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Contenu rédigé par Hexagone
Classement des meilleurs critiques: 355
Votes utiles : 949
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Commentaires écrits par Hexagone (France)
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4.0 étoiles sur 5
Un Dard bien dur et bien noir., 16 mai 2013
De l'aeuvre de Frédéric Dard, je ne connais que les San-Antonio. Commissaire aux manières atypiques entourés d'une bande de pieds nickelés. C'est aussi tordant que jubilatoire. Je savais que Dard avait eu d'autres productions littéraires, sous différents pseudos et qu'il avait écrit des polars noirs. Je ne me m'étais pas laissé convaincre, pensant qu'il s'agissait d'aeuvres marginales, alimentaires, écrites au kilomètre avant le succès et la reconnaissance. Erreur capitale que je m'impute à présent. Le Pain des Fossoyeurs terrasse en quelques pages tout ce que je pensais ou imaginais penser. Il y a du Simenon dans ce livre, une habilité incontestable à créer une ambiance servie par une littérature exquise. Blaise cherche du travail en province, il rate une embauche dans une manufacture de caoutchouc et se retrouve croque-mort. C'est avec grand art que Dard nous fait passer du latex au cercueil. Blaise va se jouer de son destin, provoquer des catastrophes en chaîne par amour et jalousie. 180 pages qui percutent, on est dans un polar des années 50, ambiance de province ennuyeuse, on entend le balancier de l'horloge comtoise les après-midi de dimanches pluvieux. Bien sûr il y a un mort, une enquête, une course contre la mort et une sublime enquête. Bizarrement j'ai pensé à Coluche en lisant ce livre. C'était l'amuseur number one et il nous a tous époustouflé dans Ciao Pantin. Il y a de ça avec Dard, un amuseur qui m'a fait rire avec Sana et qui là m'a ému. Je me suis même demandé si d'une certaine manière, Dard n'avait pas choisi une certaine facilité ( toute relative) avec sa série des Sana.Une machinerie bien huilée. Un Monsieur qui peut être se foutait de devenir un des auteurs majeurs de son époque, un dilettante qui ne s'est jamais pris au sérieux et qui se souciait peu du qu'en dira-t-on !!! On ne le saura jamais, ce qui est certain c'est que Dard était un bon et grand écrivain.
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3.0 étoiles sur 5
Les chiens sont lâchés., 12 mai 2013
Les coryphées qui nous servent la soupe dans les médias à longueur de journée devrait mettre leur nez ( c'est le cas de la dire) dans ce S.A.S. Les thuriféraires du printemps Arabe feraient mieux de se réveiller et d'ouvrir leurs portugaises ( c'est aussi le cas de le dire). GDV nous a pondu un bon , je n'ai pas dit très bon, S.A.S. Pas de bla-bla sur les soi-disant vertus de cette révolution qui n'a fait que chasser un clou pour en remettre un encore plus gros. Car entre une dictature politique et une théocratie portée par des fanatiques, j'ai du mal à choisir. Allez donc demander aux femmes ce qu'elles en pensent de cette révolution. Qui est derrière tout ça ? Là, GDV n'y répond qu'à moitié mais il montre sans fioriture la réalité de ce que sont devenus ces pays laissés aux chiens. Souriez tant qu'il est encore temps...
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4.0 étoiles sur 5
La vie n'est pas un long fleuve tranquille., 5 mai 2013
Loin des teneurs de crachoir germano-pratins, Signol trace son sillon tranquillement, sereinement et cela depuis des années. Il est l'un des plus gros vendeur et pourtant il ne fait pas la une des médias de masse. Il faut dire qu'il a tout pour déplaire à ceux qui font et défont l'actualité. Pensez, il parle d'un temps où la France était fière de ce qu'elle était, ambitieuse, travailleuse, besogneuse même, sans être flagorneuse. Evidemment quand on compare avec notre époque il y a de quoi tomber de l'armoire. A l'époque on ne posait pas le manche après la cognée. Signol s'empare dans ce livre de la Dordogne, la rivière, et va au fil du récit y développer sa saga en trois volumes. Dans ce premier tome il nous fait connaître une famille de gabariers qui relies son petit village au port de Libourne, transportant le merrain sur les flots tumultueux de la rivière qui charrie la vie des hommes les brinquebalant au grès de leurs destins. Comme dans tout saga qui se respecte il faut y faire vivre des hommes forts, courageux , contrastés par la faiblesse et la lâcheté des autres. Signol maîtrise ses aspects et tient le bon fil pour tenir son lecteur en haleine. Il y a " Des grives au loup " dans ce livre parsemé de tout le talent de Signol. Encore un auteur, absent des plateaux de télé et de radio, au fond envie-t-il ses scribouillards parisiens qui courent les hommages quand d'autres recueillent les lauriers. Bravo M. Signol pour ces ouvrages hors du temps, qui nous font revivre aux travers de personnages inoubliables une époque dure avec les hommes qui met en constrate notre époque de fatuité.
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Rage
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par Stephen King Edition : Poche |
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1 internaute sur 1 a trouvé ce commentaire utile :
2.0 étoiles sur 5
Un bon roman.... râté., 20 avril 2013
Ce commentaire fait référence à cette édition : Rage (Poche)
Au début je me disais que je tenais un bon, voire très bon King. Cela fait un bail que je n'en ai pas lu. Ca démarre sur les chapeaux de roues, le style est là impeccable et King maîtrise son art et puis plouf. Ca part en sucette, les états d'âmes d'un groupe d'adolescents retenus qui se livrent à coeur ouvert m'ont endormi, ça chipotte sur les peurs enfantines, les petites cruautés de l'enfance, ça ne pisse pas loin. Dommage, le cadre était parfait pour en faire un grand livre. Ceci dit ça se lit bien, mais ce n'est pas le meilleur du Maître
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5 internautes sur 5 ont trouvé ce commentaire utile
2.0 étoiles sur 5
Des fantômes falots., 11 avril 2013
S.A.S nous entraîne à la poursuite des anciens potentats du régime Khadafiste. La garde rapprochée du Colonel et surtout l'argentier des attentats perpétrés par le régime. Il en a fallu de l'argent pour financer ces actions terroristes et Malko et à la recherche d'un de ces hommes qui aurait gérer les portefeuilles Khadafistes. Réfugié au Liban où il doit solder certains comptes, cet homme de paille d'or, est repéré par Malko qui joue sur la peur pour obtenir les N° de compte ayant servis au financement de l'attentat de Lockerbie. Le potentat à les nouveaux dirigeants aux trousses et ils ne sont pas moins tendres que le Colonel. Du Liban à la Suisse en passant par la Tunisie, S.A.S nous balade au milieu de ces régimes déséquilibrés. Toujours entouré de belles femelles hyper-sexualisées prêtes à assouvir les fantasmes les plus fous dans un dernier sursaut de survie. Un tome très pâle qui ne tient guère la route et qui ne fait que dépeindre une triste réalité, un clou chasse l'autre. On peut s'en passer.
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4.0 étoiles sur 5
Un invisible intouchable., 3 avril 2013
C'est avec beaucoup de légèreté que j'ai commencé ce livre. Dans la tête les images de David Macallum dans la série éponyme des années 70. Des facéties, des rebondissements et de la SF relaxante, jem'attendais à une lecture légère et amusante. Erreur totale, dès le départ le climat est planté. Une auberge, un homme qui y prend pension, dissimulé sous des vêtements qui le rendent méconnaissable, entouré d'un halo de mystère que chacun veut démasquer. Mal leur en prendra. Autant Maccallum incarnait un homme invisible sympathique et facétieux, autant Griffin pourra apparaître antipathique voire déconcertant. Pourchassé, il prend son destin de mauvaise manière, préférant le côté obscur de la force, volant, trichant, animé d'une vengeance despotique à l'égard du genre humain. Le règne de la terreur doit supporter son royaume. Mégalo paumé, son histoire est servie par un style impeccable. Il y a du Comics avant l'heure dans cette histoire, un super héros méchant, une ambiance brumeuse, des psychologies travaillées qui font de ce classique un indispensable du genre. Ecrit il y a plus de 100 ans, il garde tout son mystère, tout son charme. Il pose une des questions de l'homme face à ses monstres, ses inventions, ses choix et leurs utilisations. Les chimères de la science sans conscience. La fragilité d'un homme qui décide de renier son genre, d'être hors de l'humanité. Wells aurait pu nous pondre un navet plein d'effets et de facilités, ce n'est pas le cas. Un grand livre du genre qui remet les pendules à l'heure avec peu d'effets spéciaux mais beaucoup de talent littéraire.
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1 internaute sur 1 a trouvé ce commentaire utile :
4.0 étoiles sur 5
Lupin VS Beautrelet, 7 mars 2013
Une élégance jamais démentie dans l'écriture de Leblanc. Un roman de littérature populaire comme je les aime. Ambitieux dans la construction, habile dans le déroulement de l'histoire et respectueux du lecteur que l'on ne prend pas pour un imbécile comme dans de nombreux romans du genre. Lupin a du fil à retordre avec comme enquêteur de jeune lycéen doué, que c'en est presque suspect ! Ne serait ce pas Lupin lui même. Doué mais inexpérimenté pour affronter de manière trop naïve Lupin le malicieux. L'enquête est classique chez Leblanc, il faut mettre la main sur Lupin. Arsène qui meurt, Arsène qui rit, Arséne amoureux et Asène grand seigneur pour celle qu'il aime, tout cela bercé par l'Histoire de France. Et Ganimard qui cavale pour rattraper son train de retard. Bonus, de jolies description de la campagne d'Etretat et du pays de Caux. Un agréable moment de lecture.
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4.0 étoiles sur 5
Pour qui sonne le glas., 3 mars 2013
Clavel comme à son habitude met en scène une galerie de personnages ancrés dans leur terroir, à la personnalité marquée, dans une histoire qui pourrait arriver à chacun de nous. Il développe au travers d'Antoine la question hautement sensible de l'euthanasie. Clavel a l'élégance de ne pas écrire à charge ou à décharge, il nous laisse avec notre libre arbitre. Il aborde de front les réalités de la souffrance physique au travers de la grand-mère, également de par les malades dont il a la charge au sein de son hospice, deux types de souffrances, deux issues, l'une institutionnelle et l'autre hors la loi. Pas de jugement ici, pas de grande théorie, pas d'humanisme mondain, de la réalité brute où quand la mort inéluctable libère les âmes et les familles. Antoine agent létal ou sauveur et bienfaiteur ? Il endosse seul la responsabilité de cet acte humain, en a-t-il le droit ? Le devoir ? C'est toute la question du livre. Cela sous l'oeil de l'oncle incarnant la tradition patriarcal, gardien de la coutume, du colosse plein d'énergie qui ronge son frein à défaut d'utiliser sa force pour nourrir les siens. Un bon roman de Clavel qui comme d'habitude use d'une écriture lente, interrogative pour nous montrer toutes les facettes d'un problème qui aujourd'hui fait débat. Ce livre a été écrit en 1968, il aurait pu l'être aujourd'hui, rien n'a changé, 45 ans de débat pour accoucher d'une souris. C'est là le gage d'un écrivain de talent, aborder de front les problèmes de société qui finalement n'ont jamais vraiment été réglés et laissés en suspens, comme une patate chaude que tout le monde se refile.
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3 internautes sur 3 ont trouvé ce commentaire utile
4.0 étoiles sur 5
Rien de nouveau dans le nouveau S.A.S, 23 février 2013
Rien de nouveau dans le nouveau S.A.S Toujours la même recette, sexe, action, services secrets en alerte et le Prince Malko. Cette fois-ci le bon prince joue à domicile dans cette histoire Israëlo-Austro-Iranienne. Pensez, les méchants Iraniens ont envoyé un de leurs savants nucléaires se faire soigner à Vienne et cela pour un AVC. Les services secrets iraniens sont sur les dents et surveillent le convalescent comme le lait sur le feu. Les Israéliens n'ont qu'une envie, dessouder l'Iranien qui pourrait mettre à profit ses connaissances pour réaliser la bombe qui ferait sauter Israël. Il faut faire le ménage, une équipe est chargée de liquider l'Iranien, manque de bol, ce n'était pas le bon, pas fous les Iraniens. La CIA, toute chose de s'être fait rouler dans la farine ne peut compter que sur Malko pour retrouver le vrai Iranien et l'exfiltrer vers le USA. Avec le concours d'une jeune beauté iranienne, il y parviendra évidemment. Un opus qui se lit bien, qui est bien construit pour ne pas laisser le lecteur s'ennuyer. Ca peut se lire dans un TGV entre Paris et Marseille ou sur un vol entre Vienne et Téhéran.
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Grand Maître
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par Jim Harrison Edition : Broché |
| Prix : EUR 19,95 |
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1 internaute sur 1 a trouvé ce commentaire utile :
1.0 étoiles sur 5
Du Jim ça !!!, 16 février 2013
Très déçu par ce livre de Harisson. Je ne m'y retrouve pas par rapport à ses anciens livres. Des pages et des pages sans intérêt, des frasques sexuelles, alcooliques et de la branlette de cerveau à chaque page. Qui suis-je, où vais-je et comment y vais-je ? A 70 ans ça fait un peu gaga d'écrire ce genre de bouquin. Je n'ai rien compris à l'histoire et n'ai pas trouvé son intérêt. La fin est vraiment digne du plus mauvais des livres. Je me suis ennuyé tout le long du bouquin ce qui n'avait pas été le cas avec les autres. Et puis j'ai le sentiment que la traduction a été bâclée, à voir avec d'autres lecteurs. Dernier livre que je lis de cet auteur, pas de temps à perdre à zieuter les déboires d'un vieil alcoolique libidineux. Au revoir Jim.
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