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Commentaires écrits par
Jordan "Wandering-World"
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L'héritier oublié
L'héritier oublié
par Julie Kagawa
Edition : Relié
Prix : EUR 16,41

2 internautes sur 2 ont trouvé ce commentaire utile 
4.0 étoiles sur 5 « L'HÉRITIER OUBLIÉ est un roman à ne pas manquer si vous êtes, comme moi, un fervent adorateur de la plume de Julie Kagawa. », 30 juillet 2013
Ce commentaire fait référence à cette édition : L'héritier oublié (Relié)
Haaaaaaaa ! Quel bonheur de retrouver l'univers enchanteur et ultra passionnant des Iron Fey ! Je me demande encore pourquoi j'ai attendu aussi longtemps avant de dévorer ce roman ! J'ai adoré replonger au Pays de Nulle Part, retrouver Ash, Puck, Meghan, Grimalkin, et le tout en compagnie d'Ethan. L'HÉRITIER OUBLIÉ est une excellente lecture, qui m'a permis de voyager dans un monde vraiment captivant grâce à la plume toujours aussi exceptionnelle de Julie Kagawa. Je n'avais pas encore réalisé à quel point toute cette ambiance féérique m'avait manqué. L'HÉRITIER OUBLIÉ est un premier tome aussi bon et aussi envoûtant à cette saga des NOUVEAUX ROYAUMES INVISIBLES que LA PRINCESSE MAUDITE l'était à celle des ROYAUMES INVISIBLES, et je dois bien reconnaître que j'en suis juste hyper satisfait !
Si l'intrigue m'a autant ébloui, c'est tout particulièrement grâce à Ethan Chase, le frère de Meghan. Seigneur, que c'est un protagoniste profond ! Si, au départ, il nous apparaît comme un jeune homme morose et blasé qui voit la vie en noire, on comprend rapidement le pourquoi du comment dans les premières pages. Rien qu'avec ces quelques explications, j'étais déjà conquis et bouleversé par ce héros. Ethan est un protagoniste hyper touchant, pour lequel je n'ai rien pu faire à par éprouver une immense compassion. Son caractère m'a plu et m'a ému. Derrière ses airs de "gros dur", pour reprendre l'expression de Kenzie, se cache une personne douce et aimante, pleine de bonté et de passion. J'ai totalement adhéré à la personnalité d'Ethan. C'est un héros en trois dimensions, qui possède ses failles, ses secrets, ses peines, ses fissures, ses doutes et ses peines. Lorsque nous découvrons le visage du vrai Ethan, je vous assure qu'on ne reste pas de marbre. Vivre cette aventure à ses côtés a été une magnifique expérience.
J'en ai parlé plus tôt, et je compte bien revenir dessus maintenant, nous rencontrons également ici une jeune femme : Mackenzie. Dès l'instant où elle est entrée dans la vie d'Ethan, je n'ai pas pu m'empêcher de l'adorer. Je crois que j'ai failli (pour la millième fois) tomber amoureux d'une héroïne de roman. Kenzie a tout pour plaire : un humour à toute épreuve, une répartie vraiment excellente, elle sait garder la tête haute, prendre ses propres décisions, et est un brin entêtée et braquée, mais ça lui va divinement bien. Elle est forte et, avec Ethan, ils vont former un duo juste décapant. J'ai eu le pressentiment en entamant ma lecture que ces deux-là allaient m'en faire voir de toutes les couleurs... Et je ne me suis - fort heureusement, d'ailleurs - pas trompé. En même temps, on parle de Julie Kagawa. Elle maîtrise à la perfection les couples qu'elle met en avant, et celui que forment Ethan et Kenzie n'échappe pas à la règle. Le lien qui les unit m'a juste semblé merveilleux et hyper légitime. On ne peine pas une seconde à croire à leur relation, car tout se fait naturellement et sans aucune impression de "surfait". Ethan et Kenzie craquent l'un pour l'autre de manière logique, et ça m'a fait un bien fou. J'ai été renversé par leur idylle, vraiment. Surtout que vers la fin de l'histoire, Kenzie avoue une chose juste ÉNORME à Ethan, et j'ai bien cru que j'allais pleurer. Du coup, impossible de ne pas m'attacher encore plus à eux. Merci Julie Kagawa pour avoir créer ce couple fantastique et hyper agréable à suivre ♥
L'HÉRITIER OUBLIÉ nous permet aussi de retrouver un personnage dont nous avions déjà entendu parlé précédemment : Keirran. Je ne compte pas vous révéler son identité, vu que nous apprenons qui il est à la toute fin du dernier tome de la saga LES ROYAUMES INVISIBLES. Si vous l'avez lu, cherchez bien, tout cela va vous revenir ;) J'ai beaucoup aimé le caractère de Keirran, ainsi que sa manière d'agir avec Ethan et Kenzie. Je dois bien reconnaître que j'ai été complètement bouleversé par la présence de Keirran et d'Ethan dans le même livre !!! Ça me paraissait tellement impossible et en même temps tellement normal et enthousiasmant que je n'ai pas pu m'empêcher de craquer. L'auteure a eu une idée extraordinaire et liant leurs destins à tous les deux ! Dans L'HÉRITIER OUBLIÉ, nous retrouvons également Meghan, Puck, Ash et Grimalkin, les quatre héros principaux de la saga LES ROYAUMES INVISIBLES. Cela a été un immense bonheur de les revoir. Ils m'avaient tout énormément manqué ! J'ai été ultra emballé par l'idée de ses retrouvailles mêlées à l'histoire actuelle d'Ethan, de Kenzie et de Keirran. Je vous assure que cette intrigue est juste hyper bien ficelée. Tout correspond, tout est lié, tout est logique ! C'est carrément brillant !
Bien évidemment, ce livre n'est pas qu'une histoire de protagonistes qui se retrouvent. L'HÉRITIER OUBLIÉ nous permet de voyager de nouveau au Pays de Nulle Part, et c'est aussi exaltant et prenant qu'enchanteur et hypnotisant. Je vous assure que j'ai de nouveau totalement craquer pour ce monde féérique. Les histoires des Courts, les fées de Fer, les Oubliés, les Exilés, les pactes entre fées, les promesses, les conflits... Tout m'a charmé. L'HÉRITIER OUBLIÉ, c'est avant tout une ambiance, un climat oppressant et pourtant irrésistible. L'univers des fées est plus en danger que jamais, et la mission de le sauver revient, bien entendu, à Ethan. Nous vivons donc toutes sortes de rebondissements et de retournements de situation hyper intenses et hyper saisissants, qui m'ont tous pris aux tripes. J'avais l'impression de découvrir pour la première fois les Royaumes Invisibles, tant tout était surprenant et haletant. Julie Kagawa a su se réinventer tout en conservant un ancrage profond dans sa précédente saga. Ouaw !!! J'ai été subjugué de la première à la dernière page par toutes les révélations et les surprises qui débordent de ce récit. Quelle aventure époustouflante !
Jusqu'à la conclusion du roman, nous ne voyons pas les chapitres défiler entre nos mains. En arrivant à la fin du livre, j'étais complètement abasourdi. Que nous prépare la suite ?! Non parce que les dernières pages de L'HÉRITIER OUBLIÉ nous font douter sur pas mal de trucs, et du coup je suis, genre, hyper impatient de lire la suite !!! Haaaaaaaaaa !!! Cette fin est aussi horrible et frustrante qu'elle est parfaite. J'ai besoin du tome 2 MAINTENANT !!!
En résumé, L'HÉRITIER OUBLIÉ est un roman à ne pas manquer si vous êtes, comme moi, un fervent adorateur de la plume de Julie Kagawa. Ce premier tome de la nouvelle saga de l'auteure ne possède aucun défaut, et il nous permet de replonger avec une joie à peine contrôlable dans le monde unique et ensorcelant des ROYAUMES INVISIBLES. Rencontrer Ethan et Kenzie a été un immense privilège, et voir leur relation évoluer un pur bonheur. J'ai également été conquis par les aperçus que nous livre ce récit des personnages que nous connaissions déjà, ainsi que par les nouveaux protagonistes secondaires qui peuplent l'histoire. L'intrigue en elle-même est vraiment prenante, et les retournements de situation ne s'arrêtent pratiquement jamais. La preuve : jusqu'à la fin, nos convictions se voient être pulvérisées. JE VEUX LA SUITE !!! L'HÉRITIER OUBLIÉ est donc une très très très bonne lecture, que je ne peux que vous recommander ultra chaudement si vous avez lu et apprécié la saga LES ROYAUMES INVISIBLES !


Pods
Pods
par Michelle Pickett
Edition : Broché
Prix : EUR 7,72

2.0 étoiles sur 5 « PODs reste une dystopie peu convaincante qui ne sort absolument pas de l'ordinaire. », 21 juillet 2013
Achat vérifié(De quoi s'agit-il ?)
Ce commentaire fait référence à cette édition : Pods (Broché)
PODs est une histoire dystopique moyenne qui, on le sent bien, est le premier roman de l'auteure Michelle Pickett. Dans ce livre, tout est assez passable. L'histoire possède de bons aspects qui sont contrebalancés par une romance inutile, et les quelques rebondissements prenants sont en total désaccord avec les personnages et leurs caractères. De plus, je trouve que le résumé en dit beaucoup trop. Le livre fait 313 pages, et tous les évènements décrits dans la présentation se manifestent en 200 pages ! Ainsi, nous avons très peu de surprises. Sur la centaine de pages restantes, le rythme était déjà bien plus palpitant. Malgré tout, PODs reste une dystopie peu convaincante qui ne sort absolument pas de l'ordinaire.
Dès les premiers chapitres, j'ai eu du mal avec Eva. Non pas qu'elle soit frustrante ou agaçante, mais je me suis senti assez loin d'elle. Je ne suis pas parvenu à m'attacher à sa personnalité, ni à m'identifier à ses réactions. C'est une héroïne assez passive, qui ne pense pas avant d'agir ni ne passe à l'action. Elle vit son aventure de façon "molle", et je suis resté sur ma faim à de nombreuses reprises à cause de ses doutes et de ses incertitudes inutiles. Le truc qui m'a gêné, c'est que j'ai eu l'impression que l'auteure cherchait à rendre Eva forte et courageuse, sans vraiment y parvenir. Tout au long de ma lecture, ce sentiment ne m'a pas quitté. C'est comme si Michelle Pickett avait tenté de faire passer Eva pour Katniss... Sauf que c'est un échec. Je n'ai pas cru une seconde à ses élans de détermination et de courage. J'avais l'étrange sentiment que tout était surjoué. C'est assez bizarre de dire ça pour un roman, mais c'est exactement la sensation que j'ai éprouvé.
A contrario, concernant David, j'ai tout de suite accroché à son personnage. Lui au moins ne feignait pas d'être sûr de lui, ni ne maquillait ses failles et ses faiblesses. Malgré tout, c'est un protagoniste qui ne m'a pas plus enthousiasmé que ça. Même s'il a un minimum de jugeote et qu'il entreprend énormément de choses, il y a un truc chez lui qui m'a gêné. Un peu comme pour Eva, j'ai eu le sentiment que l'auteure voulait en faire un héros parfait, grand, beau et fort. Sauf qu'à être trop parfaits, les protagonistes ne le sont plus.
La romance entre David et Eva ne m'a plu du tout. Mais alors PAS DU TOUT. Premièrement, cette histoire d'amour est inutile. Elle n'apporte strictement rien à l'histoire. Surtout que les choses ne vont pas plus loin qu'un baiser. A chaque fois que nos deux tourtereaux sont sur le point de passer à l'action, pouf, quelqu'un débarque. Répétez cette scène six ou sept fois, et ça en devient carrément grotesque et risible au possible. Qu'il s'agisse des longues déclarations dégoulinant de sentiments, des regards intenses et apparemment sensuels, des dialogues débordant d'amour et de promesses, rien ne m'a convaincu. J'ai trouvé la relation qu'entretenaient Eva et David vide de sens. En même temps, à côté de ma précédente lecture, ALICE AU PAYS DES ZOMBIES, cette romance ne pouvait que me sembler fade. On retrouve le schéma classique des récits YA : un idylle sans grande étincelle et des héros raides dingues l'un de l'autre sans qu'on comprenne vraiment le pourquoi du comment. Je suis blasé, je vous assure.
Faire intervenir ma précédente lecture va me servir de transition pour vous parler des rebondissements de l'intrigue. En effet, PODs est une dystopie à laquelle se mêlent les zombies (ou des humains mutants à cause d'un virus, au choix). Malheureusement, ces derniers restent bien ternes et normaux. Vous le savez peut-être, j'adore être bouleversé et décontenancé lorsque je lis. Avec ALICE AU PAYS DES ZOMBIES, la mythologie mise en place concernant les zombies était juste passionnante car complètement innovante et inédite. L'histoire de PODs, elle, ne livre que des "monstres" sans grande originalité. Mêmes les descriptions ne sont ni effrayantes ni sanglantes, alors qu'avec ces deux éléments mon ressenti aurait pu être amélioré. Par ailleurs, comme je l'ai écrit un peu plus haut, le résumé en dit beaucoup trop. On sait par avance tout ce qui va se passer. Du coup, les surprises n'en sont pas vraiment. Je suis persuadé que si j'avais occulté la moitié de la présentation du récit, j'aurais été plus charmé par ma lecture. Vraiment, il n'y a que les 100 dernières pages qui rehaussent le niveau. Grâce à elles, j'ai été emballé par quelques éléments plutôt prenants. Il y a des morts, des révélations inattendues, des secrets qui fournissent au roman une ambiance inquiétante et oppressante, et des retournements de situation vraiment palpitants ! Si tout le livre avait pu être comme cette dernière centaine de pages, j'aurais été conquis.
La fin de PODs est également chargée de coups de théâtre et de suspense, qui permettent de redonner une sorte de second souffle à l'histoire. Malheureusement, l'ultime chapitre casse ce rythme en mettant à nouveau l'accent sur la romance entre David et Eva. Jusqu'à la dernière page, cette histoire d'amour loupée nous revient sans cesse au visage. Les dernières lignes m'ont carrément fait lever les yeux au ciel et me plaindre à ma demi-sœur tant elles sont clichées et vraiment à côté de la plaque. Le monde s'effondre, et nos héros décident de faire passer leur idylle un niveau au-dessus. N'importe quoi.
En résumé, PODs est une lecture passable et commune. C'est une dystopie qui ne diffère absolument pas des autres. Michelle Pickett a voulu faire de ses personnages des héros parfaits, sauf que sa tentative n'aboutit pas à grand chose. Pire encore, j'ai eu l'impression que tout était surjoué. La romance entre Eva et David est juste sans valeur et insignifiante. Pour moi, leur relation ne sert absolument à rien. Côté rebondissements, je pense que, si on en savait moins dès le départ, tout serait beaucoup mieux. Heureusement, les deniers chapitres rendent l'intrigue un minimum prenante et intéressante pour nous donner envie de terminer le roman. Malheureusement, les ultimes pages regorgent d'éléments incompréhensibles et en décalage complet avec la situation dans laquelle les deux protagonistes se trouvent. PODs est donc un roman moyen, que je conseillerai plutôt à des lecteurs qui s'initient à peine au genre dystopique.


Alice au pays des Zombies
Alice au pays des Zombies
par Gena Showalter
Edition : Relié
Prix : EUR 16,41

1 internaute sur 2 a trouvé ce commentaire utile :
4.0 étoiles sur 5 « Un roman rafraîchissant et intense, que je vous recommande (très très très) fortement. », 19 juillet 2013
Ce commentaire fait référence à cette édition : Alice au pays des Zombies (Relié)
Ça faisait bien longtemps que je n'avais pas lu de romans aussi épais en moins de deux jours ! ALICE AU PAYS DES ZOMBIES est une découverte juste exceptionnelle, qui m'a charmé à tous les niveaux. Si je n'attribue pas la note de 5/5 au récit, c'est tout simplement car ce n'est pas un coup de cœur ; mais on est vraiment pas passés loin. J'ai été subjugué par l'univers extraordinaire et passionnant qu'a créé avec brio Gena Showalter. Et j'en redemande ! Vivement le tome 2 ! Je vous peux assurer que j'ai été happé par l'histoire de la première à la dernière page. ALICE AU PAYS DES ZOMBIES est un roman qui nous prend aux tripes et qui nous obsède. En le lisant, j'étais totalement immergé dans le récit, et lorsque j'étais séparé du livre, je ne pouvais pas m'empêcher d'y penser. Ce premier volet des CHRONIQUES DE ZOMBIELAND est aussi addictif que saisissant et époustouflant, et je ne peux vous conseiller qu'une chose : courir l'acheter.
Dès les premières pages, j'ai bien senti que cette lecture allait être complètement différente de ce à quoi je m'attendais. Moi qui pensais plonger dans une histoire YA banale et sans originalité, je m'étais lourdement trompé. Je m'explique : rien qu'avec le premier chapitre, j'étais déjà envoûté. L'écriture de Gena Showalter - que je ne connaissais pas jusque là - est juste exquise. On dévore chaque mot, chaque ligne et chaque page avec une douce appréhension mêlée d'une irrésistible excitation. Les mots de l'auteure sont vifs et vont droit au but. J'ai adooooooré ça ! Tout était si clair, si net, si précis, si parfait ! Au cours de ma lecture, j'avais l'impression d'être au cinéma. Je voyais les choses plus que je ne les lisais sur du papier. C'était tellement exaltant ! Je savais qu'en ouvrant le livre, j'allais vivre quelque chose d'intense. Et, à chaque fois, c'est ce qui s'est passé. Gena Showalter possède une plume qui m'a ensorcelé, et que je vous recommande chaudement de découvrir !
Bien évidemment, l'histoire a pu prendre vie grâce à l'héroïne principale du récit : Alice. OH. MON. DIEU. Alice quoi. Je crois que viens encore de tomber amoureux d'une fille de papier. C'est grave ? Non parce qu'Alice m'a juste ébloui. Son caractère est tellement, TELLEMENT, différent de ceux des adolescentes habituelles dans les livres YA que j'en suis resté consterné pendant une bonne partie du roman. Elle est forte, déterminée, courageuse, possède une répartie de dingue, ne se laisse pas dicter sa conduite et sait s'affirmer quand il le faut ! J'ai été obligé de craquer ! Elle est tellement unique, complexe et spéciale, que je ne pourrai la comparer à aucune autre héroïne du genre. Avec Ali, on atteint presque la perfection côté personnage féminin de YA à mes yeux. Elle possède des tonnes de qualités qui m'ont plu au plus au point. Ali est une personne que j'ai adoré suivre, et qui a su me captiver tout au long de ma lecture. Seigneur, qu'elle est géniale ♥
Et vous savez pourquoi ? Parce qu'en plus d'être forte, courageuse et sûre d'elle, elle sait aller plus loin que les mots. Ali se bat, et rudement bien, en plus. C'est l'un des autres points qui m'a fait adhérer à cette intrigue, d'ailleurs : l'action omniprésente du premier au dernier mot. Qu'il s'agisse d'Ali, de Cole, de sa bande ou de leurs ennemis, tous ces personnages ne nous laissent aucune seconde de répit. C'est tellement bon d'étouffer de cette manière ! Gena Showalter est parvenue à mettre en place un monde où la mort, les combats sanglants et les scènes pleines d'étrangeté et d'horreur ne cessent de s'entrechoquer... Et c'est juste jouissif. Jouissif, vraiment. J'ai adoré avoir le souffle coupé par les batailles que mènent Ali et ses amis contre les zombies, j'ai adoré être angoissé par les descriptions ultra prenantes et terrifiantes de ces créatures hideuses, j'ai adoré sentir mon estomac se contracter en assistant à des scènes pleines de révélations plus effrayantes les unes que les autres, j'ai adoré... bref, j'ai TOUT adoré. Même sur le fond, j'ai aimé le monde de l'auteure. Sa mythologie sur les zombies changent complètement de toutes celles que nous connaissons déjà et, si je déteste le changement en général, il a été le bienvenu grâce à ce roman. Gena Showalter possède une imagination débordante, et je me suis complètement laissé aller à toutes les surprises et tous les coups de théâtre que celle-ci m'avait concocté. Haaaaaaaaaaa ♥ Il y a ÉNORMÉMENT de rebondissements qui parsèment ce récit, ainsi que des tas de retournements de situations imprévisibles qui m'ont coupé le souffle. Chaque nouveau bouleversement me dévastait, tant il ne faisait que rendre la situation présente déjà épouvantable encore plus catastrophique. Ainsi, le suspense, la tension, le stress et l'angoisse ne faisaient qu'aller crescendo, et c'était tellement excitant ! Cela faisait bien longtemps que je n'avais pas pris autant de plaisir à vivre une telle expérience. ALICE AU PAYS DES ZOMBIES est un roman qui m'a ravi côté action !
Ajoutez à cela une romance exceptionnelle, et vous touchez presque au but concernant mes sentiments sur ce roman. L'histoire d'amour entre Cole et Alice m'a fait vibrer. On sent bien que l'auteure possède une certaine expérience au niveau de l'écriture, et c'est vraiment un énorme plus pour notre lecture. Les scènes décrites entre le couple sont gorgées d'envie et de désir, et elles apportent une autre dimension à ce récit déjà parfait. Le couple Cole/Alice m'a fait rêver. A la fois plein de bonnes attentions l'un vers l'autre mais également très taquins, très tactiles et HYPER amusants, ces deux-là vont vous en faire voir de toutes les couleurs ! Le duo qu'ils forment n'est ni niais ni innocent. On passe un cran au-dessus par rapport aux autres couples YA. Ici, tout est bien plus touchant, plus émouvant, plus poignant et plus sensuel que jamais.
Jusqu'à la fin de l'histoire, tout est mis en place pour nous plaire. Mêmes les personnages secondaires m'ont semblé adorables et convaincants au possible. J'ai adoré la personnalité de Kat, son amitié aussi belle que tendre avec Alice, son humour et sa présence marquée tout au long du récit. J'ai également été conquis par les grands-parents d'Alice, qui m'ont fait sourire à de très nombreuses reprises. Quand je vous dis que tout est parfait !
En résumé, ALICE AU PAYS DES ZOMBIES est une une lecture ultra plaisante, à la fois saisissante, excitante, angoissante de la meilleure façon possible, sensuelle, émouvante, poignante et fascinante. Alice est une héroïne charmante et adorable, et son couple avec Cole est aussi bien maîtrisé qu'il est romantique et captivant. Les rebondissements se démultiplient sans arrêt, et la mythologie mise en place par Gena Showalter est à la fois originale et ultra intrigante. Même si tout est vraiment parfait, ce premier tome des CHRONIQUES DE ZOMBIELAND n'est pas un coup de cœur. Ne m'en voulez pas, je suis incapable de vous dire pourquoi. Malgré tout, j'ai été totalement époustouflé par cette histoire, et je suis d'ores et déjà ultra emballé par cette saga. Un roman rafraîchissant et intense, que je vous recommande (très très très) fortement.


3. Wings
3. Wings
par Aprilynne PIKE
Edition : Broché
Prix : EUR 17,75

Aucun internaute (sur 1) n'a trouvé ce commentaire utile :
2.0 étoiles sur 5 « Le troisième tome de la saga WINGS est bien en-dessous de ses prédécesseurs. », 16 juillet 2013
Ce commentaire fait référence à cette édition : 3. Wings (Broché)
Le troisième tome de la saga WINGS est bien en-dessous de ses prédécesseurs. A mes yeux, c'est le moins bon des trois romans. Même si j'ai été très heureux de retrouver Laurel, David, Tamani et Chelsea, je dois bien reconnaître que les longueurs omniprésentes dans l'action ont complètement fait disparaître mes élans de joie. De plus, cet opus est très épais. Je m'attendais à lire un ouvrage intense et riche en rebondissements, alors que c'est exactement le contraire qui m'a été offert. Malgré tout, l'univers à la fois riche et prenant de la série m'a charmé un minimum pour rendre cette lecture divertissante et intéressante, mais ça s'arrête là. Contrairement aux deux précédents tomes, je n'ai pas été renversé par l'histoire de WINGS TOME 3.
Au départ, j'étais enchanté par l'idée de retrouver l'univers féérique et originale qu'a su créer Aprilynne Pike. Vivre de nouvelles aventures aux côtés de Laurel est toujours un réel plaisir. Malgré tous les défauts que possède ce roman, je ne peux rien lui reprocher concernant cet aspect de l'intrigue. Laurel est encore et toujours une héroïne ultra agréable et sympathique à suivre. On sent bien qu'elle a évolué depuis qu'elle a appris à accepter sa condition de fée. Ce tome nous permet de la voir grandir et apprendre à évoluer en tant qu'habitante d'Avalon. J'ai beaucoup aimé le fait que nous soyons désormais totalement immergés dans son monde. Nous la découvrons en train de fabriquer des potions et de parler avec Tamani à propos de magie et décoctions surnaturelles, et j'ai beaucoup aimé cela. On sent vraiment que nous voyageons maintenant derrière le regard d'une fée, et non plus d'une humaine.
Malheureusement, cette idée est à double tranchant. D'un côté, Laurel nous apparaît comme forte et enfin elle-même. De l'autre, sa condition de fée la pousse à fréquenter encore plus Tamani, et donc à douter de ses sentiments pour David. Sauf que les triangles amoureux, je n'en peux vraiment plus. C'est là que le sort s'acharne sur moi, vu que l'auteure a décidé de mettre en avant le lien qui unit Laurel, David et Tamani comme jamais auparavant. En le marquant autant, elle a plus réussi à m'agacer qu'à m'envoûter. Ainsi, Laurel nous semble indéterminée et complètement perdue, alors qu'elle peut s'avérer être extrêmement sûre d'elle et courageuse. Ça m'a vraiment embêté de voir l'image que je me faisais d'elle entacher à cause de cette double romance frustrante. Un coup David, un coup Tamani. On se sépare, puis on doute, puis on se rabiboche, puis on se rend-compte qu'il y a un autre prétendant et on doute à nouveau. Au secours. Surtout que rien ne s'arrange véritablement dans ce troisième roman, ce qui signifie que le triangle amoureux sera de retour dans le tome 4. J'en suis épuisé d'avance.
Autre gros bémol de ce livre : le manque d'action. Seigneur, que j'ai eu l'impression de tourner en rond à de nombreuses reprises ! Au départ, les choses se passent plutôt bien, et un début d'intrigue se met en place. Puis soudain, pouf, plus rien. Les rebondissements cessent, et les informations arrêtent d'affluer. Les coups de théâtre stagnent, et on se focalise plus sur la romance que sur les réponses à nos questions. Heu, comment vous dire... Je me suis un peu ennuyé. Aprilynne Pike a réellement dédié cet opus à la relation ambigüe Laurel/David/Tamani sauf que, même ça, ce n'est pas très bien fait. Oups. Du coup, on lit sans grand intérêt. On se plonge dans le roman plus pour voir à quel moment des révélations nous seront faites que pour les découvrir. C'est lassant et exaspérant. Dommage.
A contrario, il y a un élément de l'histoire qui m'a permis de ne pas me décourager pendant ma lecture : le personnage de Yuki. Cette nouvelle héroïne est ultra mystérieuse et permet de conférer au récit une dimension plus noire et inquiétante. On ne peut pas s'empêcher de se poser mille et une interrogations à son sujet. Qui est-elle vraiment ? Nos doutes sur elle sont-ils fondés ? Que réserve-t-elle à Laurel et Tamani ? Surtout que ces deux-là, en nous livrant leurs soupçons au sujet de Yuki, nous poussent à nous imaginer de nombreuses possibilités. Dès lors, nous sommes comme aspirés au cœur d'une tornade de suspense et de remises en question vraiment palpitantes. Grâce au personnage de Yuki et à tous les secrets qui l'entoure, WINGS TOME 3 a pu gagner un minimum d'intérêt à mes yeux. De plus, nous apprenons, dans cet opus, de nombreuses choses concernant le monde des fées. Les légendes à propos des courts Seelie et Unseelie ainsi que sur le Glamour m'ont énormément charmé !
Jusqu'à la fin du roman, mon ressenti était donc moyen : pour chaque élément bien maîtrisé, un évènement beaucoup moins bien retranscrit venait gâcher mon plaisir. Malheureusement, cette règle s'applique aussi pour la fin. Les derniers chapitres sont vraiment haletants et passionnants. L'action s'intensifie enfin, et nous avons finalement quelques réponses à nos interrogations. L'ambiance devient lourde et pesante, et on sent que quelque chose d'horrible est sur le point d'arriver. Sauf que d'un seul coup, paf, plus rien. Le roman se termine sur un cliffhanger juste horrible. Si l'action avait été plus marquée lors de ma lecture, il m'aurait sûrement plu. Sauf que là, comme elle se présentait enfin et que tout a été stoppé net, j'ai été ultra énervé. Non mais c'est quoi cette fin ? Aprilynne Pike nous offre un final ouvert et gorgé de suspense, mais dont nous ne connaîtrons la suite que l'année prochaine. L'attente va être insurmontable.
En résumé, WINGS TOME 3 est une lecture pleine de contrastes. Si le roman possède d'excellents éléments, comme son héroïne toujours aussi attachante, un univers prenant et un nouveau personnage plein de mystères, ces derniers sont contrebalancés par des défauts omniprésents : le triangle amoureux irritant et les longueurs récurrentes qui nous empêchent de profiter entièrement de notre lecture. WINGS TOME 3 est donc un opus en-dessous des autres qui, je l'espère de tout cœur, n'est qu'une baisse de régime avant le dernier tome.


Moi et Becca
Moi et Becca
par Paige Harbison
Edition : Broché
Prix : EUR 14,50

3.0 étoiles sur 5 « L'histoire reste assez prenante et attrayante pour me faire dire qu'il serait dommage de la louper. », 12 juillet 2013
Ce commentaire fait référence à cette édition : Moi et Becca (Broché)
MOI ET BECCA est un roman assez dérangeant, qui sort des sentiers battus. J'ai adoré l'ambiance noire et mystérieuse qui se dégage de ce récit. Paige Harbison a su conférer à son histoire un climat ultra prenant et irrémédiablement attrayant. Même si, globalement, MOI ET BECCA m'a plu, je dois bien reconnaître qu'il y a un certain nombre de choses qui m'ont, au contraire, complètement pris au dépourvu. En effet, il y a énormément d'éléments qui, s'ils avaient été mieux maîtrisés, auraient pu rendre l'histoire saisissante et en faire un véritable coup de cœur. Malheureusement, ces derniers sont au final trop peu exploités, et cette aspect du roman m'a laissé un goût amer.
MOI ET BECCA, c'est avant tout l'histoire de "la Nouvelle", l'héroïne principale que nous suivons et dont nous ignorons le nom tout au long du récit. Je dois bien avouer que j'ai trouvé cette idée très très originale ! Surtout qu'on s'adapte très facilement à ce jeu complètement novateur de l'auteure. Personnellement, ça ne m'a posé aucun problème ! L'héroïne arrive dans une nouvelle école, où elle ne connait personne. Si l'adaptation promettait déjà d'être difficile, c'était sans compter sur la disparition de la précédente nouvelle arrivante - Becca - qui a marqué les esprits et reste inoubliable pour la plupart des étudiants. Dès lors, nous suivons l'héroïne dans sa quête de vérité concernant Becca, mais aussi dans son adaptation face à ce nouvel univers complètement différent de celui dont elle est issue. J'ai beaucoup aimé l'évolution de la Nouvelle au cours de ma lecture. On se rend bien compte qu'elle mûrit et qu'elle change. J'ai également adooooooooré les chapitres concernant Becca. Découvrir son histoire sombre et inquiétante m'a juste totalement captivé. Mais, étrangement, je ne me suis pas plus attaché que ça aux deux héroïnes. Qu'il s'agisse de la Nouvelle ou de Becca, j'ai beaucoup aimé suivre leurs aventures et apprendre à les connaître, mais ça s'arrête là. Je ne me suis ni identifié à leurs réactions, ni lié à leurs émotions. C'était assez frustrant, en fait. Je lisais juste, je ne ressentais pas. Je maintiens que j'ai adoré les voir évoluer dans leur milieu, mais c'est tout. C'est dommage, parce que si les deux protagonistes avaient possédé un tout petit plus de profondeur, je suis sûr que j'aurais craqué. Vraiment.
Le point fort de MOI ET BECCA, ce sont les rebondissements et les révélations qui y sont parsemés. Seigneur !!! Cette histoire est addictive, tout simplement parce que les secrets et les mystères ne cessent jamais de se démultiplier. Becca et la Nouvelle sont deux jeunes femmes pleines de côtés sombres. J'ai complètement craqué pour toute la noirceur qui entourait Becca. Lors des chapitres qui nous sont décrits de son point de vue, nous avons affaire à un personnage tourmenté et vraiment étrange. J'ai beaucoup aimé cette dose de danger et de ténèbres qui découlait d'elle. La Nouvelle ne nous laisse pas nous plus insensibles de ce côté-là. Elle fait de nombreux choix qui vont à l'encontre de ce qu'on lui conseille, et j'ai adoré ça ! Plus nous avançons dans l'intrigue et plus les masques tombent. Il y a énormément de réponses qui nous sont données qui m'ont coupé le souffle. Je ne m'attendais vraiment pas à une telle fin ! Je dois bien reconnaître qu'entre les coups de théâtre palpitants, les révélations inattendues, et tous les personnages secondaires aussi inquiétants que discrets qui peuplent le récit, j'ai vécu les montagnes russes côté émotions. Tout comme la Nouvelle, on s'interroge sans cesse : qui croire ? Vers qui se tourner ? A qui faire confiance ? Haaaaa, j'ai adoré ça !
D'un autre côté, je ne suis pas certain d'avoir totalement compris le sens de l'histoire. Voyez-vous, les rebondissements sont vraiment géniaux, mais je ne comprends pas pourquoi l'histoire, en général, a lieu d'être. Dans le fond, on suit tout simplement Becca et la Nouvelle, et on assiste à leur adaptation respective. Mais ça s'arrête là, non ? J'ai cherché un sens caché, mais je n'en ai pas trouvé. Ou alors j'en attendais un, et en fait il n'y en avait pas. Je crois que c'est ça, au final. Avec MOI ET BECCA, j'avais placé la barre assez haut. Je m'attendais à autre chose, dans le fond. Le thème principal de l'intrigue reste assez simple et banal, quand j'y repense. Le truc c'est que, comme avec les personnages, il aurait fallu approfondir et épaissir les choses. Paige Harbison a vraiment eu une idée exceptionnelle en écrivant ce récit, mais le résultat n'est qu'une copie imparfaite de ce qui aurait pu être une superbe histoire. Tous les éléments sont là, mais ils sont mal maîtrisés. C'est dommage.
A l'inverse, j'ai trouvé la plume de Paige Harbison ultra plaisante et très convaincante. On se retrouve sans aucun mal dans le monde des adolescents, avec ses rumeurs, ses bruits qui courent, ses ragots, ses peines, ses secrets et ses romances éphémères. J'ai complètement craqué pour le côté réaliste de l'histoire. L'auteure possède une écriture vive et claire, qui lui permet d'aller droit au but. En plus de créer un monde passionnant et fascinant, elle sait extrêmement bien nous embobiner et nous tromper. Le suspense, le mystère et le désir d'en savoir toujours plus sont trois sentiments qui nous habitent de la première à la dernière page de cette histoire. Rien que pour ça, je dois bien reconnaître que MOI ET BECCA est un roman qui vaut le détour. On se sent oppressés et obsédés par cette histoire jusqu'à ce qu'on en ressorte.
En résumé, MOI ET BECCA est une histoire qui m'a plu et qui aborde de nombreux thèmes ultra prenants. Mystères, trahisons, mensonges, morts, amour, passage à l'âge adulte ou encore découverte de soi sont des sujets récurrents dans ce livre, et ils nous prennent aux tripes. L'histoire de Becca et de la Nouvelle est entourée de noirceur et de secrets, qui nous rendent complètement accros et dépendants à celle-ci. Paige Harbison possède une plume tout aussi addictive et est parvenue à créer un univers à la fois réaliste et gorgé de ténèbres. Malgré tout, certains détails gênent notre lecture. On peine à s'attacher aux héroïnes, et, au final, l'histoire n'a pas vraiment de sens ou de raison d'être. Malgré tout, je vous recommande chaudement MOI ET BECCA, car l'histoire reste assez prenante et attrayante pour me faire dire qu'il serait dommage de la louper.


Falling
Falling
par Cat Clarke
Edition : Broché
Prix : EUR 9,20

3 internautes sur 3 ont trouvé ce commentaire utile 
4.0 étoiles sur 5 « Cat Clarke m'a, une nouvelle fois, complètement ébloui. », 10 juillet 2013
Ce commentaire fait référence à cette édition : Falling (Broché)
Cat Clarke m'a, une nouvelle fois, complètement ébloui. Même avec seulement 72 pages, ma Déesse (j'en arrive à ce point) a réussi à me dévaster et à me couper le souffle. Je vous assure que je suis complètement perdu, là tout de suite. Comme avec chacun de ses romans, l'auteure est parvenue à me faire passer par toute une palette d'émotions ultra fortes et ultra intenses, qui m'ont laissé complètement pantelant et dévasté. Je crois que j'aurais adooooré voir cette nouvelle être plus développée et transformée en roman, parce que je vous assure que, à l'instar de toutes les intrigues écrites par Cat Clarke, cette histoire est juste poignante et fascinante.
Mon avis risque d'être plus court qu'habituellement étant donnée l'épaisseur du livre, mais je compte bien vous retranscrire le moindre de mes sentiments. Tout d'abord, je me dois de préciser que FALLING m'a énormément rappelé ma lecture de UNDONE/REVANCHE. En effet, Cat Clarke y explore les mêmes domaines : l'homosexualité, l'homophobie, l'acceptation de soi, le thème du monde adolescent, l'amour et la mort. Avec moi, c'est une recette qui fonctionne toujours. L'auteure m'a fait revivre tous les sentiments que j'avais ressenti en lisant UNDONE de manière accélérée. Accélérée, et donc un peu plus superficielle, mais ce n'est pas grave. Je pardonne amplement à mon auteure chouchou ce minuscule faux pas. Surtout que c'est une nouvelle, donc je suis bien obligé de mettre mon exigence de côté.
Nous suivons ici trois personnages : Anna, Tilly, et Cam. J'ai beaucoup aimé suivre ces trois protagonistes. La magnifique amitié qui lie Anna et Tilly m'a fait penser au lien qu'entretient Jem avec Kai dans UNDONE. Oui bon ok, j'en reviens toujours à ce livre, mais je vous assure que les deux histoires se ressemblent fortement. J'ai également craqué pour le côté réaliste du couple Anna/Cam, qui est juste décrit à la perfection. Comme toujours avec Cat Clarke, c'est comme si on y était. Il en va de même avec la fête qui prend place chez Cam, et qui permet à de nombreux adolescents de se retrouver. J'étais avec eux. J'écoutais la musique. Je sentais la chaleur, la transpiration, les vibrations des enceintes. J'écoutais les cris et les chansons. Même en 72 pages, l'auteure parvient à nous dépeindre un monde ultra réaliste et irrésistiblement attirant.
A l'instar de CONFUSION, CRUELLES et REVANCHE, Cat Clarke met tout en place pour nous faire angoisser et pour nous conférer un puissant sentiment d'oppression. Arrivé à une trentaine de pages de FALLING, j'avais déjà l'estomac noué. On sait pertinemment que quelque chose d'affreux va arriver, et, pourtant, on ne peut s'empêcher de foncer dans le mur tête baissée. Et, mon dieu, que les révélations m'ont dévasté !!! Une nouvelle fois - et je ne cesserai jamais de m'en étonner - Cat Clarke est arrivée à complètement pulvériser mon cœur et mes émotions. Les quatre derniers chapitres sont juste... Palpitants, saisissants, destructeurs et atrocement captivants. On souffre, on a le souffle coupé, et on se rend-compte qu'au final, cette nouvelle est porteuse d'un véritable message. C'est aussi une des spécialités de cette merveilleuse auteure, d'ailleurs. Cat Clarke n'hésite pas à nous écrire un paragraphe qui, si on y prêtait pas attention, pourrait sembler banal et exactement comme tous les autres. Sauf que ce n'est pas le cas : comme d'habitude, l'auteure utilise sa plume vive, fracassante et marquante pour nous écrire très brièvement des mots qui nous détruisent. Je vous assure que la conclusion de FALLING m'a tout simplement brisé et saccagé. Les mêmes sentiments que j'avais ressenti en terminant UNDONE, mais de manière moins intense. Et c'est aussi bon et exaltant que blessant et cruel.
En conclusion, FALLING est une nouvelle que vous recommande très, TRÈS, fortement. Que ce soit pour vous lancer dans la VO ou parce que vous êtes, comme moi (mais pas plus, c'est impossible), un(e) grand(e) adorateur(trice) de Cat Clarke, cette petite histoire va vous en faire voir de toutes les couleurs. Pour la quatrième fois d'affilée, ma Déesse est parvenue à me détruire de l'intérieur et à me subjuguer grâce à sa plume, ses personnages, et cet univers ultra riche et ultra réaliste qu'elle a créé. Pour qu'une personne me marque autant en 600 pages ou en 72, c'est vraiment qu'elle est douée et mérite ma vénération, vous ne pensez pas ? Moi qui voulais faire court, je crois que j'en suis incapable, quand j'en arrive à parler de Cat Clarke... Toujours est-il que je vous conseille chaudement la nouvelle FALLING, et que j'aimerai vous dire que je vais mourir d'ici la date de sortie du prochain roman de l'auteure. Je profite de cette chronique pour également vous rappeler que UNDONE/REVANCHE sort en octobre, et que vous avez OBLIGATION de l'acheter et de le lire (et il en va de même avec FALLING, au fait) ;) L'Effet Cat Clarke est définitivement en marche, et je peux vous assurer qu'il va tout dévaster sur son passage.
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Enclave - Tome 1 - Enclave
Enclave - Tome 1 - Enclave
par Ann Aguirre
Edition : Broché
Prix : EUR 16,00

4.0 étoiles sur 5 « ENCLAVE est un bon roman dystopique, qui pose les bases pour une saga qui promet d'être explosive. », 22 juin 2013
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Ce commentaire fait référence à cette édition : Enclave - Tome 1 - Enclave (Broché)
ENCLAVE est un bon roman dystopique, qui pose les bases pour une saga qui promet d'être explosive. C'est une lecture sympathique, vraiment pas prise de tête, qui reste heureusement très intrigante et pleine de rebondissements. Même si ce n'est pas le livre du siècle et qu'il ne sort pas vraiment des sentiers battus, il y a quelque chose de prenant dans cette histoire. On s'attache rapidement aux personnages et à leur aventure, ainsi qu'aux émotions à la fois intenses et inconnues qu'ils vont apprendre à découvrir.
L'histoire nous est narrée par Trèfle, une héroïne très touchante, à la fois fragile et courageuse, qui, même si elle n'est pas parfaite, m'a énormément plu. Son statut de Chasseuse fait d'elle une jeune femme déterminée et pleine de convictions émouvantes, qui nous poussent à nous lier à elle. J'ai beaucoup aimé découvrir ses doutes et ses peurs, ainsi que ses nombreuses réflexions - logiques et légitimes, tout ce que j'aime - sur l'Enclave dans laquelle elle a été élevée depuis toujours. Trèfle est un personnage qui m'a convaincu malgré ses faiblesses, et je crois que rien que pour cela, nous pouvons féliciter l'auteure. Comme pour tout le roman, cette héroïne n'a pas grand chose de spécial, et pourtant on ne peut pas s'empêcher de penser à elle et d'être attirés par son récit. C'est vraiment une sensation ultra plaisante !
Trèfle évolue dans un monde sous-terrain, car une bonne partie de la population a été décimée suite à une épidémie mondiale. J'ai adoooooooré l'ambiance qui ressortait de la première parti du roman. On se sent oppressés, on suffoque, on sait pertinemment que quelque chose cloche et que d'énormes révélations vont nous bouleverser et, pourtant, on fonce tête baissée au beau milieu du chaos. J'ai vraiment été subjugué par ce sentiment d'étouffement. Trèfle vit au cœur d'un univers dont elle ne sait en fait rien, et dont la connaissance des secrets pourrait s'avérer mortelle. J'ai beaucoup aimé douter de tout, des personnes qui semblaient sincères alors qu'il n'en était rien, des lois enseignées aux êtres vivants dans l'Enclave, alors que Trèfle était sûre qu'elle ne savait qu'une partie de la vérité. L'auteure parvient à nous faire nous poser mille et une questions, ainsi qu'à nous pousser à imaginer des dizaines de scénarios. C'est tout simplement génial !!!
Surtout qu'un autre personnage, Del, va donner à Trèfle le courage qui lui manquait pour assouvir sa soif de révélations. Haaaaaaaaa, que j'ai aimé leur duo !!! Avec ENCLAVE, pas question de découvrir une histoire d'amour banale et qui semble déjà prévue d'avance ! La romance est complètement mise de côté, et ce n'est pas plus mal. Nous découvrons deux héros forts et courageux, qui vont apprendre à se faire confiance. Cet aspect de l'intrigue m'a énormément touché. Nous avons réellement affaire à des protagonistes qui ne connaissent rien à l'amitié ou à l'amour. C'est totalement nouveau pour eux. Ainsi, les doutes de Trèfle ou les prises de conscience de Del nous semblent complètement justifiées. Leurs comportements sont attendrissants au possible, et les conversations qu'ils échangent m'ont vraiment ému. Il y a quelque chose dans le duo qu'ils forment qui nous renverse. Tout est en non-dits et en regards, en mots muets et en gestes oubliés. Del et Trèfle sont deux héros brisés et repliés sur eux-mêmes qui vont devoir s'ouvrir l'un à l'autre, et j'ai adoré ça !
C'est avec la seconde partie du livre que les choses s'accélèrent et que les rebondissements se déchaînent. Rebondissements qui m'ont convaincu eux aussi, d'ailleurs. Les surprises ne s'arrêtent jamais, et les moments de répit sont très rares. Del et Trèfle vont rencontrer des personnages secondaires qui m'ont plu, mais pas entièrement satisfait. L'auteure aurait pu les approfondir un peu plus car même s'il y a des passages émouvants, je n'ai pas été pris aux tripes comme j'aurais pu l'être. Je me suis bien plus attaché à Del et à Trèfle qu'à Tegan et Bandit. Les révélations qui nous sont faites tout au long du livre sont plaisantes, mais je dois bien avouer que je reste un peu sur ma faim. J'aurais aimé en savoir plus sur l'Avant et les raisons ayant poussé les Hommes à vivre sous terre. A contrario, j'ai été ensorcelé par les quelques informations que l'auteure nous fournit sur la vie actuelle que mènent Trèfle et Del, et sur cette idée d'avoir pousser le Darwinisme aussi loin. Seuls les plus forts survivent désormais. Nous sommes donc plongés au cœur d'un monde impitoyable et chaotique, où les coups de théâtre nous assaillent sans arrêt. Avec plus de précisions sur le passé, j'aurais été complètement charmé. La fin du livre est extrêmement ouverte, mais cela ne me gêne pas vraiment vu que la suite arrivera très vite ! J'en attends beaucoup de cette dernière concernant les révélations dont j'ai parlé précédemment. Par contre, je suis réellement très impatient de retrouver Trèfle et Del, ainsi que cette ambiance captivante et haletante que possède ENCLAVE. Le tome 2 promet d'être riche en retournements de situation !
En résumé, ENCLAVE est un premier opus convainquant et possédant de bons éléments qui, je pense, réservent des suites explosives et passionnantes. Nous rencontrons une héroïne touchante et hyper sympathique à suivre, ainsi qu'un héros courageux et déterminé. Si les personnages secondaires sont beaucoup moins attrayants et les informations sur l'Avant du roman sont trop peu nombreuses, les rebondissements et l'atmosphère rattrapent un peu le tout en nous coupant littéralement le souffle. La fin ouverte confirme mon idée sur les prochains volets exaltants, dont il me tarde déjà de les avoir en ma possession ! ENCLAVE est un roman agréable et intrigant à lire, que je recommande aux amateurs de dystopies pas prises de tête et prenantes.


Angel Fire
Angel Fire
par L.A. Weatherly
Edition : Broché
Prix : EUR 21,50

1.0 étoiles sur 5 « Une lecture vraiment décevante et sans goût, dont j'espère découvrir une suite beaucoup mieux maîtrisée. », 7 juin 2013
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[...])
ANGEL FIRE est une déception. Moi qui gardais un excellent souvenir du premier roman, je dois bien avouer que j'ai dû revoir mes attentes à la baisse au cours de ma lecture de ce second opus. Tout est tellement terne et couru d'avance ! Les personnages n'ont plus aucun goût, la romance part dans tous les sens, l'intrigue n'est pas plus prenante que ça, et la conclusion ne fait que relever de très peu le niveau de l'histoire. ANGEL FIRE n'est pas une catastrophe, mais presque. Heureusement, le fil conducteur reste tout de même sympathique à découvrir. Certes, on ne s'ennuie pas spécialement, mais tout est si fade et insipide qu'on reste réellement sur notre faim.
Après la conclusion haletante de ANGEL BURN, je m'attendais à retrouver Alex et Willow plus amoureux et plus déterminés que jamais. Sauf que ce n'est absolument pas ce qui s'est passé. Que ce soit dans un cas ou dans l'autre, ces deux protagonistes sont devenus extrêmement agaçants. Leurs réactions m'ont semblé inappropriées, immatures, et complètement dénuées du moindre sens. Willow, dans ce tome, ne sait vraiment plus quoi faire de ses sentiments. Entre tiraillements, doutes et remises en question, nous retrouvons une héroïne plus frustrante et niaise que jamais. Pendant plus de 600 pages, elle nous livre ses longs et ennuyants déboires amoureux. "Est-ce que j'aime encore Alex ? Suis-je assez bien pour lui ? Que dois-je faire ?"... Non mais allô, on tourne en rond là. Alors vous comprendrez bien que tourner en rond pendant 600 pages eh bien... Ça donne envie de vomir ( :p ). Avec Alex, c'est pareil. ANGEL FIRE nous le livre sous un angle bien plus borné et irréfléchi que précédemment avec le premier roman. Là, Alex doute de tout. Au secours !!! On se reprend quoi ! Vous êtes Alex et Willow, le couple le plus passionnés et ardent de la littérature angélique ! Qu'est-ce qui vous prend ?
Surtout que leur histoire d'amour, qui m'avait tellement touché et fait frissonner il y a un an et demi, tombe complètement à l'eau. Et je ne peux blâmer qu'un seul personnage pour cela : Seb. Seb, le seul être mi-ange mi-homme, comme Willow. S'ensuit donc une rencontre entre eux deux, puis de longues promesses et de longs sous-entendus. Et on recommence : Willow est perdue, se demande qui elle aime, tandis qu'Alex est persuadé qu'il a tout perdu et qu'il doit s'en prendre à Seb. Seigneur, que c'était énervant !!! J'ai trouvé le personnage de Seb un peu moins fade que celui d'Alex et Willow, par contre. En revanche, j'ai trouvé qu'il tombait amoureux de Willow bien trop rapidement, et que cette dernière encaissait le coup d'une manière bien trop simple pour être convaincante. Puis surtout que du jour au lendemain, Willow va remettre sa relation avec Alex en question. Pouf, comme ça. Parce que Seb est ( presque ) tombé du ciel. Alors qu'elle est raide dingue d'Alex ! Vous comprenez l'origine de ma colère ? On sait pertinemment qu'Alex et Willow vont finir ensemble et on se tape 600 pages de "je t'aime, moi non plus", et c'est juste terriblement exaspérant.
Côté intrigue, les choses s'améliore un tout petit peu. Ok, les rebondissements sont un minimum intéressants et eux, au moins, font preuve de logique et de discernement. Sauf que tout est beaucoup trop prévisible ! On est au courant de tout bien avant que ce "tout", justement, ait lieu. En nous livrant, une fois de plus, les points de vue d'une multitude de personnages, l'auteure nous offre sciemment les surprises qui nous attendent dans les chapitres suivants ! C'est terrible ! Du coup, on ne frissonne jamais vraiment, et on a le temps d'anticiper chaque coup de théâtre. Le truc, c'est que, dès lors, on ne fait que lire une histoire dont on sait déjà absolument tout. C'est long, répétitif, irritant et assommant.
L.A. Weatherly nous fait également rencontrer de nouveaux protagonistes secondaires qui, à l'instar de nos héros principaux, n'ont pas su m'émouvoir. Il n'ont aucune consistance et servent un peu de "meubles", quand j'y repense. Il n'y a que Kara qui possède une petite utilité, mais qui m'a surtout beaucoup tapé sur les nerfs. L'auteure était à deux doigts de créer une sorte de carré amoureux, et j'étais extrêmement angoissé par cette idée. Déjà qu'elle a eu du mal à mener à bien son triangle, où irait-on avec une figure à quatre côtés ? Surtout qu'Alex va, fatalement, se remettre en question à cause de Kara... Bref, on retombe toujours dans le même schéma rébarbatif.
La conclusion du roman, comme dit au départ, rattrape un peu le tout. L'action va crescendo, quelques révélations nous sont faites, et les personnages semblent enfin se réveiller. Les dernières pages m'ont beaucoup plu, étonnamment, et promettent une suite bien meilleure que ce second récit. Les rebondissements qui nous attendent dans ANGEL FEVER semblent être bien plus déterminants et haletants que ceux que nous avons la (mal)chance de découvrir ici. Je croise les doigts pour que le dernier livre de la trilogie rehausse le niveau de la saga, parce qu'il serait vraiment dommage de finir sur une intrigue aussi décevante que celle d'ANGEL FIRE.
En résumé, ANGEL FIRE ne m'a absolument pas convaincu. Héros peu attachants et complètement navrants, histoire d'amour vouée aux doutes et, a priori, à l'échec, triangle amoureux mal conduit et rebondissements peu prenants sont de mise dans ce récit, et ce n'est pas très beau à voir. Si la fin du livre permet à l'histoire de prendre un peu son envol, il vous faudra d'abord traverser 600 pages de niaiserie et d'ennui avant d'y accéder. Dommage. Une lecture vraiment décevante et sans goût, dont j'espère découvrir une suite beaucoup mieux maîtrisée.


Des bleus au coeur
Des bleus au coeur
par Louisa REID
Edition : Broché
Prix : EUR 17,90

1 internaute sur 1 a trouvé ce commentaire utile :
5.0 étoiles sur 5 « Si je devais qualifier cette lecture en un seul mot, je crois que ce serait "éprouvant". », 7 juin 2013
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Ce commentaire fait référence à cette édition : Des bleus au coeur (Broché)
Si je devais qualifier cette lecture en un seul mot, je crois que ce serait "éprouvant". DES BLEUS AU CŒUR est un roman déchirant, douloureux à lire, oppressant et tellement, tellement noir. Il n'y a pas de lumière, pas d'espoir. Je ne peux même pas attribuer de note au récit tant il est spécial. DES BLEUS AU CŒUR est une lecture pas comme les autres, dont j'ignore toujours si j'ai adhéré à l'histoire ou non. C'est bizarre de penser que je ne sais pas si j'ai aimé ou détesté cette lecture. Je n'ai absolument aucun moyen de comparaison pour juger ce livre. Autant habituellement, ma note peut varier selon les rebondissements, les personnages, leurs caractères, la romance ou l'écriture, autant là, il n'y aucun point sur lequel je peux m'appuyer. Ma chronique risque d'être courte, vu que, pour moi, il n'y a que quelques éléments sur lesquels je peux exprimer mon avis : les héroïnes et l'histoire de leur vie - horrible, choquante et bouleversante - qu'elles nous livrent.
DES BLEUS AU CŒUR, c'est surtout l'histoire de Rebecca et de sa sœur jumelle, Hephzibah. Les deux adolescentes évoluent depuis toujours dans un univers fait de prières, de pensées imposées, de hurlements que leur père leur inflige et des coups qu'il leur assène. J'ai trouvé ça tellement perturbant et tellement atroce. C'était si horrible que je me suis arrêté de respirer sans m'en rendre-compte à de très nombreuses reprises, reprenant mon souffle une fois que la terreur et l'angoisse s'étaient dissipées. Bizarrement, je n'ai pas pleuré, alors que les occasions pour le faire se multiplient pourtant sans cesse. Ce livre n'est pas là pour nous tirer des larmes, mais plutôt pour nous faire mal. Psychologiquement, c'est éprouvant. Surtout que les héroïnes sont ultra spéciales. Je m'attendais à découvrir deux sœurs très proches l'une de l'autre avant la mort d'Hephzibah, puis le combat de Rebecca suite à cette catastrophe. Je m'attendais à de l'espoir, à de la vie, à de la lumière. Mais non. Ce n'est absolument pas le cas. Rebecca et Hephzi s'aiment autant qu'elle se détestent, se crient dessus, se reposent l'une sur l'autre, s'oublient, se retrouvent... C'était tellement étrange. J'ai vraiment été déboussolé. Toutes les choses auxquelles je m'étais préparé n'ont pas eu lieu. Nous suivons en fait deux adolescentes complètement perdues, déchirées et exténuées, qui sont à deux doigts de sombrer dans la folie. Certaines des pensées de Rebecca m'ont complètement dévasté et pris de court de part leur étrangeté, alors que certaines des décisions d'Hephzibah m'ont décontenancé et agacé. Je ne sais même pas si j'ai adoré ou haï ça. Car même si l'auteure nous renverse - et je ne sais pas dans quel sens, le bon ou le mauvais - tout ces éléments ne font qu'ajouter de la réalité au récit. Tout ce qui nous est narré existe. Je crois que c'est ça qui m'a encore plus rendu malade. Reb et Hephzi mènent une existence cauchemardesque, et pourtant elles trouvent ça normal. C'est un décalage que je comprends, mais il m'a vraiment troublé. C'est tout simplement impossible de rester de marbre devant l'histoire de ces deux sœurs qui, même si elles cherchent à se défaire de cette vie misérable, ont perdu tout espoir. Je me suis senti vide à plusieurs moments en avançant dans l'intrigue. Vide parce qu'il y a quelque chose de traumatisant dans ce livre. Quelque chose qui nous laisse en état de choc.
Toute l'ambiance du récit est basé sur ce sentiment. C'est comme si on aspirait tout l'air autour de nous. Le Père est un personnage qui j'ai détesté au plus haut point, tout comme la Mère qui ne m'a inspiré que du dégoût et de la pitié. Reb et Hephzi possèdent des parents horribles et malsains, de vrais psychopathes rendus complètement dingues à cause de leurs idées religieuses. Je ne suis absolument pas anti-croyances, mais Louisa Reid pousse le vice tellement loin que cela a contribué à appuyer mon état de choc. Je suis resté bouche bée devant la psychose des parents des jumelles. C'est tellement malsain, tellement pervers, tellement atroce... Surtout que le Père m'a vraiment dégoûté. Certaines scènes m'ont levé le cœur et m'ont retourné l'estomac. Entre les coups dont sont rouées les filles, les choses qu'elles ignorent et qui vont les faire souffrir, les secrets inavouables et destructeurs qu'elles gardent et les larmes qu'elles refoulent pour ne pas craquer, je peux vous jurer que ce roman va vous dévaster.
Il n'y a pas grand chose d'autre à ajouter, si ce n'est que la conclusion du livre m'a quand même apaisé, même si elle déborde d'interrogations et de chagrin. La lumière est là, mais elle reste tout de même très opacifiée par toutes les horreurs et la noirceur à laquelle nous avons été confrontés. Je me suis senti vidé et confus une fois de plus. Le chemin qu'a pris Rebecca m'a semblé un peu tiré par les cheveux mais m'a convaincu vu toutes les choses qu'elle a traversé.
Étrangement, je ne saurais pas vous dire si je me suis attaché à elle ou non, une fois le livre refermé. Même chose pour Hephzibah, en fait. Leur histoire est vraiment étouffante et éprouvante, mais les personnages en eux-mêmes sont tellement enchaînés dans la torpeur, l'abandon, le désarroi et la douleur qu'ils nous apparaissent sous un angle impossible à comprendre. On ne pourra jamais vraiment s'identifier à elles ou se lier à leur tristesse. Je sais que ma chronique est un peu courte et peut-être aussi un peu étrange, mais je ne parviens vraiment pas à me faire un avis sur ce récit. Je crois qu'il va me coller à la peau encore quelques jours, tant l'histoire est marquante, tel un bleu qui va prendre son temps avant de s'estomper. DES BLEUS AU CŒUR est une lecture exténuante et bouleversante, pleine d'horreurs et de cauchemars qui nous troublent et nous écœurent, que je conseillerai à un public averti. Ne lisez pas ce roman en période de coup de mou, elle vous mettrait le moral à zéro. Je pense qu'il faut être préparés psychologiquement avant de lire un roman comme celui-là, tant notre lecture est éprouvante. "Éprouvant", le mot parfait pour ce livre, vraiment.


Cruelles
Cruelles
par Cat CLARKE
Edition : Broché
Prix : EUR 17,90

5 internautes sur 5 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 « Une lecture exaltante, dramatique et vibrante, à ne pas manquer. », 7 juin 2013
Achat vérifié(De quoi s'agit-il ?)
Ce commentaire fait référence à cette édition : Cruelles (Broché)
Je crois qu'on devrait coller une étiquette "Attention, livres impossibles à lâcher" sur les romans de Cat Clarke. Vous avez sûrement déjà entendu parler de CONFUSION, son premier roman ? Livre qui avait été un énorme coup de cœur pour moi, et qui m'avait permis de découvrir cette auteure au style si particulier. J'ai retrouvé avec TORN toutes les émotions à la fois violentes et captivantes que m'avait procuré CONFUSION. Cat Clarke a un truc. Un truc qui fait que son monde, ses mots, ses personnages et son histoire nous prennent aux tripes, nous coupent le souffle, nous habitent et nous obsèdent longtemps après avoir terminé le roman. Même si la conclusion de TORN m'a moins pris au dépourvu que celle de CONFUSION, et qu'elle me frustre énormément vu qu'elle est très ouverte, je sais pertinemment que ce récit va autant me perturber et m'enivrer que mon précédent coup de cœur. Pour tout vous dire, je ressors de ma lecture complètement perdu. Je suis à la fois grisé, à bout de souffle, agacé, renversé, frustré, ébloui et complètement sous le charme. Difficile de faire la part des choses dans des conditions pareilles !
Une fois de plus, Cat Clarke a su créer une histoire troublante et passionnante, où amour, tensions, revanche, amitié déchues, désillusions, désir et espoirs adolescents se mêlent, s'entrecroisent, se lient et se déchirent. J'ai vraiment beaucoup de mal à retranscrire tout ce que j'ai ressenti en découvrant au fur et à mesure de ma lecture l'évolution de l'intrigue. Je pense que le résumé donne suffisamment l'eau à la bouche comme ça. Quatre adolescentes, un voyage scolaire, un meurtre, des vies bouleversées à jamais. Comment ne pas vouloir en savoir plus ? Cat Clarke a eu la brillante idée de démarrer son récit par des funérailles, en plus. Ainsi, on rentre immédiatement dans l'histoire. L'auteure va droit au début, et c'est ultra rafraîchissant. Surtout qu'elle sait comment nous faire saliver et nous tenir en haleine. Pendant toute notre lecture on se demande "mais qu'est-ce qui va se passer ensuite ?", "qui va craquer ?", "comment vont-elles assumer leurs actes ?". Les interrogations s'accumulent sans cesse, et Cat Clarke prend un plaisir malsain à y répondre seulement à la fin. On se ronge les ongles, on s'imagine des dizaines de scénarios possibles, on évite certaines conclusions qui nous paraissent trop horribles et on panique devant les décisions que prend l'auteure... Bref, impossible de rester de marbre en lisant TORN !
Évidemment, TORN, ce n'est pas seulement l'histoire de quatre filles qui tuent quelqu'un et qui semblent s'en sortir. Tout cela serait bien trop simple. TORN, c'est surtout l'histoire d'Alice, une des adolescentes, justement. Haaaaaaaaaaa, Alice !!! Exactement comme pour Grace dans CONFUSION, Cat Clarke nous la décrit de façon parfaite. Elle parvient à littéralement faire naître un personnage sous nos yeux. Je pourrais croiser Alice n'importe où. Vous le pourriez, vous aussi, pour la simple et bonne raison qu'elle paraît TELLEMENT vraie ! L'auteure sait complètement comment décrire le monde impitoyable qu'est celui du lycée, de l'adolescence, du passage à l'âge adulte et de tous les troubles qui en découlent. Alice est humaine. Vraie. Authentique. Chaque parcelle du roman décrite derrière son regard et P-A-R-F-A-I-T-E. C'est encore mieux que de regarder un film. Tout est net, clair, précis. C'est fascinant !
Mais l'auteure ne s'arrête pas là, puisque pratiquement tout le récit et basé sur sa manière de réagir après le meurtre. Là, on joue véritablement avec la santé mentale de l'héroïne. Et, vous me connaissez, j'ai adoré ça !!! On ne peut pas s'empêcher de se demander si Alice ne va pas exploser, devenir dingue, tout quitter ou faire comme si de rien n'était. On reste suspendus au moindre mot qui s'échappe de ses lèvres, à la moindre pensée qui effleure son esprit, au moindre petit choix qu'elle fait. Franchement, je n'ai connu ça qu'avec Cat Clarke, je crois. Elle possède vraiment un don pour nous rendre accros et faire de son récit un objet sur lequel toute notre attention est portée ! Quel bonheur !
Nous ne découvrons pas seulement les réactions d'Alice et sa nouvelle vie après cet évènement bouleversant. Il y a aussi Cass, Rae et Polly, ainsi que Jack, le frère de Tara. Mon dieu, que j'ai adoré décrypter leurs comportements et leurs réactions à eux aussi ! Chaque personnage représente, pour moi, une façon de réagir face à la mort de quelqu'un. Folie, amour, vengeance, profit ou encore profonde tristesse... Aucun sentiment ne nous est épargné. L'histoire de ses cinq protagonistes est vraiment saisissante. Là aussi, on se demande sans cesse "qui est la personne la plus faible ?", "qui va faire une erreur et va révéler le secret au grand jour ?", ou encore "jusqu'où Alice est prête à aller avec Jack ?". Bref, encore tout un tas de questions, mais qui gravitent cette fois autour de personnages tout aussi magnifiquement bien décrits que celui d'Alice. Les rapports entre eux sont bourrés de justesse et de vérités. C'est tout un monde réel et logique qui s'offre à nous, et on a véritablement aucun mal à s'y laisser piéger.
Autre aspect sensationnel de ma lecture : mes retrouvailles avec l'écriture de Cat Clarke. J'avais déjà succombé à elle en lisant CONFUSION. Tout est clair, concis, et on va directement au cœur-même des choses. Ici, l'auteure fait un pas de plus dans sa perfection. Elle a réussi à me faire pleurer de rire alors que l'ambiance du roman est lourde, mais dans le meilleur sens du terme qui existe. Cat Clarke sait comment ébranler nos sentiments en un claquement de doigt. J'ai ri, j'ai eu les larmes aux yeux, j'ai angoissé comme jamais et j'ai stressé au point de jeter le roman sur mon lit de peur de découvrir ce qui m'attendais dans la suite de l'histoire. Elle n'hésite pas à en faire voir de toutes les couleurs à ses personnages, à les faire souffrir et ne rien leur épargner. Elle décrit avec rigueur et de manière efficace tous les sentiments qui nous parcourent et nous consument à certaines périodes de notre vie. Tout est exact. Tout est juste. Tout est dévastateur.
Seul défaut : la conclusion. Haaaalala, que je suis frustré et en colère de devoir dire ça ! Avec la fin juste annihilante et ravageuse de CONFUSION, je m'attendais à, une fois de plus, en prendre plein la tête. C'est exactement ce qu'il s'est passé, mais pas de la manière dont je l'espérais. Il reste malheureusement pas mal d'interrogations en suspens, et de destins trop flous pour complètement me satisfaire. J'ai eu l'impression que Cat Clarke avait décidé de laisser certains personnages de côté pour seulement se concentrer sur Alice dans les ultimes pages. Elle ne s'embête pas à nous offrir les réponses à des questions pourtant très souvent mises en avant. La fin est quand même pas mal ouverte, en fait. C'est aussi simple que ça. Sauf que les fins ouvertes et moi, ça fait deux. Par contre, je comprends très bien pourquoi l'auteure a choisi cette voie. Ainsi, elle continue d'avancer dans le chemin réaliste qu'elle a choisi de prendre. Tout cela ne fait que rajouter "du vrai" à l'histoire. Mais, au final, je suis plus frustré qu'autre chose, lol ! Et c'est vraiment terriiiiiiiiiiiiiiiiiiiiible !!! Par contre, les toutes dernières lignes m'ont vraiment marqué et achevé ! Je peux, sans l'ombre d'un doute, affirmer que l'histoire d'Alice, Cass, Rae, Polly, Jack et Tara va me hanter et m'obséder encore un bout de temps !
Au final, TORN est pratiquement tout aussi bon et jouissif à lire que CONFUSION. Si ce n'est pas un coup de cœur à cause de sa conclusion ouverte, ce roman reste envoûtant, noir, consumant, et merveilleusement bien écrit. Cat Clarke a, une nouvelle fois, su me combler et me convaincre qu'elle était une des meilleures auteures YA qui existe ( et qu'il faut qu'elle continue à écrire encore et encore et encore et encore :p ). En fait, je crois que je vais même pouvoir nommer cet effet qu'elle a sur moi « l'Effet Cat Clarke », puisqu'il n'y qu'avec elle que je ressens mes émotions de façon aussi palpitante et intense. TORN est une véritable perle. Une bombe qui n'a pas fini de me brûler de me fasciner. Je vais désormais devoir attendre la fin du mois de Janvier pour pouvoir me jeter sur le troisième roman de l'auteure, UNDONE, qui, j'en suis sûr, va autant me renverser que TORN et CONFUSION. Une lecture exaltante, dramatique et vibrante, à ne pas manquer.


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