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VadForces

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Oxford Products OF157 Antivol Chaîne
Oxford Products OF157 Antivol Chaîne
Proposé par NIGHTINGALES
Prix : EUR 36,94

2.0 étoiles sur 5 Bof..., 15 décembre 2014
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Ce commentaire fait référence à cette édition : Oxford Products OF157 Antivol Chaîne (Automotive)
la chaine est OK, mais le petit cadenas U est de qualité déplorable. Même fermé il y a encore du jeu et l'acier est déjà usé à l'intérieur...


CSL - Boîtier de disque dur USB 3.0 Super Speed en aluminium pour disques durs S-ATA 2.5" (6,4 cm, SSD+HDD) | USB 3.0 + compatible avec les versions inférieures | Fourni avec étui, câble, vis | Boîtier en aluminium en noir / anthracite
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Proposé par CSL-Computer
Prix : EUR 13,99

5.0 étoiles sur 5 Parfait, 4 décembre 2014
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Boitier de qualité, fin, esthétique, très bien emballé, avec le cable USB, la visserie, le tournevis... parfait et excellent suivi avec la compagnie qui envoie.


Netgear XAVB5201 Pack de 2 adaptateurs CPL 500 mégas. 1 port réseau 10/100 par CPL Compatible box Internet, périphériques PC, TV et CPL Homeplug AV
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3 internautes sur 3 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 Installé en 1 minute, débit parfait, 3 décembre 2014
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J'hésitais un peu à passer au CPL, habitant dans une grande et ancienne maison, avec un réseau électrique qui n'est plus tout jeune. Mais étant abonné chez Numericable, j'avais jusqu'à présent une connexion Wifi catastrophique (modem castlenet), des coupures récurrentes, etc. J'ai donc acheté ce kit "pour voir"... et je ne suis pas déçu.
Il n'y a rien à configurer, tout est automatique. J'ai branché la première prise au secteur et au modem (les fils ethernet sont fournis, ils font environ 1m/1m50 je pense); ensuite je vais à l'étage, branche la seconde prise sur le secteur et la relie avec le second cable ethernet sur le PC. Et voilà. Les diodes s'allument, le débit est impeccable et beaucoup plus stable qu'en Wifi.

bref c'est du tout bon. Je précise que les adaptateurs fonctionnent très bien également sur les multiprises (ce qui n'était pas le cas aux débuts du CPL, où il fallait synchroniser les boitiers avant de les répartir dans la maison, etc., un peu comme avec les freeplug).


Puma Slim Court Cvs Pinstripe, Baskets mode homme - Noir (01Black/White/Silver), 43 EU
Puma Slim Court Cvs Pinstripe, Baskets mode homme - Noir (01Black/White/Silver), 43 EU
Prix : EUR 36,17

1.0 étoiles sur 5 A éviter, 22 octobre 2014
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Ce commentaire fait référence à cette édition : Puma Slim Court Cvs Pinstripe, Baskets mode hommes (Chaussures)
Les coutures se sont défaites au bout de 15 jours, la semelle s'est détachée, et même la toile supérieure s'est déchirée sans raison. A éviter absolument


AmazonBasics Câble réseau RJ45 cat5 de 7,62 m
AmazonBasics Câble réseau RJ45 cat5 de 7,62 m
Prix : EUR 6,99

4 internautes sur 4 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 Parfait, 28 décembre 2013
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Ce commentaire fait référence à cette édition : AmazonBasics Câble réseau RJ45 cat5 de 7,62 m (Personal Computers)
Moins de 3 euros pour un câble de plus de 7 mètres, parfaitement emballé, impossible d'avoir mieux à ce prix-là et même pour le double ou le triple !


Samsung UE40EH5000 TV LCD 40" (101 cm) LED HD TV 1080p 50 Hz 2 HDMI USB Classe: A
Samsung UE40EH5000 TV LCD 40" (101 cm) LED HD TV 1080p 50 Hz 2 HDMI USB Classe: A
Proposé par iloprix
Prix : EUR 358,38

8 internautes sur 10 ont trouvé ce commentaire utile 
4.0 étoiles sur 5 Presque parfait, 17 avril 2013
Achat vérifié(De quoi s'agit-il ?)
Cet écran propose des fonctionnalités de base d'une télé contemporaine et s'adresse aux gens qui, comme moi, n'aiment pas les images en 100Hz (qui rendent le cinéma aussi moche qu'une émission TV), n'ont pas besoin de brancher leur télé à internet, et n'ont pas des yeux bioniques qui leurs permettent de voir des différentes entre cette TV à moins de 400 euros (version 40") et les équivalent qui coûtent le double, le triple, ou le quadruple...
Facile à installer, facile à configurer, avec une télécommande simple et sobre, cette télévision a une qualité d'image impressionnante et les menus sont simples. Pour ma part je suis resté sur les réglages usine mais la configuration est très simple si vous voulez recalibrer les couleurs. Le son est lui aussi acceptable (en mode "cinéma" c'est même assez bluffant). Je l'utilise aussi pour jouer à la Xbox 360 et c'est vraiment impeccable, on redécouvre les jeux !
Après, si vous avez vraiment de l'argent à gaspiller pour avoir un écran encore plus plat (je ne vois vraiment pas l'intérêt sinon la frime, mais bref), pour avoir des tas de fonctions inutiles, à vous de voir. En attendant cette Samsung fait son office sans broncher et à ce prix, même si elle tombe en panne après la garantie, ça ne sera pas si grave que ça... Quant à la période de garantie elle sera bien couverte par Samsung qui propose un SAV réactif, et je dirais, d'autant plus réactif qu'ils vendent beaucoup de TV et notamment ce modèle, donc les réparations sont moins compliquées (en termes logistiques) que sur les marques moins développées.

Le seul défaut vient du pied qui est très mal conçu, les pas de vis ne sont pas bien alignés et donc il y a des flottements même une fois qu'on a tout vissé au mieux... Dommage. En dehors de ça c'est du tout bon, y compris au niveau esthétique.
Remarque sur ce commentaire Remarques sur ce commentaire (2) | Permalien | Remarque la plus récente : Jun 25, 2013 9:12 AM MEST


Mercure
Mercure
par Amélie Nothomb
Edition : Poche
Prix : EUR 5,10

1 internaute sur 1 a trouvé ce commentaire utile :
1.0 étoiles sur 5 Simplement mauvais., 18 février 2013
Ce commentaire fait référence à cette édition : Mercure (Poche)
Une infirmière est envoyée sur une île pour soigner une jeune femme, captive d'un vieil homme "étrange". Au fil du temps, les deux femmes apprennent à s'apprécier, tandis que l'homme écoute leurs conversations secrètement. Lorsque l'infirmière s'aperçoit de cela, c'est - évidemment - un scandale : elle décide d'enquêter sur l'histoire des lieux et de ses gens. Et, bien entendu, elle met tout en oeuvre pour essayer de libérer la jeune femme de sa captivité, avant de s'apercevoir de leur "amour".

On aurait du mal à imaginer un scénario plus banal; néanmoins, on pourrait s'attendre à un traitement littéraire de premier choix. Il n'en est rien. L'écriture est plate. A mourir. Ni atmosphère, ni ambiance, rien. On ne demande pas à Nothomb de faire ce qu'elle ne sait pas (ou ne veux pas) faire : des descriptions. Non : on lui demande simplement de sortir un peu de son nombrilisme et de donner quelques éléments de plaisir au lecteur. Peine perdue : elle se complaît dans la médiocrité, et on voit mal pourquoi elle s'en priverait au vu des chiffres de vente et de l'engouement bobo-popo-pulaire autour de son "personnage". Rien de mieux qu'une écrivaine mythomane, égocentrique, aux allures "originales", pour faire passer des navets pour des chefs d'oeuvre : merci Busnel !

Dans Mercure, les trois personnages sont des caricatures de figures philosophico-romantiques : la prêtresse de la liberté (infirmière), la servitude volontaire(jeune fille), l'amour cruel (vieil homme). Les pages ne sont que successions de dialogues insipides, creux, mièvres, où les gens ne s'écoutent pas parler mais se contentent de déblatérer des arguments mielleux et bien-pensants ("l'amour c'est plus fort", "naaaan, la liberté c'est mieux", "les hommes sont vilains", "les femmes font souffrir",...). Sans oublier la fâcheuse tendance de l'auteur à étaler la confiture, c'est à dire à caser ça et là des bribes de sa pseudo-culture japonaise, ainsi que quelques références littéraires, histoire de montrer qu'elle est drôlement cultivée et drôlement éclectique.

C'est la première fois que j'ai autant de mal à finir un livre aussi court : à chaque page tournée on attend la suivante, non pas par envie de savoir, mais par envie de vite mettre un terme à la lecture. Il n'y a tout simplement rien de bon dans ce livre, qui fait partie du pire de ce que peut offrir la littérature française : un mélange de psychologie de bazar et de roman à l'eau de rose, avec un zeste de philosophie grossière. Si vous avez deux heures à passer, lisez autre chose : bien des auteurs méconnus méritent plus de considération que Mme Nothomb, qui devient décidément la reine de l'escroquerie au fil des années. Quel gâchis !


L'Homme qui rit
L'Homme qui rit
par Victor Hugo
Edition : Poche
Prix : EUR 8,00

5 internautes sur 6 ont trouvé ce commentaire utile 
4.0 étoiles sur 5 Le talent de Hugo à l'état sauvage, 16 août 2012
Ce commentaire fait référence à cette édition : L'Homme qui rit (Poche)
L'homme qui rit est un roman très moderne dans sa narration, puisque la trame principale se résout à travers les trajectoires croisées de plusieurs personnages. D'un côté Ursus, sorte de vagabond philosophe, un peu médecin, un peu poète, un peu comédien, qui se balade à travers l'Angleterre avec son loup apprivoisé, Homo. De l'autre, un enfant abandonné sur le rivage au milieu d'une tempête. Enfin, quelques lords anglais et leurs intrigues aristocratiques classiques, c'est à dire des potins mondains.
Le début du livre traine un peu, et je suis assez d'accord avec les commentaires négatifs qui critiquent les descriptions lourdes, notamment celle de la tempête, de la mer, après l'abandon de l'enfant. Hugo étale un peu sa science et on est submergés - c'est le cas de le dire - par le vocabulaire technique des bateaux. De même, le passage de l'enfant dans la tempête est un peu long, surtout enchainé avec le précédent : bref, le début est périlleux. Ce qui reflète l'histoire certes, mais qui rend l'expérience de lecture douloureuse.

Pour autant, le livre est assez merveilleux dès que la trajectoire de l'enfant rejoint celle d'Ursus. Les personnages sont rares mais tous intéressants dans la mesure où ils ne se résument pas à des caricatures : Hugo décrit à merveille leurs vices, leurs doutes et leurs splendeurs sans jamais tomber dans la description mielleuse ou la dénonciation grossière. Mais ces personnages ne sont pas importants pour eux-mêmes : ils ne sont que des incarnations d'un certain nombre de figures typiques de la société de la fin du XVIIème siècle. C'est ici que Hugo frappe très fort.
Il frappe très fort, car il dessine, avec une finesse extrême, avec une ironie jouissive et glaçante à la fois, les traits d'une Angleterre pas si différente de celle que nous connaissons. Une Angleterre fière, conquérante, richissime d'un côté et absolument misérable de l'autre, une Angleterre hypocrite, qui clame la liberté de tous et la noblesse de chacun, tout en continuant d'assommer les petits pour permettre aux grands de continuer à batifoler. Hugo se régale lorsqu'il nous livre sa vision de la reine d'Angleterre, qui déjà à l'époque gagnait des fortunes pour ne rien faire, ou lorsqu'il fait soliloquer Ursus à propos de l'état du monde, de la grandeur des grands et de la petitesse des petits. Formidable historien mais aussi formidable sociologue, Hugo avait bien compris que ce qui permet aux grands de prétendre être grands, c'est ce que La Boétie appelait la "servitude volontaire". Mais ici, les petits ne sont pas dupes, ce ne sont pas juste des marionnettes, et Ursus incarne tout à fait cette intelligence ordinaire, cette intelligence populaire que bien souvent les historiens ignorent dans leurs livres, eux qui préfèrent faire une histoire qui est en fait une histoire de héros, une histoire des "grands", renforçant ainsi un peu plus l'idée selon laquelle une poignée de génies auraient fait le monde tel que nous le connaissons...
Hugo rétablit donc l'ordre et l'équité avec Ursus, qui se meut dans les bas-fonds de l'échelle sociale mais qui pour autant fait preuve d'une grande intelligence et d'une extrême lucidité sur le monde, preuve s'il en est que l'on en voit parfois beaucoup plus "en bas" qu' "en haut" - preuve, donc, que toute idée de hiérarchisation sociale porte en elle-même les germes de l'injustice. Ursus est un ventriloque, un excellent ventriloque, mais cette qualité n'est qu'une métaphore de la capacité qu'il a à comprendre le monde, à comprendre les petits et les grands, et à comprendre que pour rester en vie dans cette Angleterre rongée par l'injustice et l'arbitraire, la seule voie qui s'offre à lui consiste à contenter les uns et les autres, et, si possible, à contenter toujours prioritairement ceux qui ont le pouvoir de la loi avec eux, c'est à dire les riches. Ursus est cet homme qui supporte les parasites du monde - les lords anglais et toute leurs cliques d'en-dessous - en étant conscient que ces gens-là sont, précisément, les vrais parasites. La misère du monde vient de l'omnipotence de quelques uns : cela, Ursus le sait. Il le sait sans rien pouvoir y changer, mais le seul fait de le savoir est déjà le début d'une révolte possible. Et c'est cela que veut nous signifier Hugo : c'est que parmi ceux qu'on écrase, il naitra toujours des intelligences, et que viendra le temps où elles auront le dessus sur la bêtise et le pillage du monde par des aristocrates fainéants, que n'intéressent que leurs histoires de coeur et leurs étiquettes stupides.

Au final, L'homme qui rit est un livre qui formule une critique sociale extrêmement virulente quoique de façon beaucoup plus souterraine, métaphorique que dans Les Misérables. Ce livre est, comme j'ai pu le livre, un poème en prose, un poème extrêmement fin, dans lequel Hugo n'affronte personne directement, mais va en fait beaucoup plus loin, en s'intéressant à la manière dont toute une société, du haut vers le bas, des plus grandes choses aux détails les plus intimes, peut être corrompue et "pourrie", au sens très biologique du terme, par le pouvoir octroyé à ceux qui ne le méritent pas.
Et l'on comprend alors mieux le titre, L'homme qui rit. L'homme qui rit, c'est Ursus, c'est Hugo, l'homme qui a compris que le monde marchait sur la tête. mais l'homme qui rit c'est aussi l'enfant défiguré à coups de couteaux par des chirurgiens royaux, l'enfant qui, sur ce qu'il y a de plus personnel et de plus individuel pour chaque humain - son visage - porte les marques des injustices sociales et de l'arbitraire de ceux qui dominent le monde de façon tyrannique, méprisable, odieuse et profondément déshumanisante.
Bref, un livre qui, comme tous ceux d'Hugo, est plus que jamais d'actualité !


The Artist (Oscar® et César 2012 du Meilleur Film et du Meilleur Réalisateur)
The Artist (Oscar® et César 2012 du Meilleur Film et du Meilleur Réalisateur)
DVD ~ Jean Dujardin
Proposé par Art Cub
Prix : EUR 6,29

15 internautes sur 34 ont trouvé ce commentaire utile 
2.0 étoiles sur 5 Aucun intérêt, 14 mars 2012
La multiplication des récompenses accordées à ce film, des oscars aux commentaires poétiques et larmoyants des internautes, trahit plusieurs choses. D'abord, que The Artist est tombé au bon endroit et au bon moment - on sait en effet que le rétro est à la mode, du cinéma aux jeux vidéos en passant par la musique electro qui recycle les vieux couplets des années d'avant-guerre, et ainsi de suite. Ensuite, que le public est fondamentalement inculte puisqu'il découvre les joies du muet et du noir et blanc seulement avec ce film - n'ayant jamais, ou si peu, par ailleurs, pris le temps de savoir s'il existait un cinéma avant Spielberg -. Autrement dit, les inconditionnels des blockbusters aiment The Artist car le film est peu conventionnel en rapport à leurs pratiques culturelles ordinaires : bref, ils se sentent maintenant beaucoup plus intelligents. Ils pourront dire à leurs amis : "J'ai vu The Artist. C'est magnifique.". Avant de retourner regarder Patrick Sébastien et de faire tourner les serviettes... bref. Ensuite, il y a les experts auto-proclamés du cinéma (voir les commentaires cinq étoiles), qui profitent de l'occasion pour nous pondre des discours psychologico-poétiques (mais après tout il n'y a pas tellement de différence entre la poésie et la psychologie, sinon la dangerosité politique et sociale de cette dernière) sur ce film qui, disent-ils, leur rappelle le meilleur du cinéma du temps jadis. Enfin, il y a tous ceux qui, face à l'engouement généralisé, ne peuvent pas s'empêcher de se rallier à l'idée dominante qui consiste à dire que ce film est un chef d'oeuvre; ce ralliement a une bonne raison, qui n'est certes pas le goût pour l'oeuvre, mais tout simplement le goût de ramener sa fraise en rédigeant des commentaires périlleux, riches de métaphores de supermarché et d'imaginaire basique.
Bien.
The Artist est un film conventionnel. Il n'apporte rien ni au cinéma, ni au spectateur. Les clins d'oeil, tant vantés par les cinéphiles du dimanche, sont si grossiers que l'on voit tout de suite à qui s'adresse ce film : aux gens eux-mêmes grossiers, qui pourront briller en société (disons, dans leur société grossière) en repérant les "indices" exubérants que pointe la caméra. A part ça ? On s'ennuie du début à la fin, pour peu qu'on ait, un jour, déjà vu du cinéma muet. Car oui, il faut le révéler au grand jour : avant Jean Dujardin, il y eu des gens comme Charlie Chaplin, ou comme Buster Keaton. Des gens qui utilisaient le muet et le noir et blanc non pas pour faire joli et pour amadouer le public, mais parce qu'il n'y avait pas d'autre solution technique à leur époque. Et qui, en plus, faisaient de chaque scène un tableau digne à lui seul d'être contemplé des heures. Et voilà la différence fondamentale. The Artist est un film qui est là pour faire joli. Il s'agit tout simplement d'une escroquerie, qui consiste à reprendre la forme des muets (génériques, planches de dialogues, NB, etc.) mais en y injectant le fond de nos films ordinaires, c'est à dire un scénario suffisamment plat pour être intelligible par tous (rentabilité oblige), et une fin suffisamment belle pour émouvoir le peuple ordinaire (émotivité de pacotille, ficelée à la corde à boeuf, mais qui va permettre le flot de commentaires lisibles ici même, par exemple).
Par conséquent, je ne vois pas en quoi ce film pourrait être une prise de risque ou une innovation (il n'innove pas parce qu'il reprend des formes déjà existantes, et il ne risque rien puisqu'il se base sur une formule scénaristique déjà maintes fois récompensées par les millions de $ au box office : l'histoire d'amour à deux francs six sous), et, donc, je ne vois aucune raison de lui attribuer le statut d'un chef d'œuvre. Je pense d'ailleurs que l'histoire fera son travail et oubliera rapidement un film qui relève de la prestidigitation - c'est à dire de l'arnaque esthétisée - plus que de la création. Du moins, je l'espère, car si The Artist est un film moyen et ne mérite pas trop de réprobation en tant que tel, il reste que les masses d'âneries déblatérées à son sujet contribuent à occulter que, il y a 80 ans de cela, Chaplin rendait déjà honneur au muet dans "Les lumières de la ville", d'une manière ô combien plus belle et plus sensible. D'une manière qui invitait au rêve et à la réflexion, là où The Artist semble clore quelque chose et n'offre, finalement, que de la chimère prémâchée, prête à la digestion.
Remarque sur ce commentaire Remarques sur ce commentaire (7) | Permalien | Remarque la plus récente : Apr 10, 2012 1:58 AM MEST


Ystari - Agricola
Ystari - Agricola
Proposé par Son Services GmbH
Prix : EUR 59,99

10 internautes sur 11 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 Excellent, tout simplement., 4 février 2012
Solide:5.0 étoiles sur 5 Amusant:4.0 étoiles sur 5 Educatif:4.0 étoiles sur 5 
Ce commentaire fait référence à cette édition : Ystari - Agricola (Jouet)
J'ai acheté ce jeu en me fiant aux divers conseils trouvés sur internet, tout en étant à la base attiré par le thème général et le style de jeu (gestion). Une fois la boite reçue, premier constat : c'est lourd...très lourd. A l'intérieur, on a droit à des centaines de cartes (différentes les unes des autres, et qui seront autant de possibilités supplémentaires dans le jeu), des tas de cartons très bien réalisés (pour les maisons, les plateaux,...), des masses de pions en bois (animaux, ressources, clotures,...)... Au moins, on ne se sent pas arnaqués par le contenu de la boite. Des sachets sont fournis pour le rangement mais ça n'est pas très pratique, on aurait aimé avoir des compartiments pour ranger tous les pions différents. Résultat : je me suis fabriqué une boite compartimentée, avec quelques bouts de cartons et une boite à peinture ;)

Ensuite, bien sûr, on attaque la notice. Je dois dire qu'elle est plutôt claire mais il faut y passer du temps pour ne pas rater les paragraphes. Je conseille à ceux qui débutent de faire une partie ou deux pour rien et de regarder la notice qui existe en vidéo sur internet pour ne pas se tromper sur les placements des cartes (notamment cartes aménagements majeurs, etc., dont le placement n'est pas clair du tout au début). Moi il m'a fallu 3 parties avant de faire la bonne distribution des cartes et du plateau XD.
Je conseille aussi de jouer directement avec le mode normal (et non pas familial), pour avoir accès directement à la richesse et la complexité du jeu, et assimiler plus vite les règles ainsi.

Ensuite, comment dire ? il y a tellement de choses à faire ! Vous avez 14 tours pour faire un maximum de points. Vos points sont calculés à la fin du 14eme tour, en fonction : du nombre et de la qualité de votre maison; du nombre et de la qualité des animaux; de la taille de votre famille; du nombre d'enclos que vous avez; du nombre de champ que vous avez; du nombre de points apportés par votre aménagements (les améngements, ce sont des bâtiments, des outils, des accessoires, des personnages, que vous pouvez déployer dans votre ferme pour aider à votre développement, il y en a à foison !!!);... Il y a des tas de moyens de parvenir à la victoire. Chaque partie est l'occasion d'essayer des nouvelles stratégies : se spécialiser dans une production particulière (type : céréalier intensif ou élevage porcin ?) ? Diversifier, au contraire, afin d'éviter les points négatifs en fin de partie ? Agrandir au plus vite la famille, tout en sachant qu'il faudra arriver à la nourrir, si possible sans mendier ? Ralentir les adversaires en monopolisant les bonnes cartes actions ? Tout est possible dans Agricola. Même la survie est possible par plusieurs moyens : élever des bêtes et les faire abattre via le boucher du coin ? être autosuffisant en cultivant plein de légumes ? Ou bien tout miser sur la pêche, et ne pas investir dans les champs ?

Bref, ce jeu est vraiment très riche et toujours renouvelé, même si je pense que d'autres cartes de périodes auraient pu être intégrées. Il est jouable en famille pour une raison simple : c'est que chacun joue pour lui-même; la seule interaction entre joueurs a lieu lors du choix des cartes actions sur le plateau de jeu. De fait, il faut faire très attention à ce que vont faire ou peuvent faire les autres pour ne pas se faire avoir; mais il n'y a aucune aggressivité dans ce jeu (ce qui rappelle un peu les Aventuriers du Rail, où finalement chacun fait son truc tranquille, en essayant juste d'éviter les confrontations avec les autres cheminots).
Bien sûr, Agricola reste un jeu de gestion, il prend du temps, ne serait-ce que pour assimiler les règles (cela dit, une fois comprises, la mécanique est très bien foutue et très simple à retenir)... donc si vous voulez juste rigoler vite fait, prenez un Uno ou un Ligretto. Mais pour les ludophiles, Agricola risque, par contre, de devenir un grand classique qui va occuper de (très) nombreuses soirées !

A noter, un détail important : le jeu peut se jouer en solo (pour améliorer ses stratégies de développement, mais ce n'est pas très fair-play XD ), ou à partir de 2 joueurs ! ce qui est appréciable pour les couples.


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