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lisa
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Hôtel - Chambre un
Hôtel - Chambre un
par Emma MARS
Edition : Broché
Prix : EUR 15,90

2 internautes sur 3 ont trouvé ce commentaire utile 
4.0 étoiles sur 5 Intrigant et dérangeant à la fois, 17 août 2014
Ce commentaire fait référence à cette édition : Hôtel - Chambre un (Broché)
Dans le flot de lectures érotiques anglophones qui pullulent de plus en plus dans les rayons de nos librairies, il est toujours agréable d’y voir des auteurs français ou francophones. Avec une qualité stylistique supérieure et une sensibilité plus prononcée, ils rendent le genre plus littéraire et plus intéressant. Emma Mars parvient sans difficultés à donner à son roman cette patte « frenchie » qui rend notre lecture des plus agréables.
Jeune journaliste en devenir le jour, escort girl la nuit, Annabelle – Elle pour les intimes – va devoir composer avec une double vie faite de mensonges et de chantages. Loin d’être experte en matière de sexe, sans être non plus farouche, Elle va découvrir au fil de ses « rendez-vous nocturnes » un monde de plaisirs et d’érotisme dont elle ignorait tout. Du jour où elle fait la connaissance du millionnaire David Barlet, elle sait que ses activités inavouables devront cesser mais d’intrigantes lettres l’obligeront à continuer au risque de perdre l’homme qu’elle aime. Derrière ce chantage pervers et excitant se cache un homme mystérieux qui saura dévoiler toute la sensualité qu’elle étouffe au fond d’elle-même mais qu’elle laisse uniquement sortir dans les pages de son petit carnet où sont rédigées ses pensées les plus intimes.
Le premier mot qui me vient pour qualifier Hôtel Chambre 1 est intrigant.
Dès les premières pages, on sent que ce livre ne sera pas de ceux où le sexe est le personnage principal au détriment de l’histoire. Ici, les choses sont faites avec style, dans un souci d’accompagner le lecteur au fil des pages en montant crescendo dans le mystère et la volupté. L’intrigue nous tient en haleine dès le début et réussi à adoucir l’attente des scènes de sexe qui tardent à venir.
C’est ce qui fait la particularité de ce roman, le sexe s’intègre parfaitement à l’histoire sans être un justificatif pour appartenir au genre érotique. Emma Mars effleure plus qu’elle embrasse l’érotisme par ses mots toujours choisis parfaitement et dans un désir de subjuguer plus que de choquer, avec ce pari de décevoir parfois tant les scènes restent sobres, presque comme si elles nous étaient honteusement susurrées à l’oreille, et cela malgré le choix de termes crus mais qui, sous la plume de l’auteure, deviennent savoureux et appropriés. Mais cette volonté de nous offrir un style riche et travaillé enferme parfois le lecteur dans des tournures de phrases et de longues descriptions qui peuvent au mieux rehausser l’intérêt du lecteur ou au pire lui causer une indigestion au bout de quelques pages. J’avoue pour ma part avoir oscillé entre les deux pendant ma lecture.
A la fois roman initiatique par le cheminement d’Annabelle vers des plaisirs inconnus et malsains, et carnet de voyage avec la découverte d’un Paris romantique et dévergondé, Hôtel Chambre 1 étonne autant qu’il séduit. Loin des histoires d’amour bluettes, celle qui lie Annabelle, David et Louis nous met mal à l’aise mais l’auteure réussi à rendre le tout agréable voire à atteindre les pensées inavouables au plus profond de chacun que l'on pourrait conserver nous aussi dans un petit calepin.
Ce livre est une très belle surprise, une lecture où l’on savoure l’histoire et apprécie le style. J’attends beaucoup maintenant du deuxième tome qui doit sortir en septembre, en espérant qu’il gardera tout son attrait au niveau de l’intrigue.


Tombée du ciel
Tombée du ciel
par Cecelia Ahern
Edition : Broché
Prix : EUR 19,90

1 internaute sur 1 a trouvé ce commentaire utile :
4.0 étoiles sur 5 Un livre plein d'émotion qui donne espoir!, 5 juillet 2014
Ce commentaire fait référence à cette édition : Tombée du ciel (Broché)
Cecelia Ahern a un certain talent pour rendre une histoire qui démarre sur des événements tragiques en une bouffée d’espoir, de joie et de bonheur.
Christine va découvrir que le vieil adage (voire un fait scientifiquement prouvé) qui dit que la foudre ne tombe jamais deux fois au même endroit peut s’avérer totalement faux. En quelques heures, notre héroïne va être le témoin de deux tentatives de suicide qui vont changer sa vie.
Pour la première, elle se sentira responsable et cette culpabilité va lui ouvrir les yeux sur sa propre vie, sur son couple qui n’en est plus vraiment un. Pour la seconde, elle fera tout pour l’empêcher et se donnera pour mission de redonner le goût de la vie à cet homme pour qui plus rien n’est important.
C’est ainsi que Christine se retrouve à surveiller Adam 24h/24h, pendant 15 jours, afin qu’il ne commette pas l’irréparable, et lui prouver que la vie vaut la peine d’être vécue et que tout problème a sa solution si on se donne la peine de la chercher.
Je dois dire que je me suis tout de suite attachée au personnage de Christine. Elle est passionnée dans ce qu’elle fait sans vraiment s’en rendre compte et ressent le besoin permanent de venir en aide aux autres. Elle en a d’ailleurs fait son métier, elle est coach pour les personnes à la recherche d’un emploi. Elle les guide dans leurs recherches, mais bien plus que ça, elle les aide à trouver LE job fait pour eux, là où ils seront heureux et épanouis. Adepte des ouvrages sur le développement personnel, elle puise ses idées dans des livres aux titres évocateurs comme « 30 façons simples de profiter de la vie », « Comment faire face à vos pensées suicidaires ? » etc… C’est avec le sourire que nous suivons Christine dans sa tâche, qui, il faut le dire, n’a pas toujours le succès espéré, et c’est avec une certaine émotion aussi qu’on la voit se découvrir elle-même petit à petit, et sa volonté de garder Adam en vie est si touchante qu’elle nous donne envie de connaître la fin rapidement, en espérant surtout que cette fin soit heureuse.
A l’inverse, j’ai trouvé que le personnage d’Adam était assez effacé. Bien que pièce maîtresse de l’histoire, il apparaît presque comme un personnage secondaire tant celui de Christine emplit l’espace. Leur rapprochement se fait lentement, presque imperceptiblement car chacun d’eux à un but pour ces 15 jours à passer ensemble et une histoire d’amour entre eux n’en fait pas partie. C’est un peu dommage que le personnage d’Adam ne ressorte pas plus car du coup la romance est complètement oubliée les 3/4 du livre, pour se révéler d’un coup mais trop tardivement.
Mais l’auteure sait tenir l’haleine des lecteurs par l’émotion tout au long des pages et l’on se demande toujours comment tout cela va finir et surtout si la fin va être heureuse ou non.
Une belle comédie romantique qui mêle joie et drames, presque un roman initiatique sur 15 jours où chaque personnage va faire des découvertes sur lui-même et sur les autres. Je regrette juste que l’auteure n’ait pas donné au héros plus de relief pour nous embarquer encore plus loin dans notre lecture.


Les larmes rouges - 1 - Réminiscences
Les larmes rouges - 1 - Réminiscences
par Georgia Caldera
Edition : Broché
Prix : EUR 10,90

1 internaute sur 1 a trouvé ce commentaire utile :
5.0 étoiles sur 5 Excitant, terrifiant et gothique à souhait !, 10 juin 2014
Ce commentaire fait référence à cette édition : Les larmes rouges - 1 - Réminiscences (Broché)
Lorsque vous avez un livre qui dort au fond de votre PAL, depuis une durée qu’il serait gênant de dévoiler ici, et que vous décidez de le sortir après avoir délicatement retiré la poussière qui le recouvre (ce n’est qu’une métaphore, n’allez pas imaginer que je laisse mes livres adorés prendre la poussière ou dans de mauvaises conditions !), c’est toujours avec beaucoup d’appréhension et d’excitation que vous vous plongez dedans.
Après avoir découvert la plume de Georgia Caldera avec son excellent Hors de portée, c’était presque une évidence pour moi de me plonger à nouveau dans son écriture. Et la lecture de Réminiscence, le premier tome de Les Larmes rouges a confirmé mon nouvel attrait pour cette auteure.
Dans la pure tradition des romans gothiques, Georgia Caldera nous offre une histoire où se mêlent le délicat et le macabre, la beauté et la monstruosité avec des décors et des personnages qui nous font frissonner d’horreur et de plaisir.
Nous faisons la connaissance de Cornélia dès les premières lignes du roman dans une situation des plus tragiques. Du haut d’un pont, sa vie ne tient plus qu’à un fil et a priori rien ne peut venir la dissuader de mener à bien son funeste projet. Mais un mystérieux inconnu sera là pour tout contrecarrer et lui faire découvrir l’impensable, le terrible secret qui plane sur elle.
L’histoire de Cornélia et d’Henri est de celles qu’on lit, pas de celles qu’on raconte. L’intrigue est si dense et si rythmée qu’il est impossible d’en parler sans en dire trop, sans gâcher le plaisir de découvrir au fur et à mesure tout le mystère qui la rend passionnante. C’est une chose que j’ai remarqué chez cette auteure, la lecture se fait sans temps morts si bien que lorsque vous avez atteint la moitié du livre, il s’y est passé déjà tant de choses que vous trépignez d’impatience de connaître la suite. Les pages se tournent frénétiquement et presque avec un petit pincement en approchant aussi rapidement de la fin qui nous fait autant envie qu’elle nous effraie.
Ce premier tome est sans conteste celui de l’héroïne. Cornélia en est le personnage central et à travers elle, à travers ses rêves ou plutôt ses réminiscences, nous allons découvrir son histoire. Fragile émotionnellement, elle va devoir faire face à des situations qui m’ont glacé le sang ! Entre dégoût et fascination, on suit les événements comme un spectateur impuissant et horrifié et en même temps l’écriture est si fine, si raffinée en comparaison avec les faits, que l’on est hypnotisé par les mots et les sensations. Elle découvrira bien des choses sur son passé qu’elle aurait préféré ne jamais connaître. Mais son destin est en marche et la peur n’y a pas sa place.
Mais Les Larmes rouges ne seraient pas ce qu’elles sont sans le charismatique Henri De Maltombes. Ce ténébreux et au combien énigmatique propriétaire du manoir de Rougemont nous captive instantanément. Il aura un rôle de protecteur et d’informateur pour Cornélia qui verra en lui son seul salut, sa seule possibilité de rester en vie. Encore une fois, l’ambiance gothique du roman nous propose un héros aussi sombre qu’attirant, qui, par sa simple présence, rend un endroit lugubre et poétique à la fois. On ne peut rester insensible à ce personnage qui nous subjugue par sa beauté froide et sa mélancolie. Maudit par sa condition et blessé par un amour d’antan non partagé, Henri découvrira que le temps peut parfois changer les choses mais également en rendre certaines immuables. Le lien qui va se créer entre Henri et Cornélia donne lieu à des scènes d’une forte émotion et qui vous coupent le souffle tant les mots utilisés évoquent à la perfection ce que le lecteur souhaite ressentir à ce moment-là.
Je finirai en ajoutant que la plume de l’auteure prend toute sa splendeur dans ses descriptions somptueuses. Tout y est : le château sorti des ténèbres, la chapelle lugubre et les scènes de banquets aussi terrifiantes que fascinantes. Aussi effroyables que puissent être certains passages, on y trouve toujours une touche de poésie, de sensualité et de beauté. Impossible de ne pas frissonner ou de se ronger les ongles d’angoisse, effet garanti !!
Je vous conseille ce magnifique roman, excitant, terrifiant et gothique à souhait ! Quant à moi je compte bien lire la suite très très prochainement...


Hors de portée
Hors de portée
par Georgia Caldera
Edition : Poche
Prix : EUR 8,90

42 internautes sur 46 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 Une romance contemporaine très réussie!, 4 juin 2014
Ce commentaire fait référence à cette édition : Hors de portée (Poche)
Le premier mot qui me vient pour décrire mon ressenti à la fin de ma lecture de Hors de portée c’est : paradoxe.
D’abord parce que lorsque j’ai commencé ce livre, et après avoir lu la quatrième de couverture, je m’attendais à une histoire légère proche de la chick lit plus que de la romance. Et en fait pas du tout. Nous sommes bien dans de la romance contemporaine, avec des héros torturés et épouvantablement (non non le mot n’est pas trop fort !) guidés par leurs émotions. La relation amoureuse se met en place très vite mais là où d’habitude la phase de séduction est le centre de l’intrigue, ici c’est de savoir comment une passion obsessionnelle peut finir en happy end (et avec un one shot ! Merci Mme Caldera pour cela !).
Scarlett, du haut de ses 29 ans, n’a pas une vie amoureuse des plus épanouie. Blessée dans sa chair par sa première histoire d’amour lorsqu’elle avait 17 ans, elle n’arrive pas à s’investir dans une relation normale et dans la durée. Son temps elle le passe essentiellement dans le lancement de son entreprise de décoration d’intérieur qu’elle dirige avec sa cousine. Alors le jour où elle a pour client un riche PDG au caractère hautain et à la goujaterie hors norme - ce qui lui donnera d’ailleurs le gentil surnom de Mr Mufle-connard - elle ne se doute pas que le passé peut ressurgir à tout moment et que la passion peut se transformer en quelque chose de dévastateur.
Mais le personnage d’Aidan Stern reste indéniablement la pièce maîtresse de l’histoire. Tout tourne autour de lui et notre intérêt est monopolisé par ce qu’il est, ce qu’il cache et ce qu’il dégage. Aidan est un maniaque du contrôle, un mufle comme cela n’est pas permis et d’une fragilité presque palpable au travers des mots de l’auteure. J’ai été surprise d’être aussi touchée par ce personnage qui d’un côté me faisait ressentir compassion et attirance et de l’autre me faisait littéralement flipper par ses actions ! Mais voilà, Aidan c’est un paradoxe à lui tout seul et un des héros les plus entiers que j’ai pu découvrir.
Georgia Caldera nous propose ici une histoire d’amour où se mêlent vengeance, obsession, douleur, passion, en nous captivant par des héros touchants, parfois faibles, parfois déterminés, pour qui l’amour est une chose impossible presque une chimère. C’est d’ailleurs en cela que le titre prend tout son sens. Ici rien n’est simple, tout est « hors de portée ». Les sentiments les plus forts cachent les fractures les plus douloureuses où la confiance en soi est une notion inconnue. C’est d’ailleurs très troublant de voir un héros masculin si peu sûr de lui, si enclin aux doutes que ça en devient désarmant et forcément attendrissant. La propension de manipulation de l’un et de fuite de l’autre rend la relation de nos deux héros chaotique voire désastreuse. Et plus on avance plus on se demande comment tout cela va finir. Encore un autre paradoxe, j’étais parfois irritée par le choix systématique de fuite de Scarlett alors que moi-même j’aurais sûrement détalé comme un lapin face à un homme si compliqué et (un peu) dingue il faut le dire ! Et malgré tout cela, j’avais envie de le cajoler ce Aidan, de céder à ses attentes (ses ordres plutôt…) et sourire à ses tentatives romantiques de séduction…

Entre passages tendres et sensuels, d’autres où la détresse des personnages déchaîne les passions les plus féroces et d’autres plein d’humour on ne peut que succomber à cette histoire riche en émotions et se laisser emporter de la première à la dernière page.


Sur la gamme (la société - tome 7)
Sur la gamme (la société - tome 7)
Prix : EUR 4,99

4.0 étoiles sur 5 Encore une réussite, 23 avril 2014
Ce commentaire fait référence à cette édition : Sur la gamme (la société - tome 7) (Format Kindle)
A chaque nouveau tome de La Société, la première question qui me vient c’est « est-ce que l’auteure va encore nous offrir quelque chose de différent ? » et à chaque fois je suis surprise du résultat.
Sur la gamme ne déroge pas à cette règle puisqu’il nous propose un nouvel univers, une nouvelle histoire d’amour et un nouveau regard sur la Société.
Après la Bretagne dans le tome précédent, c’est la Normandie qui devient ici la scène d’une nouvelle représentation dirigée par Angela Behelle. A l’écart de la vie parisienne, elle a choisi de nous immerger dans une nouvelle histoire d’une façon lente et progressive. Alors que les autres tomes de la série entrent pour la plupart directement dans le vif du sujet, cette fois ci tout commence loin de la Société, avec un air de romance « traditionnelle » et quelques notes de romantisme. A tel point que la Société devient un personnage secondaire dans la première partie du roman pour laisser la place à une histoire rythmée par le quotidien des héros et l’ascension progressive de la sensualité. Mais comme dans toute partition, les pages se tournent avec un tempo soutenu et la cadence s’accélère pour nous porter vers des sommets dignes de chaque tome impairs où la sexualité est plus présente et libérée que dans les autres.
Le point de départ de l’intrigue est un schéma que j’apprécie beaucoup dans la romance en général. Lalie, une jeune professeure de musique, se voit offrir une place de préceptrice pour une petite fille introvertie et qui souffre de phobie scolaire. Elle se retrouve donc à devoir passer les deux mois d’été en Normandie dans la maison du célèbre musicien, et non moins séduisant, Samuel Florent. Malgré l’apparence froide et autoritaire de Samuel, Lalie va se sentir irrémédiablement attirée et portée vers une relation intense où les personnalités s’affrontent, où la nature de chacun se dévoile et où les corps s’accordent à l’unisson. C’est le parfait point de départ pour imposer aux héros un rapprochement qui qu’ils auront bien du mal à empêcher.
La force de cette histoire se trouve également dans ses personnages. Comme toujours ces derniers sont très bien travaillés dans chacun des tomes, mais ici ils sont tout en nuance, tout en subtilité avec une volonté de l’auteure de nous les faire découvrir petit à petit, en ne nous donnant que peu d’indices et pour finalement les dévoiler complètement sous nos yeux. Mais au-delà des deux héros, Lalie et Samuel, l’histoire nous apporte également des personnages secondaires tendres et fascinants, et c’est avec beaucoup de plaisir, non dissimulé croyez-moi, que nous retrouvons Alexis et Lou par exemple, qui nous prouvent encore une fois combien La Société est mystérieuse, attirante et sournoise parfois.
A nouveau nous plongeons dans un monde de sensualité totalement désinhibée, avec des scènes au potentiel érotique certain qui nous entraînent au fin fond de nos fantasmes les plus fous et l’écriture talentueuse de l’auteure nous en fait nous en approcher lentement, avec un plaisir presque inavouable.
Avec un dosage parfait entre romantisme et érotisme, Sur la gamme est encore un excellent opus de la série d’Angela Behelle, et même s’il n’est pas à coup de cœur pour moi (en comparaison de certains autres tomes) il reste savoureux à souhait.


L'instant précis où les destins s'entremêlent
L'instant précis où les destins s'entremêlent
par Angelique Barberat
Edition : Broché
Prix : EUR 17,95

2 internautes sur 3 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 Une histoire poignante!!, 27 février 2014
Ce commentaire fait référence à cette édition : L'instant précis où les destins s'entremêlent (Broché)
J’ai découvert Angélique Barbérat il y a quelques années avec « Les fées meurent elles ? » qui m’avait déjà séduite par sa plume et sa façon de raconter des histoires d’hommes et de femmes hors du communs et pourtant si proches de nous. Avec « L’instant précis où les destins s’entremêlent » elle confirme à mes yeux son talent.
Coryn s’est mariée à l’âge de 17 ans, poussée par sa famille très conservatrice, avec Jack, un homme beau, riche et qui est fou d’amour pour elle. Alors qu’elle pense l’aimer aussi, elle va commencer une vie de couple cauchemardesque. Entre jalousie maladive, séquestration et violence quotidienne, Coryn va « sur »vivre auprès de Jack comme un pantin sans âme, sans vie, sans volonté.
Alors que Coryn vit un véritable cauchemar, Kyle, lui, est hanté par la mort de sa mère, lorsqu’il avait 5 ans, sous les coups de son conjoint. Traumatisé et rempli de haine pour ce « père » qui se trouve en prison, il a beaucoup de mal à avancer dans la vie. Seule la musique, cette passion que lui a transmise sa mère, lui sert d’exutoire lorsqu’il est sur scène avec son groupe de rock. C’est là où il lâche prise et laisse sortir ses démons.
Comment une jeune femme violentée par son mari, enfermée dans une cage dorée par ce dernier va-t-elle pouvoir rencontrer la star de rock du moment ? C’est la question que je me suis posée, et c’est à ce moment-là que le titre prend tout son sens. Cette petite phrase que la mère de Kyle lui a dite un jour, les coups sur le visage cachés par des lunettes de soleil : « J’aimerais remonter à l’instant précis où les destins s’entremêlent.» J’ai tout de suite pensé à l’expression « l’effet papillon ». Chaque événement, chaque choix nous emmène vers un chemin et pas un autre, et parfois tout s’enraye et notre destin en prend un nouveau avec ce sentiment que tout ce qui s’est passé avant était nécessaire pour en arriver là.
Le sujet principal de ce roman est bien sûr celui des femmes battues. Nous suivons la vie de Coryn, submergé par l’impuissance et la colère face à tout ce qu’elle traverse. Le récit de ce quotidien abominable est fait avec justesse, émotion et parfois même avec pudeur. L’auteure n’essaie pas de nous en « mettre plein les yeux », mais ses mots si simples et si forts à la fois nous glacent le sang et certaines scènes sont d’une puissance terrible. Elle arrive à mettre dans ces passages une pointe de poésie complètement hors de propos face aux faits, mais qui leur donne un effet poignant et émouvant en accentuant la fragilité de Coryn. Et un jour, un petit battement d’ailes d’un papillon va changer l’aiguillage de son destin et l’a mettre sur le chemin de Kyle. Commence alors une réflexion sur la volonté, l’espoir et la possibilité d’une seconde chance.
Lorsque Kyle croise la route de Coryn, il sait que son destin va changer. Il comprend que ce moment-là sera celui qui entremêlera son destin à celui de Coryn. Rongé par la culpabilité de ne pas avoir pu aider et sauver sa mère (le pauvre n’avait que 5 ans !), il va sentir une vulnérabilité chez Coryn et va vouloir à tout prix la sauver elle, à défaut d’avoir pu sauver sa mère. Sa vie de rock star va l’éloigner à plusieurs reprises de Coryn, mais à chaque fois leurs routes se recroiseront par des hasards ou des signes du destin. C’est d’ailleurs ce qui fait la force de cette histoire d’amour, sans cesse éloignés ni Coryn ni Kyle ne pourront oublier l’autre. Ils sont liés par un lien fort, puissant, douloureux et leur couple est de l’ordre de l’impossible. A l’instar de la vie de Coryn, nous suivons celle de Kyle à travers ses tournées. J’ai été terriblement émue par ce personnage, dont les blessures profondes le rongent de l’intérieur, qui culpabilise tant qu’il a du mal à avancer dans la vie et qui sacrifierait tout pour sauver Coryn même son bonheur. Au fil des pages, on ressent les changements chez lui, entre espérance et détermination. La force de cet amour c’est de savoir qu’il existe, qu’il est réel et peu importe s’il ne se concrétise pas. Kyle sait qu’il y aura ce moment, ce petit battement d’ailes, cet instant précis où les destins s’entremêlent et qu’alors cet amour éclora.
Pendant toute la lecture, je n’avais qu’une question en tête « comment tout cela va-t-il finir ? ». Émue pendant toute ma lecture, j’ai pleuré à la fin, vraiment… De tristesse ? De joie ? De colère ? De soulagement ? Je ne vous le dirai pas, mais c’est une histoire qui ne peut laisser personne indifférent par son sujet et par cette histoire d’amour bouleversante.
Merci à Babelio et aux éditions Michel Lafon pour m’avoir permis de découvrir ce sublime roman et que je conseille fortement !


Le faire ou mourir
Le faire ou mourir
par Claire-Lise Marguier
Edition : Broché
Prix : EUR 9,70

5.0 étoiles sur 5 Une histoire bouleversante de justesse!, 19 février 2014
Ce commentaire fait référence à cette édition : Le faire ou mourir (Broché)
Enfin je trouve un livre qui traite avec justesse du mal être de certains adolescents, du bouleversement de leurs émotions, des dangers de l’intolérance et des effets dévastateurs qu’elle peut avoir sur une personne au plus profond de sa chair.
Claire-Lisa Marguier nous conte l’histoire d’un jeune garçon de presque 16 ans, Damien – Dam- qui par sa différence suscite rejet et violence. Dam est un adolescent un peu renfermé, trop maigre, au regard souvent baissé, qui se fait tabasser par une bande de skateurs qui voient en lui le moyen d’assouvir leur domination sur les autres, qui est délaissé et incompris chez lui entre un père violent et tyrannique, une mère qui ne réagit pas et une sœur parfaite qui l’écrase littéralement.
La seule façon pour Dam de libérer sa colère et sa douleur passe par l’auto mutilation quotidienne qui lui donne la sensation d’être vivant malgré tout et de ressentir quand même des choses. Après un énième passage à tabac, il sera recueilli par Samy et sa bande, des jeunes aux habits et maquillage noirs et aux piercings provocateurs. Avec ce groupe, Dam va se sentir soutenu, compris mais surtout aimé.
C’est Dam qui nous raconte son histoire. Il nous parle, nous raconte son mal être, ses angoisses. La narration nous invite à partager avec lui tous ses secrets et on ne peut définitivement pas rester insensibles à tout ce qu’il traverse. Son témoignage, car c’en est un, est poignant et percutant ! On découvre à travers lui les méandres des questionnements de cette époque de la vie où un geste, une parole peuvent anéantir une vie toute entière. On souffre pour ce garçon, de le voir si démuni face aux autres, avec des parents qui refusent sa personnalité et l’enfonce de plus en plus dans le rabaissement et l’humiliation.
Face à lui nous avons Samy qui est un garçon bien dans sa tête, qui vit et exprime ses émotions sans filtre et refuse de faire des choses qu’il n’approuve pas. Entouré d’une mère aimante, il n’a aucunes barrières, vit dans le respect de l’autre et la tolérance.
Bien sûr ce livre parle de la sexualité des adolescents, et plus précisément de l’homosexualité qui surgit presque par hasard ici. Et c’est ce qui m’a le plus ému d’ailleurs. Ni Dam, ni Samy n’ont réellement conscience d’être homosexuels. Ils s’aiment c’est tout. D’ailleurs Dam le dira très bien, non il n’aime pas les garçons il aime Samy. Peu importe le sexe de l’autre, ce qui compte c’est l’amour entre les deux. Ces deux jeunes garçons nous prouvent combien l’Amour n’a pas de genre, qu’il peut être ressenti de différentes manières tout en restant pure, bouleversant et salvateur. Mais malheureusement, le père de Dam ne verra en Samy qu’une « lopette » et un « gothique sataniste ».
Les pages se tournent vite, très vite, pour arriver vers une fin qui nous cloue au mur, nous laisse sans voix. La tension monte petit à petit dans les dernières pages pour nous donner une énorme claque lorsque la dernière est tournée. L’auteur nous laisse même penser que dans la vie tout est possible, que l’on peut basculer de la violence à la joie. « Le faire ou mourir »… un titre qui prend tout son sens à la fin de l’histoire.
C’est un livre qui bouleverse car la douleur de Dam est presque palpable par ses mots, qui dérange car il nous montre que notre rôle de parents n’est pas infaillible, qui nous aide car il nous fait entrevoir des choses que peut être nous ne voyons pas chez nos enfants sans vouloir être moralisateur, qui émeut par la beauté des sentiments entre Dam et Samy car ils sont l’expression d’une tendresse et d’un amour pur, qui frappe par les résultats dramatiques vers où conduisent les préjugés.
Pour son premier roman Claire-Lise Marguier nous offre un témoignage poignant de vérité, avec des mots justes et percutants et qui ne laissera personne indifférent.


Hors limites
Hors limites
par Katie McGarry
Edition : Relié

4.0 étoiles sur 5 Émouvant et poignant, 6 février 2014
Achat vérifié(De quoi s'agit-il ?)
Ce commentaire fait référence à cette édition : Hors limites (Relié)
Dans ma PAL depuis un long moment, Hors Limites fait partie des livres dont je n’attendais pas spécialement grand-chose, malgré les très bons avis, et qui a su me surprendre.
Il faut dire que Katie McGarry nous propose deux héros très attachants, émouvants, avec une réelle profondeur et dont on a l’impression de tout connaître d’eux, petit à petit. Avec un récit à la première personne qui alterne un chapitre sur Echo et un chapitre sur Noah, nous suivons leur rapprochement et les raisons de leurs blessures si marquées en eux.
L’histoire n’est pas légère et frivole, elle est difficile, émouvante, voire tragique même. Nous faisons connaissance avec Echo, une jeune fille blessée moralement et physiquement, qui revient dans son lycée après une longue absence mais totalement différente de la jeune fille populaire qu’elle a pu être avant le « drame ». Eloignée par décision de justice de sa mère bi polaire, anéantie par la mort de son grand frère en Afghanistan et vivant avec son père et sa jeune belle-mère qu’elle déteste, Echo porte sur elle et en elle tant de blessures qu’elle s’apparente presque à une ombre sans âme, sans vie. Contrainte de suivre une « thérapie » avec la psychologue de son lycée, elle espère retrouver tous les éléments qui font défaut à sa mémoire et découvrir ce qui s’est passé en ce jour fatidique…
Noah a perdu ses parents tragiquement. Il sera séparé de ses deux petits frères, envoyé dans des familles d’accueil où il connaîtra maltraitance et délaissement. Cette séparation va nourrir en lui une haine viscérale pour le système en général et pour les adultes en particulier. Se sentant victime d’une justice qui ne voit pas ou ne veut pas voir ses erreurs, il fera tout pour la contrecarrer et pousser les limites afin de ramener ses frères auprès de lui. J’avoue que c’est la partie qui m’a le plus touchée. Noah aime ses petits frères d’une façon si forte, si tendre que de les voir lutter contre ce que les adultes croient être le meilleur pour eux nous déchire le cœur. Noah est un personnage courageux, volontaire mais qui, seul face à sa peine, prendra parfois de mauvaises décisions.
La rencontre entre Echo et Noah, entre ces deux personnages torturés, nous transporte de la première à la dernière page. J’ai rarement vu deux héros qui s’accordent et se complètent aussi bien. Au fil de la lecture on se dit qu’ils sont faits l’un pour l’autre, que tout les réunis et de voir cet amour naissant et s’amplifiant nous soulage tant nous voulons les voir heureux. Et il est incontestable qu’ils ne le seront qu’en étant ensemble. Ils sont le remède à la douleur l’un pour l’autre.
Ce livre aurait pu être un vrai coup de cœur pour moi, mais il manquait un petit quelque chose, peut être au niveau de l’histoire d’Echo dont certains points m’ont gênés, et sur le style ou la traduction qui parfois donnait des dialogues un peu trop jeunes à mon goût ou en tout cas un peu en décalé par rapport aux caractères des personnages.
Une très belle histoire, poignante et intense que je conseille vivement pour son sujet difficile et très bien utilisé par l’auteure et pour la magnifique romance entre deux héros


Un chasseur à Paris
Un chasseur à Paris
Prix : EUR 4,99

1 internaute sur 1 a trouvé ce commentaire utile :
4.0 étoiles sur 5 3 histoires, 3 chasseurs et 3 ambiances, 30 janvier 2014
Ce commentaire fait référence à cette édition : Un chasseur à Paris (Format Kindle)
Ce recueil de nouvelles rassemble trois écrits fantastiques sur le thème d’un chasseur à Paris (comme le titre l’indique). Chaque auteur, à sa manière, nous livre son histoire inspirée par ce thème dans des univers à chaque fois différents et surprenants.
De ces trois nouvelles, je ne connaissais qu’un seul auteur, Danielle Guisiano, qui nous offre pour notre plus grand plaisir le retour du personnage de Graham qui apparaissait dans son deuxième tome de Touch. J’ai pour ma part découvert les deux autres.

Le livre commence donc par la jeune auteure Amandine Forgali avec Huitième proie et nous transporte dans le monde des Succubes. Loin de mon univers de lecture habituel, j’avoue que ces « êtres » sont pour moi assez méconnus et ce fut un réel plaisir de les découvrir au travers de l’histoire de David, chasseur de Succubes.

Entre passé et présent, l’auteur nous fait voyager dans un monde fantastique avec beaucoup de style, de douceur et d’émotions. J’ai particulièrement aimé sa façon de nous raconter l’enfance du héros à travers ses flashs back, ce qui donne un rythme particulier au récit, accentue l’émotion et la sympathie pour le personnage de David. Cette histoire ne se limite pas au côté fantastique, c’est une histoire de destin, de destin implacable et tragique. Lorsqu’arrive la fin, même si quelques indices nous laissent imaginer ce qu’il en est, elle vous coupe le souffle.

Ce fut vraiment une belle découverte, une lecture plus qu’agréable avec une plume somme toute très bien maîtrisée qui nous berce entre rêve et réalité de la première à la dernière ligne.

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Nous retrouvons ensuite le personnage de Graham Peters dans la nouvelle de Danielle Guisiano intitulée Les larmes de Téthys. Nous l’avions quitté à la fin du deuxième tome de Touch après avoir été rejeté par Lily, la jeune fille dont il était éperdument amoureux. C’est un Graham meurtrit, désabusé et abritant en lui les pires démons qui soient que nous retrouvons quelques temps plus tard. De son passé aux États-Unis il ne reste rien, il est devenu chasseur de sérums en Australie. Son job, c’est de collecter les venins les plus rares pour les laboratoires pharmaceutiques. Cette activité va le conduire à Paris et Graham va devoir retrouver une jeune femme pour le compte d’un homme richissime plutôt énigmatique.

Quelle joie de retrouver la plume de l’auteure ! Comme à chaque fois les mots, les émotions sonnent juste, avec toujours cette musicalité dont elle a le secret pour non emmener vers une lecture au combien plaisante. Chaque chapitre démarre sur des notes du héros, comme un journal intime, et nous font découvrir ses pensées les plus intimes. Le personnage de Graham est torturé, infecté jusqu’à la moelle comme pourraient le faire les venins qu’il traque dans son travail. Il est presque douloureux de le suivre dans cette chute inévitable vers laquelle il se dirige tout droit. On voudrait tellement que ce personnage trouve l’apaisement enfin ! Est-ce que l’auteure a choisi cette voie pour lui ? Je vous laisse le découvrir ! Entre paranormal et mythologie, l’histoire nous plonge dans les côtés les plus sombres de l’être humain plein d’avidité et d’auto destruction, mais également dans ce que l’amour peut avoir de plus beau, de plus fort et qui devient le remède à tout. Très attachée au personnage de Graham, j’ai souffert avec lui et j’avoue ne pas avoir ressenti la même délivrance que lui à la fin de son histoire. Mais parfois quelques larmes peuvent symboliser un renouveau…

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Avec la dernière nouvelle, j’ai pu faire connaissance avec la plume et l’univers de Jean Vigne que je ne connaissais pas.
Bien différente des deux autres, cette troisième histoire nous glace le sang dès les premières pages. A mi-chemin entre thriller et fantastique, l’auteur nous plonge dans les sombres souterrains et autres catacombes de Paris où des meurtres atroces et sans réelles explications vont inquiéter le 36 Quai des Orfèvres.
Nous suivons l’intrigue dans le feu de l’action, car chaque chapitre nous détaille les événements terribles et gores (disons-le) qui se passent sur quelques heures de cette nuit et qui nous tient en haleine de bout en bout.
Avec une incroyable maîtrise dans le style, Jean Vigne nous offre une lecture captivante et angoissante où chaque mot, chaque phrase nous mène vers des descriptions à la fois horribles et fascinantes. Les faits et leurs auteurs sont d’une telle monstruosité qu’ils vous donnent des frissons et vous envoûtent tout à la fois.
Savamment utilisé, le thème d’un Chasseur à Paris prend ici une autre dimension. Le chasseur devient la proie et la proie le chasseur dans une espèce de manège infernal où l’essence du mal peut également être votre salut.
Si vous aimez frissonner d’horreur et les héroïnes au caractère bien trempé, cette histoire est pour vous !
Pour finir, je dirais… « Monsieur Vigne, à quand une suite ? ». Car la fin en appelle une.


Hearts in Darkness (English Edition)
Hearts in Darkness (English Edition)
Prix : EUR 2,99

4.0 étoiles sur 5 le fantasme de l'inconnu dans l'ascenseur..., 29 janvier 2014
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Ce commentaire fait référence à cette édition : Hearts in Darkness (English Edition) (Format Kindle)
Qui n’a jamais fantasmé de se retrouver dans un ascenseur avec un bel inconnu ? Et qui plus est de se retrouver coincé avec lui pendant quatre heures…
C’est ce que nous propose ici Laura Kaye dans ce court, mais intense roman avec comme petit plus que nos deux héros se retrouvent complètement dans le noir sans avoir pu se voir réellement.
Lorsque Makenna entre dans cet ascenseur en quittant son travail, elle est si distraite par son téléphone et ses sacs qu’elle ne fait pas attention à celui qui y est déjà et lui a tenu in extremis les portes avant qu’elles ne se referment. Lui n’aura d’elle qu’une vision de dos d’une femme en tailleur strict et à la chevelure ondulée et rousse. La seconde d’après la cabine s’arrête et la cabine s’éteint.
Très habilement, l’auteure fait se rapprocher les deux héros sans que cela paraisse ridicule ou impossible (oui enfin cela reste une romance et une fiction avant tout !). Pendant ces quatre heures ils vont apprendre à se connaître, à discuter de choses intimes et à se révéler l’un l’autre. Les circonstances font que chacun d’eux essaie de combler les silences qui peuvent devenir pesant et anxiogènes dans le noir complet.
Makenna va se sentir attirée par cet homme qu’elle n’a pas vu mais qui lui parle de sa vie, de son passé et qui ne peut voir en elle la femme quelconque et fade qu’elle pense être. De son côté, Caden, malgré sa peur panique du noir, se sent pour la première fois à l’aise avec quelqu’un car cette femme ne peut pas voir son corps couvert de tatouages, de piercings et de cicatrices qui devient un repoussoir face aux autres.
Leur attraction est palpable à la lecture, et la montée progressive du désir s’accorde parfaitement avec le caractère des héros : douce, tendre, charnelle et sincère. À l’instar de deux aveugles, ils vont se découvrir l’un l’autre par le toucher et ressentir des émotions qu’ils ne pensaient jamais connaître.
Je ne vous dirai pas si l’histoire sort de cet ascenseur, mais elle est belle et sensuelle. Leur complicité monte en même temps que leur désir et on vibre avec eux. Caden est à l’opposé de ce qu’il représente, il est doux, attentionné, attentif, tendre, un brin canaille quand même, mais trouve chez cette femme tout ce qu’il a toujours cru impossible pour lui. Sa pire crainte : qu’elle soit déçue en le voyant… Qu’en sera-t-il ? Je vous laisse le découvrir !


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