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Contenu rédigé par Bruno R
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Commentaires écrits par
Bruno R (Belgique)

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Wild [Blu-ray]
Wild [Blu-ray]
DVD ~ Reese Witherspoon
Prix : EUR 19,99

4.0 étoiles sur 5 Un intense voyage (ré-)initiatique, 28 juillet 2015
Ce commentaire fait référence à cette édition : Wild [Blu-ray] (Blu-ray)
Une bien belle surprise que ce film. Difficile en le visionnant de ne pas avoir à l'esprit l'« Into de Wild » de Sean Penn d'il y a quelques années. Le rapprochement se limite toutefois à la thématique abordée, celle d'un voyage en solitaire dans une nature sauvage et parfois hostile. Les motivations qui sous-tendent la démarche du personnage central sont, eux, nettement différenciés ; là où le héros de Sean Penn quittait volontairement et définitivement les convenances d'une société urbaine à laquelle il préférait l'authenticité rude de la nature, Cheryl Strayed aborde ici au contraire son périple comme un exil éphémère, sorte d'exutoire salutaire pour se guérir des décombres d'une vie tourmentée. Une mère emportée précocement par un cancer, un frère souvent absent, une vie sentimentale en forme d'échec ponctuée par de nombreuses infidélités et une série de petits boulots sans fil conducteur, l'ont conduite à ressentir le besoin d'accomplir une purge de son passé.
Une purge qui épouse pour elle la forme d'une marche cathartique, un grand trail de 1000 miles dans la nature qu'elle accomplit en solitaire, où, seule face à ses douleurs passées, elle ne peut puiser qu'en elle-même la force de se les pardonner en même temps que de résister à l'envie de quitter cette marche exténuante. Entre flash-backs revenant la hanter comme des coups de dagues effilées, et recherche hésitante d'une nouvelle identité d'autant plus chancelante qu'elle doit nécessairement se bâtir sur les ruines du passé, son voyage se poursuit dans une incertitude permanente, celle d'une quête d'elle-même où tout se questionne, se gagne ou s'égare, dans un seul désir de s'extirper du brouillard de sa vie.
Reese Witherspoon campe avec ce qu'il faut d'émotion et de fragilité ce personnage engagé dans un road-trip introspectif, peu épargnée par la rudesse de la nature qu'elle affronte, une natutre qui ne manque d'ailleurs pas de laisser ses traces sur elle, autant au corps qu'à l'esprit. Une bande-son ponctuée des premières notes entêtantes d'El Condor Pasa ponctue le rythme lent d'un film qui suit son héroïne dans ce qui ressemble à un voyage (ré-) initiatique au milieu de paysages désolés où l'âme se heurte et se forge. Un beau film, remarquablement interprété, qui ne souffre pas de la comparaison avec « Into the wild » et parvient à inspirer une émotion à l'image de la nature qu'elle illustre ; rude, sauvage et authentique. A voir sans hésiter.


Godzilla - Blu-Ray + DIGITAL Ultraviolet [Blu-ray + Copie digitale]
Godzilla - Blu-Ray + DIGITAL Ultraviolet [Blu-ray + Copie digitale]
DVD ~ Aaron Taylor-Johnson
Prix : EUR 14,99

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2.0 étoiles sur 5 Bon blu-ray pour un film moyen, 8 juillet 2015
Ce commentaire fait référence à cette édition : Godzilla - Blu-Ray + DIGITAL Ultraviolet [Blu-ray + Copie digitale] (Blu-ray)
Après « King Kong contre Godzilla », l’Oncle Sam revisite à son tour les classiques nippons en nous servant cette fois « Godzilla contre Muto ». Bon, qu’on vous explique : les Mutos, ce sont ces vilaines bestioles à 6 pattes d’une centaine de mètres de haut, nées aux alentours des centrales nucléaires japonaises, et qui carburent à l’énergie atomique en guise de biberon. Moins écolo que le lait, mais plus fortifiant, comme en témoigne le carnage qu’ils engendrent. Car pas sympas, les Mutos ; sitôt nés, ils dévastent tout sur leur passage. Sans parler de la détestable habitude alimentaire qu’ils ont de fracasser tout ce qui ressemble à une source d’énergie nucléaire pour s’en sustenter : sous-marins, centrales, pylônes et tutti quanti. Pas écolos, on vous disait…
Petite parenthèse ici pour ceux chez qui la surenchère dans la métaphore n’aurait pas fait tilt : « Godzilla » nous sert en fait un plaidoyer écolo avec la délicatesse d’un discours de Mélanchon, en plaçant l’allégorie sous une bruyante et fumeuse surenchère d’effets crash-boum-boum. L’essentiel est toutefois dans la bonne intention, dit-on. Bref, donc, apprenant qu’une nouvelle espèce animale menace de lui contester sa couronne de super-prédateur, notre bon lézard, pas content du tout, sort de la semi-retraite où l’avaient plongé les dernières tentatives nucléaires visant à lui faire la peau (pardon, le cuir) pour affronter les vilains Mutos. Et pour régler leur compte à ces challengers culottés qui osent – ô sacrilège - défier sa place au sommet de la chaîne de prédation, il retrouve son arme secrète, le crachat nucléaire. Parce quand lézard fâché, capitaine, lui toujours faire ainsi. Et ça marche du tonnerre (sans jeu de mot) ; le brave lézard s’improvise sauveur de l’humanité en faisant baston avec les méchantes créatures mi-Alien, mi-araignée géante. Et, au passage, il garantit du travail à gogo au secteur local du bâtiment, qui aura fort à faire pour reconstruire tout ce que les bestioles auront entre-temps dévasté pour régler leur contentieux.
A ce propos, ceux qui aiment les buildings éventrés et qui n’auraient pas eu leur compte en la matière dans le dernier Superman de Zack Snyder, à peu près aussi versé dans la délicatesse que les Mutos, seront ici aux anges ; quand il n’y en a plus, il y en a encore. D’immeubles à démolir, bien sûr. Ou de ponts à découper, ou de structures portuaires à aplatir, ou bien de forêts à déboiser au feu nucléaire. Mais c’est pour la bonne cause, on vous dit. Sauver le monde, pour l’agent Godzilla 007 en mission, ça se fait bien au prix de quelques décombres dans les rues et de quelques paysages post-apocalyptiques d’une Amérique que - manque de pot tout de même - toutes les grandes bestioles de l’histoire ont toujours choisi comme terre à leurs exploits, de King Kong aux dinosaures.

Hélas, ce grand spectacle de dominos effondrés a un gros lézard (oui, je sais, facile, mais bon…) : c’est qu’il risquera fort de n’avoir un semblant d’originalité qu’aux yeux de celui pour qui ce serait le tout premier film du genre ; pour le reste, c’est de l’ultra-téléphoné, du cliché et du convenu. L’action se réduit à un spectacle numérique déjà remâché tant de fois et décliné sous tant de moutures différentes qu’il ne fait pas plus mouche qu’une balle de fusil sous la carapace de notre lézard XXL. Car tout est stéréotypé dans Godzilla ; des acteurs inexpressifs (ils n’ont pas dû vouloir concurrencer Gogo) à l’ambiance mélo archétypale des films pop-corn (le brave militaire en mission, la jeune épouse éplorée et le fiston modèle), en passant par les effets ultra-classiques dévoilant la bêbête par bouts de queue ou d’épines dorsales entr’aperçus dans décor embrumé ou nautique. Sans parler des pénibles effets musicaux chargés d’épaissir artificiellement une intensité dramatique ou un suspense qu’on cherche en vain. Mais rien dans ce « Godzilla » ne révolutionne le genre du « Monster movie ».

L’un des rares mérites qu’on pourra lui trouver est de s’élever plus haut que le navet kitch d’Emmerich de 1999. Il faut dire que faire moins inexpressif que Matthew Broderick et Jean Réno était une gageure à peu près aussi difficile que de déraciner un arbre pour Godzilla et de s’en servir comme cure-dent. Restent alors quelques scènes d’action qui arrivent toujours à accrocher malgré tout (merci les CGI), et des effets de gigantisme parfois impressionnants quand on oublie la faiblesse du fond sur lequel ils viennent se greffer. Bref, le genre de films qui se retrouvera rapidement à 9,99 euros en magasin en DVD ou BD, dans la lignée des autres blockbusters pop-corn, bien gros et bien gras qui confondent surenchère et qualité et en font plus en croyant faire mieux. Nom d’un lézard.


Blue Jasmine [Blu-ray] [Import anglais]
Blue Jasmine [Blu-ray] [Import anglais]
DVD ~ Cate Blanchett
Proposé par dodax-online-fr
Prix : EUR 12,66

4.0 étoiles sur 5 Oscar 100 fois mérité pour Cate Blanchett, 8 juillet 2015
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Il y a des films littéralement portés par leurs interprètes principaux, où le jeu d'acteur parvient à insuffler une dimension que l'ouvrage n'aurait sans doute jamais atteint sans celui-ci, et c'est assurément le cas de ce « Blue Jasmine », servi par une magistrale interprétation de Kate Blanchet. Après deux derniers films plutôt « carte postale » sur Paris et Rome, Woody Allen signe son retour avec une comédie de mœurs au ton résolument dramatique, narrant l'histoire d'une ex-femme de la haute société, Jasmine, qui se retrouve sans le sou après l'arrestation pour malversations financières de son mari entrepreneur, et la main basse de l'état sur les biens du ménage. Commence alors un dur mais inévitable retour à une réalité longtemps ignorée, celle d'une vie « normale », où gagner sa croûte devient le fruit d'un travail à prester. Jasmine retrouve, plus par nécessité que par envie, une sœur issue d'un milieu social bien plus modeste, et doit composer avec les devoirs d'une vie ordinaire à laquelle elle ne parvient jamais réellement à s'identifier. « Blue Jasmine » est un récit dramatique sur le basculement forcé d'un milieu social vers un autre, et la lente descente aux enfers d'une femme qui a tout perdu mais tente néanmoins de se retrouver une dignité et un niveau de vie égaré. Kate Blanchet parvient à susciter une réelle empathie pour ce personnage attachant par ses difficultés à se mouler dans une vie qui n'est pas la sienne tout en tentant également d'y échapper. Woody Allen signe là une excellente comédie dramatique où la détresse du personnage central émeut autant qu'elle interpelle, roseau déraciné en perdition dans une société ultra-matérialiste qui est finalement la cible première dénoncée avec talent par le metteur en scène.


Taxi teheran
Taxi teheran
DVD ~ Jafar Panahi
Prix : EUR 19,99

4.0 étoiles sur 5 Un documentaire naturaliste sur l'Iran d'aujourd'hui, 8 juillet 2015
Ce commentaire fait référence à cette édition : Taxi teheran (DVD)
Un regard pertinent et presque naturaliste sur la société iranienne d'aujourd'hui, écartelée entre le poids de traditions socio-religieuses parfois archaïques, et le désir d'émancipation. Les séquences illustrent en effet davantage ce que les Iraniens vivent (subissent) au quotidien, plutôt que ce que l'Occident "aime entendre" (on n'apprend au demeurant rien qu'on ne sache déjà pour qui connaît un tant soi peu la réalité de la société civile iranienne). La censure menaçant le film est aussi une confirmation involontaire de la pertinence de son sujet. On en ressort mi-amusé, mi-affligé par les conditions de vie d'Iraniens attachants dans leur singularité et leur humanité. Ce n'est certes pas un film à aller voir pour se distraire, même s'il est cocasse par moments; c'est davantage un documentaire sociétal, illustrant des vies aux aspirations et aux émotions finalement proches des nôtres parce que simplement universelles dans leur humanité. A voir.


Les Vacances du petit Nicolas [Blu-ray]
Les Vacances du petit Nicolas [Blu-ray]
DVD ~ Maxime Godart
Prix : EUR 14,99

3.0 étoiles sur 5 Excellente qualité technhique pour une adaptation en demi-teinte, 8 juillet 2015
Achat vérifié(De quoi s'agit-il ?)
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Un univers assez éloigné de l'ouvrage éponyme de Sempé/Goscinny, où l'on retrouve certains des personnages (surtout les enfants), mais pas vraiment le scénario, ni surtout l'ironie douce-amère d'un humour patenté, où petits et grands trouvaient à se régaler. Le récit du film est original à défaut d'être vraiment accrocheur. On y voit un petit Nicolas un peu plus "adulte" que dans le livre (âge de l'interpête oblige), mais qui est finalement moins le point central du récit que les adultes qui l'entourent. On pourra regretter certaines scènes un peu longuettes ou inutiles (l'irritant producteur italien et sa verve pesante), ou l'absence du charme léger et typique de l'humour souvent à double sens de Goscinny, malgré une bonne restitution de l'atmosphère des années 50 dans la décoration et l'atmosphère. Film plaisant mais n'espérez pas éprouver la même sensation que celle du livre, dont il ne parvient jamais à égaler le charme.


Connasse, princesse des coeurs [Blu-ray]
Connasse, princesse des coeurs [Blu-ray]
DVD ~ Camille Cottin
Prix : EUR 13,99

2 internautes sur 6 ont trouvé ce commentaire utile 
1.0 étoiles sur 5 Quand impro ne rime pas avec bon goût, 21 juin 2015
Ce commentaire fait référence à cette édition : Connasse, princesse des coeurs [Blu-ray] (Blu-ray)
Bon, OK, c'est filmé en caméra cachée et à l'insu des autres intervenants, ce qui suppose une bonne préparation, un sens de l'improvisation affiné ainsi qu'une parfaite réactivité... Hélas, ceci n'empêche en rien le sujet d'être idiot, les propos de flirter souvent avec le vulgaire, ni les situations filmées de rivaliser de débilité. L'irrévérence et le côté "osé" amuseront sans doute les fans de "Sous les jupes des filles" (du même niveau), ou les inconditionels des skectches de Laurent Baffie et François Damiens, mais à part eux, ça risque fort de ne pas séduire un public bien large... Bref, à fuir si vous êtes un amateur de bon goût et d'humour tissé d'un minimum de raffinement, vous aurez deviné que ce "film" ne se destine pas priotirairement à vous.


Apollo 13 [Édition Steelbook]
Apollo 13 [Édition Steelbook]
DVD ~ Tom Hanks
Prix : EUR 14,99

1 internaute sur 1 a trouvé ce commentaire utile :
5.0 étoiles sur 5 Une restauration HD de haut vol pour l'édition 20ème anniversaire., 18 juin 2015
Ce commentaire fait référence à cette édition : Apollo 13 [Édition Steelbook] (Blu-ray)
Une édition qui ravira les inconditionnels du film. A l’occasion de son 20ème anniversaire, l’œuvre de Ron Howard a fait l’objet d’une restauration soignée et d’un nouveau transfert 4K, dont la gain visuel est plus que flagrant dès les toutes premières images par rapport à l’édition 2010. Non pas que celle-ci soit insatisfaisante, mais l’usage un peu trop systématique qu’elle faisait du Edge Enhancement pour susciter une impression de piqué, ainsi que les floutés conséquents observables sur les arrière-plans, avaient de quoi décevoir les puristes. Universal corrige tous ces défauts avec ce somptueux nouveau transfert à la limite de l’irréprochabilité. La netteté est parfaite, le piqué est au rasoir, autant sur les plans rapprochés que plus élargis, et les noirs sont d'une intensité surprenante, ce qui permet d’apprécier le léger grain cinéma sans que celui-ci ne devienne jamais envahissant ni ne vire au bruit vidéo ou à un "dégradé" tâché sur les nombreux plans sombres. Un rendu de toute beauté, donc, qui fait passer ce film dans le premier tiers des meilleurs transferts blu-ray jamais réalisés, et certainement dans le top 20 des films de 20 ans d’âge ou plus parus en Blu-ray.

Que les fans du film de Ron Howard n’hésitent donc pas, cette édition les ravira et leur permettra de redécouvrir l’ouvrage dans des conditions frôlant la perfection. Une restauration digne de celle opérée sur des monuments tels « Les 10 commandements », et qui, sans nul doute, préfigure aussi d'une ressortie dans quelques mois en UHD blu-ray, Universal détenant à présent un master 4K de ce titre-phare de son catalogue. Mais inutile de bouder son plaisir et d’attendre encore devant un résultat d’une qualité visuelle aussi bluffante et réussie que celle-ci.


La Cage aux folles [Blu-ray]
La Cage aux folles [Blu-ray]
DVD ~ Michel Serrault
Proposé par BIKIN
Prix : EUR 11,50

6 internautes sur 6 ont trouvé ce commentaire utile 
2.0 étoiles sur 5 Blu-ray indigne d’une comédie-phare., 4 juin 2015
Achat vérifié(De quoi s'agit-il ?)
Ce commentaire fait référence à cette édition : La Cage aux folles [Blu-ray] (Blu-ray)
« La cage aux folles » a marqué de son empreinte l’histoire de la comédie française de ces quarante dernières années. Incontournable et indémodable, le film continue de susciter le rire de chaque génération qui découvre les facéties de cet improbable et attachant duo de « folles » aux prises avec le mariage du fils de l’un d’eux. A la fois satyre, comédie burlesque et comédie de mœurs, « La cage aux folles » fait sans doute partie de ces quelques films qui, avec « Le dîner de cons », ont imprégné la mémoire du cinéma comique français, au point d’en constituer aujourd’hui l'un des films les plus emblématiques.

Hélas (on pourrait multiplier les hélas …), la qualité du blu-ray constitue tout simplement ici une disgrâce eu égard à çe statut. Il y a des rendus HD qui magnifient une œuvre, d’autres qui la dévalorisent complètement. Celui de cette « cage aux folles » relève de la seconde catégorie, au point de s’apparenter même à une certaine forme d’arnaque commerciale. Aucune restauration ni remastérisation n’a été apportée à un film qui le méritait pourtant amplement. Il n’y a simplement rien qui soit digne d’un transfert HD ni d’un blu-ray. On a par instants l’impression de visionner un DVD de piètre qualité, voire une VHS. Le master est visiblement le même que celui ayant servi depuis toujours aux multiples diffusions TV. Image floutée, contrastes inexistants, couleurs délavées, grain envahissant virant au bruit vidéo … Le label blu-ray confine ici à de l’escroquerie. Rien dans ce transfert ne le mérite. J’ai rarement eu mal aux yeux en regardant un blu-ray, mais c’était parfois le cas ici tant le manque de netteté de l’image est ostensible sur un trop grand nombre de plans.

Et le désastre se poursuit avec la partie audio… ceux découvrant le film pour la première fois auront sans doute du mal à comprendre distinctement certaines répliques, tant le son est étouffé et amoindri par instants. L’éditeur ne s’est même pas soucié de retravailler la piste audio 1.0, ce qui n’est pas loin d’équivaloir à de l’irrespect caractérisé dont on ne prend pas même la peine de se cacher. Simplement lamentable.

Bref, que ceux qui possèdent déjà le film en DVD le gardent précieusement; l’image est quasi-équivalente à celle du blu-ray et le son sans doute meilleur. Un « transfert » HD qui équivaut ici à un ratage complet ; un contre-exemple de ce que la haute définition peut et doit apporter. Une triste et totale absence de respect à l’encontre d’une œuvre classique de la comédie et de son large public. Vraiment regrettable.


The Riot Club
The Riot Club
DVD ~ Natalie Dormer
Prix : EUR 13,99

1 internaute sur 1 a trouvé ce commentaire utile :
3.0 étoiles sur 5 Du vitriol sur l'hédonisme, 18 mai 2015
Ce commentaire fait référence à cette édition : The Riot Club (DVD)
“Riot club” ou l’antithèse du “Cercle des poètes disparus”... Les jeunes poètes en herbe des années 50 ont cédé la place à des fils à papa contemporains gorgés de suffisance, qui ont réinterprété le « carpe diem » des premiers en un leitmotiv de débauche hédoniste sevrée d’alcool et de sexe…

Héritiers séculaires d’un club très fermé de l’université d’Oxford, une dizaine de jeunes gosses de riches, qui croient que l’argent rachète tout, permet tout et surtout déresponsabilise de tout, ont pour tradition de jouir de tous les plaisirs de la vie que leur jeune âge est à même d’y percevoir, à savoir débauche, beuverie et libertinage. La fine fleur de l’esprit. Et pas besoin de se préoccuper des dégâts collatéraux causés par leur sens de la fête, papa sera bien là pour allonger les billets et noyer dans l’œuf les éventuelles protestations conséquentes. Et lorsque la dernière beuverie en date dans un pub de province dégénère et vire à la mise à sac, le jeu tourne vite au drame...

Le film dépeint avec une dose assumée d’immoralité l’état d’esprit de ces personnages de fils à papa, solidaires dans la débauche mais renvoyés à leur individualisme latent dès que la fête prend fin. Avec eux, c’est aussi une certaine dénonciation de ces sociétés estudiantines qui est brossée au vitriol, superficielles et utilitaristes, fières de leur élitisme et de l’impression "d’en être" qu’ils offrent à des gamins avides d’appartenance. Le trait est toutefois assurément forcé ici dans la dépiction qu'il fait des travers de l’obsession hédoniste d’une certaine jeunesse libidineuse et irresponsable - et au travers d’elle d’une certaine société - malade de ses pertes de repères et de sa permissivité dénuée de garde-fous. Un film noir, immoral, forcé, qui en fait peut-être un peu trop pour servir un propos clairement pessimiste et interpellant.


Good Kill [Blu-ray]
Good Kill [Blu-ray]
DVD ~ Ethan Hawke
Prix : EUR 19,99

2 internautes sur 2 ont trouvé ce commentaire utile 
2.0 étoiles sur 5 Sujet intéressant mais traitement peu inspiré, 11 mai 2015
Ce commentaire fait référence à cette édition : Good Kill [Blu-ray] (Blu-ray)
Un film décevant, malgré qu’il sera crédité du mérite certain de proposer une lecture non-manichéenne de la guerre en Afghanistan. Mais s’il est louable de questionner, même de manière un peu bavarde, l’inéluctable engrenage de haine qu'y cultivent les incessantes attaques de drones US, encore faut-il éviter de le faire d’une manière répétitive et monocorde, qui ne réussit pas à maintenir longtemps l’attention en éveil. Or c’est hélas bien trop le cas ici... Le scénario force par ailleurs le trait des différents personnages afin d’asseoir son thème, leur conférant à chacun des profils un peu surtypés, que ce soit celui du patriote insensible et belliqueux, du chef moraliste mais soucieux de sa hiérarchie, du soldat humaniste hésitant, ou bien de l’indécis de service. Si bien qu’au final, on a un peu l’impression d’une volonté scénaristique de faire simplement se confronter entre elles les diverses opinions sur la guerre, au moyen de scènes de débats et d’échanges d’arguments déjà maintes fois entendus, mais sans proposer en finale un point de vue réellement novateur. Et c’est peut-être dans ce manque d’ambition que réside le point faible du film. A ne rien illustrer qui n’ait déjà été montré, et à ne pas offrir d’accroche émotionnelle suffisante, il ne parvient jamais à fasciner son auditoire ni à susciter une réelle adhésion au sujet.

Servant de support narratif à la réflexion sur le conflit afghan, le récit s’articule autour du drame psychologique et conjugal vécu par le personnage principal, que la privation de missions de vol en avion au profit d’attaques de drones télécommandées à distance, déprime progressivement et éloigne de sa famille. Là encore, hélas, l’ensemble ne départit pas vaiment de l’impression d’assister sans fin aux mêmes séquences conjugales juste agrémentées de répliques différentes. Le tout peu servi, il est vrai également, par un Ethan Hawke qui se fend d’un jeu monotone et se contente de conserver le même trait figé et tourmenté dans pratiquement toutes les scènes. Une déception donc, le sujet offrant sans doute matière à faire mieux et surtout plus instructif.


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