la route est encore longue, six tomes, il peut s'en passer des choses.

Je ne parlerai pas des personnages secondaires pour ne pas vous spoiler l'intrigue mais sachez qu'ils sont à la hauteur de nos héros, capable du pire comme du meilleur, nous réservant de nombreuses surprises. D'ailleurs, tout le roman nous réserve de belles surprises. Entre complots, meurtres sanglants et mystérieux, soupçon de magie, l'auteur réussi totalement le paris de nous embarquer en Erilea. Après avoir refermé ce roman sans cliffhanger de la mort qui tue, une seule envie, sauter sur le tome 2 pour en savoir plus sur ce monde, sur ce qu'il en est et sur ce que va devenir l'Assassineuse du royaume ! En bref, je me suis régalée.

Assassineusement Vôtre,

Melwasul

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Pour les beaux yeux d'un espion
Pour les beaux yeux d'un espion
par Alyssa Alexander
Edition : Poche
Prix : EUR 7,40

3.0 étoiles sur 5 Agréable mais j'en attendais bien plus !, 20 avril 2016
Ce commentaire fait référence à cette édition : Pour les beaux yeux d'un espion (Poche)
Décidément, j'ai enchaîné les déceptions ces derniers jours. Après Si on nous l'avait dit de Laura Trompette hier, il est temps pour moi de vous parler d'un second tome dont j'attendais beaucoup. J'avais vraiment été enchantée par le premier roman d'Alyssa Alexander, La contrebandière en bas de soie, même si je lui avais reproché une intrigue un peu facile et prévisible. J'avais surtout adoré le dépaysement que nous offrait l'auteur et j'étais impatiente de lire ce second tome. Malheureusement, il n'a absolument pas été à la hauteur de mes attentes.

Dans ce second tome, nous retrouvons Alastair Whitmore, marquis d'Angelstone, aussi connu sous le pseudonyme d'Angel, espion de la Couronne d'Angleterre. Angel qui poursuit depuis des années une association d'assassins, l'Aspic (que celles/ceux qui ont pensés à HP lèvent la main !), à l'origine du meurtre de se sa coéquipière, l'amour de sa vie. Quelle n'est donc pas sa surprise quand il découvre que la séduisante lady Lilias Fairchild a en sa possession un médaillon en onyx signature des membres de l'Aspic. Lilias, femme surprenante qu'il a déjà rencontré il y a 3 ans de cela, sur le champ de bataille de Waterloo, pourfendant l'ennemi, animée d'une rage, d'une colère sans borne, animée d'un désir de vengeance dévastateur après la mort de son mari. Déjà séduit par la jeune femme, totalement sous son charme, l'envie de mieux la connaître, voilà que Angel est bien décidé à la faire parler, même si pour cela il doit aller jusqu'à la kidnapper.

Alors si je dis que je suis déçue, c'est que je n'ai pas retrouvé le dépaysement du premier, ces petites choses qui font que c'est une romance historique qui sort de l'ordinaire. Alors, oui, il y a des éléments atypiques (ce n'est pas tous les jours que nous avons une héroïne ayant participé à la bataille de Waterloo), également au niveau de l'intrigue et des grands méchants, mais pas cette ambiance insolite qu'il y avait dans La contrebandière en bas de soie. Par contre, à l'opposé du premier dans lequel j'avais trouvé l'intrigue "aventures" un peu simple, celle-ci est plus aboutie (même si j'avais des idées sur le grand méchant dès la moitié du roman). Autre petit reproche que je peux faire, c'est que j'y ai trouvé quelques longueurs dues notamment à notre couple de héros !

Des héros qui devraient bien plus communiquer ! Une communication qui les auraient permis d'éviter quelques quiproquos, quelques dialogues stériles. Malgré ce petit reproche, ce sont vraiment des personnages attachants. D'un côté nous avons Lilias, une femme forte, courageuse qui découvre qu'une grande partie de sa vie n'était que mensonges, qui se rappelle ce que c'est d'aimer et d'être aimée. D'un autre côté, nous avons Angel, habité pas un sentiment de vengeance qui parfois lui met des œillères, dernier homme en vie de sa famille, responsable de sa mère, de ses deux belles-sœurs et de sa nièce. Mais surtout Angel qui a perdu la femme de vie, qui a eu le cœur brisé en mille morceaux, qui a gardé cette peine pour lui, personne n'est au courant, et qui au contact de Lilias va soigner tout doucement ses maux et découvrir qu'il est toujours capable d'amour.

Nous croisons avec plaisir le héros du précédent tome et avons quelques nouvelles de sa femme même si c'est un peu trop rapide à mon goût (mais grâce à ces quelques pages j'ai une réponse à la question que je me posais à la fin du premier roman). Le point fort de cet opus, en dehors de l'écriture de l'auteur, ce sont les personnages secondaires que ce soit l'entourage et la famille d'Angel ou celle de Lilias. Ils apportent une certaine dose de légèreté, d'humour, de tendresse aussi mais pas seulement. Un peu de suspense, de danger, de mystères et quelques surprises... Il y a vraiment de beaux passages, certains qui sont très drôles, d'autres qui nous touchent mais comme je le disais précédemment quelques longueurs notamment quand nos héros se cherchent.

C'est dommage parce que j'aime vraiment beaucoup l'écriture de l'auteur. Elle a une plume très agréable, de bonnes idées, elle travaille bien ses personnages qui ont une vraie profondeur, qui sont plus que de simples personnages de papiers. Les intrigues de ses deux romans même si elles sont assez simples ont une petite touche d'originalité (surtout pour la première), elles sont bien travaillées, bien ficelées, bien amenées mais voilà il y a ces quelques longueurs, cette simplicité et surtout pour Dans les beaux yeux d'un espion ce manque de dépaysement que j'attendais. Je parle donc de déception parce que j'en attendais plus, j'attendais de voir des améliorations, des progrès dans l'écriture mais cela n'a malheureusement pas été le cas. Après cela n'en reste pas moins une lecture plutôt agréable.

Aspic'ment Vôtre,
Melwasul

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Si on nous l'avait dit
Si on nous l'avait dit
par Laura Trompette
Edition : Broché
Prix : EUR 12,50

2.0 étoiles sur 5 Une grosse déception pour un roman avec beaucoup de potentiel mal exploité, 19 avril 2016
Ce commentaire fait référence à cette édition : Si on nous l'avait dit (Broché)
Bouhhhhhh quelle déception cette lecture que j’avais pourtant envie d’aimer, la couverture étant sympa, la collection étant parmi celles que je surveille et en plus, l’auteur est une petite française (déjà publiée dans une autre maison mais dont je n’avais pas lu le roman). Et en plus le résumé était vraiment sympa. Malheureusement, je n’ai pratiquement rien aimé dans ce roman, enfin, il m’a surtout laissée totalement indifférente (ou m’a énervée sur certains aspects). Pourtant l’intrigue avait tout pour me plaire !

Alice, fille d’agriculteurs vit toujours dans la ferme natale à encore 22 ans sans avoir de porte de sortie, sa famille n’étant vraiment pas prête à la voir déployer ses ailes. Les seuls éléments qui la ramènent à la modernité sont sa chaîne YouTube et internet, qui lui permet de s’habiller mode même à la campagne (je suis sûre qu’en lisant cette phrase vous m’avez entendue grincer des dents …). Jusqu’au jour où Nolan, trentenaire citadin londonien jusqu’aux cheveux, débarque dans sa ferme, en panne de batterie sur sa voiture électrique. Nolan qui fait un peu te tâche dans ce décor, il faut bien le dire, et qui le vit plutôt mal. Nolan qui va pourtant rester plus longtemps que prévu à cause d’un drame familial chez Alice (grincements de dents bis). Jusqu’à ce qu’il doive repartir pour Londres. Et je vais m’arrêter là parce que j’ai déjà l’impression de vous avoir raconter les trois quarts du roman (ouep j’ai oublié mes troisième et quatrième grincements de dents: l’ex copain d’Alice et la fin bâclée du roman).

Oui déjà les trois quarts parce que mon plus grand reproche c’est que j’ai l’impression que l’on brasse beaucoup de vent pour finalement ne pas raconter grand chose. Il y avait tellement matière à faire, quelque chose de chouette avec toutes les idées de l’auteur et sa qualité d’écriture mais j’ai eu l’impression qu’à chaque fois la solution de facilité était choisie. C’est simple j’ai l’impression qu’il ne se passe rien dans ce roman, une coquille vide très superficielle. À part quelques événements comme le fameux drame qui m’a fait grincer les dents, rien n’est surprenant. D’ailleurs, parlons-en du drame. Quel est l’intérêt? ! A part faire dans le dramatique (mal fait en plus) et faciliter la mise en place de l’histoire? Je n’y vois vraiment qu’une solution de facilité et une envie de faire comme dans les romans à la mode: insérer quelque chose de triste. Mais voilà, pour moi, il y avait bien plus matière à faire sans ça, ça n’en aurait rendu l’histoire que plus crédible, que plus forte et nous aurait peut-être permis de mieux découvrir nos héros car à partir de là tout est trop rapide et j’ai l’impression d’à peine les connaître et que, eux aussi finalement, ne se connaissent pas si bien que ce que l’on veut bien nous faire croire …

Un autre reproche que je peux faire au roman c’est que l’abus de clichés est très mauvais pour la santé d’un livre… Non mais trop c’est trop. Alice est une fille d’agriculteur donc forcément, elle n’a pas pu faire d’étude. Ses parents exploitent une ferme donc obligatoirement ils ne veulent pas voir leur fille partir. Alice vit à la campagne donc bien sûr c’est la seule à s’habiller mode et elle y fait tache. Le coup du drame est également un bon vieux gros clichés et je ne parle même pas de l’ex-copain jaloux… Je dois dire que je n’ai pas du tout apprécié la manière dont est traité le milieu agricole. Je suis moi-même une fille de la campagne si on peut dire ça comme ça , je n’ai pas grandi dans une ferme, mes parents ne sont pas agriculteurs, mais j’en connais assez pour dire qu’il y a la quand même de bons vieux clichés de pacotilles et trop ça fait trop. Sans parler de la mode de faire de notre héroïne une bloggeuse, enfin ici, une YouTubeuse. Parfois, c’est sympa, ça apporte vraiment un truc au roman, mais là, j’ai juste trouvé ça inutile.

L’intrigue est donc très limitée, montée de toutes pièces. Et les personnages ne rattrapent pas l’histoire. Ce n’est pas qu’ils sont mauvais, c’est surtout que j’ai l’impression de pas les connaître, ils restent comme l’intrigue, très superficiels. J’ai l’impression que leurs conversations sont plutôt stériles, il y est plus question de séduction que de faire connaissance. OK c’est bien, mais un peu des deux c’est bien mieux. Là encore, l’auteur a voulu faire dans l’effet de mode et rendre son roman sexy, sensuel, mais c’est trop brut pour moi, les ficelles sont trop grosses et les héros en oublient d’apprendre à se connaître. Un effet renforcé par le fait que, comme je le disais plus haut, l’intrigue est très rapide, la lecture aussi d’ailleurs (même pas une heure trente pour finir ce livre!). Plus j’y pense, plus j’ai l’impression qu’il ne se passe pas grand chose dans ce roman.

Je suis très critique dans ma chronique, je m’en rends compte et ça me fait mal au coeur parce que j’aime voir de jeunes auteurs français se lancer dans la publication de roman, notamment de New Adulte. Surtout qu’ici, même s’il ne se passe pas grand chose, que j’ai fait plein de reproches au roman, l’écriture de l’auteur est très agréable à lire. Je peux même dire que cela se lit tout seul, les pages se tournent même si on ne valide pas tout le contenu. Ce qui est encore plus rageant ! Je regrette que ce roman, son intrigue, ses personnages n’aient pas été plus travaillés, plus peaufiné car la matière, l’écriture, les idées sont là!

Après comme je le dis, ce n’est que mon avis et je n’ai pas encore croisé d’avis négatifs sur le roman donc cela vient peut-être de moi. Si vous l’avez lu n’hésitez pas à me dire ce que vous en avez pensé en bien ou en mal, je suis curieuse d’avoir d’autres retours !

Campagnardement Vôtre,
Melwasul

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Le Jardin au clair de lune
Le Jardin au clair de lune
par Corina Bomann
Edition : Broché
Prix : EUR 22,50

4.0 étoiles sur 5 Une belle lecture propice au voyage., 19 avril 2016
Ce commentaire fait référence à cette édition : Le Jardin au clair de lune (Broché)
Ce que j’aime par dessus tout dans les romans publiés aux éditions Charleston, en dehors des émotions qu’ils me procurent, c’est la capacité qu’ils ont de me faire voyager. Le jardin au clair de lune n’échappe pas à la règle. Après Alep, Hawaï et Moloka’i, l’Australie, l’Écosse, l’Irlande, Rio de Janeiro et Le Caire, nous partons sur les traces de deux célèbres violonistes du XXème siècle entre Berlin, Londres, l’Italie pour finir à Sumatra en Indonésie. Un vrai délice pour l’imagination.

Tout commence quand Lilly Kaiser, antiquaire allemande, veuve depuis trois ans, hérite de manière surprenante d’un violon ayant traversé les siècles, orné d’une rose et dont l’étui contient une partition intitulée Le jardin au clair de lune. Intriguée, voulant découvrir les mystères qu’ils renferment, voulant connaître leur histoire et savoir pourquoi ce magnifique violon s’est retrouvé entre ses mains, elle décide de partir pour Londres y rejoindre sa meilleure amie Ellen dont le métier est de restaurer ce genre d’instruments précieux. Elle espère bien qu’ensemble, elles pourront en apprendre plus.

Ce que Lilly n’avait pas prévu, c’est que le violon et sa partition la lanceraient dans une magnifique aventure, retraçant l’histoire de deux femmes hors du commun aux destins tragiques, deux violonistes qui avaient de l’or au bout des doigts, Helen et Rose, la première dans les années 1900, la seconde dans les années 1920. Une aventure qui lui fera faire des rencontres étonnantes, qui la fera voyager, qui lui fera redécouvrir sa propre histoire et surtout, qui lui permettra de retrouver l’amour.

Dans ce roman, nous n’avons donc pas une seule héroïne, mais bien trois. Trois femmes aux destins croisés, trois femmes à trois époques différentes, trois femmes dont nous découvrons tout doucement l’histoire, trois femmes mystérieusement liées par ce violon et cette partition. Les voyages que nous entreprenons que ce soit à travers le monde au côté de Lilly ou dans le passé en compagnie d’Helen ou de Rose, nous permettent de reconstituer le puzzle de leurs vies. J’ai adoré l’alternance des chapitres entre nos trois héroïnes, à différentes époques de leurs vies pour ce qui est de Rose et Helen, j’ai aimé découvrir leurs histoires tout doucement à travers les yeux de Lilly mais aussi à travers leurs yeux à elles. L’histoire d’amour de Rose m’a vraiment embarquée, celle de Lilly est plus classique et plus prévisible, mais j’ai tout autant apprécié les personnages masculins (et secondaires d’ailleurs).

Si ce roman m’a fait voyager, m’a apporté un exotisme plus qu’apprécié, surtout à cette saison, je l’ai trouvé peut-être un tout petit peu prévisible, je n’ai pas ressenti les émotions que je peux avoir avec les romans de cette collection comme par exemple les merveilleux Moloka’i et La mer en hiver (qui sont parmi les meilleurs romans que j’ai lu dans ma vie !)(la barre est donc haute). Des émotions, il y en a, certains passages sont vraiment touchants mais pas au point de me faire trembler, de me faire vivre à fond le roman comme cela peut m’arriver. Mais cela n’enlève rien au charme de cette lecture, au plaisir de suivre les routes des ces trois femmes que nous apprenons à aimer, au bonheur de découvrir ces contrées plus ou moins lointaines.

Encore un roman de qualité publié aux éditions Charleston qui ne me déçoivent jamais, qui m’offrent toujours les récits de vies de femmes fortes, qui nous font voyager, rêver, toujours avec cette touche de romantisme qui nous emporte. Et c’est loin d’été fini, on se retrouve très vite avec leur dernière parution, Belles de Shangai de Amy Tan, qui lui nous emportera, vous l’avez deviné, en Chine. Je l’ai commencé et pour le moment cette lecture très plaisante tient toutes ses promesses.

Musicalement Vôtre,
Melwasul

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Bad - T2 Amour dangereux
Bad - T2 Amour dangereux
par Jay Crownover
Edition : Broché
Prix : EUR 14,90

4.0 étoiles sur 5 Tout aussi bon que le premier avec un héros encore plus particulier !, 19 avril 2016
Ce commentaire fait référence à cette édition : Bad - T2 Amour dangereux (Broché)
*4.5/5*

C’est avec un immense plaisir que j’ai replongé dans la noirceur de The Point avec ce second tome qui fait suite à Amour dangereux. Nous reprenons l’histoire là où nous l’avions laissée après la mort de Novak et la reprise de son business par Race, meilleur ami de Bax et frère de Dovie, héros du premier tome. Race, l’enfant de The Hill, les riches quartiers mais dont le père est une véritable ordure et qui a complètement coupé le cordon avec ses parents, avec ses origines. Cependant, être le roi de The Point, y faire la pluie et le beau temps n’est pas sans danger, les ennemis se bousculent au portail, espérant entraîner sa chute. Hors de question donc de s’attacher à qui que ce soit qui pourrait constituer un point faible, dont pourraient profiter ceux qui veulent sa perte.

Décision bien difficile à tenir quand Brysen, la meilleure amie de sa soeur, la fille parfaite qui le dédaigne se retrouve menacée par un homme mystérieux. Brysen pour qui Race a un énorme faible depuis qu’il l’a rencontrée et dont il sait qu’il arrivera bien à la faire craquer un jour. Brysen qui, derrière sa perfection, cache des cicatrices à vifs et dont la vie n’est pas si parfaite que Race pourrait le croire. Brysen qui fait tout pour le repousser, se comportant en petite peste car elle le sait, si elle l’approche trop, elle risque de tomber amoureuse et de s’y brûler les ailes. Race est un homme trop intelligent, qui gagne sa vie dans ce qu’il se fait de plus sombre, un homme trop dangereux pour elle. Mais le seul en qui elle va faire confiance pour la sauver.

Si j’avais adoré Bax, j’ai encore plus aimé Race. Race, Race, Race. Que dire de Race? Qu’il est extraordinairement complexe, clairement de l’autre côté de la loi, à la tête d’un empire des plus sombres, loin d’être exemplaire et exempt de tous reproches, très intelligent, il réfléchit (presque) toujours avant d’agir, un peu trop insouciant à mon goût (et à celui de Dovie et Bax d’ailleurs), il ne manque pas d’humour et fera tout ce qui est en son pouvoir pour protéger ceux qu’il aime. Plus nous le connaissons, plus nous comprenons comment et pourquoi il est devenu ce qu’il est, pourquoi il fait ce qu’il fait, quelles sont ses motivations et s’il est du côté obscur de la force comme nous pourrions dire, je ne dirai pas que nous pouvons l’admirer, mais une chose est sûre nous ne pouvons le blâmer. C’est d’ailleurs face à ce dilemme que va se retrouver Brysen, face à cette double personnalité et comme nous elle va comprendre, admettre, voir au delà de ça. Brysen qui est une héroïne comme nous pouvons l’attendre, forte, avec ses soucis, qui ne manque pas de caractère et qui va accepter notre héros tel qu’il est, sans vouloir le changer.

Si l’intrigue principale est plus simple que pour le premier et nous réserve moins de surprise (j’avais deviné qui était le « méchant » dès le début du roman et le pourquoi vers le milieu), je me suis encore une fois régalée avec cette barrière toujours plus franchie entre le Bien et le Mal. Rien n’est tout blanc, rien n’est nous noir ici, mais tout est gris. Jay Crownover et ses héros flirtent parfaitement avec les limites, nous plongeant toujours plus dans les embrouilles de The Point. L’énorme point positif (en dehors des personnages principaux et de cette fameuse absence de limite), c’est le fil conducteur sur le série.

Les tomes sont intimement liés et pas seulement par les liens entre nos héros. Non, en fond, il y a une véritable intrigue qui fait suite à Amour interdit. L’auteur n’est pas tombée dans la facilité genre tout est réglé à la fin. Bien au contraire, rien n’est facile et finalement tout reste à faire, le bout du chemin est encore loin. Nous avons encore pleins de questions en suspenses, de mystères non résolus et nous n’avons pas fini de nous inquiéter pour nos héros ! Jay Crownover a vraiment créé un univers à part entière, tout y est réfléchi, rien n’y est laissé au hasard et chaque chose, chaque geste, chaque événement, chaque discours a son importance pour la suite. Surtout vu cette fin !

Le prochain tome sera consacré à Titus, le grand frère de Bax, policier à The Point et qui je pense nous cache un lourd passé et va continuer à être confronté à des choix difficiles. Surtout quand nous savons qui sera l’héroïne, il risque d’y avoir encore un peu de rififi entre les deux frères, mais j’espère que cela sera pour le meilleur, pour qu’ils apprennent à se comprendre et finissent de se rapprocher. Heureusement pour nous il sort dans un mois ! D’ailleurs, en parlant de la suite de la série, ce n’est pas le seul tome prometteur, le quatrième qui va prochainement sortir en VO (sa couverture vient juste d’être dévoilée), aura pour héros Nassir et Honor. Nassir qui dès le premier tome ne nous fait pas vraiment craqué mais que nous commençons à voir sous un autre jour, tellement, que je suis très intriguée et que j’ai hâte de mieux le connaître. Si je ne sais pas sur qui sera la cinquième, le sixième par contre sera sur la petite soeur de Brysen et un homme que nous rencontrons ici… Je suis là aussi très impatiente !

Ouais, je sais je suis hyper enthousiaste mais jusqu’à maintenant c’est une réussite totale, tout y est parfait, et comme diraient mes élèves je la kiffe trop !

Sombrement Vôtre,
Melwasul

P.S: Je ne sais pas si vous vous souvenez mais j’avais été un petit peu perturbée au début de ma lecture du premier par le style de certains dialogues, il n’en est rien ici, tout est parfait !

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