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Commentaires écrits par
Alwenn

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Mon coffret pour apprendre à lire et à écrire
Mon coffret pour apprendre à lire et à écrire
par Marie Christine Olivier
Edition : Relié
Prix : EUR 14,99

Aucun internaute (sur 2) n'a trouvé ce commentaire utile :
4.0 étoiles sur 5 Premiers pas en lecture, 13 décembre 2012
Ce commentaire fait référence à cette édition : Mon coffret pour apprendre à lire et à écrire (Relié)
Cette petite boîte carrée a de la ressource : l'enfant peut appréhender la lecture et la formation des mots sous un angle plutôt ludique. Je dis "plutôt" ludique car seul, il est possible que l'enfant s'en désintéresse. Avec l'appui d'un adulte, le jeu peut se mettre plus facilement en place. Les petits magnets offrent de multiples possibilités de formation des mots, mais personnellement je les ai trouvés un peu petits et pas toujours très maniables. Le grand plus est à mon sens l'aspect effaçable de la petite tablette. L'enfant peut essayer, se tromper, faire à nouveau etc. C'est moins scolaire que ça peut en avoir l'air. En somme, un coffret qui peut apparaître comme relevant du parascolaire, mais que les parents peuvent détourner en fonction de l'intérêt de l'enfant.


Vulli Corbeille de Naissance - Sophie La Girafe
Vulli Corbeille de Naissance - Sophie La Girafe

4.0 étoiles sur 5 Un indémodable !, 13 décembre 2012
Ce commentaire fait référence à cette édition : Vulli Corbeille de Naissance - Sophie La Girafe (Puériculture)
Petite corbeille idéale à offrir en cadeau de naissance. Outre l'indémodable Sophie, un petit anneau pour les dents qui sent agréablement la vanille, un doudou à l'effigie de la girafe, qui, comme son nom l'indique est vraiment tout doux, un petit bavoir et la corbeille. L'ensemble est très mignon. J'émettrai cela dit un doute sur le biberon. Je ne suis pas sûre que toutes les tétines y soient adaptables. Mais ce bémol mis à part, l'ensemble présente très bien et fera craquer bébé autant que maman !


Hymnes à la haine
Hymnes à la haine
par Dorothy Parker
Edition : Poche
Prix : EUR 6,70

1 internaute sur 2 a trouvé ce commentaire utile :
3.0 étoiles sur 5 Dorothy Parker ou de la modernité surannée, 4 mai 2011
Ce commentaire fait référence à cette édition : Hymnes à la haine (Poche)
Commentaire d'un membre du Club des Testeurs Amazon (De quoi s'agit-il?)
Hymnes à la haine est un court recueil de poèmes qui nous plonge dans l'ironie la plus mordante et jubilatoire. Dorothy Parker y clame ses humeurs, ses amertumes, ses haines (forcément!) avec un ton piquant et une acuité étonnnante. Même si beaucoup de situations sont datées, le lecteur parvient à dénicher des défauts qui sont encore, et toujours, tellement d'actualité. Ces petits portraits au vitriol teintés d'humour n'ont rien à envier aux intemporels Caractères de La Bruyère. Finalement, ce qui ne me permet pas de mettre 5 étoiles à cette petite friandise acide, c'est de ne pas avoir le texte original en face (l'édition de ce texte gagnerait tellement !) et que le procédé utilisé par Dorothy Parker soit finalement un peu répétitif. Mais à picorer de temps en temps, pour laisser libre cours à ses propres élans haineux, rien que de très réjouissant que cet Hymne à la haine !


La mort naturelle
La mort naturelle
par Agnès Olive
Edition : Broché
Prix : EUR 18,00

Aucun internaute (sur 2) n'a trouvé ce commentaire utile :
3.0 étoiles sur 5 Et pourtant..., 19 septembre 2010
Ce commentaire fait référence à cette édition : La mort naturelle (Broché)
Commentaire d'un membre du Club des Testeurs Amazon (De quoi s'agit-il?)
Hum... M'est avis que les ressentis sur ce livre vont être tranchés. On va aimer, ou on va détester. Je crois que je vais me positionner tout de suite : j'ai aimé.

Pourtant, ce roman avait tout pour me crisper en apparence : une banale histoire de triangle amoureux, presque vaudevillesque, la maîtresse, l'amant, l'épouse. Bon. Pas de quoi casser trois pattes à un canard a priori. Et, pour être honnête, a posteriori non plus. Et puis, surtout, une écriture abrupte, hachée, qui fait la part belle (?) aux élisions intempestives de négations, aux répétitions, à un registre de langue familier, cru, et un manque apparent de style que des phrases rapides et triviales vous jettent à la figure. Sans compter en outre un positionnement plus qu'étrange du narrateur dans son statut par rapport aux personnages (et ça, en revanche, ça m'a agacée jusqu'au bout...)

Pourtant, oui pourtant, malgré ces défauts qui d'ordinaire m'insupportent, m'horripilent, et sont absolument rédhibitoires sur mon envie de lecture, je me suis retrouvée embarquée malgré moi dans ce flot et dans ce rythme.

Même si je ne peux pas dire que le personnage de Marie m'ait touchée, j'ai au moins été touchée par l'histoire avec son amant. Et pourtant (oui, encore pourtant !), rien que de très ordinaire dans cette relation. Mais je ne sais pas. Cette « mort naturelle », qui donne le titre du roman, a su faire vibrer en moi une corde sensible. Le roman se lit d'une traite, dans un souffle. Les mots semblent jetés pêle-mêle sur le papier. On a presque l'impression dans un premier temps que c'est une mauvaise blague. Que le livre n'a pas été relu. Ou bien que se faire publier en l'état est une insulte à ce qu'on nomme « littérature ». Et pourtant. Il y a, quand on se laisse porter par la plume vulgaire (au sens étymologique du terme) d'Agnès Olive, une résonnance qui finit par trouver son chemin chez le lecteur. On peut presque vibrer avec Marie. Et comme Marie, quand elle est émue, on peut être foutue. C'est exactement ce qu'il s'est passé pour moi. Je me suis fait avoir.

Oh, bien sûr, je ne vais sans doute pas garder un souvenir impérissable de cette lecture. Et je ne renie pas l'agacement que ses défauts ont provoqué en moi. Mais j'ai tout de même passé un agréable moment. J'ai tout au moins vécu une expérience de lecture pour le moins originale, car on m'aurait dit que j'aurais accroché avec un tel type de narration, j'aurais ri à gorge déployée. Comme quoi, les lois de la lecture sont impénétrables !


Les bulles
Les bulles
par Claire Castillon
Edition : Broché
Prix : EUR 17,10

7 internautes sur 8 ont trouvé ce commentaire utile 
1.0 étoiles sur 5 Génération(s) désenchantée(s) ?, 5 septembre 2010
Ce commentaire fait référence à cette édition : Les bulles (Broché)
Commentaire d'un membre du Club des Testeurs Amazon (De quoi s'agit-il?)
Je fais la connaissance de Claire Castillon avec ce recueil de nouvelles, "Les bulles". La quatrième de couverture me paraissait alléchante. Et pleine d'enthousiasme à l'idée de découvrir une plume nouvelle, j'ai commencé à lire.

Et là, surprise : j'ai dû de nombreuses fois reposer le recueil pour ne pas sombrer dans le dégoût. Ni l'écriture, ni les thèmes ne m'ont plu. Le système narratif est identique d'une nouvelle à l'autre. Procédé voulu sans doute, mais d'un répétitif qui confine à l'absence d'originalité.

"Les bulles" aurait pu être un nouveau Caractères de La Bruyère. On en est loin. Très loin. Ça se veut acerbe et ce n'est finalement que méchant. Ça se veut ironique, et ça n'est finalement que fiel et attaques aveugles gratuites. Certaines nouvelles m'ont presque amenée jusqu'au bord de la nausée. Certains aspects évoqués sont malsains, pervers. L'auteur a dû vouloir frôler le politiquement incorrect. C'est juste navrant.

Je ne fais indubitablement pas partie du public visé par cette littérature, et que d'autres aiment ou aient aimé, je peux comprendre. Pour ma part, désillusion totale. J'ai à peine pu esquisser un sourire. Ou alors un sourire de regret à lire si peu de positif. A ne pas lire un soir de déprime : ça vous ferait perdre tout sentiment d'espérance en l'être humain.


Les Psaumes d'Isaak, tome 1 : Lamentation
Les Psaumes d'Isaak, tome 1 : Lamentation
par Ken Scholes
Edition : Broché
Prix : EUR 22,00

9 internautes sur 13 ont trouvé ce commentaire utile 
4.0 étoiles sur 5 Un premier tome prometteur et envoûtant, 25 août 2010
Ce commentaire fait référence à cette édition : Les Psaumes d'Isaak, tome 1 : Lamentation (Broché)
Commentaire d'un membre du Club des Testeurs Amazon (De quoi s'agit-il?)
De la Fantasy, je n'ai lu que Le seigneur des Anneaux de Tolkien, le Maître, et L'assassin royal de Robin Hobb, que j'ai littéralement dévoré et adoré (et que je vénère même, je pourrais dire...). Maigre éventail donc, en regard de ce que d'autres lecteurs peuvent connaître du genre... Ainsi, lorsque j'ai lu la présentation de l'éditeur, qui annonce Les psaumes d'Isaak comme le couronnement de ces sagas maîtresses, en y ajoutant des références à d'autres classiques du genre, j'ai tout de suite été tentée.

Ma première approche a été laborieuse, je dois avouer : malgré un début in medias res qui plonge immédiatement le lecteur dans l'univers du roman, je me suis heurtée au style de l'auteur, que j'ai d'abord commencé par trouver quelque peu dépouillé et dépourvu de corps. Mais je me suis souvenue que L'assassin royal avait eu exactement cet effet sur moi, et que pourtant, aujourd'hui, je place cette série sur un piédestal. Dans ce genre de littérature, on est en plein dans le topique valéryen figuré par la phrase « La marquise sortit à cinq heures », avec moult descriptions de déplacements, de réflexions, d'actions détaillées, et même (ce qui m'avait également interpellée dans L'assassin royal...) de nourritures et boissons ingérées. Je dois dire que ça m'agace très souvent au début.

Et puis... et puis on rentre peu à peu dans l'univers et l'écriture, et on se laisse balader. Doucement.

Le rythme des premières pages m'a paru un peu paresseux. Le temps que la galerie des personnages brossés dans cette histoire prenne place sur l'échiquier d'influences et de sentiments sur lequel repose l'intrigue.
Ces personnages manquent d'ailleurs un peu d'étoffe à mon sens. Pas ou très peu de figures charismatiques, des psychologies esquissées maladroitement, des rapports stéréotypés. Le seul qui tire habilement son épingle du jeu, et finement, je trouve, c'est Isaak. Je me suis très vite attachée au mécaserviteur, qui aurait pu être le moins « civilisé » des personnages, et qui se révèle finalement plus profond et plus sensible que d'autres. Il aurait presque pu m'arracher une larmichette parfois. Neb est intéressant lui aussi, et semble prometteur. Mais dans l'ensemble, il est vrai qu'il ne faudra pas demander au roman de nous servir des protagonistes aux forts ascendants (à moins qu'ils ne se révèlent dans les tomes qui vont suivre ?)

Le procédé narratif peut également de prime abord paraître éculé : une valse entêtante de focalisations sur les divers protagonistes, qui enchaînent rapidement leurs pas de danse au gré de courtes parties à l'intérieur des chapitres. En réalité, le roman est un modèle de page-turner, le lecteur étant happé systématiquement par des cliffhangers efficaces. Le plus redoutable étant de devoir patienter pour que la ronde des personnages revienne sur le rebondissement où l'on s'était arrêté.

Quand, en outre, la toile tissée des intrigues prend peu à peu place dans le vaste réseau des personnages, et que l'on commence à comprendre les implications et les rôles des uns et des autres, sans toutefois en saisir pleinement l'importance, et surtout, les motivations, on obtient une histoire qui gagne peu à peu en consistance.
Dumas n'aurait pas renié ce style feuilletonesque auquel le lecteur ne peut qu'adhérer. Suspense maîtrisé, curiosité attisée (pour ne pas dire enflammée !), et la valse se transforme rapidement en gigue. On veut savoir, on veut comprendre, on veut connaître la suite.

Et en parlant de comprendre, même si l'auteur présente un univers plutôt original, on aimerait en savoir un peu plus sur les rouages de ce monde, son histoire. J'espère sincèrement que les opus suivants développeront cet aspect des choses, car de manière succincte, on sent poindre dans ce premier tome le potentiel de cet univers. Dont certains pans demeurent encore malheureusement nébuleux pour l'instant. Toutefois, l'alliance singulière de magie et de science, dans un monde qui emprunte à la fois à la Renaissance humaniste (soif de connaissance et préservation du Savoir), mais aussi à l'obscurantisme médiéval/ancestral avec les enchantements et la magie, mérite d'être notée positivement.

Ainsi, malgré quelques défauts apparents, que les lecteurs subiront plus ou moins gracieusement, on se laisse très vite griser par cette comédie des masques. Manipulations, faux-semblants, désillusions, surprises et révélations, tout s'enchaîne sur un champ de manoeuvres de dissimulations, sur lequel les personnages s'affrontent, sagaces, habiles, raffinés, ou... manoeuvrés.

Je me suis laissée prendre au jeu de Ken Scholes, et alors que je partais franchement peu convaincue (au bout d'une centaine de pages, je pensais lapider le livre d'un pauvre 2 sur 5), j'ai trouvé au roman des atouts séductions qui en compensaient les faiblesses (je glissais alors vers le 3 sur 5), pour finalement me laisser délicieusement duper par les intrigues. Je laisse ainsi à regret se refermer la dernière page, en gratifiant le livre d'un 4/5, et en attendant désormais la suite. Oui, je sais, je ne suis qu'une faible lectrice. J'ai goûté un fruit, mais je n'en ai eu qu'un morceau. C'est quand le prochain tome ?


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1 internaute sur 3 a trouvé ce commentaire utile :
4.0 étoiles sur 5 Pratique, 11 août 2010
Commentaire d'un membre du Club des Testeurs Amazon (De quoi s'agit-il?)
Ce support pour ordinateur portable remplit parfaitement son rôle : protéger les jambes de la chaleur. D'un gris discret, il se glisse sous l'ordinateur, et une petite plaquette encastrée permet, quand on la tire, de servir de tapis pour la souris, qui y glisse facilement.
De ce fait, il devient assez pratique de se mettre par exemple dans le canapé, de poser la tablette sur ses jambes et de surfer ou travailler en toute tranquillité.La tablette étant munie d'un revêtement anti-dérapant, le portable tient relativement bien en place, même avec un angle d'inclinaison correspondant aux jambes repliées.
Les dimensions de la tablette doivent pouvoir permettre d'accueillir tout format d'ordinateur, et, assez fine, elle doit pouvoir se glisser dans une sacoche. Peut-être cependant aurait-elle pu être un peu plus légère, compte tenu justement de son peu d'épaisseur.
Le produit est donc pratique, et rendra sûrement service à ceux qui, comme moi, aiment poser leur ordinateur portable sur leurs genoux.


LA CUILLÈRE D'ARGENT POUR LES ENFANTS. Les recettes préférées des italiens
LA CUILLÈRE D'ARGENT POUR LES ENFANTS. Les recettes préférées des italiens
par Amanda Grant. Illustrations Harriet Russell
Edition : Relié
Prix : EUR 19,95

5 internautes sur 6 ont trouvé ce commentaire utile 
3.0 étoiles sur 5 Des pâtes, des pâtes... oui, mais des recettes italiennes !, 7 août 2010
Commentaire d'un membre du Club des Testeurs Amazon (De quoi s'agit-il?)
"La cuillère d'argent" est réputée pour être la bible culinaire des Italiens. Dans l'imagination collective, la cuisine italienne, ce sont, bien évidemment, les pâtes, et la traditionnelle pizza. Oui, mais pas que.

En proposant cette édition pour enfants, "La cuillère d'argent" met à la portée des cuisiniers en herbe des recettes simples, faciles à réaliser, et qui demandent pour la plupart peu de temps de préparation. Et même si la part belle est effectivement faite aux pâtes -et à la pizza-, on découvre d'autres recettes, sans doute plus traditionnelles, mais tout aussi savoureuses. Et il y a même des desserts.

Les explications sont claires, et en suivant la recette pas à pas, l'enfant est tout à fait apte, avec l'aide parfois d'un adulte, de réaliser ces modestes plats made in Italy.

Cependant, j'ai quelques bémols à opposer à cette édition : le format du livre est peu pratique. De très grande taille, il propose certes un grand panorama sur la recette, mais pour des petites mains, c'est un peu difficile.

De plus, la typographie utilisée pour les recettes fait très "old school". Une police digne des antiques machines à écrire qui donne un côté désuet et peu moderne. C'est sans doute voulu, mais je trouve du coup que c'est peu attractif pour les enfants.

Enfin, -mais cela est affaire de goût-, les dessins proposés dans la mise en page, sont tout aussi sommaires et désuets que la typographie, de même que les photos de présentation des plats, qui manquent un peu de chaleur. On a donc un ouvrage qui se veut simple, avec peu de surenchère dans le dessin, la typographie et la mise en page, mais de ce fait, tout cela manque un peu de pétillant, de sémillant.

Il n'en reste pas moins que les recettes -finalité d'un tel produit-, sont attractives, réalisables par les enfants, et nous donnent des idées nouvelles pour nos sempiternelles pâtes. Goût des plats testés et approuvés. Il n'y aura sans doute pas que les petites mains à s'activer aux fourneaux...


Les maîtres de Glenmarkie
Les maîtres de Glenmarkie
par Jean-Pierre Ohl
Edition : Broché
Prix : EUR 20,30

3 internautes sur 3 ont trouvé ce commentaire utile 
4.0 étoiles sur 5 Ouvrez le tiroir aux aventures..., 4 juillet 2010
Ce commentaire fait référence à cette édition : Les maîtres de Glenmarkie (Broché)
Roman jubilatoire que voilà !

Tout commence par la venue sur l'île écossaise d'Islay d'un curieux prêtre, Ebenezer Krook dont le nom semble tout droit sorti d'un roman du grand Dickens... Sur cette île, la jeune Mary Guthrie, dont les genoux semblent provoquer un raz-de-marée émotionnel chez le prêtre, s'apprête à se lancer -sans le savoir encore- sur les traces d'un obscur écrivaillon du XVIIème siècle, Sir Thomas Lockhart de Glenmarkie, qui eut le bon goût de mourir de rire. De l'alternance de ces deux voix dans le récit va émerger l'aventure la plus réjouissante qui m'ait été donnée de lire depuis "L'ombre du vent" de Zafon. La comparaison ne s'arrête d'ailleurs pas à l'enthousiasme que cette lecture a provoqué en moi, puisque les livres sont au coeur-même de l'intrigue de ce passionnant "Maîtres de Glenmarkie" et que l'on y trouve une librairie hors-norme qui ne publient que les livres ayant passé l'épreuve du temps, un personnage mystérieux (Sir Thomas) sur lequel courent les rumeurs les plus folles, une histoire d'amour, une chasse au trésor, un secrétaire aux tiroirs secrets et des personnages hauts en couleur et d'un pittoresque consommé.

Tout cela donne un roman foisonnant, savoureux et incroyablement addictif. Je n'ai eu de cesse d'essayer de trouver des moments pour lire, tant j'ai été happée par l'histoire. L'écriture est fluide, fine et l'auteur a un don inouï pour les comparaisons ! Le tout est servi avec parfois un brin d'humour qui donne du corps à ce roman intrigant (je crois que j'ai rarement autant ri de si bon coeur à la lecture d'un roman. Le mordant de certaines répliques ou le caustique ce certaines situations est absolument divertissant et hilarant).

Les récits de Marie ou Ebenezer s'enchaînent prestement, et chacun d'eux ouvrent un peu plus de perspectives sur l'intrigue de fond au fur et à mesure des pages. Les pièces du puzzle se mettent en place progressivement, à l'unisson de l'ouverture par Mary des tiroirs du secrétaire de Sir Alexander, un ancêtre Glenmarkie aux moeurs dévoyées, et qui prétend avoir trouvé le trésor de Sir Thomas.

Et quand on commence presque à se fondre à notre tour dans les brumes épaisses des lochs, à travers lesquelles se glissent les silhouettes des lairds passés ou présents, voilà que l'histoire nous emmène en Espagne, en pleine guerre de 36, là où la présence d'un certain Eric Blair va venir complexifier encore un scénario déjà fouillé et subtil.

"Les maîtres de Glenmarkie" ravira donc les amateurs de romans d'aventures, dans lesquels une galerie de personnages loufoques/attachants/mystérieux/ captivent le lecteur au gré de leur destinée.
Je regrette peut-être juste le dénouement, dont la mise en abyme m'a un peu décontenancée. Et pourtant, quelle autre fin, à bien y réfléchir, pouvait mieux convenir que celle-là ? Comme une dernière pirouette, à l'instar du secrétaire aux tiroirs de Sir Alexander, le récit livre son dernier acte...

Pour les merveilleuses heures passées dans la plus agréable (quoique déstabilisante) des compagnies, je tire mon chapeau à Jean-Pierre Ohl. Son "Maîtres de Glenmarkie" n'a effectivement rien à envier aux romans d'aventure anglais du XIXème siècle !


Avril enchanté
Avril enchanté
par Elizabeth von Arnim
Edition : Poche

2 internautes sur 4 ont trouvé ce commentaire utile 
4.0 étoiles sur 5 Un printemps sous le soleil, 4 juillet 2010
Ce commentaire fait référence à cette édition : Avril enchanté (Poche)
Quel roman étonnant !

Si je devais, là, à brûle-pourpoint, essayer de le classer, je dirais qu'on a affaire là à de la chick-litt des années 20... Hum. L'expression vous laisse dubitatifs ? Et pourtant, en refermant ce charmant roman, c'est la première réflexion que je me suis fait. C'est un peu 4 drôles de dames au pays des bisounours, et en même temps, c'est caustique, piquant, ravissant et délicieux à la fois.

On aime suivre l'évolution des personnages au fil des pages (bon, même si j'admets que la Tatie Danièle du livre, Mrs Fischer, demeure pour moi un peu horripilante... ^^). Mention spéciale bien sûr pour Lotty Wilkins, qui m'a beaucoup fait rire !

Et puis se plonger à travers les descriptions dans l'Italie d'un mois d'Avril ravit au plus haut point. On en prend plein les mirettes, grâce à des touches impressionnistes de paysages plus divins les uns que les autres. Ce livre est vraiment une curiosité. Il présente dans un prisme arc-en-ciel une comédie à la fois vaudevillesque et gracieuse... Un bon moment de lecture qui ne donnera probablement au lecteur qu'une seule envie : partir aussi en Italie au mois d'Avril et trouver un château enchanté dans lequel la vie prendrait une saveur différente et plus profonde... Une jolie découverte que cet "Avril enchanté" !


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