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Contenu rédigé par Fabien Jacquot
Classement des meilleurs critiques: 2.443
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Commentaires écrits par
Fabien Jacquot "fabienj" (France)
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Tales of Us
Tales of Us
Prix : EUR 18,00

12 internautes sur 13 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 Renouvellement et réussite, 9 septembre 2013
Ce commentaire fait référence à cette édition : Tales of Us (CD)
Une fois n’est pas coutume, démarrons avec la conclusion car si vous ne lisez qu’une ligne de cette rubrique, c’est celle-ci; cet album est une grande réussite!

Décidément, Goldfrapp échappant à toute classification mais naviguant entre les genres depuis Felt Mountain, nous livre un petit bijou mélodique et mélancolique. Alors, album trop morose ? Non, mélodie et mélancolie livrées avec tant de talents sont autant de motivation pour faire une pause avant de d’aller de l’avant.

Ce 6ème album explore et exploite avec talents la veine d’une musique plus minimaliste et intimiste. La production se montre légère voire aérienne, les instruments majoritairement acoustiques. On retrouve l’ambiance de certaines compositions de « Felt Moutain » mais également de « Seventh Tree ».

Les blogs Internet ont déjà échangé les paroles des morceaux, avant même la sortie de l’album ( !) tant chaque touche de ces compositions a son importance.

L’album se compose de titres prénoms (à l’exception de « Stranger »), livrés comme une histoire intime individuelle tant les mélodies conjuguées à la voix envoutante d’Alison viennent se nicher sous votre épiderme. On regrette d’ailleurs, l’absence d’un titre de l’insaisissable « Alison » pour que cette dernière nous livre une partie de ses mystères. Malgré cela, on sent bien que Goldfrapp se dévoile au travers de cette dizaine de nouveautés.
.
Le clip de « Drew », à l’image de l’album égrène de belles images noir et blanc et vous grise de ses mélopées.

En 10 titres de « Tales of Us », votre esprit sera repu de luxe, calme et volupté et vous invitera à redémarrer l’album.

Voilà, il n’y a rien à dire de plus, hormis de vous inviter à partager le voyage dans lequel Goldfrapp vous invite. Vous pensiez bien connaitre Goldfrapp ou vous souhaitez les découvrir.
Dans les 2 cas, vous serez surpris !

Fabien Jacquot


Modern Vampires of the Weekend
Modern Vampires of the Weekend
Prix : EUR 10,39

8 internautes sur 11 ont trouvé ce commentaire utile 
4.0 étoiles sur 5 Les Vampires à New York City, 21 mai 2013
Ce commentaire fait référence à cette édition : Modern Vampires of the Weekend (CD)
Telle une météorite, les Vampire avaient pénétré notre stratosphère musicale avec le single A-Punk en 2008. Leur 1er album très réussi avait donné suite à « Contra » là encore laissant présager une suite de qualité.

C’est chose faite, « Modern Vampires of the City » clôt le triptyque selon les Vampire.

Pour cet opus, nos New Yorkais offrent une production plus assagie et plus sombre ou disons prenant compte des éléments de cette vie qui passe.

Ceci donne lui à des morceaux assez dépouillés et très beaux « Obvious Bicycle », « Step », « Hanna Hunt », etc.

N'ayez crainte, ceci n’empèche pas les Vampires de se défouler sur quelques morceaux plus enlevés « Unbelievers », « Diane Young », « Finger Back ».

Ce 3ème opus dévoile la voix plus posée d’ Ezra Koening et un trio empreint de plus de sagesse. Notre quatuor américain ne nous épargne pas la référence divine dans « Worship you » suivi de « Ha Hey » qui pour le coup est de qualité un poil inférieure.

Qu’importe, l’ensemble est enlevé tant par la beauté des mélodies que le rythme rapide maintenant caractéristique de leurs productions énergiques. La production est soignée, parfois dépouillée.

Pour ceux qui admirent la belle photo Noir et Blanc de couverture, sachez que la fumée serait en fait un nuage très polluant qui tua ce jour-là à New York environ 200 personnes.

Fabien Jacquot


Random Access Memories
Random Access Memories
Prix : EUR 6,99

15 internautes sur 23 ont trouvé ce commentaire utile 
4.0 étoiles sur 5 Daft Funk !!!, 20 mai 2013
Ce commentaire fait référence à cette édition : Random Access Memories (CD)
Instant magique et tragique de lancement de l’album tant attendu des Daft Punk. Magique parce qu’il vous reste à découvrir ses 13 titres ; tragique car il faudra encore attendre quelques années pour la prochaine production du duo casqué.
Donc penchons-nous sur la galette qui a fait couler tant d’encre ou plutôt a provoqué tant de clicks sur Google et YouTube.

Mon propos n’est pas de faire la dissection de chacun des morceaux afin de débusquer telle influence, ou telle reprise car ceci gâcherait votre plaisir. Personne n'aime qu'on lui raconte la fin d'un film.

L’entrelacement des références, influences et contributions est tel que les émotions de chacun seront provoquées en fonction de votre propre carte mémoire …musicale. Les Daft Punk ont ciselé un album avec une multitude d’éléments parfois d’infimes particules qui composent un tout.

Pour ceux qui ont suivi « The Collaborators » sur le site des artistes, on sait que les Daft se sont entourés d’une multitude de talents qui ont contribué à la musique des 30 dernières années. La liste est longue, les Daft n’ont pas construit cet album dans leur coin derrière une montagne de synthés et samplers. Certains morceaux peuvent d’ailleurs être qualifiés de dépouillés, un comble quand on rapproche RAM des productions passées du duo.

RAM est plutôt l’Arche de Noé de la musique d’un quart de siècle, Nile Rodgers, Paul Williams et Giorgio Moroder (72 ans) pour les plus anciens. Parions que si Roger Troutman était de ce monde, il serait de la partie.

Voici la 1ère originalité, RAM est construit à la manière de productions passées, avec l’intervention d’une multitude d’artistes sur un seul disque. La vie des studios des années 70 en somme, où il suffisait d’ouvrir la porte pour rapatrier du couloir ou de la buvette quelques pointures pour faire les chœurs. Dans le cas présent, Julian Casablancas des Strokes, Tood Edwards et Panda Bear qui passait par là et Chilly Gonzales qui trainait près du piano et John Robinson Jr qui triturait sa caisse claire dans son coin.

Ces contributions acoustiques ne sont en rien noyées sous une montagne de bricolages électroniques. Les Daft ont laissé la part belle aux instruments. Le riff inimitable de Nile Rodgers, le piano de Gonzales et la batterie de J Robinson ou Omar Hakim. Les Daft rajoutent naturellement leur patte humanoïde. L’exemple dans « Get Lucky » exprime parfaitement la philosophie de l’album dans la portion où pendant quelques insitants, c’est au tour des Robots d’être Lucky.

Ceci constitue la 2ème caractéristique de RAM. Les Daftt dépoussièrent la Funk tout en ajoutant leur touche ô combien personnelle épaulés par une techno actuelle mais qui sait se faire discrète.

Les Daft ont souvent tourné autour de la Funk mais de manière plus électro. Ce retour à un Funk plus essentiel, c’est une conception oubliée de la musique avec un rythme frappé en utilisant la cymbale charleston et une caisse claire sèche, d’une basse grasse à labourer un champ, de riffs aériens. Les claviers ne sont pas systématiquement présents L’ensemble est … léger mais diablement entrainant.

La 3ème caractéristique; la 1ère écoute de RAM peut être décevante car la musique n’est pas destinée à être accrocheuse. Son énorme avantage réside dans sa découverte à chaque écoute et donc la construction crescendo d’un plaisir. Vous découvrirez que la musique de cet album va se nicher sous votre épiderme et vous met en état de manque quand le dernier morceau s’achève.

Ces 13 plages ont toutes leurs personnalités. L’hommage de 8mins à Giorgio Moroder, démarré par des bribes d’interview est épatant notamment quand le synthé si caractéristique démarre complété par une batterie élocante.

Saluons d’ailleurs l’échange réussi entre la boite à rythmes et les 2 excellents batteurs pour des prestations toutes en touché et nuances. La basse est également très mise à l’honneur, bel effort !

Le piano quant à lui résonne sous les doigts de Chilly Gonzales dans « Within ».

« Touch » avec Paul Williams est un morceau central avec ses 250 pistes et ce voyage sidéral dans la musique entre Star Wars, Phantom of the Opera et beaucoup d’autres.

Alors, musique rétro-futuriste railleront les grincheux…Ne gâchez pas votre plaisir avec ces points de vue injustes. De tous temps, la musique a puisé son inspiration dans l’histoire de la musique.

Vivez cette Odyssée de votre inconscient musical qui fera renaitre en vous, telle une Madeleine Proustienne, des évènements de votre existence tout en vous projetant dans votre vie de demain. Rarement, le lien entre musique d’hier et production d’aujourd’hui n’a été si réussi. Ceci laisse pressentir que cet album fera date et servira lui-même d’inspiration à d’autres artistes.

Album dance ? Plutôt, Odyssée dansante, car « Contact » entrouvre la porte sur l’existence extraterrestre avec ce commentaire du capitaine de la mission Appolo 17 que… vous découvrirez.

Le constat demeure que les 2 Robots sont parmi nous pour un bon moment.

Merci les gars.

Fabien Jacquot


Get Lucky (Radio Edit)
Get Lucky (Radio Edit)
Prix : EUR 0,99

14 internautes sur 15 ont trouvé ce commentaire utile 
4.0 étoiles sur 5 Nous sommes lucky !, 22 avril 2013
Ce commentaire fait référence à cette édition : Get Lucky (Radio Edit) (Téléchargement MP3)
Les Daft Punk nous ont bien fait marner avec cette séquence de 15 secondes diffusée sur leur site et tirée de leur nouvel album à paraitre dans exactement 1 mois.

On a fini par comprendre que ce teaser s’appelait ‘Get Lucky’.
Le voici donc et disons-le, c’est très réussi.

Il s’agit de la version radio qui laisse présager d’une version album probablement différente. D’ailleurs, l’assemblage fait penser à un montage spécifique. A voir.

Sinon, imaginez ce funk des années 80 dépoussiéré par nos amis, qui ont le support de la guitare magique de Nile Rodgers et Pharell Williams au micro.

Autrement dit, une inspiration « Chic » avec un riff funk très aérien grâce à Nile Rodgers et une basse bien grasse et qui claque comme si le musicien jouait avec des tenailles. Rapjoutez des claviers discrets. Le rythme résonne comme un clap plus utilisé de nos jours. Pharell joue son rôle, disons sans forcer.

Et puis d’un seul coup, nos 2 robots rentrent dans la partie (le fameux teaser) cars ils souhaitent également être « lucky »; le morceau change alors d’époque quelques secondes.

Ce morceau va vous poursuivre car sa légèreté en même que son entrain sont vraiment positifs. Impossible de ne pas mimer quelques pas de danse.

A l'heure où ces lignes sont publiées, "Get Lucky" est déjà après quelques heures de disponibilité, N°1 des téléchargements ITunes.

Maintenant, rendez-vous le 20 mai, car 12 autres compositions sont à découvrir, en pariant que tout sera fait pour nous surprendre avec d’autres contributions comme Giorgio Moroder et Todd Edwards déjà dévoilés.

Anecdote ou coïncidence, la toute 1ère phrase du morceau « Like the legend of the Phoenix », intervient quasiment le jour du lancement de l’album des Phoenix. A rapprocher à leur complicité musicale et amicale ?

Fabien Jacquot
Remarque sur ce commentaire Remarque sur ce commentaire (1) | Permalien | Remarque la plus récente : Oct 5, 2013 4:08 PM MEST


Bankrupt! - Edition Deluxe
Bankrupt! - Edition Deluxe
Prix : EUR 15,52

6 internautes sur 10 ont trouvé ce commentaire utile 
4.0 étoiles sur 5 That's entertainment !!!, 22 avril 2013
Ce commentaire fait référence à cette édition : Bankrupt! - Edition Deluxe (CD)
Nombreux et nombreuses auront déjà entendu ou vu le superbe clip d'"Entertainment".

Les sonorités asiatiques sont une trouvaille amusante pour ce morceau d'ouverture puisé dans l'énergie du dragon.

“The Real Thing” suit avec maestria l’intro dynamique de l’album. Synthés grondants et morceau tout en crescendo avec de belles variations mais un poil moins rapide.
On repart de plus belle avec « SOS in Bel Air » qui continue sur ce démarrage très enlevé de « Bankrupt ».
Pour « Trying to be cool », comme le titre l’indique, la rythmique est à nouveau moins rapide avec toujours un bel équilibre de claviers et de guitare.
« Bankrupt », qui démarre comme un instrumental finit de calmer la 1ère partie et fait office de fin de 1ère face.

« Drakkar Noir », dont les puissants effluves seront un rappel pour tous ceux qui ont partagé des chambrées au collège ou au service militaire. Ce titre ouvre la face B de l’album.
Ensuite, se suivent « Chloroform, Don’t, Bourgeois et Oblique City », qui maintiennent le bon niveau de l’ensemble.

Pour chaque album, on attend les Phoenix au tournant et finalement ils déboulent de là ou on ne les attend pas.

Nouveau son, nouvelles inspirations, un renouvellement quoi, ce qui reste courageux pour nos Versaillais.
D'ailleurs en observant cet opus, les morceaux comportent des reliefs différents entre eux mais également au sein de chaque morceau. Les Phoenix font varier le contenu de leurs compositions, ce qui les rend plus intéressantes et sur une plus longue durée.

D’ailleurs les Phoenix pourraient être comparés à un gel qui agglutine leurs talents individuels. Aucun des compères ne se distingue de ce mélange, même la voix de Thomas Mars est toujours savamment mélangée avec les instruments. Au final ce gel musical fait adhérer cet album à votre lecteur mp3 et incite à une réécoute.

Comme titre d’album, le concept de Bankrupt est parfaitement l’antithèse de cette galette de plastique, qui loin de vous voler vos 10 euros, constitue plutôt un investissement pour vos tympans lors de ces belles journées et soirées de printemps.

Les Phoenix sont décidèment nés sous la bonne étoile musicale de la Fée Nixe…

Fabien Jacquot


The Lost Sirens
The Lost Sirens
Proposé par Mercury-music
Prix : EUR 13,21

14 internautes sur 16 ont trouvé ce commentaire utile 
3.0 étoiles sur 5 New Order et les sirènes perdues, 14 janvier 2013
Ce commentaire fait référence à cette édition : The Lost Sirens (CD)
Attendez-vous à lire des avis très, très divers concernant la sortie de ‘Lost Sirens’.
Pourquoi ?
Eh bien, d’abord ce n’est pas vraiment un album mais plutôt un mini-album, que cela fait 4 ans qu’on nous en parle, que c’est la dernière production commune de l’équipe avant le départ de Peter Hook, que certains des morceaux n’ont pas été sélectionnés pour figurer sur l’album de 2005 ‘Waiting for the Siren’s Call’ posant la question sur leur qualité, leur légitimité, etc, etc…

Penchons-nous sur le résultat de cette galette avec une bien belle pochette.

‘I’ll stay with you’ démarre bien ‘Lost Sirens’, on y retrouve instantanément la production récente de New Order. Guitare, batterie, synthé et la basse de P Hook qui ronronne. Tout est là pour un titre qui fait penser au brillant ‘Krafty’ de 2005. Un petit sampling sur un chœur de type Joy Division apporte le lien avec le reste de leur carrière ainsi que dans les breaks assez légers. Tel un procédé (trop) bien abouti, tout est là pour faire du New Order, néanmoins pas forcément avec la magie qui vous agrippe les tripes.

Pour ‘Sugarcane’, on pense au son de ‘Republic’. Un synthé grondant pilote le morceau hors refrain. Refrain avec un rythme presque disco qui n’est pas la meilleure partie du morceau qui reste assez varié notamment avec des envolées de synthé.

Rare, mais une découverte des New Order à la cool dans ‘Recoil’.
On les imagine sur une terrasse surplombant une baie à la tombée du soleil avec la chemise déboutonnée. La musique peut vraiment être porteuse d’images... Belle composition dominée par le piano, un vibraphone avec un semblant de Maracas. Très loin de Manchester donc… La fragile voix de Bernard n’est pas maltraitée et susurre ce morceau inhabituel et très chouette.

Dans ‘Californian Grass’, New Order confirme qu’ils ne sont pas porteurs d’un message politico-philosophique avec des paroles assez affligeantes ‘Give me all that I ask, some Californian grass, bring it over to me, …, we could stop at the grocery store, etc’.
Sinon, l’ensemble tient la route musicalement sans prise de risque.

Dans ‘Hellbent’, c’est le riff de guitare suivi de près par la basse qui conduisent ce morceau. Synthé aérien. Si on veut finasser, on pourra questionner la chambre d’écho et la présence répétitive des ‘Yeah’ mais bon. 1 minute instrumentale (sans ‘yeah’) achève bien le morceau.

‘Shake it up’ surprend avec une intro disons prometteuse mais le morceau s’englue dans une musique se voulant dansante voire cool.
Surtout le ‘Shake it up. Yeah (encore !) !’ est douloureux. Naturellement, la renommée de New Order s’est également établie sur des morceaux disons populaires et dansants. Mais là, on est vraiment loin de ‘Blue Monday’. Passons.

‘I’ve got a feeling’ ne peut pas déplaire mais ressemble à un morceau pour combler l’album voire une sorte de face B mais au final pas mal.

‘I told you so’, laborieux! Une tentative expérimentale avec une résonnance indienne. L’utilité de l’association discutable des Beatles avec feu Ravi Shankar ?

Donc, ce ‘Lost Sirens’, qui a un lointain rapport avec ‘Waiting for the Siren’s call’ tant en nombre d’années qu’en qualité musicale vaut tout de même le détour pour des auditeurs qui ont suivi nos amis Mancuniens toutes ces années. En revanche, on ne saurait pas conseiller cette galette pour une 1ère prise en main de New Order, formation qui recèle des talents pas tous exprimés dans ‘Lost Sirens’.
Mini-album pas prétentieux mais qui sonne comme une fin de règne de la formation.
N’épiloguons pas sur ce nom de ‘Lost Sirens’, pas forcément un atout pour ces 8 titres et qui peut être interprété comme un aveu de perte de cap ou bien l’abandon des sirènes qui ont pourtant bien servies New Order.

Faut-il acheter ‘Lost Sirens’? Pour ceux titillés par la découverte de New Order, un bon ‘Best Of’ permettra de s’acclimater puis comprendre/accepter ‘Lost Sirens’.
Oui pour les inconditionnels.

Sirènes, sirènes quand vous nous tenez!

Fabien Jacquot
Remarque sur ce commentaire Remarques sur ce commentaire (2) | Permalien | Remarque la plus récente : Jan 17, 2013 11:42 AM CET


The 2nd Law - Edition limitée (Inclus DVD)
The 2nd Law - Edition limitée (Inclus DVD)
Prix : EUR 18,99

45 internautes sur 54 ont trouvé ce commentaire utile 
4.0 étoiles sur 5 Force reste à la Loi!, 1 octobre 2012
Ce commentaire fait référence à cette édition : The 2nd Law - Edition limitée (Inclus DVD) (CD)
La suite de `The Resistance' et ses 5 millions de copies vendues dans le monde s'est faite attendre mais, ce matin, voilà `The 2nd Law' et l'excitation sera à son comble chez nombre d'entre nous.

Ce commentaire est basé sur de nombreuses écoutes sur un temps court ce qui ne permet pas de digérer l'album avec du recul.

Lançons-nous ! La 1ère impression, comme pour `The Resistance' est que l'album n'est pas d'une grande homogénéité, ce qui ne lui enlève aucune qualité et surtout prouve que Muse explore dans de multiples directions.

`Supremacy' introduit brillamment le sujet avec grands effets de guitare et une sonorité rock assez brute secondée par une mélodie assortie de cordes. Muse n'aura à ce stade laissé personne en chemin. Ce morceau d'introduction aurait pu servir au générique d'un James Bond, tout colle parfaitement même les 4 notes de fin qui permettraient un démarrage de nouvelle séquence.

`Madness' très électro fait penser à `Undisclosed Desires'. Chambres d'échos, vocoders tout y est. Le morceau se dévoile lentement et met plus de 3 minutes avant d'atteindre son rythme de croisière.

`Panic station', à mon sens n'est pas la perle de l'album. Ressemblance marquée avec `assassins'.

`Prelude et son compère Survival', seront familiers pour les inconditionnels des J.O. de Londres. Un morceau tout en crescendo sur la rage de vaincre. A écouter pour se stimuler d'aller courir un matin pluvieux de novembre.

Ensuite, l'album dévoile comme une 2ème partie, très intéressante.

`Follow me', va faire penser à `Resistance'. Intro en crescendo, notamment dans son rythme galopant. A écouter pour aller courir ...le lendemain encore pluvieux.

`Animals', et sa ligne de basse ronde comme une roue offre la continuité nécessaire.

Même pour les plus durs, `Explorers' vous fera plier un genou, aussi surement qu'un coup de poing dans le plexus tant la mélodie est belle et offre 5 minutes de calme dans le déoulé de l'album.

A mon sens, `Big Freeze' et son riff doublé de son tempo incisifs se dégage comme le titre préféré du moment.

Jusqu'à ce point, `the 2nd law' démontre le talent du trio avec la voix de Matt Bellamy qui s'adapte à tous les genres.

Mais là encore, surprise ! Chris Wolstenholme interprète 2 de ses propres compositions.
Cela fonctionne très bien pour `Save Me', un peu moins dans `Liquid State'. Bel effort.

L'album est conclu par le diptique `The 2nd Law'. 1ère partie `Unsustainable' apocalyptique avec la voix robotique et une parfaite 2ème partie mélodique post-apocalyptique.

En bref, Muse assume la continuité sans se plagier tout en apportant une certaine nouveauté. On pourra toujours trouver des défauts ou s'agacer d'une grandiloquence parfois exacerbée. Broutilles que tout cela, `The 2nd Law' effacera les quelques réprimandes éventuelles dès la 4ème écoute.

Bel album qu'il vous reste à découvrir. Veinards !

Fabien Jacquot
Remarque sur ce commentaire Remarques sur ce commentaire (4) | Permalien | Remarque la plus récente : Nov 11, 2012 3:38 AM CET


The Midsummer Station
The Midsummer Station
Prix : EUR 9,06

6 internautes sur 7 ont trouvé ce commentaire utile 
3.0 étoiles sur 5 Adieu lucioles, pour de bon!, 10 septembre 2012
Ce commentaire fait référence à cette édition : The Midsummer Station (CD)
Disons-le tout net, ceux qui attendent encore un autre‘Ocean Eyes’ vont déchanter.
Le bidouilleur de génie Adam Young décide de porter son talent vers une production plus commerciale.

Petit rappel, en 2009, ‘Ocean Eyes’ prend tout le monde par surprise. En effet à partir de sa chambre Owl City aka Adam Young avait ciselé des morceaux essentiellement avec des instruments électroniques qui ont rencontrés un écho positif dans le monde entier. ‘Ocean Eyes’ avait contredit ceux qui reprochent à la musique électronique d’être répétitive et manquant de nuance.

Puis sortie en 2011, de ‘All things bright and beautiful’ qui a laissé la critique sans voix avec cet album au final décevant.

On revient au 10 sept 2012 et la sortie attendue de ‘Midsummer station’, soulignons la belle jaquette. En écoutant l’album rapidement, beaucoup de morceaux sont structurés de manière identique.

En 1ère partie des morceaux, les intros sont soignées et annoncent un morceau léger mais cela n’est pas toujours le cas. Les répétitions de « oh, oh, oh » dans ‘Gold’ “woo, woo, woo” dans ‘I’m coming after you’ et encore “oh, oh, oh” dans ‘Speed of Love’ finissent par agacer car elles rappellent la programmation musicale de Fun Radio pour les dance floors d’Ibiza.

Ce qui se distingue du lot, ce sont :
‘Dreams & Disasters’ qui lance l’album avec une promesse qui comme on l’a vu n’est pas toujours tenue.
A noter ‘Dementia’ avec la participation (curieuse) de Marc Hoppus de Blink 182 et son tempo forcément plus rock et une vraie batterie.

Il en est de même pour ‘Embers’ avec un rythme plus rock qui fonctionne bien.
‘Silhouette’ est une superbe ballade dans laquelle Adam Young se livre avec ses terreurs d’artiste solitaire à la timidité maladive. Superbe !
‘Metropolis’, morceau dansant, malheureusement avec encore une petite répitition de légers ‘oh, oh, oh’.
‘Take it all away’ est plus ambitieux.

Fort heureusement, ‘Midsummer station’ apporte une variété de titres et chacun y puisera quelques morceaux selon ses propres aspirations. La surprenante route commerciale choisie par ‘Owl City’ en déroutera plus d’un mais fait de cet album une curiosité à écouter pour se faire une idée.

On pourra se demander quelle sera la prochaine étape après ‘Midsummer Station’ car les options semblent restreintes? Cependant ; Adam Young a su surprendre son monde jusqu’à aujourd’hui, alors…

Fabien Jacquot
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Elysium - Edition Deluxe
Elysium - Edition Deluxe
Proposé par A2Z Entertains
Prix : EUR 13,90

4 internautes sur 7 ont trouvé ce commentaire utile 
3.0 étoiles sur 5 Champs Elysées, 10 septembre 2012
Ce commentaire fait référence à cette édition : Elysium - Edition Deluxe (CD)
Pour nous autres français, la notion d’Elysée, traduction d’Elysium nous est familière. Il convient d’ajouter que la prestigieuse avenue parisienne ainsi que le palais dans lequel réside notre Président ont tiré leur nom de la mythologie. L’Elysée est un lieu privilégié situé dans les Enfers dans lequel des personnages importants ou prestigieux goûtent un repos bien mérité.

De manière prosaïque, Champs Elysées a servi de nom à une émission populaire de variétés.

Ces analogies ne sont pas inutiles car pour leur 11ème album, les Pet Shop Boys semblent se complaire dans une variété sans déploiement d’énergie ou d’innovation. Il est pourtant toujours agréable de retrouver nos 2 compères pour un nouvel opus.

Disons, que malgré le renfort de chœurs de divers intervenants connus et un album enregistré aux USA, une production irréprochable, les héros célébrés par moultes récompenses musicales semblent se reposer sur des lauriers.

Seulement voilà ; les lauriers sont à apprécier entre les albums pas pendant.
Effeuillons donc tranquillement ces lauriers :

‘Leaving’ ouvre ‘Elysium’ honorablement.
‘Invisible’ est une superbe ballade éthérée (mythologie encore !).
‘Winner’ aurait pu concourir pour devenir le titre officiel des JO de Londres mais certainement un peu mou pour véhiculer l’énergie de l’évènement sportif.
‘Your early stuff’ pourrait s’appliquer aux Pet Shop Boys qui n’hésitent pas à s’auto-parioder. Voir aussi, l’amusant ‘Ego Music’.
En revanche ‘Face like that’ qui vise les dance floors trépidants est décevant.
‘Breathing Space’, autre balade réussie.
‘Hold on’, déploit la recette PSB avec des chœurs qui rappellent ‘Go west’.
Le sautillant ‘Give it a Go’ semble boucher un creux. Agréable.
‘Requiem in denim and leopard skin’ achève bien ‘Elysium’.

Entendons-nous bien, ‘Elysium’ n’est pas raté, loin s’en faut, car les PSB ont encore plus d’un tour dans leur besace et ont du métier. C’est justement ce qu’on peut reprocher, trop de métier pour nous surprendre ; l’ensemble pourtant bien exécuté manque d’inspiration.

Les PSB, allongés à déguster du raisin en grappe et boire des liqueurs au goulot sur leur confortables paillasses sous les brises des Elysées ont perdu un peu de leur focus et de leur tonus.

Debout la dedans!

Fabien Jacquot
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Beacon
Beacon
Prix : EUR 13,07

12 internautes sur 14 ont trouvé ce commentaire utile 
4.0 étoiles sur 5 Ouverture de la 2ème porte, 3 septembre 2012
Ce commentaire fait référence à cette édition : Beacon (CD)
Il est combien difficile de sortir un 2ème album quand le 1er a été un tel succès. Et en effet, dans ‘Tourist History’, les Two Door Cinema Club, malgré leur jeunesse n’avait pas mégoté en originalité, talent et …énergie. Tout ceci leur avait été rendu au centuple à en juger par le succès commercial de cet album.

Loin de délaisser les qualités de son prédécesseur, 'Beacon’ fait découvrir des titres élaborés, une production soignée et déjà une patte caractéristique du trio.

Le rythme reste enlevé mais un plus grand focus a été donné aux mélodies.

Dès ‘Next Year’ ouvre magistralement le nouvel album et vous accompagnera facielement jusqu’à l’année prochaine. Dans ‘Next year’ toutes les bases sont posées ; on retrouve ‘Tourist History’ mais on sait que l’album sera différent. ‘Next Year évolue en sinuant entre les riffs, de légères pauses et redémarrages. Une intro épatante pour ce 2ème opus !

‘Handshake’ vous donne l’accolade du 2ème titre avec une guitare claire.

‘’Wake up’ vous tient en éveil mais vous ne risquez aucunement de piquer du nez pendant ces 11 titres.

Le rayonnant ‘Sun’ et sa belle ligne de basse bien ronde et la Stratocaster qui vous poursuit comme un insecte sous le soleil d’été.

‘Someday’ reprend sur un tempo plus enlevé mais déjà avec un son/signature comme une marque de fabrique TDCC.

‘Sleep Alone’ est superbe et ne pousse pourtant pas à la solitude nocturne.

Avec ‘The World is watching’ et on sait que c’est le cas pour ce nouvel album, on pourrait faire un rapprochement avec ‘Vampire Weekend’. Le refrain féminin résonne chaleureusement. une réussite.

Je serai tenté d’ajouter etc, etc ; car cet album est en effet très réussi et chacun y trouvera ses titres préférés. A noter qu’on ne trouve pas de titres bouche-trous.
‘Beacon’ termine parfaitement l’album éponyme avec un parfum de rendez-vous pour le 3ème album.

En bref, la musique des TDCC est lumineuse, énergique, travaillée, jeune mais déjà mûre. Le trio Irlandais nous a ouvert une 2ème porte permettant d’explorer leur univers plus sophistiqué qu’il n’y paraissait de prime abord. On peut d’ores et déjà tabler sur le succès de ‘Beacon’ ; à vous de décider si vous vous laisserez glisser vers cette nouvelle balise musicale.

Fabien Jacquot


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