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Commentaires écrits par
johannphilipp "Johann-Philipp"

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Oeuvres complètes de Corneille
Oeuvres complètes de Corneille
par Pierre Corneille
Edition : Relié

3 internautes sur 3 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 Très bel ouvrage sur le plan matériel surtout, 8 novembre 2011
Ce commentaire fait référence à cette édition : Oeuvres complètes de Corneille (Relié)
Notons d'abord que par "Oeuvres complètes", on entend ici "Théâtre complet"; ce livre ne comporte ni l'Imitation de Jésus Christ, ni les Discours sur l'art dramatique, ni même de façon plus anecdotique les stances à Marquise,autant d'oeuvres qu'il est possible de trouver dans la Pléiade, ou dans l'édition maintenant épuisée de Lebègue. Corneille oeuvres completes
Il semblerait en l'absence de précisions éditoriales que cet ouvrage est une reproduction en fac-simile de l'édition Laplace de 1869, laquelle est conforme, à l'orthographe près, à celle parue du vivant de Corneille en 1682. Voir à ce sujet la notice numéro 30271305 du Catalogue de la BNF. Les illustrations seraient dues sauf erreur grossière de ma part à un certain Edmond Geffroy, originaire du département de l'Oise, né en 1804 et décédé en 1895, et qui fut sociétaire de la Comédie Française. Ces données biographiques sont par ailleurs consultables sur le site internet de Maignelay-Montigny.
Encore une fois, le seul vrai défaut de cet ouvrage remarquable est qu'il manque cruellement de tout travail bibliographique et éditorial. L'excellent Monsieur Brunel qui a rédigé ici une trop succincte introduction nous avait habitués à mieux ! Son travail a consisté essentiellement à présenter la réception qu'ont eue certaines pièces sur quelques écrivains de renom, dont la trop discutable tragédie "Polyeucte".


Et si les oeuvres changeaient d'auteur ?
Et si les oeuvres changeaient d'auteur ?
par Pierre Bayard
Edition : Broché
Prix : EUR 15,20

2 internautes sur 5 ont trouvé ce commentaire utile 
3.0 étoiles sur 5 OUTRANCIER, 7 novembre 2011
Ce commentaire fait référence à cette édition : Et si les oeuvres changeaient d'auteur ? (Broché)
Il me semble opportun parfois faire des rapprochements entre écrivains '- voire entre un écrivain et un artiste d'un autre domaine tel que la musique ou la peinture - et c'est ce que l'on appelle de la littérature comparée. Mais poser, comme P. Bayard s'escrime à le faire dans cet essai par ailleurs agréable à lire, qu'il y a tout à gagner à considérer qu'un ouvrage d'un auteur A1 est dû plutôt à un auteur A2, que cela permet d'ouvrir de nouvelles perspectives et d'enrichir notre connaissance du bénéficiaire de cette nouvelle attribution me paraît être la porte ouverte à des interprétations outrageusement farfelues. Pour preuve, l'attribution du «Cri » de MUNCH à Robert SCHUMANN qui se serait consacré à la peinture après avoir abandonné sa carrière de compositeur. Je veux bien que P. Bayard se réclame à cor et à cri de la psychanalyse freudienne, ce qui tendrait à prouver tout simplement que cette entreprise n'est pas sérieuse. J'espère bien que l'on ne laissera pas de considérer cet essai comme une pochade, qu'en aucun cas on ne prendra au sérieux les quelques remarques que développe leur auteur pourtant professeur à Paris 8 !
Quant au bonhomme Freud, soyons plutôt popperiens jusqu'en notre appréciation des ouvrages littéraires.


Les découvertes
Les découvertes
par Eric Laurrent
Edition : Broché
Prix : EUR 14,20

7 internautes sur 7 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 Recommandable, 30 septembre 2011
Ce commentaire fait référence à cette édition : Les découvertes (Broché)
Ce roman, à l'instar de tout ce qu'a écrit Eric Laurrent jusqu'à présent, laissera le lecteur difficilement indifférent. Ou il l'agacera par son maniérisme, son vocabulaire trop recherché, sa syntaxe extrêmement (trop?) élaborée, ou il le subjuguera au contraire par les efforts que déploie le romancier dans une écriture aux antipodes de ce qui prévaut depuis quelques décennies, à savoir un minimalisme aux limites de l'indigence intellectuelle. L'écriture chez Laurrent ne peut pas ne pas évoquer celle de Marcel Proust, sans en être pour autant un simple pastiche. J'avoue m'être beaucoup amusé à lire "Coup de Foudre" et "Remue-ménage", où l'humour était très présent. Point de cela ici et certes le sujet s'y prête beaucoup moins encore que ... A deux ou trois reprises, on se surprend à sourire, tant il est vrai que ce roman peut se lire à plusieurs niveaux. On souhaiterait pour le prochain roman de Monsieur Laurrent quelque chose de moins biographique, par exemple un policier dont il pourrait renouveler le genre ou un roman d'aventures, pourquoi pas?


La croisade des enfants
La croisade des enfants
par Herbert Lottman
Edition : Broché

5.0 étoiles sur 5 Excellente biographie, 15 août 2010
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L'image qui accompagne la notice ne correspond pas au livre. Il s'agit d'une biographie, d'une excellente biographie de Flaubert bien documentée et annotée avec soin. Il serait judicieux de proposer une réimpression de cet ouvrage, sans attendre le bicentenaire de la naissance de l'écrivain : il y a encore onze années à patienter! Pour avoir parcouru et dévoré cet ouvrage en bibliothèque, je peux affirmer qu'aucun fait important n'est omis, depuis la venue au monde du romancier dans une famille dont chaque membre est décrit avec la plus grande précision jusqu'à sa disparition. On y apprend même le devenir professionnel d'un des professeurs de lycée que Flaubert a connus ; l'auteur a poussé le scrupule jusqu'à se rendre aux archives nationales pour y recueillir les renseignements utiles. J'ai particulièrement apprécié les remarques ironiques de LOTTMAN concernant quelques erreurs commises par certains critiques ou biographes sur l'œuvre ou sur certains aspects de la vie du grand écrivain et celles-ci sont légion depuis DU CAMP !


Guignol's band, tomes 1 et 2
Guignol's band, tomes 1 et 2
par Louis-Ferdinand Céline
Edition : Poche
Prix : EUR 12,30

10 internautes sur 15 ont trouvé ce commentaire utile 
4.0 étoiles sur 5 Un petit effort typographique, SVP!, 7 juin 2010
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Je ne suis pas célinolâtre, aussi bien parce que je n'aime pas l'homme et que la prose célinienne m'effarouche au plus haut point. On peut toutefois dire qu'une fois dans le roman, on y est bien, pour plagier un passage de Voyage au bout de la nuit. Et donc on n'a de cesse que d'en achever la lecture dans les plus brefs délais. Malheureusement, l'édition Folio a l'inconvénient de présenter le texte en très petits caractères, ce qui rend la compréhension du roman d'autant plus pénible.


Georges Duhamel,... Tribulations de l'espérance
Georges Duhamel,... Tribulations de l'espérance
par Georges Duhamel
Edition : Reliure inconnue

4.0 étoiles sur 5 Peut se lire d'un trait., 7 juin 2010
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Chronique des années 1944 à 1946, de la Libération aux deux années ultérieures, cet ouvrage a le mérite, comme toujours avec Duhamel, de la plus grande clarté. Le lecteur n'est jamais hérissé par quelque ambiguïté qui l'amène à revenir sans cesse en arrière pour comprendre. Nous sommes aux antipodes de Céline et de sa prose amphigourique. Et qui plus est l'auteur est resté du bon côté de la barrière au cours des années noires, puisqu'il s'est vu interdire toute publication par les occupants. Il prend ici sa revanche et de façon convaincante. Précisons que le présent ouvrage est sorti au Mercure de France en 1947.


Champfleury. Souvenirs et portraits de jeunesse
Champfleury. Souvenirs et portraits de jeunesse
par Champfleury
Edition : Reliure inconnue

1 internaute sur 1 a trouvé ce commentaire utile :
4.0 étoiles sur 5 Très agréable à lire., 7 juin 2010
Ce commentaire fait référence à cette édition : Champfleury. Souvenirs et portraits de jeunesse
Présente quelques intéressants passages sur la vie de bohême à Paris au XIXe siècle. Champfleury a connu Murger dont il nous brosse ici un portrait émouvant.
Quelques pages sont consacrées à Baudelaire, du point de vue de l'homme surtout.
Ce livre vaut surtout pour l'évocation du vieux Laon dans la première partie du XIXe siècle où l'auteur a passé sa jeunesse.
Mériterait une réédition moderne avec pourquoi pas quelques notes d'érudition.


Mémoires inédits
Mémoires inédits
par Alfred de Vigny
Edition : Belle reliure
Prix : EUR 20,00

5.0 étoiles sur 5 Au Panthéon littéraire!, 7 juin 2010
Ce commentaire fait référence à cette édition : Mémoires inédits (Belle reliure)
J'attends avec impatience l'arrivée de cet ouvrage commandé et que j'ai pu découvrir auparavant en bibliothèque. Pour le bien, il serait souhaitable de republier ce texte dans une édition de poche genre Folio, et dans une édition pourquoi pas plus luxueuse avec des illustrations et que j'aimerais à emporter en quelque lieu retiré pour lire et relire ce chef-d'œuvre : les Mémoires de Vigny n'étaient ni achevés ni destinés à la publication et leur auteur serait certainement revenu sur certains passages : mais quelle ouverture ! Les toutes premières pages figurent parmi celles qui appartiennent de droit à quelque anthologie des chefs-d'œuvre de la prose française avec Rabelais, Chateaubriand et Flaubert (pour ne citer que trois auteurs).
On dira que Vigny, dans l'écriture de ses poèmes, est quelqu'un d'appliqué, ce qui signifie, si je comprends bien, qu'il n'a pas le génie d'un maître du vers français comme Hugo. Je veux bien adhérer dans certaines limites à cette opinion formulée par Deloffre dans Stylistique et poétique françaises. N'empêche que le Cor, la Mort du loup sont des poèmes immortels et indémodables. Même traduits, ils continuent à tenir la route. Au fond, ce sont des œuvres bien pensées, et remarquablement ciselées. Je me permets ici cette digression dans la mesure où je me pose de sérieuses questions sur l'importance que l'on donne par snobisme à certains poètes et écrivains du XXe siècle tant loués, tant adulés et que je ne sais pas lire sans ennui !


Les théories de la connaissance
Les théories de la connaissance
par Jean-Michel Besnier
Edition : Poche

11 internautes sur 11 ont trouvé ce commentaire utile 
3.0 étoiles sur 5 attention!, 2 mars 2010
Ce commentaire fait référence à cette édition : Les théories de la connaissance (Poche)
L'ouvrage se compose de deux parties quelque peu contrastées. Dans la première partie, nous sommes conviés à un rapide tour d'horizon des diverses théories de la connaissance en vigueur depuis la Renaissance : empirisme, rationalisme, essentiellement. Sur ce point, l'exposé est clair et irréprochable.

La seconde partie serait davantage sujette à controverse : après avoir proposé quelques aperçus sur la cognition dans le cadre d'un rapide examen des sciences cognitives, l'auteur s'interroge sur le rôle de la métaphysique dans la connaissance. Nous hésiterons à le suivre sur certaines des idées qu'il y développe : après avoir rappelé le succès auprès du public des ouvrages d'un Hubert Reeves, succès qui tiendrait avant tout à ce que cet astrophysicien aime à poser la question du sens de l'univers, il nous brosse le portrait d'un Einstein influencé par Schopenhauer et par-delà ce philosophe par le bouddhisme. Autrement dit, il n'y aurait pas de connaissance, sans métaphysique. Il ne saurait y avoir de connaissance sans religiosité et tel est d'ailleurs le titre d'un des chapitres de ce livre.

Beaucoup de vulgarisateurs des sciences, parmi lesquels se trouvent de très grands savants et des plus compétents dans leur domaine, consacrent souvent quelques pages sur le rôle possible d'une certaine religion dans les sciences pures. Je n'en veux pour preuve que Trinh Xuan Thuan qui insiste sur cette idée que la science n'est pas incompatible avec le bouddhisme, voire que cette religion peut avoir anticipé sur certains résultats des sciences physiques développés au XXe siècle.

Lorsque René Pommier nous explique l'oeuvre de Racine, il se peut qu'il fasse allusion au rôle de la religion chez le dramaturge. Mais jamais, il ne va nous bassiner avec ses propres idées sur la religion ; jamais il ne prétend nous livrer quelques réflexions qu'il croit être le nec plus ultra dans la question du sens de la vie, du destin de l'humanité, de ses origines et de son avenir. Il fait oeuvre de critique littéraire au sens universitaire de ce mot, il ne fait pas appel à une chapelle religieuse de quelque obédience qu'elle se réclame. Il est sérieux et n'outrepasse pas son rôle.

Un peu de modestie ! Que l'on cesse de nous embrouiller l'esprit avec des fadaises !

Que quelques astrophysiciens dans leurs ouvrages destinés au plus grand public se croient autorisés à développer des conceptions métaphysiques ou religieuses ne contredit pas cette idée bien simple qu'il y a d'une part la (ou les)science(s), ses méthodes, ses limites, son objectivité et d'autre part la métaphysique qui ne peut prétendre à la même objectivité. Je voudrais pouvoir avancer cette idée qu'il est très regrettable que les auteurs auxquels il est fait allusion précédemment trouvent judicieux de nous vendre des salades. Bientôt, certains (et attention ! ils se présenteront comme triplement docteurs, nobélisés ou nobélisables, à la tête des meilleurs laboratoires de recherche de la planète qui fonctionnent avec des devises publiques) défendront des idées saugrenues qu'ils emprunteront à des sectes aussi nuisibles que la scientologie ou autres. Qu'ils attendent au moins quelques millénaires avant de nous faire part de leurs émois métaphysiques ou qu'ils fassent comme Pascal, qui n'a jamais eu de prétention scientifique en écrivant les Pensées.

Si certaines hypothèses scientifiques avant d'être validées ou réfutées sont inspirées de conceptions métaphysiques (après tout, pourquoi pas ?), il est de la plus grande honnêteté intellectuelle de les présenter de façon extrêmement prudente et critique lorsqu'on les expose. Que l'on cesse de déclarer que ce sont des vérités d'évangile sans les passer auparavant par le crible de la raison.
Remarque sur ce commentaire Remarque sur ce commentaire (1) | Permalien | Remarque la plus récente : Nov 20, 2010 1:30 PM CET


La Vérité sur Marie - Prix Décembre 2009
La Vérité sur Marie - Prix Décembre 2009
par Toussaint Jean-Philippe
Edition : Broché
Prix : EUR 14,70

3 internautes sur 4 ont trouvé ce commentaire utile 
2.0 étoiles sur 5 à la rigueur..., 2 mars 2010
Ce commentaire fait référence à cette édition : La Vérité sur Marie - Prix Décembre 2009 (Broché)
Ce récit fait suite à « Faire l'amour », et à « Fuir », publiés précédemment, avec lesquels ce troisième volet consacré aux rapports tantôt lointains, tantôt rapprochés entre le narrateur et la fameuse Marie, forme une trilogie qui devrait s'auto-suffire. La veine se tarit : l'auteur se répète. Ce sont toujours les mêmes scènes où les personnages se dénudent, se promènent nus sans la moindre pudeur, se conduisent comme des êtres fats et sans la moindre épaisseur. Si l'on veut des scènes de sexe, l'on se tournera plus volontiers vers des gens comme Apollinaire ou comme Pierre Louÿs ou, plus récemment vers un Christian Prigent qui, eux, au moins ont une consistance littéraire.
Le seul intérêt réside dans la tentative de gommer, en certains endroits, la présence du narrateur, qui s'efface complètement au profit d'autres personnages sur lesquels se focalise la narration. Ce procédé était déjà employé à la fin de « Fuir ». Il est réutilisé ici avec plus ou moins de bonheur.
Le personnage principal n'est pas amoureux de Marie ; il est, plutôt, fou de son corps. Si l'on cherche une véritable histoire d'amour et qui soit crédible, ce n'est pas vers Toussaint qu'il faut se tourner : il n'y a pas de sentiments dans son oeuvre, et d'ailleurs, en digne héritier des nouveaux romanciers des années soixante, il y a fort à parier qu'il récuserait tout simplement cette idée. J'ignore où certains sont allés chercher le romantisme dans ce roman. Si l'on recherche des histoires où sont dépeintes des passions dévorantes, il faudra se tourner vers des gens comme Zweig, mais ce n'est vraiment pas le cas ici : aucune métaphore, aucune allégorie, pas la moindre hyperbole, aucune incursion dans l'âme des personnages, lesquels restent désespérément inconsistants. D'ailleurs, ce n'est pas le reproche que je ferais à Toussaint. Je lui reprocherais davantage d'avoir abandonné sa verve comique qui le caractérisait dans certains de ses romans précédents, je veux parler de « La Télévision », par exemple. Ici, rien de tel. On est surtout consterné par l'absence de pensée (car la littérature sert d'abord à exprimer sa pensée). Il n'y a pas davantage de mystère, ni de suspense, comme c'était le cas dans « La Réticence », qui reste à ce jour et à mon humble avis le meilleur de ce romancier dont on attend qu'il se ressaisisse.


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