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earthlingonfire
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Mahler: Symphony No.6 in A Minor By Symphonieorchester des Bayerischen Rundfunks ,Rafael Kubelik (2015-01-05)
Mahler: Symphony No.6 in A Minor By Symphonieorchester des Bayerischen Rundfunks ,Rafael Kubelik (2015-01-05)

5.0 étoiles sur 5 L'irremplaçable sixième smphonie de Mahler par Kubelik, 6 juillet 2016
Rafael Kubelik fut pour Deutsche Grammophon, avec Leonard Bernstein (Columbia/CBS), Georg Solti (Decca) et Bernard Haitink (Philips), un des quatre premiers « intégralistes » mahlériens du disque.
Le partage était clair : Bernstein et Solti déchaînaient des interprétations bouillonnantes présentant un Mahler agité, Haitink et Kubelik déposaient des lectures mesurées, sages, retenues.
En fait, les quatre ont été considérés comme des références, à juste titre, en particulier pour les symphonies n° 3, 6, 7 et 8, où ils n'avaient quasiment pas de devanciers.
À l'écoute de cette Sixième (comme de la Cinquième ou encore de la Septième), cette image d'un Kubelik « centriste » demande à être sérieusement révisée.
Tout d'abord, on est immédiatement saisi par le son orchestral qu'il a façonné, dont les racines ne se trouvent certainement pas en Bavière mais courent bien plus à l'est : ces pupitres aux timbres nettement contrastés et localisés (sans cette sensation d'envahissement de l'espace qui caractérisent les formations germaniques), ces cordes fermes, ces bois acidulés, ces cors et ces trombones secs et cette trompette perçante, tout cela fleure bon la Bohème à laquelle le chef a renoncé.
Cette Sixième est en fait cousine de celle de Kirill Kondrachine bien plus que de celle de Bernard Haitink. Pour autant elle occupe une place assez unique dans la discographie, Kondrachine faisant preuve d'une noirceur radicale, alors que Kubelik, sans éluder la violence panique de l'œuvre, chante la Sixième avec un accent tchèque et l'enracine dans une sensibilité paysagiste qui tisse des liens avec les Première, Troisième, Quatrième et Septième symphonies.
Énergique et tendue, fusante dans l'Allegro, démoniaque dans le Scherzo, tendre et fluide dans l'Andante, explosive dans le Finale, cette Sixième ne remplace pas les visions plus distendues et profondes de Bernstein, Haitink ou Tennstedt, mais la réciproque n'est pas moins vraie.


Mahler: Symphony No.6
Mahler: Symphony No.6
Proposé par JAPANSTAR
Prix : EUR 11,34

5.0 étoiles sur 5 L'irremplaçable sixième smphonie de Mahler par Kubelik, 6 juillet 2016
Ce commentaire fait référence à cette édition : Mahler: Symphony No.6 (CD)
Rafael Kubelik fut pour Deutsche Grammophon, avec Leonard Bernstein (Columbia/CBS), Georg Solti (Decca) et Bernard Haitink (Philips), un des quatre premiers « intégralistes » mahlériens du disque.
Le partage était clair : Bernstein et Solti déchaînaient des interprétations bouillonnantes présentant un Mahler agité, Haitink et Kubelik déposaient des lectures mesurées, sages, retenues.
En fait, les quatre ont été considérés comme des références, à juste titre, en particulier pour les symphonies n° 3, 6, 7 et 8, où ils n'avaient quasiment pas de devanciers.
À l'écoute de cette Sixième (comme de la Cinquième ou encore de la Septième), cette image d'un Kubelik « centriste » demande à être sérieusement révisée.
Tout d'abord, on est immédiatement saisi par le son orchestral qu'il a façonné, dont les racines ne se trouvent certainement pas en Bavière mais courent bien plus à l'est : ces pupitres aux timbres nettement contrastés et localisés (sans cette sensation d'envahissement de l'espace qui caractérisent les formations germaniques), ces cordes fermes, ces bois acidulés, ces cors et ces trombones secs et cette trompette perçante, tout cela fleure bon la Bohème à laquelle le chef a renoncé.
Cette Sixième est en fait cousine de celle de Kirill Kondrachine bien plus que de celle de Bernard Haitink. Pour autant elle occupe une place assez unique dans la discographie, Kondrachine faisant preuve d'une noirceur radicale, alors que Kubelik, sans éluder la violence panique de l'œuvre, chante la Sixième avec un accent tchèque et l'enracine dans une sensibilité paysagiste qui tisse des liens avec les Première, Troisième, Quatrième et Septième symphonies.
Énergique et tendue, fusante dans l'Allegro, démoniaque dans le Scherzo, tendre et fluide dans l'Andante, explosive dans le Finale, cette Sixième ne remplace pas les visions plus distendues et profondes de Bernstein, Haitink ou Tennstedt, mais la réciproque n'est pas moins vraie.


Mahler:Symphony No.6'tragische
Mahler:Symphony No.6'tragische
Prix : EUR 34,01

5.0 étoiles sur 5 L'irremplaçable sixième smphonie de Mahler par Kubelik, 6 juillet 2016
Ce commentaire fait référence à cette édition : Mahler:Symphony No.6'tragische (CD)
Rafael Kubelik fut pour Deutsche Grammophon, avec Leonard Bernstein (Columbia/CBS), Georg Solti (Decca) et Bernard Haitink (Philips), un des quatre premiers « intégralistes » mahlériens du disque.
Le partage était clair : Bernstein et Solti déchaînaient des interprétations bouillonnantes présentant un Mahler agité, Haitink et Kubelik déposaient des lectures mesurées, sages, retenues.
En fait, les quatre ont été considérés comme des références, à juste titre, en particulier pour les symphonies n° 3, 6, 7 et 8, où ils n'avaient quasiment pas de devanciers.
À l'écoute de cette Sixième (comme de la Cinquième ou encore de la Septième), cette image d'un Kubelik « centriste » demande à être sérieusement révisée.
Tout d'abord, on est immédiatement saisi par le son orchestral qu'il a façonné, dont les racines ne se trouvent certainement pas en Bavière mais courent bien plus à l'est : ces pupitres aux timbres nettement contrastés et localisés (sans cette sensation d'envahissement de l'espace qui caractérisent les formations germaniques), ces cordes fermes, ces bois acidulés, ces cors et ces trombones secs et cette trompette perçante, tout cela fleure bon la Bohème à laquelle le chef a renoncé.
Cette Sixième est en fait cousine de celle de Kirill Kondrachine bien plus que de celle de Bernard Haitink. Pour autant elle occupe une place assez unique dans la discographie, Kondrachine faisant preuve d'une noirceur radicale, alors que Kubelik, sans éluder la violence panique de l'œuvre, chante la Sixième avec un accent tchèque et l'enracine dans une sensibilité paysagiste qui tisse des liens avec les Première, Troisième, Quatrième et Septième symphonies.
Énergique et tendue, fusante dans l'Allegro, démoniaque dans le Scherzo, tendre et fluide dans l'Andante, explosive dans le Finale, cette Sixième ne remplace pas les visions plus distendues et profondes de Bernstein, Haitink ou Tennstedt, mais la réciproque n'est pas moins vraie.


Mahler: Symphony No.6
Mahler: Symphony No.6
Prix : EUR 6,95

5.0 étoiles sur 5 L'irremplaçable sixième smphonie de Mahler par Kubelik, 6 juillet 2016
Ce commentaire fait référence à cette édition : Mahler: Symphony No.6 (CD)
Rafael Kubelik fut pour Deutsche Grammophon, avec Leonard Bernstein (Columbia/CBS), Georg Solti (Decca) et Bernard Haitink (Philips), un des quatre premiers « intégralistes » mahlériens du disque.
Le partage était clair : Bernstein et Solti déchaînaient des interprétations bouillonnantes présentant un Mahler agité, Haitink et Kubelik déposaient des lectures mesurées, sages, retenues.
En fait, les quatre ont été considérés comme des références, à juste titre, en particulier pour les symphonies n° 3, 6, 7 et 8, où ils n'avaient quasiment pas de devanciers.
À l'écoute de cette Sixième (comme de la Cinquième ou encore de la Septième), cette image d'un Kubelik « centriste » demande à être sérieusement révisée.
Tout d'abord, on est immédiatement saisi par le son orchestral qu'il a façonné, dont les racines ne se trouvent certainement pas en Bavière mais courent bien plus à l'est : ces pupitres aux timbres nettement contrastés et localisés (sans cette sensation d'envahissement de l'espace qui caractérisent les formations germaniques), ces cordes fermes, ces bois acidulés, ces cors et ces trombones secs et cette trompette perçante, tout cela fleure bon la Bohème à laquelle le chef a renoncé.
Cette Sixième est en fait cousine de celle de Kirill Kondrachine bien plus que de celle de Bernard Haitink. Pour autant elle occupe une place assez unique dans la discographie, Kondrachine faisant preuve d'une noirceur radicale, alors que Kubelik, sans éluder la violence panique de l'œuvre, chante la Sixième avec un accent tchèque et l'enracine dans une sensibilité paysagiste qui tisse des liens avec les Première, Troisième, Quatrième et Septième symphonies.
Énergique et tendue, fusante dans l'Allegro, démoniaque dans le Scherzo, tendre et fluide dans l'Andante, explosive dans le Finale, cette Sixième ne remplace pas les visions plus distendues et profondes de Bernstein, Haitink ou Tennstedt, mais la réciproque n'est pas moins vraie.


Mahler: Symphony No. 6 'Tragische' by Kubelik, Rafael (2014-04-08?
Mahler: Symphony No. 6 'Tragische' by Kubelik, Rafael (2014-04-08?
Proposé par FHL Store
Prix : EUR 47,62

5.0 étoiles sur 5 L'irremplaçable sixième smphonie de Mahler par Kubelik, 6 juillet 2016
Ce commentaire fait référence à cette édition : Mahler: Symphony No. 6 'Tragische' by Kubelik, Rafael (2014-04-08? (CD)
Rafael Kubelik fut pour Deutsche Grammophon, avec Leonard Bernstein (Columbia/CBS), Georg Solti (Decca) et Bernard Haitink (Philips), un des quatre premiers « intégralistes » mahlériens du disque.
Le partage était clair : Bernstein et Solti déchaînaient des interprétations bouillonnantes présentant un Mahler agité, Haitink et Kubelik déposaient des lectures mesurées, sages, retenues.
En fait, les quatre ont été considérés comme des références, à juste titre, en particulier pour les symphonies n° 3, 6, 7 et 8, où ils n'avaient quasiment pas de devanciers.
À l'écoute de cette Sixième (comme de la Cinquième ou encore de la Septième), cette image d'un Kubelik « centriste » demande à être sérieusement révisée.
Tout d'abord, on est immédiatement saisi par le son orchestral qu'il a façonné, dont les racines ne se trouvent certainement pas en Bavière mais courent bien plus à l'est : ces pupitres aux timbres nettement contrastés et localisés (sans cette sensation d'envahissement de l'espace qui caractérisent les formations germaniques), ces cordes fermes, ces bois acidulés, ces cors et ces trombones secs et cette trompette perçante, tout cela fleure bon la Bohème à laquelle le chef a renoncé.
Cette Sixième est en fait cousine de celle de Kirill Kondrachine bien plus que de celle de Bernard Haitink. Pour autant elle occupe une place assez unique dans la discographie, Kondrachine faisant preuve d'une noirceur radicale, alors que Kubelik, sans éluder la violence panique de l'œuvre, chante la Sixième avec un accent tchèque et l'enracine dans une sensibilité paysagiste qui tisse des liens avec les Première, Troisième, Quatrième et Septième symphonies.
Énergique et tendue, fusante dans l'Allegro, démoniaque dans le Scherzo, tendre et fluide dans l'Andante, explosive dans le Finale, cette Sixième ne remplace pas les visions plus distendues et profondes de Bernstein, Haitink ou Tennstedt, mais la réciproque n'est pas moins vraie.


Bruckner : Symphonie n° 8
Bruckner : Symphonie n° 8
Prix : EUR 18,00

3 internautes sur 3 ont trouvé ce commentaire utile 
4.0 étoiles sur 5 un enregistrement de concert exceptionnel, affecté par un problème de prise de son, 5 juillet 2016
Achat vérifié(De quoi s'agit-il ?)
Ce commentaire fait référence à cette édition : Bruckner : Symphonie n° 8 (CD)
Il existe désormais cinq exécutions de la symphonie numéro 8 de Bruckner sous la direction de Karl Böhm publiées officiellement : l'enregistrement en studio de Deutsche Grammophon avec l'Orchestre philharmonique de Vienne, et quatre captations de concert. Celle-ci est à l'heure actuelle le plus ancien document, tout en étant relativement tardif dans la carrière de Böhm (1969). Les cinq enregistrements s'étalent donc sur une période assez brève (1969-1978), si bien qu'on ne s'étonnera pas que la direction du chez soit constante. Les quatre concerts tournent autour de 72-73 minutes tandis que pour le disque il s'offre quelques minutes dans les deux derniers mouvements (80 minutes au total), sans que cela change quoi que ce soit au fond : une lecture active mais non narrative, un premier mouvement lapidaire, une coda du finale aspirée vers le haut mais exceptionnellement transparente.
La comparaison se porte donc sur des détails et non sur l'ensemble, puisqu'aucun de ces enregistrements n'est un document unique de Böhm dans cette œuvre. Celui-ci est le seul avec l'Orchestre philharmonique de Berlin : il est donc marqué par les caractéristiques de ce dernier, en particulier cuivres au son énorme et aux timbres unifiés (autrement dit sans les grains timbriques de Vienne), d'un effet ravageur dans les tutti, mais aussi par des timbales qui ne s'extraient pas d'un rôle de soutien en arrière-plan de l'image sonore. Böhm impose une netteté rythmique dans les limites du style propre à l'orchestre, qui aime produire le son progressivement. Comme dans tous les enregistrements de concert de Böhm de la Huitième, le scherzo est plus fluide et chantant que dans la version de studio, dont elle est le point faible, ce qui n'est pas sans conséquences sur l'équilibre global de l'œuvre.
Ce disque est donc à deux doigts de détrôner le disque DG comme meilleure version Böhm (sachant que le disque DG fait partie des deux ou trois meilleures versions de l'œuvre). L'enregistrement de concert, sans être audiophile (en particulier la dynamique est assez restreinte, minimisant les cuivres), est subjectivement assez plaisante... sauf que la coda de l'Adagio et le Finale sont défigurés par les tubas wagnériens, que les ingénieurs n'ont pas réussi à capter correctement.
Bilan des courses : malgré ma réserve sur le scherzo, je continue de préférer la version DG, juste devant l'enregistrement avec l'Orchestre de la Tonhalle de Zurich (qui a ses inconditionnels mais où l'orchestre n'a pas l'étoffe des philharmonies viennoise et berlinoise) et le présent témoignage de Berlin.


Bruckner:Symphony No.8
Bruckner:Symphony No.8
Proposé par dodax-online-fr
Prix : EUR 11,17

5.0 étoiles sur 5 Aux sommets de la discographie, 25 juin 2016
Ce commentaire fait référence à cette édition : Bruckner:Symphony No.8 (CD)
(Ce commentaire porte sur la symphonie n°8 de Bruckner par l'Orchestre philharmonique de Vienne sous la direction de Karl Böhm (Deutsche Grammophon.)
Karl Böhm se voulait straussien et mozartien avant tout. C'est pourtant à Beethoven, Wagner et Bruckner que la clarté et la droiture apprises auprès du Bavarois et cultivées avec le Salzbourgeois ont le plus profité. En témoigne cette 8° de Bruckner, parfaitement incontournable.
Le premier mouvement, un des plus rapides de la discographie, est aussi un des plus cinglants, et des meilleurs, proche de l'idéal. Le scherzo est le point faible de ce disque : Böhm, comme d'autres, le confond avec celui de la septième, vraiment violent et agressif, alors que celui de la 8° est bien davantage un moment de divertissement, non exempt de doutes et d'angoisses, mais en tout cas du bombardement démoniaque du scherzo de la 7°. Ce travers est souligné par la dureté et la rigidité des bois viennois de l'époque.
Les deux derniers mouvements rachètent au centuple ce relatif faux pas. L'adagio progresse avec une cohérence, une stabilité coercitives ; l'arche est parfaitement dessinée.
Et c'est la même sensation de contrainte inéluctable qui porte tout le finale, jusqu'à une coda d'anthologie qui va jusqu'au bout du parcours de la dernière symphonie achevée de Bruckner : jusqu'à la destruction, et ensuite jusqu'à la contemplation de l'absolu, arraché à toute contingence. À propos de cette même coda, il faut aussi souligner que Böhm fait partie des rares chefs qui, au lieu de mettre au premier plan les six répétitions par les cors du premier thème et de confondre tout le reste de l'orchestre dans un "bruit de soutien", soulève le capot de la partition pour y trouver un récit mélodique sans répétition (entendre l'ascension des trompettes juste avant les trois derniers accords). Enfin un chef qui rend justice au dessein de Bruckner, qui est évidemment de maximiser la polyphonie, pas de faire du boucan.
Deutsche Grammophon a également réédité cet enregistrement dans la "sehr cheap" série "Double" avec la 7°, son complément logique, MAIS comme Audite a depuis publié une bien meilleure 7° de Böhm avec l'Orchestre symphonique de la Radiodiffusion bavaroise, l'édition séparée de la 8° devient préférable. On est aux tout premiers rangs de la discographie, aux côtés de Günter Wand (avec l'Orchestre symphonique du NDR ou le Philharmonique de Berlin), juste avant Haitink et Boulez.


Bruckner : Symphonie n° 7 en mi majeur. Böhm.
Bruckner : Symphonie n° 7 en mi majeur. Böhm.
Prix : EUR 5,99

1 internaute sur 1 a trouvé ce commentaire utile :
5.0 étoiles sur 5 La grande Septième de Böhm, 15 juin 2016
Ce commentaire fait référence à cette édition : Bruckner : Symphonie n° 7 en mi majeur. Böhm. (CD)
Le double CD DG regroupant les 7° et 8° symphonies de Bruckner par Böhm et l'Orchestre philharmonique de Vienne me paraît absolument indispensable pour la 8°, moins pour la 7°, en particulier son premier mouvement, un peu lourd, buriné, appuyé, statique. Cet enregistrement de concert vient totalement racheter Böhm dans la 7°. L'Orchestre symphonique de la Radiodiffusion bavaroise y est excellent : discipliné, précis, d'une transparence respectée par la prise de son qui radiographie des contrechants rarement audibles. Le chef impose un mouvement continu, qui ne s'arrête pas, ne pèse pas. Böhm ne renonce certes pas à la percussion sur le sommet de l'Adagio, que je persiste à considérer comme contraire au sens de l'oeuvre, mais il nous épargne le flonflon à la Thielemann. Sa direction appelle en fait peu de commentaire, tellement elle est caractérisée par la simplicité, le naturel, ce qui est jusqu'à nouvel ordre la meilleure façon de ne pas tomber dans le contresens si courant qui consiste à confondre le ton et le parcours de la 7° avec celui de la 8°, par exemple. En conclusion, encore une très grande pièce à verser au dossier de la discographie de la 7°, si profondément bouleversée depuis la fin des années 1990.


Mahler:Symphony 3
Mahler:Symphony 3
Proposé par JAPANSTAR
Prix : EUR 26,16

1 internaute sur 1 a trouvé ce commentaire utile :
5.0 étoiles sur 5 une lecture extrêmement juste et vivante de la Troisième, 28 mai 2016
Ce commentaire fait référence à cette édition : Mahler:Symphony 3 (CD)
Rafael Kubelik fut pour Deutsche Grammophon, avec Leonard Bernstein (Columbia/CBS), Georg Solti (Decca) et Bernard Haitink (Philips), un des quatre premiers « intégralistes » mahlériens du disque.
Le partage était clair : Bernstein et Solti déchaînaient des interprétations bouillonnantes présentant un Mahler agité, Haitink et Kubelik déposaient des lectures mesurées, sages, retenues.
En fait, les quatre ont été considérés comme des références, à juste titre, en particulier pour les symphonies n° 3, 6, 7 et 8, où ils n'avaient quasiment pas de devanciers.
Les décennies qui ont suivi ont vu l'industrie phonographique se découvrir une passion pour Mahler. La multiplication des publications a nécessairement relativisé les mérites des premiers venus, et en particulier de Kubelik. Il est d'ailleurs significatif que Kubelik soit le seul qui n'ait pas remis son ouvrage sur le métier (que l'on songe à l'abîme qui sépare les deux cycles de Bernstein et Haitink).
Au tournant des années 2000, cependant, Audite put exploiter des archives de concert de la Radiodiffusion bavaroise, dont l'orchestre avait été le partenaire de Kubelik (son chef principal de 1961 à 1979) dans son périple mahlérien. Il en résulta une « intégrale parallèle », ou presque intégrale car la Quatrième y manque, mais étendue au Chant de la terre, absent de l'intégrale DG.
Dans bien des cas, c'est l'occasion de revoir – à la hausse – l'appréciation des interprétations mahlériennes de Kubelik.
Cette Troisième a été captée le 20 avril 1967, soit un mois avant les séances d'enregistrement DG.
Non seulement il y a plus de vie qu'en studio, mais les intentions mêmes de Kubelik semblent plus claires. Dans la légèreté de la matière orchestrale comme dans la façon dont l'oeuvre entière se déploie à partir de l'agencement de "petites choses" (notes, phrases, timbres) à l'échelle locale, se fait jour un air de famille avec d'autres grands chefs, tel Karel Ancerl, plus nettement que dans les studios de la DG.
Nul gigantisme à la Bernstein ou Chailly. Kubelik mise au contraire sur la simplicité (comme s'il cherchait, et trouvait, le chemin le plus court pour aller d'un point à un autre, la solution la plus élégante à un problème) et sur une certaine légèreté du tissu orchestral. Cela nous vaut une diction claire, évidente, sobre et presque lapidaire par moments. Le deuxième mouvement est exemplaire par l'enchaînement des phrases. Kubelik ralentit, mais juste quand il faut et aussi longtemps qu'il faut, mais pas un instant de plus. De même, tel instrument apporte un rai de lumière ou une ombre pile au bon moment et juste autant qu'il faut. De tout cela il résulte une impression que la musique s'écoule sans entraves, avec la fluidité et la clarté d'un ruisseau à peine sorti de la source.
Ces qualités de mesure pourraient faire croire à une interprétation du juste milieu. C'est vrai, mais il faut alors se débarrasser des connotations péjoratives d'une telle caractérisation. Le chef ne fait aucun choix outré, mais la réalisation, elle, n'a rien de neutre ni d'indifférent. Cette Troisième est remarquable d'allant, de vie, de fraîcheur.
Il arrive que mon attention se relâche pendant les deuxième et troisième mouvements, après l'immense premier. Rien de tel ici, grâce à l'art avec lequel Kubelik maintient un état d'alerte. Et pourtant, le premier mouvement est tout sauf de l'eau tiède.
Marjorie Lawrence est admirable dans son Lied, et plus admirable encore est la communication qui s'établit entre elle et le chef, et dont on croit ressentir encore le souvenir dans tel contre-chant de violoncelle au début du Finale.
Un Finale anthologique, lui aussi, et lui aussi dégraissé, dénudé, réduit à sa plus simple et frémissante expression (un mouvement où la pompe est si difficile à éviter). C'est l'occasion de noter une autre grande qualité de cette interprétation : son caractère cursif, linéaire, à court terme, qui construit le sens de l'ouvrage minute après minute, au lieu de l'avoir tranché et refermé d'avance. Le Finale est ici le contraire d'un hymne. La légère suspension qui précède la péroraison est moins une respiration formelle qu'un ultime moment de suspense narratif : jusqu'au bout, tout peut basculer dans un sens ou dans l'autre. Saisissant !
Seule la prestation du chœur féminin de la Radiodiffusion bavaroise paraît aujourd'hui un peu dépassée, les garçons de Tölz s'en tirant mieux.
Mais il n'y a pas de quoi remettre en cause l'exceptionnelle réussite de cette interprétation, dont les mots-clés sont justesse, simplicité, animation, luminosité
Cette magnifique parution occupe désormais une place de choix dans la discographie de la Troisième : après Chailly, Haitink (Amsterdam et Berlin), Bernstein (DG) et Boulez, et avant tous les autres.


Fallen Angels
Fallen Angels
Prix : EUR 17,99

6 internautes sur 7 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 Bob Dylan romantique, entre nostalgie et réalisme, 20 mai 2016
Achat vérifié(De quoi s'agit-il ?)
Ce commentaire fait référence à cette édition : Fallen Angels (CD)
Encore un album de reprises de la part de Bob Dylan, et en tant que tel une anecdote plutôt qu'un événement, d'autant plus que le matériau provient de Tin Pan Alley et non du folksong.
Et pourtant... Le choix des chansons est méticuleux. Le titre de l'album l'indique : il y a un angle thématique. En fait, Bob Dylan fait ici exactement la même chose que quand il chante ses propres textes : le portrait de l'Amérique. Et quand il fait un album de reprises, c'est le portrait d'une Amérique passée, à laquelle il prête ce qui lui reste de voix, dans un regard romantique où la nostalgie et le réalisme rivalisent. Les arrangements, somptueux, mettent les chansons en perspective de façon assez fascinante. Je ne peux pas m'empêcher à ce que faisait il y a un peu plus de quarante ans un chanteur anglais qui réalisait ses disques les plus personnels en enregistrant des albums de reprises. C'était un grand admirateur de Bob Dylan et il s'appelait Bryan Ferry.
La performance vocale de Dylan est étonnante, comparée à ses prestations des quinze dernières années, au point qu'on ne pourra plus ignorer sa version de chansons pourtant déjà aussi souvent interprétées que "Come Rain or Come Shine", "All the Way" ou "It Had to Be You".


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