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Jordan "Wandering-World"
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Two Boys Kissing
Two Boys Kissing
par David Levithan
Edition : Relié
Prix : EUR 11,84

3 internautes sur 3 ont trouvé ce commentaire utile 
4.0 étoiles sur 5 « TWO BOYS KISSING fait partie de ses romans qui ne devraient jamais avoir de fin. », 16 septembre 2013
Ce commentaire fait référence à cette édition : Two Boys Kissing (Relié)
Comment notez-vous la réalité ? Non vraiment, je vous pose la question. Parce que TWO BOYS KISSING, c'est la réalité à l'état pur. C'est le monde qui nous entoure, avec ses énormes défauts et ses surprenants instants de grâce et de joie. C'est la société dans laquelle nous vivons, terriblement fermée et pourtant prête à s'ouvrir si les gens sont assez fous pour la bouleverser. J'ai adoré TWO BOYS KISSING. En le lisant, j'ai ri, j'ai été ému aux larmes, j'ai frissonné... Mais j'ai également été dégoûté, révulsé et dévasté face à la réalité dans laquelle nous évoluons. J'ai eu beaucoup de mal à ne pas attribuer 5/5 au roman. Jusqu'à la dernière minute avant de démarrer la rédaction de ma chronique, j'ai douté. Parce que, vraiment, comment notez-vous la réalité ? Si je devais juger ce récit seulement sur sa manière de dépeindre nos vies, alors il obtiendrait la note maximale. Mais en tant que lecteur, je me dois de reconnaître que j'ai trouvé la fin un peu trop... rapide. Mais pas dans le mauvais sens... J'ai bien compris que nous partagions seulement une "tranche de vie" avec les héros que nous rencontrons. Mais j'aurais aimé en découvrir encore plus sur eux. Car David Levithan ne nous livre pas vraiment toutes les réponses à nos questions. Et, en même temps, son histoire est teintée de perfection et d'émotion... Vraiment, j'ai du mal à savoir où me positionner. Du coup, un 4,5 me semble plus approprié. Mais je peux tout de même vous garantir que ce livre, cette perle, cette bombe, n'est à manquer sous aucun prétexte.
Écrire mon avis va être assez compliqué, puisque je ne peux pratiquement pas vous parler de l'intrigue ou des héros sans vous spoiler. Je vais donc d'abord vous parler de la manière dont le récit nous est narré. Et là, ouaw ♥ L'auteur a eu la magnifique idée de raconter l'histoire derrière les yeux d'hommes homosexuels décédés des suites du SIDA. J'ai trouvé ça juste époustouflant et déchirant au possible. La manière dont ils nous décrivent leurs souvenirs, leurs existences passées, leurs sentiments face à leur génération et à la nôtre, m'a tout simplement brisé. Ce n'est pas compliqué : à chaque fois que j'ouvrais le roman, j'avais des frissons. A CHAQUE FOIS. Parce qu'il y a quelque chose de lourd et de pesant chez ses hommes. De lourd et de pesant parce que leurs histoires pourraient être celles de n'importe qui ayant vécu une ou deux générations en arrière. J'ai eu le souffle coupé par cet élément de l'intrigue. Ses hommes dont on ignore les noms m'ont renversé, m'ont ébloui, m'ont dévasté. Rien que d'y repenser, je suis ému. Leur voix, si puissante, si lumineuse, si douloureusement vraie, si humaine, si aimante, si compréhensive et si profonde, m'a bouleversé. Profondément bouleversé. Jusqu'à laisser une empreinte indélébile quelque part entre mon cerveau et mon cœur ♥
Si j'ai été époustouflé par ces personnages, j'ai été carrément fasciné et subjugué par Neil, Peter, Avery, Ryan, Craig, Harry et Cooper. OMG. OMG OMG OMG OMG OMG ♥♥♥ Je n'ai pas pour habitude de me retrouver muet face aux protagonistes que j'apprends à découvrir, mais là, vraiment, c'est le cas. Il y a un milliard de choses à dire, et je ne peux pas les partager avec vous sans vous raconter une bonne partie de l'intrigue. Mais purée, qu'ils sont parfaits ♥ David Levithan a fait le plus judicieux des choix en laissant transparaître à travers chaque garçon, chaque adolescent et chaque homme une manière dont l'homosexualité se vit et est ressentie par les autres. TWO BOYS KISSING, c'est une ode à la connaissance de soi. A l'acceptation de soi. A l'ouverture d'esprit. TWO BOYS KISSING, c'est un livre inoubliable débordant de réalisme aussi triste et aussi révulsant que touchant et passionnant. A de très nombreuses reprises, j'ai été dégoûté (mais vraiment) par les réactions de certaines personnes face à l'homosexualité de nos héros. Dégoûté au point de lâcher le roman et de devoir respirer pour me calmer. Parce que nous sommes conscients - au même titre que l'auteur - que ces horreurs existent. Que l'homophobie existe. Que les abrutis existent, en fait. Alors s'il nous décrit de longs passages pleins d'amour et de bonheur, il nous décrit également l'horreur de notre société.
A me lire, on pourrait croire que TWO BOYS KISSING est un récit plutôt pessimiste, mais ce n'est absolument pas le cas. Ce livre, il est lumineux. Porteur d'espoir. Plein de promesses. Plein de phrases coup de poing qui vous giflent et vous réveillent. C'est la première fois, je crois, que je corne autant de pages dans un roman aussi court pour en relire encore et encore les expressions qui m'ont pris aux tripes. L'écriture de David Levithan est magique. Dévastatrice. Violente. Brûlante. Hypnotique. C'est un véritable tremblement de terre qui emporte tout sur son passage : nos émotions, nos préjugés et nos convictions. Mais c'est également une énorme baffe. TWO BOYS KISSING dépeint avec brio, avec puissance et avec un point de vue objectif, le monde qui nous entoure. Avec ses peines, son chagrin, son anarchie organisée, ses jugements stupides, et ses défauts. Mais tout cela fait de cette histoire quelque chose de merveilleux. Car les personnes comme Craig et Harry qui osent s'embrasser pendant trente-deux heures devant une foule de spectateurs sont là pour renverser l'ordre établi. Les personnes comme Peter et Neil, déjà acceptées par leurs parents à seulement quinze ans, nous prouvent que les choses sont déjà en train de changer. Les personnes comme Avery et Ryan nous font croire en l'amour, en la découverte de soi, en la découverte de l'autre, et en la connaissance de nos désirs. Et puis il y a les personnes comme Cooper, complètement brisées, qui nous montrent bien que le monde n'est pas encore parfait mais qu'il tend à le devenir. C'est beau, c'est gorgé de lumière, c'est mignon, c'est poignant et saisissant au possible. C'est la réalité. C'est notre monde. C'est vous. C'est moi. C'est juste tellement, tellement, tellement beau et tragique. ♥
Comme vous le voyez, je suis tombé amoureux de cette histoire, de ses personnages, de la plume de l'auteur. Vraiment. J'ai tout aimé. Mais j'ai eu un petit accrochage avec la fin. Je me dis que c'est peut-être parce que - justement - j'ai trop aimé TWO BOYS KISSING. J'en voulais encore plus. TWO BOYS KISSING fait partie de ses romans qui ne devraient jamais avoir de fin. J'ai vraiment le sentiment que l'auteur avait seulement pour but de nous livrer une infime partie de la vie de Neil et de Peter, de la vie Craig et de Harry, de celle d'Avery et de Ryan, ainsi que de celle de Cooper. Je m'attendais au moins à avoir quelque chose de clair, de défini, de terminé. Mais non. Il reste un grand nombre de questions sans aucune réponse. Et, en même temps, ces questions n'ont aucunement besoin d'une réponse. Parce que c'est la vie. Parce que les choses évoluent constamment. Alors, oui, je suis frustré par cette conclusion que l'on pourrait qualifier de "rapide" alors qu'elle ne l'est vraiment pas, et, pourtant, je trouve qu'elle colle merveilleusement bien à l'histoire. Bref, j'ai tout aimé, même la fin que je n'ai pas aimé. Paradoxe, quand tu nous tiens.
En résumé, TWO BOYS KISSING est une lecture extraordinaire. C'est une parfaite représentation de la réalité, de la manière dont l'homosexualité évolue dans notre société, et dont celle-ci est acceptée. J'ai complètement craqué pour ce roman. Complètement, totalement, entièrement ♥ Il y a quelque chose d'extraordinaire, quelque chose de rare, d'unique, dans cette histoire. Quelque chose d'attristant, aussi. Quelque chose de douloureux, de terrible, d'inhumain. Avery, Neil, Peter, Ryan, Craig, Cooper, Harry, ainsi que ces hommes morts à cause du SIDA, me manquent horriblement. Ça m'arrache le cœur de devoir leur dire adieu. J'aimerais terminer mon avis sur une citation du roman, qui représente parfaitement la manière dont l'espoir y déborde, alors qu'on pourrait en douter : « Nous ne naissons pas poussière. Nous nous mourons pas poussière. Nous faisons plus que de la poussière. C'est tout ce que nous vous demandons. Faites plus que de la poussière. ». Soyez-vous même. Soyez assez fous pour changer le monde. Et lisez TWO BOYS KISSING entre temps, c'est tout ce que moi je vous demande ♥


The Program
The Program
par Suzanne Young
Edition : Relié
Prix : EUR 13,21

3 internautes sur 3 ont trouvé ce commentaire utile 
4.0 étoiles sur 5 « J'aimerais ne pas l'avoir lu pour pouvoir le redécouvrir une seconde fois... Quel roman ! ♥ », 9 septembre 2013
Ce commentaire fait référence à cette édition : The Program (Relié)
Oh ♥.♥ Quelle belle lecture ! Je dois bien avouer qu'en me lançant dans le roman THE PROGRAM, je ne m'attendais absolument pas à vivre de telles montages russes émotionnelles. Ce livre, c'est une vraie décharge de romance, de douleur, de rebondissements qui interviennent aux bons moments, et d'intensité niveau sentiments. J'ai vraiment TOUT adoré dans THE PROGRAM. Moi qui avais un peu mis le genre dystopique de côté dernièrement, ce récit m'a permis de reprendre goût à ce dernier. THE PROGRAM est un roman qui mêle action et émotions à la perfection, et j'ai complètement craqué pour cette idée. Haaaaaaaaaa !!! Il me tarde tellement d'être en 2014 pour lire la suite !!!
Dès les toutes premières pages (et, genre, vraiment les toutes premières !), j'ai été dévasté par cette histoire. Il y a quelques choses chez les héros que Suzanne Young nous décrit qui m'a brisé le cœur et qui m'a complètement déboussolé. Dans le meilleur sens du terme, évidemment. Car cela faisait bien longtemps que je ne m'étais pas autant attaché à des personnages aussi rapidement et de manière aussi intense. Si je vous dis qu'au bout d'une cinquantaine de pages, j'avais déjà les larmes aux yeux à cause de ce qui arrivait à Sloane, vous voyez ce que je veux dire ? Non parce que c'était réellement le cas. Sloane... SLOAAAAANE ♥ Je suis tombé amoureux de cette héroïne. Elle m'a fait fondre, m'a dévasté, m'a pulvérisé, et m'a complètement séduit. Et vous savez pourquoi ? Parce qu'elle est profondément humaine. Humaine au point où ne peut que se reconnaître en elle et s'y attacher de manière inconditionnelle. Ouaw. Juste ouaw. Je suis encore admiratif du travail de l'auteure. Elle est parvenue à créer un protagoniste parfait. Plein de failles, de défauts, rebelle, déterminé, fort et irrémédiablement réaliste. Je suis encore époustouflé par la personnalité de Sloane. Tout m'a plu chez elle. Absolument tout. Au bout de 30 pages, c'était comme si je la connaissais depuis toujours. Sloane, quoi ♥
Autre excellent point : ce qu'apportent les personnages secondaires. Ce qu'ils apportent, mais ce qu'ils nous font ressentir également. Parce que, bordel, que j'ai été ému et pris aux tripes par Miller et James. Haaaaaaaaaaaaaa !!! Je vous assure que Suzanne Young a un véritable don pour décrire ses héros. Miller, qui n'est présent que durant une petite partie du récit, m'a bouleversé. Je me suis beaucoup attaché à lui. Mais le must, c'est quand même James. Haaaaaa ♥ Il m'a hypnotisé lui aussi, c'est aussi simple que ça. Son caractère, en total contradiction avec celui de Sloane, m'a touché au plus haut point. J'ai vraiment adoré THE PROGRAM grâce aux héros qu'il possède et qu'il nous permet de découvrir. Tous ces protagonistes vont me manquer jusqu'à l'année prochaine !
Vous voulez connaître LE truc qui m'a complètement brisé et fait voler en éclats et dévasté et ébloui et coupé le souffle ? La romance. La romance. LA ROMANCE !!! Haaaaaaaaaa !!! Sloane et James ♥ Séparément, ils sont déjà extraordinaires, mais alors ensemble, c'est la cerise sur le gâteau. Seigneur !!! Leur histoire d'amour est juste MA-GNI-FIQUE. Pleine de promesses, de tendresses, de déclarations et d'un humour qui m'a énormément surpris parce que je l'attendais pas. Mais c'était tellement bon ! Haaaa, ces deux-là... Je vous assure qu'il est impossible de rester de marbre devant leurs échanges, devant leurs baisers, devant la manière dont ils se raccrochent l'un à l'autre, devant leur désespoir commun, leur peur, leur souffrance partagée... OH. MY. GOD. Je suis amoureux d'amoureux. C'est possible, ça ? Non parce que j'ai vraiment totalement craqué pour leur couple. Ils sont merveilleux et dévastateurs. Merci Suzanne Young d'avoir créer un duo aussi rafraîchissant et aussi émouvant. Cela faisait bien longtemps que je n'avais pas été aussi renversé par deux personnages qui s'aiment. Je suis actuellement en train de baver d'admiration sur mon clavier.
Et vous voulez connaître LE deuxième truc qui fait que THE PROGRAM est un récit hyper addictif et hyper intense ? Les rebondissements. Là, mon dieu quoi ! Je ne m'étais pas préparé à vivre une aventure aussi éprouvante psychologiquement. THE PROGRAM, c'est avant tout l'histoire d'un monde où le suicide est devenu une épidémie mondiale, où le moindre signe de dépression est bon pour vous faire enfermer et vous obliger à suivre le Programme. En débutant ma lecture, je pensais juste que j'allais suivre Sloane et James face à cet univers vraiment original. C'est le cas. Et tellement, tellement plus. Parce que THE PROGRAM, c'est également une ambiance morbide et étrange et noire et enivrante et saisissante, et pourtant pas si irréelle que ça. J'ai pris une mini claque en dévorant ce roman. Le monde dans lequel évoluent Sloane et James n'est vraiment pas différent du nôtre. Qui n'a jamais voulu oublier ses souffrances ? Effacer la douleur, la peine, la tristesse, la solitude ? C'est sur ce point sensible qu'appuie l'auteure, et elle le fait avec brio. Avec sa plume juste passionnante et qui va droit au but, elle nous dépeint ici un univers en pleine perdition, qui ne sait plus quoi faire des mauvaises émotions humaines. Mais sans elles, sommes-nous toujours nous-mêmes ? Cet aspect m'a juste renversé. Vraiment. J'ai adoré les coups de théâtre, j'ai adoré la manière dont Sloane et James changent et traversent les différentes épreuves semées sur leur chemin... J'ai vraiment tout adoré dans cette histoire ! La fin est ouverte, mais elle promet de belles choses pour la suite de l'intrigue. Je sens que mon cœur va encore louper des battements à cause du second volet, d'ailleurs. J'ai terriblement hâte de pouvoir me jeter littéralement sur le tome 2, parce que je veux encore plus d'adrénaline, encore plus de Sloane et James, encore plus de la passion qui émane d'eux, et encore plus de cette ambiance inquiétante et pourtant tellement attirante. L'attente me tue !
En résumé, THE PROGRAM est une lecture que je vous recommande ultra chaudement. S'il y a un roman dystopique que vous devez lire en VO, foncez sur celui-là ! Qu'il s'agisse des héros, de l'histoire d'amour, des retournements de situation ou de l'émotion, tout y est. THE PROGRAM est un parfait mélange de tous ces éléments. J'ai été détruit, j'ai été brisé, j'ai été ému, j'ai ri, j'ai eu des papillons dans le ventre, j'ai été frustré, en colère, plein d'espoir... Bref, on passe réellement par toutes une palette de ressentis au fil de notre lecture. THE PROGRAM n'est pas un coup de cœur, mais c'est une très très bonne lecture. J'aimerais ne pas l'avoir lu pour pouvoir le redécouvrir une seconde fois... Quel roman ! ♥
Remarque sur ce commentaire Remarque sur ce commentaire (1) | Permalien | Remarque la plus récente : Nov 2, 2013 6:08 AM CET


Coldtown
Coldtown
par Holly Black
Edition : Broché
Prix : EUR 18,00

3 internautes sur 5 ont trouvé ce commentaire utile 
2.0 étoiles sur 5 « Une lecture très moyenne et franchement très loin de ce que j'avais imaginé. », 6 septembre 2013
Ce commentaire fait référence à cette édition : Coldtown (Broché)
Ouch. Quelle déception ! Qui ne s'est jamais fait avoir par une magnifique couverture et un résumé hyper alléchant ? Cela m'est arrivé plus d'une fois, et j'ai réitéré mon erreur avec COLDTOWN. Je pensais que le roman avait tout pour me plaire... Je m'étais mis le doigt dans l'œil jusqu'au coude. Il n'y a pas grand chose que j'ai apprécié dans ce livre, à part l'ambiance vraiment très intrigante et un minimum saisissante. Je ne me suis pas attaché aux héros, j'ai trouvé que l'intrigue manquait affreusement d'action, et j'ai eu le sentiment que l'auteure partait un petit peu dans tous les sens à de nombreuses reprises. En fait, je me suis surtout dit "tout ça pour ça ?". J'en attendais plus. Beaucoup, beaucoup plus.
Les premiers chapitres étaient pourtant très prometteurs : nous rencontrons Tana dans une ferme après une soirée bien arrosée dans laquelle, à son réveil, elle découvre les cadavres de tous ses amis. Ils ont été vidés de leur sang par des vampires, et seule Tana a survécu. Enfin presque. Son ex, Aidan, a été mordu et va muter. Sauf qu'en retrouvant Aidan, Tana découvre également une autre personne : Gavriel. Je vous assure que les toutes premières pages sont hyper alléchantes et nous mettent l'eau à la bouche. Sauf que, malheureusement, se sentiment disparaît aussi vite qu'il s'est manifesté.
Premièrement, je ne me suis pas attaché à Tana. Mais genre, pas du tout. Elle ne m'a fait ni chaud ni froid, en fait. Je ne l'ai pas détesté, mais je ne l'ai pas adoré. Je n'ai rien éprouvé, tout simplement. Elle est fade, insipide, sans couleur ni goût. Elle est juste Tana, l'héroïne du roman que nous lisons. C'est tout. J'ai eu un énorme problème avec la narration à la troisième personne, en plus. Je pense qu'il aurait été beaucoup plus judicieux de la part de Holly Black d'opter pour la première personne du singulier. J'aurais pu me lier un minimum à Tana. Là, on la suit juste, on lit juste ses pseudo-émotions, on ne les ressent pas, on ne les vit pas. J'ai vraiment été agacé par cette impression. Elle ne sort en aucun cas des héroïnes habituelles. Elle ne m'a pas surpris, ne m'a pas charmé, ne m'a pas fait sourire... Bref, si vous aimer les protagonistes à forte personnalité et qui sortent de l'ordinaire, passez votre chemin.
Maintenant, concernant Aidan et Gavriel... Mouais. En fait, je crois que j'ai préféré les moments où l'action était concentrée sur Aidan plutôt sur sur Tana. Aidan a au moins le mérite de m'avoir fait sourire et de m'avoir fait adhérer à son caractère. Il y a quelque chose de très rafraîchissant et de très divertissant dans sa manière d'être. C'est le seul personnage qui parvient à pimenter quelque peu notre lecture. Je dois bien avouer que même si ça n'a pas collé entre Tana et moi, j'ai réussi à l'apprécier lorsqu'elle était en compagnie d'Aidan. Le fait qu'ils soient ex permet de rendre leur relation un peu piquante et pleine d'humour. C'est au moins ça de gagné. Pour Gavriel... C'est une autre pair de manches. Je n'ai absolument pas cerné ce protagoniste. Surtout qu'il ne fait que des brèves apparitions au cours du récit. Un coup il est là, un coup il ne l'est plus. Je n'ai pas vraiment saisi son rôle dans l'intrigue, en fait. Ok, c'est une des clés de l'énigme à lui tout seul et, pourtant, j'ai eu le sentiment que l'auteure ne le rendait pas si important que ça. C'est vraiment difficile à expliquer. Comprenez juste que Gavriel ne m'a pas plu du tout, et que je suis et resterai team Aidan toute ma vie. Enfin, juste durant la période de mon existence pendant laquelle je me souviendrai de l'histoire de COLDTOWN. Et je ne suis pas sûr qu'elle soit très longue.
Niveau rebondissements, là aussi, on repassera. J'ai trouvé que tout le récit traînait en longueur. Holly Black nous décrit pendant trèèèèès longtemps l'univers dans lequel elle nous projette. Il y a énormément de descriptions qui nous présentent les lieux, leur histoire, l'univers, la vie dans Coldtown... Mais trop c'est trop. J'aime les détails. J'aime toujours tout savoir. Mais pas à ce point-là ! En apprendre toujours plus, ça devenait ennuyant et longuet au possible. Les deux premiers tiers du roman manquent atrocement de surprises et de coups de théâtre. Je lisais plus pour voir à quel moment les choses allaient s'améliorer que parce que j'étais pris par le récit. Puis même le dernier tiers ne m'a pas séduit. Une fois encore : tout ça pour ça ? Au secours. C'est pour cela que, comme je l'ai dit plus haut, j'ai eu le sentiment que l'auteure partait un peu n'importe où. Elle pense nous livrer des révélations énormes, sauf qu'en fait elles ne sont pas du tout. Je crois qu'elle s'est égarée en chemin en pensant son intrigue choquante et palpitante et haletante et tout ce que vous voulez, sauf qu'elle ne l'est absolument pas. J'ai été déçu par ce point. Très déçu, même.
Malgré ma chronique négative, il y a bien un point qui est parvenu à répondre à mes attentes : l'ambiance. Là, je dois bien avouer que j'ai été conquis. L'auteure nous ramène à la source-même des vampires. Ils sont beaux, étranges, hypnotiques, obsédants, enivrants... Et assoiffés de sang frais. J'ai adoré cet aspect ! On sent bien que nous sommes plongés dans un monde instable, où tout peut basculer d'un moment à l'autre. Personne n'est à l'abri, personne n'est en sécurité. J'ai également adoré la mythologie mise en place par Holly Black. Si elle nous offre parfois trop de détails, j'aurais pu en recevoir encore plus sur les Coldtowns. Ajouter cette idée de "coup de froid" au monde vampirique m'a énormément plu. Le fait que les technologies modernes jouent un rôle essentiel dans le roman m'a également fait sourire ! Facebook, Twitter, Instagram ou encore les blogs sont monnaie courante dans ce récit. Cela apporte un vrai plus et un côté dynamique qui aurait dû être encore plus appuyé, histoire de rendre le livre plus addictif. Si j'ai été frustré par quasiment toute l'intrigue, le climat, l'ambiance et les flash-back qui nous permettent d'être apprendre plus sur les Coldtowns auront au moins le mérite d'avoir satisfait ma curiosité.
La fin... Heu... Mouais (bis). La conclusion du roman est ouverte, bien que nous ayons déjà les réponses à toutes nos questions. Donc ça va. Enfin, je crois. Parce que, pour tout vous dire, en arrivant au dernier chapitre du livre, je n'en avais plus grand chose à faire des personnages. Je me suis tellement peu attaché à eux qu'il pouvait bien leur arriver n'importe quoi, ça ne m'aurait fait ni chaud ni froid. Surtout que l'auteure fait, à mes yeux, une énorme erreur dans les ultimes pages avec Gavriel et Tana... Quand vous lirez le roman, vous comprendrez. Je n'ai juste pas aimé ce qu'elle faisait de ces deux personnages. C'est, genre, stupide et trop rapide et mal calculé et complètement couru d'avance. Bref, c'est lourd.
En résumé, COLDTOWN est une grosse déception. Moi qui m'attendais à dévorer LE livre sur les vampires qui pourrait me redonner goût au genre, j'ai totalement fait fausse route. Tana n'est pas attachante, Gavriel est un protagoniste étrange, et j'ai préféré me lier à Aidan, un personnage secondaire. Ouch. L'action ne vient que très tardivement, et elle ne parvient pas à combler notre envie de voir les choses s'accélérer et améliorer le récit. Il n'y a que l'ambiance du roman qui nous plaît un minimum et nous donne envie de continuer à lire. La conclusion de COLDTOWN me paraît un peu précipitée et part complètement dans le cliché, chose qui m'a profondément énervé. Bref, une lecture très moyenne et franchement très loin de ce que j'avais imaginé.
Remarque sur ce commentaire Remarque sur ce commentaire (1) | Permalien | Remarque la plus récente : Sep 6, 2013 7:34 PM MEST


Sever
Sever
par Lauren DeStefano
Edition : Relié
Prix : EUR 16,09

1 internaute sur 1 a trouvé ce commentaire utile :
4.0 étoiles sur 5 « Je conserverai un très bon souvenir de cette saga, vraiment. », 3 septembre 2013
Ce commentaire fait référence à cette édition : Sever (Relié)
Et voilà, c'est terminé. En refermant SEVER, j'ai également dit adieu aux personnages de la trilogie THE CHEMICAL GARDEN, et je dois bien reconnaître que mon cœur se brise à cette idée. Je conserverai un très bon souvenir de cette saga, vraiment. Surtout qu'après un final pareil, je ne risque pas de l'oublier de sitôt. Seigneur !!! Moi qui aime avoir toutes les réponses à mes questions, là, j'ai été servi. Lauren DeStefano nous sert ici toute une myriade de révélations plus énormes les unes que les autres, et c'est carrément époustouflant. J'ai adoré retrouver Rhine, Linden, Gabriel et Cecily, qui m'avaient manqué bien plus que je ne l'avais imaginé. Mais je crois que ce qui m'a vraiment plu, c'est de replonger dans l'univers à la fois torturé, noir, hyper oppressant, hyper glauque et irrémédiablement attirant qu'a su créer et parfaire l'auteure au fil de ses romans. Étrangement, SEVER n'est pas un coup de cœur. Je pense que c'est parce que je ne me suis pas autant attaché à Rhine que les fois précédentes fois. Je ne sais pas pourquoi, mais c'est ce qui s'est passé. Malgré ça, SEVER est une lecture vraiment passionnante et pleine de surprises, qui conclut merveilleusement bien la trilogie.
Je vais revenir sur Rhine, justement. Haaaaa, Rhine. J'ai vraiment beaucoup aimé vivre cette aventure à ses côtés. Sa personnalité m'a énormément touché. On sent bien qu'elle est aussi paumée et désarmée que nous face à son monde chaotique. Cela était déjà marqué dans WITHER et FEVER, mais là c'est encore plus flagrant. Son caractère m'a, lui aussi, beaucoup plu. Rhine est une héroïne VRAIE. Humaine. Avec ses failles et ses défauts. Mais surtout avec ses réflexions et ses remises en question bouleversantes. Je crois que c'est là que réside sa plus grosse qualité et la partie d'elle qui m'a le plus ému. Les pensées de Rhine sont juste renversantes au possible, car elles reflètent à merveille l'horreur du monde dans lequel elle évolue. On la sent perdue, brisée, au bout de souffle, détruite. Et, pourtant, elle continue d'espérer et d'avancer. C'est une héroïne au grand cœur et réaliste, à la fois déterminée et confuse, qui m'a semblé en parfait accord avec l'envie de Lauren DeStefano de créer un univers fait de destruction et d'horreur. Mais, et c'est ce "mais" qui m'embête énormément, même si j'ai beaucoup aimé Rhine et son évolution, je ne me suis pas attaché à elle. C'est vraiment bizarre et paradoxal et contradictoire et tout ce que vous voulez que ce soit, mais c'est le cas. C'est étrange et incompréhensible pour moi aussi, je vous rassure. Mais je ne peux pas nier ce que j'ai ressenti. Ou pas ressenti, plutôt. Parce qu'il y a énormément d'évènements douloureux ou hyper prometteurs qui s'entrechoquent dans ce roman et qui bouleversent la vie de Rhine et, pourtant, ils n'ont rien provoqué en moi. Ça veut ce que ça veut dire, non ? J'apprécie énormément Rhine, mais c'est tout. Je reste persuadé que si j'avais eu la chance de plus me lier à elle, SEVER m'aurait complètement dévasté. C'est dommage et frustrant, mais c'est comme ça.
SEVER n'est définitivement pas que l'histoire de Rhine. Les personnages secondaires n'en sont plus vraiment, tant l'action est concentrée sur eux. Je suis trèèèès loin de m'en plaindre, d'ailleurs. Jamais je n'aurais pensé autant être attendri et en colère et plein d'espoir et attaché et pulvérisé par Linden, Gabriel, Cecily, Reed, Rowan, Bowen et Vaughn. Vraiment. L'auteure a su les transformer totalement et leur conférer une profondeur que je n'attendais pas. Je vous assure que j'ai eu les larmes aux yeux un grand nombre de fois en lisant ce roman. Le couple Linden/Cecily m'a juste DÉ-VA-STÉ. SEVER nous offre leur union sous un nouveau jour, et j'ai trouvé ça éblouissant. Nous découvrons vraiment tous les protagonistes sous des angles jusqu'ici inexplorés. Quel bonheur ! J'ai adoré voir mes convictions être remises en question et mes certitudes fragmentées.
SEVER est également un récit hyper riche en rebondissements. Alors que les précédents opus étaient plutôt "plats" côté action et révélations, tout s'accélère dans ce troisième volet. Seigneur !!! Avec SEVER, nous avons le droit à d'énormes retournements de situation, qui nous ramènent aux origines-même de la dystopie. Jamais je n'aurais songé que de tels coups de théâtre étaient possibles. Lauren DeStefano prend un virage un 180° avec cet ultime tome. Il y a énormément de rebondissements qui étaient juste inimaginables à mes yeux. Purée !!! Rien que d'y repenser, j'ai le cœur qui palpite. Les surprises sont juste spectaculaires et destructrices. Surtout que l'auteure profite de ce récit pour nous faire revenir sur tous les lieux des précédents livres. Du coup, on sent vraiment que c'est la fin. L'heure des au revoir. Et c'est juste déchirant. Mais le plus gros rebondissement est sûrement l'arrivée de Rowan, le frère jumeau de Rhine, dans l'intrigue. Ce n'est pas un spoiler, je vous rassure (depuis quand je vous spoile, d'abord ?). En plus de découvrir un nouveau héros juste hyper plaisant et ultra rafraîchissant, nous comprenons ENFIN énormément de choses sur le passé de Rhine. Son passé, mais aussi celui de l'univers dans lequel elle vit. C'était juste parfait !
L'univers... Haaaaaaaaalala. C'est LE truc qui fait que toute la saga est fascinante et saisissante. L'auteure a su dépeindre un monde en pleine perdition à la perfection. Avec SEVER, on sent bien que tout s'accélère, que tout touche à sa fin. Et que la conclusion va être soit pleine de joie, soit pleine de désespoir. L'ambiance est noire, pesante, étrange, tendue, pleine d'éclats de lumière et à la fois hyper obscure. J'ai adoré ça. Vraiment. SEVER possède un climat haletant, saisissant et addictif au plus haut point. Cette noirceur omniprésente est juste irrésistible. Voilà pourquoi je déprime rien qu'à l'idée d'avoir terminé la trilogie. Cet univers parfaitement bien décrit va terriblement me manquer.
La conclusion du roman est juste... Inoubliable. Il y a tellement de choses qui se passent d'un seul coup. Tellement de vies de brisées. De chemins qui s'entrecroisent. De destins définitivement changés. Juste... Ouaw. Il y a un milliard de choses imprévisibles. Et, en même temps, l'auteure a su nous décrire tout cela sans nous laisser sur notre faim. Tout se termine de manière à nous laisser confiant et sans aucune grosse interrogation sur la suite. SEVER possède une fin qui m'a beaucoup ému et qui délivre beaucoup de messages importants. La conclusion du roman - et de la trilogie - m'a convaincu et m'a charmé. Je crois que c'est la fin idéale, avec son lot de catastrophes, de peines, de surprises et d'espérances.
En résumé, SEVER est une très bonne lecture. C'est un point final parfait à une saga qui l'est pratiquement tout autant. Je garderai vraiment un excellent souvenir de cette trilogie. Retrouver les héros extraordinaires de la saga, son univers noir et exceptionnel, ainsi que l'écriture touchante et dévastatrice de l'auteure, m'a juste totalement subjugué. Même si je ne me suis pas attaché à Rhine, je dois bien reconnaître que ce n'est qu'un minuscule bémol à mon ressenti ultra positif. L'auteure a su me surprendre à de très nombreuses reprises, et je dois reconnaître que tous les virages qu'elle a pris m'ont époustouflé. THE CHEMICAL GARDEN est donc une trilogie dystopique que je vous recommande chaudement et qui, je l'espère, saura vous marquer autant qu'elle l'a fait pour moi.


Enclave - Tome 2 - Salvation
Enclave - Tome 2 - Salvation
par Ann Aguirre
Edition : Broché
Prix : EUR 16,00

4.0 étoiles sur 5 « SALVATION est une lecture aussi bonne et aussi sensationnelle que celle d'ENCLAVE », 1 septembre 2013
Achat vérifié(De quoi s'agit-il ?)
Ce commentaire fait référence à cette édition : Enclave - Tome 2 - Salvation (Broché)
Haaaaaaaaa ! Quel bonheur de dévorer un roman en moins d'une journée ! Cela faisait mille ans que ça ne m'était pas arrivé ! En même temps, j'avais le bon récit entre les mains, hein. SALVATION est un livre que j'ai vraiment beaucoup aimé ! Moi qui avais peur que ce soit seulement un "roman passerelle" entre le tome 1 et le tome 3, c'est absolument le contraire qui s'est produit ! SALVATION possède sa propre histoire, et je dois bien reconnaître qu'elle m'a pris aux tripes ! C'est un second volet bien prenant et terriblement touchant auquel nous avons affaire, et c'est carrément jouissif. ENCLAVE est une saga dystopique toute mignonne et hyper sympathique, qui mêle également action et retournements de situations inattendus avec brio, et j'adore ça !
SALVATION nous ramène directement là où la fin du premier opus nous avait laissés. Au départ, je me dois de vous l'avouer, j'avais un peu peur de la tournure que prenaient les choses. En effet, les premiers chapitres sont consacrés aux sentiments de Trèfle sur sa nouvelle vie. Et je trouvais qu'on tournait un petit peu en rond. On sent bien qu'elle a du mal à s'adapter à sa nouvelle condition, et que peu de personnes l'ont acceptée. Du coup, je me suis dit que si l'intrigue se focalisait exclusivement sur la ville de Salvation et sur le ressenti de notre héroïne, j'allais vite m'ennuyer. Mais, bien évidemment, madame Aguirre a plus d'un tour dans son sac.
Très rapidement, je me suis rattaché à Trèfle, et j'ai compris pourquoi je l'avais autant aimé dans le tome 1. Seigneur, qu'elle est touchante ! Bien qu'elle soit un peu naïve et innocente face à certains sujets, j'ai trouvé ces quelques défauts hyper émouvants. Ils la laisse transparaître comme une héroïne réelle et humaine, chose que j'ai énormément apprécié. De plus, nous retrouvons également en elle sa partie Chasseuse, et c'est hyper saisissant. Trèfle a beau ignorer un tas de choses sur la vie, elle sait se battre et tuer pour la survie des personnes qui l'entoure. Purée !!! J'ai complètement craqué pour sa personnalité à la fois dure et pourtant si douce. Cette dualité, sa détermination à toute épreuve, son caractère bien trempé et les failles qu'elle laisse apparaître m'ont juste coupé le souffle. J'ai tellement hâte de la retrouver !
Ann Aguirre possède également un joli don pour décrire ses personnages secondaires. Enfin, plus ou moins secondaires, puisque Del, Tegan et Bandit sont omniprésents tout au long de notre lecture. Je les ai tous adoré ! Ils possèdent chacun leur propre personnalité et leur propre réaction vis-à-vis de l'existence de Trèfle, et j'ai trouvé ce point très intéressant. J'ai également été énormément ému par l'amitié entre Tegan et Trèfle. On sent bien que ce roman se concentre beaucoup sur les relations humaines, et c'est très agréable. Le lien qui unit Bandit et Trèfle m'a énooooooormément intrigué. Leur relation, hyper ambigüe, apporte un gros plus à l'intrigue. L'auteure a su allier action et sentiments à merveille dans SALVATION.
S'il y a bien un protagoniste qui m'a autant marqué que Trèfle, c'est Del. OH. MY. GOD. Leur histoire d'amour m'a juste ébloui. Même si c'est une romance qui met beaucoup de temps à se mettre en place et que les deux héros apprennent encore à se découvrir, il y a quelque chose dans le lien que les unit qui m'a profondément renversé. C'est tout mignon, tout sympathique, tout nouveau pour eux. Entre tendresse, baisers cachés et petites déclarations d'amour, j'ai tout aimé dans leur couple naissant. Puis un peu de douceur dans le monde de brutes qui les entoure ne fait pas de mal. Mais ce n'est pas tout ! L'auteure ne s'arrête pas là, puisqu'elle nous brise également le cœur en rendant Del encore plus mystérieux et ténébreux que dans le premier roman. Je ne compte pas vous spoiler, mais prenez cela comme un avertissement : accrochez-vous bien, car Del vous réserve de grandes surprises ! Surtout que grâce à lui, Trèfle devient encore plus attendrissante... Haaaaaaa. Je soupire, là. Je veux encore plus de Del et de Trèfle !!!
En-dehors du côté très humain de l'intrigue, les rebondissements sont juste extraordinaires. L'action ne s'arrête JAMAIS ! La menace des Mutants est constante. Du coup, on se sent oppressés, et c'est tellement bon ! On sait pertinemment qu'une chose énorme se prépare, et cela confère au récit une ambiance hyper lourde et hyper palpitante. Ajoutez à cela des combats incessants, des révélations imprévisibles et des morts par dizaines, et vous entrevoyez le fil conducteur de SALVATION. J'ai vraiment été très agréablement surpris par ce livre. Moi qui m'attendais à découvrir un deuxième opus mou et sans grand intérêt, j'ai été transporté dans un univers passionnant. Quel bonheur ! La conclusion de SALVATION promet une suite explosive et un final haletant ! Je suis tellement pressé d'être en 2014 pour dévorer le dernier volet de la trilogie ! Vivement l'année prochaine !
En résumé, SALVATION est une lecture aussi bonne et aussi sensationnelle que celle d'ENCLAVE. C'est une suite parfaitement maîtrisée et hyper accrocheuse que nous découvrons, et ça fait un bien fou ! Retrouver Trèfle a été un vrai bonheur. Sa relation avec Del m'a dévasté autant qu'elle m'a envoûté, et il me tarde de voir ce que ces deux-là nous réservent dans la suite de l'histoire. Tegan et Bandit sont également deux protagonistes que j'ai adoré côtoyer. Si les relations humaines sont vraiment bien décrites, les rebondissements le sont eux aussi. L'action est omniprésente d'un bout à l'autre du récit. Jusqu'à la fin, l'auteure sait comment nous maintenir en haleine et nous donner envie de tourner encore et encore les pages de son livre. SALVATION est donc un second tome aussi palpitant qu'émouvant, qui pose les bases pour une conclusion exceptionnelle que je suis impatient d'avoir entre les mains !


Je suis une Immortelle
Je suis une Immortelle
par Julie Kagawa
Edition : Relié
Prix : EUR 16,00

3.0 étoiles sur 5 « J'ai bien accroché à l'histoire, mais elle n'est pas parvenue à m'impressionner. », 31 août 2013
Achat vérifié(De quoi s'agit-il ?)
Ce commentaire fait référence à cette édition : Je suis une Immortelle (Relié)
Parfois, quand vous lisez un livre, vous l'appréciez mais sans plus et, lorsque vous l'avez terminé, vous n'avez pas grand chose à dire à part que vous avez passé un agréable moment. C'est le cas avec JE SUIS UNE IMMORTELLE. J'ai bien accroché à l'histoire, mais elle n'est pas parvenue à m'impressionner. Bon ok, ne m'abattez pas tout de suite, laissez-moi m'expliquer. Je sais qu'énormément de personnes ont adoré ce livre et l'ont même qualifié de coup de cœur. Je peux complètement comprendre pourquoi, et j'aurais aimé pouvoir en faire autant. Malheureusement, ce n'est pas le cas. J'en attendais beaucoup plus. Plus d'intensité, de surprises, de romance, de mystères, de ténèbres, de chaos. A contrario, même si le roman n'a pas répondu à mes attentes, je dois bien reconnaître que l'univers m'a énormément plu, et que l'écriture de Julie Kagawa m'a happé une nouvelle fois. Je lirai donc la suite, c'est une certitude, mais en ayant revu mes espérances à la baisse.
Le roman est découpé en quatre parties bien distinctes et, lors de ma lecture de la première, je me suis dit que j'allai adorer ce livre. Allison vit dans la Bordure, un lieu bien flippant où se mêlent vampires, enragés, humains enregistrés et non-enregistrés. Grâce aux premières pages, l'ambiance du récit est déjà bien mise en place : on sent que l'auteure veut créer un monde fait de destruction et de poussière, de mal et de sang. Le climat est lourd, angoissant, pesant, on panique au moindre petit bruit, et on sait pertinemment que quelque chose de terrible va arriver. C'est au beau milieu de ce désastre ambiant que nous rencontrons Allison et ses amis. J'ai beaucoup aimé découvrir cette histoire du point de vue d'Allison. En effet, c'est une héroïne au caractère fort et déterminé, et cela m'a énormément plu. Qu'il s'agisse de ses réactions, de ses répliques ou de ses défauts, tout m'a semblé légitime. Enfin, comprenez par là que rien ne m'a gêné chez elle. Je vous explique : même si j'ai aimé vivre cette aventure aux côtés d'Allison, je ne me suis pas attaché à elle. C'était sympathique de la voir progresser dans sa quête, mais c'était juste ça. Rien de plus. Je lisais simplement l'histoire d'une adolescente qui vit dans un monde atroce. Je ne ressentais rien. Grosse frustration, je vous le confirme. Je ne saurais pas vous dire pourquoi, en plus. Allison est intelligente, rebelle, forte, courageuse et plein de bonnes intentions, mais non. Rien. Du coup, le roman a perdu énormément de son charme. Comment aimer une histoire quand vous n'appréciez pas plus que ça son personnage principal ? Ouaip, c'est compliqué.
Bien heureusement, je n'ai pas détesté Allison, donc avancer dans le roman n'a pas été une épreuve insurmontable. Par contre, la suite n'est pas vraiment plus glorieuse. Comme l'indique le résumé, Allison va mourir et se transformer en vampire... Ok. Là aussi, j'en attendais énormément de cette partie de l'histoire. Je voulais vraiment ressentir le côté bestial des vampires, me glisser dans leur peau, m'immerger dans leur tête et comprendre leur faim ou leur côté sauvage. Mais non. Allison se transforme, et c'est tout. Enfin presque, vous savez bien que j'exagère quand je suis déçu. Bref. Allison devient donc un vampire, s'habitue (trop rapidement à mon goût) à sa nouvelle situation, puis décide de sauver l'Humanité. Elle va donc quitter la Bordure et entamer une nouvelle vie.
Évidemment, entre temps, elle va devoir affronter de nombreux obstacles : attaques d'enragés, confrontations avec de vieux vampires, faire face à sa soif de sang... Sauf que j'ai trouvé ces rebondissements trop simples. Tout cela était couru d'avance. C'est un roman de VAMPIRES, donc ces retournements de situation sont un petit peu basiques, non ? Là aussi, je voulais en voir de toutes les couleurs. L'auteure m'a habitué à tellement mieux avec sa saga LES ROYAUMES INVISIBLES ! Je n'ai jamais été surpris ou ébahi. C'est vraiment dommage. Par contre, je dois bien reconnaître que j'ai adoré l'univers que Julie Kagawa a créé. Elle est parvenu à me faire aimer un minimum un roman sur les vampires, alors que je pensais ne plus pouvoir en lire avant des années.
Cela vient sans doute de sa plume, toujours aussi bien maîtrisée et terriblement prenante. En effet, même si je n'ai pas vraiment accroché à cette histoire, j'ai tout de même succombé pour l'écriture de Julie Kagawa. C'est pour cela qu'à chaque fois que je me préparais à lire, je savais que je n'allais pas m'ennuyer. L'auteure possède ce truc qui fait qu'on se sent capturés par l'intrigue dès qu'on lit une phrase. Même si tout n'était pas parfait avec ce livre, il y avait ce petit quelque chose qui m'appelait sans cesse. Du coup, ma lecture s'avère tout de même être agréable, car, pour moi, l'écriture de l'auteur joue énormément. Et, dans le cas présent, Julie Kagawa est parvenue à énormément me toucher grâce à ses mots. Je voyais les choses. Contrairement à Allison, avec laquelle je ne faisais que lire, je vivais vraiment le roman grâce à la plume de l'auteure.
Cet excellent point rattrape un peu le suivant, d'ailleurs. Pour revenir à l'intrigue, sachez qu'une fois Allison transformée en vampire, elle va faire la rencontre d'un humain : Zeke. Et là... rien. Enfin si, mais je ne ressens que des sentiments contradictoires. Je m'attendais à une histoire d'amour palpitante, pleine de tendresse et de passion. Mais rien de tout cela ne s'est produit. Absolument rien parce, justement, on ne sait pas trop si on a affaire à une romance ou à une absence de romance. Je n'ai pas bien cerné la relation entre Zeke et Allison. Et, exactement comme avec notre héroïne, je ne me suis pas lié à Zeke. Donc bon, double problème. Je suis déçu de leur histoire d'amour, parce que ce n'en est pas une du tout. Et je n'ai pas vraiment cru à la progression de leur relation non plus. On oscille sans arrêt entre amitié/amour, et j'ai trouvé ça plutôt lourd. Ok, le monde s'effondre, et il y a des centaines d'autres choses sur lesquelles se concentrer, mais quand même ! Je voulais quelque chose d'explosif et de bouleversant. Mouais... On repassera.
La conclusion du roman m'a, quant à elle, beaucoup plu. Les choses s'accélèrent, et j'aurais aimé avoir plus de passages comme ceux de la fin. Là, j'avais ENFIN ce que je voulais. Il y a de l'action, des révélations, plein de nouvelles pistes pour le tome 2, et un peu plus d'étincelles entre Allison et Zeke. Il y a aussi énormément de morts, et je n'ai pas pu rester insensible à ça. Dès que des gens meurent, je craque. Le final de JE SUIS UNE IMMORTELLE m'a donc énormément ému. J'ai tellement hâte de lire la suite ! C'est un peu contradictoire avec le reste de mon avis, je sais, mais il y a vraiment un truc qui m'intrigue dans cet univers, et je suis vraiment pressé de le retrouver avec LA GARDIENNE D'ÉTERNITÉ !
En résumé, JE SUIS UNE IMMORTELLE est un bon roman, qui possède énormément de potentiel, mais qui ne m'a pas touché plus que ça. J'en voulais plus. Je m'attendais à plus, aussi. Par contre, je crois que ma chronique est la seule sur la blogosphère à être aussi peu élogieuse sur ce livre, donc je pense être un cas isolé qui doit être enfermé tout de suite. Je ne suis pas parvenu à m'attacher à Allison, je n'ai pas aimé sa relation avec Zeke, et j'ai trouvé les retournements de situation bien trop prévisibles et basiques. L'écriture de l'auteure, l'univers vraiment saisissant et la conclusion du récit rattrapent le tout, et c'est déjà pas mal. Malgré mon avis plutôt "moyen" sur JE SUIS UNE IMMORTELLE, je lirai la suite à sa sortie, car j'ai hâte de découvrir où l'auteure a prévu de nous emmener, et de replonger dans l'ambiance aussi prenante qu'intrigante de la saga BLOOD OF EDEN.


[Lucid] [by: Adrienne Stoltz]
[Lucid] [by: Adrienne Stoltz]
par Adrienne Stoltz
Edition : Relié

4.0 étoiles sur 5 « LUCID est comme la gravité, on ne peut pas y résister. Cette fin quoi. Cette fin ♥ », 4 août 2013
Ce commentaire fait référence à cette édition : [Lucid] [by: Adrienne Stoltz] (Relié)
SOUFFLE COUPÉ. BESOIN DE RÉFLÉCHIR. PAUMÉ ET PULVÉRISÉ. Voilà ce que j'ai éprouvé en refermant le roman. Mon dieu, qu'est-ce que c'est que ce livre ? Avez-vous déjà écouté une chanson que vous trouviez plutôt moyenne au départ puis, d'un seul coup, et sans trop que vous compreniez pourquoi, tout explose, vous l'adorez et vous la passez en boucle jusqu'à l'overdose ? C'est exactement ce que m'a fait ressentir LUCID. Au départ, les choses étaient mal parties. Très mal parties. J'ai eu beaucoup de mal à m'attacher aux héroïnes, et l'histoire était tout sauf prenante et intéressante. Malgré tout, je sentais qu'une énorme possibilité se cachait derrière tout ça. L'univers était vraiment captivant et l'étrange lien entre Maggie et Sloane m'appelait énormément. Puis PAF. Je suis arrivé à un moment du roman où j'ai été brisé. Les auteurs révèlent enfin tout le potentiel de l'histoire, et c'est carrément TRAUMATISANT. Les 100 dernières pages de LUCID ont tout rattrapé, vraiment. Au départ, je pensais attribuer la note de 3/5 au livre. Puis les 30 derniers pour cent m'ont permis d'élever cette note à 4,5. J'étais prêt à mettre un 5, mais il aurait été en décalage avec mon ressenti du début... Et en même temps cette fin est tellement parfaite... Et... Haaaaaaa !!! Je suis officiellement déchiré !!! LUCID est un livre que je ne suis pas prêt d'oublier, je vous le garantis. L'histoire m'a marqué et m'a complètement renversé.
Mon gros problème, au départ, c'est que je ne me suis pas du tout attaché aux héroïnes. Qu'il s'agisse de Sloane ou de Maggie, je n'arrivais pas à créer un lien avec elles. Surtout qu'au début, les auteurs ne s'embêtent pas trop à nous les présenter. Ni elles, ni les nombreux personnages qu'elles côtoient. Donc en plus de devoir s'adapter à ces deux jeunes femmes, il faut aussi tenter de comprendre les personnes qui les entourent. Ça a été difficile. Vraiment. A de très nombreuses, j'ai dû retourner au début de tel ou tel chapitre pour être sûr que je suivais Sloane ou Maggie. L'alternance de point de vue est vraiment justifiée et hyper intrigante, mais elle nous perd plus qu'autre chose durant les premières pages. Je vous assure que j'ai eu beaucoup de mal à m'identifier à leurs réactions et à leurs pensées. Le truc, c'est qu'elles ne possèdent aucune profondeur. J'avais juste l'impression de lire, et non pas de ressentir. Sauf qu'une lecture qui ne me fait pas éprouver mentalement ou physiquement quelque chose, ce n'est pas vraiment pour moi.
Cette sensation de distance et d'incompréhension face aux héroïnes m'a accompagné pendant une grosse partie du roman. Il ne se passe absolument rien pour nous faciliter la tâche. En effet, les rebondissements ne se bousculent pas. On ne fait que suivre Sloane et Maggie. Leurs vies ne sont pas spécialement mouvementées, il n'y a pas de grands retournements de situation. Je vous assure qu'au bout de 200 pages, j'avais quelques doutes quant au potentiel de l'histoire. Mais j'ai continué, et il y a un premier élément qui a commencé à tout changer.
Les romances. Les deux histoires d'amour que nous découvrons dans ce récit m'ont énormément plu. Elles sont hyper naturelles et hyper touchantes. Je sais que ce n'est pas vraiment un des points-clés de l'intrigue, mais les idylles parallèles que nous suivons sont vraiment beaux. Sloane et James m'ont ému, Maggie et Andrew m'ont ému. Une fois que j'ai réussi à trouver un élément plaisant à l'intrigue, j'ai pu avancer plus facilement dans le roman. Et je suis tellement, tellement, tellement heureux de l'avoir fait. Parce qu'à partir de la page 250, tout, absolument TOUT, devient parfait.
Comme vous le savez, l'histoire traite de deux héroïnes qui rêvent qu'elles échangent leurs vies durant leur sommeil. Rien que l'idée est géniale, n'est-ce pas ? De plus, comme je l'ai dit un peu plus haut, on sent bien qu'elle reste très présente dans la première partie du récit. Du coup, une part de nous ne peut pas s'empêcher de se demander "est-ce un songe ? Est-ce vrai ? Quel monde est réel et quel monde ne l'est pas ? Y a-t-il un monde réel ?". Surtout que, petit à petit, Sloane et Maggie introduisent des doutes et des phrases coup de point qui viennent renverser nos convictions. C'est d'ailleurs à partir de là que j'ai commencé à m'attacher à elles : quand on se rend-compte qu'elles sont aussi paumées et décontenancées que nous.
Voilà pourquoi j'ai adoré LUCID, en dépit de ses défauts dans les 200 premières pages : parce que j'ai perdu absolument TOUS mes repères. Mais, genre, vraiment. J'ai été obligé de lire jusqu'à deux heures du matin pour connaître le fin mot de l'intrigue tant tout devenait obsédant et dérangeant. J'ai été obligé d'aller parler à mon demi frère à deux heures et demi pour partager mes sensations, toutes plus entremêlées et dévastées les unes que les autres. En lisant les 100 dernières pages, je hurlais à chaque ligne que je lisais. Je hurlais et je jetais mon livre à l'autre bout de mon lit. C'était plus fort que moi. QU'EST-CE QUE C'EST QUE CE LIVRE ? En plus d'être complètement désorienté, j'étais à la fois terrifié et HYPER excité. Parce qu'on ne comprend vraiment plus rien. Les derniers chapitres, et rien que d'en reparler j'ai l'estomac qui se sert, sont juste ultra forts et ultra perturbants. J'ai été ébloui devant autant de génie et de perfection. En découvrant la conclusion de LUCID, j'ai trouvé l'idée des auteurs brillante. Brillante et extraordinaire. Car, putain, que LUCID est magnifique. Je pourrai vous le répéter pendant des heures : l'ultime centaine de pages m'a dévasté. J'avais envie de pleurer parce que la folie guettait Sloane et Maggie, de crier parce que j'étais perdu, de taper contre les murs parce que je devenais dingue. LUCID m'a rendu dingue.
Il faut que vous compreniez un truc : les dernières pages de LUCID, et là je parle de 3 dernières pages, sont tellement intenses et troublantes que j'ai dû les relire quatre ou cinq fois avant de les saisir entièrement. J'ai eu le souffle coupé, les larmes aux yeux, les mains tremblantes et l'esprit complètement fragmenté. C'était juste... Spectaculaire. Le final de LUCID est spectaculaire, de toute manière. Ce roman ressemble un peu à un feu d'artifice : ça commence lentement, ça ne provoque rien, puis tout explose, et on a le corps qui vibre et le cœur qui implose. Je n'avais pas été autant dévasté par un livre depuis UNDONE de Cat Clarke. Alors, non, LUCID ne dépasse pas UNDONE, mais il n'est pas très loin d'autant me marquer dans la durée. Je me suis déjà endormi et réveillé en pensant à la conclusion époustouflante de LUCID, et je crois que l'état de choc dans lequel je suis plongé ne va pas me quitter de sitôt.
Ma chronique n'est vraiment pas top, et pourtant j'ai mis trois fois de plus de temps à l'écrire qu'habituellement. Je ne parviens pas à retranscrire tout ce que j'ai ressenti. La conclusion de LUCID reste pas mal ouverte et nous laisse quelques questions sans réponse, et, pourtant, je n'en ai strictement rien à faire. Pour qu'une fin ouverte de me gêne pas (et me plaise, même !), c'est vraiment qu'il y a quelque chose de formidable et d'indescriptible au cœur de cette intrigue. En terminant LUCID, je n'en pouvais plus. J'étais vidé. Je voulais gémir. Je voulais parler avec quelqu'un. Parce que, vraiment, ce roman nous soustrait tous nos points de repère. Toutes nos convictions. On est paumés. On est pulvérisés. On est détruits. On est choqués. M****, quelle fin !!! Il y a même un paragraphe que j'ai trouvé tellement poétique et tellement troublant et tellement enivrant et tellement ravageur et tellement brûlant et tellement parfait que je l'ai relu une bonne dizaine de fois ♥
En résumé, LUCID est un véritable coup de cœur, sans vraiment en être un. Dans le fond, je crois que je ne m'autorise pas à le classer comme tel à cause des 200 premières pages qui sont un peu molles et pas vraiment saisissantes. Sloane et Maggie ne sont pas attachantes, et leurs vies ne sont pas plaisantes à suivre. Puis, comme je vous l'ai déjà bien expliqué je pense, tout explose et tout nous coupe le souffle. Une fois les 200 pages passées, on fond, on hurle, on pleure, et on est dévastés. LUCID est un récit qui a volé mon cœur et mon esprit. Mes convictions et mes émotions. Il y a un moment dans l'histoire où ne sait plus qui est fou, qu'est-ce qui est réel, ou encore qu'est-ce qui est imaginaire. Même moi j'ai eu l'impression de caresser la folie du doigt. LUCID confirme bien ma tendance à adorer les personnages complètement malades : comme pour Jem avec UNDONE, Sloane et Maggie vont devenir des êtres faits de pure folie, et j'ai complètement craqué. Je crois que je vais devoir prendre rendez-vous chez un psychologue, non ? C'est malsain. LUCID est malsain. Malsain, imparfait durant 200 pages, mais tellement parfait dans la suite. Je n'ai pas envie de terminer cette chronique. Parce que j'ai envie de vous donner envie de lire LUCID. D'en parler, encore et encore, parce que ce roman ne va pas me quitter avant un long, long moment. LUCID est une chanson dont les ultimes notes sont envoûtantes et hypnotiques, exaltantes et mystérieuses, déchirantes et irrésistibles. C'est un feu d'artifice duquel on ne peut pas détourner les yeux. LUCID est comme la gravité, on ne peut pas y résister. Cette fin quoi. Cette fin ♥


Aristotle and Dante Discover the Secrets of the Universe
Aristotle and Dante Discover the Secrets of the Universe
par Benjamin Alire Saenz
Edition : Relié
Prix : EUR 16,91

15 internautes sur 15 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 « Foudroyant. Mélancolique. Lumineux. Magnifique. Parfait. », 1 août 2013
Ce commentaire fait référence à cette édition : Aristotle and Dante Discover the Secrets of the Universe (Relié)
Foudroyant. Mélancolique. Lumineux. Magnifique. Parfait. Voici la liste des premiers mots qui me viennent à l'esprit pour qualifier ce roman. ARISTOTLE AND DANTE DISCOVER THE SECRETS OF THE UNIVERSE est une lecture hyper forte, hyper prenante, hyper bouleversante et hyper intense. Je vous assure qu'en refermant le roman, j'affichais un immense sourire, et j'étais empli d'une espèce de joie étrange. Depuis combien de temps un livre aussi bon et aussi rafraîchissant n'avait-il pas croisé ma route ? L'histoire de Dante et d'Aristotle est juste poignante au possible. Poignante, et inexorablement réaliste. En effet, ARISTOTLE AND DANTE DISCOVER THE SECRETS OF THE UNIVERSE traite de sujets qui concerne chacun d'entre nous. Le passage d'un âge à l'autre, l'acceptation de soi, de l'idée que certaines choses nous échappent, et que l'univers, et tout ce qu'il comporte, est aussi compliqué qu'il est magnifique. Benjamin Alire Sáenz nous livre ici un récit inoubliable et d'une puissance rare, écrit avec une plume qui mêle finesse et dureté. Et j'ai adoré, fatalement. ARISTOTLE AND DANTE DISCOVER THE SECRETS OF THE UNIVERSE est un très très très beau coup de foudre ♥
Comme l'indique extrêmement bien le titre, ce roman est avant tout basé sur l'histoire d'Ari et de Dante qui cherchent à découvrir tous les secrets de l'univers. Sauf qu'ils vont très rapidement comprendre que l'univers, c'est eux. C'est nous. Ce n'est pas compliqué : dès les premiers chapitres, j'ai complètement craqué pour Aristotle. Ce jeune homme est tout simplement ADORABLE. Il est drôle, attachant, et il voit la vie de manière réaliste et hyper juste malgré ses 15 ans. Tout, absolument tout, à son sujet m'a plu et m'a fait vibrer. Ari est un de ces héros. Vous savez, ceux qui nous ressemblent inexplicablement. Qui sont comme nous. Qui sont nous. J'ai vraiment du mal à mettre des mots sur toutes les sensations qu'il a provoqué en moi. La moindre de ses pensées, le moindre de ses sentiments, la moindre de ses impressions, le moindre de ses doutes... Tout m'a pulvérisé. Je veux dire... Vraiment pulvérisé. VRAIMENT. Comment pourrais-je vous faire comprendre ce que j'ai éprouvé... Haaaaaaaaaaaaa !!! Je suis hyper frustré !!! Il faut que vous réalisiez qu'Ari est un personnage en or, totalement humain et juste ultra passionnant. Je viens de regarder le mur de citations dans ma chambre et je crois en avoir trouvé une parfaite pour lui : « Les rencontres sont comme le vent : certaines vous effleurent juste la peau, d'autres vous renversent. ». Voilà, c'est ça. Aristotle m'a renversé. Aristotle m'a purement et simplement renversé.
Très rapidement dans l'histoire, Dante intervient. Et, là, je crois que même les mots ne vont pas suffire pour vous expliquer ce que j'ai pensé de sa relation à la fois hyper ambigüe et hyper claire avec Ari. J'ai envie de jurer, là tout de suite. D'écrire des "putain" et des "m****" à répétition. J'ai envie de crier. De hurler dans le désert. De courir au beau milieu d'une tempête. De me souvenir de la pluie. Parce que, m****, que l'amitié entre Ari et Dante est éblouissante. C'est le genre de lien que vous ne créez qu'une seule et unique fois dans votre vie. Et encore, si seulement vous êtes assez chanceux pour rencontrer la bonne personne. ARISTOTLE AND DANTE DISCOVER THE SECRETS OF THE UNIVERSE nous offre une amitié perdue entre confiance et loyauté, entre sentiments amoureux et remises en question, entre le soleil et les nuages, entre la répulsion et l'attirance, entre ce que les héros veulent être et ce qu'ils se laissent être. Putain, c'est magnifique. Excusez-moi pour les gros mots, mais je veux que vous compreniez à quel point ce roman est fort et captivant. Il y a quelque chose entre Ari et Dante d'admirable et de splendide. D'exaltant et de déchirant. De fascinant et de dévastateur. De créateur et de chaotique. Très souvent, la plume de l'auteur et sa manière de construire ses protagonistes m'a fait penser à l'écriture de John Green. Si vous avez aimé NOS ÉTOILES CONTRAIRES, vous allez adorer ARISTOTLE AND DANTE DISCOVER THE SECRETS OF THE UNIVERSE. C'est promis. Ari et Dante sont merveilleux, réels, émouvants et touchants ♥
Si ce récit est aussi bouleversant, c'est également grâce à l'écriture poétique et parfaite de Benjamin Alire Sáenz. Ici, pas question de tourner autour du pot. La plume de l'auteur est vive et va droit au but. On ne s'encombre pas avec des mots inutiles et des phrases sans consistance, loin de là. Vous pouvez comprendre ce que j'essaie de vous dire grâce au dialogue entre Dante et Ari à la fin de ma chronique. Benjamin Alire Sáenz a une manière de retranscrire les échanges entre les garçons qui m'a totalement conquis. Tout serait tellement plus simple dans la vie si nous pouvions tous parler comme il écrit. Vous voyez ce que je veux dire ? On dit ce qu'on pense, point. On ne s'embête pas à prendre des détours, on exprime ce qu'on ressent. Purée ♥ J'ai complètement craqué pour la plume de cet auteur.
Autre point essentiel du roman : les messages qu'il possède. Benjamin Alire Sáenz, grâce à son écriture et à ses personnages, nous donne de grandes et magistrales gifles sur des thèmes qui sont plus que d'actualité. Entre l'homosexualité, le racisme, l'acception de l'autre ou encore la compréhension du monde qui nous entoure, l'auteur nous fait vivre de véritables montagnes russes émotionnelles. Je suis passé par toute une foultitude de sentiments : la haine, le chagrin, la peine, le bonheur, la joie, le plaisir, la rage et la détresse. Car ce qui arrive à Dante et Ari arrive à des millions de personnes. Je vous assure que j'ai été révulsé devant certains évènements qui sont pourtant bien réels. L'homosexualité étant un thème qui fait du bruit (et pour rien, en plus... Depuis quand devons-nous justifier nos choix en amour ?), je pense que ce récit devrait être lu par absolument tout le monde, histoire de faire ouvrir les yeux à un maximum de personnes. ARISTOTLE AND DANTE DISCOVER THE SECRETS OF THE UNIVERSE m'a dévasté de par ses magnifiques leçons de vie et de compréhension, mais également grâce au fait que je me suis reconnu dans énormément de messages. En effet, ce roman aborde aussi des sujets tels que le passage à l'âge adulte, les premières responsabilités, la découverte de soi et de nos ambitions. J'ai 18 ans, et comment vous dire... Je suis actuellement en train de découvrir tout ça moi aussi. Ce livre est arrivé entre mes mains au meilleur moment possible.
Jusqu'à la fin de l'histoire, j'ai été fasciné par le comportement d'Ari envers Dante, et inversement. Si leurs personnalités sont diamétralement opposées, leur relation est pourtant unique et renversante. La conclusion du livre est parfaite. Vraiment. Je m'en doutais un peu, mais ce n'est pas grave, car c'est ce que je voulais voir. Cela faisait très longtemps que je n'avais pas autant aimer un happy ending. La boucle est bouclée. J'ai été subjugué par ARISTOTLE AND DANTE DISCOVER THE SECRETS OF THE UNIVERSE de la première à la dernière page. J'ai également adoré les parents de Dante et d'Ari à la fin du livre. Seigneur, qu'ils nous transmettent de merveilleuses choses eux aussi *.* Vous l'aurez compris, cet ouvrage n'est que pure perfection d'un bout à l'autre de notre lecture.
ARISTOTLE AND DANTE DISCOVER THE SECRETS OF THE UNIVERSE est donc un véritable coup de foudre. Pas un coup de cœur, puisque je m'interdis presque d'en avoir un depuis ma lecture d'UNDONE de Cat Clarke, mais une véritable lecture coup de poing. Ari et Dante m'ont fait rêver. Il m'ont fait rêver et ils m'ont fait grandir. Ils m'ont inspiré, ils m'ont touché, et ils m'ont irrémédiablement marqué. Leur relation est magique. Il n'y a aucun mot pour la décrire. Aucun mot assez fort. Assez puissant. Grâce à sa plume, Benjamin Alire Sáenz nous livre d'importants messages et nous fait traverser de profonds instants de mélancolie et de pur bonheur. ARISTOTLE AND DANTE DISCOVER THE SECRETS OF THE UNIVERSE est un roman que je vous recommande plus que chaudement, et dont je conserverai un souvenir ultra lumineux. Putain, quelle lecture ♥


L'héritier oublié
L'héritier oublié
par Julie Kagawa
Edition : Relié
Prix : EUR 16,41

2 internautes sur 2 ont trouvé ce commentaire utile 
4.0 étoiles sur 5 « L'HÉRITIER OUBLIÉ est un roman à ne pas manquer si vous êtes, comme moi, un fervent adorateur de la plume de Julie Kagawa. », 30 juillet 2013
Ce commentaire fait référence à cette édition : L'héritier oublié (Relié)
Haaaaaaaa ! Quel bonheur de retrouver l'univers enchanteur et ultra passionnant des Iron Fey ! Je me demande encore pourquoi j'ai attendu aussi longtemps avant de dévorer ce roman ! J'ai adoré replonger au Pays de Nulle Part, retrouver Ash, Puck, Meghan, Grimalkin, et le tout en compagnie d'Ethan. L'HÉRITIER OUBLIÉ est une excellente lecture, qui m'a permis de voyager dans un monde vraiment captivant grâce à la plume toujours aussi exceptionnelle de Julie Kagawa. Je n'avais pas encore réalisé à quel point toute cette ambiance féérique m'avait manqué. L'HÉRITIER OUBLIÉ est un premier tome aussi bon et aussi envoûtant à cette saga des NOUVEAUX ROYAUMES INVISIBLES que LA PRINCESSE MAUDITE l'était à celle des ROYAUMES INVISIBLES, et je dois bien reconnaître que j'en suis juste hyper satisfait !
Si l'intrigue m'a autant ébloui, c'est tout particulièrement grâce à Ethan Chase, le frère de Meghan. Seigneur, que c'est un protagoniste profond ! Si, au départ, il nous apparaît comme un jeune homme morose et blasé qui voit la vie en noire, on comprend rapidement le pourquoi du comment dans les premières pages. Rien qu'avec ces quelques explications, j'étais déjà conquis et bouleversé par ce héros. Ethan est un protagoniste hyper touchant, pour lequel je n'ai rien pu faire à par éprouver une immense compassion. Son caractère m'a plu et m'a ému. Derrière ses airs de "gros dur", pour reprendre l'expression de Kenzie, se cache une personne douce et aimante, pleine de bonté et de passion. J'ai totalement adhéré à la personnalité d'Ethan. C'est un héros en trois dimensions, qui possède ses failles, ses secrets, ses peines, ses fissures, ses doutes et ses peines. Lorsque nous découvrons le visage du vrai Ethan, je vous assure qu'on ne reste pas de marbre. Vivre cette aventure à ses côtés a été une magnifique expérience.
J'en ai parlé plus tôt, et je compte bien revenir dessus maintenant, nous rencontrons également ici une jeune femme : Mackenzie. Dès l'instant où elle est entrée dans la vie d'Ethan, je n'ai pas pu m'empêcher de l'adorer. Je crois que j'ai failli (pour la millième fois) tomber amoureux d'une héroïne de roman. Kenzie a tout pour plaire : un humour à toute épreuve, une répartie vraiment excellente, elle sait garder la tête haute, prendre ses propres décisions, et est un brin entêtée et braquée, mais ça lui va divinement bien. Elle est forte et, avec Ethan, ils vont former un duo juste décapant. J'ai eu le pressentiment en entamant ma lecture que ces deux-là allaient m'en faire voir de toutes les couleurs... Et je ne me suis - fort heureusement, d'ailleurs - pas trompé. En même temps, on parle de Julie Kagawa. Elle maîtrise à la perfection les couples qu'elle met en avant, et celui que forment Ethan et Kenzie n'échappe pas à la règle. Le lien qui les unit m'a juste semblé merveilleux et hyper légitime. On ne peine pas une seconde à croire à leur relation, car tout se fait naturellement et sans aucune impression de "surfait". Ethan et Kenzie craquent l'un pour l'autre de manière logique, et ça m'a fait un bien fou. J'ai été renversé par leur idylle, vraiment. Surtout que vers la fin de l'histoire, Kenzie avoue une chose juste ÉNORME à Ethan, et j'ai bien cru que j'allais pleurer. Du coup, impossible de ne pas m'attacher encore plus à eux. Merci Julie Kagawa pour avoir créer ce couple fantastique et hyper agréable à suivre ♥
L'HÉRITIER OUBLIÉ nous permet aussi de retrouver un personnage dont nous avions déjà entendu parlé précédemment : Keirran. Je ne compte pas vous révéler son identité, vu que nous apprenons qui il est à la toute fin du dernier tome de la saga LES ROYAUMES INVISIBLES. Si vous l'avez lu, cherchez bien, tout cela va vous revenir ;) J'ai beaucoup aimé le caractère de Keirran, ainsi que sa manière d'agir avec Ethan et Kenzie. Je dois bien reconnaître que j'ai été complètement bouleversé par la présence de Keirran et d'Ethan dans le même livre !!! Ça me paraissait tellement impossible et en même temps tellement normal et enthousiasmant que je n'ai pas pu m'empêcher de craquer. L'auteure a eu une idée extraordinaire et liant leurs destins à tous les deux ! Dans L'HÉRITIER OUBLIÉ, nous retrouvons également Meghan, Puck, Ash et Grimalkin, les quatre héros principaux de la saga LES ROYAUMES INVISIBLES. Cela a été un immense bonheur de les revoir. Ils m'avaient tout énormément manqué ! J'ai été ultra emballé par l'idée de ses retrouvailles mêlées à l'histoire actuelle d'Ethan, de Kenzie et de Keirran. Je vous assure que cette intrigue est juste hyper bien ficelée. Tout correspond, tout est lié, tout est logique ! C'est carrément brillant !
Bien évidemment, ce livre n'est pas qu'une histoire de protagonistes qui se retrouvent. L'HÉRITIER OUBLIÉ nous permet de voyager de nouveau au Pays de Nulle Part, et c'est aussi exaltant et prenant qu'enchanteur et hypnotisant. Je vous assure que j'ai de nouveau totalement craquer pour ce monde féérique. Les histoires des Courts, les fées de Fer, les Oubliés, les Exilés, les pactes entre fées, les promesses, les conflits... Tout m'a charmé. L'HÉRITIER OUBLIÉ, c'est avant tout une ambiance, un climat oppressant et pourtant irrésistible. L'univers des fées est plus en danger que jamais, et la mission de le sauver revient, bien entendu, à Ethan. Nous vivons donc toutes sortes de rebondissements et de retournements de situation hyper intenses et hyper saisissants, qui m'ont tous pris aux tripes. J'avais l'impression de découvrir pour la première fois les Royaumes Invisibles, tant tout était surprenant et haletant. Julie Kagawa a su se réinventer tout en conservant un ancrage profond dans sa précédente saga. Ouaw !!! J'ai été subjugué de la première à la dernière page par toutes les révélations et les surprises qui débordent de ce récit. Quelle aventure époustouflante !
Jusqu'à la conclusion du roman, nous ne voyons pas les chapitres défiler entre nos mains. En arrivant à la fin du livre, j'étais complètement abasourdi. Que nous prépare la suite ?! Non parce que les dernières pages de L'HÉRITIER OUBLIÉ nous font douter sur pas mal de trucs, et du coup je suis, genre, hyper impatient de lire la suite !!! Haaaaaaaaaa !!! Cette fin est aussi horrible et frustrante qu'elle est parfaite. J'ai besoin du tome 2 MAINTENANT !!!
En résumé, L'HÉRITIER OUBLIÉ est un roman à ne pas manquer si vous êtes, comme moi, un fervent adorateur de la plume de Julie Kagawa. Ce premier tome de la nouvelle saga de l'auteure ne possède aucun défaut, et il nous permet de replonger avec une joie à peine contrôlable dans le monde unique et ensorcelant des ROYAUMES INVISIBLES. Rencontrer Ethan et Kenzie a été un immense privilège, et voir leur relation évoluer un pur bonheur. J'ai également été conquis par les aperçus que nous livre ce récit des personnages que nous connaissions déjà, ainsi que par les nouveaux protagonistes secondaires qui peuplent l'histoire. L'intrigue en elle-même est vraiment prenante, et les retournements de situation ne s'arrêtent pratiquement jamais. La preuve : jusqu'à la fin, nos convictions se voient être pulvérisées. JE VEUX LA SUITE !!! L'HÉRITIER OUBLIÉ est donc une très très très bonne lecture, que je ne peux que vous recommander ultra chaudement si vous avez lu et apprécié la saga LES ROYAUMES INVISIBLES !


Pods
Pods
par Michelle Pickett
Edition : Broché
Prix : EUR 8,87

2.0 étoiles sur 5 « PODs reste une dystopie peu convaincante qui ne sort absolument pas de l'ordinaire. », 21 juillet 2013
Achat vérifié(De quoi s'agit-il ?)
Ce commentaire fait référence à cette édition : Pods (Broché)
PODs est une histoire dystopique moyenne qui, on le sent bien, est le premier roman de l'auteure Michelle Pickett. Dans ce livre, tout est assez passable. L'histoire possède de bons aspects qui sont contrebalancés par une romance inutile, et les quelques rebondissements prenants sont en total désaccord avec les personnages et leurs caractères. De plus, je trouve que le résumé en dit beaucoup trop. Le livre fait 313 pages, et tous les évènements décrits dans la présentation se manifestent en 200 pages ! Ainsi, nous avons très peu de surprises. Sur la centaine de pages restantes, le rythme était déjà bien plus palpitant. Malgré tout, PODs reste une dystopie peu convaincante qui ne sort absolument pas de l'ordinaire.
Dès les premiers chapitres, j'ai eu du mal avec Eva. Non pas qu'elle soit frustrante ou agaçante, mais je me suis senti assez loin d'elle. Je ne suis pas parvenu à m'attacher à sa personnalité, ni à m'identifier à ses réactions. C'est une héroïne assez passive, qui ne pense pas avant d'agir ni ne passe à l'action. Elle vit son aventure de façon "molle", et je suis resté sur ma faim à de nombreuses reprises à cause de ses doutes et de ses incertitudes inutiles. Le truc qui m'a gêné, c'est que j'ai eu l'impression que l'auteure cherchait à rendre Eva forte et courageuse, sans vraiment y parvenir. Tout au long de ma lecture, ce sentiment ne m'a pas quitté. C'est comme si Michelle Pickett avait tenté de faire passer Eva pour Katniss... Sauf que c'est un échec. Je n'ai pas cru une seconde à ses élans de détermination et de courage. J'avais l'étrange sentiment que tout était surjoué. C'est assez bizarre de dire ça pour un roman, mais c'est exactement la sensation que j'ai éprouvé.
A contrario, concernant David, j'ai tout de suite accroché à son personnage. Lui au moins ne feignait pas d'être sûr de lui, ni ne maquillait ses failles et ses faiblesses. Malgré tout, c'est un protagoniste qui ne m'a pas plus enthousiasmé que ça. Même s'il a un minimum de jugeote et qu'il entreprend énormément de choses, il y a un truc chez lui qui m'a gêné. Un peu comme pour Eva, j'ai eu le sentiment que l'auteure voulait en faire un héros parfait, grand, beau et fort. Sauf qu'à être trop parfaits, les protagonistes ne le sont plus.
La romance entre David et Eva ne m'a plu du tout. Mais alors PAS DU TOUT. Premièrement, cette histoire d'amour est inutile. Elle n'apporte strictement rien à l'histoire. Surtout que les choses ne vont pas plus loin qu'un baiser. A chaque fois que nos deux tourtereaux sont sur le point de passer à l'action, pouf, quelqu'un débarque. Répétez cette scène six ou sept fois, et ça en devient carrément grotesque et risible au possible. Qu'il s'agisse des longues déclarations dégoulinant de sentiments, des regards intenses et apparemment sensuels, des dialogues débordant d'amour et de promesses, rien ne m'a convaincu. J'ai trouvé la relation qu'entretenaient Eva et David vide de sens. En même temps, à côté de ma précédente lecture, ALICE AU PAYS DES ZOMBIES, cette romance ne pouvait que me sembler fade. On retrouve le schéma classique des récits YA : un idylle sans grande étincelle et des héros raides dingues l'un de l'autre sans qu'on comprenne vraiment le pourquoi du comment. Je suis blasé, je vous assure.
Faire intervenir ma précédente lecture va me servir de transition pour vous parler des rebondissements de l'intrigue. En effet, PODs est une dystopie à laquelle se mêlent les zombies (ou des humains mutants à cause d'un virus, au choix). Malheureusement, ces derniers restent bien ternes et normaux. Vous le savez peut-être, j'adore être bouleversé et décontenancé lorsque je lis. Avec ALICE AU PAYS DES ZOMBIES, la mythologie mise en place concernant les zombies était juste passionnante car complètement innovante et inédite. L'histoire de PODs, elle, ne livre que des "monstres" sans grande originalité. Mêmes les descriptions ne sont ni effrayantes ni sanglantes, alors qu'avec ces deux éléments mon ressenti aurait pu être amélioré. Par ailleurs, comme je l'ai écrit un peu plus haut, le résumé en dit beaucoup trop. On sait par avance tout ce qui va se passer. Du coup, les surprises n'en sont pas vraiment. Je suis persuadé que si j'avais occulté la moitié de la présentation du récit, j'aurais été plus charmé par ma lecture. Vraiment, il n'y a que les 100 dernières pages qui rehaussent le niveau. Grâce à elles, j'ai été emballé par quelques éléments plutôt prenants. Il y a des morts, des révélations inattendues, des secrets qui fournissent au roman une ambiance inquiétante et oppressante, et des retournements de situation vraiment palpitants ! Si tout le livre avait pu être comme cette dernière centaine de pages, j'aurais été conquis.
La fin de PODs est également chargée de coups de théâtre et de suspense, qui permettent de redonner une sorte de second souffle à l'histoire. Malheureusement, l'ultime chapitre casse ce rythme en mettant à nouveau l'accent sur la romance entre David et Eva. Jusqu'à la dernière page, cette histoire d'amour loupée nous revient sans cesse au visage. Les dernières lignes m'ont carrément fait lever les yeux au ciel et me plaindre à ma demi-sœur tant elles sont clichées et vraiment à côté de la plaque. Le monde s'effondre, et nos héros décident de faire passer leur idylle un niveau au-dessus. N'importe quoi.
En résumé, PODs est une lecture passable et commune. C'est une dystopie qui ne diffère absolument pas des autres. Michelle Pickett a voulu faire de ses personnages des héros parfaits, sauf que sa tentative n'aboutit pas à grand chose. Pire encore, j'ai eu l'impression que tout était surjoué. La romance entre Eva et David est juste sans valeur et insignifiante. Pour moi, leur relation ne sert absolument à rien. Côté rebondissements, je pense que, si on en savait moins dès le départ, tout serait beaucoup mieux. Heureusement, les deniers chapitres rendent l'intrigue un minimum prenante et intéressante pour nous donner envie de terminer le roman. Malheureusement, les ultimes pages regorgent d'éléments incompréhensibles et en décalage complet avec la situation dans laquelle les deux protagonistes se trouvent. PODs est donc un roman moyen, que je conseillerai plutôt à des lecteurs qui s'initient à peine au genre dystopique.


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