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Contenu rédigé par lisa&fred
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lisa&fred
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L'instant précis où les destins s'entremêlent
L'instant précis où les destins s'entremêlent
par Angelique Barberat
Edition : Broché
Prix : EUR 17,05

2 internautes sur 3 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 Une histoire poignante!!, 27 février 2014
Ce commentaire fait référence à cette édition : L'instant précis où les destins s'entremêlent (Broché)
J’ai découvert Angélique Barbérat il y a quelques années avec « Les fées meurent elles ? » qui m’avait déjà séduite par sa plume et sa façon de raconter des histoires d’hommes et de femmes hors du communs et pourtant si proches de nous. Avec « L’instant précis où les destins s’entremêlent » elle confirme à mes yeux son talent.
Coryn s’est mariée à l’âge de 17 ans, poussée par sa famille très conservatrice, avec Jack, un homme beau, riche et qui est fou d’amour pour elle. Alors qu’elle pense l’aimer aussi, elle va commencer une vie de couple cauchemardesque. Entre jalousie maladive, séquestration et violence quotidienne, Coryn va « sur »vivre auprès de Jack comme un pantin sans âme, sans vie, sans volonté.
Alors que Coryn vit un véritable cauchemar, Kyle, lui, est hanté par la mort de sa mère, lorsqu’il avait 5 ans, sous les coups de son conjoint. Traumatisé et rempli de haine pour ce « père » qui se trouve en prison, il a beaucoup de mal à avancer dans la vie. Seule la musique, cette passion que lui a transmise sa mère, lui sert d’exutoire lorsqu’il est sur scène avec son groupe de rock. C’est là où il lâche prise et laisse sortir ses démons.
Comment une jeune femme violentée par son mari, enfermée dans une cage dorée par ce dernier va-t-elle pouvoir rencontrer la star de rock du moment ? C’est la question que je me suis posée, et c’est à ce moment-là que le titre prend tout son sens. Cette petite phrase que la mère de Kyle lui a dite un jour, les coups sur le visage cachés par des lunettes de soleil : « J’aimerais remonter à l’instant précis où les destins s’entremêlent.» J’ai tout de suite pensé à l’expression « l’effet papillon ». Chaque événement, chaque choix nous emmène vers un chemin et pas un autre, et parfois tout s’enraye et notre destin en prend un nouveau avec ce sentiment que tout ce qui s’est passé avant était nécessaire pour en arriver là.
Le sujet principal de ce roman est bien sûr celui des femmes battues. Nous suivons la vie de Coryn, submergé par l’impuissance et la colère face à tout ce qu’elle traverse. Le récit de ce quotidien abominable est fait avec justesse, émotion et parfois même avec pudeur. L’auteure n’essaie pas de nous en « mettre plein les yeux », mais ses mots si simples et si forts à la fois nous glacent le sang et certaines scènes sont d’une puissance terrible. Elle arrive à mettre dans ces passages une pointe de poésie complètement hors de propos face aux faits, mais qui leur donne un effet poignant et émouvant en accentuant la fragilité de Coryn. Et un jour, un petit battement d’ailes d’un papillon va changer l’aiguillage de son destin et l’a mettre sur le chemin de Kyle. Commence alors une réflexion sur la volonté, l’espoir et la possibilité d’une seconde chance.
Lorsque Kyle croise la route de Coryn, il sait que son destin va changer. Il comprend que ce moment-là sera celui qui entremêlera son destin à celui de Coryn. Rongé par la culpabilité de ne pas avoir pu aider et sauver sa mère (le pauvre n’avait que 5 ans !), il va sentir une vulnérabilité chez Coryn et va vouloir à tout prix la sauver elle, à défaut d’avoir pu sauver sa mère. Sa vie de rock star va l’éloigner à plusieurs reprises de Coryn, mais à chaque fois leurs routes se recroiseront par des hasards ou des signes du destin. C’est d’ailleurs ce qui fait la force de cette histoire d’amour, sans cesse éloignés ni Coryn ni Kyle ne pourront oublier l’autre. Ils sont liés par un lien fort, puissant, douloureux et leur couple est de l’ordre de l’impossible. A l’instar de la vie de Coryn, nous suivons celle de Kyle à travers ses tournées. J’ai été terriblement émue par ce personnage, dont les blessures profondes le rongent de l’intérieur, qui culpabilise tant qu’il a du mal à avancer dans la vie et qui sacrifierait tout pour sauver Coryn même son bonheur. Au fil des pages, on ressent les changements chez lui, entre espérance et détermination. La force de cet amour c’est de savoir qu’il existe, qu’il est réel et peu importe s’il ne se concrétise pas. Kyle sait qu’il y aura ce moment, ce petit battement d’ailes, cet instant précis où les destins s’entremêlent et qu’alors cet amour éclora.
Pendant toute la lecture, je n’avais qu’une question en tête « comment tout cela va-t-il finir ? ». Émue pendant toute ma lecture, j’ai pleuré à la fin, vraiment… De tristesse ? De joie ? De colère ? De soulagement ? Je ne vous le dirai pas, mais c’est une histoire qui ne peut laisser personne indifférent par son sujet et par cette histoire d’amour bouleversante.
Merci à Babelio et aux éditions Michel Lafon pour m’avoir permis de découvrir ce sublime roman et que je conseille fortement !


Le faire ou mourir
Le faire ou mourir
par Claire-Lise Marguier
Edition : Broché
Prix : EUR 9,22

5.0 étoiles sur 5 Une histoire bouleversante de justesse!, 19 février 2014
Ce commentaire fait référence à cette édition : Le faire ou mourir (Broché)
Enfin je trouve un livre qui traite avec justesse du mal être de certains adolescents, du bouleversement de leurs émotions, des dangers de l’intolérance et des effets dévastateurs qu’elle peut avoir sur une personne au plus profond de sa chair.
Claire-Lisa Marguier nous conte l’histoire d’un jeune garçon de presque 16 ans, Damien – Dam- qui par sa différence suscite rejet et violence. Dam est un adolescent un peu renfermé, trop maigre, au regard souvent baissé, qui se fait tabasser par une bande de skateurs qui voient en lui le moyen d’assouvir leur domination sur les autres, qui est délaissé et incompris chez lui entre un père violent et tyrannique, une mère qui ne réagit pas et une sœur parfaite qui l’écrase littéralement.
La seule façon pour Dam de libérer sa colère et sa douleur passe par l’auto mutilation quotidienne qui lui donne la sensation d’être vivant malgré tout et de ressentir quand même des choses. Après un énième passage à tabac, il sera recueilli par Samy et sa bande, des jeunes aux habits et maquillage noirs et aux piercings provocateurs. Avec ce groupe, Dam va se sentir soutenu, compris mais surtout aimé.
C’est Dam qui nous raconte son histoire. Il nous parle, nous raconte son mal être, ses angoisses. La narration nous invite à partager avec lui tous ses secrets et on ne peut définitivement pas rester insensibles à tout ce qu’il traverse. Son témoignage, car c’en est un, est poignant et percutant ! On découvre à travers lui les méandres des questionnements de cette époque de la vie où un geste, une parole peuvent anéantir une vie toute entière. On souffre pour ce garçon, de le voir si démuni face aux autres, avec des parents qui refusent sa personnalité et l’enfonce de plus en plus dans le rabaissement et l’humiliation.
Face à lui nous avons Samy qui est un garçon bien dans sa tête, qui vit et exprime ses émotions sans filtre et refuse de faire des choses qu’il n’approuve pas. Entouré d’une mère aimante, il n’a aucunes barrières, vit dans le respect de l’autre et la tolérance.
Bien sûr ce livre parle de la sexualité des adolescents, et plus précisément de l’homosexualité qui surgit presque par hasard ici. Et c’est ce qui m’a le plus ému d’ailleurs. Ni Dam, ni Samy n’ont réellement conscience d’être homosexuels. Ils s’aiment c’est tout. D’ailleurs Dam le dira très bien, non il n’aime pas les garçons il aime Samy. Peu importe le sexe de l’autre, ce qui compte c’est l’amour entre les deux. Ces deux jeunes garçons nous prouvent combien l’Amour n’a pas de genre, qu’il peut être ressenti de différentes manières tout en restant pure, bouleversant et salvateur. Mais malheureusement, le père de Dam ne verra en Samy qu’une « lopette » et un « gothique sataniste ».
Les pages se tournent vite, très vite, pour arriver vers une fin qui nous cloue au mur, nous laisse sans voix. La tension monte petit à petit dans les dernières pages pour nous donner une énorme claque lorsque la dernière est tournée. L’auteur nous laisse même penser que dans la vie tout est possible, que l’on peut basculer de la violence à la joie. « Le faire ou mourir »… un titre qui prend tout son sens à la fin de l’histoire.
C’est un livre qui bouleverse car la douleur de Dam est presque palpable par ses mots, qui dérange car il nous montre que notre rôle de parents n’est pas infaillible, qui nous aide car il nous fait entrevoir des choses que peut être nous ne voyons pas chez nos enfants sans vouloir être moralisateur, qui émeut par la beauté des sentiments entre Dam et Samy car ils sont l’expression d’une tendresse et d’un amour pur, qui frappe par les résultats dramatiques vers où conduisent les préjugés.
Pour son premier roman Claire-Lise Marguier nous offre un témoignage poignant de vérité, avec des mots justes et percutants et qui ne laissera personne indifférent.


Hors limites
Hors limites
par Katie McGarry
Edition : Relié
Prix : EUR 13,40

4.0 étoiles sur 5 Émouvant et poignant, 6 février 2014
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Ce commentaire fait référence à cette édition : Hors limites (Relié)
Dans ma PAL depuis un long moment, Hors Limites fait partie des livres dont je n’attendais pas spécialement grand-chose, malgré les très bons avis, et qui a su me surprendre.
Il faut dire que Katie McGarry nous propose deux héros très attachants, émouvants, avec une réelle profondeur et dont on a l’impression de tout connaître d’eux, petit à petit. Avec un récit à la première personne qui alterne un chapitre sur Echo et un chapitre sur Noah, nous suivons leur rapprochement et les raisons de leurs blessures si marquées en eux.
L’histoire n’est pas légère et frivole, elle est difficile, émouvante, voire tragique même. Nous faisons connaissance avec Echo, une jeune fille blessée moralement et physiquement, qui revient dans son lycée après une longue absence mais totalement différente de la jeune fille populaire qu’elle a pu être avant le « drame ». Eloignée par décision de justice de sa mère bi polaire, anéantie par la mort de son grand frère en Afghanistan et vivant avec son père et sa jeune belle-mère qu’elle déteste, Echo porte sur elle et en elle tant de blessures qu’elle s’apparente presque à une ombre sans âme, sans vie. Contrainte de suivre une « thérapie » avec la psychologue de son lycée, elle espère retrouver tous les éléments qui font défaut à sa mémoire et découvrir ce qui s’est passé en ce jour fatidique…
Noah a perdu ses parents tragiquement. Il sera séparé de ses deux petits frères, envoyé dans des familles d’accueil où il connaîtra maltraitance et délaissement. Cette séparation va nourrir en lui une haine viscérale pour le système en général et pour les adultes en particulier. Se sentant victime d’une justice qui ne voit pas ou ne veut pas voir ses erreurs, il fera tout pour la contrecarrer et pousser les limites afin de ramener ses frères auprès de lui. J’avoue que c’est la partie qui m’a le plus touchée. Noah aime ses petits frères d’une façon si forte, si tendre que de les voir lutter contre ce que les adultes croient être le meilleur pour eux nous déchire le cœur. Noah est un personnage courageux, volontaire mais qui, seul face à sa peine, prendra parfois de mauvaises décisions.
La rencontre entre Echo et Noah, entre ces deux personnages torturés, nous transporte de la première à la dernière page. J’ai rarement vu deux héros qui s’accordent et se complètent aussi bien. Au fil de la lecture on se dit qu’ils sont faits l’un pour l’autre, que tout les réunis et de voir cet amour naissant et s’amplifiant nous soulage tant nous voulons les voir heureux. Et il est incontestable qu’ils ne le seront qu’en étant ensemble. Ils sont le remède à la douleur l’un pour l’autre.
Ce livre aurait pu être un vrai coup de cœur pour moi, mais il manquait un petit quelque chose, peut être au niveau de l’histoire d’Echo dont certains points m’ont gênés, et sur le style ou la traduction qui parfois donnait des dialogues un peu trop jeunes à mon goût ou en tout cas un peu en décalé par rapport aux caractères des personnages.
Une très belle histoire, poignante et intense que je conseille vivement pour son sujet difficile et très bien utilisé par l’auteure et pour la magnifique romance entre deux héros


Un chasseur à Paris
Un chasseur à Paris
Prix : EUR 4,99

1 internaute sur 1 a trouvé ce commentaire utile :
4.0 étoiles sur 5 3 histoires, 3 chasseurs et 3 ambiances, 30 janvier 2014
Ce commentaire fait référence à cette édition : Un chasseur à Paris (Format Kindle)
Ce recueil de nouvelles rassemble trois écrits fantastiques sur le thème d’un chasseur à Paris (comme le titre l’indique). Chaque auteur, à sa manière, nous livre son histoire inspirée par ce thème dans des univers à chaque fois différents et surprenants.
De ces trois nouvelles, je ne connaissais qu’un seul auteur, Danielle Guisiano, qui nous offre pour notre plus grand plaisir le retour du personnage de Graham qui apparaissait dans son deuxième tome de Touch. J’ai pour ma part découvert les deux autres.

Le livre commence donc par la jeune auteure Amandine Forgali avec Huitième proie et nous transporte dans le monde des Succubes. Loin de mon univers de lecture habituel, j’avoue que ces « êtres » sont pour moi assez méconnus et ce fut un réel plaisir de les découvrir au travers de l’histoire de David, chasseur de Succubes.

Entre passé et présent, l’auteur nous fait voyager dans un monde fantastique avec beaucoup de style, de douceur et d’émotions. J’ai particulièrement aimé sa façon de nous raconter l’enfance du héros à travers ses flashs back, ce qui donne un rythme particulier au récit, accentue l’émotion et la sympathie pour le personnage de David. Cette histoire ne se limite pas au côté fantastique, c’est une histoire de destin, de destin implacable et tragique. Lorsqu’arrive la fin, même si quelques indices nous laissent imaginer ce qu’il en est, elle vous coupe le souffle.

Ce fut vraiment une belle découverte, une lecture plus qu’agréable avec une plume somme toute très bien maîtrisée qui nous berce entre rêve et réalité de la première à la dernière ligne.

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Nous retrouvons ensuite le personnage de Graham Peters dans la nouvelle de Danielle Guisiano intitulée Les larmes de Téthys. Nous l’avions quitté à la fin du deuxième tome de Touch après avoir été rejeté par Lily, la jeune fille dont il était éperdument amoureux. C’est un Graham meurtrit, désabusé et abritant en lui les pires démons qui soient que nous retrouvons quelques temps plus tard. De son passé aux États-Unis il ne reste rien, il est devenu chasseur de sérums en Australie. Son job, c’est de collecter les venins les plus rares pour les laboratoires pharmaceutiques. Cette activité va le conduire à Paris et Graham va devoir retrouver une jeune femme pour le compte d’un homme richissime plutôt énigmatique.

Quelle joie de retrouver la plume de l’auteure ! Comme à chaque fois les mots, les émotions sonnent juste, avec toujours cette musicalité dont elle a le secret pour non emmener vers une lecture au combien plaisante. Chaque chapitre démarre sur des notes du héros, comme un journal intime, et nous font découvrir ses pensées les plus intimes. Le personnage de Graham est torturé, infecté jusqu’à la moelle comme pourraient le faire les venins qu’il traque dans son travail. Il est presque douloureux de le suivre dans cette chute inévitable vers laquelle il se dirige tout droit. On voudrait tellement que ce personnage trouve l’apaisement enfin ! Est-ce que l’auteure a choisi cette voie pour lui ? Je vous laisse le découvrir ! Entre paranormal et mythologie, l’histoire nous plonge dans les côtés les plus sombres de l’être humain plein d’avidité et d’auto destruction, mais également dans ce que l’amour peut avoir de plus beau, de plus fort et qui devient le remède à tout. Très attachée au personnage de Graham, j’ai souffert avec lui et j’avoue ne pas avoir ressenti la même délivrance que lui à la fin de son histoire. Mais parfois quelques larmes peuvent symboliser un renouveau…

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Avec la dernière nouvelle, j’ai pu faire connaissance avec la plume et l’univers de Jean Vigne que je ne connaissais pas.
Bien différente des deux autres, cette troisième histoire nous glace le sang dès les premières pages. A mi-chemin entre thriller et fantastique, l’auteur nous plonge dans les sombres souterrains et autres catacombes de Paris où des meurtres atroces et sans réelles explications vont inquiéter le 36 Quai des Orfèvres.
Nous suivons l’intrigue dans le feu de l’action, car chaque chapitre nous détaille les événements terribles et gores (disons-le) qui se passent sur quelques heures de cette nuit et qui nous tient en haleine de bout en bout.
Avec une incroyable maîtrise dans le style, Jean Vigne nous offre une lecture captivante et angoissante où chaque mot, chaque phrase nous mène vers des descriptions à la fois horribles et fascinantes. Les faits et leurs auteurs sont d’une telle monstruosité qu’ils vous donnent des frissons et vous envoûtent tout à la fois.
Savamment utilisé, le thème d’un Chasseur à Paris prend ici une autre dimension. Le chasseur devient la proie et la proie le chasseur dans une espèce de manège infernal où l’essence du mal peut également être votre salut.
Si vous aimez frissonner d’horreur et les héroïnes au caractère bien trempé, cette histoire est pour vous !
Pour finir, je dirais… « Monsieur Vigne, à quand une suite ? ». Car la fin en appelle une.


Hearts in Darkness
Hearts in Darkness
Prix : EUR 1,99

4.0 étoiles sur 5 le fantasme de l'inconnu dans l'ascenseur..., 29 janvier 2014
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Ce commentaire fait référence à cette édition : Hearts in Darkness (Format Kindle)
Qui n’a jamais fantasmé de se retrouver dans un ascenseur avec un bel inconnu ? Et qui plus est de se retrouver coincé avec lui pendant quatre heures…
C’est ce que nous propose ici Laura Kaye dans ce court, mais intense roman avec comme petit plus que nos deux héros se retrouvent complètement dans le noir sans avoir pu se voir réellement.
Lorsque Makenna entre dans cet ascenseur en quittant son travail, elle est si distraite par son téléphone et ses sacs qu’elle ne fait pas attention à celui qui y est déjà et lui a tenu in extremis les portes avant qu’elles ne se referment. Lui n’aura d’elle qu’une vision de dos d’une femme en tailleur strict et à la chevelure ondulée et rousse. La seconde d’après la cabine s’arrête et la cabine s’éteint.
Très habilement, l’auteure fait se rapprocher les deux héros sans que cela paraisse ridicule ou impossible (oui enfin cela reste une romance et une fiction avant tout !). Pendant ces quatre heures ils vont apprendre à se connaître, à discuter de choses intimes et à se révéler l’un l’autre. Les circonstances font que chacun d’eux essaie de combler les silences qui peuvent devenir pesant et anxiogènes dans le noir complet.
Makenna va se sentir attirée par cet homme qu’elle n’a pas vu mais qui lui parle de sa vie, de son passé et qui ne peut voir en elle la femme quelconque et fade qu’elle pense être. De son côté, Caden, malgré sa peur panique du noir, se sent pour la première fois à l’aise avec quelqu’un car cette femme ne peut pas voir son corps couvert de tatouages, de piercings et de cicatrices qui devient un repoussoir face aux autres.
Leur attraction est palpable à la lecture, et la montée progressive du désir s’accorde parfaitement avec le caractère des héros : douce, tendre, charnelle et sincère. À l’instar de deux aveugles, ils vont se découvrir l’un l’autre par le toucher et ressentir des émotions qu’ils ne pensaient jamais connaître.
Je ne vous dirai pas si l’histoire sort de cet ascenseur, mais elle est belle et sensuelle. Leur complicité monte en même temps que leur désir et on vibre avec eux. Caden est à l’opposé de ce qu’il représente, il est doux, attentionné, attentif, tendre, un brin canaille quand même, mais trouve chez cette femme tout ce qu’il a toujours cru impossible pour lui. Sa pire crainte : qu’elle soit déçue en le voyant… Qu’en sera-t-il ? Je vous laisse le découvrir !


Beautiful disaster
Beautiful disaster
par Mcguire
Edition : Broché
Prix : EUR 12,35

38 internautes sur 41 ont trouvé ce commentaire utile 
4.0 étoiles sur 5 Une lecture intense en émotions, 28 janvier 2014
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Ce commentaire fait référence à cette édition : Beautiful disaster (Broché)
Plus qu’un avis, c’est une toute autre chronique que je vais vous faire cette fois. Au vu de ce que j’ai ressenti pendant cette lecture, je me suis dit qu’un petit manuel de survie serait plus approprié pour appréhender cette lecture. Si, si ! Croyez-moi !

Voici la liste des choses que devront posséder vos « kit de survie Travisien » :

Du répulsif spécial « personne ne m’embête quand je lis »
A sortir tout de suite après avoir commencé.
Hautement addictive, cette lecture vous prendra tout votre temps, et laisser le livre ne serait-ce que quelques heures deviendra de la torture ! Une fois les premières pages tournées, on est tout de suite emporté par une histoire somme toute assez banale au début, qui se transforme en une relation d’amitié assez déroutante pour nous, entre Travis (Aaaahhh) et Abby (beurk !), et qui va devenir une histoire d’amour des plus destructrice et inconditionnelle que je n’ai jamais lu ! Les événements s’enchaînent à vitesse grand V et on a qu’une envie c’est d’avancer dans le livre et découvrir ce que l’auteure nous prépare avec tout le sadisme qu’elle porte en elle j’en suis sûre !!

Un punchingball et des gants de boxe ou du Prozac pour les plus fainéantes :
Alors, comment dire… je crois n’avoir jamais autant haï une héroïne qu’Abby ! J’avoue que ma lecture a été très pénible émotionnellement. Je suis passée par les phases de colère, de tristesse et très rarement par celles de la joie et de la légèreté. Même lorsque l’histoire tend vers ce que je veux, je reste marquée par les événements précédents et j’accueille les « bons moments » avec émotions et tendresse mais jamais complètement rassurée.
Lorsque Abby rencontre Travis Maddox, elle le déteste d’emblée car il est tout à fait le genre de garçon qu’elle veut fuir. Mais quand Travis va lui donner son amour sur un plateau d’argent, que dis-je d’or ! elle va le refuser, à plusieurs reprises, et à ces moment-là vous perdez pieds, vous n’avez qu’une envie c’est de secouer cette dinde qui repousse l’être le plus merveilleux qui soit. La colère vous envahit et la violence présente dans le livre déteint sur vous. C’est assez déstabilisant de ressentir toutes ces choses à la simple lecture d’un livre, mais Beautiful Desaster n’est pas un simple livre, c’est l’histoire d’un homme qui aime, mais qui aime avec un grand « A », qui lorsqu’il voit cette fille sait que c’est elle, qui donnerait sa vie pour elle et malgré tout cela se retrouve face à un rejet, une méfiance de la part d’Abby. Et bien que parfois Abby raisonne très bien, elle met rarement cela en pratique et peut à elle toute seule anéantir plusieurs personnes autour d’elle… Pour moi le véritable « disaster » c’est elle.
Une boussole
Pendant que vous serez en train de taper dans le punchingball, surtout munissez-vous également d’une boussole car vous perdrez vite le Nord avec les revirements incessants d’Abby. Pour ma part, elle a fini par me perdre quelque part, dans un endroit désert où j’ai eu à chaque fois du mal à la retrouver. Et même lorsqu’on la retrouve, pouf ! elle peut disparaître à nouveau la page suivante. Son attirance pour Travis la laissera lâcher prise quelques fois tant le lien entre eux est fort, mais à chaque fois ses décisions la feront changer de cap et nous empêcher de plus en plus de ressentir de la sympathie pour elle.

Des pansements pour votre petit cœur
Et une bonne grosse boîte ! Ne lésinez pas !
Pourquoi ces pansements ? Parce que le personnage de Travis va vous fendre l’âme et le coeur. Vous allez souffrir quand il souffre (et c’est souvent ça !), pleurer quand il pleure, vous accrocher quand il s’accroche (euh… en fait non, au bout d’un moment je n’ai plus supporté qu’il s’accroche autant). A chacune de ses paroles on a le cœur serré, le ventre plein de papillons et la gorge nouée par l’émotion. Entre ses combats clandestins et sa douloureuse relation avec Abby, sa vie n’est que souffrance en permanence et il n’entrevoit le bonheur et la sérénité que lorsqu’Abby est près de lui. Elle est chez lui comme il le dit, chaque fois qu’elle lui échappera il s’enfoncera de plus en plus dans la douleur.
Impossible de ressortir de cette lecture sans plusieurs pansements collés sur votre petit cœur, et croyez-moi ou non mais le mien en porte encore…

Voilà, vous voilà armé pour votre lecture ! Alors pourquoi 4/5 me direz-vous alors que j’ai adoré ce livre. Eh bien, j’ai trouvé qu’il y avait un peu trop d’acharnement par l’auteure sur la relation entre Travis et Abby mais le coup de cœur je l’ai eu pour Travis, un personnage fort, entier, sincère et poignant. Un livre que je vous conseille vivement !
Remarque sur ce commentaire Remarques sur ce commentaire (10) | Permalien | Remarque la plus récente : Mar 4, 2014 4:14 PM CET


La Confrérie de la dague noire , tome 4 : L'amant révélé
La Confrérie de la dague noire , tome 4 : L'amant révélé
par J.R. Ward
Edition : Poche
Prix : EUR 7,79

4.0 étoiles sur 5 Butch: 1, Marissa: 0, 22 janvier 2014
Ce commentaire fait référence à cette édition : La Confrérie de la dague noire , tome 4 : L'amant révélé (Poche)
Ce 4ème tome marquait pour moi une charnière dans cette saga avant même que je ne commence à le lire, pour la simple raison que le couple Butch/Marissa ne m’attirait pas du tout du tout ! Je me suis dit que si j’arrivais à apprécier ce tome là c’est que mon addiction est vraiment en marche !
Et contre toute attente, j’ai beaucoup apprécié ma lecture ! Moins que pour les tomes 2 et 3, mais à peu près comme pour le 1er.
L’intrigue est maintenant bien en place, et nous suivons toujours les Frères et les Lessers entre qui une guerre féroce continue et s’amplifie. Comme à chaque fois, l’auteure ne nous laisse pas en reste au niveau des « méchants » et nous apprenons donc que Mr X serait sur le point de trouver celui, l’Élu, qui pourrait anéantir l’Oméga. Eh oui, il semblerait que Mr X en ait marre d’être sous les ordres de cette entité diabolique et immatérielle qu’est l’Oméga… Affaire à suivre.
Parallèlement à cela, Butch continue à vivre auprès des Frères de la Confrérie mais ressent de plus en plus un sentiment d’infériorité envers eux. Toutes les nuits les guerriers partent en chasse de Lessers et Butch est lui cordialement invité à rester à la Piaule, car ces sorties sont trop dangereuses pour lui. Son statut de subalterne, sans réel intérêt pour lui, lui pèse et c’est en voulant contribuer à la « cause » que Butch va se retrouver dans une fâcheuse posture qui changera sa vie à tout jamais.
Amoureux transi depuis le début de la série de la belle (et cruche, passive, dinde, naïve… liste non exhaustive à mon sens) Marissa, cette aristocrate issue d’une grande lignée de vampires, il va néanmoins réussir à se rapprocher d’elle et à entamer (enfin) une histoire d’amour. Mais Butch devra faire face à plusieurs obstacles pour pouvoir vivre avec sa belle : son état d’Humain ne lui permet ni de la protéger, ni de la « nourrir », la virginité de Marissa sera semblable à une forteresse imprenable, la part sombre de lui-même risque d’être dangereuse pour quiconque s’approche de lui… Inutile de vous dire donc que le personnage de Marissa m’a littéralement gonflée du début jusqu’à la fin. Parfois on peut comprendre certaines de ses réactions, parfois pas du tout. Elle va contribuer à ce sentiment d’infériorité qui plonge Butch dans un gouffre de tristesse profond, et rien que pour cela Marissa reste (pour le moment) le personnage féminin que j’aime le moins (elle a même détrônée la Vierge Scribe à mes yeux, c’est vous dire !). Mais du coup, j’en suis venue à beaucoup plus apprécier Butch qui pourtant dès le début m’apparaissait un peu comme le flic un peu « beauf », qui se la raconte, à mi-chemin entre Mike Hammer et Strasky et Hutch. Il va vivre des moments très difficiles dans ce tome et j’ai souffert de le voir si impuissant face à tout cela.
Mais comme il y a toujours une lueur d’espoir dans l’adversité (hmmmfffff), Butch n’est pas seul et j’ai envie de dire il ne le sera jamais. A ses côtés, Viscz (Vishous, peu importe) incarne l’ami, le frère, le confident qu’il n’a jamais eu. D’une nature assez réservée, V ne lâche pourtant presque jamais son coloc des yeux. Un lien fort et unique les lie tous les deux, et l’attirance que V ressent pour Butch dépassera largement le stade de la fraternité. On souffre pour V, pour cet amour qu’il rejette et cette crainte qu’il a de perdre son meilleur ami. Encore une fois J.R Ward nous travaille tellement bien le personnage du tome à venir qu’il nous est tout bonnement impossible de ne pas lire la suite.
Je n’oublie pas non plus le personnage de John qui prend de plus en plus de place dans l’histoire et qui s’approche inexorablement de sa transition. C’est un personnage que j’ai hâte de découvrir plus en profondeur et suis curieuse de voir ce que sera son tome en connaissant la « femelle » qui lui a été choisi par l’auteure ! (oui je me suis spoilée toute seule bêtement…)
J’ajouterai quand même que j’ai trouvé l’évolution du personnage de Butch un peu trop rocambolesque, comme si l’auteure avait décidé de son sort à la dernière minute. Mais néanmoins, j’ai appris à connaître et à aimer le personnage de Butch grâce à ce tome, et son personnage ne restera plus un faire-valoir à mes yeux mais un guerrier comme les autres, à part entière.
Je finirai par un mot : NEXT !


La Confrérie de la dague noire , tome 3 : L'Amant furieux
La Confrérie de la dague noire , tome 3 : L'Amant furieux
par J.R. Ward
Edition : Poche
Prix : EUR 7,79

5.0 étoiles sur 5 Un héros torturé et émouvant, 16 janvier 2014
Ce commentaire fait référence à cette édition : La Confrérie de la dague noire , tome 3 : L'Amant furieux (Poche)
Prenez un Frère torturé, détruit et dangereux, une vampire aristo forte et courageuse, de la douleur, de la torture et de l’amour, et vous obtenez l’excellent troisième tome de La Confrérie de la Dague Noire.
Dès le début de la série, le personnage de Zadiste attire par son caractère dangereux, son physique particulier et son passé que l’on découvre petit à petit. Une fois que l’on arrive à son tome à proprement parlé, on s’attend à quelque chose de grandiose et nous ne sommes pas déçu.
Nous avions laissé nos héros à la fin du tome 2 avec l’enlèvement de Bella par (cette pourriture de) Mr O, ce Lesser complètement psychopathe (bon ils le sont tous en même temps !) qui voyait en elle sa femme et la retenait donc prisonnière. La pauvre Bella va connaître de sombres heures entre ses mains et plus les jours passent, plus les chances de la retrouver vivante s’amenuisent… Mais s’il y en a un qui ne lâche pas l’affaire, c’est Zadiste. Depuis sa première rencontre avec cette femelle au tempérament bien trempé, il se sent investit de la mission de la retrouver sans en connaître réellement les raisons. Ce Frère qui a connu un passé douloureux et dramatique, ne sait plus rien ressentir, ni amour, ni compassion, ni douleur. Anesthésié par des années de sévices, Zadiste devra vivre avec les démons qui le rongent et ce n’est qu’en rencontrant Bella que sa volonté de les combattre émergera.
Ce cheminement nous offrira des scènes poignantes, émouvantes, tendres passionnées et même parfois cocasses. Nous sommes face au Frère de la Confrérie le plus dangereux, le plus cruel, et nous le découvrons en pleine détresse devant les sentiments qui naissent entre lui et Bella. De son passé lui reste des cicatrices intérieures et extérieures qui l’empêchent d’avoir une intimité avec quelqu’un et son rapprochement avec Bella nous bouleverse au plus haut point.
J.R. Ward nous offre des scènes de sexes d’une émotion si grande qu’elles nous broient, nous percutent tant elles sont plus que cela ! Elles sont le témoignage bouleversant du combat que Zadiste mène contre ce qu’il est, ce qu’il croit être.
Nous faisons également un peu plus connaissance avec son frère jumeau, Phury. La dualité qui va se jouer entre les deux frères est empreinte des douleurs du passé, et même si chacun souffre pour l’autre ils gardent leurs distances. Entre culpabilité et jalousie, Zadiste et Phury devront combattre ensemble pour les mêmes raisons et ne pourront pas tout partager, surtout pas Bella…
Une nouvelle fois je sors totalement conquise de ma lecture. Cette série est hautement addictive et nous donne à chaque fois envie de continuer à découvrir tous ces personnages si différents.


La Confrérie de la dague noire , tome 2 : L'Amant éternel
La Confrérie de la dague noire , tome 2 : L'Amant éternel
par J.R. Ward
Edition : Broché
Prix : EUR 7,79

5.0 étoiles sur 5 Encore meilleur!, 8 janvier 2014
Ce commentaire fait référence à cette édition : La Confrérie de la dague noire , tome 2 : L'Amant éternel (Broché)
Je l’aime, un peu, beaucoup, passionnément, à la folie !!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!
I’am a Cellie now !!!!
Bon, bref, vous l’aurez compris, mon immersion dans le monde (extraordinaire) de La Confrérie de la Dague Noire de J.R. Ward avec ce tome 2 est devenue une véritable addiction.
Définition d’addiction : « L’addiction, ou dépendance est, au sens phénoménologique (ce mot n’est pas important dans la définition), une conduite qui repose sur une envie répétée et irrépressible, en dépit de la motivation et des efforts du sujet pour s'y soustraire. ». Et en langage Cellie cela veut dire : « je ne mange plus, je ne dors plus, je veux lire, lire, lire !!! Je veux un R ! Je veux un H ! Je veux un A ! Je veux un G ! Je veux un E ! R-H-A-G-E ! RHAGE !!!!».
Après un premier tome qui avait su me surprendre, je me suis laissée complètement emportée par le deuxième. Toutes les émotions y sont passées et surtout la colère. Je vous expliquerai pourquoi plus tard. Je ne ferai pas de résumé de l’histoire (ni des autres tomes d’ailleurs) il suffit de lire toutes les chroniques qui ont été faites sur cette série pour trouver votre bonheur sur ce point. Et étant largement à la traîne par rapport aux autres lectrices de cette série je n’ai rien d’autre à ajouter sur l’histoire.
Je dirais juste qu’ici le tome est consacré essentiellement à Rhage et Mary. Rhage est donc le deuxième Frère - ces guerriers vampires au service de la Vierge Scribe (je serre les dents là) et qui protègent les vampires civils, qui vivent au milieu des Humains, des Lessers, ces non-vivants dirigés par l’Oméga et qui veulent éradiquer la race des vampires – ! Et quel personnage ! Quel guerrier !!
Victime d’une odieuse (le mot est faible ! Surtout quand on sait pourquoi !! non mais je rêve…) punition/malédiction de la part de cette…. de Vierge Scribe, Rhage abrite en lui un monstre qui se déchaîne lorsque ses émotions sont trop fortes (rage, excitation, etc…) et qui se dévoile par un énorme tatouage de dragon sur le dos. Aussi effrayant qu’attirant. Alors sa relation avec la jeune et douce humaine Mary sera sans cesse bouleversée par ce démon qu’il porte en lui. Lorsqu’il se transforme, Rhage est capable de tout, et surtout du pire… Mais l’amour qu’il portera à sa douce Mary sera plus fort et il devra combattre ce monstre pour pouvoir être avec elle.
Une nouvelle fois, l’auteure nous présente un héros fort, dangereux, mais comme pour Wrath du 1er tome, il est également fou d’amour pour celle qui fait battre son cœur et j’ai fini par m’habituer à ce caractère des personnages. L’attraction et le désir physique laissent vite la place à un amour inconditionnel et sans limites. Il faut quand même préciser que Rhage c’est le méga beau gosse du groupe, qui multiplient les conquêtes tant il fascine par sa beauté, et il se retrouve à tomber éperdument amoureux d’une petite humaine sans éclat, au physique plus que quelconque et malade d’un cancer incurable… Franchement j’adore ce schéma un peu tiré par les cheveux, et j’ai toujours une tendresse particulière pour les héros qui tombent amoureux d’une jeune femme qui ne ressemble pas à une bombe sexuelle !
Et pourtant, j’ai été parfois agacée par le personnage de Mary, mais en même temps comment ne pas réagir comme elle alors que le type le plus beau de la Terre vous fait des avances !!? C’est une caméra cachée ? Une mauvaise blague d’une copine ? Un pari entre mecs ? Alors ce pauvre Rhage aura beau montrer tout l’amour, l’affection, la passion, la tendresse qu’il éprouve pour elle, elle conservera toujours un doute… Enfin elle ne se gêne pas non plus à prendre ce qu’il lui donne, la maline. Et lorsque vient le dénouement de leur histoire, c’est là que ma colère, ma rage, et mon désespoir aussi, s’est abattu sur moi à cause de cette … (mettez le mot le plus vilain que vous voulez) de Vierge Scribe ! Ah pour ça J.R. Ward est une sadique de première !!! Non contente d’avoir donné à son héros une malédiction terrible elle choisit de lui assener un coup de massue final histoire de nous l’anéantir bien comme il faut mon… euh le Rhage !! J’ai rarement réagi de cette manière en lisant un livre, parce que c’est un livre justement, des personnages fictifs tout ça tout ça, mais là si j’avais eu un monstre en moi il serait également sorti je vous le garanti !!
Heureusement, pour calmer ma bête, nous retrouvons ici encore des passages sur les Lessers, avec toujours Mr X mais surtout Mr O que nous apprenons à mieux connaître, ce qui aide (un peu) à détendre l’atmosphère. L’auteure n’a pas bâclé ses « méchants » et je trouve agréable qu’aucun d’eux n’attire de sympathie quelconque tant ils ressemblent à des psychopathes. Au moins, pas de questionnement sur une possible rédemption de ces personnages. Enfin, pour le moment, non.
Mais, comment finir sans aborder l’autre point « intéressant » de ce tome, hormis la découverte de Rhage que j’ai littéralement adoré, sans aborder l’autre couple qui se dégage ici, et qui sera l’objet du tome 3, j’ai nommé Zsadist et Bella. Nous découvrions déjà Zsadist dans le premier tome, avec une approche de son caractère assez « particulier », et ici il volerait presque la vedette par les scènes qu’il occupe. Son personnage appelle à la curiosité et au désir (dans l’histoire et pour les lectrices) et le début de son intrigue reste en suspens à la fin de ce tome. La lecture du tome 3 est donc inévitable, obligatoire que dis-je VITALE !!! Personnage emblématique de cette série, Z nous promet un tome explosif et inoubliable !
Voilà, tout cela pour dire que mon addiction est en bonne voie de non-guérison mais au contraire d’amplification. Je m’attends encore à beaucoup d’émotions dans la lecture des prochains tomes et je devrai moi aussi dompter la bête en moi qui ne désire qu’une chose… bouffer la Vierge Scribe.


La Confrérie de la dague noire , tome 1 : L'Amant ténébreux
La Confrérie de la dague noire , tome 1 : L'Amant ténébreux
par J.R. Ward
Edition : Broché
Prix : EUR 7,79

4.0 étoiles sur 5 Je découvre enfin cette série, et avec beaucoup de plaisir!, 6 janvier 2014
Ce commentaire fait référence à cette édition : La Confrérie de la dague noire , tome 1 : L'Amant ténébreux (Broché)
A force d’entendre parler de cette série, et après les assauts répétés des copines pour que je la lise, ma résistance a cédé (oui toute résistance a ses limites) et je me suis mise à la lecture de ce premier tome.
Dès les premières pages, j’ai été prise au piège d’une intrigue qui tient en haleine et je peux maintenant mettre cela sur le compte de la grande J.R. Ward (oui, moi aussi aujourd’hui je peux dire « la grande J.R. Ward » !) qui parvient à capter l’attention tout de suite grâce à sa maîtrise de la narration. C’est le point qui m’a le plus plu dans ce tome, cette manière qu’elle a de nous plonger à la fois dans le camp des « gentils » et à la fois dans celui des « méchants ». Il est rare de voir des chapitres entiers, voire plusieurs, dédiés exclusivement aux ennemis sans affaiblir notre intérêt pour l’histoire. Nous passons donc d’un camp à un autre, avec la mise en place des différents personnages, ce qui nous permet de bien comprendre les motivations de chacun. C’est la même chose pour les deux héros du tome, Wrath et Beth, qui nous offre leurs états d’esprit et états d’âmes à tour de rôle.
Ensuite j’ai été agréablement surprise par la façon dont l’auteure a utilisé le côté « vampire » dans cette série. Ils sont une race à part entière et ne se multiplient pas en transformant des Humains, chose impossible ici, mais restent des êtres vivants et donc capables de mourir, presque comme des Humains j’ai envie de dire. Cela change du vampire suceur de sang et quasi invincible.
Ce tome marque vraiment un point de départ à l’intrigue et est bourré de renseignements sur les protagonistes et les deux camps, nous partons ainsi avec un bon bagage pour continuer la série sans dans trop de questions en suspens. Nous apprenons à connaître la Confrérie à travers chaque membre, qui ne sont pas juste survolés en attendant leur propre tome, et dont certains ont même leur histoire qui démarre dès maintenant. C’est assez jouissif de pouvoir se faire une idée assez précise de chacun des Frères dès ce premier tome, et cela accentue encore plus le côté addictif de la série en nous donnant envie de la poursuivre.
Ici, la romance est consacrée à Wrath et Beth, et grâce à eux nous découvrons comment ces guerriers forts et dangereux se transforment en êtres tendres et amoureux lorsqu’ils ont trouvé leur moitié. Et c’est à la fois une chose qui m’a déplu et qui m’a séduit dans leur histoire. J’ai regretté le fait que l’auteure rende ces hommes d’exception complètement « gaga » de leurs « femelles » dès le premier regard et en même temps leur race vit la séduction d’abord par l’attirance physique et l’alchimie qui se crée entre les deux personnes donc on finit par adhérer à ce choix. D’autant que les témoignages d’amour de Wrath envers Beth sont d’une tendresse absolue et c’est impossible de ne pas fondre. Mais, j’ai tout de même regretté que Wrath et Beth ne se jettent pas plus de pics et ne nous offrent pas plus de joutes verbales acérées!
En résumé, ce tome est une très belle découverte pour moi. Tous les personnages m’ont séduit même les pires, à leur façon, et j’ai hâte de continuer cette série afin de tous les découvrir.


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