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Contenu rédigé par Melwasul Lune-...
Classement des meilleurs critiques: 102
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Commentaires écrits par
Melwasul Lune-et-Plume "Blog: Lune et Plume"
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Les Ravenel, Tome 1 : Coeur de canaille
Les Ravenel, Tome 1 : Coeur de canaille
par Lisa Kleypas
Edition : Poche
Prix : EUR 7,40

4 internautes sur 4 ont trouvé ce commentaire utile 
4.0 étoiles sur 5 Un vrai délice de retrouver un inédit historique de Lisa Kleypas, 26 mai 2016
Ce commentaire fait référence à cette édition : Les Ravenel, Tome 1 : Coeur de canaille (Poche)
AHHHHHHHH ENFIN IL EST LA ! La première romance historique de Lisa Kleypas depuis le dernier tome des Hathaway, L’amour l’après-midi, il y a de cela cinq ans ! Entre temps, nous avons eu droit à des rééditions (en France), de la romance contemporaine (Friday Harbor) et en français la première publication d’une de ses premières séries avec L’épouse volée et Le capitaine Griffin. Du bon, du moins bon mais rien à la hauteur de La ronde des saisons ou des Hathaway. J’étais donc hyper impatiente de découvrir ce nouveau roman (merci aux éditions J’ai Lu de nous avoir fait attendre que 7 mois). Maintenant, je suis certaine que vous n’attendez qu’une chose, mon verdict. Avant d’aller plus loin, pour vous donner une petite idée, à la fin de ma lecture, je ressemblais un peu à ça :

Et oui ladies and gentlemen, Lisa Kleypas tape un grand coup et commence très, très fort avec ce premier tome qui promet le meilleur pour le reste de l’aventure. Il faut savoir qu’avant de commencer ma lecture, je n’avais même pas lu le résumé (Lisa Kleypas + romance historique, je ne me pose même pas la question, je fonce). C’est pourquoi je ne ferai pas un long résumé, même aucun. Soit vous lisez celui au-dessus, soit vous me faîtes confiance, vous foncez tête baissée et vous vous régalez en découvrant de quoi il est question.

Juste deux mots sur nos héros. Devon Ravenel, nouveau chef de famille des Ravenel, n’a jamais eu de responsabilité et ça lui convenait très bien, pas totalement débauché, pas complètement très net mais toujours très libre dans ses choix sans vraiment se préoccuper de l’avenir (juste de quoi ne pas se retrouver sur la paille). Quand il se retrouve responsable d’une fortune (pas du tout) colossale et d’un domaine en péril (et de bien plus encore …), son premier réflexe est de tout abandonner. Et nous le comprenons fort bien. Mais punaise, une fois qu’une certaine personne lui dit ses quatre vérités (merci Kathleen), qu’il se prend en main, tout en gardant son côté canaille, il ne fait les choses à moitié dans le genre irrésistible (Kathleen a bien plus de volonté que moi !).

Deux héros absolument délicieux donc, parfaitement assortis, dont chaque dialogue fait des étincelles. Leurs confrontations sont croustillantes, leurs retrouvailles succulentes. Leurs échanges épistolaires totalement géniaux (les superlatifs vont commencer à me manquer). C’est électrique, gloussant, couinant, le sourire ne quitte jamais nos lèvres, du début à la fin. Et je ne vous parle même pas des personnages secondaires tous si différents, si particuliers et qui se révèleront être des héros à la hauteur pour les prochains tomes.

Bref, cette lecture fut un véritable bonheur, tous les ingrédients réunis pour que je me régale, la plume, l’humour et le truc de Lisa Kleypas en plus. J’ai juste un petit bémol (mais parce que je suis hyper tatillonne) sur comment se goupille la fin, je ne sais pas ce que c’est mais il y a un petit machin qui m’a fait me dire que ça aurait pu être encore meilleur (quand je vous dis que je suis tatillonne !). Ça sera tout pour aujourd’hui, je sais, c’est court mais j’ai des bulletins à remplir et un week-end à préparer (et puis ça vous change de mes romans habituels).

Une seule conclusion, sautez dessus dans votre librairie puis ne le lâchez plus jusqu’à la fin, vous allez rire, couiner, trembler, sourire, savourer. Bonus, le tome 2 qui sort à la fin du mois en VO arrive dès le mois de juillet en France, Une orchidée pour un parvenu (et punaise, le titre correspond parfaitement vu ce que nous en avons vu ici)(car oui, l’histoire entre nos deux héros début dans ce premier tome et cela promet du très, très lourd !). Et bonus bis, Lisa Kleypas a annoncé la parution du troisième tome (va falloir patienter jusqu’à l’année prochaine) et dont le héros ne sera autre que le fils d’un homme bien connu, un certain Sebastian St Vincent (AHHHHH GNIIIIIIII)(désolée, je ne peux rien dire de plus, vous venez de me perdre, je suis trop folle de joie et d’impatience).

Rapidement Vôtre,
Melwasul

Blog: Lune et Plume


Lovemaker
Lovemaker
par Alice Clayton
Edition : Broché
Prix : EUR 13,90

3.0 étoiles sur 5 Un plaisir de retrouver nos héros même si c'est bien en-dessous du premier, 25 mai 2016
Ce commentaire fait référence à cette édition : Lovemaker (Broché)
*3.5/5*

Rappelez-vous, au mois de janvier j’avais eu un gros coup de cœur pour Wallbanger premier tome de la série Cocktail de Alice Clayton. J’avais adoré les personnages, l’humour, le style de l’auteur, un véritable sans faute qui m’avait fait glousser et couiner. J’étais donc impatiente de lire les autres tomes de la série. Jusqu’à ce que j’apprenne que le second, Lovemaker, était directement la suite de Wallbanger et que nous y retrouvions pour héros Simon et Caroline. Or s’il y a bien un truc que je n’aime pas dans la romance, c’est retrouvé le même couple sur plusieurs tomes. J’ai souvent l’impression que l’auteur défait ce qu’elle vient de faire pour le refaire en suivant.

C’est donc avec appréhension que je me suis lancée dans ma lecture et je dois avouer que s’il est bien moins bon que le premier, j’ai passé un très bon moment et j’ai retrouvé avec plaisir Caroline et Simon (surtout notre Wallbanger préféré d’ailleurs) ainsi que leurs amis. Ici, pour mon plus grand plaisir, Alice Clayton ne fait pas l’erreur de défaire ce qu’elle a fait dans le tome précédent. Elle nous raconte juste la vie qui suit son cours au cœur d’un couple avec ses beaux moments, ses (tout) petits moments de doute, ses petites disputes et ses réconciliations. Rien de dramatique mais des passages drôles et émouvants nous permettant de voir l’évolution de ces deux héros auxquels nous nous sommes attachés et qui deviennent véritablement adultes.

Si tout est merveilleux au début, Simon et Caroline vont réaliser que ce n’est pas tous les jours faciles de penser en « nous » et plus « je ». Cela entraîne des concessions de part et d’autres surtout quand nos amoureux ont des boulots si prenants : entre Simon qui parcourt le monde et Caroline qui prend de nouvelles responsabilités, l’adaptation ne va pas être facile. Ajoutez à cela l’achat d’une maison, des meilleurs amis qui se séparent et se détestent et un passé qui ressurgit, il y a de quoi faire et tout gérer ne se fait pas du jour au lendemain. Il faut apprendre à parler, à discuter, à avouer ses difficultés pour mieux les affronter ensembles.

Si ce roman n’est clairement pas nécessaire j’ai retrouvé avec un immense plaisir le plume de Alice Clayton qui est toujours aussi drôle, colorée, pétillante. Je lui reproche juste quelques longueurs, surtout la première partie que j’ai trouvé un peu vide finalement. La deuxième partie est beaucoup plus intéressante, notamment du côté de Simon qui se dévoile vraiment, qui affronte son passé et la perte de ses parents à l’âge de 18 ans. Il s’assume enfin et est vraiment prêt à avoir un foyer. En grande partie grâce à lui mais aussi et beaucoup grâce à Caroline. Nôtre Cogneur de Mur n’en devient que plus attachant, totalement parfait, gloussant et couinant.

Les meilleurs amis de Simon et Caroline sont toujours présents même si pour l’un des couples, cela est plutôt compliqué. Neil et Sophia vont se déchirer et vont surtout devenir un sujet tabou pour leurs copains. Inévitablement, d’un côté les mecs du côté de Neil, de l’autre les filles qui se transforment en vraies tigresses pour protéger Sophia fasse à Neil le terrible. Même si, honnêtement, les filles ne sont pas trop objectives et plutôt obstinées. Mais, ces petites scènes sont vraiment drôles, et amènent un petit quelque chose : être en couple c’est aussi faire avec les amis de l’autre et accepter parfois de se taire pour se préserver. Ou du moins, arrêter la discussion avant qu’elle ne s’envenime (surtout que nous nous doutons bien que pour Neil et Sophia tout finira par s’arranger et qu’ils feraient mieux d’arrêter de s’en mêler)(mais c’est drôle !). Et avec les amis, les échanges de textos qui m’avaient régalée dans le premier tome sont de retour. Toujours aussi drôles quand il s’agit du groupe d’amis et couinant quand il s’agit de Simon et Caroline.

En conclusion, un tome loin d’être nécessaire, une première partie un peu lente mais quel plaisir de retrouver cette plume, cet humour et surtout Caroline et Simon (surtout Simon!). L’auteure m’a fait le plaisir de ne pas tomber dans le défait ce que je viens de faire en enchaînant les retournements de situations dramatiques. Elle s’est contentée de nous faire vivre la vie au quotidien de Simon et Caroline, de nous montrer leur évolution tous les deux vers une vie beaucoup plus adulte. Le tout avec toujours beaucoup d’humour, des passages trop mignons et sans oublier ce très cher Clive.

Un très bon moment mais loin derrière le coup de cœur du premier. Maintenant, je vais patiemment attendre la sortie du troisième tome, Sexygamer, prévu pour le 21 septembre en français (d’après Amazon) et qui aura pour héroïne Viv que nous venons de rencontrer, qui une amie d’adolescence de Simon et qui promet d’être absolument génialement drôle !

Non-chat-lament Vôtre,
Melwasul

Blog: Lune et Plume


1. Elia, la passeuse d'âmes
1. Elia, la passeuse d'âmes
par Marie VAREILLE
Edition : Broché
Prix : EUR 16,90

1 internaute sur 1 a trouvé ce commentaire utile :
4.0 étoiles sur 5 Un premier tome réussi. Vivement la suite !, 25 mai 2016
Ce commentaire fait référence à cette édition : 1. Elia, la passeuse d'âmes (Broché)
*4.5/5*

Si vous nous suivez depuis un petit moment sur le blog, le nom de Marie Vareille ne nous vous est pas inconnu. C’est une auteure de romance dont je vous ai déjà parlé avec Ma vie, mon ex et autres calamités mais surtout avec Je peux très bien me passer de toi qui avait été un gros coup de cœur. Mais aujourd’hui, Marie Vareille nous revient dans un style totalement différent, un roman de fantasy/dystopie young adult publié chez Pocket Jeunesse. Et le pari est plus que réussi !

Elia vit dans un monde partagé en trois castes : d’un côté les Kornésiens, l’élite dont elle fait partie, d’un autre côté les Askaris, les marchands et pour finir les Nosobas qui sont réduits à l’esclavages et sont à peine considérés comme humain par les Kornésiens. Elia, en tant que Kornésienne, a toujours vécu dans un certain luxe obéissant aux ordres sans poser une seule question sous peine d’être réprimandée. En plus de ses études, elle a aussi un métier : c’est une Passeuse d’Âmes. Elle est chargée d’envoyer dans l’au-delà (d’euthanasier donc) les personnes jugées inutiles à la société : les personnes âgées, trop malades, les délinquants … Les passeurs d’âmes sont considérés comme étant des êtres insensibles, ne ressentant aucune émotion et donc les plus à même à donner la mort. Mais tout change quand Elia désobéit aux ordres bien malgré elle. Contrairement aux autres passeurs d’âmes, elle a toujours ressenti quelque chose et ce jour où on lui amène un délinquant Nosoba de son âge qui la supplie de le libérer elle se trouve incapable de lui résister et lui sauve la vie. Suite à ça, elle va devoir fuir sa famille, son père, sa sœur, sa ville, les Kornésiens et se faire passer pour une Nosoba dans les mines du nord.

Elia est une héroïne très particulière. Nous sentons de suite qu’elle est différente des autres Kornésiens en dehors de la couleur de ses cheveux qu’elle doit cacher, de ses envies de solitudes, il y a aussi sa manière de penser, sa manière de réfléchir à son monde. Mais c’est une fois transformée en Nosoba, en vivant à la mine qu’elle va vraiment s’épanouir après une adaptation difficile. Pour la première fois, elle va se faire des amis, s’entourer de personnes qui la connaîtront vraiment et l’accepteront malgré ses origines. C’est une nouvelle Elia que nous découvrons, une Elia qui s’assume, qui pense par elle-même, prend ses décisions (qui ne sont pas toujours les bonnes), une Elia qui est à sa place au milieu des Nosobas mais qui est destinée à bien plus. Et ces amis l’ont bien compris.

J’ai retrouvé avec un immense plaisir la plume de Marie Vareille qui m’a complètement embarquée dans son aventure. Nous voyons qu’elle a parfaitement travaillé son sujet avant de se lancer. Elle a bien préparé son univers qui nous réserve bien des surprises à mon avis. Entre chaque chapitre, elle glisse des petits articles, des petits extraits de livres qui ont façonnés son monde, des extraits d’archives qui nous révèlent de petits indices, qui font tilt parfois un peu plus tard. Rien n’est fait au hasard, tout à un sens, à une raison, une origine. Ses personnages sont tous très bien traités, bien amenés. Tout comme Elia, ils ne se dévoilent pas tout de suite, gardent une part de mystère et c’est tout doucement que nous apprenons à les connaître, que nous nous attachons à eux. Que ce soit Tim celui qui deviendra son meilleur ami même s’il souhaite plus, Arhia qui va devenir une véritable amie et surtout Sol. Ce garçon mystérieux, qui va l’aider bien malgré lui. Sol dont je ne sais que penser à part qu’il m’a complètement charmée, que je pense qu’il ne laisse indifférente Elia et qu’Elia, quoiqu’il laisse penser, ne le laisse pas indifférent non plus.

J’ai aimé aussi la réflexion qu’amène cette lecture dû au mode de vie prôné : tout individualisme est banni car nuisible à la communauté, il mène à l’égoïsme et nuit au bien de tous. Impossible de ne pas y réfléchir et de voir cette pensée sous un nouveau jour plus nous avançons dans la lecture. Marie Vareille ne nous entourloupe pas avec des tonnes de descriptions, elle va droit au but, nous révélant les informations cruciales qu’au compte-gouttes. Comme cela peut souvent être le cas, ce premier roman n’est pas un tome d’installation classique. Comme pour le reste, Marie Vareille fonce tout droit et l’action est bien présente. Pas le temps de s’ennuyer du début à la fin. Et quelle fin ! Une fin qui nous donne seulement envie de lire le tome suivant, d’en savoir sur plus sur le rôle d’Elia, sur sa place dans ce monde, sur qui elle est vraiment.

Une réussite presque totale, mon seul reproche étant que j’aurais aimé en savoir plus sur les passeurs d’âmes. Un rôle qui est finalement laissé au second plan mais j’ai espoir que nous apprenions plus dans la suite. J’ai passé une grande partie des éléments du roman sous silence qui est bien complexe qu’il n’y paraît pour vous laisser l’entière surprise. En conclusion, je suis hyper impatiente de retrouver Elia (et Sol) et d’en savoir plus, je me pose tellement, tellement de questions, me demandant vers où et dans quoi Marie Vareille va nous embarquer ! Il va falloir être patiente.

Nosoba’ment Vôtre,
Melwasul

Blog: Lune et Plume


Les Lettres de Rose
Les Lettres de Rose
par Clarisse Sabard
Edition : Broché
Prix : EUR 18,00

3.0 étoiles sur 5 Des débuts prometteurs mais un tout petit peu trop de drames., 23 mai 2016
Ce commentaire fait référence à cette édition : Les Lettres de Rose (Broché)
*3.5/5*

Clarisse Sabard a gagné, avec Les lettres de Rose, son premier roman, le Prix du Livre Romantique organisé par les éditions Charleston en partenariat avec la ville de Cabourd et Le Livre de Poche entre autres. J’aime pratiquement toutes les publications des éditions Charleston, le résumé était plus que tentant et en plus une auteure française, autant de raisons qui ont fait que j’étais impatiente de le lire. Lecture que je ne regrette absolument pas et qui m’a fait passer un excellent moment malgré un petit reproche dont je parlerai plus tard.

Ce roman nous raconte l’histoire de trois femmes fortes : celle d’une jeune femme Lola, celle de sa grand-mère Rose et celle de son arrière-grand-mère Louise. L’histoire de trois femmes, l’histoire d’une famille tour à tour heureuse, aimante, déchirée, révoltée, trahie mais toujours encerclée de secrets. Tout commence quand Lola, presque trentenaire qui a toujours su qu’elle avait été adoptée par ses parents quand elle n’était qu’un bébé découvre qu’elle hérite d’une grand-mère inconnue d’une maison dans un petit village de province. Une information qui arrive à point nommé dans sa vie alors qu’elle commençait sérieusement à se remettre en question, à hésiter sur ses futurs choix et à se poser des questions sur ses origines.

Elle décide de partir pour ce petit village histoire d’en découvrir plus sur sa grand-mère Rose, sur son histoire, sur le passé de sa famille et sur les raisons de son adoption. Elle s’y découvre un cousin Vincent, pas vraiment ravi de la voir arriver mais dont le meilleur amie Jim ne la laisse pas insensible. Mais surtout, elle découvre que Rose a laissé dans sa maison un véritable bazar, des tonnes de souvenirs, des objets qui ont une histoire et surtout des lettres qu’elle a dissimulé ici et là. Des lettres racontant l’histoire de Louise, la mère de Rose, des lettres racontant également la vie de celle-ci, des lettres expliquant l’histoire de cette famille et qui amènent Lola vers les raisons de son adoption. Des lettres qui s’assemblent telles les pièces d’un puzzle dont nous ne connaissons que le résultat qu’à la toute fin. Lola et nous lecteurs, nous ne sommes pas au bout de nos surprises.

Tout d’abord j’ai totalement adoré les personnages du roman que ce soit Lola, son meilleur ami Tristan, le notaire puis ami Frederick, Jim et Vincent et toutes les personnes que Lola croisera sur sa route. Que ce soit dans le présent ou le passé. Louise et son mari, Rose et les hommes de sa vie, leurs familles, leurs proches. Tant de personnages, pas tous sympathiques mais dont aucun ne vous laisse indifférent. Ils sont tous très bien intégrés à l’histoire, décrits dans un premier temps juste ce qu’il faut avant que nous apprenions à les connaître à travers les yeux de Lola ou de Rose. Ce n’est jamais trop, jamais pas assez, le parfait dosage.

Un parfait dosage que je n’ai malheureusement pas retrouvé dans l’histoire de la famille de Lola et qui fait que le roman a perdu un point. Clarisse Sabard a imaginé une fresque familiale magnifique, sans oublier le moindre détail et nous la conte merveilleusement bien. Une famille que nous rencontrons au début du XXe siècle, avec qui nous traversons la Grande Guerre, l’entre deux-guerres, la Seconde Guerre Mondiale pour nous amener jusqu’à notre siècle. Une famille qui n’a pas été épargnée par la vie. Une famille qui a dû se battre, faire des choix, pas toujours les bons, mais qui s’est toujours relevée, sans jamais cesser le combat, sans jamais vraiment totalement imploser même si cela n’est pas passé loin un certain nombre de fois. Une famille qui a vécu de nombreux drames. Trop de drames. Et c’est là ma critique. Il est arrivé un moment, sur la fin, j’ai trouvé que cela faisait un petit peu trop et permettait peut-être d’accélérer un petit peu sur la fin.

C’est vraiment dommage parce que sinon j’ai totalement été happée par ma lecture, incapable de la lâcher avant d’avoir tourné la dernière page. Je voulais savoir mais c’est surtout à cause de la très belle écriture de Clarisse Sabard. Une écriture douce, fluide mais aussi énergique, très agréable à lire, sans fioriture, elle n’en a pas besoin, elle se suffit à elle-même avec l’histoire qu’elle nous raconte. Une histoire qui alterne entre présent et passé, entre Lola et Rose. L’auteure parvient parfaitement à nous faire cerner ses héroïnes, à nous les faire comprendre. Ce sont des femmes fortes, surtout Rose et Louise, qui vont faire des erreurs, qui ont commis des actes d’abord incompréhensibles et que finalement nous leur pardonnons car ce n’est jamais sans raison. Je dois dire que j’ai vraiment beaucoup, beaucoup, beaucoup aimé les personnages de Rose et Louise. Sans oublier toutes les petites références adroitement glissées et qui sont un vrai plaisir pour les lecteurs.

En conclusion, une très belle découverte, un premier tome réussi malgré quelques drames en trop et surtout une écriture très agréable, un livre travaillé, réfléchi, des personnages forts. J’espère que Clarisse Sabard ne va pas s’arrêter en si bon chemin et continuer à écrire. Cela serait avec un très grand plaisir que je lirai un prochain roman.

Secrètement Vôtre,
Melwasul

Blog: Lune et Plume


Audrey Hepburn, la vie et moi
Audrey Hepburn, la vie et moi
par Lucy Holliday
Edition : Broché
Prix : EUR 14,90

2.0 étoiles sur 5 Bof, bof. Une déception., 19 mai 2016
Ce commentaire fait référence à cette édition : Audrey Hepburn, la vie et moi (Broché)
Je ressors de cette lecture hyper déçue et frustrée. Avec un tel titre, un tel résumé et une pareille couverture, je m’attendais à passer un super bon moment de lecture avec pas mal d’humour. Malheureusement, il n’en a rien été. Je n’ai pas ri, je n’ai pas aimé l’héroïne, je n’ai pas aimé ma lecture tout simplement.

Depuis qu’elle est toute jeune, Libby subit toujours la même chose : elle est traînée de castings en castings par sa mère. Castings où elle n’obtient que des rôles de figurants quand sa parfaite sœur obtient toujours de « bons » rôles. Une mère et une sœur qui sont deux gros clichés à elles seules, qui peuvent se montrer méchantes et qui m’ont vraiment tapé sur les nerfs. Mais revenons-en à Libby qui finit par enfin obtenir un rôle « parlant » à l’âge de 29 ans. Super occasion qu’elle va gâcher en enchaînant maladresses, bourdes et compagnie.

Je pensais que j’aimais les héroïnes maladroites qui ne peuvent s’empêcher d’enchaîner les catastrophes. Je me suis aperçue que finalement j’adore ce genre d’héroïne quand c’est Madame Kristan Higgins à la baguette (ou des auteurs du même acabit). Parce que là c’est juste démoralisant, fatiguant et un brin détestable. Elle se rend tellement ridicule, elle est tellement naïve que nous éprouvons dans un premier temps un peu de peine pour elle avant de dire « stop là c’est plus possible, elle le cherche ». C’est un peu le genre d’héroïne TSTL (Too Stupid To Live)(expression piquée à Chi-Chi et Tam-Tam. En fait, c’est pas un peu, c’est vraiment une héroïne trop bête pour exister ! Tellement stupide qu’elle va jusqu’à se planter dans le choix de l’homme de sa vie (non mais vraiment comment elle fait pour ne pas voir ce que tout le monde voit)(quelle déception de son choix alors que Olly quoi !)(oups j’ai spoilé).

Si le roman n’a pas une plus mauvaise note, c’est parce que malgré tout j’ai apprécié les apparitions d’Audrey Hepburn qui amène un petit quelque chose en plus au roman. Mais elle arrive bien trop tard à mon goût. Elle amène une petite dose d’humour, de charisme, des questions sur ce qu’elle est vraiment. Je pensais qu’elle servirait de boost pour notre histoire, qu’elle mettrait à Libby les coups de pied aux fesses que j’avais envie de lui mettre mais finalement, ce n’est malheureusement pas le cas.

L’écriture de l’auteure reste agréable et c’est vite lu, sinon j’aurais abandonné ma lecture en cours. En fait, j’avais un éternel espoir, celui que Libby fasse le bon choix, qu’elle réfléchisse un peu, qu’elle ouvre les yeux, qu’elle voit ce que tout le monde voit mais encore une fois il n’en est rien et la fin m’a juste désespérer. J’étais presque soulagée que ma lecture se termine, soulagée que Libby sorte du paysage. J’ai vu sur internet que c’était le premier tome d’une série sur notre héroïne Libby Lomax. Je suppose, j’ose espérer qu’elle s’y décidera à enfin faire les bons choix mais je ne serai pas là pour le voir.

Je ne sais pas si la suite sera traduite en France mais une chose est sûre, je ne la lirai pas, j’ai assez perdu de temps avec ce premier tome et je ne vois pas comment l’héroïne pourra me paraître agréable. (Bon entre temps je viens de voir que la suite allait être publiée en août, ce sera quand même sans moi 😉 ). Une déception, des regrets quant à l’utilisation d’une idée lumineuse et une lecture qui me promettait d’être hilarante qui ne l’a pas été. N’oubliez pas, ce n’est que mon avis.

Hepburn’ment Vôtre,
Melwasul

Blog: Lune et Plume


Step brother
Step brother
par Penelope Ward
Edition : Broché
Prix : EUR 17,00

Aucun internaute (sur 1) n'a trouvé ce commentaire utile :
3.0 étoiles sur 5 Du potentiel mais très mal utilisé. Dommage., 18 mai 2016
Ce commentaire fait référence à cette édition : Step brother (Broché)
Je ressors de cette lecture avec un avis mitigé. J’ai passé un bon moment, pas exceptionnel mais agréable, cela n’a pas été un calvaire pour le finir, bien au contraire. Malheureusement, j’ai trouvé que le roman perdait en qualité plus je m’approchais de la fin, ajoutez à cela quelques points qui m’ont chiffonnée et je ne sais plus quoi penser.

Comme le laisse penser le résumé, le roman est composé de deux parties. Une première partie durant laquelle nos deux héros Greta et Elec ont respectivement seize et dix-sept ans. Une seconde partie qui se déroule sept ans plus tard alors qu’ils ne sont pas vus durant les années qui viennent de passer. Deux parties que j’ai vécues selon à peu près le même schéma.

J’ai beaucoup aimé la première partie qui m’a fait glousser plus d’une fois. Voir cet adolescent revêche tout faire pour rendre folle la fille de la nouvelle femme de son père est absolument délicieux. Surtout quand la fameuse jeune fille était à l’origine folle de joie d’avoir un demi-frère. Greta va vite déchanter mais ne va pas baisser les bras et tenter de se rapprocher d’Elec alors que celui-ci n’a qu’une idée en tête: en faire voir de toutes les couleurs à son père et à sa nouvelle famille. Certains passages sont vraiment hyper drôles et à l’image d’un adolescent en pleine rébellion. Finalement, Greta va avoir la peau dure et une sorte de complicité va s’installer entre eux. Une complicité qui les amènera vers quelques choses d’autres même si Elec se l’interdit. L’humour va tout doucement laisser place à des passages touchants entre nos deux héros qui vont se confier l’un à l’autre, apprendre à se connaître jusqu’à cette dernière nuit inoubliable avant le départ de Elec.

Et c’est là mon premier gros bémol. Si cette partie est drôle et touchante, parfois je n’avais pas l’impression de faire face à des adolescents de même pas dix-huit ans mais plutôt face à des adultes d’une vingtaine d’années. C’était vraiment par moment et toujours finalement quand il y était question de relations entre hommes et femmes et principalement au moment de la fameuse dernière nuit. Une première nuit ensemble beaucoup trop érotique à mon goût pour deux lycéens. C’était trop, absolument pas crédible voire déplacé à mon avis … Ce qui est dommage, c’est venu me déranger dans ma lecture. Mais j’ai fait abstraction et j’ai enchaîné sur la deuxième partie.

Une deuxième partie qui commence plutôt bien. Greta et Elec ne sont pas vus depuis sept ans et n’ont pas eu de nouvelles l’un de l’autre (même si chacun de son côté s’est renseigné)(des renseignements pas toujours exacts). Entre temps, Greta a déménagé à New-York mais un évènement dramatique(ment prévisible) l’a fait rentrer pour quelques jours dans la ville, dans la maison où tout a commencé. Son cœur balance. D’un côté elle espère qu’Elec fera aussi le déplacement, d’un autre côté elle redoute de le retrouver, son cœur ne l’ayant jamais oublié. J’ai aimé leurs retrouvailles (parce que bien sûr Elec est également de retour)(mais pas tout seul …), j’ai aimé les voir retrouver leur ancienne complicité quelques jours plus tard et j’ai trouvé que leurs sentiments, leurs tiraillements, leurs peines étaient parfaitement bien traités par l’auteure.

C’est ensuite que cela commence à se gâter. Ce qui devait arriver arriva, les voilà qui doivent se séparer à nouveau pour reprendre le cours de leur vive et même s’il n’est rien arrivé entre eux, ils se retrouvent tous les deux le cœur brisé, chacun aimant l’autre. C’est après ce moment-là que l’auteure trouve le moyen de nous donner le point de vue du héros de manière astucieuse. Cela nous permet d’en savoir plus sur son enfance, son passé, sur pourquoi son comportement il y a sept ans, sur ce qu’il est devenu durant ces sept années et sur comment il a vécu leurs retrouvailles. C’était peut-être pas nécessaire mais ça m’a apporté quelque chose d’intéressant donc ça ne m’a vraiment pas dérangé, bien au contraire. Jusqu’à ce que je finisse le roman et que je reste sur ma faim. Cette manière d’utiliser le point de vue d’Elec par l’auteure lui a permis de complètement bâcler sa conclusion.

Ce qui m’a grandement énervée ! J’ai eu l’impression de rester sur ma faim, de manquer de développement. En fait, la fin fin, je l’aime beaucoup mais c’est entre ce point de vue et cette fin, que j’aurais aimé que le roman soit plus développé. Nous avons deux héros vraiment intéressants que ce soit Greta ou Elec, que nous avons rencontré jeune et qui du coup nous touchent beaucoup plus, nous avons vécu leurs passés mais quand vraiment nous pouvons totalement les comprendre, l’auteure accélère son roman et nous enlève des retrouvailles plus abouties. Ce qui est vraiment dommage.

Deux parties qui commencent très bien, pleines de bonnes idées mais qui finissent un peu en queue de poisson. Alors que les personnages sont attachants, alors que l’histoire, même si classique, est bien traitée avec quelques bonnes idées, alors que la plume est agréable mêlant humour et émotion. De quoi faire passer un bon moment de lecture mais pas de quoi être non plus totalement subjuguée. Un livre que j’ai apprécié le temps de sa lecture mais que je ne relirai pas.

Confusément Vôtre,
Melwasul

Blog: Lune et Plume


The Memory Book
The Memory Book
par Lara Avery
Edition : Broché
Prix : EUR 15,00

5.0 étoiles sur 5 Un roman coup de coeur, coup de poing. Magnifique., 13 mai 2016
Ce commentaire fait référence à cette édition : The Memory Book (Broché)
Comment vous parler de ce roman sans vous spoiler. Comment vous dire à quel point cette histoire est magnifique tout en vous laissant la surprise de la découvrir. C’est l’équation impossible du jour. Avant tout, il faut que je vous prévienne de suite, oui, c’est encore un livre qui traite de maladie à l’adolescence (ou à la fin de l’adolescence) mais rien à voir avec le plus célèbre d’entre eux, Nos étoiles contraires de John Green que moi j’adore mais qui ne fait pas non plus l’unanimité. Je sais même de sources sûres que des personnes n’ayant pas pu lire Nos étoiles contraires se sont régalées avec The Memory Book qui est différent par son style, sa forme et dont la maladie, bien présente, ne l’est pas autant que dans le précédent nommé. Ici, il est avant tout question de la vie malgré la maladie.

Quand lors de sa dernière année de lycée, Sam découvre qu’elle est atteinte d’une maladie rare due à une anomalie génétique, la maladie de Niemann-Pick type C (dont je ne connaissais pas l’existence). Son monde s’écroule. Elle avait tant de projets. Gagner les championnats, finir première du lycée, aller à l’université à New-York, … La voilà atteinte d’une maladie qui va lui faire perdre la mémoire. Des bricoles pour commencer avant que des pans entiers de son passé ne disparaissent. Sans compter les différentes crises (épilepsie, démence, cela peut également toucher son foie, sa vue, elle peut d’un instant à l’autre ne plus savoir où elle est …). La stupeur passée, Sam décide de continuer à vivre, comme si de rien était. Pour le moment, elle est en vie et elle compte bien le rester le plus longtemps possible en amenant tous ses projets à bien.

Mais cette histoire de perte de mémoire l’a fait réfléchir, elle veut garder ses précieux souvenirs intacts et pouvoir s’en rappeler quand sa mémoire ne le pourra plus. C’est pourquoi elle prend la décision de s’écrire un journal sur son ordinateur. Un journal où elle se confiera tout, les moments actuels, ses souvenirs, les raisons qui font qu’elle est devenue, ce qu’elle est, des descriptions de sa famille, de ses amis, des lieux où elle aime se rendre. Toutes ces choses qui nous construisent, qui font ce que nous sommes et dont elle ne gardera plus aucun souvenir. Ce journal, c’est The Memory Book. Ce journal qu’elle s’écrit, c’est ce roman que nous lisons. Tel qu’elle l’écrit. Au fil des pages qui se tournent, nous découvrons des petits bouts de sa vie présente et passée, ses espoirs mais aussi ses souffrances, sa force, son obstination. Des petits bouts qui forment un tout, tels les pièces d’un puzzle.

Quand nous commençons le livre impossible de ne pas deviner vers quelle fin nous nous dirigeons, il ne peut en être autrement. Ce livre est trop juste, trop vrai, pour nous faire croire aux miracles. Il nous raconte la vie de Sam telle qu’elle est. Ses amours, ses amis, ses disputent, ses envies, ses choix, ses erreurs, ses paroles qu’elle redoutera d’avoir dit ou de ne pas avoir dit, ses amitiés perdues puis retrouvées, ses amitiés qui cachent plus, sa vie de famille. Les aléas de la vie d’une élève qui quitte le lycée à la fin de l’année. La maladie en plus. Une maladie que nous avons trop tendance à oublier et qui vient nous faire un petit coucou traître quand nous espérons qu’elle n’existe plus alors qu’elle est bien là, sournoise et qu’elle attaque bien trop rapidement à notre goût notre nouvelle amie Sam.

J’allais dire « le gros point fort de ce roman » mais en fait, ce roman est un ensemble de points forts. L’un d’entre eux, c’est le format du livre. Son contenu un peu particulier, surprenant au départ, mais tellement, tellement touchant, poignant. Sam ne nous parle pas, non Sam se parle à elle-même. De manières différentes. Des petites notes, des petits pots-its, des scripts de discussions, des listes, des textes plus longs, des paragraphes, des chapitres, des textes incomplets, entrecoupés quand la maladie la trouble. Nous sommes sans cesse surpris. Totalement pris par ce qu’elle juge important de se rappeler. Puis il y a ces autres textes, les excursions de ses parents, de ses frères et sœurs, de ses amis, de son amour, qui prennent le clavier et trouvent le courage d’y laisser leur trace.

Sam devient notre amie, nous l’admirons, nous avons envie de la secouer quand elle fait des erreurs, nous souffrons avec elle, pour elle mais aussi pour ses proches. Plus la fin approche, plus nous avons cette boule dans la gorge qui grossit. Nous sourions, nous couinons, nous gloussons tout en ayant envie de fondre en larmes devant l’inévitable qui s’approche. Ce qu’il y a de beau ici, c’est que l’auteur ne tombe pas dans le dramatique, dans la pathétique, dans le trop. C’est super émouvant, hyper touchant, totalement poignant, un coup de cœur coup de poing, je l’avoue sans honte j’ai fini en pleurant, ce livre m’a complètement chamboulée, totalement mise dans tous mes états. Et je ne vous parle même pas des personnages sinon je risque de vous spoiler mais ils sont parfaits. Et j’ai eu tellement, tellement, tellement de peine pour eux. Sans oublier de parler de cette fin absolument parfaite. Parfait mais destructive.

Les éditions Lumen s’éloignent de leur ligne éditoriale habituelle, sortant du fantastique/dystopique/imaginaire pour un roman de vie et après lecture, nous ne pouvons que comprendre pourquoi et espérer qu’ils confirment cet essai en nous dégottons de nouvelles perles du genre. Sam ne voulait rien oublier, c’était le but de son livre. Une chose est sûre, moi, je ne suis pas prête de l’oublier !

Mnémotechniquement Vôtre,
Melwasul

Blog: Lune et Plume


First Love: Comment je suis partie de chez moi et tombée amoureuse de mon meilleur ami
First Love: Comment je suis partie de chez moi et tombée amoureuse de mon meilleur ami
par James Patterson
Edition : Poche
Prix : EUR 15,90

1 internaute sur 1 a trouvé ce commentaire utile :
5.0 étoiles sur 5 Un road-trip bien plus profond qu'en apparence. Une belle surprise., 11 mai 2016
Si j’étais une jeune femme vulgaire je commencerais ma chronique par un magnifique « OH PUTA!N DE B*RDEL DE M*RDE ! ». Oups, en fait, c’est pratiquement ce que je viens de faire mais c’est vraiment ce qui représente le mieux ce que je pense de ce roman qui m’a mis une énorme, mais je dis bien énorme claque. Ça m’apprendra à ne pas lire les résumés dans leur intégralité. D’ailleurs j’ai mis en résumé la quatrième de couverture et non pas le résumé que l’on trouve sur internet, qui spoile l’histoire et que je vous conseille de ne pas lire pour que le roman vous fasse le même effet qu’à moi. Ne pas savoir a juste amplifié le truc et surtout a rendu le texte plus fort. C’est pourquoi dans ma chronique je vais aussi faire attention de ne pas trop vous en dire.

Notre roman commence quand deux amis décident de fuir pour faire un road-trip à travers les États-Unis. C’est la douce et si sérieuse Axi qui en a eu l’idée et devant son envie, devant son travail de préparation ne peut qu’accepter de suivre celui qu’elle a traité un jour de voyou, celui qui ce jour-là est devenue son meilleur ami, Robinson. Si différents et pourtant si proches. Mais Robinson décide d’ajouter un peu de piment à leur aventure en volant une Harley Davindson comme moyen de locomotion. Un premier vol qui en entraînera un autre et qui sera leur première entorse à la justice mais qui ne sera pas la dernière …

Une première partie drôle et toute douce qui nous emmène à travers les États-Unis, qui nous permet de découvrir Robinson et Axi, de nous montrer leurs différences mais aussi le lien très fort qui existe entre eux. Une amitié qui cache plus et qui va se révéler, tout doucement, être de l’amour. Comme il est touchant de les voir s’avouer leurs sentiments, de les voir réaliser qu’ils sont plus que ça l’un pour l’autre. Je me répète mais c’est vraiment doux, vraiment drôle, certes, certaines scènes sont absolument pas crédibles, des interdits franchis qui apportent un soupçon d’aventures, mais aussi une certaine dose de magie à leur histoire hors norme.

Tout nous semble parfait, presque trop parfait, ils sont trop touchants, trop mignons ensemble, trop beaux, et j’avais cette petite appréhension dans un coin de ma tête. Jusqu’à BAM la grosse claque que finalement je n’avais pas vu venir. Je m’attendais à tout sauf à ça, cette petite appréhension ne m’avait en rien préparée à un truc aussi gros. Cette claque nous prend par surprise, nous achève d’un coup, nous met à terre. La seconde partie commence alors que nous sommes encore sonnés, sous le choc, sans vraiment réaliser, un gros nœud bien serré dans la gorge. Ce nœud ne nous quittera jamais jusqu’à la fin. Cette seconde partie est à la fois terrible et magnifique. Elle nous permet de réaliser, elle nous prépare à l’inévitable. Nous avons envie d’y croire mais nous savons que ce n’est que folie, qu’utopie, il ne peut en finir autrement. Sans pour autant perdre sa douceur, son humour mais il faut y rajouter des yeux humides. Impossible de ne pas être touché, ne pas finir le cœur brisé en dix mille morceaux.

L’écriture de James Patterson & Emily Raymond est parfaite, ils allient à merveille la douceur, l’humour et les émotions pour nous offrir un roman doux amer et non pas dramatique. Dramatique il l’est, il faut y être préparé mais il y a plus que cela derrière. J’en suis ressortie totalement chamboulée, avec le besoin de croquer la vie à pleines dents, de profiter l’instant présent, de m’émerveiller de ces petites choses auxquelles nous attachons trop peu d’importance, ces petits instants de la vie dont nous ne profitons pas assez. La vie peut-être injuste et beaucoup trop courte, savourons donc comme l’ont fait Axi et Robinson. La deuxième partie change notre regard sur la première partie, elle nous fait réaliser un certain nombre de choses et nous comprenons, sommes heureux qu’ils l’aient vécue et qu’ils l’aient partagée avec nous.

Histoire d’un peu plus nous chambouler, le texte est parsemé de photos. Des photos de nos deux héros, des photos d’objets, de lieux que nos héros rencontrent au gré de leur aventure. Des photos qu’ils auraient pu partager sur Instagram et qui illustrent parfaitement leur histoire. Si cela m’a fait un peu bizarre au début, cela rajoute de la force à ce roman, ça nous le rend plus réel, nous rend ses héros plus proches, plus vrais, c’est comme si nous les connaissions vraiment ce qui amplifie nos sentiments envers eux. Et nous rend la fin encore plus difficile à vivre, et je ne parle même pas de cette dernière page qui finit de nous achever. Mais derrière, impossible de ne pas voir dans l’épilogue qui la précède, au-delà de la douleur, de l’espoir, la vie continue et le titre en est même la preuve, Premier amour. Pas le dernier et c’est tout ce que l’on peut souhaiter. Mais la route est longue, très longue, semée d’embuches, difficiles mais nous avons envie d’y croire et j’aime me l’imaginer pour nos héros. Rien que de penser à leur histoire, je suis toute émue, triste, en colère, le cœur serré mais je veux voir plus loin, je veux y croire, continuer à vivre sans oublier mais en aimant à nouveau.

Un roman tout simple en apparence, très léger qui cache tellement plus derrière. Un roman qui nous entraîne, nous surprend, nous faire rire, sourire, couiner puis nous mettre en colère et pleurer. Un roman qui nous fait réfléchir, nous pousse à savourer la vie, à ne pas oublier comme elle peut être injuste, à voir et apprécier chaque petit instant. Un roman magnifique, merveilleusement illustré que je ne peux que vous conseiller de lire, que vous soyez jeunes ou moins jeunes …

Claqu’ment Vôtre,
Melwasul

Blog: Lune et Plume


Bad - T3 Amour coupable
Bad - T3 Amour coupable
par Jay Crownover
Edition : Broché
Prix : EUR 14,90

4.0 étoiles sur 5 Un tome à la hauteur même si j'ai une préférence pour Race., 9 mai 2016
Ce commentaire fait référence à cette édition : Bad - T3 Amour coupable (Broché)
Nous voilà de retour à The Point, là où rien n’est tout blanc ou tout noir. Où la vie n’est que dangers, trahisons et où la loi du plus fort est celle qui l’emporte. Après avoir quitté Race et Brysen, c’est l’heure de retrouver Titus King, fils d’un tueur en série, frère d’un ex-tolard propriétaire d’un garage un peu douteux que nous connaissons très bien sous le nom de Bax. Exactement là où nous nous sommes arrêtés dans le tome précédent, Amour dangereux. The Point est à feu et à sang, Race, Bax et Nassir sont sous la menace d’un danger inconnu qui rôde dans les ruelles de la ville. Vont-ils (et nous avec) enfin avoir les réponses à leurs questions ? Vont-ils enfin savoir qui les menace et pourquoi ? Ces réponses, c’est Titus qui va les obtenir à l’aide d’une femme que personne n’aurait voulu revoir : Reeve. L’ancienne meilleure amie de Dovie, celle qui l’a trahie et l’a livré à Novak, celle qui a failli entraîner la mort de Dovie, de Titus et de Bax.

Si Bax n’est pas prêt de lui pardonner d’avoir mis en danger l’amour de sa vie et l’enverrait bien six pieds sous terre, Titus lui n’a d’autre choix que de la protéger. Il est inspecteur de police et Reeve est un témoin clé dans l’affaire Novak. Alors qu’elle était sous protection de témoins, elle a découvert qu’il y avait une taupe au sein des marshals. Elle a fui en emportant avec elle une preuve essentielle et est retourné au seul endroit où elle s’était promis de ne jamais revenir : The Point vous rattrape toujours. Elle est allée voir la seule personne en qui elle a confiance, le seul homme de The Point dont elle est sûre qu’il l’écoutera et fera ce qu’il faut malgré ce qu’il pense d’elle. Vers l’homme qu’elle aime secrètement. Titus.

Titus, cet homme complexe, policier dans le quartier le plus abject de la ville, qui voit tout et qui parfois se retrouve au bout du rouleau. Si les habitants de The Point vivent dans un monde de brute, Titus en voit les conséquences tous les jours, il voit le pire de ce qu’il peut se faire. Et pourtant, il continue à lutter, pour limiter les dégâts, pour offrir un monde meilleur, une utopie qui l’a même conduit à envoyer son frère en prison. Titus toujours partagé entre ses devoirs, ses espoirs, ce en quoi il croit et ses origines, sa famille, ses amis et ce qu’il faut faire pour obtenir justice. Des actes qui vont lui faire franchir la fameuse limite entre le bien et le mal, toujours plus floue quand il est question de The Point. Une barrière qu’il franchira avec des remords mais des remords de moins en moins présents quand il s’agira de son frère et encore plus de Reeve.

Reeve que nous aussi nous détestons un peu au début du livre pour ce qu’elle a fait dans Amour interdit. Mais voilà, comme pour Titus, il nous est impossible de résister quand nous apprenons à la connaître. Certes, elle a fait des erreurs, certes, ce qu’elle a fait est terrible, mais honnêtement qu’aurions-nous fait dans les mêmes conditions qu’elle, en vivant dans The Point ? Et comment ne pas admirer le courage, la force qu’il lui faut pour revenir à The Point, pour protéger l’homme qu’elle aime quoiqu’elle en dise au début ? Si elle est là, c’est pour elle-même mais aussi et surtout pour Titus. Titus qui s’occupe de tout le monde, sa famille, ses amis, les habitants de The Point, mais qui prend soin de lui ? Personne (à part peut-être un peu Bax même si c’est compliqué). Reeve veut être celle qui le protège de la noirceur, qui le protège de ce qui le ronge tous les jours, celle qui l’aide à oublier, un peu, ce qu’il voit dans son travail.

J’ai encore une fois était totalement entraînée par l’écriture et l’histoire de Jay Crownover. Surtout après un tel prologue qui nous met une grosse claque. J’ai retrouvé avec un immense plaisir les héros des tomes précédents, qui sont toujours les mêmes mais qui, en même temps, ont changé au contact de l’amour. Des petits changements qui sans modifier qui ils sont vraiment, montrent qu’ils ont grandi, évolué. Ils ne sont plus les héros mais ils sont essentiels à l’histoire, à l’intrigue, ils en sont eux aussi les acteurs. Tout a commencé avec eux dans les tomes précédents, ils sont donc concernés par ce final. Final qui nous répond enfin aux questions que nous nous posons depuis le premier tome. Les réponses arrivent tout doucement de manière astucieuse de la part de l’auteure qui sait parfaitement distiller ces informations entre deux actions, entre deux scènes plus touchantes ou tendues. Comme nos héros nous comprenons et nous nous demandons comment cela va bien pouvoir finir.

C’est d’ailleurs là le petit bémol que j’ai quant à ma lecture. J’ai trouvé la fin peut-être un tout petit peu rapide, surtout après un tel prologue, je m’attendais à tellement plus pour les actions finales. Ici, j’ai trouvé ça peut-être un petit peu facile, il m’a manqué peut-être une grosse frayeur, une pression, de l’angoisse, là, ça a été trop rapide. C’est vraiment dommage parce que tout le reste du roman est génial. Jay Crownover conclue parfaitement sa trilogie mais prépare surtout de manière merveilleuse la trilogie qui suit.

Car si nous avons un petit pincement au cœur en quittant Bax, Race et Titus, certes heureux, nous savons très bien que rien n’est jamais fini à The Point, nous voulons continuer à les suivre et ça va être chose possible grâce à Jay Crownover. L’auteure nous fait le bonheur de publier une nouvelle trilogie se situant à The Point, une trilogie qui fait suite et où nous retrouverons dans le premier tome Nassir et Honor (dont j’ai hâte de lire l’histoire) et dans le troisième la petite sœur de Bry et Booker (je sens que ça va être sportif …), pour le second tome, aucune idée par contre. Bref, nous ne sommes finalement pas prêts de les quitter et nous allons avoir de leurs nouvelles prochainement (car vu les personnages, nos héros seront obligatoirement présents 😉 ). Par contre, il va falloir être patient, le tome un, Honor, ne sort que le 18 octobre en VO …).

Pour finir, un petit mot sur Bax, Race et Titus. Il m’est souvent difficile de choisir mon héros préféré mais là, je le fais les yeux fermés, sans la moindre hésitation : Race, Race et encore Race. Race qui depuis le tout début est mon chouchou, qui l’a justifié dans le tome 2 et qui le confirme dans ce tome 3.

Coupablement Vôtre,
Melwasul

Blog: Lune et Plume


Sur ordre du roi
Sur ordre du roi
par Julie Garwood
Edition : Poche
Prix : EUR 7,40

4 internautes sur 4 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 Ma première romance historique et à chaque relecture le même coup de coeur., 7 mai 2016
Ce commentaire fait référence à cette édition : Sur ordre du roi (Poche)
Aujourd’hui, nous allons parler d’un livre particulier pour moi. Le premier roman que j’ai lu dans la collection Aventures et Passions et même, tout simplement, ma première romance historique. Ce roman que j’ai tellement adoré, qui fut un tel coup de cœur, que j’ai continué sur ma lancée dans ce genre et qui est certainement aussi une des raisons pour lesquelles je me régale à partager mes avis avec vous sur le blog. C’est le roman qui m’a sorti de la chick-lit et du fantastique, qui m’a ouvert à un autre monde, à un autre univers, la romance sous toutes ses formes. Ce roman est un Julie Garwood, Sur ordre du roi, dont la première parution originale date de 1989, qui pourtant n’a pas pris une ride et qui a été réédité au mois d’avril en France.

Sur ordre du roi, Alec Kincaid, chef de clan écossais doit épouser une anglaise, une des filles du baron Jamison. Ce qui ne l’enchante guère, comment une faible petite anglaise va-t-elle pouvoir survivre dans ces contrées sauvages. Mais bon, si son roi en a décidé ainsi, il n’a pas le choix et c’est bien décidé à traiter de cela de manière rapide qu’il se rend en Angleterre et découvre les sœurs Jamison. Parmi elle, la petite dernière, Jamie, que son père cache comme un joyau précieux car il refuse de s’en séparer. Mais Alec a fait son choix, s’il doit épouser une anglaise, ce sera la douce, délicate et magnifique Jamie.

Magnifique, oui elle l’est sans aucune hésitation. Douce et délicate, par contre, c’est une autre histoire, Alec va vite le découvrir. Sa petite femme a la langue bien pendue, elle dit ce qu’elle pense comme elle le pense. Elle est également bien têtue et quand elle a une idée en tête, difficile de la lui faire oublier. Elle va complètement chambouler ses habitudes, ses hommes, son château, ses voisins (elle va provoquer un certain nombre de guerre…). Bref, elle va changer sa vie, pour le meilleur. Malgré les dangers qui la guettent, elle va parfaitement (ou presque) s’habituer à sa nouvelle vie et se faire aimer de (presque) tout le monde.

Cette romance, pour moi, c’est la référence de la romance historique au temps des beaux highlanders. Tous les ingrédients qui font d’une romance une réussite totale. Ma première lecture fut un véritable coup de cœur, j’ai ri aux éclats, j’ai eu des papillons dans le ventre, je me souviens l’avoir dévoré d’une traite, habitée d’un sentiment extraordinaire, celui d’avoir un trésor de lecture entre les mains. Depuis, je l’ai relue un nombre incalculable, je dois la connaître pratiquement par cœur mais à chaque fois, elle me procure le même enchantement, la même évasion, les mêmes éclats de rire, un coup de cœur confirmé à chaque fois.

C’est d’abord grâce à l’écriture de Julie Garwood qui mêle parfaitement émotions, humour et aventures. C’est drôle, léger, hyper rythmé, nous ne nous arrêtons pas une seule seconde, il n’y a pas de temps mort, les actions s’enchaînent et elles mènent toutes vers une même direction, vers un même but, elles ne sont pas là par hasard et ont un écho particulier à la fin du roman. Si Julie Garwood mène son histoire de manière astucieuse elle créait aussi des personnages géniaux. Entre Alec et Jamie, l’alchimie est immédiatement là, les répliques fusent, les dialogues sont électriques et orageux mais aussi plus doux par moment. Ils se mènent une vraie petite guerre pour conquérir l’autre, chacun refusant de faire le premier pas ou de céder un pouce de terrain. Tout doucement, ils vont s’apprivoiser, se comprendre et surtout s’aimer.

Comme je vous l’ai dit, cette romance est dans mon top des romances historiques et elle a une place toute particulière parce que c’est la première. Je l’ai donc lu de très, très nombreuses fois et à chaque fois c’est le même plaisir. Je ne m’en lasse pas, même en connaissant ce qu’il s’y déroule, je glousse et je suis embarquée avec mes héros. Si ça, ce n’est pas une preuve de qualité …

Si vous n’avez pas encore eu la chance de découvrir cette petite merveille, profitez de cette réédition pour vous jeter dessus. Bonus, c’est le premier tome d’une duologie, le second, Un ravisseur sans scrupules, est réédité au mois de mai, une bonne excuse pour moi pour le relire et vous en parler 😉

Particulièrement Vôtre,
Melwasul

Blog: Lune et Plume


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