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Jordan "Wandering-World"
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Phaenix, Tome 2 : Le brasier des souvenirs
Phaenix, Tome 2 : Le brasier des souvenirs
par Carina Rozenfeld
Edition : Broché
Prix : EUR 17,01

1 internaute sur 1 a trouvé ce commentaire utile :
4.0 étoiles sur 5 « Une lecture captivante et enchanteresse. », 29 avril 2013
Ce commentaire fait référence à cette édition : Phaenix, Tome 2 : Le brasier des souvenirs (Broché)
LE BRASIER DES SOUVENIRS est une lecture qui nous met du baume au cœur. Qui nous réchauffe, nous consume, nous illumine et nous exalte. J'ai adoré retrouver cet univers si envoûtant et si obsédant dans lequel j'avais plongé avec bonheur l'année dernière. Anaïa et Eidan m'avaient affreusement manqué, tout comme la plume à couper le souffle de Carina Rozenfeld. PHÆNIX est un diptyque ensorcelant, une véritable ode à la vie, à l'amour brut et à l'espoir. LE BRASIER DES SOUVENIRS sonne comme une bulle de bien-être et de détente. C'est comme retourner chez soi après un long voyage. Et j'ai adoré ça ♥
LE BRASIER DES SOUVENIRS reprend directement là où LES CENDRES DE L'OUBLI nous avait laissé. C'est donc aux côtés d'une Anaïa plus mure et plus déterminée que jamais que nous poursuivons cette quête magnifique vers le Phænix et ses souvenirs. Seigneur, que je l'aime ! J'ai, une fois de plus, complètement craqué pour cette héroïne à la fois drôle, intelligente, douce, perspicace et capable de prendre les bonnes décisions ! Enfin une jeune femme comme il en manque souvent dans mes lectures ! Anaïa ne peut pas nous laisser de marbre. La moindre de ses réflexions nous émeut, le moindre de ses sentiments est légitime et fracassant, le moindre bouleversement qu'elle éprouve est justifié. Et, lorsque tout paraît aussi naturel et normal, je ressors complètement conquis et satisfait. Carina Rozenfeld est parvenue à donner vie à un personnage entier, authentique et profond, qui me manque déjà affreusement. Anaïa m'a beaucoup touché. Surtout que dans ce deuxième tome, elle grandit énormément. Nous la découvrons sous un nouveau jour encore plus passionnant que précédemment. Vraiment, j'ai totalement succombé à son caractère, à sa personnalité et à son charme. Si jamais l'auteure décide d'écrire une suite, je me jetterais sans aucune hésitation dessus pour retrouver cette jeune femme éblouissante et tellement merveilleuse.
Voyager avec Anaïa est synonyme de voyager avec Eidan et Enry. Et là : haaaaaaaaaaaa !!! Purée !!! Si la romance était présente mais moins marquée dans LES CENDRES DE L'OUBLI que dans ce tome, je peux vous assurer que c'est tout le contraire qui se produit ici ! Eidan et Anaïa m'ont tout simplement fait rêver. J'ai implosé à leurs côtés. Leur histoire d'amour est dévastatrice, pleine de violence et de douceur, de passion et de déraison, de cendres et de flammes. Avec eux, j'ai éprouvé ce "frisson" qui me plaît tellement lorsque je dévore une histoire d'amour. On fond dans chaque baiser, dans chaque déclaration, dans chaque preuve d'affection. L'intensité de leurs sentiments émane de chaque page, et c'est tout simplement exaltant. Le lien qui les unit est ardent, annihilant et destructeur. Le voir changer, évoluer et exploser est une expérience formidable. J'ai complètement craqué pour eux. Nous retrouvons également Enry, qui devient beaucoup plus ténébreux et manipulateur que dans le premier opus. J'ai beaucoup aimé la nouvelle psychologie qui lui a été conférée. Nous découvrons ici un jeune homme mystérieux et inquiétant, qui mettra plus d'une fois des bâtons dans les roues d'Anaïa pour déchiffrer son passé.
Eidan et Enry vont faire connaître à Anaïa une véritable torture intérieure, par laquelle j'ai également été ensorcelé. L'auteure nous embarque, avec ses mots justes et puissants, au cœur-même de chaque impression de son héroïne. Dès lors, impossible de ne pas craquer. Tout est ultra visuel, ultra saisissant, ultra sensoriel. Que ce soit le déchirement d'Anaïa ou ses instants de grâce ultime, nous vivons chacune de ces expériences d'une manière exceptionnelle. Carina Rozenfeld possède vraiment "le truc" qui fait que nous sommes envoûtés par chaque mot.
Ajoutez à cela l'omniprésence de la musique, et c'est tout simplement la perfection. Une fois de plus, j'ai complètement été subjugué par cette ambiance mélancolique et nostalgique que laisse transparaître la musique dans ce récit. Chaque chanson sublime l'histoire de façon incommensurable. C'est puissant, c'est profond, c'est renversant. J'ai adoré l'atmosphère de cet ouvrage. A la fois accueillant et engageant, le climat est tout simplement parfait. Saupoudrez à cet excellent élément des personnages secondaires vraiment bien construits, la présence de Facebook qui ne fait qu'ajouter de la réalité au récit, et des rebondissements à couper le souffle, et vous aurez à peu près une idée de tout ce que peut vous faire traverser ce fabuleux roman.
En parlant des rebondissements, d'ailleurs, je suis, là aussi, totalement comblé. Nous avons enfin toutes les réponses à nos questions ! Quand la boucle est bouclée, je suis entièrement satisfait. Et c'est exactement ce qui s'est produit avec LE BRASIER DES SOUVENIRS. Nous avons le droit à des révélations glaçantes et bouleversantes, à des coups de théâtre palpitants qui nous prennent aux tripes, et à des prises de conscience tout simplement exquises. Tout se déroule comme si c'était naturel. Nous en voyons de toutes les couleurs dans la conclusion du roman, et je dois reconnaître que je suis ressorti de ma lecture en étant complètement convaincu. Seul bémol concernant les retournements de situation ( et seul bémol du livre, en fait ) : j'ai trouvé qu'ils étaient longs à se mettre en place. Les surprises mettent environ 100 pages à se manifester, et j'ai trouvé quelques passages un peu longuets avant d'y arriver. Je ne dirai pas que je me suis ennuyé, loin de là, mais les premiers rebondissements sont un tout petit longs à démarrer.
La conclusion du roman est magnifique. Pleine de lumière, d'amour, d'espoir et de messages. Je l'ai adoooooré ! Cette fin m'a vraiment énormément ému. Des ultimes chapitres comme ceux-là me manquent, en fait. Tout est tellement reposant, tellement nimbé de luminosité, tellement chaud et séduisant... Halala, je craque encore. Mais vraiment, cette fin est parfaite. C'est tout ce qu'il faut retenir.
En résumé, LE BRASIER DES SOUVENIRS est une suite à la hauteur de mes espérances, à la fois passionnante, dévastatrice, enivrante et pleine d'éclats de perfection. Nous redécouvrons avec plaisir l'univers si particulier qu'a créé Carina Rozenfeld, Anaïa et Eidan, qui nous font vibrer comme jamais grâce à leur histoire d'amour brûlante, la superbe plume de l'auteure, son monde teinté de musiques ensorcelantes, et cette ambiance faite de lumière et de pureté. Si le départ peut paraître un peu lent, la suite rattrape le tout sans aucune peine. Je réalise avec tristesse que l'univers de PHÆNIX va ma manquer, ainsi que tous les éléments cités précédemment. J'ai vraiment passé de supers moments en compagnie de ces deux livres. LE BRASIER DES SOUVENIRS est, comme LES CENDRES DE L'OUBLI, une lecture captivante et enchanteresse, à ne louper sous absolument aucun prétexte.

Glitch, Tome 2 : Résurrection
Glitch, Tome 2 : Résurrection
par Heather Anastasiu
Edition : Broché
Prix : EUR 16,06

4.0 étoiles sur 5 RÉSURRECTION est une très très bonne lecture, qui surpasse, pour notre plus grand bonheur, le premier roman de la trilogie., 17 avril 2013
Ce commentaire fait référence à cette édition : Glitch, Tome 2 : Résurrection (Broché)
RÉSURRECTION est tellement mieux que son prédécesseur ! Alors que j'avais été déçu par GLITCH, ce second opus rattrape complètement mon mécontentement. Tout est si différent avec cet ouvrage ! Les personnages m'ont semblé beaucoup plus matures, l'intrigue est un milliard de fois plus prenante, et même l'écriture de l'auteure est devenue plus haletante. Malgré tout, on reste quand même dans un univers plus "jeunesse" qu'habituellement. Ou alors je ressens cela parce que j'ai lu énormément de romans dystopiques, allez savoir. Cependant, RÉSURRECTION est une lecture vraiment très agréable, qui se dévore d'une traite, et qui présage de grandes choses pour le dernier opus !
Autant commencer avec le seul défaut du livre, comme ça le problème sera réglé. Le truc avec cette saga, c'est que, comme dit quelques lignes plus, je la trouve un peu plus axée jeunesse que mes lectures YA habituelles. Il n'y a pas vraiment d'éclats, de choses qui marquent et qui bouleversent en profondeur. Ok, il y a de très bons éléments qui sont développés ici et qui nous en mettent plein la tête, mais ils restent tout de même assez peu déstabilisants. Je n'arrive pas vraiment à exprimer ce que je ressens, en fait. C'est juste que même si tout est vraiment bien mené et construit dans ce second tome, on sent bien, malgré tout, que, dans le fond, cette histoire est plutôt dédiée à un public vraiment adolescent, ou qui se lance dans la lecture de livres dystopiques, et non pas à des lecteurs en passe de devenir des adultes.
Fort heureusement, RÉSURRECTION est quand même un bon roman pour ce genre que je fréquente de moins en moins. Surtout que comparé au premier tome, il n'y a vraiment pas photo. Démarrons avec les personnages. Dès les premières pages, le contraste entre la Zoe de GLITCH et celle de RÉSURRECTION m'a sauté au yeux. Purée, qu'elle a changé ! Elle adopte des réactions beaucoup plus matures, beaucoup plus réfléchies et beaucoup plus touchantes qu'auparavant, et c'est tellement agréable ! Moi qui avait peur de retrouver une héroïne niaise et sans cerveau, c'est tout le contraire qui s'est produit ! On sent qu'elle est déterminée à changer les choses et à grandir, et j'ai trouvé ça tout simplement génial. Même chose avec Adrien, qui m'a vraiment beaucoup plu dans ce tome. Alors que je l'avais détesté dans GLITCH, j'ai pu apprendre à connaître avec RÉSURRECTION un jeune homme censé, intelligent, attendrissant et vraiment intrigant. Dévasté par son don et par complètement éperdu de Zoe, ce roman nous permet de le découvrir sous un tel nouvel angle beaucoup plus flatteur que précédemment. Suivre ces deux protagonistes n'a pas été, cette fois, une contrainte. Au contraire, j'ai beaucoup aimé voyager à leurs côtés et les voir s'ouvrir l'un à l'autre.
Cette fois-ci, la romance est légèrement mise de côté, mais ça ne m'a absolument pas dérangé. Nous avons quand même le droit à des instants très romantiques entre Zoe et Adrien, extrêmement bien dosés et placés aux bons endroits. Moi qui gardais un souvenir plutôt très moyen de l'histoire d'amour du tome 1, j'ai été, là aussi, très agréablement surpris par cet aspect de l'intrigue. De plus, RÉSURRECTION nous permet de rencontrer une multitude de nouveaux personnages, ce qui n'était pas le cas dans le premier roman. Les héros secondaires sont plutôt bien construits, même s'il n'y a pas vraiment de personnalités marquantes. J'en garderai plus un souvenir agréable qu'autre chose, mais certaines personnes restent malgré tout un peu inutiles, ou apparaissent bien trop rarement. Mais je suis sûr que l'auteure saura les exploiter dans le tome 3.
L'énorme plus de ce roman réside dans ses rebondissements. Seigneur !!! Ce deuxième volet est gorgé d'action et de coups de théâtre plus énormes les uns que les autres. Les surprises s'enchaînent et ne se ressemblent pas. A des très nombreuses reprises, j'ai été vraiment ébloui par les chemins que prenait Heather Anastasiu. Il y a énormément de GROSSES révélations et de bouleversements qui m'ont pris aux tripes. L'auteure en fait voir de toutes les couleurs à ses personnages, et c'est tout simplement jouissif. Ce récit est une suite d'évènements à couper le souffle. Chaque chapitre nous réserve son lot d'adrénaline et de suspense. RÉSURRECTION dépasse de trèèèès loin son prédécesseur à ce niveau-là. Jusqu'à la dernière ligne, on reste haletants et sous pression. On en veut toujours plus. On veut découvrir jusqu'où l'auteure est prête à emmener Zoe pour la torturer. Et j'ai adoré ça.
En résumé, RÉSURRECTION est une très très bonne lecture, qui surpasse, pour notre plus grand bonheur, le premier roman de la trilogie. J'ai adoré Zoe et Adrien dans cette suite. Ils nous sont livrés d'une toute nouvelle manière, bien plus attractive et passionnante que précédemment. L'action va crescendo jusqu'à la fin de l'histoire, et on en prend plein la tête de manière récurrente. A chaque fois qu'on pense enfin pouvoir souffler, une nouvelle surprise nous tombe dessus. La conclusion du roman est juste terriblement frustrante et hautement émouvante. Un cliffhanger bien renversant histoire de nous tenir en haleine jusqu'au troisième tome. Malgré le fait que ce roman soit réservé, à mes yeux, à un public plus jeune, n'hésitez pas à le lire ! Si, comme moi, vous avez été déçus par le premier opus de la trilogie, laissez-lui une seconde chance, vous ne le regretterez pas.

Le prince d'été
Le prince d'été
par Alaya Dawn Jonhson
Edition : Broché
Prix : EUR 17,01

1 internaute sur 1 a trouvé ce commentaire utile :
4.0 étoiles sur 5 « Une lecture insolite et prodigieuse, à découvrir sans plus attendre. », 14 avril 2013
Ce commentaire fait référence à cette édition : Le prince d'été (Broché)
LE PRINCE D'ÉTÉ est un récit obsédant. Une fois le roman refermé, on en garde un sentiment perdu entre la confusion et l'exaltation. En lisant la dernière page, j'étais complètement déboussolé. Cette histoire sort totalement des sentiers battus. L'auteure ne se gêne absolument pas pour nous en faire voir de toutes les couleurs, et c'est tout simplement grisant. LE PRINCE D'ÉTÉ est une lecture qui marque et qui nous laisse un drôle de goût dans la bouche. C'est un roman décalé et comme aucun autre, dans lequel Alaya Dawn Johnson prend énormément de risques. Je peux facilement comprendre les critiques, puisque pas mal de choses restent quand même très floues, mais, personnellement, j'ai été très agréablement surpris par cette intrigue tellement spéciale et tellement prenante. Je pense que LE PRINCE D'ÉTÉ fait parti de ces récits qu'on aime ou qu'on déteste, il n'y a pas de juste milieu possible, et j'ai énormément de chance de faire parti du premier cas de figure.
Rien qu'en quelques pages, l'auteure nous permet d'immerger complètement dans son récit. Nous suivons June, une jeune femme vivant à Palmares Três, une ville futuriste gouvernée exclusivement par des femmes. Le tout se déroule dans un univers très poussé technologiquement parlant, avec lequel il est assez compliqué de se familiariser au premier abord. Je dois bien reconnaître qu'il m'a fallu un petit temps d'adaptation pour me faire à toute la culture dont nous fait part l'auteure dans la première partie de l'histoire. C'est réellement un monde tout entier auquel nous sommes confrontés, et pas seulement au quotidien de quelques personnages. Nous avons le droit à énormément de mouvements, de descriptions de lieux et d'instants mêlant cérémonies sacrées et retrouvailles passionnées. Le truc, c'est qu'on a tellement l'impression d'être plongés corps et âme dans le récit qu'il devient quasiment impossible d'en ressortir. Une fois pris au piège, difficile de ne pas se laisser aller. Palmares Três est une ville qui m'a ensorcelé et qui m'a pris aux tripes, et dont la société à la fois énigmatique et si moderne m'a complètement subjugué. J'ai adoré voyagé avec June, Enki et Gil dans cet univers imaginé à la perfection.
En parlant de ce trio, d'ailleurs, j'aimerais vous parler de leurs personnalités. Seigneur, qu'ils m'ont touché !!! June est une adolescente rebelle et déterminée, à la fois passionnée d'art et une jeune femme bien décidée à renverser l'ordre établi. Suivre l'intrigue à ses côtés à été un véritable plaisir. Elle est complètement différente de toutes les héroïnes YA que j'ai pu découvrir jusqu'ici. Ses réflexions, ses sentiments et ses moindres faits et gestes m'ont pris de court. Je ne m'attendais pas à rencontrer une héroïne aussi décalée et forte. Son meilleur ami, Gil, est le protagoniste qui m'a le plus ému dans cette histoire. C'est une jeune homme très séduisant qui possède de nombreuses failles dont il ne se cache pas. J'ai beaucoup aimé les moments où il livrait ses émotions à June. Leur amitié est pure et sincère, et nous paraît irrémédiablement vraie et humaine. Leur duo est poignant et adorable, et je réalise qu'il me manque déjà. Enki, quant à lui, est un personnage complètement... Je ne sais... Je n'ai pas vraiment de mots pour le décrire. Un mélange d'étrangeté, de magnificence, d'humanité brute, d'extravagance et de singularité. Je ne parviens vraiment pas à mettre des mots sur les sensations qu'il m'a fait ressentir. C'est un des protagonistes les plus uniques et les plus renversants que j'ai jamais connu. Le triangle qu'ils forment avec Gil et June m'a totalement déstabilisé. Il y a tellement de mots muets et d'instants gorgés d'intensité et de destruction entre eux qu'il est impossible de rester de marbre en les lisant. Ouaw ♥
Je pense que, dans le fond, ce qui rend ces personnages aussi spéciaux - et surtout concernant June et Enki - ce sont les aventures qu'ils vont connaître ensemble. Alaya Dawn Johnson nous livre ici deux héros passionnés d'art. Une passion qui va les mener dans leurs derniers retranchements. C'est juste un truc de dingue. J'en ai pris plein la tête en voyant à quel point leur passion tournait à l'obsession, puis à la dévastation. C'est juste... ouaw quoi. June et Enki sont deux protagonistes ULTRA complexes et ambigus, qui m'ont vraiment ( mais vraiment ) perturbés. Les expériences qu'ils vont vivre ensemble m'ont coupé le souffle. Il y a un truc chez eux qui frôle la folie. Qui frôle l'autodestruction. Qui frôle le malsain. Et pourtant, on ne peut pas s'empêcher d'en redemander. C'est monstrueux. C'est exaltant. C'est enivrant. C'est dévastateur. Toutes les émotions qu'ils ressentent l'un pour l'autre sont brutes et pures. Je n'arrive, une fois de plus, pas à trouver mes mots, et j'en suis le premier dérangé, vu que je n'ai absolument pas l'habitude d'éprouver cela en écrivant une chronique. Je crois que ces deux personnages m'ont profondément marqué, tout simplement. Ils ont laissé une trace indélébile quelque part en moi, de part leur force, leur passion, leur amour et leur détermination.
Niveau rebondissements, on ne s'arrête jamais. L'auteure sait exactement où elle veut nous emmener. Elle a bâti un univers entier et parfait, par lequel plus d'une personne sera surprise. La sexualité est un thème omniprésent, auquel je ne m'attendais pas à être confronté au départ. Certains seront mécontents, d'autres diront que c'est n'importe quoi, mais, personnellement, j'ai beaucoup aimé ce côté de l'intrigue. Non pas parce que l'érotisme me plaît, mais parce qu'il ne fait qu'ajouter de la profondeur et de la vraisemblance à ce récit déjà bourré de magnificence. Les surprises s'accumulent sans cesse et, bien que nous connaissons dès le départ la fin de l'intrigue, on espère sans arrêt que les choses changent. June, Enki et Gil nous font vivre un périple marquant et exceptionnel, dans lequel les coups de théâtre s'entrechoquent encore et encore. Les dernières pages débordent d'émotions et de révélations que je n'avais pas vu venir. Il faut s'accrocher émotionnellement parlant, puisque l'auteure passe sous silence certains évènements, ce qui ne fait qu'empirer la tension déjà bien présente. Le truc, c'est que beaucoup de personnes risquent d'être insatisfaites par tous ces instants assez flous et pas assez approfondis. Mais regardez-moi ! Moi qui adore tout savoir, je dois bien avouer que l'auteure maîtrise assez bien son histoire pour ne pas me frustrer, alors qu'un paquet d'explications manque. Mais tout est tellement prenant et tellement déchirant que ces "silences" ne font qu'augmenter l'aspect dramatique de l'intrigue. Et j'ai adoré ça ♥
La plume de l'auteure est également extraordinaire. Tout au long de l'histoire, j'ai été subjugué par chaque mot. Ce monde qui s'offre à nous est tout simplement hors-du-commun. Il pullule de sons et d'odeurs, de sensations corporelles et de touchers brûlants. Nous découvrons ici un univers qui cache toujours des secrets, mais qui sait aussi se sublimer pour nous en mettre plein la vue. J'ai eu, à de très nombreuses reprises, des milliards d'étoiles dans les yeux. Tout est tellement vibrant, tellement attirant, tellement retentissant et tellement incandescent... C'est fou ♥ Merci Alaya Dawn Johnson pour vos mots forts et puissants, plein d'émotions et de découvertes.
Concernant la conclusion du roman, je pense que c'est le seul point qui m'a obligé à ne pas attribuer la note de 5/5. Bien qu'elle m'ait énormément plu, je ne suis pas certain de l'avoir entièrement comprise. Il y a beaucoup d'actes précipités et de moments confus. Tout est flou, en fait. Il me manque quelques explications. Ce n'est pas frustrant ni agaçant, c'est juste... Je ne sais pas, bizarre. La dernière page m'a vraiment bouleversé, et j'ai dû la relire plusieurs fois avant d'avoir une embauche d'idée sur sa signification. Il y a trop de possibilités pour que j'en ressorte entièrement convaincu, en fait. Mais, paradoxalement, cette fin apporte encore un plus à l'histoire. Elle nous permet d'en être habité un peu plus longtemps. C'est obsédant. C'est hantant. C'est étrange. Je ne sais pas vraiment quoi penser de cette conclusion, et, à cause de ça, on passe à côté de la perfection absolue.
En résumé, LE PRINCE D'ÉTÉ est une lecture inoubliable et enflammée, qui marquera certainement beaucoup de monde. June, Enki et Gil nous livrent une intrigue des plus prenantes et des plus bouleversantes. June et Enki m'ont vraiment déchiré, et je ne trouve toujours pas les mots pour pouvoir exprimer mon ressenti sur eux. Ils ont ambigus et complexes, exactement comme tout le récit en général. LE PRINCE D'ÉTÉ est mené d'une main de maître, et nous offre un univers aussi magnifique que mystérieux, mais qui nous attire irrésistiblement dans les deux cas. Si la conclusion n'est pas parfaite, elle possède au moins le mérite d'être assez obscure pour nous faire réfléchir, chose que j'apprécie beaucoup. LE PRINCE D'ÉTÉ est véritablement un roman pas comme les autres, qui nous habite et nous touche profondément. Une lecture insolite et prodigieuse, à découvrir sans plus attendre.

La Maison de la Nuit, Tome 8 : Libérée
La Maison de la Nuit, Tome 8 : Libérée
par Kristin Cast
Edition : Broché
Prix : EUR 14,44

1 internaute sur 1 a trouvé ce commentaire utile :
4.0 étoiles sur 5 « Un nouvel opus sympathique et qui fait du bien... », 20 mars 2013
Ce commentaire fait référence à cette édition : La Maison de la Nuit, Tome 8 : Libérée (Broché)
Quel bonheur de replonger enfin dans l'univers de La Maison De La Nuit ! A chaque fois, je prends un plaisir fou à retrouver tous les personnages, leurs histoires parsemées d'embuches, et le climat si propre à cette saga. Contrairement à beaucoup de personnes, j'ai toujours beaucoup apprécié cette série, et ce tome confirme une nouvelle fois cette tendance. Même s'il y a un ou deux éléments déplaisants, j'ai trouvé ce huitième opus très agréable à lire. Une lecture sympathique et divertissante qui sonne comme une bulle d'air ! Comme je risque de me répéter, je compte écrire un avis plus court qu'habituellement, puisque, bien évidemment, mon ressenti sur tous les aspects du roman n'a pas changé du tout par rapport à celui des autres tomes.
Comme dit précédemment, voyager avec Zoey, Lucie, Stark, Aphrodite, Damien, Darius, Rephaïm ou encore Éric a véritablement été une super expérience. A chaque fois je vous dit la même chose, mais c'est tellement vrai ! Il y a truc chez ces protagonistes qui fait qu'on ne peut pas s'empêcher de se sentir apaisés et de sourire lorsqu'on les suit de nouveau. Je crois qu'en fait, je me suis énormément attaché à eux et à leurs vécus au cours des trois dernières années. C'est comme si je retrouvais de vieux amis, vraiment. J'ai ri, j'ai frissonné, j'ai eu peur, et j'ai eu l'estomac noué pour eux dans ce nouvel opus. Surtout que l'histoire nous est narrée d'après différents points de vue, ce qui nous permet de nous lier encore plus à chacun d'entre eux. Et je trouve ça juste époustouflant de la part des auteures de rendre leurs héros de plus en plus émouvants et adorables même au bout de huit tomes ! Chapeau !
Seul petit bémol les concernant : à l'instar de beaucoup de monde, j'ai trouvé certaines de leurs réactions très immatures et vraiment très niaises. On ne peut rien y faire, ils sont comme ça, mais je ne l'avais pas vraiment remarqué jusque-là ( serait-ce à cause de mes 18 ans qui pointent ?! ). Je dois bien reconnaître qu'il y a quelques passages où les héros font preuve de très peu de discernement et de logique. Leurs émotions m'ont paru un peu surjouées, ou alors totalement incohérentes face à la situation dans laquelle ils les éprouvaient. C'était assez étrange, en fait. Comme si les sentiments étaient bien là, mais pas assez explorés. Je n'arrive pas bien à retranscrire mon ressenti exactement. Il y avait une espèce de décalage, en fait. Et ce décalage m'a un peu perturbé.
Niveau rebondissements, on progresse rapidement dans ce tome. Il y a toujours quelque chose qui vient bouleverser la vie de nos amis vampires. J'ai beaucoup aimé la manière dont les coups de théâtre arrivent à chaque fois qu'on pense enfin pouvoir souffler. Il y a tellement de sous-intrigues et de renversements possibles qu'on en prend plein la tête, et ceci de façon continue. La Lumière et l'Obscurité sont plus que jamais en conflit, et chaque trahison, chaque secret et chaque choix prennent une ampleur décisive. Ce tome est gorgé de mensonges, de changements de camp et de coups bas qui rendent notre lecture explosive et exaltante ! Je crois que je me suis autant attaché à cet univers pour cette raison : il y a toujours quelque chose ou quelqu'un pour bouleverser l'histoire et nous couper le souffle.
A contrario, j'ai bien trouvé un petit défaut concernant les retournements de situation : Libérée possède, à mes yeux, un peu trop de passages descriptifs dans lesquels un personnage raconte à un autre tout ce qu'il lui est arrivé ( et que nous savons déjà, fatalement ). Du coup, on se repaye les surprises un nombre incalculable de fois, ce qui ralentit un peu le rythme. Autre bémol : on avance dans l'histoire, certes, mais pas dans l'intrigue globale de la saga. Vous voyez ce que je veux dire ? J'ai ressenti ça récemment avec Night School, et c'est exactement le même cas de figure ici. Il se passe beaucoup de choses dans ce tome, mais le fil conducteur général de l'intrigue n'avance pas plus que ça, ce qui est assez regrettable.
Heureusement pour nous, la fin rattrape tout ça, en nous offrant des coups de théâtre très surprenants. Il y a des morts, de nouvelles voies qui sont ouvertes, et des milliards de questions dont j'ai hâte de trouver les réponses. Le tome 9 promet d'être riche en rebondissements et en difficultés pour Zoey et ses amis, et j'ai terriblement hâte de voir comment ils vont les affronter. Haaaaaaaaa, je suis tellement accro que je pense déjà à la suite !!! C'est affolant !
En bref, Libérée est une très bonne suite, teintée de magie et de retournements de situation vraiment prenants. Nous retrouvons avec un plaisir impossible à contenir tous nos héros adorés, et c'est ultra rafraîchissant. Même si ce huitième tome possède quelques défauts, je pense que c'est un fait plutôt normal. Au bout de huit romans, il est de plus en plus difficile d'exhausser complètement les attentes des lecteurs. Puis j'aime tellement ce monde que je pardonnerais pratiquement tout aux auteures, de toute manière. J'attends désormais la suite de pied ferme ! Un nouvel opus sympathique et qui fait du bien, que je conseille à tous les amateurs de la saga La Maison De La Nuit !

Chroniques de la fin du monde, Tome 2 : L'exil
Chroniques de la fin du monde, Tome 2 : L'exil
par Susan Beth Pfeffer
Edition : Poche
Prix : EUR 16,86

4.0 étoiles sur 5 « Une lecture palpitante et déchirante, immanquable pour les fans de cette saga ! », 17 mars 2013
Ce commentaire fait référence à cette édition : Chroniques de la fin du monde, Tome 2 : L'exil (Poche)
A l'instar de son prédécesseur, L'exil est un roman poignant et émouvant, qui nous plonge au cœur d'un monde en perdition à la fois fascinant et dévastateur. Si le premier tome, Au Commencement, avait été une énorme révélation pour moi, je dois bien avouer que ce second opus est légèrement au-dessus de ce à quoi je m'attendais. J'ai eu plus de mal à m'attacher à Alex qu'avec Miranda, et le caractère apocalyptique de l'histoire m'a semblé être un peu plus négligé et moins effrayant. Malgré tout, j'ai adoré suivre Alex, Bri et Julie, ainsi que leur magnifique histoire de survie. L'exil est un roman qui nous en fait voir de toutes les couleurs, et qui nous permet, tout comme le premier tome, de frissonner d'extase et d'horreur.
Comme dit quelques lignes plus haut, j'ai eu du mal avec Alex. Du moins au départ, heureusement. Le truc, c'est que je m'attendais à retrouver un personnage au caractère similaire à celui de Miranda : un protagoniste pour lequel on peut que craquer et ressentir une irrésistible compassion. Mais non, c'est le contraire qui a eu lieu. Alex vit avec ses sœurs, Bri et Julie, et il n'hésite pas à faire preuve, avec elles, d'une morale plutôt dérangeante... Voyez-vous, il n'hésite pas à leur donner des ordres, à les traiter comme des moins que rien, et à considérer les femmes en général comme faibles et soumises. Plutôt misogyne comme héros, non ? Cela m'a beaucoup dérangé, surtout qu'Alex va, à de rares reprises ( heureusement là aussi ), plus loin que les mots. Il passe de la parole aux gestes, et je suis resté plusieurs fois outré devant ses réactions. Après, Brianna et Julie ne se défendent pas spécialement non plus, donc je suppose que le problème vient de leur éducation. M'enfin quand même ! Par chance, Alex s'adoucit dans la suite du récit, et on peut enfin s'attacher à lui comme on aurait dû pouvoir le faire dès le départ. Finalement, on se rend-compte qu'Alex est un grand frère aimant et adorable, prêt à tout pour permettre aux "femmes de sa vie" ( pour reprendre ses mots ) de survivre et de garder espoir.
Concernant la famille qu'ils forment tous les trois, d'ailleurs, il y a énormément de choses à dire. Mon dieu, qu'ils m'ont ému ! En l'absence de toutes formes de parents ou d'adultes, ils vont devoir apprendre à se débrouiller pour manger, boire, avancer, vivre et faire face à la fin du monde. Seigneur, qu'ils sont touchants ! Alex, Bri et Julie représentent chacun l'unique chose à laquelle peuvent se raccrocher les autres. Ensemble, ils vont tout mettre en œuvre pour se sauver les uns les autres. Pour se protéger. Pour se battre. Pour s'aimer. Pour survivre. Je dois bien avouer qu'ils m'ont souvent mis les larmes aux yeux, tant leur récit est gorgé d'humour, d'émotions, d'intensité et d'amour. J'ai adoré voir les liens se resserrer entre eux, découvrir comment chacun permettait aux autres de continuer à lutter en secret, et comprendre comment, à eux trois, ils pensaient pouvoir confronter l'apocalypse et le chaos. Susan Beth Pfeffer nous offre, aux travers de ses trois héros hautement touchants et magnifiquement humains, une belle leçon de partage et d'humilité. Et j'ai, bien évidemment, complètement craqué pour ce concept.
Autre point important : les rebondissements. Si Au Commencement se déroulait dans un minuscule village perdu dans un coin reclus du monde, L'exil prend place en plein cœur de New-York. J'ai été ensorcelé par cet élément. L'auteure a eu l'excellente idée de changer nos perspectives et nos points de vue. Ainsi, c'est tout une autre histoire qui nous est racontée. Alors que les choses semblent être moins graves en ville, on comprend rapidement que ce n'est qu'une illusion. J'ai adoré éprouver ce sentiment d'oppression et de pesanteur alors que je voyageais dans une ville immense et surpeuplée. C'était tellement paradoxale et tellement inattendu que j'ai été totalement charmé. Une fois de plus, Susan Beth Pfeffer a réussi, de par son écriture de maître et son univers tellement bien construit, à me faire vibrer en m'offrant une image cauchemardesque de la fin de monde. Plutôt étrange, n'est-ce pas ? Et c'est tellement bizarre que ça en devient merveilleux.
Petit bémol, par contre. J'ai été déçu par les descriptions des catastrophes. Ceci avait été un excellent point pour le premier tome, et j'ai été attristé de ne pas le retrouver ici. Au Commencement nous permettait d'être en totale immersion face au moindre désastre. Miranda et sa famille étaient toujours au courant du moindre dérèglement climatique ou de la moindre catastrophe naturelle, et j'avais adoré ça. Contrairement à Miranda, Alex est conscient de très très peu de choses, et cela m'a dérangé. Le côté apocalyptique et très bien décrit concernant son ambiance et ses conséquences, mais les chamboulements en eux-mêmes ne nous sont pas si bien transmis que ça. En plus, Alex ne s'affole pas vraiment. "C'est la fin du monde ? Ok, je n'écoute ni la radio ni les personnes autour de moi pour me renseigner.". Bon, j'exagère un peu, mais c'est presque ça. J'aurais aimé en savoir plus sur les conséquences du rapprochement de la Lune, et sur toutes les horreurs que ce terrible accident a entraîné.
A l'inverse, L'exil possède un excellent point que j'avais déjà beaucoup apprécié dans le premier tome : de l'émotion à l'état brut. Purée, que j'ai été bouleversé !!! Tout au long de l'histoire, on reçoit des mini gifles. L'auteure ne nous épargne rien : maladies, descriptions macabres, cadavres dans les rues, suicides, pandémies... Bref, on passe vraiment à travers différentes phases toutes aussi marquantes que dévastatrices. Tout s'accélère au fil de notre lecture, et la conclusion du livre sonne comme un coup de couteau au cœur. Haaaaaaaaaa, mais qu'est-ce que c'est que cette conclusion ? J'ai été à deux doigts de pleurer à deux reprises en une quarantaine de pages. Non mais haaaaaaaa !!! Susan Beth Pfeffer est véritablement une personne ultra frustrante et vraiment horrible avec ses protagonistes ! Purée, que j'ai souffert pour Alex et pour ses sœurs !!! J'ai vraiment été ému au possible en les voyant traverser des épreuves quasiment insurmontables et tellement inhumaines ! Surtout que les derniers chapitres sont gorgés de retournements de situation et de surprises qui promettent une suite vraiment palpitante !!! J'ai tellement hâte de pouvoir la lire !
En résumé, L'exil est une très bonne suite, menée par un héros agaçant au départ mais qui s'assagit et qui nous en fait voir, par la suite, de toutes les couleurs. J'ai adoré pouvoir rencontrer Brianna et Julia, et découvrir la manière dont, avec leur frère, elles vont tenter de survivre et d'avancer. Les émotions et les coups de théâtre sont au rendez-vous, et je vous conseille de préparer les mouchoirs, car aucun sentiment vous sera épargné. Même si L'exil est légèrement en-dessus de Au Commencement, c'est un roman à ne pas manquer ! Il me tarde désormais de découvrir Les Survivants pour retrouver Alex, mais aussi Miranda qui me manque affreusement. Une lecture palpitante et déchirante, immanquable pour les fans de cette saga !

Pour un jour avec toi
Pour un jour avec toi
par Gayle Forman
Edition : Broché
Prix : EUR 17,01

4 internautes sur 6 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 « Un magnifique voyage. Une lecture époustouflante. Un récit comme une bulle d'air, qui nous transporte et nous renverse. », 10 mars 2013
Ce commentaire fait référence à cette édition : Pour un jour avec toi (Broché)
Un magnifique voyage. Une lecture époustouflante. Un récit comme une bulle d'air, qui nous transporte et nous renverse. Gayle Forman m'a surpris. Pour Un Jour Avec Toi un un roman ultra rafraîchissant, et qui fait partie de ces livres qui nous permettent de totalement nous évader. C'est une histoire lumineuse et solaire, pleine de sagesse et de fabuleux messages. Je dois bien avouer que j'ai été totalement charmé. Je suis tombé amoureux du moindre mot, du moindre sentiment, de la moindre sensation décrite par l'auteure. M'envoler aux côtés d'Allyson a été une passionnante expérience, que je serais prêt à renouveler n'importe quand. Pour Un Jour Avec Toi est un roman qui nous change, et qui réduit nos convictions à l'état de cendres. Et j'ai adoré ça.
Tout d'abord, j'aimerai vous parler de Loulou. Enfin, d'Allyson. Seigneur, qu'elle m'a touché. Son histoire, son vécu, ses souvenirs, ses désirs, sa vie... Tout m'a convaincu chez elle. Le truc, c'est qu'Allyson nous paraît irrémédiablement humaine et présente autour de nous lorsqu'on avance dans notre lecture. Chacune de ses émotions pourrait être la nôtre. Nous avons déjà éprouvé chacun de ses ressentis. Gayle Forman a vraiment le don de créer des personnages réels et dévastateurs. On pourrait s'attendre à les rencontrer dans la rue. Allyson m'a ému, m'a bouleversé, m'a transporté et m'a fait sourire. On s'attache à elle, à ses envies, à ses chagrins et à son caractère adorable. Comment ne pas craquer pour elle, vraiment ? Elle a tout pour être l'héroïne parfaite parce que, justement, elle ne l'est pas. Elle est comme tout le monde. Elle se trompe. Elle prend le mauvais chemin. Elle fait face aux bons et aux mauvais accidents de la vie. Mais elle avance. Allyson est courageuse, aimante, passionnée et déterminée. Bref, je l'ai adoré. J'ai véritablement et complètement craqué pour elle. Le truc, c'est que même si je suis un garçon, je me suis identifié à elle d'une manière intense et inattendue. Je ne m'attendais absolument pas à vibrer autant grâce à elle. Mais ce merveilleux récit est porté par sa voix provocante et émouvante, et j'ai tout simplement adoré ça.
Pour Un Jour Avec Toi, c'est avant tout l'histoire de Willem et d'Allyson. Et là, c'est juste l'explosion. Willem, au même titre qu'Allyson, m'a chamboulé. Sa personnalité m'a fait fondre et m'a fait succomber à son charme. Mais alors à eux deux, j'ai juste été éclaté de l'intérieur. Et je vais vous offrir une multitude de mes fidèles "ouaw". Ouaw. Ouaw. Ouaw. Ouaw. Allyson et Willem m'ont fait rêver. J'en ai pris plein les yeux. Mon cœur a loupé des battements, et j'ai eu le souffle coupé grâce à leur histoire. Leur passion à la fois muette et dévorante m'a époustouflé. En une seule journée, durant un simple et unique jour, Allyson va devenir quelqu'un d'autre : Loulou. Une femme prête à tout. Prête à suivre un bel inconnu jusqu'à Paris. Et heureusement qu'elle a pris cette décision. Grâce à eux, j'ai pris une véritable gifle. Leur histoire est sensationnelle, parsemée d'éclats de magie et d'espoir, pleine de sentiments qui s'entrechoquent et d'instants perdus dans le temps. Chaque seconde qui s'est écoulée en leur présence m'a mise à fleur de peau. J'ai été subjugué par leur rencontre.
La deuxième partie du roman se passe sans Willem, puisqu'il a disparu après cette journée enchanteresse. Nous retrouvons donc une Allyson dévastée et perdue. Sauf qu'elle n'est pas une héroïne ordinaire. Car elle ne perd pas espoir. Et je crois que c'est à ce moment-là que Pour Un Jour Avec Toi est passé de simple lecture à drogue impossible à lâcher. Alors que tout pourrait prendre une tournure grise et triste, qu'Allyson pourrait s'enfermer sur elle-même et tout abandonner, elle avance. Ce récit, c'est une perle. De l'espoir à l'état pur. Car même si tout va mal, il reste encore de la lumière. Du plaisir. De la joie. De la vie. Allyson m'a énormément touché dans cette seconde moitié du récit. On la comprend sans aucune peine. Et alors que Gayle Forman prend le risque de la transformer en adulte dépressive et carrément insupportable, il n'en est rien. Elle maîtrise tellement bien son histoire que tout cela ne fait que rendre Allyson plus vraie et plus émouvante.
Pour Un Jour Avec Toi, c'est également une histoire de voyages, de rencontres et partage. Mon dieu, que j'ai été pris aux tripes par les nombreux lieux qu'Allyson a visité. Ce roman est une véritable ode à la connaissance de l'autre et à la quête de l'inconnu. Chaque protagoniste que Loulou rencontre m'a plu et m'a touché, alors qu'on ne se retrouve en présence de chaque personne que durant quelques pages. Mais on y croit. Et on en redemande. Gayle Forman nous dépeint un monde ultra plaisant, où tout n'est pas que noir, où rien n'est jamais vraiment perdu. Je dois bien avouer qu'après avoir lu cette histoire, je suis plus prêt que jamais à voyager, à me perdre entre des rues que je ne connais pas, et à me lancer dans l'échange avec autrui. C'est tellement déstabilisant, tellement bon et tellement intense que j'en veut encore.
Gayle Forman nous délivre également de nombreux messages grâce à son écriture de maître. Elle utilise de nombreuses phrases poignantes et saisissantes, qui m'ont totalement comblé. Ses nombreuses réflexions sur la vie, le temps, la mort, la confiance, l'amitié, la famille, le fait de vivre en général, d'être vivant, de pouvoir dire oui et d'avancer sont tout simplement captivantes. Par ailleurs, elle nous offre tout cela dans le cadre splendide qu'est celui de Paris. Elle dépeint la ville d'une manière à la rendre douce et paisible. Un lieu où tout peut arriver n'importe quand. Ajoutez à cela deux personnages parfaits et vous touchez du doigt ce qu'est cette histoire extraordinaire.
En conclusion, Pour Un Jour Avec Toi est un véritable coup de cœur. Allyson est juste parfaite. Touchante, émouvante, un brin provocatrice, humaine et pleine de surprises. Je l'ai tout simplement adoré. Son histoire avec Willem nous consume et nous dévore, alors que tout se passe dans le silence le plus pur. Un regard, une caresse, un baiser, et on en voit de toutes les couleurs. La quête de vérité et vers la connaissance d'elle-même d'Allyson m'a profondément bouleversé. Ce roman est également un hymne à la vie, à l'espoir, à la confiance et à l'amour. Pour Un Jour Avec Toi se termine sur un énorme cliffhanger, et attendre la suite va s'avérer être une véritable torture. Un roman éblouissant et lumineux, perdu entre passion et douleur, entre espoir et abandon, entre mots muets et instants suspendus, à ne manquer sous aucun prétexte.

Kaleb, Tome 2 : Abigail
Kaleb, Tome 2 : Abigail
par Myra Eljundir
Edition : Broché
Prix : EUR 16,63

4.0 étoiles sur 5 « Abigail est un ouvrage redoutable et enivrant. », 5 mars 2013
Ce commentaire fait référence à cette édition : Kaleb, Tome 2 : Abigail (Broché)
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Ouaw ! Que d'intensité ! Que d'émotions ! Abigail est une excellente suite à Kaleb. Tout y est ultra prenant, haletant et délicieusement angoissant. C'est un deuxième tome à la hauteur du premier, qui nous embarque à nouveau au cœur d'une mythologie maîtrisée à la perfection et aux côtés de personnages exaltants. Retrouver Kaleb et Abigail a été du plaisir à l'état pur. Si vous vous demandez pourquoi je n'ai pas attribué 5/5 au roman, c'est tout simple : ce n'est pas un coup de cœur. Mais on s'en rapproche terriblement ! Il m'a juste manqué le petit truc en plus que j'avais ressenti en lisant Kaleb. Je reviendrai là-dessus plus tard dans ma chronique. A part cela, Abigail est un récit violent et brutal, gorgé de surprises et de puissants sentiments, qui m'a totalement conquis.
Voyager une nouvelle fois avec Kaleb, Abigail, le colonel Bergsson ou encore tous les EDV m'a vraiment fait un bien fou. Je n'avais pas réalisé à quel point leurs personnalités si originales m'avaient manqué. Kaleb, fidèle à lui même, est tout en noirceur, en émotions destructrices et brutes, en frénésie et en passion. J'ai adooooooré les retrouver lui et son don. Je crois que l'empathe s'est servi de son pouvoir pour m'attirer dans sa toile. Surtout qu'ici, il révèle un nouvel aspect de sa personnalité : sa douceur. Enfin sa douceur... C'est vite dit. Car même si on sent bien que Kaleb désire se faire aimer et se détourner du Mal, cela ne l'empêche de l'exercer un peu partout autour de lui. Et c'est tellement jouissif ! Ok, c'est mal de penser ça, non ? Mais, comme le dit Myra Eljundir, « c'est si bon d'être mauvais » après tout. Kaleb est un anti-héros que j'aime tout particulièrement. Il est tellement complexe, originale et envoûtant qu'il est impossible de ne pas craquer. On se lie à lui de manière intense, et on ressent dès lors chaque sentiment qui lui parvient. Haine, rage, colère, espoir, joie et amour. Une fois de plus, l'auteure nous en fait voir de toutes les couleurs en nous livrant une palette de sentiments terriblement bien exploitée.
Mais cette fois, Myra Eljundir va encore plus loin. Plus loin dans le sens où Kaleb n'est pas seul : Abigail va le rejoindre dans sa quête de vérité et dans la recherche de ses origines. Et là, ouaw. Ouaw, ouaw, ouaw. Comment vous dire... A chaque instant où nos deux héros sont ensemble, c'est l'explosion. Mais vraiment. Abigail et Kaleb forment un couple pour lequel j'ai totalement succombé. J'ai frissonné, j'ai eu des papillons dans le ventre, j'ai eu chaud et je me suis senti fébrile en lisant certains de leurs exploits. Tout est tellement saisissant et dévastateur avec eux ! Le lien répulsion/passion qui va voir le jour entre eux m'a complètement convaincu. Tout est tellement logique, tellement normal, tellement cohérent entre eux que je n'ai rien pu faire à part me laisser aller. Cet espèce d'amour malsain qui les pousse à s’autodétruire en s'aimant m'a vraiment bouleversé. Il y a des scènes passionnelles, charnelles, torrides et monstrueusement palpitantes, puis il y a des scènes électriques, gorgées de noirceur et de ténèbres irrésistibles. Sans rire, à chaque fois que je lisais un passage dans lequel Kaleb et Abigail engendraient le chaos autour d'eux, j'y étais. Myra Eljundir nous livre, de par son écriture concise et fluide, des passages ultra visuels. J'avais l'impression d'être au cinéma. Un cinéma un peu particulier, certes, parce que je ressentais également des milliards de sensations irrépressibles. C'était juste fascinant. Et tellement insane. J'ai adoré ça.
Et c'est loin d'être tout ! Alors que le duo explosif Kaleb/Abigail nous consume et nous brûle de l'intérieur, les rebondissements, eux, nous dévorent littéralement. Purée, que Myra est intelligente. Brillante, même. Les coups de théâtre monumentaux s'enchaînent, et c'est au cœur d'un véritable enchevêtrement de trahisons, de secrets, de mensonges et de révélations inattendues que nous plongeons. L'auteure a créé un univers riche en surprises et en grandes gifles. Non mais... Qui croire ? A qui faire confiance ? Chaque personnage qui semble être la clé pourrait n'être qu'un pion. Qui commande ? Qui obéit ? Qui est le maître et qui est l'esclave ? Je vous jure qu'on entre dans une véritable psychose. Toutes ces questions n'arrêtaient pas de me tourmenter tout au long de ma lecture. Et j'ai, évidemment, adoré ça. C'est tellement bon de sortir de sa zone de confort et de douter de tout. Quoi, comment ça je débloque ? Je suis littéralement tombé amoureux de ce délicieux frisson qu'a provoqué l'histoire de Myra Eljundir en moi. Ouaw.
La seule chose qui m'a empêché d'attribuer 5/5 au roman vient du fait que, même si j'ai énormément vibré en dévorant Abigail, l'histoire m'a semblé être moins intense que la précédente. Pas dans les personnages ou dans les émotions, mais plutôt dans l'idée que je ne faisais que redécouvrir le monde de Myra Eljundir. Je n'ai pas ressenti cette excitation de la première fois, du dévoilement des dons de Kaleb et de l'histoire des Enfants Du Volcan. Vous voyez ce que je veux dire ? Ce second tome permet de développer et d'approfondir avec brio les bases du premier volume, sans nous apprendre de nouvelles choses. Mais ce n'est pas vraiment un mauvais point, vu que les détails qui nous sont donnés ici sont vraiment excellents. En fait, il m'a juste manqué cet effet de révélation qui m'avait tant plu dans le premier tome.
La fin du roman m'a totalement pris de court, et je crois que je ne m'en suis toujours pas remis. Un peu à la manière d'un feu d’artifice, Myra Eljundir nous offre un bouquet final exceptionnel avec Abigail. Il y a tellement tellement tellement de choses qui nous sont dévoilées et qui mettent en place des éléments décisifs pour le tome 3 que j'en suis resté sur les fesses ! Que de surprises, que de palpitations, que d'exaltation ! Le dernier opus de la trilogie promet d'être puissant et délectable ! J'ai tellement hâte !
En conclusion, Abigail est un ouvrage redoutable et enivrant. Kaleb et sa compagne m'ont fait rêver, m'ont fait trembler et m'ont permis de vivre des instants faits de destruction et de passion carrément grisants. L'intrigue de la trilogie évolue de manière parfaite elle aussi, et les nombreux rebondissements que possède le roman m'ont simplement coupé le souffle. Même si Abigail est légèrement en-dessous de Kaleb de par le fait qu'on retourne dans un monde déjà connu, le roman ne perd en aucun cas de son charme tellement attrayant. J'attends désormais la suite avec une impatience tout juste impossible à contenir. Une lecture séduisante et grisante, dangereuse et sensuelle, qui nous pousse à pencher du mauvais côté pour la seconde fois. C'est si bon d'être mauvais.

Addict
Addict
par Jeanne Ryan
Edition : Broché
Prix : EUR 16,06

3 internautes sur 3 ont trouvé ce commentaire utile 
3.0 étoiles sur 5 « Un bon roman aux défauts nombreux et énervants. », 4 mars 2013
Ce commentaire fait référence à cette édition : Addict (Broché)
[...])

Addict est différent de ce à quoi je m'attendais. Pas mieux, mais pas pire non plus. Juste différent. Je m'attendais à une histoire très intense, très haletante et obsédante de la première à la dernière page. Je m'attendais à découvrir des personnages matures et durs à cuire. Je m'attendais à découvrir de véritables séances de torture et des défis sanglants. Oui bon ok, je m'attendais à quelque chose dans la même veine dans les films SAW, en fait. Au final, je n'ai rien eu de tout ça. Ou presque. Si le début du roman est assez lent et pose les bases du récit, je dois bien reconnaître que les derniers chapitres m'ont fait vibrer et m'ont coupé le souffle. Littéralement. L'ambiance de Addict, sur la fin, m'a juste fait suffoquer. Malheureusement, cet excellent point ne rattrape pas tout. Même si Addict est un roman sympathique et qui délivre d'importants messages, ce n'est pas une lecture immanquable.
Au tout début, il y a déjà quelque chose qui m'a dérangé : le prologue. Voyez-vous, l'auteure nous décrit une scène plutôt prenante et qui nous permet d'entrer directement au cœur des choses puis, pouf, on passe à autre sans y revenir. Je dois bien avouer que je n'ai absolument pas compris qui était la personne dont elle nous parlait dans ces premières pages. Ensuite, nous passons au premier chapitre et nous rencontrons Vee. Vee est une héroïne à laquelle je ne me suis pas du tout attaché. Non pas parce qu'elle est antipathique ou stupide, mais je ne sais pas, je n'ai pas ressenti d'émotions spéciales en apprenant à la connaître. Par ailleurs, il y a une chose qui m'a énormément dérangé : son immaturité. En fait, en commençant Addict, je m'étais préparé à vivre cette lecture aux côtés de protagonistes très matures, prêts à tout pour remporter leurs défis tout en laissant échapper leurs failles. Un peu comme si l'histoire les aurait poussés dans leurs derniers retranchements. Vous voyez ce que je veux dire ? Or, là, ce n'est pas du tout le cas. Vee exécute un premier défi, puis un autre, puis un autre, sans vraiment réfléchir aux conséquences. En plus, j'ai bien senti que Jeanne Ryan tentait de faire transparaître un côté adulte en elle. Il y a certaines réflexions qu'elle nous livre qui sont plus poussées et plus profondes que que les autres. Mais à part ça, Vee reste très niaise. En plus de ne pas se concentrer sur les conséquences de ses actes, elle fait quasiment systématiquement les mauvais choix. Puis elle s'en veut ensuite. Non mais attends, il fallait y penser avant ! Surtout que Vee va rapidement entrer dans une phase de psychose, et se mettre à douter de tout. Que j'ai trouvé ça ennuyant ! Autant habituellement je ne crains pas, autant là c'était l'horreur. Que ce soit dans pour les défis ou pour ses sentiments, elle n'arrêtent pas de se plaindre de ne pas être sûre de pouvoir continuer. Tssssst ! Heureusement, elle se rattrape au final, en devenant une toute autre personne. Mais je vous reparlerai de ça en en arrivant à la conclusion du roman.
Niveau sentiments, d'ailleurs, j'ai trouvé l'espèce de "romance" carrément bizarre. Vee va faire la rencontre du beau Ian lors d'un défi qu'ils vont devoir réaliser ensemble. Et hop, un mot, un regard, et elle tombe raide dingue de lui. Non non non non et non ! C'est du grand n'importe quoi ! Surtout que Ian m'a semblé adopter un comportement étrange tout au long du livre. Le truc, c'est que l'histoire se déroule sur quelques jours à peine ( peut-être même quelques heures ). Et notre Ian, au bout d'une soirée, appelle Vee "bébé" ou "chérie". Au secours. Puis même, Vee craque tellement facilement que ça en devient drôle. Par contre, j'ai apprécié la relation Vee/Tommy/Matthew, qui aurait méritée un peu plus de développement et d'approfondissement. Là, au moins, il y avait de la matière. Mais non, facilité oblige, Jeanne Ryan nous créé une histoire d'amour vraiment pas convaincante.
Heureusement, les rebondissements - et les défis - rattrapent le tout. Si, au départ, les épreuves sont assez simples et m'ont donné envie de les essayer, la suite de l'histoire corse les choses et rend l'intrigue ultra perturbante. Moi qui m'attendais à recevoir une bonne dose d'adrénaline, la deuxième partie du récit est parvenue à me l'offrir ( ok, à un niveau moins élevé que je l'aurais désiré, mais quand même ). Voyez-vous, les derniers défis sont vraiment difficiles, psychologiquement parlant. Vee et Ian, ainsi que les autres joueurs auxquels Addict les forcera à se lier, vont véritablement en voir de toutes les couleurs et être vidés mentalement et physiquement. Les ultimes épreuves sont très dures à lire, car on sent que tout peut basculer du tout au tout en quelques secondes. Le jeu Addict prend une toute nouvelle tournure, à la fois dangereuse, terrifiante, excitante et malsaine. J'ai adoré le sentiment de claustrophobie qu'ont provoqué en moi les derniers chapitres de l'intrigue. C'était vraiment génial. Carrément flippant, mais génial. Comme dit précédemment, Vee se transforme totalement et devient plus forte, plus sûre d'elle. Elle m'a bien plus convaincu dans les derniers défis que dans les premiers, pour lesquels elle adoptait des réactions plus qu'incohérentes. Elle comprend les enjeux qu'entraîne son inscription à Addict, et cela m'a beaucoup plu. Surtout que la conclusion du livre est gorgée de pression, de suspense et de retournements de situation qui sont juste imprévisibles.
Addict nous permet de comprendre beaucoup de choses et nous délivre d'importants messages. Dans une société où les réseaux sociaux et l'appât du gain évoluent de manière exponentielle, je suis persuadé qu'un jeu dans le style d'Addict fonctionnerait à merveille. Je me demande même si je ne craquerais pas, d'ailleurs. Jeanne Ryan nous offre une belle leçon d'humilité concernant nos désirs et nos ambitions, et jusqu'où nous sommes prêts à aller pour y accéder. Je dois bien avouer que les réactions des candidats et celles de Observateurs, bien que totalement opposées, sont compréhensibles de la même manière. Je suis presque sûr que je ne pourrais pas m'empêcher de regarder Addict si le jeu était réellement diffusé. Par ailleurs, Jeanne Ryan nous permet de réfléchir sur les télé-réalités, et sur toutes les émissions filmées en général qui nous permettent de découvrir la vie de candidats enfermés. Est-ce vrai ? Et si tout était joué ? Autant d'interrogations sur lesquelles il faut apprendre à s'arrêter.
Enfin, la conclusion du roman est des plus étranges. C'est une fin trèèèèès ouverte, mais cela ne m'a, bizarrement, pas plus gêné que ça. Je crois que c'est parce que je ne me suis pas attaché à Vee, et que cette fin semble lui réserver encore beaucoup de choses. Du coup, je me fiche un peu de ce qui va lui arriver. Mais quand même, j'aurais aimé en savoir plus. En outre, Vee et Ian deviennent les leaders d'un mouvement qui m'a semblé se mettre en place bien trop rapidement. Comme si ça coulait de source. Comprenez donc que je ne suis vraiment pas convaincu par la fin du livre.
Addict est donc une lecture divertissante et prenante dans les dernières pages. Malheureusement, les protagonistes ne m'ont absolument pas touché, et leurs réactions disproportionnées et illogiques m'ont rapidement agacé. Vee est une héroïne très immature, dont l'auteure a essayé de faire quelque chose en la laissant apparaître comme plus âgée et plus mûre à travers quelques réflexions, mais la sauce ne prend pas vraiment. Elle prend toujours les mauvaises décisions. Malgré tout, les excellents éléments qui peuplent les derniers chapitres rattrapent un peu le tout. Il en va de même avec les réflexions que nous délivre Jeanne Ryan. Un bon roman aux défauts nombreux et énervants, qui aurait pu être excellent s'il avait pris une direction différente et possédait une héroïne plus forte et plus mature.

Confusion
Confusion
par Cat Clarke
Edition : Broché
Prix : EUR 17,01

4 internautes sur 4 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 « Un récit gorgé de ténèbres humains et de fantômes faits de désespoir et de douleur, qui m'a complètement fait craquer. », 2 mars 2013
Ce commentaire fait référence à cette édition : Confusion (Broché)
OH. PURÉE. C'EST. QUOI. CE. LIVRE. Non vraiment, je me pose encore la question. Vous connaissez cette sensation carrément étrange que vous ressentez quand vous terminez un roman juste... Hautement perturbant ? Ce sentiment d'avoir les membres alourdis, la gorge sèche, l'esprit comateux ? C'est exactement mon cas, actuellement. Et c'est... Extraordinaire, j'imagine. Confusion est une véritable surprise, c'est le moins qu'on puisse dire. Je ne m'étais absolument pas préparé à ça en lisant le résumé. Et je comprends désormais beaucoup mieux pourquoi ce récit a bouleversé l'Angleterre. Je devrais me filmer, là tout de suite, pour que vous réalisiez à quel point je suis ému. Crotte de crotte de crotte de crotte de crotte, comment voulez-vous que j'écrive ma chronique dans un état pareil ?
Le truc, c'est que Confusion m'a vraiment perturbé. Me perturbe. Je sens que l'histoire ne va me quitter de sitôt. C'est assez spécial à décrire, en fait. L'intrigue est enivrante. Obsédante. Poignante. Déchirante. Et magnifiquement troublante. Un huis-clos hantant et dévorant. Une intrigue profonde et intense. Franchement, comment ne pas craquer ? Dès le départ, j'ai bien senti qu'une étincelle avait vu le jour entre l'héroïne du récit, son histoire, et moi. Grace est une adolescente que l'on pourrait qualifier de légèrement dévergondée. Elle boit beaucoup, sort sans prévenir sa mère, couche avec tout le monde et possède une personnalité très originale. OK, on est très loin des critères habituels concernant les héroïnes des romans Young-Adult. Cela peut gêner ( et je comprendrai complètement pourquoi ), mais, me concernant, cet aspect de Confusion m'a juste fait craquer. En effet, Grace est une vraie bouffée d'air frais. De cynisme. D'intensité. De réalité. Son caractère et son attitude font d'elle un personnages vraiment "vrai". On ne peine pas une seconde à croire à ses réactions, à ses sentiments, à ses sanglots et à ses éclats de rire. Elle est là, un point c'est tout. C'est une adolescente comme les autres. Cette jeune fille qui attend le bus juste à côté de vous. Qui boit un peu trop dans un bar. Qui cours pour se défouler. Qui hurle contre sa mère comme votre sœur le fait. Sincèrement, c'est Grace. Juste Grace. Entière. Vraie. Drôle. Émouvante au possible. Attachante malgré ses excès et ses folies. Je me suis tellement lié à elle, c'est dingue !
Grace évolue dans un monde où les autres comptent énormément. Nous avons d'abord sa mère, personnage également très bien construit, qui m'a à la fois inspiré de la peine et de la haine. Pour que je ressente cela face à un protagoniste secondaire, c'est vraiment qu'il y a quelque chose. Et ce "quelque chose" est sans l'ombre d'un doute la capacité de l'auteure à fournir une vraie authenticité à ses héros. Une profondeur rare et pratiquement irréelle qui m'a complètement envoûté et possédé. D'ailleurs, ce don ressort chez d'autres personnes, tels que Sal et Nat. Houlalalalala, Sal et Nat ! Mon dieu, qu'ils m'ont paru vrais eux aussi ! Ils représentent à eux seuls l'univers de Grace. Du coup, nous les rencontrons à de très nombreuses reprises, et c'est toujours un vrai bonheur. Je suis vraiment impressionné par le pouvoir de Cat Clarke. Celui de bâtir des personnages en chair et en os alors qu'ils ne sont en fait que des lettres sur du papier. Le trio Nat, Sal, Grace est juste extraordinairement perturbant et dérangeant. Les liens entre eux sont uniques et palpitants. Une fois pris dans leur piège, impossible d'en sortir indemnes, je vous le jure !
Maintenant que la petite présentation des personnages est faite, je peux ( enfin ! ) vous parler de l'intrigue. Et, là, je suis complètement en droit d'utiliser à l'infinie mes "ouaw". Ouaw ouaw ouaw ouaw ouaw !!! Purée !!! Le truc le plus stressant dans cette affaire, c'est que je ne trouve vraiment aucun mot pour décrire tout ce que j'ai ressenti en lisant Confusion. Les rebondissements ne s'arrêtent jamais ! Et pendant les seuls moments de répit qui nous sont accordés, on retient notre souffle car on sait que quelque chose se prépare ! C'est juste... Merveilleux ! Que feriez-vous à la place de Grace, si vous vous retrouviez dans une pièce seulement faite de blanc immaculé, de feuilles de papier et de milliers de stylos ? Vous écririez. Moi aussi. Grace aussi. Et en découvrant son "journal intime", on pénètre dans un univers époustouflant. Des flash-back intenses. Des souvenirs captivants. Des expériences qui nous brisent le cœur. Sincèrement, tout est parfait dans ce récit. Tout est maîtrisé à la perfection. Tout est tellement tellement tellement tellement tellement tellement attrayant.
Attrayant. Exaltant. Excitant. Grisant. Confusion, c'est tout ça en même temps. Le truc, c'est qu'on se sent sans cesse OBLIGÉS de lire ce livre. Et vous savez pourquoi ? Parce que l'auteure sait comment nous rendre accros. En effet, elle pose un milliards de questions dès le début du livre et n'y répondre qu'au compte-goutte. Elle distille les indices. Et nous mène sur des voies complètement fausses ! Si si, je vous assure. Je m'étais créé plusieurs scénarios en lisant le roman... Tous, absolument tous, se sont révélés être inexactes. Car Cat Clarke a un autre don : celui de rendre l'ambiance de son roman noire et envoûtante. En effet, tout tout tout out tout nous pousse à plonger dans ce récit. L'atmosphère lourde et pensante mais tellement jouissive, les personnages jeunes et pourtant si passionnants, les questions tellement nombreuses qu'elles m'ont rendu fou tout en étant complètement justifiées. Bref, Confusion est une drogue. Une excellente drogue, je dois dire. C'est aussi simple que ça.
Le roman s'avale très ( TROP ) rapidement, et on parvient à comprendre toute la complexité de l'intrigue seulement à dix pages de la fin. Dix pages pendant lesquelles j'écoutais mon cœur battre la chamade tellement fort que j'avais l'impression que toute la maison était en mesure de l'entendre. Mon pouls s'est accéléré, mes lèvres ont tremblé, et je me suis soudain senti très lourd. J'étais abasourdi, stressé, angoissé, je sentais l'adrénaline qui coulait à flot dans chacun de mes membres. Et puis j'ai réalisé ce qui m'arrivait. J'étais en état de choc, tout bêtement. Mais par "état de choc", j'entends VRAIMENT état de choc. Le genre mal-au-ventre-et-au-coeur-les-mains-gelées-la-bouche-grande-ouverte-et-la-mâchoire-prête-à-se-décrocher état de choc. Ouaip, vraiment. Les ultimes retournements de situations m'ont achevé, et j'ai dû reprendre mon souffle plusieurs minutes avant d'avaler d'une traite les dernières pages qui sont, elles, chargées en vérité, en amertume, en douleur, en douceur, en passion et en choques. J'ai reçu assez de toutes ces émotions pour l'année, je crois.
Vous l'aurez compris, Confusion est un énorme coup de cœur. Un coup de cœur particulier car l'histoire est hypnotique et étrangement enivrante, mais un coup de cœur quand même. Grace et son histoire ont bousculé toutes mes convictions et mes idées. Cat Clarke a réellement créé une intrigue rare et puissante, qui va, j'en suis persuadé, rester longtemps gravée dans ma mémoire. Un récit gorgé de ténèbres humains et de fantômes faits de désespoir et de douleur, qui m'a complètement fait craquer. Après, je peux comprendre que l'histoire ne plaise pas à tout le monde. En effet, l'aspect "attente" pour avoir les réponses à nos questions peut paraître assez long, et les excès de Grace peuvent être dérangeants.. Mais, personnellement, je ne l'ai absolument pas senti comme ça. Confusion a été, pour moi, une explosion. C'est une sorte d'OVNI dans la littérature Young-Adult de nos jours. Et je l'ai adoré. Un récit déroutant et frappant, à ne manquer sous aucun prétexte.

Undone
Undone
par Cat Clarke
Edition : Broché
Prix : EUR 7,26

3 internautes sur 3 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 « Je reviendrai souvent à ce livre, à ses personnages et à son histoire. J'en suis intimement persuadé. », 2 mars 2013
Ce commentaire fait référence à cette édition : Undone (Broché)
Elle a réussi. Une fois de plus, elle a réussi. Alors qu'à un certain moment je n'y croyais plus trop, Cat Clarke a réussi. Elle a réussi à me faire pleurer devant toute ma famille. Elle a réussi à me faire trembler et à m'arracher le cœur, à me couper le souffle et à me retourner l'estomac, à me faire vivre une aventure tellement intense que c'est comme si je l'avais rêvée. Elle a dépassé toutes mes attentes, alors que nous savons tous qu'elles étaient juste inaccessibles. Mais elle l'a fait. Undone est un coup de cœur. En fait, non. C'est tellement plus que ça. Je suis en train de vivre une véritable gueule de bois livresque. Je ne comprends pas comment les gens autour de moi peuvent continuer à agir normalement alors que mes sentiments viennent juste d'être éclatés, détruits, ravagés. Ce n'est pas normal. Undone m'a bouleversé. Undone m'a dérangé. Undone occupe mon esprit. Undone fait frissonner mes mains. Undone va me hanter. Undone va m'obséder.
Écrire cet avis ne va pas être une partie de plaisir. Loin de là même, je pense. Voyez-vous, je plains sérieusement le prochain livre que je vais lire, parce qu'il ne pourra pas arriver à la cheville de ce roman. Il y a tellement de choses à dire. Tellement de choses à ressentir. Tellement de choses à vivre. Je pense que je ne e dirai jamais assez : Cat Clarke est, en l'espace de quelques mois seulement, devenue ma déesse en tant qu'auteure de Young-Adult. Je ne vous cache pas qu'après avoir lu Confusion et Torn, j'en attendais donc beaucoup venant de Undone. Surtout que les avis sur Goodreads étaient vraiment excellents, et qu'ils promettaient la réception de nombreuses claques. Je m'étais préparé à ça. Et, franchement, je ne pensais pas que Cat Clarke pouvait dépasser les limites déjà parfaites qu'elle s'était imposée avec ses deux précédents ouvrages. Sauf qu'elle l'a fait. Et merveilleusement bien, en plus. Undone m'a dévasté.
Undone c'est, avant tout, l'histoire de Jemima et de Kai. Une histoire d'amitié renversante et émouvante au possible, qui ne laissera personne de marbre. Kai est homosexuel et, malheureusement pour elle, Jem a complètement craquée pour lui depuis leur plus tendre enfance. La situation est assez spéciale et assez amusante quand on y pense, et Jem a appris à faire avec. Tout était parfait, jusqu'au jour où une vidéo de Kai a été mise en ligne. Vidéo dans laquelle on comprend clairement qu'il est gay. Pour Jem, ce n'est pas grand chose. Il va savoir vivre avec. Sauf que les choses ne se passent pas exactement comme ça. Kai se suicide, laissant derrière lui une Jem détruite. Mais il n'a pas vraiment dit son dernier mot. En effet, il a laissé douze lettres, une pour chaque mois de l'année, à Jemima.
Je n'ai pas vraiment l'habitude de développer un peu plus le résumé d'une histoire mais, pour écrire mon avis, je pense que cela est nécessaire. Sinon, vous ne comprendriez pas du tout mon ressenti sur l'héroïne, Jem. Jem est un personnage hors du commun. Mais pas le sens que vous pourriez croire. Elle n'est pas parfaite. Elle n'est pas plus intelligente, plus belle, plus connue ou plus forte que les autres. Elle est hors du commun parce qu'elle est dérangeante. Je ne sais pas vraiment si je me suis réellement attaché à elle. Quoique les larmes que j'ai laissé couler une fois ma lecture terminée me penche à dire oui. Je vous explique : Jem s'est mise en tête de venger la mort de Kai. Pour elle, les responsables de son suicide ne sont autre que les élèves les plus populaires du lycée. Elle va donc décider de s'introduire dans leur cercle très fermé, pour le détruire de l'intérieur.
Undone nous permet donc de totalement et exclusivement vivre son désir de revanche. Au départ, j'ai eu du mal à la cerner. Puis au bout d'un moment, clac. Je me suis mis à l'adorer. Je ne sais pas comment ni pourquoi, mais un milliard de papillons se sont mis à battre des ailes dans mon ventre. Le truc, c'est que Cat Clarke joue carrément avec la santé mentale de Jem. Et, vous me connaissez, j'ai adoré ça. A des dizaines de reprises je me dis : "Non. Non ce n'est pas possible. Elle n'a pas fait ça. Oh purée si, elle l'a fait.". Et je parlais aussi bien pour Jem que pour l'auteure. Elles nous en font véritablement voir de toutes les couleurs. Jem m'a dérangé. Mais, genre, VRAIMENT dérangé. Le "est-ce-qu'elle-est-folle-ou-quoi-?" dérangé. Je n'arrive même pas décrire mes sentiments vis-à-vis d'elle. Elle à beau débloquer complètement et être prête à toucher la folie du doigt pour venger la mort de Kai, elle n'en reste pas moins touchante et renversante. Mais je ne devrais même pas m'en étonner. Cat Clarke a toujours eu ce pouvoir. Elle sait rendre ses protagonistes réels. Concrets. Cohérents. Humains. Destructeurs. J'ai souffert physiquement pour Jem. Je ne vous parle même pas de mon mental, qui est pratiquement décédé, là tout de suite. Jem est une étoile. Un peu folle et inquiétante, mais personne n'est parfait, non ? Puis sa quête de revanche pour son meilleur ami est magnifique, en un sens. Dangereuse, dérangeante et déchirante, mais magnifique.
Hormis Jem, Kai m'a, lui aussi, énormément convaincu. Il m'a touché comme rarement un personnage l'a fait. L'idée de ses lettres m'a carrément tué. Le retrouver chaque mois était devenu vital, aussi bien pour Jem que pour moi. Il m'a fait rire. D'ailleurs, le roman en général m'a fait rire. Plutôt bizarre. Enfin personnellement, je trouve ça juste magique. Cat Clarke a le don de nous faire sourire alors que l'ambiance de son récit est noire et ensorcelante. C'est juste... Ouaw. Kai m'a fait pleurer. Kai m'a donné envie de vivre. De sourire. De profiter de chaque seconde. Kai m'a tué, au même titre que Jem. Ces deux-là, ainsi que leur amitié inébranlable, ont fait saigner mon cœur et mon âme.
Niveau rebondissements, c'est l'explosion. Bon par contre, j'ai noté un petit bémol. Voyez-vous, je me suis quand même dit au bout d'une centaine de pages que j'en attendais trop, comme dit un peu plus haut. Cat Clarke ne faisait que tâter le terrain et mettre en place les bases de son récit. Je ne dis pas que c'était ennuyant, loin de là, mais j'aurais aimé que tout aille un tout petit plus vite. En même temps, je ne suis absolument pas objectif vu que j'avais mis la barre très haut. Donc bon. Toujours est-il que j'ai eu peur d'être déçu à un moment, et que je comprendrais totalement que certaines personnes trouvent quelques longueurs assommantes. Je le répète, ça n'a pas été mon cas, mais je préfère vous avertir. Mais Cat Clarke se rattrape parfaitement bien avec la suite de son histoire. La preuve, j'ai mis 6/5 à Undone malgré ce minuscule défaut, cela veut tout dire. Les coups de théâtre vont crescendo, et, au fur et à mesure que l'intrigue se développe, c'est comme si l'auteure nous enfonçait des coups de poignard dans l'estomac. On souffre vraiment. J'ai dû poser plusieurs fois le roman pour reprendre mon souffle. Undone, c'est ce genre de livre. Celui qui vous fait transpirer, qui vous pousse à aller voir votre demie sœur à 1h30 du matin dans sa chambre pour lui parler de vos sentiments carrément emmêlés les uns aux autres, qui vous empêche de dormir et vous pousse à réfléchir. Undone, c'est une histoire qui vous fait du mal et qui arrive à vous faire aimer ça. L'overdose nous guette à chaque page, tel un précipice mortel, et on se jette pourtant tête la première à l'eau.
Quand je vous dis qu'il vous pousse à réfléchir, j'entends par-là qu'il vous pousse VRAIMENT à réfléchir. Il y a tellement tellement tellement de messages à déchiffrer. Tellement de symboliques à comprendre. Tellement de choses à creuser et à interpréter. Rien que le fait que Jem puisse s'introduire dans le groupe le plus populaire du lycée laisse à penser : il ne serait donc pas si horrible que ça ? Il ne jugerait donc personne ? Et si ce que l'on pensait de lui était totalement faux ? Bon ok, à l'écrit ça paraît stupide, mais, quand j'y pense, je vous jure que les réflexions sont hyper importantes. Puis même, la revanche de Jem est ultra perturbante. De toute manière, tout est perturbant dans ce livre.
Amitiés, trahisons, mensonges et amours s'entremêlent et s'entrechoquent dans Undone. Je vous jure que la romance présente dans cette histoire m'a bouleversé. A cause de Jem, une fois de plus. Il y a du sexe. Beaucoup de sexe, d'ailleurs. Il y a des instants chargés de passion et d'émotions. Il y a des moments perdus entre beauté et horreur. Puis il y a des heures de lecture enchanteresses et palpitantes, qui ressemblent terriblement à des secondes qui s'engrènent trop vite.
Avec Undone, Cat Clarke va encore plus loin. Encore plus au cœur même des choses : des sentiments, des désirs, et de tous les éléments qui font de nous des êtres imparfaits. Elle a réussi à créer une histoire encore plus intense, plus touchante, plus à fleur de peau que ses précédents récits, chose qui semblait être juste impossible et impensable. Je ne sais pas si vous l'avez remarqué, mais je n'ai pas pu m'empêcher de répéter les mots "dérangeant", "perturbant" et "obsédant". Mais Undone, c'est ça. Une histoire dérangeante et perturbante, qui ne peut pas s'empêcher de nous obséder. Je reviendrai souvent à ce livre, à ses personnages et à son histoire. J'en suis intimement persuadé.
La conclusion du livre est parfaite. Parfaite et déchirante. Je m'attendais à quelque chose de puissant, mais jamais je ne m'étais préparé à ça. Il y a, là aussi, énormément de messages et de symboles. La boucle est bouclée. C'est comme un cycle. En lisant le dernier chapitre, j'avais les mains qui tremblaient et les yeux qui commençaient à être humides. Puis en arrivant à la dernière page, ça a été l'implosion. Jamais je n'avais autant de trembler après avoir lu un livre. Jamais. Et je me suis ridiculisé en pleurant devant toute ma famille pendant cinq bonnes minutes. Quel genre de livre fait ça, sérieusement ? Purée. Et là, rien que d'en reparler, j'ai envie de craquer. Mais j'ai aussi envie de hurler, et de verser toutes les larmes de mon corps à l'idée que je ne vais pas relire du Cat Clarke de sitôt. Attendre pour son prochain roman est d'ores et déjà de la pure torture.
Au final, et je pense que mon immmmmense chronique en atteste parfaitement, je suis fier et heureux de vous annoncer que Undone est un énorme coup de cœur. Pour moi, pleurer et être brisé par une lecture est la plus belle des choses qui puissent exister. Merci, Cat Clarke. Undone est une histoire à ne pas manquer. Vraiment. Je suis de nouveau à court de mots. C'est vraiment horrible. Undone a modifié quelque chose en moi. A transformé une partie de moi. Jem m'a dévasté. Son histoire m'a achevé. Il y a tellement, tellement de choses à dire sur ce livre. Mais je vais m'arrêter là, et simplement vous conseiller de le lire. Mais préparez-vous. Vraiment. Je ne dis pas ça pour rigoler ou pour ajouter de l'effet. Il faut être préparé pour ce genre de lectures. « L'effet Cat Clarke » a fonctionné pour la troisième fois, et j'en suis juste hyper heureux. Undone est dérangeant. Undone est perturbant. Undone est obsédant. Undone est dévastateur. Je réalise que finir cet avis est synonyme d'adieux pour les personnages de cette histoire. Mais je ne suis vraiment pas prêt à les quitter. L'histoire de Undone peut venir me hanter quand elle veut, je n'y verrais aucun inconvénient. Une lecture indispensable signée d'une main de maître, qui me poursuivra encore longtemps.

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