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Contenu rédigé par Jordan "Wa...
Classement des meilleurs critiques: 410
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Commentaires écrits par
Jordan "Wandering-World"
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Beautiful Disaster
Beautiful Disaster
par Jamie McGuire
Edition : Broché
Prix : EUR 9,06

1 internaute sur 1 a trouvé ce commentaire utile :
4.0 étoiles sur 5 « Un récit ultra sympathique et hyper rafraîchissant, que je suis bien content d'avoir découvert ! », 4 octobre 2013
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Ce commentaire fait référence à cette édition : Beautiful Disaster (Broché)
Ok, je comprends désormais pourquoi BEAUTIFUL DISASTER est un roman qui a tant fait parler de lui. Je viens juste de le refermer, et j'ai l'étrange sentiment que Travis et Abby vont m'habiter encore longtemps. J'éprouve pratiquement le BESOIN de les retrouver, c'est étrange, non ? Du coup, je viens de commander la suite ! J'ai tellement hâte de revivre cette aventure exceptionnelle ! Même s'il y a deux/trois éléments sur lesquels je compte revenir, j'ai vraiment, vraiment, beaucoup aimé cette histoire. Les héros hyper sont touchants, leur romance est époustouflante et passionnante, et il y a quelque chose dans le style de l'auteure qui rend BEAUTIFUL DISASTER addictif et prenant au possible. Un récit ultra sympathique et hyper rafraîchissant, que je suis bien content d'avoir découvert !
BEAUTIFUL DISASTER, on en entend parler depuis des mois. C'est LE roman à ne pas manquer si vous êtes un ou une fan de romance et si vous désirez vous lancer dans le New-Adult (d'ailleurs, ça y est, je suis baptisé ! :p). On nous promet une foultitude d'émotions, de l'intensité à gogo, et de vraies montagnes russes émotionnelles. Je dois bien avouer que je suis pratiquement passé par tous ces états. Malheureusement, je ne les ai pas ressenti aussi profondément et aussi intensément que ce à quoi je m'attendais. Ne vous méprenez pas, j'ai été enchanté, charmé, hypnotisé, grisé par cette histoire, mais pas autant que je l'avais espéré. Je ne peux pas dire que j'ai été frustré, puisque BEAUTIFUL DISASTER a tout de même su répondre à mes attentes. Mais je crois que si tout avait été un tout petit (petit petit petit) peu plus poussé, j'aurais totalement craqué.
Je m'explique. BEAUTIFUL DISASTER, c'est avant-tout l'histoire d'Abby. Haaaa, Abby... C'est une jeune femme simple en apparence, qui démarre une nouvelle avec sa meilleure amie, America. Dès le départ, je l'ai énormément apprécié. Abby possède un charme naturel, quelque chose de captivant. Elle est drôle, a de la répartie, sait où elle va, et possède un petit caractère bien trempé qu'elle parvient à cacher assez aisément. J'aurais presque envie de dire que c'est la toute première fois que j'ai affaire à une héroïne de son genre. Premièrement parce qu'on dépasse le stade des héroïnes de YA, secondement parce qu'elle m'est apparue comme différente et touchante sans trop que je ne puisse expliquer pourquoi. Abby m'a plu, c'est indéniable. Sa personnalité, aussi bien ses défauts que ses qualités, hyper réaliste, lui a permis de m'apparaître comme un protagoniste réel, et non pas comme un simple être de papier. Abby était là. Abby existait vraiment le temps de ma lecture. C'était divin. C'était parfait. Par contre, et je rejoins là ce que je disais à la fin du paragraphe précédent, j'aurais aimé en savoir plus sur son passé. En effet, en lisant le résumé, je m'attendais à en découvrir beaucoup plus concernant sa vie d'avant la fac. C'est pour ça que j'ai été un peu frustré. Je voulais vraiment que l'auteure confère à Abby une personnalité plus épaisse et plus "vraie" en nous faisant découvrir la noirceur de son ancienne existence. Alors, oui, on apprend quand même pas mal de choses, mais elles ne m'ont semblé ni assez nombreuses ni suffisamment noires pour satisfaire entièrement ma curiosité. J'en attendais plus de ce côté-là. Abby est un personnage ultra complexe, en plus. J'ai adoré ça, bien qu'à certains moments, j'avais un peu peur de la direction qu'elle prenait. Souvent, elle n'hésite pas à jouer sur plusieurs tableaux ou à prendre Travis pour un jouet. Ça m'a pas mal agacé. Abby, houhou, les gens ne sont pas des objets qu'on casse, qu'on jette, puis qu'on récupère. Puis j'ai réalisé que si je pensais ça, c'était que j'étais carrément investi dans l'histoire et dans son personnage. Donc j'ai encore plus craqué pour BEAUTIFUL DISASTER. J'ai craqué pour Abby parce que, justement, j'ai pu la détester et l'adorer en même temps. C'est bizarre, non ? Enfin, du moment que je ressors conquis de ma lecture et même en manque d'Abby, ça me va !
Du coup, mon personnage préféré du roman - et c'est le plus surprenant pour moi - est Travis. Oh, Travis ! C'est bien simple : je ne lui ai trouvé AUCUN défaut. Ok, il fait pas mal de faux-pas, mais ça le rend tellement attachant et tellement touchant ! J'ai adoré sa présence dans le roman. J'ai adoré son caractère. J'ai adoré sa manière d'être. Je l'ai adoré lui, en fait. S'il avait été aussi fourbe qu'Abby peut l'être à certaine reprise ou aussi énervant, je crois que j'aurais refermé le roman sans le terminer. Mais non. Lui, il est tout le contraire. Il est franc dès le départ. Il est direct, romantique, drôle, charmant, profond, vrai, sincère, passionné, intelligent, à l'écoute... Haaaaaaa, je peux lui trouver toutes les qualités du monde, si vous le voulez. Non parce que vraiment, il est génial. Travis a beau être un dragueur invétéré, un bagarreur connu et reconnu, il reste toujours hyper sincère avec Abby. J'ai vraiment TOUT aimé chez lui. Son comportement est humain au possible. Au bout d'un moment, en reprenant ma lecture, ce n'était pas Abby que j'avais terriblement hâte de retrouver, mais bien Travis. Du coup, je me dis que si je l'ai tellement aimé dans BEAUTIFUL DISASTER, je risque d'avoir un beau coup de cœur grâce à WALKING DISASTER, histoire narrée de son point de vue à lui. Travis est un héros exceptionnel, attentionné, doux, aimant, obsédant... Travis quoi ♥
Vous imaginez bien qu'en fusionnant Abby et Travis, on arrive à quelque chose de magnifique. Bordel, que j'ai aimé leur histoire d'amour ! Si Abby a du mal à se laisser aller à Travis, lui tombe amoureux au premier regard. Raison de plus pour l'aimer, non ? Ce que j'ai adoré, c'est que l'auteure laisse transparaître Travis comme le personnage dominant, alors que c'est totalement l'inverse. C'est LUI qui est piégé par Abby. J'ai adoré cet espèce d'abandon qui émane de lui. Il lui appartient. Tout cela aurait pu tourner à l'obsession et devenir lourd, mais ce n'est absolument pas le cas. J'ai été très ému de voir Travis, normalement si fort, être aussi sincère avec Abby. Il se met à nu devant elle. Devant nous. J'ai adoré ça. Abby, quant à elle, m'a surpris à de nombreuses reprises. J'avais peur qu'il y est un personnage plus investi que l'autre, mais pas du tout. L'auteure nous fait traverser une véritable tornade d'émotions fortes. On passe du rire aux larmes en quelques pages. BEAUTIFUL DISASTER, c'est une palette de sensations et de frissons à lui tout seul. Abby et Travis m'en ont mis plein les yeux. C'est pour ça que j'ai besoin de lire WALKING DISASTER sur-le-champ. J'en veux encore. Encore et encore et encore. Je suis tellement heureux de pouvoir me dire que je vais les retrouver !!! Je veux avoir le souffle coupé par leur passion une fois de plus.
Tout aurait pu être parfait si la fin ne m'avait pas un peu déconcerté. Sérieusement, madame McGuire ? Jamais je ne me serais attendu à un tel évènement pour achever le récit. Ok, la conclusion me va. Merveilleusement bien, en plus. Mais n'est-ce pas un peu rapide ? Un peu précipité ? Un peu... Glauque, aussi ? Non parce que Travis et Abby sont jeunes. C'est un peu fou de leur faire un coup pareil ! Toujours est-il que je suis hyper content... Ouais bon, je suis une contradiction à moi tout seul, mais j'assume. BEAUTIFUL DISASTER m'a carrément fait détester des personnages, me les a fait adorer juste après, m'a fait rire, m'a mis les larmes aux yeux, m'a frustré à certains moments et m'a complètement pulvérisé à d'autres. Donc oui, je suis perdu. Mais c'est tellement bon. Je veux WALKING DISASTEEEEEEEEEEEEEER !!!
En résumé, BEAUTIFUL DISASTER est un roman à ne vraiment pas manquer. Il est un peu frustrant sur les bords, peut-être un peu moins intense que prévu, mais il possède ce petit quelque chose qui le rend carrément enivrant et intensément toxique. BEAUTIFUL DISASTER, c'est une histoire inoubliable, marquante, brûlante, ardent et renversante. J'ai adoré Travis. J'ai aimé Abby malgré ses défauts. J'ai été totalement subjugué par leur histoire d'amour. Et j'ai complètement craqué pour l'impression de réalité qui m'entourait pendant que je lisais. Tout était parfait, sans vraiment l'être. C'est bizarre. C'est paradoxal. C'est contradictoire. Mais, en même temps, BEAUTIFUL DISASTER nous laisse aussi dans un drôle d'état. On est éblouis malgré les quelques bémols du récit. C'est dingue, non ? Tout ce que je sais, c'est que Travis et Abby me manquent, et que je veux les revoir TOUT DE SUITE. BEAUTIFUL DISASTER est une lecture intense et addictive, passionnante et fascinante, que je vous recommande très chaudement !


Hurt
Hurt
par Tabitha Suzuma
Edition : Relié
Prix : EUR 17,14

2 internautes sur 2 ont trouvé ce commentaire utile 
4.0 étoiles sur 5 « Tabitha Suzuma nous arrache le cœur et quelques larmes au passage, mais on en redemande. », 25 septembre 2013
Ce commentaire fait référence à cette édition : Hurt (Relié)
Je suis choqué. Choqué, brisé, anéanti, dévasté, à bout de souffle. Tabitha Suzuma, l'auteure de l'inoubliable et l'exceptionnel FORBIDDEN, m'a de nouveau renversé. Je ne pensais pas qu'elle pourrait aussi bien se réinventer. Je ne pensais pas qu'elle trouverait, une nouvelle fois, une manière si parfaite et si bouleversante d'aborder des thèmes tabous et très souvent mis de côté. Après avoir écrit une histoire d'amour juste magnifique et blessante entre un frère et une sœur, elle revient ici avec un sujet que jamais - JAMAIS - je n'aurais pensé découvrir dans un roman. Et, bien évidemment, je ne peux pas vous en parler, car c'est sur ce thème que repose toute l'histoire. Le résumé en dit vraiment assez : on comprend que l'ambiance va être noire et notre héros torturé, tout en nous donnant envie de comprendre le pourquoi de tout cela. Le pourquoi. BORDEL. Ce pourquoi m'a coupé le souffle. Je n'ai rien d'autre à dire. Je n'arrive pas à mettre de mots ce que je ressens. Je viens d'être pulvérisé et brisé. Malgré tout, HURT n'est pas un coup de cœur. Je ne saurais pas vraiment vous dire pourquoi, vu la fin juste parfaite et tragique au possible que le récit possède. Mais il y a deux ou trois bémols (pas très importants mais qui, ensemble m'ont empêché de rentrer au maximum dans l'histoire) sur lesquels j'aimerais revenir. Malgré cela, retenez juste que je suis choqué. HURT m'a achevé.
HURT, c'est avant tout l'histoire de Mathéo/Mattie. J'ai eu beau l'adorer, m'attacher à lui d'une manière puissante et intense, me lier à la moindre de ses réactions, au moindre de ses sentiments, j'ai mis beaucoup de temps à complètement m'habituer à sa personnalité. Il y a un énorme décalage dans ce que je suis en train de vous dire, mais pourtant c'était le cas. Je m'explique : j'ai été vraiment perturbé et ému par la plupart des émotions qu'il ressentait. A chaque fois qu'il souffrait, je souffrais aussi. A chaque fois qu'il paniquait, mon cœur s'affolait également. Mais, bizarrement, je me suis aussi senti, à plusieurs reprises, assez loin de lui. Cette sensation ne s'est estompée qu'à la toute fin de ma lecture. C'est un des bémols dont je vous ai parlé plus tôt. Mais il est directement rattaché à un second problème : les quelques longueurs que possède HURT. Si les passages dévastateurs le sont vraiment, il existe entre eux quelques moments inintéressants. Enfin, inintéressants, non. Mais plutôt moins prenants que ce à quoi on pourrait s'attendre. En même temps, ces longueurs sont clairement indispensables pour totalement s'imprégner de la personnalité de Mathéo et voir en quoi elle va être modifiée. Bref, une fois de plus, je suis complètement perdu. Malgré ces quelques points noirs, il faut que vous sachiez que Mattie m'a bouleversé. Il était là. Avec moi. Partout. Tout le temps. Mathéo, c'est un humain, un vrai, et pas seulement un être de papier. J'ai l'impression de vous parler d'un ami que je viens de quitter "dans la vraie vie". Mais vraiment. Vous comprenez ce que je suis en train de vous dire ? N'appelez pas l'hôpital psychiatrique avant de l'avoir rencontré. Mathéo, il est vivant. Il est avec nous. Il est réel. Tabitha Suzuma a juste un don merveilleux pour décrire ses héros. Mathéo quoi ♥
L'auteure ne s'arrête bien évidemment pas là, puisqu'elle nous dépeint une histoire d'amour juste parfaite. Mais vraiment, vraiment, vraiment, parfaite. Oh my god, Lola ♥ LOLA ♥ Je suis tombé amoureux d'elle. Je suis tombé amoureux de ce qu'elle forme avec Mathéo. Je suis tombé amoureux de leur histoire d'amour. Je suis tombé amoureux de leurs sentiments, de leur couple, de leur relation à vous couper le souffle. Ces deux-là, ils m'ont ébloui. Ils m'ont ébloui et ils m'ont profondément touché. Le personnage de Lola est époustouflant au possible. Au même titre que Mathéo, Lola est réelle. Elle est mature, renversante, drôle, fascinante, lumineuse et toujours pleine de projets pour l'avenir. Il y a quelque chose chez elle d'hypnotique et de séduisant. On comprend facilement pourquoi Mathéo est tombé sous son charme. Et on sent pertinemment qu'il se raccroche à elle comme à une bouée de sauvetage. Ce que j'ai adoré avec HURT, c'est que l'auteure ne laisse rien de côté. Qu'il s'agisse des moments de joie, de peine, de rage ou de bonheur, nous avons le droit à toutes les épreuves qu'un couple normal traverse. Ajoutez à cela quelques scènes osées carrément parfaites et décrites à merveille, et vous commencez à entrapercevoir la beauté de ce couple. Ils étaient là, avec moi. Et ils me manquent. Terriblement. J'ai adoré Mathéo. J'ai adoré Lola. J'ai adoré leur histoire d'amour. Tout était tellement lumineux, tellement émouvant, tellement profond... Halala ♥
HURT nous permet de rencontrer quelques personnages secondaires hyper importants et également ultra attachants. Que ce soit Hugo et Isabel, les meilleurs amis de Mathéo et Lola, ou Loïc, le frère de notre héros, ils m'ont tous fait craquer. Comme avec FORBIDDEN, Tabitha Suzuma ne néglige en rien ses protagonistes supposés être au second-plan. Ils représentent une partie intégrante du récit. Même les parents de Mathéo m'ont convaincu. On sent bien que l'auteure va jusqu'au bout des choses, jusqu'au bout des personnalités, jusqu'au bout de la réalité. Loïc m'a tout particulièrement touché. Je crois que j'ai un faible pour les frères et sœurs cadets des héros, en fait. Et Loïc ne déroge pas à la règle. Même chose avec Isabel et Hugo. J'ai beaucoup aimé leur lien avec Mathéo et Lola. C'était comme voir un groupe d'amis échanger et rire en face de vous. Ils étaient tous là, eux aussi. Tabitha Suzuma est forte, très forte.
Mais HURT, c'est tellement, tellement, plus que ça. Parce que le vrai nœud de l'intrigue réside dans ce dont je ne peux absolument pas vous parler : ce que cache Mathéo. Et ce qu'il cache... C'est de la pure bombe. Jamais, JAMAIS, je n'aurais pensé que lire un roman pareil était possible. Je sais que je vous l'ai déjà dit, genre, un milliard de fois, mais c'est vrai. D'ailleurs, ça l'est encore plus vu que je n'étais absolument pas préparé à plonger dans une aventure pareille comme le résumé ne dévoile rien. Du coup, mon choc, ma surprise, mon étonnement et ma consternation psychologique ont été démultipliés par mille. Ouaw. Juste ouaw. Vous savez, quand je parle des livres que j'ai lu dans la vie de tous les jours, j'aime "choquer". J'aime montrer que je lis des romans qui sortent complètement des sentiers battus et qui abordent des thèmes délicats : le suicide, la revanche, l'homophobie, l'homosexualité, l'amour qu'éprouve un frère pour sa sœur et inversement. Mais, là, quand je vais pouvoir annoncer que j'ai lu un livre à propos de "ça" !!! Oh my god, que j'ai hâte de voir la tête des gens ! Tabitha Suzuma a eu une idée brillante et jamais vue. Je suis toujours sur les fesses, là tout de suite, même un jour après refermé le roman. C'est juste un truc de malade. C'est tordu, c'est vicieux, c'est malsain, c'est horrible, c'est déchirant, c'est écœurant... Mais c'est tellement plaisant. Je suis peut-être un peu fou, mais j'aime être autant détruit de l'intérieur par un roman. J'aime être pris de court. J'aime perdre mes repères. Là, j'ai tout perdu. J'ai été dévasté. Brisé. Et c'est terrible de ne rien pouvoir vous dévoiler ! Haaaaaaaaaa !!! Quelle frustration !!! Sachez juste que si vous décidez de commencer HURT, il va falloir vous accrocher psychologiquement. Préparez les mouchoirs, aussi. Et, purée, attendez-vous à connaître le choc de votre vie.
La conclusion de HURT m'a achevé. Elle m'a consumé morceau par morceau jusqu'à ce que je m'écroule. Je savais que quelque chose d'affreux allait arriver. Mais pas ça. Pas ça, bordel. J'ai dû relire les dernières pages trois fois pour être sûr d'avoir tout saisi. Et aussi parce que j'avais les larmes aux yeux. C'était juste énorme. Énorme, tragique, noir. C'était la pire chose qui pouvait se produire. Mais c'était ce dont j'avais envie, une fois de plus. Je voulais être percuté et pulvérisé. Je l'ai été, je peux vous le garantir. Cette fin... Rien que d'y repenser, j'ai des frissons. Mon cœur saigne pour Mathéo, pour Lola, pour leurs amis, leurs familles. Je suis resté sous le choc pendant quelques minutes. J'étais vraiment paralysé. Cette conclusion fait partie des conclusions les plus éprouvantes et les plus tristes que j'ai jamais lu. Bien évidemment, j'ai adoré ça ♥ Cette fin ! Cette histoire ♥
En résumé, malgré ses minuscules bémols, HURT est un roman parfait. Parfait, dévastateur, bouleversant et inoubliable. J'ai complètement craqué pour Mathéo, pour Lola, pour Loïc, pour Hugo, pour Isabel, pour la romance, pour tous les sentiments brûlants et intenses que nous ressentons, pour les gifles que nous recevons, pour les horreurs que nous découvrons et pour la plume juste merveilleuse de Tabitha Suzuma. Une nouvelle fois, cette auteure ne fait pas dans la demi-mesure. Elle aborde avec délicatesse et magnificence un sujet ultra tabou et totalement mis de côté. Exactement comme avec FORBIDDEN, elle nous choque, elle nous perturbe, elle nous renverse, mais c'est tellement bon. Elle nous arrache le cœur et quelques larmes au passage, mais on en redemande. HURT est un livre que je ne suis vraiment pas prêt d'oublier. J'ai été brisé, j'ai été secoué, j'ai eu le souffle coupé, mais j'en veux encore. HURT est une lecture puissante et déchirante qu'il serait regrettable de louper. HURT ♥


Two Boys Kissing
Two Boys Kissing
par David Levithan
Edition : Relié
Prix : EUR 11,49

3 internautes sur 3 ont trouvé ce commentaire utile 
4.0 étoiles sur 5 « TWO BOYS KISSING fait partie de ses romans qui ne devraient jamais avoir de fin. », 16 septembre 2013
Ce commentaire fait référence à cette édition : Two Boys Kissing (Relié)
Comment notez-vous la réalité ? Non vraiment, je vous pose la question. Parce que TWO BOYS KISSING, c'est la réalité à l'état pur. C'est le monde qui nous entoure, avec ses énormes défauts et ses surprenants instants de grâce et de joie. C'est la société dans laquelle nous vivons, terriblement fermée et pourtant prête à s'ouvrir si les gens sont assez fous pour la bouleverser. J'ai adoré TWO BOYS KISSING. En le lisant, j'ai ri, j'ai été ému aux larmes, j'ai frissonné... Mais j'ai également été dégoûté, révulsé et dévasté face à la réalité dans laquelle nous évoluons. J'ai eu beaucoup de mal à ne pas attribuer 5/5 au roman. Jusqu'à la dernière minute avant de démarrer la rédaction de ma chronique, j'ai douté. Parce que, vraiment, comment notez-vous la réalité ? Si je devais juger ce récit seulement sur sa manière de dépeindre nos vies, alors il obtiendrait la note maximale. Mais en tant que lecteur, je me dois de reconnaître que j'ai trouvé la fin un peu trop... rapide. Mais pas dans le mauvais sens... J'ai bien compris que nous partagions seulement une "tranche de vie" avec les héros que nous rencontrons. Mais j'aurais aimé en découvrir encore plus sur eux. Car David Levithan ne nous livre pas vraiment toutes les réponses à nos questions. Et, en même temps, son histoire est teintée de perfection et d'émotion... Vraiment, j'ai du mal à savoir où me positionner. Du coup, un 4,5 me semble plus approprié. Mais je peux tout de même vous garantir que ce livre, cette perle, cette bombe, n'est à manquer sous aucun prétexte.
Écrire mon avis va être assez compliqué, puisque je ne peux pratiquement pas vous parler de l'intrigue ou des héros sans vous spoiler. Je vais donc d'abord vous parler de la manière dont le récit nous est narré. Et là, ouaw ♥ L'auteur a eu la magnifique idée de raconter l'histoire derrière les yeux d'hommes homosexuels décédés des suites du SIDA. J'ai trouvé ça juste époustouflant et déchirant au possible. La manière dont ils nous décrivent leurs souvenirs, leurs existences passées, leurs sentiments face à leur génération et à la nôtre, m'a tout simplement brisé. Ce n'est pas compliqué : à chaque fois que j'ouvrais le roman, j'avais des frissons. A CHAQUE FOIS. Parce qu'il y a quelque chose de lourd et de pesant chez ses hommes. De lourd et de pesant parce que leurs histoires pourraient être celles de n'importe qui ayant vécu une ou deux générations en arrière. J'ai eu le souffle coupé par cet élément de l'intrigue. Ses hommes dont on ignore les noms m'ont renversé, m'ont ébloui, m'ont dévasté. Rien que d'y repenser, je suis ému. Leur voix, si puissante, si lumineuse, si douloureusement vraie, si humaine, si aimante, si compréhensive et si profonde, m'a bouleversé. Profondément bouleversé. Jusqu'à laisser une empreinte indélébile quelque part entre mon cerveau et mon cœur ♥
Si j'ai été époustouflé par ces personnages, j'ai été carrément fasciné et subjugué par Neil, Peter, Avery, Ryan, Craig, Harry et Cooper. OMG. OMG OMG OMG OMG OMG ♥♥♥ Je n'ai pas pour habitude de me retrouver muet face aux protagonistes que j'apprends à découvrir, mais là, vraiment, c'est le cas. Il y a un milliard de choses à dire, et je ne peux pas les partager avec vous sans vous raconter une bonne partie de l'intrigue. Mais purée, qu'ils sont parfaits ♥ David Levithan a fait le plus judicieux des choix en laissant transparaître à travers chaque garçon, chaque adolescent et chaque homme une manière dont l'homosexualité se vit et est ressentie par les autres. TWO BOYS KISSING, c'est une ode à la connaissance de soi. A l'acceptation de soi. A l'ouverture d'esprit. TWO BOYS KISSING, c'est un livre inoubliable débordant de réalisme aussi triste et aussi révulsant que touchant et passionnant. A de très nombreuses reprises, j'ai été dégoûté (mais vraiment) par les réactions de certaines personnes face à l'homosexualité de nos héros. Dégoûté au point de lâcher le roman et de devoir respirer pour me calmer. Parce que nous sommes conscients - au même titre que l'auteur - que ces horreurs existent. Que l'homophobie existe. Que les abrutis existent, en fait. Alors s'il nous décrit de longs passages pleins d'amour et de bonheur, il nous décrit également l'horreur de notre société.
A me lire, on pourrait croire que TWO BOYS KISSING est un récit plutôt pessimiste, mais ce n'est absolument pas le cas. Ce livre, il est lumineux. Porteur d'espoir. Plein de promesses. Plein de phrases coup de poing qui vous giflent et vous réveillent. C'est la première fois, je crois, que je corne autant de pages dans un roman aussi court pour en relire encore et encore les expressions qui m'ont pris aux tripes. L'écriture de David Levithan est magique. Dévastatrice. Violente. Brûlante. Hypnotique. C'est un véritable tremblement de terre qui emporte tout sur son passage : nos émotions, nos préjugés et nos convictions. Mais c'est également une énorme baffe. TWO BOYS KISSING dépeint avec brio, avec puissance et avec un point de vue objectif, le monde qui nous entoure. Avec ses peines, son chagrin, son anarchie organisée, ses jugements stupides, et ses défauts. Mais tout cela fait de cette histoire quelque chose de merveilleux. Car les personnes comme Craig et Harry qui osent s'embrasser pendant trente-deux heures devant une foule de spectateurs sont là pour renverser l'ordre établi. Les personnes comme Peter et Neil, déjà acceptées par leurs parents à seulement quinze ans, nous prouvent que les choses sont déjà en train de changer. Les personnes comme Avery et Ryan nous font croire en l'amour, en la découverte de soi, en la découverte de l'autre, et en la connaissance de nos désirs. Et puis il y a les personnes comme Cooper, complètement brisées, qui nous montrent bien que le monde n'est pas encore parfait mais qu'il tend à le devenir. C'est beau, c'est gorgé de lumière, c'est mignon, c'est poignant et saisissant au possible. C'est la réalité. C'est notre monde. C'est vous. C'est moi. C'est juste tellement, tellement, tellement beau et tragique. ♥
Comme vous le voyez, je suis tombé amoureux de cette histoire, de ses personnages, de la plume de l'auteur. Vraiment. J'ai tout aimé. Mais j'ai eu un petit accrochage avec la fin. Je me dis que c'est peut-être parce que - justement - j'ai trop aimé TWO BOYS KISSING. J'en voulais encore plus. TWO BOYS KISSING fait partie de ses romans qui ne devraient jamais avoir de fin. J'ai vraiment le sentiment que l'auteur avait seulement pour but de nous livrer une infime partie de la vie de Neil et de Peter, de la vie Craig et de Harry, de celle d'Avery et de Ryan, ainsi que de celle de Cooper. Je m'attendais au moins à avoir quelque chose de clair, de défini, de terminé. Mais non. Il reste un grand nombre de questions sans aucune réponse. Et, en même temps, ces questions n'ont aucunement besoin d'une réponse. Parce que c'est la vie. Parce que les choses évoluent constamment. Alors, oui, je suis frustré par cette conclusion que l'on pourrait qualifier de "rapide" alors qu'elle ne l'est vraiment pas, et, pourtant, je trouve qu'elle colle merveilleusement bien à l'histoire. Bref, j'ai tout aimé, même la fin que je n'ai pas aimé. Paradoxe, quand tu nous tiens.
En résumé, TWO BOYS KISSING est une lecture extraordinaire. C'est une parfaite représentation de la réalité, de la manière dont l'homosexualité évolue dans notre société, et dont celle-ci est acceptée. J'ai complètement craqué pour ce roman. Complètement, totalement, entièrement ♥ Il y a quelque chose d'extraordinaire, quelque chose de rare, d'unique, dans cette histoire. Quelque chose d'attristant, aussi. Quelque chose de douloureux, de terrible, d'inhumain. Avery, Neil, Peter, Ryan, Craig, Cooper, Harry, ainsi que ces hommes morts à cause du SIDA, me manquent horriblement. Ça m'arrache le cœur de devoir leur dire adieu. J'aimerais terminer mon avis sur une citation du roman, qui représente parfaitement la manière dont l'espoir y déborde, alors qu'on pourrait en douter : « Nous ne naissons pas poussière. Nous nous mourons pas poussière. Nous faisons plus que de la poussière. C'est tout ce que nous vous demandons. Faites plus que de la poussière. ». Soyez-vous même. Soyez assez fous pour changer le monde. Et lisez TWO BOYS KISSING entre temps, c'est tout ce que moi je vous demande ♥


The Program
The Program
par Suzanne Young
Edition : Relié
Prix : EUR 12,66

3 internautes sur 3 ont trouvé ce commentaire utile 
4.0 étoiles sur 5 « J'aimerais ne pas l'avoir lu pour pouvoir le redécouvrir une seconde fois... Quel roman ! ♥ », 9 septembre 2013
Ce commentaire fait référence à cette édition : The Program (Relié)
Oh ♥.♥ Quelle belle lecture ! Je dois bien avouer qu'en me lançant dans le roman THE PROGRAM, je ne m'attendais absolument pas à vivre de telles montages russes émotionnelles. Ce livre, c'est une vraie décharge de romance, de douleur, de rebondissements qui interviennent aux bons moments, et d'intensité niveau sentiments. J'ai vraiment TOUT adoré dans THE PROGRAM. Moi qui avais un peu mis le genre dystopique de côté dernièrement, ce récit m'a permis de reprendre goût à ce dernier. THE PROGRAM est un roman qui mêle action et émotions à la perfection, et j'ai complètement craqué pour cette idée. Haaaaaaaaaa !!! Il me tarde tellement d'être en 2014 pour lire la suite !!!
Dès les toutes premières pages (et, genre, vraiment les toutes premières !), j'ai été dévasté par cette histoire. Il y a quelques choses chez les héros que Suzanne Young nous décrit qui m'a brisé le cœur et qui m'a complètement déboussolé. Dans le meilleur sens du terme, évidemment. Car cela faisait bien longtemps que je ne m'étais pas autant attaché à des personnages aussi rapidement et de manière aussi intense. Si je vous dis qu'au bout d'une cinquantaine de pages, j'avais déjà les larmes aux yeux à cause de ce qui arrivait à Sloane, vous voyez ce que je veux dire ? Non parce que c'était réellement le cas. Sloane... SLOAAAAANE ♥ Je suis tombé amoureux de cette héroïne. Elle m'a fait fondre, m'a dévasté, m'a pulvérisé, et m'a complètement séduit. Et vous savez pourquoi ? Parce qu'elle est profondément humaine. Humaine au point où ne peut que se reconnaître en elle et s'y attacher de manière inconditionnelle. Ouaw. Juste ouaw. Je suis encore admiratif du travail de l'auteure. Elle est parvenue à créer un protagoniste parfait. Plein de failles, de défauts, rebelle, déterminé, fort et irrémédiablement réaliste. Je suis encore époustouflé par la personnalité de Sloane. Tout m'a plu chez elle. Absolument tout. Au bout de 30 pages, c'était comme si je la connaissais depuis toujours. Sloane, quoi ♥
Autre excellent point : ce qu'apportent les personnages secondaires. Ce qu'ils apportent, mais ce qu'ils nous font ressentir également. Parce que, bordel, que j'ai été ému et pris aux tripes par Miller et James. Haaaaaaaaaaaaaa !!! Je vous assure que Suzanne Young a un véritable don pour décrire ses héros. Miller, qui n'est présent que durant une petite partie du récit, m'a bouleversé. Je me suis beaucoup attaché à lui. Mais le must, c'est quand même James. Haaaaaa ♥ Il m'a hypnotisé lui aussi, c'est aussi simple que ça. Son caractère, en total contradiction avec celui de Sloane, m'a touché au plus haut point. J'ai vraiment adoré THE PROGRAM grâce aux héros qu'il possède et qu'il nous permet de découvrir. Tous ces protagonistes vont me manquer jusqu'à l'année prochaine !
Vous voulez connaître LE truc qui m'a complètement brisé et fait voler en éclats et dévasté et ébloui et coupé le souffle ? La romance. La romance. LA ROMANCE !!! Haaaaaaaaaa !!! Sloane et James ♥ Séparément, ils sont déjà extraordinaires, mais alors ensemble, c'est la cerise sur le gâteau. Seigneur !!! Leur histoire d'amour est juste MA-GNI-FIQUE. Pleine de promesses, de tendresses, de déclarations et d'un humour qui m'a énormément surpris parce que je l'attendais pas. Mais c'était tellement bon ! Haaaa, ces deux-là... Je vous assure qu'il est impossible de rester de marbre devant leurs échanges, devant leurs baisers, devant la manière dont ils se raccrochent l'un à l'autre, devant leur désespoir commun, leur peur, leur souffrance partagée... OH. MY. GOD. Je suis amoureux d'amoureux. C'est possible, ça ? Non parce que j'ai vraiment totalement craqué pour leur couple. Ils sont merveilleux et dévastateurs. Merci Suzanne Young d'avoir créer un duo aussi rafraîchissant et aussi émouvant. Cela faisait bien longtemps que je n'avais pas été aussi renversé par deux personnages qui s'aiment. Je suis actuellement en train de baver d'admiration sur mon clavier.
Et vous voulez connaître LE deuxième truc qui fait que THE PROGRAM est un récit hyper addictif et hyper intense ? Les rebondissements. Là, mon dieu quoi ! Je ne m'étais pas préparé à vivre une aventure aussi éprouvante psychologiquement. THE PROGRAM, c'est avant tout l'histoire d'un monde où le suicide est devenu une épidémie mondiale, où le moindre signe de dépression est bon pour vous faire enfermer et vous obliger à suivre le Programme. En débutant ma lecture, je pensais juste que j'allais suivre Sloane et James face à cet univers vraiment original. C'est le cas. Et tellement, tellement plus. Parce que THE PROGRAM, c'est également une ambiance morbide et étrange et noire et enivrante et saisissante, et pourtant pas si irréelle que ça. J'ai pris une mini claque en dévorant ce roman. Le monde dans lequel évoluent Sloane et James n'est vraiment pas différent du nôtre. Qui n'a jamais voulu oublier ses souffrances ? Effacer la douleur, la peine, la tristesse, la solitude ? C'est sur ce point sensible qu'appuie l'auteure, et elle le fait avec brio. Avec sa plume juste passionnante et qui va droit au but, elle nous dépeint ici un univers en pleine perdition, qui ne sait plus quoi faire des mauvaises émotions humaines. Mais sans elles, sommes-nous toujours nous-mêmes ? Cet aspect m'a juste renversé. Vraiment. J'ai adoré les coups de théâtre, j'ai adoré la manière dont Sloane et James changent et traversent les différentes épreuves semées sur leur chemin... J'ai vraiment tout adoré dans cette histoire ! La fin est ouverte, mais elle promet de belles choses pour la suite de l'intrigue. Je sens que mon cœur va encore louper des battements à cause du second volet, d'ailleurs. J'ai terriblement hâte de pouvoir me jeter littéralement sur le tome 2, parce que je veux encore plus d'adrénaline, encore plus de Sloane et James, encore plus de la passion qui émane d'eux, et encore plus de cette ambiance inquiétante et pourtant tellement attirante. L'attente me tue !
En résumé, THE PROGRAM est une lecture que je vous recommande ultra chaudement. S'il y a un roman dystopique que vous devez lire en VO, foncez sur celui-là ! Qu'il s'agisse des héros, de l'histoire d'amour, des retournements de situation ou de l'émotion, tout y est. THE PROGRAM est un parfait mélange de tous ces éléments. J'ai été détruit, j'ai été brisé, j'ai été ému, j'ai ri, j'ai eu des papillons dans le ventre, j'ai été frustré, en colère, plein d'espoir... Bref, on passe réellement par toutes une palette de ressentis au fil de notre lecture. THE PROGRAM n'est pas un coup de cœur, mais c'est une très très bonne lecture. J'aimerais ne pas l'avoir lu pour pouvoir le redécouvrir une seconde fois... Quel roman ! ♥
Remarque sur ce commentaire Remarque sur ce commentaire (1) | Permalien | Remarque la plus récente : Nov 2, 2013 6:08 AM CET


Coldtown
Coldtown
par Holly Black
Edition : Broché
Prix : EUR 18,00

3 internautes sur 5 ont trouvé ce commentaire utile 
2.0 étoiles sur 5 « Une lecture très moyenne et franchement très loin de ce que j'avais imaginé. », 6 septembre 2013
Ce commentaire fait référence à cette édition : Coldtown (Broché)
Ouch. Quelle déception ! Qui ne s'est jamais fait avoir par une magnifique couverture et un résumé hyper alléchant ? Cela m'est arrivé plus d'une fois, et j'ai réitéré mon erreur avec COLDTOWN. Je pensais que le roman avait tout pour me plaire... Je m'étais mis le doigt dans l'œil jusqu'au coude. Il n'y a pas grand chose que j'ai apprécié dans ce livre, à part l'ambiance vraiment très intrigante et un minimum saisissante. Je ne me suis pas attaché aux héros, j'ai trouvé que l'intrigue manquait affreusement d'action, et j'ai eu le sentiment que l'auteure partait un petit peu dans tous les sens à de nombreuses reprises. En fait, je me suis surtout dit "tout ça pour ça ?". J'en attendais plus. Beaucoup, beaucoup plus.
Les premiers chapitres étaient pourtant très prometteurs : nous rencontrons Tana dans une ferme après une soirée bien arrosée dans laquelle, à son réveil, elle découvre les cadavres de tous ses amis. Ils ont été vidés de leur sang par des vampires, et seule Tana a survécu. Enfin presque. Son ex, Aidan, a été mordu et va muter. Sauf qu'en retrouvant Aidan, Tana découvre également une autre personne : Gavriel. Je vous assure que les toutes premières pages sont hyper alléchantes et nous mettent l'eau à la bouche. Sauf que, malheureusement, se sentiment disparaît aussi vite qu'il s'est manifesté.
Premièrement, je ne me suis pas attaché à Tana. Mais genre, pas du tout. Elle ne m'a fait ni chaud ni froid, en fait. Je ne l'ai pas détesté, mais je ne l'ai pas adoré. Je n'ai rien éprouvé, tout simplement. Elle est fade, insipide, sans couleur ni goût. Elle est juste Tana, l'héroïne du roman que nous lisons. C'est tout. J'ai eu un énorme problème avec la narration à la troisième personne, en plus. Je pense qu'il aurait été beaucoup plus judicieux de la part de Holly Black d'opter pour la première personne du singulier. J'aurais pu me lier un minimum à Tana. Là, on la suit juste, on lit juste ses pseudo-émotions, on ne les ressent pas, on ne les vit pas. J'ai vraiment été agacé par cette impression. Elle ne sort en aucun cas des héroïnes habituelles. Elle ne m'a pas surpris, ne m'a pas charmé, ne m'a pas fait sourire... Bref, si vous aimer les protagonistes à forte personnalité et qui sortent de l'ordinaire, passez votre chemin.
Maintenant, concernant Aidan et Gavriel... Mouais. En fait, je crois que j'ai préféré les moments où l'action était concentrée sur Aidan plutôt sur sur Tana. Aidan a au moins le mérite de m'avoir fait sourire et de m'avoir fait adhérer à son caractère. Il y a quelque chose de très rafraîchissant et de très divertissant dans sa manière d'être. C'est le seul personnage qui parvient à pimenter quelque peu notre lecture. Je dois bien avouer que même si ça n'a pas collé entre Tana et moi, j'ai réussi à l'apprécier lorsqu'elle était en compagnie d'Aidan. Le fait qu'ils soient ex permet de rendre leur relation un peu piquante et pleine d'humour. C'est au moins ça de gagné. Pour Gavriel... C'est une autre pair de manches. Je n'ai absolument pas cerné ce protagoniste. Surtout qu'il ne fait que des brèves apparitions au cours du récit. Un coup il est là, un coup il ne l'est plus. Je n'ai pas vraiment saisi son rôle dans l'intrigue, en fait. Ok, c'est une des clés de l'énigme à lui tout seul et, pourtant, j'ai eu le sentiment que l'auteure ne le rendait pas si important que ça. C'est vraiment difficile à expliquer. Comprenez juste que Gavriel ne m'a pas plu du tout, et que je suis et resterai team Aidan toute ma vie. Enfin, juste durant la période de mon existence pendant laquelle je me souviendrai de l'histoire de COLDTOWN. Et je ne suis pas sûr qu'elle soit très longue.
Niveau rebondissements, là aussi, on repassera. J'ai trouvé que tout le récit traînait en longueur. Holly Black nous décrit pendant trèèèèès longtemps l'univers dans lequel elle nous projette. Il y a énormément de descriptions qui nous présentent les lieux, leur histoire, l'univers, la vie dans Coldtown... Mais trop c'est trop. J'aime les détails. J'aime toujours tout savoir. Mais pas à ce point-là ! En apprendre toujours plus, ça devenait ennuyant et longuet au possible. Les deux premiers tiers du roman manquent atrocement de surprises et de coups de théâtre. Je lisais plus pour voir à quel moment les choses allaient s'améliorer que parce que j'étais pris par le récit. Puis même le dernier tiers ne m'a pas séduit. Une fois encore : tout ça pour ça ? Au secours. C'est pour cela que, comme je l'ai dit plus haut, j'ai eu le sentiment que l'auteure partait un peu n'importe où. Elle pense nous livrer des révélations énormes, sauf qu'en fait elles ne sont pas du tout. Je crois qu'elle s'est égarée en chemin en pensant son intrigue choquante et palpitante et haletante et tout ce que vous voulez, sauf qu'elle ne l'est absolument pas. J'ai été déçu par ce point. Très déçu, même.
Malgré ma chronique négative, il y a bien un point qui est parvenu à répondre à mes attentes : l'ambiance. Là, je dois bien avouer que j'ai été conquis. L'auteure nous ramène à la source-même des vampires. Ils sont beaux, étranges, hypnotiques, obsédants, enivrants... Et assoiffés de sang frais. J'ai adoré cet aspect ! On sent bien que nous sommes plongés dans un monde instable, où tout peut basculer d'un moment à l'autre. Personne n'est à l'abri, personne n'est en sécurité. J'ai également adoré la mythologie mise en place par Holly Black. Si elle nous offre parfois trop de détails, j'aurais pu en recevoir encore plus sur les Coldtowns. Ajouter cette idée de "coup de froid" au monde vampirique m'a énormément plu. Le fait que les technologies modernes jouent un rôle essentiel dans le roman m'a également fait sourire ! Facebook, Twitter, Instagram ou encore les blogs sont monnaie courante dans ce récit. Cela apporte un vrai plus et un côté dynamique qui aurait dû être encore plus appuyé, histoire de rendre le livre plus addictif. Si j'ai été frustré par quasiment toute l'intrigue, le climat, l'ambiance et les flash-back qui nous permettent d'être apprendre plus sur les Coldtowns auront au moins le mérite d'avoir satisfait ma curiosité.
La fin... Heu... Mouais (bis). La conclusion du roman est ouverte, bien que nous ayons déjà les réponses à toutes nos questions. Donc ça va. Enfin, je crois. Parce que, pour tout vous dire, en arrivant au dernier chapitre du livre, je n'en avais plus grand chose à faire des personnages. Je me suis tellement peu attaché à eux qu'il pouvait bien leur arriver n'importe quoi, ça ne m'aurait fait ni chaud ni froid. Surtout que l'auteure fait, à mes yeux, une énorme erreur dans les ultimes pages avec Gavriel et Tana... Quand vous lirez le roman, vous comprendrez. Je n'ai juste pas aimé ce qu'elle faisait de ces deux personnages. C'est, genre, stupide et trop rapide et mal calculé et complètement couru d'avance. Bref, c'est lourd.
En résumé, COLDTOWN est une grosse déception. Moi qui m'attendais à dévorer LE livre sur les vampires qui pourrait me redonner goût au genre, j'ai totalement fait fausse route. Tana n'est pas attachante, Gavriel est un protagoniste étrange, et j'ai préféré me lier à Aidan, un personnage secondaire. Ouch. L'action ne vient que très tardivement, et elle ne parvient pas à combler notre envie de voir les choses s'accélérer et améliorer le récit. Il n'y a que l'ambiance du roman qui nous plaît un minimum et nous donne envie de continuer à lire. La conclusion de COLDTOWN me paraît un peu précipitée et part complètement dans le cliché, chose qui m'a profondément énervé. Bref, une lecture très moyenne et franchement très loin de ce que j'avais imaginé.
Remarque sur ce commentaire Remarque sur ce commentaire (1) | Permalien | Remarque la plus récente : Sep 6, 2013 7:34 PM MEST


Sever
Sever
par Lauren DeStefano
Edition : Relié
Prix : EUR 15,21

1 internaute sur 1 a trouvé ce commentaire utile :
4.0 étoiles sur 5 « Je conserverai un très bon souvenir de cette saga, vraiment. », 3 septembre 2013
Ce commentaire fait référence à cette édition : Sever (Relié)
Et voilà, c'est terminé. En refermant SEVER, j'ai également dit adieu aux personnages de la trilogie THE CHEMICAL GARDEN, et je dois bien reconnaître que mon cœur se brise à cette idée. Je conserverai un très bon souvenir de cette saga, vraiment. Surtout qu'après un final pareil, je ne risque pas de l'oublier de sitôt. Seigneur !!! Moi qui aime avoir toutes les réponses à mes questions, là, j'ai été servi. Lauren DeStefano nous sert ici toute une myriade de révélations plus énormes les unes que les autres, et c'est carrément époustouflant. J'ai adoré retrouver Rhine, Linden, Gabriel et Cecily, qui m'avaient manqué bien plus que je ne l'avais imaginé. Mais je crois que ce qui m'a vraiment plu, c'est de replonger dans l'univers à la fois torturé, noir, hyper oppressant, hyper glauque et irrémédiablement attirant qu'a su créer et parfaire l'auteure au fil de ses romans. Étrangement, SEVER n'est pas un coup de cœur. Je pense que c'est parce que je ne me suis pas autant attaché à Rhine que les fois précédentes fois. Je ne sais pas pourquoi, mais c'est ce qui s'est passé. Malgré ça, SEVER est une lecture vraiment passionnante et pleine de surprises, qui conclut merveilleusement bien la trilogie.
Je vais revenir sur Rhine, justement. Haaaaa, Rhine. J'ai vraiment beaucoup aimé vivre cette aventure à ses côtés. Sa personnalité m'a énormément touché. On sent bien qu'elle est aussi paumée et désarmée que nous face à son monde chaotique. Cela était déjà marqué dans WITHER et FEVER, mais là c'est encore plus flagrant. Son caractère m'a, lui aussi, beaucoup plu. Rhine est une héroïne VRAIE. Humaine. Avec ses failles et ses défauts. Mais surtout avec ses réflexions et ses remises en question bouleversantes. Je crois que c'est là que réside sa plus grosse qualité et la partie d'elle qui m'a le plus ému. Les pensées de Rhine sont juste renversantes au possible, car elles reflètent à merveille l'horreur du monde dans lequel elle évolue. On la sent perdue, brisée, au bout de souffle, détruite. Et, pourtant, elle continue d'espérer et d'avancer. C'est une héroïne au grand cœur et réaliste, à la fois déterminée et confuse, qui m'a semblé en parfait accord avec l'envie de Lauren DeStefano de créer un univers fait de destruction et d'horreur. Mais, et c'est ce "mais" qui m'embête énormément, même si j'ai beaucoup aimé Rhine et son évolution, je ne me suis pas attaché à elle. C'est vraiment bizarre et paradoxal et contradictoire et tout ce que vous voulez que ce soit, mais c'est le cas. C'est étrange et incompréhensible pour moi aussi, je vous rassure. Mais je ne peux pas nier ce que j'ai ressenti. Ou pas ressenti, plutôt. Parce qu'il y a énormément d'évènements douloureux ou hyper prometteurs qui s'entrechoquent dans ce roman et qui bouleversent la vie de Rhine et, pourtant, ils n'ont rien provoqué en moi. Ça veut ce que ça veut dire, non ? J'apprécie énormément Rhine, mais c'est tout. Je reste persuadé que si j'avais eu la chance de plus me lier à elle, SEVER m'aurait complètement dévasté. C'est dommage et frustrant, mais c'est comme ça.
SEVER n'est définitivement pas que l'histoire de Rhine. Les personnages secondaires n'en sont plus vraiment, tant l'action est concentrée sur eux. Je suis trèèèès loin de m'en plaindre, d'ailleurs. Jamais je n'aurais pensé autant être attendri et en colère et plein d'espoir et attaché et pulvérisé par Linden, Gabriel, Cecily, Reed, Rowan, Bowen et Vaughn. Vraiment. L'auteure a su les transformer totalement et leur conférer une profondeur que je n'attendais pas. Je vous assure que j'ai eu les larmes aux yeux un grand nombre de fois en lisant ce roman. Le couple Linden/Cecily m'a juste DÉ-VA-STÉ. SEVER nous offre leur union sous un nouveau jour, et j'ai trouvé ça éblouissant. Nous découvrons vraiment tous les protagonistes sous des angles jusqu'ici inexplorés. Quel bonheur ! J'ai adoré voir mes convictions être remises en question et mes certitudes fragmentées.
SEVER est également un récit hyper riche en rebondissements. Alors que les précédents opus étaient plutôt "plats" côté action et révélations, tout s'accélère dans ce troisième volet. Seigneur !!! Avec SEVER, nous avons le droit à d'énormes retournements de situation, qui nous ramènent aux origines-même de la dystopie. Jamais je n'aurais songé que de tels coups de théâtre étaient possibles. Lauren DeStefano prend un virage un 180° avec cet ultime tome. Il y a énormément de rebondissements qui étaient juste inimaginables à mes yeux. Purée !!! Rien que d'y repenser, j'ai le cœur qui palpite. Les surprises sont juste spectaculaires et destructrices. Surtout que l'auteure profite de ce récit pour nous faire revenir sur tous les lieux des précédents livres. Du coup, on sent vraiment que c'est la fin. L'heure des au revoir. Et c'est juste déchirant. Mais le plus gros rebondissement est sûrement l'arrivée de Rowan, le frère jumeau de Rhine, dans l'intrigue. Ce n'est pas un spoiler, je vous rassure (depuis quand je vous spoile, d'abord ?). En plus de découvrir un nouveau héros juste hyper plaisant et ultra rafraîchissant, nous comprenons ENFIN énormément de choses sur le passé de Rhine. Son passé, mais aussi celui de l'univers dans lequel elle vit. C'était juste parfait !
L'univers... Haaaaaaaaalala. C'est LE truc qui fait que toute la saga est fascinante et saisissante. L'auteure a su dépeindre un monde en pleine perdition à la perfection. Avec SEVER, on sent bien que tout s'accélère, que tout touche à sa fin. Et que la conclusion va être soit pleine de joie, soit pleine de désespoir. L'ambiance est noire, pesante, étrange, tendue, pleine d'éclats de lumière et à la fois hyper obscure. J'ai adoré ça. Vraiment. SEVER possède un climat haletant, saisissant et addictif au plus haut point. Cette noirceur omniprésente est juste irrésistible. Voilà pourquoi je déprime rien qu'à l'idée d'avoir terminé la trilogie. Cet univers parfaitement bien décrit va terriblement me manquer.
La conclusion du roman est juste... Inoubliable. Il y a tellement de choses qui se passent d'un seul coup. Tellement de vies de brisées. De chemins qui s'entrecroisent. De destins définitivement changés. Juste... Ouaw. Il y a un milliard de choses imprévisibles. Et, en même temps, l'auteure a su nous décrire tout cela sans nous laisser sur notre faim. Tout se termine de manière à nous laisser confiant et sans aucune grosse interrogation sur la suite. SEVER possède une fin qui m'a beaucoup ému et qui délivre beaucoup de messages importants. La conclusion du roman - et de la trilogie - m'a convaincu et m'a charmé. Je crois que c'est la fin idéale, avec son lot de catastrophes, de peines, de surprises et d'espérances.
En résumé, SEVER est une très bonne lecture. C'est un point final parfait à une saga qui l'est pratiquement tout autant. Je garderai vraiment un excellent souvenir de cette trilogie. Retrouver les héros extraordinaires de la saga, son univers noir et exceptionnel, ainsi que l'écriture touchante et dévastatrice de l'auteure, m'a juste totalement subjugué. Même si je ne me suis pas attaché à Rhine, je dois bien reconnaître que ce n'est qu'un minuscule bémol à mon ressenti ultra positif. L'auteure a su me surprendre à de très nombreuses reprises, et je dois reconnaître que tous les virages qu'elle a pris m'ont époustouflé. THE CHEMICAL GARDEN est donc une trilogie dystopique que je vous recommande chaudement et qui, je l'espère, saura vous marquer autant qu'elle l'a fait pour moi.


Enclave - Tome 2 - Salvation
Enclave - Tome 2 - Salvation
par Ann Aguirre
Edition : Broché
Prix : EUR 16,00

4.0 étoiles sur 5 « SALVATION est une lecture aussi bonne et aussi sensationnelle que celle d'ENCLAVE », 1 septembre 2013
Achat vérifié(De quoi s'agit-il ?)
Ce commentaire fait référence à cette édition : Enclave - Tome 2 - Salvation (Broché)
Haaaaaaaaa ! Quel bonheur de dévorer un roman en moins d'une journée ! Cela faisait mille ans que ça ne m'était pas arrivé ! En même temps, j'avais le bon récit entre les mains, hein. SALVATION est un livre que j'ai vraiment beaucoup aimé ! Moi qui avais peur que ce soit seulement un "roman passerelle" entre le tome 1 et le tome 3, c'est absolument le contraire qui s'est produit ! SALVATION possède sa propre histoire, et je dois bien reconnaître qu'elle m'a pris aux tripes ! C'est un second volet bien prenant et terriblement touchant auquel nous avons affaire, et c'est carrément jouissif. ENCLAVE est une saga dystopique toute mignonne et hyper sympathique, qui mêle également action et retournements de situations inattendus avec brio, et j'adore ça !
SALVATION nous ramène directement là où la fin du premier opus nous avait laissés. Au départ, je me dois de vous l'avouer, j'avais un peu peur de la tournure que prenaient les choses. En effet, les premiers chapitres sont consacrés aux sentiments de Trèfle sur sa nouvelle vie. Et je trouvais qu'on tournait un petit peu en rond. On sent bien qu'elle a du mal à s'adapter à sa nouvelle condition, et que peu de personnes l'ont acceptée. Du coup, je me suis dit que si l'intrigue se focalisait exclusivement sur la ville de Salvation et sur le ressenti de notre héroïne, j'allais vite m'ennuyer. Mais, bien évidemment, madame Aguirre a plus d'un tour dans son sac.
Très rapidement, je me suis rattaché à Trèfle, et j'ai compris pourquoi je l'avais autant aimé dans le tome 1. Seigneur, qu'elle est touchante ! Bien qu'elle soit un peu naïve et innocente face à certains sujets, j'ai trouvé ces quelques défauts hyper émouvants. Ils la laisse transparaître comme une héroïne réelle et humaine, chose que j'ai énormément apprécié. De plus, nous retrouvons également en elle sa partie Chasseuse, et c'est hyper saisissant. Trèfle a beau ignorer un tas de choses sur la vie, elle sait se battre et tuer pour la survie des personnes qui l'entoure. Purée !!! J'ai complètement craqué pour sa personnalité à la fois dure et pourtant si douce. Cette dualité, sa détermination à toute épreuve, son caractère bien trempé et les failles qu'elle laisse apparaître m'ont juste coupé le souffle. J'ai tellement hâte de la retrouver !
Ann Aguirre possède également un joli don pour décrire ses personnages secondaires. Enfin, plus ou moins secondaires, puisque Del, Tegan et Bandit sont omniprésents tout au long de notre lecture. Je les ai tous adoré ! Ils possèdent chacun leur propre personnalité et leur propre réaction vis-à-vis de l'existence de Trèfle, et j'ai trouvé ce point très intéressant. J'ai également été énormément ému par l'amitié entre Tegan et Trèfle. On sent bien que ce roman se concentre beaucoup sur les relations humaines, et c'est très agréable. Le lien qui unit Bandit et Trèfle m'a énooooooormément intrigué. Leur relation, hyper ambigüe, apporte un gros plus à l'intrigue. L'auteure a su allier action et sentiments à merveille dans SALVATION.
S'il y a bien un protagoniste qui m'a autant marqué que Trèfle, c'est Del. OH. MY. GOD. Leur histoire d'amour m'a juste ébloui. Même si c'est une romance qui met beaucoup de temps à se mettre en place et que les deux héros apprennent encore à se découvrir, il y a quelque chose dans le lien que les unit qui m'a profondément renversé. C'est tout mignon, tout sympathique, tout nouveau pour eux. Entre tendresse, baisers cachés et petites déclarations d'amour, j'ai tout aimé dans leur couple naissant. Puis un peu de douceur dans le monde de brutes qui les entoure ne fait pas de mal. Mais ce n'est pas tout ! L'auteure ne s'arrête pas là, puisqu'elle nous brise également le cœur en rendant Del encore plus mystérieux et ténébreux que dans le premier roman. Je ne compte pas vous spoiler, mais prenez cela comme un avertissement : accrochez-vous bien, car Del vous réserve de grandes surprises ! Surtout que grâce à lui, Trèfle devient encore plus attendrissante... Haaaaaaa. Je soupire, là. Je veux encore plus de Del et de Trèfle !!!
En-dehors du côté très humain de l'intrigue, les rebondissements sont juste extraordinaires. L'action ne s'arrête JAMAIS ! La menace des Mutants est constante. Du coup, on se sent oppressés, et c'est tellement bon ! On sait pertinemment qu'une chose énorme se prépare, et cela confère au récit une ambiance hyper lourde et hyper palpitante. Ajoutez à cela des combats incessants, des révélations imprévisibles et des morts par dizaines, et vous entrevoyez le fil conducteur de SALVATION. J'ai vraiment été très agréablement surpris par ce livre. Moi qui m'attendais à découvrir un deuxième opus mou et sans grand intérêt, j'ai été transporté dans un univers passionnant. Quel bonheur ! La conclusion de SALVATION promet une suite explosive et un final haletant ! Je suis tellement pressé d'être en 2014 pour dévorer le dernier volet de la trilogie ! Vivement l'année prochaine !
En résumé, SALVATION est une lecture aussi bonne et aussi sensationnelle que celle d'ENCLAVE. C'est une suite parfaitement maîtrisée et hyper accrocheuse que nous découvrons, et ça fait un bien fou ! Retrouver Trèfle a été un vrai bonheur. Sa relation avec Del m'a dévasté autant qu'elle m'a envoûté, et il me tarde de voir ce que ces deux-là nous réservent dans la suite de l'histoire. Tegan et Bandit sont également deux protagonistes que j'ai adoré côtoyer. Si les relations humaines sont vraiment bien décrites, les rebondissements le sont eux aussi. L'action est omniprésente d'un bout à l'autre du récit. Jusqu'à la fin, l'auteure sait comment nous maintenir en haleine et nous donner envie de tourner encore et encore les pages de son livre. SALVATION est donc un second tome aussi palpitant qu'émouvant, qui pose les bases pour une conclusion exceptionnelle que je suis impatient d'avoir entre les mains !


Je suis une Immortelle
Je suis une Immortelle
par Julie Kagawa
Edition : Relié
Prix : EUR 16,00

3.0 étoiles sur 5 « J'ai bien accroché à l'histoire, mais elle n'est pas parvenue à m'impressionner. », 31 août 2013
Achat vérifié(De quoi s'agit-il ?)
Ce commentaire fait référence à cette édition : Je suis une Immortelle (Relié)
Parfois, quand vous lisez un livre, vous l'appréciez mais sans plus et, lorsque vous l'avez terminé, vous n'avez pas grand chose à dire à part que vous avez passé un agréable moment. C'est le cas avec JE SUIS UNE IMMORTELLE. J'ai bien accroché à l'histoire, mais elle n'est pas parvenue à m'impressionner. Bon ok, ne m'abattez pas tout de suite, laissez-moi m'expliquer. Je sais qu'énormément de personnes ont adoré ce livre et l'ont même qualifié de coup de cœur. Je peux complètement comprendre pourquoi, et j'aurais aimé pouvoir en faire autant. Malheureusement, ce n'est pas le cas. J'en attendais beaucoup plus. Plus d'intensité, de surprises, de romance, de mystères, de ténèbres, de chaos. A contrario, même si le roman n'a pas répondu à mes attentes, je dois bien reconnaître que l'univers m'a énormément plu, et que l'écriture de Julie Kagawa m'a happé une nouvelle fois. Je lirai donc la suite, c'est une certitude, mais en ayant revu mes espérances à la baisse.
Le roman est découpé en quatre parties bien distinctes et, lors de ma lecture de la première, je me suis dit que j'allai adorer ce livre. Allison vit dans la Bordure, un lieu bien flippant où se mêlent vampires, enragés, humains enregistrés et non-enregistrés. Grâce aux premières pages, l'ambiance du récit est déjà bien mise en place : on sent que l'auteure veut créer un monde fait de destruction et de poussière, de mal et de sang. Le climat est lourd, angoissant, pesant, on panique au moindre petit bruit, et on sait pertinemment que quelque chose de terrible va arriver. C'est au beau milieu de ce désastre ambiant que nous rencontrons Allison et ses amis. J'ai beaucoup aimé découvrir cette histoire du point de vue d'Allison. En effet, c'est une héroïne au caractère fort et déterminé, et cela m'a énormément plu. Qu'il s'agisse de ses réactions, de ses répliques ou de ses défauts, tout m'a semblé légitime. Enfin, comprenez par là que rien ne m'a gêné chez elle. Je vous explique : même si j'ai aimé vivre cette aventure aux côtés d'Allison, je ne me suis pas attaché à elle. C'était sympathique de la voir progresser dans sa quête, mais c'était juste ça. Rien de plus. Je lisais simplement l'histoire d'une adolescente qui vit dans un monde atroce. Je ne ressentais rien. Grosse frustration, je vous le confirme. Je ne saurais pas vous dire pourquoi, en plus. Allison est intelligente, rebelle, forte, courageuse et plein de bonnes intentions, mais non. Rien. Du coup, le roman a perdu énormément de son charme. Comment aimer une histoire quand vous n'appréciez pas plus que ça son personnage principal ? Ouaip, c'est compliqué.
Bien heureusement, je n'ai pas détesté Allison, donc avancer dans le roman n'a pas été une épreuve insurmontable. Par contre, la suite n'est pas vraiment plus glorieuse. Comme l'indique le résumé, Allison va mourir et se transformer en vampire... Ok. Là aussi, j'en attendais énormément de cette partie de l'histoire. Je voulais vraiment ressentir le côté bestial des vampires, me glisser dans leur peau, m'immerger dans leur tête et comprendre leur faim ou leur côté sauvage. Mais non. Allison se transforme, et c'est tout. Enfin presque, vous savez bien que j'exagère quand je suis déçu. Bref. Allison devient donc un vampire, s'habitue (trop rapidement à mon goût) à sa nouvelle situation, puis décide de sauver l'Humanité. Elle va donc quitter la Bordure et entamer une nouvelle vie.
Évidemment, entre temps, elle va devoir affronter de nombreux obstacles : attaques d'enragés, confrontations avec de vieux vampires, faire face à sa soif de sang... Sauf que j'ai trouvé ces rebondissements trop simples. Tout cela était couru d'avance. C'est un roman de VAMPIRES, donc ces retournements de situation sont un petit peu basiques, non ? Là aussi, je voulais en voir de toutes les couleurs. L'auteure m'a habitué à tellement mieux avec sa saga LES ROYAUMES INVISIBLES ! Je n'ai jamais été surpris ou ébahi. C'est vraiment dommage. Par contre, je dois bien reconnaître que j'ai adoré l'univers que Julie Kagawa a créé. Elle est parvenu à me faire aimer un minimum un roman sur les vampires, alors que je pensais ne plus pouvoir en lire avant des années.
Cela vient sans doute de sa plume, toujours aussi bien maîtrisée et terriblement prenante. En effet, même si je n'ai pas vraiment accroché à cette histoire, j'ai tout de même succombé pour l'écriture de Julie Kagawa. C'est pour cela qu'à chaque fois que je me préparais à lire, je savais que je n'allais pas m'ennuyer. L'auteure possède ce truc qui fait qu'on se sent capturés par l'intrigue dès qu'on lit une phrase. Même si tout n'était pas parfait avec ce livre, il y avait ce petit quelque chose qui m'appelait sans cesse. Du coup, ma lecture s'avère tout de même être agréable, car, pour moi, l'écriture de l'auteur joue énormément. Et, dans le cas présent, Julie Kagawa est parvenue à énormément me toucher grâce à ses mots. Je voyais les choses. Contrairement à Allison, avec laquelle je ne faisais que lire, je vivais vraiment le roman grâce à la plume de l'auteure.
Cet excellent point rattrape un peu le suivant, d'ailleurs. Pour revenir à l'intrigue, sachez qu'une fois Allison transformée en vampire, elle va faire la rencontre d'un humain : Zeke. Et là... rien. Enfin si, mais je ne ressens que des sentiments contradictoires. Je m'attendais à une histoire d'amour palpitante, pleine de tendresse et de passion. Mais rien de tout cela ne s'est produit. Absolument rien parce, justement, on ne sait pas trop si on a affaire à une romance ou à une absence de romance. Je n'ai pas bien cerné la relation entre Zeke et Allison. Et, exactement comme avec notre héroïne, je ne me suis pas lié à Zeke. Donc bon, double problème. Je suis déçu de leur histoire d'amour, parce que ce n'en est pas une du tout. Et je n'ai pas vraiment cru à la progression de leur relation non plus. On oscille sans arrêt entre amitié/amour, et j'ai trouvé ça plutôt lourd. Ok, le monde s'effondre, et il y a des centaines d'autres choses sur lesquelles se concentrer, mais quand même ! Je voulais quelque chose d'explosif et de bouleversant. Mouais... On repassera.
La conclusion du roman m'a, quant à elle, beaucoup plu. Les choses s'accélèrent, et j'aurais aimé avoir plus de passages comme ceux de la fin. Là, j'avais ENFIN ce que je voulais. Il y a de l'action, des révélations, plein de nouvelles pistes pour le tome 2, et un peu plus d'étincelles entre Allison et Zeke. Il y a aussi énormément de morts, et je n'ai pas pu rester insensible à ça. Dès que des gens meurent, je craque. Le final de JE SUIS UNE IMMORTELLE m'a donc énormément ému. J'ai tellement hâte de lire la suite ! C'est un peu contradictoire avec le reste de mon avis, je sais, mais il y a vraiment un truc qui m'intrigue dans cet univers, et je suis vraiment pressé de le retrouver avec LA GARDIENNE D'ÉTERNITÉ !
En résumé, JE SUIS UNE IMMORTELLE est un bon roman, qui possède énormément de potentiel, mais qui ne m'a pas touché plus que ça. J'en voulais plus. Je m'attendais à plus, aussi. Par contre, je crois que ma chronique est la seule sur la blogosphère à être aussi peu élogieuse sur ce livre, donc je pense être un cas isolé qui doit être enfermé tout de suite. Je ne suis pas parvenu à m'attacher à Allison, je n'ai pas aimé sa relation avec Zeke, et j'ai trouvé les retournements de situation bien trop prévisibles et basiques. L'écriture de l'auteure, l'univers vraiment saisissant et la conclusion du récit rattrapent le tout, et c'est déjà pas mal. Malgré mon avis plutôt "moyen" sur JE SUIS UNE IMMORTELLE, je lirai la suite à sa sortie, car j'ai hâte de découvrir où l'auteure a prévu de nous emmener, et de replonger dans l'ambiance aussi prenante qu'intrigante de la saga BLOOD OF EDEN.


[Lucid] [by: Adrienne Stoltz]
[Lucid] [by: Adrienne Stoltz]
par Adrienne Stoltz
Edition : Relié

4.0 étoiles sur 5 « LUCID est comme la gravité, on ne peut pas y résister. Cette fin quoi. Cette fin ♥ », 4 août 2013
Ce commentaire fait référence à cette édition : [Lucid] [by: Adrienne Stoltz] (Relié)
SOUFFLE COUPÉ. BESOIN DE RÉFLÉCHIR. PAUMÉ ET PULVÉRISÉ. Voilà ce que j'ai éprouvé en refermant le roman. Mon dieu, qu'est-ce que c'est que ce livre ? Avez-vous déjà écouté une chanson que vous trouviez plutôt moyenne au départ puis, d'un seul coup, et sans trop que vous compreniez pourquoi, tout explose, vous l'adorez et vous la passez en boucle jusqu'à l'overdose ? C'est exactement ce que m'a fait ressentir LUCID. Au départ, les choses étaient mal parties. Très mal parties. J'ai eu beaucoup de mal à m'attacher aux héroïnes, et l'histoire était tout sauf prenante et intéressante. Malgré tout, je sentais qu'une énorme possibilité se cachait derrière tout ça. L'univers était vraiment captivant et l'étrange lien entre Maggie et Sloane m'appelait énormément. Puis PAF. Je suis arrivé à un moment du roman où j'ai été brisé. Les auteurs révèlent enfin tout le potentiel de l'histoire, et c'est carrément TRAUMATISANT. Les 100 dernières pages de LUCID ont tout rattrapé, vraiment. Au départ, je pensais attribuer la note de 3/5 au livre. Puis les 30 derniers pour cent m'ont permis d'élever cette note à 4,5. J'étais prêt à mettre un 5, mais il aurait été en décalage avec mon ressenti du début... Et en même temps cette fin est tellement parfaite... Et... Haaaaaaa !!! Je suis officiellement déchiré !!! LUCID est un livre que je ne suis pas prêt d'oublier, je vous le garantis. L'histoire m'a marqué et m'a complètement renversé.
Mon gros problème, au départ, c'est que je ne me suis pas du tout attaché aux héroïnes. Qu'il s'agisse de Sloane ou de Maggie, je n'arrivais pas à créer un lien avec elles. Surtout qu'au début, les auteurs ne s'embêtent pas trop à nous les présenter. Ni elles, ni les nombreux personnages qu'elles côtoient. Donc en plus de devoir s'adapter à ces deux jeunes femmes, il faut aussi tenter de comprendre les personnes qui les entourent. Ça a été difficile. Vraiment. A de très nombreuses, j'ai dû retourner au début de tel ou tel chapitre pour être sûr que je suivais Sloane ou Maggie. L'alternance de point de vue est vraiment justifiée et hyper intrigante, mais elle nous perd plus qu'autre chose durant les premières pages. Je vous assure que j'ai eu beaucoup de mal à m'identifier à leurs réactions et à leurs pensées. Le truc, c'est qu'elles ne possèdent aucune profondeur. J'avais juste l'impression de lire, et non pas de ressentir. Sauf qu'une lecture qui ne me fait pas éprouver mentalement ou physiquement quelque chose, ce n'est pas vraiment pour moi.
Cette sensation de distance et d'incompréhension face aux héroïnes m'a accompagné pendant une grosse partie du roman. Il ne se passe absolument rien pour nous faciliter la tâche. En effet, les rebondissements ne se bousculent pas. On ne fait que suivre Sloane et Maggie. Leurs vies ne sont pas spécialement mouvementées, il n'y a pas de grands retournements de situation. Je vous assure qu'au bout de 200 pages, j'avais quelques doutes quant au potentiel de l'histoire. Mais j'ai continué, et il y a un premier élément qui a commencé à tout changer.
Les romances. Les deux histoires d'amour que nous découvrons dans ce récit m'ont énormément plu. Elles sont hyper naturelles et hyper touchantes. Je sais que ce n'est pas vraiment un des points-clés de l'intrigue, mais les idylles parallèles que nous suivons sont vraiment beaux. Sloane et James m'ont ému, Maggie et Andrew m'ont ému. Une fois que j'ai réussi à trouver un élément plaisant à l'intrigue, j'ai pu avancer plus facilement dans le roman. Et je suis tellement, tellement, tellement heureux de l'avoir fait. Parce qu'à partir de la page 250, tout, absolument TOUT, devient parfait.
Comme vous le savez, l'histoire traite de deux héroïnes qui rêvent qu'elles échangent leurs vies durant leur sommeil. Rien que l'idée est géniale, n'est-ce pas ? De plus, comme je l'ai dit un peu plus haut, on sent bien qu'elle reste très présente dans la première partie du récit. Du coup, une part de nous ne peut pas s'empêcher de se demander "est-ce un songe ? Est-ce vrai ? Quel monde est réel et quel monde ne l'est pas ? Y a-t-il un monde réel ?". Surtout que, petit à petit, Sloane et Maggie introduisent des doutes et des phrases coup de point qui viennent renverser nos convictions. C'est d'ailleurs à partir de là que j'ai commencé à m'attacher à elles : quand on se rend-compte qu'elles sont aussi paumées et décontenancées que nous.
Voilà pourquoi j'ai adoré LUCID, en dépit de ses défauts dans les 200 premières pages : parce que j'ai perdu absolument TOUS mes repères. Mais, genre, vraiment. J'ai été obligé de lire jusqu'à deux heures du matin pour connaître le fin mot de l'intrigue tant tout devenait obsédant et dérangeant. J'ai été obligé d'aller parler à mon demi frère à deux heures et demi pour partager mes sensations, toutes plus entremêlées et dévastées les unes que les autres. En lisant les 100 dernières pages, je hurlais à chaque ligne que je lisais. Je hurlais et je jetais mon livre à l'autre bout de mon lit. C'était plus fort que moi. QU'EST-CE QUE C'EST QUE CE LIVRE ? En plus d'être complètement désorienté, j'étais à la fois terrifié et HYPER excité. Parce qu'on ne comprend vraiment plus rien. Les derniers chapitres, et rien que d'en reparler j'ai l'estomac qui se sert, sont juste ultra forts et ultra perturbants. J'ai été ébloui devant autant de génie et de perfection. En découvrant la conclusion de LUCID, j'ai trouvé l'idée des auteurs brillante. Brillante et extraordinaire. Car, putain, que LUCID est magnifique. Je pourrai vous le répéter pendant des heures : l'ultime centaine de pages m'a dévasté. J'avais envie de pleurer parce que la folie guettait Sloane et Maggie, de crier parce que j'étais perdu, de taper contre les murs parce que je devenais dingue. LUCID m'a rendu dingue.
Il faut que vous compreniez un truc : les dernières pages de LUCID, et là je parle de 3 dernières pages, sont tellement intenses et troublantes que j'ai dû les relire quatre ou cinq fois avant de les saisir entièrement. J'ai eu le souffle coupé, les larmes aux yeux, les mains tremblantes et l'esprit complètement fragmenté. C'était juste... Spectaculaire. Le final de LUCID est spectaculaire, de toute manière. Ce roman ressemble un peu à un feu d'artifice : ça commence lentement, ça ne provoque rien, puis tout explose, et on a le corps qui vibre et le cœur qui implose. Je n'avais pas été autant dévasté par un livre depuis UNDONE de Cat Clarke. Alors, non, LUCID ne dépasse pas UNDONE, mais il n'est pas très loin d'autant me marquer dans la durée. Je me suis déjà endormi et réveillé en pensant à la conclusion époustouflante de LUCID, et je crois que l'état de choc dans lequel je suis plongé ne va pas me quitter de sitôt.
Ma chronique n'est vraiment pas top, et pourtant j'ai mis trois fois de plus de temps à l'écrire qu'habituellement. Je ne parviens pas à retranscrire tout ce que j'ai ressenti. La conclusion de LUCID reste pas mal ouverte et nous laisse quelques questions sans réponse, et, pourtant, je n'en ai strictement rien à faire. Pour qu'une fin ouverte de me gêne pas (et me plaise, même !), c'est vraiment qu'il y a quelque chose de formidable et d'indescriptible au cœur de cette intrigue. En terminant LUCID, je n'en pouvais plus. J'étais vidé. Je voulais gémir. Je voulais parler avec quelqu'un. Parce que, vraiment, ce roman nous soustrait tous nos points de repère. Toutes nos convictions. On est paumés. On est pulvérisés. On est détruits. On est choqués. M****, quelle fin !!! Il y a même un paragraphe que j'ai trouvé tellement poétique et tellement troublant et tellement enivrant et tellement ravageur et tellement brûlant et tellement parfait que je l'ai relu une bonne dizaine de fois ♥
En résumé, LUCID est un véritable coup de cœur, sans vraiment en être un. Dans le fond, je crois que je ne m'autorise pas à le classer comme tel à cause des 200 premières pages qui sont un peu molles et pas vraiment saisissantes. Sloane et Maggie ne sont pas attachantes, et leurs vies ne sont pas plaisantes à suivre. Puis, comme je vous l'ai déjà bien expliqué je pense, tout explose et tout nous coupe le souffle. Une fois les 200 pages passées, on fond, on hurle, on pleure, et on est dévastés. LUCID est un récit qui a volé mon cœur et mon esprit. Mes convictions et mes émotions. Il y a un moment dans l'histoire où ne sait plus qui est fou, qu'est-ce qui est réel, ou encore qu'est-ce qui est imaginaire. Même moi j'ai eu l'impression de caresser la folie du doigt. LUCID confirme bien ma tendance à adorer les personnages complètement malades : comme pour Jem avec UNDONE, Sloane et Maggie vont devenir des êtres faits de pure folie, et j'ai complètement craqué. Je crois que je vais devoir prendre rendez-vous chez un psychologue, non ? C'est malsain. LUCID est malsain. Malsain, imparfait durant 200 pages, mais tellement parfait dans la suite. Je n'ai pas envie de terminer cette chronique. Parce que j'ai envie de vous donner envie de lire LUCID. D'en parler, encore et encore, parce que ce roman ne va pas me quitter avant un long, long moment. LUCID est une chanson dont les ultimes notes sont envoûtantes et hypnotiques, exaltantes et mystérieuses, déchirantes et irrésistibles. C'est un feu d'artifice duquel on ne peut pas détourner les yeux. LUCID est comme la gravité, on ne peut pas y résister. Cette fin quoi. Cette fin ♥


Aristotle and Dante Discover the Secrets of the Universe
Aristotle and Dante Discover the Secrets of the Universe
par Benjamin Alire Saenz
Edition : Relié
Prix : EUR 16,06

12 internautes sur 12 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 « Foudroyant. Mélancolique. Lumineux. Magnifique. Parfait. », 1 août 2013
Ce commentaire fait référence à cette édition : Aristotle and Dante Discover the Secrets of the Universe (Relié)
Foudroyant. Mélancolique. Lumineux. Magnifique. Parfait. Voici la liste des premiers mots qui me viennent à l'esprit pour qualifier ce roman. ARISTOTLE AND DANTE DISCOVER THE SECRETS OF THE UNIVERSE est une lecture hyper forte, hyper prenante, hyper bouleversante et hyper intense. Je vous assure qu'en refermant le roman, j'affichais un immense sourire, et j'étais empli d'une espèce de joie étrange. Depuis combien de temps un livre aussi bon et aussi rafraîchissant n'avait-il pas croisé ma route ? L'histoire de Dante et d'Aristotle est juste poignante au possible. Poignante, et inexorablement réaliste. En effet, ARISTOTLE AND DANTE DISCOVER THE SECRETS OF THE UNIVERSE traite de sujets qui concerne chacun d'entre nous. Le passage d'un âge à l'autre, l'acceptation de soi, de l'idée que certaines choses nous échappent, et que l'univers, et tout ce qu'il comporte, est aussi compliqué qu'il est magnifique. Benjamin Alire Sáenz nous livre ici un récit inoubliable et d'une puissance rare, écrit avec une plume qui mêle finesse et dureté. Et j'ai adoré, fatalement. ARISTOTLE AND DANTE DISCOVER THE SECRETS OF THE UNIVERSE est un très très très beau coup de foudre ♥
Comme l'indique extrêmement bien le titre, ce roman est avant tout basé sur l'histoire d'Ari et de Dante qui cherchent à découvrir tous les secrets de l'univers. Sauf qu'ils vont très rapidement comprendre que l'univers, c'est eux. C'est nous. Ce n'est pas compliqué : dès les premiers chapitres, j'ai complètement craqué pour Aristotle. Ce jeune homme est tout simplement ADORABLE. Il est drôle, attachant, et il voit la vie de manière réaliste et hyper juste malgré ses 15 ans. Tout, absolument tout, à son sujet m'a plu et m'a fait vibrer. Ari est un de ces héros. Vous savez, ceux qui nous ressemblent inexplicablement. Qui sont comme nous. Qui sont nous. J'ai vraiment du mal à mettre des mots sur toutes les sensations qu'il a provoqué en moi. La moindre de ses pensées, le moindre de ses sentiments, la moindre de ses impressions, le moindre de ses doutes... Tout m'a pulvérisé. Je veux dire... Vraiment pulvérisé. VRAIMENT. Comment pourrais-je vous faire comprendre ce que j'ai éprouvé... Haaaaaaaaaaaaa !!! Je suis hyper frustré !!! Il faut que vous réalisiez qu'Ari est un personnage en or, totalement humain et juste ultra passionnant. Je viens de regarder le mur de citations dans ma chambre et je crois en avoir trouvé une parfaite pour lui : « Les rencontres sont comme le vent : certaines vous effleurent juste la peau, d'autres vous renversent. ». Voilà, c'est ça. Aristotle m'a renversé. Aristotle m'a purement et simplement renversé.
Très rapidement dans l'histoire, Dante intervient. Et, là, je crois que même les mots ne vont pas suffire pour vous expliquer ce que j'ai pensé de sa relation à la fois hyper ambigüe et hyper claire avec Ari. J'ai envie de jurer, là tout de suite. D'écrire des "putain" et des "m****" à répétition. J'ai envie de crier. De hurler dans le désert. De courir au beau milieu d'une tempête. De me souvenir de la pluie. Parce que, m****, que l'amitié entre Ari et Dante est éblouissante. C'est le genre de lien que vous ne créez qu'une seule et unique fois dans votre vie. Et encore, si seulement vous êtes assez chanceux pour rencontrer la bonne personne. ARISTOTLE AND DANTE DISCOVER THE SECRETS OF THE UNIVERSE nous offre une amitié perdue entre confiance et loyauté, entre sentiments amoureux et remises en question, entre le soleil et les nuages, entre la répulsion et l'attirance, entre ce que les héros veulent être et ce qu'ils se laissent être. Putain, c'est magnifique. Excusez-moi pour les gros mots, mais je veux que vous compreniez à quel point ce roman est fort et captivant. Il y a quelque chose entre Ari et Dante d'admirable et de splendide. D'exaltant et de déchirant. De fascinant et de dévastateur. De créateur et de chaotique. Très souvent, la plume de l'auteur et sa manière de construire ses protagonistes m'a fait penser à l'écriture de John Green. Si vous avez aimé NOS ÉTOILES CONTRAIRES, vous allez adorer ARISTOTLE AND DANTE DISCOVER THE SECRETS OF THE UNIVERSE. C'est promis. Ari et Dante sont merveilleux, réels, émouvants et touchants ♥
Si ce récit est aussi bouleversant, c'est également grâce à l'écriture poétique et parfaite de Benjamin Alire Sáenz. Ici, pas question de tourner autour du pot. La plume de l'auteur est vive et va droit au but. On ne s'encombre pas avec des mots inutiles et des phrases sans consistance, loin de là. Vous pouvez comprendre ce que j'essaie de vous dire grâce au dialogue entre Dante et Ari à la fin de ma chronique. Benjamin Alire Sáenz a une manière de retranscrire les échanges entre les garçons qui m'a totalement conquis. Tout serait tellement plus simple dans la vie si nous pouvions tous parler comme il écrit. Vous voyez ce que je veux dire ? On dit ce qu'on pense, point. On ne s'embête pas à prendre des détours, on exprime ce qu'on ressent. Purée ♥ J'ai complètement craqué pour la plume de cet auteur.
Autre point essentiel du roman : les messages qu'il possède. Benjamin Alire Sáenz, grâce à son écriture et à ses personnages, nous donne de grandes et magistrales gifles sur des thèmes qui sont plus que d'actualité. Entre l'homosexualité, le racisme, l'acception de l'autre ou encore la compréhension du monde qui nous entoure, l'auteur nous fait vivre de véritables montagnes russes émotionnelles. Je suis passé par toute une foultitude de sentiments : la haine, le chagrin, la peine, le bonheur, la joie, le plaisir, la rage et la détresse. Car ce qui arrive à Dante et Ari arrive à des millions de personnes. Je vous assure que j'ai été révulsé devant certains évènements qui sont pourtant bien réels. L'homosexualité étant un thème qui fait du bruit (et pour rien, en plus... Depuis quand devons-nous justifier nos choix en amour ?), je pense que ce récit devrait être lu par absolument tout le monde, histoire de faire ouvrir les yeux à un maximum de personnes. ARISTOTLE AND DANTE DISCOVER THE SECRETS OF THE UNIVERSE m'a dévasté de par ses magnifiques leçons de vie et de compréhension, mais également grâce au fait que je me suis reconnu dans énormément de messages. En effet, ce roman aborde aussi des sujets tels que le passage à l'âge adulte, les premières responsabilités, la découverte de soi et de nos ambitions. J'ai 18 ans, et comment vous dire... Je suis actuellement en train de découvrir tout ça moi aussi. Ce livre est arrivé entre mes mains au meilleur moment possible.
Jusqu'à la fin de l'histoire, j'ai été fasciné par le comportement d'Ari envers Dante, et inversement. Si leurs personnalités sont diamétralement opposées, leur relation est pourtant unique et renversante. La conclusion du livre est parfaite. Vraiment. Je m'en doutais un peu, mais ce n'est pas grave, car c'est ce que je voulais voir. Cela faisait très longtemps que je n'avais pas autant aimer un happy ending. La boucle est bouclée. J'ai été subjugué par ARISTOTLE AND DANTE DISCOVER THE SECRETS OF THE UNIVERSE de la première à la dernière page. J'ai également adoré les parents de Dante et d'Ari à la fin du livre. Seigneur, qu'ils nous transmettent de merveilleuses choses eux aussi *.* Vous l'aurez compris, cet ouvrage n'est que pure perfection d'un bout à l'autre de notre lecture.
ARISTOTLE AND DANTE DISCOVER THE SECRETS OF THE UNIVERSE est donc un véritable coup de foudre. Pas un coup de cœur, puisque je m'interdis presque d'en avoir un depuis ma lecture d'UNDONE de Cat Clarke, mais une véritable lecture coup de poing. Ari et Dante m'ont fait rêver. Il m'ont fait rêver et ils m'ont fait grandir. Ils m'ont inspiré, ils m'ont touché, et ils m'ont irrémédiablement marqué. Leur relation est magique. Il n'y a aucun mot pour la décrire. Aucun mot assez fort. Assez puissant. Grâce à sa plume, Benjamin Alire Sáenz nous livre d'importants messages et nous fait traverser de profonds instants de mélancolie et de pur bonheur. ARISTOTLE AND DANTE DISCOVER THE SECRETS OF THE UNIVERSE est un roman que je vous recommande plus que chaudement, et dont je conserverai un souvenir ultra lumineux. Putain, quelle lecture ♥


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