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Contenu rédigé par M. Gilbert Issard
Classement des meilleurs critiques: 1.280
Votes utiles : 165
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Commentaires écrits par M. Gilbert Issard
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5.0 étoiles sur 5
Pour gérer réellement sa sécurité personnelle et celle de ses proches, 17 mai 2013
La peur est une émotion fondamentale à écouter pour être en sécurité. Comment utiliser sa peur pour sa sécurité et savoir retrouver l'information vitale sur laquelle le sentiment d'insécurité est parfois basé pour ne pas dénier, faire la politique de l'autruche mais gérer intelligemment les situations, rencontres. Gavin de Becker n'a pas un discours sécuritaire ni violent, mais préventif en partant du postulat que 9 fois sur 10 nous avons l'information pour prendre les bonnes décisions mais nous ne l'utilisons pas ou mal. Souvent la meilleure chose à faire est d'esquiver, prendre la fuite. Si c'est possible c'est presque toujours la meilleure solution, la plus efficace. Il recommande malgré tout de prendre des cours d'auto défense, surtout pour les femmes. Il parle beaucoup de la sécurité des femmes, qui sont plus vulnérables que les hommes et peuvent être prises comme proie de certains hommes dangereux. La principale chose que j'ai retenue ? La violence provenant d'un inconnu, qui rentre chez vous, vous agresse dans la rue est beaucoup plus rare que la violence de personnes de votre entourage.
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5.0 étoiles sur 5
la supercherie démasquée, 11 mai 2013
La psychanlyse repose sur du sable, c'est à dire des théories fumeuses et des prétendues guérisons qui n'ont pas eu lieu. La psychanalyse tient de la religion dont Freud est le gourou. Ce livre fait ouvrir les yeux et c'est une excellente chose surtout dans un pays comme la France.
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5.0 étoiles sur 5
Le meilleur livre que je connaisse sur l'affimartion de soi, 11 mai 2013
Ce livre ne vous demande pas d'explorer les raisons profondes qui font que vous culpabilisez lorsque vous dites non. Il ne vous demande pas d'analyser vos souvenirs enfantins. Il donne des méthodes pratiques, avec beaucoup d'exemples à imiter pour mettre en oeuvre. Les techniques sont entre autres : le disque rayé, la question négative, donner des informations, le brouillard, et d'autres. Il écrit clairement des principes qu'il faut toujours avoir en tête comme : nous avons le droit de changer d'avis, nous avons le droit de ne pas être logiques, et nous avons le droit d'assumer les conséquences de nos choix et actes. La meilleure preuve de sa qualité est que la première édition date de 1976. En 2013, presque 40 ans après, il reste un best seller aux USA. Dommage qu'il n'existe pas en français.
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5.0 étoiles sur 5
styl d'attachement à ses parents et éducation, 31 janvier 2013
Les deux auteurs sont une spécialiste de l'éducation et un pédo-psychiatre. Ils s'appuient essentiellement sur les travaux de Bowlby et Main. Ces deux auteurs ont montré que l'attachement à la mère (ou un adulte de référence, qui est souvent la mère) est un besoin primaire, vital. L'enfant ne peut survivre seul, et l'attachement est sa seule chance de survie. Il y a peu d'espèces comme la notre, dont les petits sont aussi peu autonomes aussi longtemps. Il faut attendre quelques minutes pour certaines espèces animales, pour l'homme cela nécessite plusieurs années. L'attachement à un parent de référence, qui pendra soin de l'enfant, est un besoin biologique, nécessaire à la survie de l'espèce humaine. L'attachement peut ensuite être de différente qualité. Ce sont là, les conclusions de Bowlby, mais surtout de Ainsworth, puis Main. L'attachement sécure permet à l'enfant d'explorer son monde environnant, pour ensuite revenir se sécuriser et se protéger en cas d'inquiétude, de danger. Ce type d'attachement est le plus fréquent. Il arrive néanmoins que des enfants soient insécures : ils ignorent le parent de référence et donnent l'impression d'une étonnante autonomie dans l'exploration du monde environnant, ou alors, ils s'accrochent au parent de référence et refuse d'explorer le monde environnant, donnant l'impression d'une absence d'autonomie. Or, ce style d'attachement a une influence déterminante sur le type de relations que nous sommes amenés à nouer, dans nos relations intimes, amoureuses, mais aussi et surtout avec nos enfants. Il y a alors de fortes chances que, malgré toute notre bonne volonté, nous reproduisions le style d'attachement insécure qui est le notre si nous n'en prenons pas conscience. D'où le titre : prenez conscience de la forme d'attachement qui fut le votre dans votre enfance, et les problèmes d'attachement que vous avec pu avoir, afin de ne pas les reproduire avec vos propres enfants. Cette utilisatin de la théorie de l'attachement, avec des éclairages neuro-biologiques, est passionante, et très convaincante. L'autre dimension importante est celle des émotions, de la façon dont nous les vivons, les intégrons à nos schémas de pensée et notre compréhension du réel. Il y a là des ponts avec les travaux de Fonagy. Accessible à tous types de lecteur, pas à destination des psys, mais passionant. A mettre entre les mains de tous les parents.
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4.0 étoiles sur 5
Bonne introduction et présentation de la méthode, 24 décembre 2012
L'EMDR est une thérapie très efficace pour traiter les mémoires qui ne passent pas, qui reviennent de manière intrusive ainsi que le stress et l'anxiété chronique qui l'accompagnent. Elle montre aussi qu'au delà des traumas sévères, la méthode est efficace pour aider à surmonter des moments douloureux du passé. Shapiro est la créatrice de la méthode. Elle en présente ici la genèse, et l'histoire. Elle présente ensuite différents cas pour illustrer la façon dont la méthode a été utilisée pour résoudre des problèmes : depuis les anciens combattants du Viet Nam, les victimes de viol, d'agressions, d'opérations chirurgicales ou d'accidents. L'objet du livre n'est pas de donner la technique elle même. Il n'est pas un manuel à l'attention des professionnels, mais une introduction. Le livre et les exemples sont très intéressants et montrent quels types de problèmes cette thérapie peut traiter efficacement,de manière prouvée par des expériences de validation.
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1 internaute sur 2 a trouvé ce commentaire utile :
2.0 étoiles sur 5
verbeux sans rien donner de neuf sur le sujet, 24 décembre 2012
Kabat-Zinn est l'un des pionniers de la pleine conscience utilisée dans un contexte psycho thérapeutique. il profite de sa notoriété pour vendre des livres, fort du succès de son best seller "Là où tu vas tu es". Ce livre est décevant. Il est verbeux, long et pour qui a déjà lu des introductions à la pleine conscience pour réduire stress et souffrances, ce livre n'apporte rien. Pour qui n'y connaît rien, n'en a jamais entendu parler, cet ouvrage peut intéresser à la rigueur. Il y en a de bien meilleurs cela dit.
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2 internautes sur 2 ont trouvé ce commentaire utile
1.0 étoiles sur 5
Méfiez vous de Catherine Euvrard, 12 août 2012
Ce livre m'a beaucoup déçu. Je m'attendais à davantage de finesse psychologique. Il y a tout au long de l'ouvrage un mépris des hommes qui sont des créatures très inférieures aux femmes si j'en crois Madame Euvrard. L'un des objectifs de l'ouvrage c'est d'expliquer à ces dames, bonnes bourgeoises mariées à des Monsieur très biens, comment garder leur mari. Le passage qui suit résume assez bien la vision de Madame Euvrard des relations humaines et des "bons" rapports homme/femme : "n'hésitez pas à prendre les choses en main, votre homme comme tous les autres est un être faible et vulnérable. Sans vous, il y a toutes les chances qu'il tombe dans le panneau de toutes les Lola de la terre. [...] le laisser sortir le chien ou vider les ordures c'est déjà lui laisser prendre un sacré risque.[...] la fois suivante, suivez le cabot et son maître à la trace..." page 32 "C'est très vilain de faire les poches de son mari [...] Mais à la guerre comme à la guerre...d'ailleurs il faut bien vider les poches de son costume avant de les confier au teinturier". p34 Ma seule satisfaction à la fermeture du livre, fut de me dire que je n'étais pas le mari ou dans la famille de Madame Euvrard. Méfiez vous de Catherine Euvrard !
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4 internautes sur 6 ont trouvé ce commentaire utile
2.0 étoiles sur 5
Une vision partisane du libéralisme, 7 juillet 2012
Michéa dénonce dans cet ouvrage l'emprise du libéralisme sur la pensée actuelle et en particulier la gauche contemporaine. Il l'annonce d'entrée dès les premières lignes et le titre du premier chapitre "l'unité du libéralisme". Pour Michéa, on ne saurait distinguer un bon libéralisme d'un mauvais et la gauche se fourvoierait à vouloir séparer libéralisme économique et libéralisme politique et culturel. Les deux sont pour Michéa indissociables et pour ne pas avoir l'ultra capitalisme sans âme, il n'est d'autre possibilité que de rejeter toutes les formes du libéralisme, y compris politique. En cela, Michéa est marxiste, cela transparaît d'ailleurs à maints endroits. Le problème du libéralisme serait de viser à mettre en place une société "sans qu'il n'y ait plus jamais lieu de faire appel à la vertu des sujets" (p33). Telle serait la solution trouvée au 17ème pour sortir des conflits de religion, et pour que la paix s'instaure. L'espace commun se réduirait au Droit et au marché, régulés par leurs propres lois et dans lesquels chacun pourrait vacquer à ses occupations et poursuivre ses intérêts. En quelque sorte, le libéralisme serait au mieux a-moral et au pire immoral. Ce problème serait au coeur du projet libéral, politique ou économique puisqu'ils ne sont que deux formes d'une même pensée et philosophie. Le libéralisme serait l'expulsion de la question morale du champ social et politique. Or, dire que la société libérale, y compris américaine, ne fait pas appel à la vertu des sujets montre simplement une méconnaissance profonde de la société et la pensée libérale contemporaine. On peut ne pas être d'accord avec la définition en jeu de la morale, mais on ne peut écrire qu'il n'est pas fait appel à la vertu des sujets. C'est simplement faux. Le libéralisme étant pour Michéa par essence immoral, et comme par ailleurs, il est vain et illusoire de tenter de distinguer entre les différents libéralismes, il faudrait tous les rejeter. La thèse ne m'a pas convaincue tant sur le fond que par la forme. Je ne vais pas relever tous les points de désaccord ils sont trop nombreux et il y a trop souvent des généralisations abusives, des commentaires qui tordent le sens d'un texte pour servir la thèse. Je ne mentionnerai que la définition du libéralisme p. 29 : "Comme le souligne clairement Benjamin Constant, 'le but des modernes est la sécurité dans les jouissances privées; et ils nomment liberté les garanties accordées par les institutions à ces jouissances.' On ne saurait mieux dire que la liberté que vont célébrer les libéraux [...] n'est d'abord que l'autre nom d'une vie tranquille (et si possible agréable) et d'une aspiration à un repos historique bien mérité." Il y a là une lecture partisane et biaisée de la formule de Constant. Constant ne dit pas que la liberté est une vie tranquille mais des garanties données par des institutions. La lecture de Michéa est erronée. Michéa n'a pas compris ce que Constant voulait dire. Ce type de problème est fréquent tout au long du livre et rend l'argumentation caduque voire fallacieuse. Les auteurs libéraux cités à l'exception de Fukuyama sont essentiellement les premiers penseurs : Constant, Adam Smith, mais Michéa ne cite jamais un auteur comme John Rawls qui pourtant s'est posé les questions de justice et de morale dans une société libérale et reste incontournable parmi les penseurs contemporains du libéralisme. La pensée libérale et ses limites, ses critiques est un sujet qui m'intéresse. J'avais été également attiré par la mention de George Orwell dont je suis un grand admirateur. Je rejoins Michéa sur la nécessité de prôner, à la suite de Orwell, une décence commune au coeur de la société comme limite au libéralisme. C'est l'un des rares point d'accord avec sa pensée. Cet ouvrage m'a surtout permis de clarifier ma pensée et mes points de désaccord avec la philosophie que Michéa incarne.
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5.0 étoiles sur 5
le passé ne vous oublie pas, 24 juin 2012
Ce serait à mon sens un contresens que de voir dans ce film uniquement une dénonciation de la guerre et de ses horreurs. Il s'agit de cela mais surtout de la façon dont un individu peut "ne pas imprimer" et ne se souvenir de rien. C'est le point de départ, son ami fait des cauchemars récurrents liés à la guerre, Ari ne fait pas de flash-backs dit il. Il n'a pas "imprimé" ce qu'il a vécu durant la guerre du Liban. Suite à cette rencontre, il a un flash back du Liban, la guerre et le massacre de Sabra et Chatilah et décide de partir à la recherche de sa mémoire, intrigué de s'en souvenir si peu. Cette quête part de son seul souvenir, hallucinatoire, fait de baignade en mer sur une plage de Beyrouth, dans une nuit zébrée de la lumière orangée des fusées éclairantes. Il y est avec un ami, désormais installé aux Pays Bas, qui a réussi dans le falafel. Cet ami ne se souvient de rien non plus du massacre. Ari Folman découvre alors que la mémoire protège, retient ou efface ce qui pourrait être dangereux pour le psychisme et son équilibre. Il découvre en interviewant son ami de régiment Frankel qu'il a complètement oublié des épisodes de combat. Une spécialiste du stress post traumatique (PTSD) raconte ce patient qui s'était protégé en ne voyant la guerre qu'il vivait que comme un reportage dont il serait seulement spectateur, jusqu'au jour où "la caméra a cessé de fonctionner". Air Folman montre à quel point la guerre, le trauma peuvent déstabiliser et mener dans des territoires où l'on ne sait plus ce qui est vrai de ce qui est hallucination, ce qui est folie et ce qui est normal. Le passage qui a donné son titre au film est un petit bijou. Son ami Frankael décide de faire quelque chose, un truc alors qu'ils essuient des rafales de balles tirés d'un immeuble de l'autre coté d'une rue de Beyrouth ouest. Il saisit le fusil mitrailleur de son voisin et part valser sous les balles, au milieu de la rue, sous les portraits gigantesques de Bachir Gemayel au mur des immeubles. La mémoire est dynamique et pas un livre, elle se construit, se déforme, se reconstruit. Il va retrouver ses souvenirs de la guerre et comprendre avec l'aide de son ami psy pourquoi sa mémoire a tout effacé parce que c'était émotionellement insupportable pour lui. Ce film ne donne pas de leçon de morale, de distribue pas de bons ou de mauvais points. Il pose sans détour la question de la responsabilité israélienne dans le massacre et celle de Ariel Sharon en particulier mais donne des faits, des témoignages ne cherche pas (uniquement) à faire oeuvre politique ou contestataire. Il cherche juste à montrer à quel point la guerre peut rendre fou. Ce film est juste, sans pathos, sans excès. Il est bouleversant.
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5.0 étoiles sur 5
la méditation utilisée dans un cadre thérapeutique, 1 mai 2012
Daniel Siegel est psychiatre, neurologue qui utilise la méditation comme outil thérapeutique. C'est l'objet de cet ouvrage : sorte de point sur la question tant théorique que pratique. Siegel livre d'abord dans cet ouvrage une théorie du cerveau et son fonctionnement de manière très simplifiée afin d'être compréhensible par quiconque n'a aucune connaissance médicale ou scientifique. Son modèle de représentation de la structure du cerveau basé sur la main et les doigts, ainsi que le lien entre celle ci et certains problèmes psychologiques est à lui seul captivant et mérite l'achat. Une fois ce cadre théorique posé, Siegel passe à la pratique thérapeutique. Il explique de manière très simple et complète la théorie de l'attachement en lien avec le développement du cerveau et la façon dont le système nerveux façonne et est façonné par l'expérience et le vécu. Il montre ensuite comment la méditation de pleine conscience, a pu aider certains de ses patients au travers de plusieurs cas. Les problèmes ne sont pas tous les mêmes et illustrent comment la méditation peut permettre de changer de point de vue, prendre du recul sur les émotions, leur trop plein ou leur absence, et les réintégrer. La méditation permettrait pour Siegel de réintégrer verticalement les émotions mais également horizontalement. Verticalement, la méditation donne accès à ses émotions et les ramène à la conscience mais aussi horizontalement en les modulant, les gérant et les intégrant à la pensée rationnelle et logique. Il propose ainsi un modèle de l'équilibre psychique qui serait d'arriver à être logique et émotionnel de manière une et homogène, sans morcellement de la personne à un moment donné mais également par rapport à une histoire personnelle. Siegel est à la fois abordable et très fin, profond dans ses analyses. J'ai relu certains passages pour être sûr de ne pas avoir raté un aspect, une dimension car le propos est très riche. Les cas qu'il détaille sont passionnants car s'ils sont 'classiques', il les présente sous un jour et avec une approche à la fois nouvelle de par l'utilisation de la méditation de pleine conscience, et à la fois très classique car il parle en tant que psychiatre et thérapeute qui utilise tout autant des outils de TCC, ou le 'Adult Attachment Interview' tel que mis au point par Marie Main à la suite de Bowlby, que la méditation. Un ouvrage qui intéressera toute personne qui chercherait à utiliser la médiation à des fins thérapeutiques sans renier les apports de la psychothérapie moderne.
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