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pierrotpop

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Les Chansons de l'Innocence Retrouvée
Les Chansons de l'Innocence Retrouvée

32 internautes sur 32 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 Petit miracle, 21 novembre 2013
Ce commentaire fait référence à cette édition : Les Chansons de l'Innocence Retrouvée (CD)
Après une "Invitation" en demi-teinte il y a 6 ans, et après un détour du côté de Jean Genet avec Jeanne Moreau en 2010, Daho revient enfin sur le devant de la scène avec "Les Chansons de l'Innocence Retrouvée", un album mi-disco, mi-pop symphonique de très très haute volée. La gestation a été longue mais le résultat est au-delà de mes espérances : les mélodies et les arrangements sont magnifiques, les guests de grande classe (Madame Debbie Harry, Au Revoir Simone, Nile Rodgers pour le groove - excusez du peu), et surtout le chanteur pose sa voix d'une manière chaude et assumée comme jamais.
Daho a toujours été le plus britannique et le plus élégant des chanteurs français, mais il atteint ici une grâce nouvelle, une maturité artistique qui confine à la perfection. Tout semble évident dans ce disque à mi-chemin entre la pop de "Paris Ailleurs" et le classicisme de "Corps & Armes", gorgé de tubes en puissance (La Peau Dure, Les Torrents Défendus, et surtout L’Étrangère). L'album aurait même sans doute été encore meilleur en intégrant le duo avec Dominique A à la place de la version solo d'En Surface. Mais ne faisons pas la fine bouche : Daho signe ici son meilleur album après 30 ans de carrière. Peu d'artistes se bonifient de la sorte avec le temps.
Remarque sur ce commentaire Remarque sur ce commentaire (1) | Permalien | Remarque la plus récente : Jul 27, 2014 10:31 AM MEST


Racine Carrée
Racine Carrée
Prix : EUR 6,99

20 internautes sur 29 ont trouvé ce commentaire utile 
3.0 étoiles sur 5 Inégal mais intriguant, 23 août 2013
Ce commentaire fait référence à cette édition : Racine Carrée (CD)
Je le confesse, jusqu'à l'apparition de "Formidable" sur la toile cet été, j'avais snobé la carrière de Stromae dont l'insupportable "Alors On Danse" me gave encore 3 ans après sa sortie. Pourtant, avec le recul, l'album Cheese offrait déjà quelques prémices de ce titre épatant qu'est "Formidable" (notamment le dérangeant "Dodo"). Avec le temps, "Papaoutai" a fini par me rentrer dans le crâne et c'est donc avec une curiosité certaine que je me suis penché sur ce nouvel album.
Autant être honnête, ce n'est pas la claque espérée : le bonhomme a un vrai univers, un regard intéressant sur la société (malgré des textes parfois un peu maladroits), de bonnes inspirations mais musicalement, ça reste très inégal et parfois assez cheap. Outre les deux premiers singles qui tournent en boucle sur les ondes, je retiens des titres comme "Bâtard", "Tous Les Mêmes" ou "Sommeil", et avec un peu d'indulgence "AVF" (dommage que Maître Gims vienne tout gâcher, le titre aurait du rester au stade de duo avec Orelsan). "Carmen" et "Quand c'est" ne sont qu'à moitié réussis, quant à "Humain à l'eau", c'est typiquement le genre d'électro que je ne supporte pas. Reste quand même une moitié d'album de haute volée, et qui me donne suffisamment envie d'aller voir Stromae en tournée cet automne. En attendant un troisième album un peu plus mature peut-être.


Where You Stand
Where You Stand
Prix : EUR 20,79

6 internautes sur 7 ont trouvé ce commentaire utile 
4.0 étoiles sur 5 Un retour sans surprise mais convaincant, 23 août 2013
Ce commentaire fait référence à cette édition : Where You Stand (CD)
Cinq ans après son dernier opus, l'inégal Ode To J Smith aux tonalités plutôt rock, et après une jolie escapade solo de Fran Healy, les écossais de Travis reviennent avec un nouvel album qui sonne comme un retour aux sources du succès (comprendre la pop-folk FM de The Invisible Band). Si la recette n'a pas changé d'un poil, l'essentiel est là : les mélodies, la voix de Fran Healy et une production ultra-léchée. Avec au moins trois tubes en puissance ("Where You Stand", "A Different Room" et surtout le parfait "Moving"), Where You Stand n'a pas la prétention de révolutionner quoi que ce soit, juste d'apporter une touche d'optimisme et de fraîcheur à cette rentrée qui s'annonce morose.
Un disque qui respire la simplicité et la sincérité, et qui malgré quelques compositions plus faibles et quelques expérimentations minimes (la rythmique de "Another Guy" ou du très bon "New Shoes") pourrait bien se faire une place au panthéon personnel de Travis, juste derrière l'intouchable "The Man Who". Après, est-ce que le public est encore là en 2013, c'est une autre question...


Vampiric Way
Vampiric Way
Prix : EUR 3,00

10 internautes sur 10 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 Ze confirmation, 8 octobre 2012
Ce commentaire fait référence à cette édition : Vampiric Way (CD)
Avec leur premier album Birds & Drums, les rémois de The Bewitched Hands avaient déjà impressionné, alignant un disque bordélique mais jouissif, et pondant au passage une poignée de singles parfaits, ces « Work » et « Hard To Cry » qui auraient pu truster les charts outre-Manche et outre-Atlantique si le groupe n’avait pas été français. C’était déjà assez exceptionnel en soi et personne ne pensait vraiment le collectif capable de rééditer l’exploit.

Loupé ! Vampiric Way n’est pas aussi bon que Birds & Drums, il est largement mieux. Mieux composé, mieux produit, plus concis et moins éparpillé aussi. Ces gens-là aiment la pop, les chœurs, les mélodies limite ‘bubblegum’ et n’hésitent pas à piquer ce qu’il y a de meilleur chez Madness, ABBA, les Beach Boys, Pulp ou Sparks. Du coup, Vampiric Way regorge de tubes en puissance (mention spéciale à « Thank You Goodbye It’s Over » et « The Laws Of Wall »).

On regrettera juste parfois l’accent frenchy à couper au couteau d’Antonin (un peu moins frappant sur disque que sur scène) mais ne boudons pas notre plaisir : les Bewitched Hands ont sorti un des disques de l’année !


A Foot In The Door - The Best Of Pink Floyd
A Foot In The Door - The Best Of Pink Floyd
Proposé par Zu-france
Prix : EUR 9,98

30 internautes sur 31 ont trouvé ce commentaire utile 
2.0 étoiles sur 5 Exercice vain, 17 novembre 2011
Ce commentaire fait référence à cette édition : A Foot In The Door - The Best Of Pink Floyd (CD)
J'ai toujours été très tolérant vis à vis des compilations, même pour les groupes dont j'ai tous les albums : c'est une autre approche d'un univers, une sorte de raccourci facile mais parfois agréable, voire une porte d'entrée plutôt sympa (c'est par des best-of que j'ai découvert Bowie, les Beatles ou Leonard Cohen avant de me plonger dans les albums).

Mais pour Pink Floyd, il faut bien avouer que l'exercice est non seulement périlleux : il est vain. Rarement un groupe aura autant élevé le format "album" au rang d'oeuvre d'art à part entière, et chercher à couper quelques morceaux pour les recoller ensemble est complètement inutile. Sur les 2 disques d'Echoes, le précédent best-of, c'était déjà loupé, sur celui-ci c'est encore pire : la discographie de Pink Floyd est réduite à 6 albums seulement (sur 14), et de nombreux classiques sont complètement ignorés ("Astronomy Domine", "One Of These Days", "Us And Them" pour n'en citer que quelques-uns).

Ce best-of n'offre qu'une vision restrictive de l'oeuvre du groupe, écartant complètement la dimension expérimentale pour ne conserver que les titres les plus faciles d'accès. Même pas sûr que ce résumé donne envie aux néophytes d'approfondir le sujet...


Mylo Xyloto
Mylo Xyloto
Prix : EUR 6,99

23 internautes sur 35 ont trouvé ce commentaire utile 
2.0 étoiles sur 5 Le premier VRAI mauvais album de Coldplay, 25 octobre 2011
Ce commentaire fait référence à cette édition : Mylo Xyloto (CD)
On a tous nos petits plaisirs coupables en musique ' certains moins avouables que d'autres. Après deux premiers disques « dignes des grands », Coldplay fait partie depuis X&Y de cette catégorie : un groupe qui a clairement tourné le dos à ses premières aspirations pour embrasser une carrière mondiale de 'pop phenomena'. Après tout pourquoi pas ? Si X&Y est un disque ampoulé bien que comprenant quelques petites merveilles (au hasard 'Fix You' ou 'Swallowed In The Sea'), Viva La Vida est un excellent album, le parfait grand écart entre réussite artistique et commerciale (ce qui est suffisamment rare pour être souligné).

Malheureusement, avec Mylo Xyloto, Coldplay est passé du côté obscur de la force. On avait déjà eu un premier aperçu avec 'Every Teardrop Is A Waterfall', efficace mais à la limite de la faute de goût, on en a désormais la confirmation avec ce nouveau disque surproduit, boursoufflé, bourré de gimmicks autoparodiques (les ooohhh de 'Paradise'). Mylo Xyloto illustre parfaitement le syndrome du groupe qui a peur d'être dépassé par les événements, qui ne sait plus comment vivre son succès ni comment avancer musicalement. Un groupe paumé qui voudrait être à la fois Radiohead et U2 tout en touchant le public de Justin Bieber et Lady Gaga. Pour les deux derniers points ce sera sans doute réussi, pour les deux autres, c'est franchement loupé.

Et si la bande à Bono avait réussi à se réinventer brillamment avec Achtung Baby, la bande à Chris Martin a clairement sauté les étapes et est passé directement à Pop sans passer par la case Zooropa. Un mauvais disque, racoleur au possible, sans âme, et dont ne surnagent qu'une ou deux belles choses ('Hurts Like Heaven' ou 'Major Minus').
Remarque sur ce commentaire Remarque sur ce commentaire (1) | Permalien | Remarque la plus récente : Oct 26, 2011 2:45 PM MEST


The King of Limbs (Vinyle)
The King of Limbs (Vinyle)
Prix : EUR 26,97

1 internaute sur 2 a trouvé ce commentaire utile :
2.0 étoiles sur 5 Dans les limbes..., 21 octobre 2011
Ce commentaire fait référence à cette édition : The King of Limbs (Vinyle) (Album vinyle)
Radiohead fait partie de ces groupes dont j'achète tous les albums les yeux fermés depuis 1995. Leur évolution au fil des années m'a séduit, et si 'The Bends' et 'OK Computer' restent à mes yeux leurs meilleurs albums, leur discographie est sans doute (avec celle de R.E.M.) l'une des plus belles de la musique moderne. L'annonce de l'arrivée de 'The King Of Limbs' en début d'année était donc une belle surprise : j'ai adoré 'In Rainbows' et si j'ai trouvé le groupe particulièrement froid et peu touchant lors de leur dernière tournée, l'idée que Radiohead devienne définitivement plus un groupe de studio que de scène ne me dérangeait pas.

Mais voilà, avec ce nouveau disque, Radiohead déçoit et pas qu'un peu. Les premières écoutes en mp3 ne m'ont pas emballé. Puis est arrivé le CD avec l'édition 'newspaper'. Quelques écoutes sur la chaîne, puis au casque, en ne faisant rien, en faisant la vaisselle, en gratouillant le chat... Et rien. Absolument rien qui se passe. Aucune mélodie qui ressort, aucune émotion ressentie.

'The King Of Limbs' sonne creux. A force de trop vouloir intellectualiser leur démarche, Radiohead a perdu toute spontanéité et tout plaisir. Le plaisir à prendre en jouant de la musique, et le plaisir à donner aux auditeurs. Reste à savoir si c'est temporaire ou définitif...


Noel Gallagher'S High Flying Birds
Noel Gallagher'S High Flying Birds
Prix : EUR 6,99

5 internautes sur 5 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 Le sens du classicisme, 21 octobre 2011
Ce commentaire fait référence à cette édition : Noel Gallagher'S High Flying Birds (CD)
En tant que fan d'Oasis depuis 1994, j'ai l'impression d'avoir attendu ce premier album solo de Noel toute ma vie - du moins depuis les premières faces-B où il s'est emparé du micro, et surtout depuis le coup d'éclat de The Masterplan. Bien sûr, la crainte d'être déçu était là, Noel n'a plus 27 ans, et si les derniers albums d'Oasis étaient plutôt pas mauvais (surtout Dig Out Your Soul), on était quand même loin du génie des débuts.

Puis est arrivé "The Death Of You & Me", premier single impeccable (une resucée de "The Importance Of Being Idle" certes mais en mieux). Et là, tous les fantasmes étaient permis : enfin, Noël allait sortir son disque de songwriter, classique, british et intemporel. Confirmation avec "If I Had A Gun", son incroyable mélodie qui colle aux tympans et ses choeurs qui n'en finissent pas de s'élever. Puis arriva "AKA... What A Life", une sorte d'OVNI sorti de nulle part, sans doute en partie chipé aux Happy Mondays.

Trois titres, trois claques, et la question : est-ce que Nono avait brûlé toutes ses cartouches avant la sortie du disque ? Réponse : non. High Flying Birds est bien le classique espéré, enchaînant dix tueries avec une aisance effarante. Bien sûr, Noel l'a joué 'safe', pas ou peu de surprises, beaucoup de références aux incontournables de la musique anglaise (les Kinks au premier plan), mais il y a quand même quelques touches qu'on n'aurait pas pu espérer sur un album d'Oasis, notamment l'envolée orchestrale du magnifique 'Everybody's On The Run'.

Assez curieusement, les titres les moins intéressants sont les plus anciens, 'Stop The Clocks' et 'Record Machine' : le reste frôle la perfection et on attend avec impatience le deuxième disque plus expérimental promis pour l'an prochain...


Pink Floyd: Discovery
Pink Floyd: Discovery

37 internautes sur 40 ont trouvé ce commentaire utile 
4.0 étoiles sur 5 Another box in the wall, 4 octobre 2011
Ce commentaire fait référence à cette édition : Pink Floyd: Discovery (CD)
Avant toute chose, quelques petits bémols sur la forme : le coffret est sobre (pour ne pas dire triste), le livret d'accompagnement compile des visuels alternatifs mais fait l'impasse complète sur l'histoire du groupe (des notes explicatives pour chaque album, l'évolution du son, les tensions entre les membres, etc... auraient été le summum). Sur le fond ensuite, vu le prix de la bête, on aurait aimé avoir un disque compilant les premiers singles (Arnold Layne, See Emily Play) ainsi que les lives officiels (Pulse, Delicate Sounds Of Thunder...). Là on aurait pu parler d'intégrale digne de ce nom.

A côté de ça, quel plaisir de redécouvrir la discographie de Pink Floyd avec un bon son et de jolis digipacks aux couleurs bien pétantes. La remasterisation est excellente (Meddle est particulièrement fantastique), et les disques originaux sont intouchés (pas de démos cheap qui viennent encombrer la fin de chaque CD), à la manière de l'intégrale des Beatles parue l'an dernier. Les fans complétistes se tourneront plutôt sur les maxi-éditions de DSOTM/WYWH/The Wall, mais pour tout amateur de musique qui aurait fait l'impasse sur tel ou tel disque de Pink Floyd, voilà un excellent moyen de combler ses lacunes.
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Sirens EP
Sirens EP

5.0 étoiles sur 5 Sisters are doin' it for themselves !, 30 septembre 2011
Ce commentaire fait référence à cette édition : Sirens EP (Téléchargement MP3)
Trois soeurs pour un girls-group dans la plus pure tradition des 60s. Avec ce premier EP, les Langley Sisters confirment tout le bien que l'on pensait du CD de démos qu'elles vendent depuis quelques années à leurs shows. Produit par le mari d'une des frangines, le génial Ed Harcourt, "Sirens" vaut d'abord pour ses deux premiers titres : "The Arsonist's Daughter", ballade mariachi que l'on jurerait chipée à Calexico, et le mélancolique "Sing For My Supper". Le troisième titre, une reprise du "No One Knows" de Queens Of The Stone Age est juste sympathique (et à des années lumière de celle de Divine Comedy). Par contre, le dernier morceau, "Tolita", surprend avec 7 minutes torturées et beaucoup plus produites, mélange improbable entre Dusty Springfield et Nick Cave. On attend désormais avec impatience le premier album (et la tournée ?).


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