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Contenu rédigé par Jordan (Wander...
Classement des meilleurs critiques: 373
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Commentaires écrits par
Jordan (Wandering-World)
(TOP 500 COMMENTATEURS)   

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Moi, Simon, 16 ans, Homo Sapiens
Moi, Simon, 16 ans, Homo Sapiens
par Becky Albertalli
Edition : Broché
Prix : EUR 16,90

5 internautes sur 5 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 « C'est une histoire hyper attendrissante, mignonne et vraiment rafraîchissante. », 3 juin 2015
Ce commentaire fait référence à cette édition : Moi, Simon, 16 ans, Homo Sapiens (Broché)
MOI, SIMON, 16 ANS, HOMO SAPIENS est un roman que j'ai pris énormément de plaisir à lire. C'est une histoire hyper attendrissante, mignonne et vraiment rafraîchissante. Le récit est extrêmement bien écrit et le personnage de Simon est adorable. Impossible de ne pas s'attacher à lui et de vouloir l'accompagner le plus longtemps possible dans son récit. Becky Albertalli nous offre ici, avec son histoire teintée de vérité et de réalisme, de belles leçons de vie et de magnifiques prises de conscience. Quelle merveilleuse aventure !

Dès le départ, je me suis senti très, très proche de Simon. Mon homosexualité n'a rien à voir là-dedans, Simon est tout simplement un personnage pour lequel on ne peut que craquer. Évidemment, je me suis retrouvé dans un grand nombre de situations. Beaucoup de ses réflexions, de ses interrogations et de ses craintes ont été les miennes un jour, ce qui a permis de renforcer le lien que j'ai noué avec lui. Néanmoins, je pense que si Simon est un héros aussi touchant et émouvant, c'est parce qu'il est terriblement humain et qu'il exerce vraiment le rôle d'un miroir qui réfléchit à la fois nos sentiments, nos défauts et nos doutes à nous, lecteurs. Simon est un adolescent à la personnalité profonde et en laquelle on croit sans aucun doute. L'auteure lui a conféré un caractère à fleur de peau, hypersensible et hyper intrigant. On veut toujours en savoir plus et voir comment il réagira face à tel ou tel évènement. Très vite, on se prend au jeu et les pages se mettent à défiler sans que nous ne nous en apercevions.

L'intrigue en elle-même joue bien évidemment le rôle de moteur concernant notre curiosité à propos de Simon. J'ai énormément aimé l'idée de base de l'auteure et j'étais extrêmement excité de voir comment les choses allaient évoluer. Je dois bien avouer que j'ai été totalement comblé et hyper surpris de réaliser qu'au final, je me fichais totalement de savoir avec qui Simon dialoguait. L'auteure va tellement loin dans ses réflexions et dans l'approfondissement de l'existence de Simon que c'est cette humanité qui prend le pas sur tout le reste. Il y a quelque chose d'ultra addictif dans le fait de se mettre totalement à la place du héros, d'entrer complètement dans son monde et d'oublier tout le reste. Ainsi, le moindre rebondissement devient vraiment saisissant. J'ai adoré voir l'intrigue évoluer, se compliquer, devenir hyper inquiétante puis commencer à se démêler et se résoudre totalement. C'est logique, crédible, clair et passionnant.

Bien évidemment, une histoire qui traite de l'homosexualité, de son acceptation et de l'annonce qui en résulte ne serait pas entière sans de belles claques émotionnelles. Rien qu'avec les amis de Simon ou sa famille, l'auteure nous transmet déjà des dizaines de messages très importants. L'acception et l'amour sont vraiment les thèmes au cœur de ce roman et je dois bien reconnaître que ça fait un bien fou de lire une histoire où les choses se déroulent globalement très, très bien. MOI, SIMON, 16 ANS, HOMO SAPIENS déborde d'espoir et de lumière. Des sujets comme le pardon, le changement et la compréhension de l'autre sont à la fois omniprésents et hyper bien dépeints. J'ai eu le sourire aux lèvres à des très nombreuses reprises pendant ma lecture tant je me suis reconnu dans ce que Simon ou son entourage vivait. C'est un vrai bonheur de voir à quel point tout n'est pas forcément noir ou triste et que la vie réserve des milliers de surprises.

En résumé, MOI, SIMON, 16 ANS, HOMO SAPIENS est un roman à lire et à relire et, surtout, à faire découvrir au plus de monde possible. Becky Albertalli, à travers le protagoniste hyper attachant qu'est celui de Simon, nous délivre d'importants messages sur un sujet encore beaucoup trop sensible de nos jours. J'ai adoré me perdre dans la réalité et l'émotion ultra positive de cette histoire et j'espère de tout cœur que vous prendrez autant de plaisir que moi à dévorer ce livre !


La face cachée de Margo
La face cachée de Margo
par John Green
Edition : Broché
Prix : EUR 15,90

9 internautes sur 10 ont trouvé ce commentaire utile 
4.0 étoiles sur 5 « LA FACE CACHÉE DE MARGO est un récit touchant, bouleversant, profondément humain et terriblement réaliste. », 7 mai 2015
Ce commentaire fait référence à cette édition : La face cachée de Margo (Broché)
LA FACE CACHÉE DE MARGO est un récit touchant, bouleversant, profondément humain et terriblement réaliste. J’ai énormément apprécié cette histoire. J’ai trouvé Quentin, Ben, Radar et Lacey hyper profonds et vraiment captivants. Margo, quant à elle, est une héroïne que j’ai à la fois adoré et pourtant eu énormément de mal à cerner. Son personnage est tellement éphémère, fragile et mystérieux que je ressors de ma lecture à la fois perplexe mais très agréablement déboussolé. Quentin m’a énormément touché, et son admiration concernant Margo m’a vraiment ému. On le sent déterminé, passionné et plein d’espoir. J’ai tellement adoré ce trait de caractère chez lui.

L’intrigue m’a tellement, tellement envoûté. J’ai été totalement et irrésistiblement ensorcelé par la quête de Margo et le road-trip qui en découle. John Green en profite pour nous offrir de nombreuses réflexions sur la vie, l’amour, l’amitié, la mort, le désespoir et le courage qui m’ont aussi bien dévasté que fait vivre de vraies montagnes russes émotionnelles. Une fois de plus, la plume de l’auteur m’a complètement renversé et émerveillé. J’ai corné tellement de pages pour pouvoir relire encore et encore les citations du livre qu’on doit frôler mon record.

Néanmoins, et c’est ce qui m’empêche d’attribuer la note de 5/5 au roman, j’ai trouvé la fin un peu trop précipitée et peut-être pas assez claire et précise. La conclusion est logique et compréhensible, mais j’en attendais un peu plus, dans le fond. Cependant, il y a un parallèle assez frappant entre mon ressenti global et une des idées que l’auteur nous transmet : les préparatifs sont toujours meilleurs que ce qu’on obtient lorsque tout devient concret. Ce principe s’applique complètement ici : c’est la recherche qui nous excite, les plans et les ambitions. Une fois qu’on a atteint les ultimes pages, tout est légèrement « moins » bien que ce à quoi on s’était préparés.

Malgré tout, j’ai adoré LA FACE CACHÉE DE MARGO. Moi qui n’avais pas lu un autre roman de John Green depuis NOS ÉTOILES CONTRAIRES, je dois bien admettre que je n’ai désormais qu’une seule envie : sauter sur tous les écrits de l’auteur. J’ai passé deux jours de folie à la recherche de Margo, j’étais à la fois Quentin, ses émotions et ses désirs. J’ai été porté et transporté par ce roman d’un bout à l’autre. Vraiment. Je vais avoir besoin d’un peu temps pour assimiler complètement cette histoire et toutes les remarques hyper percutantes qu’elle possède. Une lecture époustouflante et enivrante malgré une fin en-dessous du niveau du reste de l’intrigue qui m’a totalement conquis.


Perdue et retrouvée
Perdue et retrouvée
par Cat CLARKE
Edition : Broché
Prix : EUR 17,90

2 internautes sur 3 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 « Une histoire à la fois troublante, anxiogène et vraiment, vraiment passionnante. », 3 mai 2015
Ce commentaire fait référence à cette édition : Perdue et retrouvée (Broché)
Ok. Alors je viens de finir PERDUE ET RETROUVÉE et je ne sais pas, une fois de plus, si je dois détester Cat Clarke parce qu'elle rend l'écriture de mes chroniques vraiment hyper compliquée à chaque roman qu'elle écrit ou alors devenir encore plus fou amoureux d'elle pour cela. Cette lecture est un joli coup de cœur, une histoire à la fois troublante, anxiogène et vraiment, vraiment passionnante. C'est bien la toute première fois de ma vie que je lis un livre en ayant une boule dans l'estomac du début à la fin. Dès que nous entamons ce récit, et comme nous parlons ici de Cat Clarke, nous savons pertinemment que tout peut basculer d'une page à l'autre et qu'un évènement imprévisible risque de se manifester pour faire valser nos convictions. PERDUE ET RETROUVÉE et l'exemple-même de ce don de l'auteure. J'ai vraiment été stressé et paniqué à l'idée de découvrir le fin mot de cette histoire tout en étant ultra curieux et captivé par ce qui se passait. Ce récit nous rend complètement paranoïaque et sadomasochiste : on en veut constamment plus alors qu'on sait que la chute va être horriblement traumatisante. J'avais oublié à quel point c'était jouissif d'être un peu fou. Merci Cat Clarke de me l'avoir rappelé. ♥

PERDUE ET RETROUVÉE, c'est avant tout l'histoire de Faith, une jeune femme particulièrement attachante qui m'a vraiment de plus en plus touché tandis que l'histoire avançait. Au départ, j'ai eu un peu de mal à m'adapter à son comportement trop enfantin ou étrange concernant le retour de Laurel. Je l'ai trouvé égoïste et peut-être trop égocentrique par rapport à tout ce qui se passait dans la vie de sa famille et, plus particulièrement, de ses parents. Cependant, peu à peu, Faith est parvenue à me convaincre de la profondeur et de la logique de ses sentiments. Ce n'est pas moi qui ai brisé mes craintes la concernant mais bien elle qui a réussi à totalement me laisser me prendre au jeu. De plus, et c'est là que l'Effet Cat Clarke s'est de nouveau manifesté, Faith est une héroïne qui est vraiment vraiment vraiment vraiment vraiment humaine et réaliste (même cinq « vraiment » ne suffissent pas, si vous voulez mon opinion). J'avais oublié cette putain de capacité que possède Cat Clarke pour créer des personnages qui sont réels. Qui sont là, avec nous, partout. Vraiment là. A chaque fois, je suis ébloui et complètement ébranlé par la complexité et l'humanité des héros de l'auteure. C'est juste tellement incroyable.

Il en va de même avec Laurel. C'est une héroïne vraiment mystérieuse et secrète, qui a provoqué toute une panoplie de sentiments contradictoires en moi tout au long de ma lecture. Il y a vraiment quelque chose d'étrange et de limite effrayant chez elle, ce qui est à la fois hyper angoissant mais également ultra captivant et époustouflant. J'ai adoré découvrir son récit et voir le fil conducteur se dérouler lentement mais sûrement vers une conclusion qui m'a dévasté et pris aux tripes. Cat Clarke est tellement, tellement redoutable quand elle s'y met. Les protagonistes secondaires sont, eux aussi, maîtrisés à la perfection. Le cocon familial de Faith et Laurel est développé sans aucun faux-pas. L'auteure aborde des thèmes désormais récurrents dans ses romans à travers les parents des deux sœurs, et j'ai trouvé tous ces clins d'œil vraiment passionnants. Je me suis énormément attaché à Michel qui est sans aucun doute le personnage secondaire le plus adorable de ce roman. Néanmoins, j'ai trouvé qu'il était un peu trop mis côté à certains moments de l'histoire, tout comme Martha et Thomas qui auraient certainement pu être plus mis en avant. Cependant, les quelques fois où nous les apercevons sont déjà suffisantes pour leur procurer une vraie profondeur. C'est justement parce qu'ils sont épais si rapidement que j'aurais aimé pouvoir en savoir plus, mais je comprends le choix de l'auteure de ne pas s'arrêter essentiellement sur eux. L'histoire, avant tout, est là pour que nous découvrions ce qui est arrivé à Laurel au cours des treize dernières années.

L'intrigue, justement. Comme dit plus haut, j'ai été littéralement à bout de souffle et anxieux à chaque page que je tournais. Au bout de quatre romans, je commence à connaître Cat Clarke et suis plus ou moins habitué à ses histoires tordues et oppressantes. PERDUE ET RETROUVÉE ne déroge bien évidemment pas à la règle. Je vais aborder un point sensible de l'histoire : sa lenteur. En effet, PERDUE ET RETROUVÉE avance très, très lentement. L'histoire évolue en prenant son temps et ne se livre totalement à nous qu'après énormément de temps. Personnellement, je n'ai pas trouvé ça gênant DU TOUT. Bien au contraire, cela confère au roman une vraie atmosphère à la fois lourde et entêtante. Il y a vraiment quelque chose d'enivrant, de puissant et d'intense dans ce livre, et c'est essentiellement possible grâce à son caractère langoureux, justement. On se retrouve rapidement enfiévré par la lenteur de l'évolution des choses. Cela nous procure vraiment le BESOIN d'en savoir plus. On dépasse le stade de la simple curiosité pour ressentir un vrai manque à combler, sans quoi il serait impossible de se sortir l'histoire de la tête, même pour quelques secondes. Ainsi, j'ai trouvé que la lenteur était nécessaire et totalement justifiée. De plus, le style toujours aussi jouissif, net, clair et parfait de Cat Clarke nous permet d'être complètement ancrés dans le récit.

Fatalement, tout finit par s'accélérer et nous recevons finalement les révélations que nous attentions depuis le début. Je dois bien avouer que si beaucoup de personnes ont considéré cette conclusion comme prévisible, je n'avais absolument rien vu venir (tout mon ressenti est donc peut-être biaisé par cet élément, en fait). Les ultimes chapitres m'ont mis les larmes aux yeux et m'ont énormément ému. La fin de PERDUE ET RETROUVÉE est dévastatrice et nous met à fleur de peau. J'ai frissonné, j'ai eu envie de hurler et j'ai été complètement retourné. Cat Clarke nous délivre ici une fin très ouverte mais également plus que satisfaisante. Le simple fait que j'ai pu adorer cette conclusion alors qu'elle prête à réflexion est une preuve énorme qu'il ne faut pas passer à côté de ce roman. Le final de ce récit est extrêmement perturbant et bouleversant mais aborde également un sujet très sensible avec beaucoup de fragilité et de délicatesse. Cat Clarke est une vraie déesse en ce qui concerne les « et si » et les choses qui auraient pu se passer différemment. Ce sont toutes ces possibilités et impossibilités de la vie et tout ce qui ne s'est pas passé qui rendent cette fin éprouvante, exactement comme avec REVANCHE. J'ai tellement, tellement adoré ça. C'est une conclusion brillante, renversante et poignante à la hauteur de mes attentes.

Pour conclure, je dirai tout simplement qu'au lieu de lire cette chronique et d'attendre la fin de celle-ci pour aller à la librairie, courrez tout de suite vous acheter ce roman. Maintenant. N'attendez pas d'être arrivés au bout de cette phrase. PERDUE ET RETROUVÉE est un excellent thriller psychologique qui prouve, une nouvelle fois, que Cat Clarke a plus d'un tour dans son sac et qu'elle s'en sort extrêmement bien, quel que soit le domaine auquel elle se confronte. J'ai adoré Faith, j'ai adoré voir l'intrigue évoluer, j'ai adoré découvrir l'histoire de Laurel et j'ai adoré l'espèce de chaos malsain qui rôde à chaque page de cette histoire. PERDUE ET RETROUVÉE m'a énormément plu et m'a vraiment beaucoup touché. Si le récit est parvenu à me rendre un peu schizophrène, il a également – et surtout – réussi à m'en mettre plein la vue et à renverser toutes mes convictions. Encore une fois, j'applaudis Cat Clarke, sa plume et son imagination. Un coup de cœur à la fois marquant et enivrant, une histoire solide et entêtante que je vous recommande extrêmement chaudement.


La Sorcière de Prince Island
La Sorcière de Prince Island
par Kendall Kulper
Edition : Broché
Prix : EUR 16,00

2.0 étoiles sur 5 « LA SORCIÈRE DE PRINCE ISLAND est un roman plutôt moyen, qui est loin d'être inoubliable. », 30 avril 2015
Ce commentaire fait référence à cette édition : La Sorcière de Prince Island (Broché)
LA SORCIÈRE DE PRINCE ISLAND est un roman plutôt moyen, qui est loin d'être inoubliable. Certes, l'histoire est un minimum prenante et intéressante, mais on tourne rapidement en rond et j'ai trouvé les personnages très peu attachants. Je me sens senti loin de l'intrigue pendant la majeure partie du livre et j'ai trouvé certaines réactions d'Avery vraiment peu crédibles ou pas assez approfondies. A contrario, l'ambiance brumeuse et mystérieuse du récit m'a vraiment interpellé du début à la fin de ma lecture. Je reste donc très mitigé par rapport à ce livre.

Comme précisé à l'instant, j'ai eu beaucoup, beaucoup de mal à me sentir proche des protagonistes et à m'identifier à leurs ressentis. Avery est une héroïne assez particulière, qui semble éprouver beaucoup de choses en même temps et qui, à la fois, ne s'exprime que très peu. Ce caractère contradictoire chez elle m'a gêné dans le sens où on ne sait jamais vraiment comment la percevoir. Elle est assez difficile à cerner et à comprendre. Les personnages secondaires sont bien trop peu exploités à mon goût. Taneh, la famille d'Avery ou encore Thomas auraient pu être un milliard de fois plus utiles au récit. J'ai vraiment eu le sentiment de ne pouvoir découvrir qu'un minuscule pan de chacun d'entre eux malgré le flot d'informations que nous recevons. Ça semble assez paradoxal dit comme cela, mais c'est précisément ce que je ressens. L'auteure nous délivre constamment les mêmes propos à leur sujet. Les choses n'évoluent que très peu. C'est répétitif et lassant au final, ce qui explique certainement pourquoi j'ai peiné à apprécier Avery et son entourage.

Niveau action, c'est approximativement la même chose, du moins au départ. La première partie du roman ne possède pratiquement pas de surprise ou de rebondissement. Ces chapitres-là m'ont semblé interminables et ennuyeux. Je n'avais qu'une envie : enfin arriver au moment où les choses s'accéléreraient et où les vrais enjeux de cette histoire nous seraient exposés. Une fois ce cap passé, tout s'intensifie vraiment. Vers la moitié du roman, j'étais vraiment ancré dans l'histoire et tous les retournements de situation qui se manifestaient. Tout devient plus haletant, certaines clés nous sont finalement offertes pour mieux saisir le récit et le fil conducteur du roman s'épaissit pour être plus palpitant. Il y a énormément de coups de théâtre vraiment bien ficelés que je n'avais absolument pas vu venir et qui m'ont beaucoup surpris. Je ne m'attendais vraiment pas à ce que Kendall Kulper ose prendre de telles directions.

Néanmoins, une fois que cette vague d'action a déferlé, le naturel revient au galop. Avery redevient agaçante et stoïque alors que tout a changé et j'ai trouvé ça tellement, tellement peu crédible. De nouveau, j'ai été blasé et lassé. Finalement, les derniers chapitres nous permettent de découvrir d'ultimes révélations, mais j'ai eu le sentiment qu'il manquait quelque chose. La fin n'est pas ouverte et vraiment satisfaisante en elle-même, c'est indéniable, mais j'ai réalisé que l'univers qu'on nous promet dans le résumé n'est en fait pas du tout suffisamment développé. La magie et l'aspect légendaire des sorcières restent tout de même des thèmes énormément sous-exploités, contrairement à la romance et les descriptions plus ou moins utiles qui sont, elles, omniprésentes et beaucoup trop mises en avant. La conclusion du roman m'a donc fait prendre conscience de plusieurs défauts du livre alors qu'elle reste pourtant logique et compréhensible. C'est assez étrange à expliquer.

En résumé, LA SORCIÈRE DE PRINCE ISLAND est un livre qui n'était peut-être pas fait pour moi. J'ai été intéressé par le cadre du roman et le second souffle de l'intrigue lors du grand moment des révélations, mais c'est tout. Avery est une héroïne qui ne m'a pas spécialement plu et le reste des personnages principaux est bien trop peu mis en avant à mon goût. L'aspect répétitif de l'intrigue a également eu raison de moi. Ressasser continuellement les mêmes choses devient rapidement ennuyeux. LA SORCIÈRE DE PRINCE ISLAND est donc une lecture loin d'être explosive et qui s'avère ne pas être aussi passionnante que je l'espérais.


Avant Le labyrinthe : L'ordre de tuer
Avant Le labyrinthe : L'ordre de tuer
par James DASHNER
Edition : Broché
Prix : EUR 18,50

4 internautes sur 4 ont trouvé ce commentaire utile 
4.0 étoiles sur 5 « L'ORDRE DE TUER est un roman que j'ai A-DO-RÉ, tout simplement. », 21 avril 2015
Ce commentaire fait référence à cette édition : Avant Le labyrinthe : L'ordre de tuer (Broché)
L'ORDRE DE TUER est un roman que j'ai A-DO-RÉ, tout simplement. Je me suis vraiment éclaté pendant ma lecture. J'ai eu l'impression d'être plongé dans un très bon film d'horreur : suspense, terreur et scènes sanglantes sont autant d'éléments qui m'ont pris aux tripes et qui rendent ce récit ultra palpitant. En fait, j'ai même eu, à plusieurs reprises, le sentiment que je regardais un épisode de The Walking Dead tant les univers semblent proches. L'ORDRE DE TUER est un excellent préquel à la trilogie L'ÉPREUVE qui m'a permis, une seconde fois, d'être complètement subjugué par la plume et l'imagination de James Dashner. J'avais un peu peur d'être déçu après avoir lu quelques chroniques sur cette histoire, mais c'est totalement l'inverse qui s'est produit !

Je pense que l'important pour apprécier un minimum ce récit, c'est de le lire comme une intrigue pratiquement totalement à part de la trilogie qu'elle précède. Si vous attendez des explications précises sur la vie de Thomas ou des autres protagonistes de la saga avant qu'ils ne pénètrent dans le Labyrinthe, passez votre chemin. Ici, nous rencontrons de nouveaux héros et sommes confrontés à un tout autre monde. C'est en prenant L'ORDRE DE TUER comme un roman plus ou moins éloigné de la trilogie L'ÉPREUVE que j'ai pu vraiment m'imprégner de son intrigue et de son climat. Néanmoins, et c'est là que le génie de l'auteur se manifeste, L'ORDRE DE TUER reste tout de même très lié à quelques héros que nous connaissons déjà. C'est vraiment brillant !

L'ORDRE DE TUER nous permet de rencontrer Mark, Alec, Trina ou encore Lana, autant de héros que j'ai beaucoup aimé apprécier et qui m'ont paru extrêmement crédibles. Ils ont beau ne pas être vraiment creusés, le fait qu'ils tentent de survivre ensemble aux horreurs qu'ils sont forcés de traverser m'a énormément plu. Ils ont tout perdu et restent malgré tout forts et déterminés. J'aime tellement passer du temps avec des personnages aussi braves et courageux. Mention spéciale pour Mark et Alec qui, eux, sont un peu plus approfondis et vraiment, vraiment impressionnants. Mark m'a beaucoup ému et son histoire m'a vraiment laissé bouche bée. Plus j'en découvrais sur son passé, plus j'avais envie de le prendre dans mes bras pour lui dire que tout allait s'arranger. James Dashner est parvenu à le doter d'une vraie humanité et, juste pour cela, je suis admiratif.

Au-delà des héros, L'ORDRE DE TUER possède également une intrigue HYPER palpitante. Mais, genre, vraiment. Je suis encore en état choc face à tous les rebondissements qui ont pris place en aussi peu de temps. L'intrigue est ultra haletante, ultra prenante, ultra frénétique et ultra addictive. Je me répète, mais je me suis éclaté. Éclaté dans le sens où j'en ai pris constamment plein la tête et où cela était réellement jouissif. L'action est omniprésente de la première à la dernière page. Le suspense ne redescend littéralement jamais. James Dashner nous offre quelques explications sur les origines de la maladie dont nous avons déjà entendu parler dans L'ÉPREUVE et nous délivre également de précieux détails sur les débuts du cataclysme qui a engendré le chaos sur terre. J'ai trouvé ça vraiment excitant et intéressant. C'est tellement bon de pouvoir faire un retour en arrière aussi productif ! De plus, entre deux flashbacks renversants, l'auteur nous décrit des scènes explosives et intenses. Les chapitres sont courts et l'intrigue est enflammée et, dès lors, les pages se tournent d'elles-mêmes. L'ORDRE DE TUER est un roman captivant et fascinant.

La conclusion du livre marque l'apothéose de l'intrigue. Les ultimes secrets qui nous sont dévoilés permettent finalement de faire le lien (de manière étroite tout de même) entre ce roman et la trilogie L'ÉPREUVE. Même si j'ai adoré la manière dont James Dashner a conclu cette histoire, je reste un tout petit peu sur ma faim car j'aurais aimé en savoir encore plus. Effectivement, j'ai tellement aimé ce roman que je pense être devenu insatiable, du coup. De plus, il manque encore un certain nombre d'éléments pour totalement lier ce préquel et ce qui le suit. J'espère pouvoir connecter les deux histoires grâce au deuxième préquel que James Dashner va prochainement publier et qui devrait revenir sur l'histoire des Blocards avant leur entrée dans le Labyrinthe. La fin est donc très bonne mais peut-être trop peu explicite.

En résumé, L'ORDRE DE TUER est un excellent préquel et une lecture hyper addictive. Une fois lancé dans le roman, j'avais énormément de mal à en sortir et à poser mon livre. James Dashner nous dépeint ici un univers en perdition, à la fois chaotique, destructeur et gorgé de ténèbres. Les héros dont nous faisons la rencontre m'ont beaucoup plu de par leur force et leur bravoure. L'action est omniprésente et les coups de théâtre n'arrêtent jamais de s'entrechoquer. La fin est une véritable explosion bien qu'il nous manque encore certaines informations cruciales sur la série L'ÉPREUVE. Finalement, L'ORDRE DE TUER est une lecture qui m'a envoûté et totalement séduit !


Levana
Levana
par Marissa MEYER
Edition : Broché
Prix : EUR 16,90

2 internautes sur 2 ont trouvé ce commentaire utile 
2.0 étoiles sur 5 « LEVANA est une nouvelle agréable à lire mais vraiment pas exceptionnelle. », 18 avril 2015
Ce commentaire fait référence à cette édition : Levana (Broché)
LEVANA est un roman extrêmement court qui nous permet d'en apprendre beaucoup, beaucoup plus sur la grande méchante de la saga CHRONIQUES LUNAIRES. Si j'ai beaucoup aimé pouvoir comprendre les origines de sa haine contre Cinder et pouvoir contempler de nouvelles facettes de la personnalité de Levana, je dois bien reconnaître que cette lecture ne m'a pas spécialement ébloui. Elle doit bien sûr se lire comme une nouvelle et non pas comme un roman à part entière, mais je reste malgré tout sur ma faim. Je n'arrive même pas à décider si je suis frustré, déçu ou juste mitigé. Cette lecture n'a pas provoqué grand-chose, en vérité.

Le seul vrai point positif de cette nouvelle, ce sont toutes les informations qu'elle nous apporte au sujet de Levana. En effet, jamais je n'aurais pensé pouvoir être à la fois si en colère contre elle à cause des trois précédents romans et aussi capable de plus ou moins comprendre son caractère et ses ambitions. LEVANA rend l'héroïne de l'intrigue bien plus humaine et intéressante que tout ce que l'auteure avait bien voulu nous laisser imaginer auparavant. J'ai adoré découvrir son histoire et voir comment celle-ci s'était déroulée au fil des années. Marissa Meyer est parvenue à tout connecter et tout lier avec beaucoup de brio et fluidité. Tout est logique, crédible, vraisemblable avec ce que nous avons déjà découvert auparavant dans CINDER, SCARLET et CRESS. J'ai trouvé cette cohérence vraiment frappante et impressionnante car je n'aurais jamais pensé que les motivations de Levana étaient celles qu'elles sont, au final. Il y a quelque chose de très surprenant dans ce récit, de vraiment intrigant et saisissant. Les nouveaux visages de Levana qui nous sont dévoilés ici sont vraiment intéressants.

LEVANA nous permet de faire la rencontre de nouveaux personnages, tels que Channary, Evret ou Solstice. Je les tous trouvé plus ou moins bien construits, bien qu'il leur manquait à tous un petit quelque chose pour les rendre vraiment réalistes. J'ai eu le sentiment qu'ils n'étaient pas assez approfondis par l'auteure, même si la vision de Levana à leur sujet est vraiment biaisée par son jugement. Je pense tout spécialement ici à Evret qui m'a semblé adorable et à la fois trop mis de côté. C'est dommage, car je pense qu'il y avait énormément de choses à faire avec lui et Levana. Nous entrapercevons également des protagonistes que nous connaissons déjà, essentiellement Winter et Cinder. Aaaaaaah, Cinder... Rien qu'en revenant brièvement sur les débuts de son histoire, j'ai eu envie de replonger dans le premier opus de la série. Il me tarde désormais tellement de les retrouver elle et Winter dans le final de la saga ! Ce fût vraiment très agréable et ultra saisissant de retourner aux origines de leurs récits à toutes les deux.

Néanmoins, même si l'histoire s'avère être finalement intéressante et sympathique, elle n'est rien de plus. Elle n'est ni percutante, ni inoubliable, ni retentissante. Le récit est presque insipide, trop fade. Marissa Meyer nous a habitués à beaucoup mieux avec ses trois précédents romans, ce qui me laisse penser que l'épaisseur de la nouvelle joue un peu : en voulant faire court, elle n'a pas pu s'arrêter comme elle le voulait sur chaque détail. De fait, cette histoire est un petit plus pour la saga mais je ne pense pas qu'elle soit indispensable. Nous avons seulement un nouvel angle de vue, rien de plus.

En résumé, LEVANA est une nouvelle agréable à lire mais vraiment pas exceptionnelle. C'est un bonus qui nous permet de replonger dans la saga des CHRONIQUES LUNAIRES en attendant la sortie de WINTER, ce qui reste tout de même un bon point. En apprendre plus l'histoire de Levana, Cinder et Winter fût une expérience plaisante, je le reconnais, mais qui manque trop, à mon goût, d'étincelle et de profondeur.


Pardonne-moi, Leonard Peacock
Pardonne-moi, Leonard Peacock
par Matthew QUICK
Edition : Broché
Prix : EUR 16,90

4 internautes sur 4 ont trouvé ce commentaire utile 
3.0 étoiles sur 5 « PARDONNE-MOI, LEONARD PEACOCK est un roman bouleversant et déboussolant. », 16 avril 2015
Ce commentaire fait référence à cette édition : Pardonne-moi, Leonard Peacock (Broché)
PARDONNE-MOI, LEONARD PEACOCK est un roman qui me laisse un drôle de goût dans la bouche, des tonnes de sentiments contradictoires et beaucoup, beaucoup de frustration. En effet, si j’ai été complétement transporté et émerveillé par la majorité du roman, deux gros points noirs viennent faire de l’ombre au tableau : la conclusion du récit et les ultimes révélations. Je suis donc totalement divisé et vraiment embêté par mon ressenti tant la plus grosse partie du livre est vraiment extraordinaire. Je pense que si Matthew Quick avait terminé son roman sur une note beaucoup moins ouverte, mes sentiments auraient été entièrement différents.

Mon avis étant scindé en deux parties, je pense que ma chronique va suivre le même mouvement. Seule la fin abordera les défauts du livre comme il n’y a que le final qui ne m’a pas conquis. En effet, avant la conclusion, tout est vraiment parfait. Dès l’instant où j’ai rencontré Leonard, j’ai eu envie de le serrer dans mes bras et de lui promettre que tout aller s’arranger. Leonard est un protagoniste qui sort de l’ordinaire tout en restant parfaitement réaliste et crédible. C’est un anti-héros extrêmement perturbé, torturé et tourmenté par son passé qui m’a beaucoup touché. C’est un écorché vif refermé sur lui-même, qui nous livre ses très nombreuses réflexions sur la vie, la famille, l’éducation, la société et toutes les émotions qui font de nous des êtres humains.

En effet, si j’ai déjà adoré Leonard et tout ce qu’il est, ses interrogations sur le monde m’ont permis de complètement m’attacher à lui. Il nous livre des questionnements solides et bouleversants sur l’existence, chose que j’ai vraiment trouvée renversante. PARDONNE-MOI, LEONARD PEACOCK nous permet d’être totalement immergés dans la conscience du héros et de découvrir la moindre de ses pensées, la plupart étant aussi bien construite que réellement intéressante. Je suis un grand fan des personnages qui sont capables de se lancer dans des grands raisonnements à partir de choses simples, et Leonard m’a vraiment gâté de côté-là.

PARDONNE-MOI, LEONARD PEACOCK, c’est aussi une histoire extrêmement profonde et extrêmement réaliste. Toutes les personnes que nous rencontrons dans le roman pourraient être des proches ou des gens que nous croisons dans la rue. Il y a vraiment quelque chose d’hyper vraisemblable dans ce roman. La plume de Matthew Quick y est très certainement pour quelque chose. En effet, son style est concis, clair, net et hyper précis. Les chapitres sont courts, ce qui m’a donné envie de tourner les pages encore et encore, si bien que j’ai dévoré ce récit en à peine une journée. Ce fût un voyage court mais émouvant et sensationnel… Jusqu’à la fin.

Aaaah, la fin. J’ai vraiment eu un énorme problème avec la conclusion du livre et le chemin qu’a décidé d’emprunter l’auteur. Même s’il nous explique le pourquoi du comment et l’origine-même de l’histoire de Leonard, Matthew Quick oublie de nous transmettre tout un tas d’informations. Il aborde deux sujets extrêmement importants sans même les effleurer. Il en parle puis passe à autre chose alors qu’ils forment le nœud de tous les problèmes de Leonard et qu’ils sont le cœur-même du récit, surtout un thème en particulier. Dès lors, je reste un peu abasourdi et vraiment blasé. En renfermant le livre, j’ai eu envie de hurler « tout ça pour ça, sérieusement ? ». C’est comme s’il manquait tout un pan de l’intrigue. A mes yeux, l’auteur, en voulant nous livrer une fin forte et lumineuse, s’est complètement trompé. Il a oublié quelque chose. C’est tellement dommage.

De plus, le final du livre est utra (mais alors ultra ultra ultra) ouvert. Vous le savez sûrement, je déteste les fins ouvertes. Mais alors, là, je crois que c’est la conclusion la plus vide d’information que j’ai jamais eu la malchance de découvrir. Vraiment. J’ai eu le sentiment que l’auteur avait décidé de mettre fin à son histoire comme ça, abruptement, sans prévenir personne. C’est tellement, tellement cruel. Et tellement frustrant. Je reste extrêmement déçu par cette conclusion qui m’apparaît comme beaucoup trop rapide et bien trop peu explicite. Après que nous ayons passé autant de temps avec Leonard et vu ce qu’il endurait, nous méritons mieux. Beaucoup mieux.

En résumé, PARDONNE-MOI, LEONARD PEACOCK est un roman bouleversant et déboussolant. Leonard est un héros en or qui est très émouvant. Sa philosophie de vie est hyper touchante et nous permet de nous poser mille et une questions, chose que j’ai énormément appréciée. Néanmoins, le final trop ouvert et le manque d’explication concernant certains thèmes viennent entacher mon ressenti et cette histoire qui avait tout pour être parfaite au départ. Une lecture qui me laisse donc finalement sceptique malgré son personnage principal extraordinaire et ses réflexions vraiment passionnantes.


CODA T01
CODA T01
par Emma Trevayne
Edition : Broché
Prix : EUR 16,00

3.0 étoiles sur 5 « Je sors complètement mitigé de ce roman alors qu'il possède énormément de qualités. », 15 mars 2015
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Ce commentaire fait référence à cette édition : CODA T01 (Broché)
3/5, c'est un peu juste, me direz-vous... Assez bizarrement, je n'arrive pas à monter à 3,5 alors que le 3/5 que j'attribue à CODA est très solide, en fait. Ok, je reconnais être super paradoxal mais, en même temps, CODA me laisse avec tellement de sentiments différents que j'ai un peu de mal à faire le tri. Je m'explique.

J'ai mis énormément de temps à complètement entrer dans l'histoire. Les 150 premières pages sont hyper lentes. Vraiment. Je n'arrivais ni à m'attacher aux héros, ni à être un minimum captivé par l'univers du récit. Je trouvais les descriptions trop lourdes, les évènements trop décousus les uns des autres, le manque d'explications était flagrant et j'avais le sentiment d'être tout simplement jeté dans un monde sans avoir un seul point d'ancrage auquel me raccrocher. C'était tellement, tellement frustrant agaçant.

Vers la moitié du livre, néanmoins, la tendance s'est inversée et j'ai commencé à voir où Emma Trevayne voulait nous emmener, nous lecteurs, ainsi que ses personnages. La suite est beaucoup plus palpitante et haletante. Les coups de théâtre qui prennent place sont plus crédibles et possèdent beaucoup plus d'importance.

Au fur et à mesure, j'ai même commencé à m'attacher à Anthem, alors que cela semblait très mal parti. J'ai adoré Alpha et Omega ainsi que la myriade de personnages secondaires mais, allez savoir pourquoi, avec Anthem, le courant ne passait pas. Puis, soudainement, il y a toute cette mélancolique, cette rage et ce côté ultra nostalgique qui émane de lui et, boum, j'ai enfin pu m'identifier à lui et comprendre ce qu'il ressentait.

On apprend à saisir l'univers qui nous enveloppe comme on peut, avec des éléments par-ci, par-là, mais j'ai vraiment eu la sensation d'être totalement livré à moi-même pour m'en sortir. L'auteure charge le monde qu'elle met en place de détails sans nous accompagner. J'ai trouvé cela regrettable étant donné la richesse et la complexité de l'histoire.

La fin est vraiment parfaite, pleine d'ultimes surprises, de retournements de situation qui sont parvenus à me faire mal au cœur et débordante d'espoir. CODA est un roman qui aurait pu se suffire à lui-même mais l'auteure a préféré nous écrire un second tome que je pense tout de même m'offrir pour voir comment Emma Trevayne compte exploiter son univers après la conclusion du tome 1.

Une lecture qui me laisse donc un étrange goût dans la bouche. Je sors complètement mitigé de ce roman alors qu'il possède énormément de qualités. La lourdeur du départ et l'impression de lire une histoire hachée et saccadée ont malheureusement eu raison de mon jugement final. Une dystopie originale et intrigante malgré tout, que je recommande aux amateurs du genre.


Les Coeurs brisés, tome 1
Les Coeurs brisés, tome 1
par Amelia KAHANEY
Edition : Broché
Prix : EUR 17,90

1 internaute sur 1 a trouvé ce commentaire utile :
4.0 étoiles sur 5 « LES CŒURS BRISÉS est un récit explosif, palpitant, dynamique et saisissant. », 11 mars 2015
Ce commentaire fait référence à cette édition : Les Coeurs brisés, tome 1 (Broché)
OH. MON. DIEU. LES CŒURS BRISÉS est une ÉNORME surprise. C'est un roman qui m'a coupé le souffle et qui m'a vraiment, vraiment, vraiment scotché. Je ne m'attendais pas du tout à être aussi époustouflé par l'histoire d'Amelia Kahaney. L'univers est riche et saisissant, les personnages sont adorables et l'action – bordel, l'action – est OMNIPRÉSENTE. LES CŒURS BRISÉS est un récit explosif, palpitant, dynamique et saisissant. C'est littéralement une véritable bombe à retardement, un vrai cocktail de retournements inattendus et de suspense savamment dosé. Quel pied !

Dès les toutes premières pages, j'ai été totalement conquis par l'univers de l'auteure. Le monde dans lequel nous plongeons est noir et inquiétant, mais également hyper attirant et irrésistible. Il y a quelque d'ultra entêtant et d'ultra enivrant dans l'atmosphère qui émane de ce livre. On veut constamment y retourner et en savoir plus, voir quelle direction Amelia Kahaney va emprunter et comment les choses vont évoluer. Bien évidemment, je pense que tout cela aurait été impossible sans les protagonistes vraiment intrigants – et à la fois aussi adorables que détestables pour certains – que nous rencontrons. L'auteure prend le temps de nous décrire une héroïne acharnée, déterminée, forte et vraiment convaincante. Si, au départ, j'ai eu peur d'avoir affaire à une personne fragile et niaise, mes craintes ont rapidement été dissipées. Anthem m'a énormément plu. Sa passion et son courage font d'elle une héroïne impressionnante et hors-norme. J'ai pu m'identifier à elle très facilement. On comprend sans aucun mal toutes les émotions qu'elle traverse et qui ne font que la rendre encore plus humaine. Anthem m'a vraiment pris aux tripes et bouleversé. Son histoire est terrible mais la rend inoubliable. Quel plaisir de l'avoir rencontré !

Amelia Kahaney a également doté ses personnages secondaires de beaucoup de profondeur. Il y a un protagoniste en particulier qui m'a énormément surpris et dont certains traits de caractère m'ont totalement échappé. De plus, qu'il s'agisse des bons ou des mauvais héros, tous sont suffisamment épais et creusés pour qu'on croie à leurs manières d'agir. Ford m'a beaucoup touché, Serge apporte de la douceur au roman et j'ai éprouvé énormément de rage pour les fauteurs de troubles. On ne peut pas s'empêcher de réellement ressentir toutes sortes de sentiments en découvrant les multiples personnages du récit et, juste pour ça, je tire mon chapeau à l'auteure.

Comme dit précédemment, le point le plus fort du roman se cache indéniablement dans les coups de théâtre qu'il possède. OH SEIGNEUR. J'en ai vu d'absolument toutes les couleurs. J'ai l'impression d'avoir dévoré la totalité du roman en ayant retenu mon souffle. Aucune seconde de répit ne nous est accordée. Genre, littéralement. A la moindre occasion de faire une pause, l'auteure s'acharne sur nous et rajoute une nouvelle couche de suspense et de surprise. Les rebondissements sont tous plus énormes les uns que les autres et s'enchaînent à une vitesse tellement insupportable que ça en devient exquis. Sans nous en apercevoir, on devient accro. Les coups de théâtre sont parfaitement bien millimétrés et nous explosent en pleine tête au moment propice. C'est juste épatant. Même si l'auteure fait quelques raccourcis maladroits et oublie de nous livrer quelques explications au passage, LES CŒURS BRISÉS n'en reste pas moins foudroyant et sensationnel. J'ai adoré avoir le souffle coupé.

La conclusion du livre continue dans cette veine et nous offre un final grandiose. Les choses se calment un peu et, pourtant, les ultimes retournements de situation mettent en place des bases imprévisibles pour la suite. Suite dont j'ai autant besoin de lire sur-le-champ que d'oxygène pour respirer (et j'exagère à peine). Anthem n'est pas au bout de ses surprises et nous non plus, d'après cette fin ultra électrisante. Vivement septembre prochain que je puisse sauter sur le tome 2 !

En résumé, LES CŒURS BRISÉS est une lecture incroyable. J'ai passé un très, très agréable moment en compagnie des personnages et de l'univers d'Amelia Kahaney ainsi que de sa plume et de son imagination sans aucune limite. LES CŒURS BRISÉS est un récit prenant et qui n'hésite pas à nous faire oublier comment respirer en nous livrant une myriade de rebondissements gigantesques et inconcevables. Si j'étais plutôt (très) réticent avant d'entamer ma lecture, je dois bien reconnaître que je suis le premier surpris à avoir autant adoré cette histoire. Un récit stupéfiant et effréné qui m'a entièrement conquis et dont il me tarde de découvrir la suite !


Toutes ces choses qui nous échappent
Toutes ces choses qui nous échappent
par Wendy Wunder
Edition : Broché
Prix : EUR 15,90

2 internautes sur 2 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 « C’est un très joli coup de cœur que je n’avais absolument pas vu venir. », 8 mars 2015
Ce commentaire fait référence à cette édition : Toutes ces choses qui nous échappent (Broché)
TOUTES CES CHOSES QUI NOUS ÉCHAPPENT est un fabuleux roman. C’est un très joli coup de cœur que je n’avais absolument pas vu venir. Ce n’est pas compliqué : dès la première page – littéralement – j’ai été enivré par les mots de Wendy Wunder et les protagonistes qu’elle m’a permis de rencontrer. Hannah et Zoe m’ont profondément touché. Elles m’ont coupé le souffle, pour être précis. Sincèrement, je ne trouve rien à redire. TOUTES CES CHOSES QUI NOUS ÉCHAPPENT est une histoire à la fois brute et extrêmement délicate, à la fois drôle et débordante de nostalgie. Ce roman m’a ému au plus haut point et est parvenu à me tirer quelques larmes. L’auteure nous délivre ici un vrai bijou, une lecture sublime et inoubliable qui m’a vraiment, vraiment époustouflé.

Comme dit précédemment, j’ai été ancré dans le récit dès le départ. Wendy Wunder possède une plume entêtante et enivrante qui m’a totalement conquis. Elle manie les mots, les phrases et les tournures stylistiques avec brio et puissance. De son écriture émane une forte mélancolie et quelque chose de très passionné. L’auteure se livre corps et âme lorsqu’elle décrit une émotion. Elle va au cœur des cœurs, et c’est précisément ÇA qui m’a renversé. Wendy Wunder sait parfaitement comment tout mettre en place pour que nous nous identifiions aux personnages et que nous nous attachions irrésistiblement à eux. C’est fort, passionnant, palpitant.

Zoe et Hannah sont deux héroïnes qui m’ont irrémédiablement marqué. A leurs côtés, j’ai ri et eu les larmes aux yeux. J’ai eu envie de les rejoindre dans leurs folles aventures. Elles ont beau avoir des personnalités diamétralement opposées, elles se complètent indéniablement. TOUTES CES CHOSES QUI NOUS ÉCHAPPENT est un récit qui aborde l’amitié sous toutes ses formes. J’ai adoré tous les messages que l’auteure tente de nous faire passer à travers son roman. L’amour n’a pas de limite, pas de raison, pas d’explication. L’amour est l’amour, c’est tout. Le lien qui unit Hannah et Zoe m’a pris aux tripes et m’a très fortement touché. Elles forment un duo ultra rafraîchissant qui déborde de vie et de joie. Elles sont drôles, charmantes, intelligentes et hyper humaines. D’un autre côté, elles possèdent toutes les deux de vraies cicatrices et de vraies raisons de fuir. Impossible, dès lors, de ne pas tomber amoureux d’elles. Vraiment. Je les ai tout simplement adorées. Vivre cette expérience avec elles a été un vrai délice.

TOUTES CES CHOSES QUI NOUS ÉCHAPPENT s’avère également être un formidable road-trip. En suivant Hannah et Zoe dans leur parcours à travers les États-Unis, je me suis surpris à vouloir prendre le premier taxi qui passe et partir découvrir le monde. Ce roman nous met plein d’étoiles dans les yeux. On devient presque jaloux en assistant à toutes les étapes auxquelles les héroïnes s’arrêtent. Zoe est un personnage qui m’a déboussolé et dévasté tant elle tient à faire un maximum d’expériences en un minimum de temps. Hannah, elle, est beaucoup plus terre à terre. Elle est aussi prête à tout pour sa meilleure amie. Plus le récit évolue, plus les caractères se dévoilent et se révèlent. Au bout d’un moment, je ne voyais plus les pages se tourner tant j’étais ancré dans l’histoire.

En effet, en plus de nous faire vivre de véritables montagnes russes émotionnelles grâce à l’amitié de Zoe et Hannah et grâce à ce qu’elles découvrent, TOUTES CES CHOSES QUI NOUS ÉCHAPPENT touche à de très nombreux thèmes différents : le premier amour, la maladie, l’abandon, le désespoir, la culpabilité, la mort ou le bonheur. Wendy Wunder explore véritablement toute une palette de sensations. Il y a énormément de messages à retenir de cette histoire et c’est ce qui la rend encore plus précieuse à mes yeux.

La conclusion du roman est juste parfaite. Vraiment. Elle a réduit mon cœur en miettes et m’a fait pleurer et, justement, c’est ce qui la rend aussi extraordinaire. Je n’attendais pas cette fin du tout. DU TOUT. Wendy Wunder prend un chemin qui m’a semblé hyper crédible et vraiment saisissant. Le meilleur choix qu’elle aurait pu faire, je pense. L’histoire d’Hannah et Zoe se termine sur une note dévastatrice et douloureuse, qui m’a entièrement satisfait. Les ultimes pages m’en ont fait voir de toutes les couleurs. J’ai pleuré, eu des frissons, souri, été abasourdi puis ai réussi à reprendre mon souffle petit à petit. C’était grisant, bouleversant et fracassant. Certains penseront peut-être qu’il manque quelques réponses à nos questions (ce qui n’est pas faux), que tout va trop vite ou encore que cette conclusion ne correspond pas au reste de l’histoire. Sincèrement, je comprendrai mais, étrangement, même s’il manque de minuscules choses pour que cette histoire soit complète, j’ai trouvé cette fin extraordinairement touchante.

En résumé, TOUTES CES CHOSES QUI NOUS ÉCHAPPENT est un coup de cœur. C’est un roman émouvant et obsédant, un petit trésor à découvrir sans hésiter. Les héroïnes sont touchantes, drôles et renversantes. Nous découvrons une plume recherchée, nostalgique et mélancolique qui est vraiment magnifique. Le récit est vif, rafraîchissant et marquant. TOUTES CES CHOSES QUI NOUS ÉCHAPPENT aborde différents sujets avec finesse et douceur, sans jamais trop en faire. La conclusion est un crève-cœur et ne fait que rendre cette histoire encore plus éprouvante, dans le meilleur sens du terme. Une lecture poignante et prodigieuse, que je vous recommande chaudement.


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