undrgrnd Cliquez ici KDPContest nav-sa-clothing-shoes nav-sa-clothing-shoes Cloud Drive Photos cliquez_ici nav_WSHT16 Cliquez ici Acheter Fire Achetez Kindle Paperwhite cliquez_ici Jeux Vidéo soldes montres soldes bijoux
Profil de Brutor > Commentaires

Fiche d'identité

Contenu rédigé par Brutor
Classement des meilleurs critiques: 1.884
Votes utiles : 1420

Chez vous : découvrez nos services personnalisés en pages d'aide !

Commentaires écrits par
Brutor "brutor"
(MEMBRE DU CLUB DES TESTEURS)   

Afficher :  
Page : 1 | 2 | 3 | 4 | 5 | 6 | 7 | 8 | 9 | 10 | 11-20
pixel
Etui universel chromé avec intérieur en velour avec le chiffon - Très élégant
Etui universel chromé avec intérieur en velour avec le chiffon - Très élégant

2.0 étoiles sur 5 D'la daube, 4 novembre 2015
Achat vérifié(De quoi s'agit-il ?)
Super... l'étui est sympa... malheureusement sa durée de vie est courte. Reçu la première semaine de juillet, l'étui a lâché le 7/10/2015. Soit une durée de vie de... 3 mois (!??!).


Grinder Blues
Grinder Blues
Proposé par Skyvo Direct
Prix : EUR 18,90

2 internautes sur 2 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 Doug Pinnick en mode Heavy-Fat-Blues, 6 octobre 2015
Ce commentaire fait référence à cette édition : Grinder Blues (CD)
C'est un énième projet de dUg Pinnick (ex-chanteur et bassiste de King's X), et on se demande bien comment il parvient à gérer tout ça, sachant qu'en 2014, il a déjà réalisé un disque avec George Lynch (Dokken, Lynch Mob) et Ray Luzier,(Korn, Army of Anyone) : KXM (sorti en mars). L'année précédente, c'était un autre trio, Pinnick Gales Pridgen, (avec deux tiers de gauchers), avec Eric Gales et Thomas Pridgen (ex-Mars Volta et Omar Rodriguez-Lopez, Foxy Shazam, The Memorials). En juillet 2014, P.G.P. sort un second CD ! Dans la même lignée que le précédent.
3 disques avec trois groupes différents dans la même année !
Sans oublier "3rd Ear Experience" qui navigue dans le Space-Rock et qui a sorti deux CD en 2013.

Avec Grinder Blues, dUg Pinnick pourrait très avoir trouvé chaussure à son pied. Il ne s'est pas foulé en s'alliant tout simplement à un binôme talentueux de frangins. Jeff "Jabo" Bihlman, guitariste et chanteur, et Scot "Little" Bihlman, batteur, percussionniste et chanteur. Deux musiciens émérites formant la base principale de The Bihlman Brothers. Un groupe très intéressant s'épanouissant tant dans le Heavy-rock que la ballade Southern-Rock, toujours avec touche Bluesy marquée et indélébile, et ayant déjà remporté un Emmy Awards.

Résultat de la fusion ? C'est du lourd. Un authentique Power-trio ! Du genre a manipuler avec précaution. C'est chargé en divers produits instables et hautement inflammable. On y retrouve l'esprit du ZZ-Top des deux premiers opus, de King's X (évidemment), de Cactus, de Hackensack, de Rufus Huff, de Truth & Janey, de Granicus, de Fanny Adams, et autres trucs relativement lourds affectionnant les rythmes en mid-tempo, adagio et lento, voire largo.
Comme le patronyme le laisse entendre, le Blues a une bien large place dans la musique du trio. Cependant, il s'agit d'un Blues qui a été transmuté par une forte dose d'électricité. En opérant comme l'avait fait les groupes des années 70, pour le muer en Hard-blues, puis carrément en Hard-Rock.
Le tout en privilégiant un son low-fi pour retrouver un son analogique, mat, organique.

Leur but avoué : reprendre des aspects du Chicago-Blues traditionnel des années 50 en lui donnant une tournure plus tordue ("...with a twisted"). - D'ailleurs certaines chansons ne sont rien d'autres qu'un hommage à leurs héros des douze mesures. -
Cela en essayant d'éviter les clichés du Rock (mais on en retrouve tout de même forcément quelques uns).
Un son lourd dispensé par un accordage en drop-C (soit Do Sol Do Fa La Ré ou C G C F A D) ; un accordage généralement utilisé par certains groupes de Métôl pour favoriser un son plus lourd. En plus, Jabo utilise des guitares Reverend (1) qui semblent privilégier les fréquences graves et aiment se rouler dans le grayou. Toutefois, on reste loin du Stoner, ou de Black Sabbath.
Quant à la basse de dUg, elle tutoie parfois celle de Jack Bruce à l'époque de West, Bruce & Laing (mais la comparaison s'arrête là, car les frères Bihlman sont moins vindicatifs, lourds et déjantés que Leslie et Ginger). On regrette alors qu'elle ne soit pas légèrement plus en avant.
Le tout sans perdre le côté simple et fun de la musique.

Dans l'ensemble, rien de vraiment nouveau... si ce n'est un Hard-Blues sincère, à l'image de la photo du disque : sombre comme un ciel saturé de dioxyde de carbone, solide comme l'acier, encrassée par l'activité urbaine, et à la structure piquée de rouille (les émanations d'oxygène brassées par un Mississippi capricieux ?). Une coloration urbaine revendiquée en dépit d'une batterie aux sonorités nettement boisées.

A ce jour, il semblerait que Grinder Blues soit ce que dUg Pinnick ait fait de mieux depuis l'aventure King's X.
Remarque sur ce commentaire Remarque sur ce commentaire (1) | Permalien | Remarque la plus récente : Nov 30, 2015 5:04 PM CET


Tough Love
Tough Love
Prix : EUR 20,90

5 internautes sur 5 ont trouvé ce commentaire utile 
4.0 étoiles sur 5 Son meilleur disque ?, 6 octobre 2015
Ce commentaire fait référence à cette édition : Tough Love (CD)
Voilà des années que Tinsley Ellis écume les scènes d'Amérique-du-Nord, sortant ponctuellement d'honnête disque de Blues-rock (premier opus en 1988 sur Alligator Records), sans jamais vraiment percer. Pourtant, indéniablement, c'est un grand guitariste, pouvant aisément aborder tous les styles de Blues, en passant par la Soul, le Rythm'n'Blues et le Funk, s'acoquinant parfois avec le Heavy-Rock 70's (sachant que ce dernier est délaissé depuis quelques années). Et il n'a jamais réalisé de mauvais disques.

Alors ? Sa voix un peu sourde, au registre un peu limité, souffrant de trop de retenue, y est peut-être pour quelque chose. C'est surtout que sa voix ne suit pas la comparaison avec la flamboyance et le riche vocabulaire de sa guitare. Toutefois, cela ne l'a pas empêché de récolter les faveurs de la presse outre-Atlantique ; probablement encouragé par une sincérité sans faille, une carrière menée sans concession.

Aujourd'hui sous son propre label – du nom de son premier groupe Heartfixer, inauguré par son bon album instrumental « Get it ! » en 2013 - (chroniqué ici), Tinsley Ellis semble avoir pris un nouvel élan, gagnant encore en maturité et en talent. Ce que prouve ce « Tough Love » qui pourrait très bien être tout simplement son meilleur opus à ce jour. Le plus équilibré dans son ensemble, celui que l'on écoute d'une traite, et que l'on réécoute avec plaisir. Avec « Tough Love », Ellis semble avoir trouvé l'équilibre entre son timbre sourd et sa guitare.

Plus Blues que jamais, Ellis aime néanmoins toujours naviguer entre différentes humeurs. Sa versatilité ne lui permet pas de se cantonner à un style trop définitif et figé. A titre d'exemple, « Midnight Ride » marche sur les plate-bandes de John Mayall, tout comme " Give it Away", mais cette fois-ci en mode ballade (bluesy évidemment, et plus précisément en mode Clapton), tandis que « Hard Work » est un boogie-blues évoquant une rencontre entre Snowy White et Status Quo.
« Should I have lied » retrouve l'esprit des premiers slow-blues du grand Freddie King (hormis la voix, on s'y croirait).
Excursion dans le Blues à tendance rurale avec « Everything » qui rend hommage à Jimmy Reed – avec piano à la Otis Spann et harmonica (joué par Tinsley), en opposition avec « All the name of love », qui lui, plonge dans un Blues un rien FM et policé, entre Eric Clapton et Chris Réa.
« Leave Me » Blues up-tempo, respirant l'allégresse, évoquant l'esprit de B.B. King, et, en parlant de King, un "Blues-velvet -bulldozer" avec "The King Must Die" qui détourne le riff et le rythme du célèbre "Born under a Bad side" d'Albert King.
Et en final, last but not least, « In from the Cold », slow-blues ombrageux où résonne un orgue au parfum estampillé John Paul Jones, et sur lequel vient se greffer un gros solo découpé dans la roche du feeling le plus pur qui soit.

Dans son ensemble, un disque de Blues velouté, détendu et pondéré, délassant même, qui amène plutôt le prélassement dans un fauteuil moelleux (voire pour taper l'carton) que la danse, encore moins l'excitation fébrile.
Remarque sur ce commentaire Remarque sur ce commentaire (1) | Permalien | Remarque la plus récente : Oct 15, 2015 9:54 AM MEST


Revolucion
Revolucion

1 internaute sur 1 a trouvé ce commentaire utile :
4.0 étoiles sur 5 The Dead Daisies durcit le ton, 6 octobre 2015
Achat vérifié(De quoi s'agit-il ?)
Ce commentaire fait référence à cette édition : Revolucion (CD)
Ce combo est un repaire de filous qui savent appâter le poisson. En effet, ils la jouent fine en balançant en deuxième pièce d'artillerie, un brûlant « Evil », de Willie Dixon. Oui mais attention, un « Evil » version Cactus ! Oui, celle figurant sur le troisième opus, « Restrictions ». Avec une guitare qui fuzze et part dans des larsens comme celle de Jim McCarthy. Quant à John Corabi (ex-Moötley Crüe, Union et Ratt, -le remplaçant du regretté Jon Stevens-), il suit la voie tortueuse ouverte par Rusty Day sans finir au fond du ravin. Il gambade même sur cette passerelle vertigineuse. La suite tape dans le Classic-Rock qui ne déplace par des montagnes mais qui fait bien le job, ou même du High-Octane Rock'n'Roll avec le tonitruant "Devil out of Time" qui cultive le style "pas d'quartier" et "Empty Heart" de et avec Jimmy Barnes (!).
Ou des ambiances relativement plus tempérées avec "Make it the Best of it" se complet dans un Heavy-rock bluesy frais, limite réjouissant, entre Whitesnake et le Bad Co (ère Robert Hart). Et "Something I said" hésitant entre une ballade Bluesy à la Quireboys et une heavy, nettement appuyée, façon Guns'n'Roses, avec un soupçon de Nazareth.

"Get up, Get ready" est agrémenté de quelques épices Funky (guitares crunchy qui swinguent, parfum Fender) que l'on retrouve encore sur "With you and I" et sa rythmique relativement lourde (que l'on pourrait soupçonnée d'avoir été inspiré par "American Woman" de Guess Who et ressuscité par Kravitz) doublée par une talk-box en retrait. La frappe puissante du batteur évoque ici celle de feu-John Bonham. Ce qui n'est guère surprenant de la part de Brian Tichy. Néanmoins, ce n'est plus ce dernier qui tient les baguettes, car, apparemment, il a toujours la bougeotte et n'est présent que sur "Evil" et "Midnight Moses" (les deux reprises). Le petit nouveau est un certain Jackie Barnes... Oui, le fils de Jimmy Barnes.
Petit slow fantomatique de John Corabi, entre les Wings et Alice Cooper, qui permet d'entendre un peu plus Dizzie Reed qui souffre depuis le début, bousculé par les deux gratteux. On s'attendrait à ce que des violons viennent étoffer tout ça sur les dernières mesures. A la place, on a droit à la chorale... des A.A.A qui s'octroie un relâchement (ou plutôt une rechute).

De crainte que l'auditeur ne soit pris de torpeur, ces chevelus envoient un "My Time" qui n'est pas sans rappeler Tesla (d'ailleurs, Corabi a bien quelques intonations à la Jeff Keith), si ce n'est que Dizzie plaque quelques accords vibrants sur son Hammond (Gregg Rolie du temps de Santana).
Avec "Midnight Moses" le sextet fait une fois de plus preuve de bon goût et d'intelligence dans le choix de leur reprise en allant dépoussiérer ici une pièce du Sensational Alex Harvey Band, et en lui donnant plus de mordant.
Pour le final, "Critical" trompe son monde en débutant sur un mode de Rock éthéré avant d'exploser. Non loin du Rock singulier (actuel) des Danois de D.A.D. qui se plait à alterner entre différentes ambiances, pouvant aller d'un Rock froid et clinique, et mélodique à la fois, à de furieuses déflagrations Heavy plus Rock'n'Roll.

Avec la perte de Jon Stevens (ex-Noiseworks), The Dead Daisies perd complètement cette pertinente couleur (pastelle) Soul qui parvenait à trouver sa place entre ce duo de guitares mordantes et affamées (à l'exception de "Something I Said"). Avec pour conséquence, une musique qui peut paraître moins riche qu'auparavant.
Désormais, le sextet s'est recentré sur un Rock un tantinet plus conventionnel mais qui a toujours ce discernement de ne pas se perdre dans des démonstrations techniques (ou pseudo-techniques) inadéquates et stériles.
Dorénavant, le côté Sleaze et Heavy-rock est bien plus mis en avant. Ce qui devrait satisfaire les adeptes d'un Rock sans concessions, sans fioritures et sans faux-cols, et qui se passeraient bien des colorations Blues et Soul.
Moins bon que le 1er mais toujours du Heavy-rock de haut-niveau.
Remarque sur ce commentaire Remarques sur ce commentaire (2) | Permalien | Remarque la plus récente : Jul 4, 2016 8:54 AM MEST


Blue Room
Blue Room
Prix : EUR 20,00

1 internaute sur 3 a trouvé ce commentaire utile :
4.0 étoiles sur 5 Descriptif du produit, 10 juin 2015
Ce commentaire fait référence à cette édition : Blue Room (CD)
Sympa le descriptif du produit proposé...
C'est bien, mais pourrait-on traduire ou écrire en bon français ? Ne serait-ce que par respect pour les lecteurs et éventuels clients.
Remarque sur ce commentaire Remarques sur ce commentaire (4) | Permalien | Remarque la plus récente : Jul 21, 2015 9:27 AM MEST


The Royal Sessions
The Royal Sessions
Prix : EUR 13,99

4.0 étoiles sur 5 L'hommage de Rodgers au label Stax et Otis Redding, 2 juin 2015
Ce commentaire fait référence à cette édition : The Royal Sessions (CD)
Paul Rodgers nous avait déjà fait le coup du « tribut », il y a longtemps, avec le bon « Muddy Waters Blues » sorti au début des années 90, avec un guitariste invité pour chaque titre (de Buddy Guy à Slash, en passant par Brian Setzer et Brian May), chacun apportant alors sa touche, son propre son. Événement qui lui permis au passage d'être à nouveau propulsé sous les flashs des journalistes, lui (re) mettant alors le pied à l'étrier pour relancer sa carrière après une période d'interruption., avec tournées à l'appui.

Ici, Paul souhaite rendre hommage aux chanteurs qui ont forgés sa voix, tout en se faisant plaisir. En l'occurrence, les chanteurs et chanteuses de la Soul des 60's, et plus précisément Otis Redding (le chanteur qu'il apprécie le plus) et l'écurie Stax, avec en prime Albert King. Des artistes qu'il revendique fièrement comme influences, les considérant comme ses professeurs, et ayant servit de terreau à la musique de Free et de Bad Company.

Les pièces sont assez proches des originaux, avec cuivres et chœurs discrets à l'appui ; l'ensemble avec un son purement analogique qui devrait faire blêmir d'envie Lenny Kravitz. Et pour cause, enregistrés à Memphis même (sur le boulevard Willie Mitchell), au Royal's studios ; un lieu où sont passé Chuck Berry, Ike & Tina Turner, Bobby Bland.
Et on retrouve, sur ce "The Royal Sessions", certains musiciens qui ont participé à quelques unes de ces séances historiques. Une démarche voulue pour tenter de retrouver ce son particulier, à la fois chaud et velouté, profondément organique, qui a contribué à élever ces formidables compositions au rang de hit intemporel.

Paul Rodgers, c'est une Voix, et à plus de soixante balais, rien n'a changé. Sa voix, sa maîtrise, sa puissance sont toujours là. Il est toujours apte à ridiculiser la horde de brailleurs, de hurleurs et d'escrocs maniérés qui ont envahi les médias.
Même sur un titre du calibre de « I've been loving you too long », il chante à la perfection, sans chercher (ou avoir besoin) à en faire de trop, n'étant presque qu'un humble instrument au service de la chanson. D'ailleurs, le claviériste Révérend Charles Hodges Sr., (un vieux loup qui a joué pour James Carr, Tom jones, Al Green, Albert Collins, Boz Scaggs, Syl Johnson), aurait dit à Paul, après la clôture du premier enregistrement, qu'il pourrait avoir un avenir en tant que chanteur.

Si, par son apparente sobriété, ce disque peut ne rien apporter de plus à tous ceux qui connaissent sur le bout des doigts tout ce répertoire (quoi que), il devrait permettre de rappeler la haute et rare valeur d'un tel chanteur. Moins médiatisé que certains de ses compatriotes qui ont bénéficié des tabloïds grâce à leurs frasques et mondanités, ou encore de duos opportuns, ou encore d'une B.O., Paul Rodgers n'en demeure pas moins un des meilleurs chanteurs de l'univers Rock.
Remarque sur ce commentaire Remarques sur ce commentaire (2) | Permalien | Remarque la plus récente : Jun 5, 2015 2:46 PM MEST


The Dead Daisies
The Dead Daisies
Prix : EUR 15,55

4 internautes sur 4 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 Pures saveurs de Heavy-rock australien, 26 avril 2015
Achat vérifié(De quoi s'agit-il ?)
Ce commentaire fait référence à cette édition : The Dead Daisies (CD)
The Dead Daisies c'est le retour inespéré d'un grand chanteur : le Néo-Zélandais Jon Stevens.. Oui, le Jon Stevens qui officiait dans le regretté Noisework. (Et un temps dans une reformation d'INXS)
The Dead Daisies c'est du pur Rock Australien tel que le pratiquait Jimmy Barnes sur ces trois premiers opus. quelque chose comme du Hard-Rock'n'Roll ou autre Heavy-rock bluesy sincère, franc, organique, tout simplement humain. Rien d'ampoulé ou de gonflé, ni même de stéroïdé. Du Rock régénérateur, ravivant ; du Rock qui fait aimer la vie. Du Rock imparable, inaltérable, inébranlable. Le mystère d'une force métaphysique contrôlant les synapses, altérant les sensations positivement, pouvant remettre sur pied les plus moribonds (pourvu qu'il ait la foi).

L'opus démarre pratiquement comme un bon direct. Non pas un uppercut décisif, mais un bon p'tit direct dans l'pif, oui. Tel un kangourou passablement irrité, prêt à faire mordre la poussière aux blancs becs de passage. "It's Gonna Take Time" possède une bonne énergie que certains n'hésiteront pas à qualifier de Punk, tandis que d'autres, plus réservés, préféreront qualifier d'authentique High-Rock'n'Roll "made in Australia" (plus juste). Ce qui n'empêche pas ce titre d'avoir quelques couplets plus posés ; une feinte afin de mieux faire passer le coup suivant.
Une entrée en matière qui peut être trompeuse car ce premier disque ne repose pas sur des pièces létales. Comme le prouve la suivante, "Lock'n'Load", qui est bien plus mid-tempo, voire un rien mélodique, malgré la présence de Slash qui la lacère de ses traits de gratte portant sa marque.
Les pièces offensives sont minoritaires. Dans le genre, on a "Bible Row" qui a cet appoint, cette maîtrise et cette désinvolture tels que le pratique Cheap-Trick sur ces morceaux Rock'n'Roll, sachant marier le High-Octane avec le Power-Pop avec une facilité et un naturel déconcertant. Il en est de même du "Talk to Me" qui clôture presque l'album comme il a commencé.

The Dead Daisies n'est pas un groupe de Hard-Rock lambda, du moins dans le sens où on l'entend généralement aujourd'hui. Point de grosses guitares ici, ni de batterie du type "charge des trolls au gouffre de Helm", de riffs sidérurgiques, ou encore de chant à gorge déployée ou de cris de frappa-dingue en pleine crise de delirium. Ce serait plutôt, et tout simplement, un groupe de Rock. Du Rock buriné par le désert de Gibson, abreuvé à la Cooper's Sparkling ou la Victoria Bitter, et restauré aux Mod'Oz.

Des titres tels que "Washington", "Yeah, Yeah, Yeah", "Miles in Front of Me", "Man Overboard" et "Tomorrow" auraient été adéquate pour faire la bande son de l'excellent "Red Dog" (clic) tant ils semblent marier la rudesse des hommes déracinés, leurs espoirs et leurs craintes, leurs joies et leurs peines, les grands et magnifiques espaces de ce vieux continent, la poussière et les vents chauds de ces lieux, les conflits idiots et l'espérance de trouver le vrai amour ; qui est parfois tout près, et que l'on ne voit pas (on dit l'homme aveugle). Presque du Heavy-Rock prolétaire, pas loin d'un Bob Seger (70's) en plus cossu et direct (remember "Working Class Hero" ?).

Sans se démarquer totalement du lot, de l'ambiance et de la couleur générale, quelques chansons ralentissent le tempo et clament l'humeur.
"Yesterday", regard introspectif et néanmoins pudique aux manquements passées, précisément en matière de tolérance, de compassion et d'amour.
"Writing on the Wall" donne la sensation d'être porté par le vent, planant au-dessus de l'agitation humaine et posant un regard désabusé sur les futilités de l'homme. Ne comprennent'ils donc rien ?
Deux morceaux qui hésitent entre ballade bluesy et chanson Soul-pop, menaçant parfois de se laisser happer par le versant Rock toujours sous-jacent.
On s'attaquerait presque au Blues avec "I Can't Fight this Feelin'" si la forte personnalité de Stevens ne venait pas le teinter irrémédiablement d'une Gospel-pop. Une réminiscence de Noiseworks.
Il y a une dimension foncièrement humaine dans ces chansons de Heavy-pop-rock rugueux qui semblent s'adresser à l'âme (du moins, celles qui ne sont pas totalement corrompues).

Jon Stevens semblait à l'étroit dans INXS. Ici, il s'épanouit, retrouvant une seconde jeunesse. Il redonne un sens à sa voix qui a retrouvé un écrin digne d'elle. Cette voix, qui pourrait être le trait d'union entre Jim Kerr et Jimmy Barnes, a la faculté de propulser n'importe quel morceau vers des sommets Rock tout en gardant un souffle Soul. Parfois plaintive, presque implorante, elle n'en conserve toujours un film de hargne, un mordant propre aux hurleurs Aussies.

The Dead Daisies reprend dans ses concerts des titres aussi divers que "Helter Skelter", "Crazy", "All Right Now", ainsi que "Fly" (une pièce de Funk lourd écrite et interprétée par Stevens & John fields pour le film d'animation "Planes").

Longue vive et prospérité à The Dead Daisies. Et si la fortune ne profite pas à ce formidable groupe, c'est que vraiment, mais vraiment, il n'y a plus d'espoir. La justice n'est pas de ce monde.
Sans hésitation aucune, un des disques de l'année 2014.
Remarque sur ce commentaire Remarques sur ce commentaire (3) | Permalien | Remarque la plus récente : Feb 21, 2016 7:27 PM CET


Soul Bender
Soul Bender
Prix : EUR 25,72

1 internaute sur 1 a trouvé ce commentaire utile :
4.0 étoiles sur 5 Blues-Rock de 1er choix, 26 avril 2015
Achat vérifié(De quoi s'agit-il ?)
Ce commentaire fait référence à cette édition : Soul Bender (CD)
Avec « Soul Bender », David renoue avec ses habitudes pré- »Vibes » (soit avant 2008) consistant à inclure de nombreuses reprises dans ses albums.
Cependant, comme auparavant, une des qualités de ce monsieur, c'est qu'il ne se contente pas (comme le font tant d'autres) de reprendre des classiques éculés du patrimoine de la musique afro-américaine, des scies maintes fois rabâchées - pour assurer ses arrières ou justifier son appartenance au genre - ou encore par manque d'inspiration. Non, le gaillard aime prendre des risques. Il lui est même arrivé d'aller titiller la sensibilité des puristes en allant piocher des compositions de prime abord plutôt étrangère au genre, mais dont il a décelé une trame Blues qu'il exacerbe, car David a l'art et la manière de les associer sans douleur à son répertoire Blues-rock.

Précédemment, il y avait eu « Personal Jesus » (Depeche Mode) et « Gold » (John Stewart), il y a maintenant « The Way You Make Me Feel » du petit Michael, qu'il a libéré de tous ses oripeaux (de la chanson, pas du bonhomme) pour en faire ressortir toute sa sève Soul (et en mettant à la poubelle les artifices synthétiques), en la parant d'un Blues cuivré à la B.B King ; fameux. Et aussi « The Changeling » des Doors (mais ce dernier est plus évident) dans une version plus hargneuse.
En plus classique, « Please Find My Baby » d'Elmore James fait feu de tous bois en ouverture, avec cette slide névrosée qui mitraille à vue, mais avec classe et tenue. Par contre, « I Found A love » de Wilson Pickett, qui, malgré une bonne interprétation, est un peu poussif. Il en est de même pour la version de "Whiskey Train" de Procol Harum (ère-Robin Trower, of course) qui permet de rappeler que l'univers de ce groupe ne se limitait pas au mythique « Whiter Shade of Pale ». Avec une minute supplémentaire pour rendre hommage au style particulier de Trower, développé lors de sa carrière solo. C'est bien joué, certes, toutefois ce bonus dénote avec le reste du disque ; avec ce sentiment que, une fois n'est pas coutume, David en fait trop.
Quid des propres compositions de Gogo ? Et bien, elles n'ont certainement pas à rougir à côté des excellentes reprises d'Elmore James et de Jackson. Au même titre, elles figurent dans le haut du panier. Et on y inclut celle de son pote Wyckham Porteous (« Was it Love »). Hormis le superbe Soul-blues « Time is killing Me », David a écrit de purs titres de Heavy-boogie-blues-rock remuant et cossu, pourvus de soli concis et ébou-riffé. Un régal.Certaines âmes pointilleuses pourront reprocher une production plus brute, un peu plus compressée, ramassée, moins clinquante que précédemment.
Un choix (?) nécessaire pour une atmosphère plus roots, enfumée, mais qui certes manque un tantinet de dynamique.

Finalement , le petit point faible de « Soul Bender » n'est constitué que des covers de Pickett et Procol Harum, qui ne sont pas des catastrophes non plus.
Remarque sur ce commentaire Remarques sur ce commentaire (2) | Permalien | Remarque la plus récente : Oct 15, 2015 4:43 PM MEST


Tell Me
Tell Me
Prix : EUR 20,00

1 internaute sur 1 a trouvé ce commentaire utile :
5.0 étoiles sur 5 Le blues des monts d'Autriche, 26 avril 2015
Ce commentaire fait référence à cette édition : Tell Me (CD)
On peut se poser la question du pourquoi Meena n'a pas déjà une reconnaissance, sinon mondiale, au moins européenne. Même si elle avait accédé en 2011 à la deuxième place du Blues challenge Européen (à Berlin) et obtenu une nomination aux meilleurs artistes Blues en Autriche (son pays natal), Meena n'a pas acquis la renommée qu'elle mérite.

Pour s'en convaincre, il suffit d'écouter comme il se doit ce « Tell Me ».Après une entrée en matière sur un Boogie-rock roots et rugueux de fort bon aloi, Meena nous transporte littéralement en nous faisant entrer dans un univers musicale émotionnelle. Difficile de rester insensible à une pièce telle que « Bring me the water » ? Une atmosphère sobre créée par un Dobro poussiéreux et paresseux, un arpège boisé, et cette voix qui se pose délicatement, presque discrètement. Une voix qui respire le vécu, les peines et les joies accumulées par une vie riche. Une voix qui a de la patine, de la grâce et de la chaleur. Et dès que l'intensité progresse, une orchestration fournie vient épauler le chant qui se fait alors plus mordant, plus implorant, plus fort. On retrouve avec délectation le même genre d'ambiance bénite avec « This is my will ».
C'est d'ailleurs dans ces ambiances coincées quelque part entre le Blues, le folk-rock, l'Americana et une Soul sudiste, que Meena est la plus attrayante, qu'elle a le plus de caractère.Des pièces fortes et séduisantes comme : « I beg you », qui pourrait être l'heureuse rencontre John Lee Hooker et Chris Whitley ;« You don't know », qui s'écarte du Blues pour flirter avec l'Americana penchant vers une Pop-rock organique au refrain entêtant et au petit break légèrement parfumé d'un doux psychédélisme ;« I've been drinking » qui aurait pu figurer sur « Dirt in my Tongue » de la jeune Anglaise Jo Harman, alors que « Baby, Goodbye », lui, aurait convenu à Dana Fuchs ; et « You may love me today », une belle ballade acoustique, sobre, voix et guitare folk, aux accents Beatles.
Meena ne dénigre pas pour autant les riffs heavy comme l'atteste « Enough is enough » qui trempe dans un funk-rock lourd où Chris Fillmore balance des chorus sobres et saturés où plane l'ombre de David Gilmour.

Une belle réussite que l'on doit également attribuer aux talents de compositeurs et de multi-instrumentiste, de Chris Fillmore (guitares, slide, banjo, mandoline, piano, clavecin, percussion), seul américain de la troupe (et bien non, même pas, Chris Fillmore aurait bien la même nationalité que Meena ; le "Américain" n'aurait qu'un coup de pub ou de commentaires mal avisés), qui apporte pureté, consistance, le tout avec une sobriété et une justesse magnifique.
À rapprocher de Javina Magness, de Theresa James et de Dana Fuchs.
Remarque sur ce commentaire Remarque sur ce commentaire (1) | Permalien | Remarque la plus récente : Nov 24, 2015 9:31 AM CET


Radiogram
Radiogram
Prix : EUR 16,99

2 internautes sur 2 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 Blues-rock cru, franc, sans esbroufes et sans paillettes, 16 juin 2014
Ce commentaire fait référence à cette édition : Radiogram (CD)
En 2009, devant la défection des petits labels, et de la nouvelle donne du marché, Ashton crée son propre label (Fab Tones) et dans la foulée sort « Two Man Blues Army » qui, comme son nom l'indique, n'est joué que par deux musiciens : Gwyn, évidemment, et Kev « Killer » Hickman à la batterie. Un jeune bûcheron plein de ressources : une bonne frappe offrant un jeu fluide et dynamique. Noël Redding et Corky Laing ne sont pas loin. Ce binôme (qui a été présenté comme la rencontre des White-Stripes et de Rory Gallagher) délivre un Blues-rock qui défouraille, un peu « Garage », mais qui n'aurait été que meilleur avec... un bassiste.

Et puis voilà, qu'en 2012, débarque sans crier gare ce superbe « RADIOGRAM ». Peut-être bien son meilleur album (le temps en jugera). Cette fois-ci, Gwyn a décidé de réintégrer la basse à ses compositions (sage décision) et d'en jouer.
Il s'est offer le luxe de quelques invitations. Ce qui apporte une richesse supplémentaire à « Radiogram ». Néanmoins rien d'extraordinaire, ni de vraiment notable. Cela demeure du pur Ashton, sans sucre ajouté, ou rehausseur de goût. Les divers apports se fondent dans la musique du binôme, servant plus à étoffer une ambiance, ou bien à exacerber un feeling.
Ainsi on retrouve Kim Wilson pour le dernier chorus d'harmonica de « Little Girl »; Mark Stanway, le clavièriste de Magnum (avec qui Gwyn a tourné en 2011) et de feu Grand-Slam (de Phil Lynott), bien loin ici de ses pérégrinations FM ou Rock-progressif, en nappage d'orgue sur « Don't Wanna Fall », « Fortunate Kind » et « Angel »; Robbie Blunt (ex-guitariste de Silverhead, le groupe de Michael DesBarres, puis de Robert Plant) riffant sur « Fortunate Kind »; Don Airey a nouveau présent, ici sur « For Your Love »; Mo Birch (UB-40, Go West, Culture Club, actuellement chanteuse de folk-rock, voix volontaire et légèrement masculine) en tant que choriste, et Henry Parker apportant sa douze-cordes sur « Don't Wanna » et son acoustique sur « Fortunate ».

Survol succinct :
« Little Girl » envoie d'entrée la sauce avec un Blues-rock brut de décoffrage
« Don't Wanna Fall » évoque le meilleur de Rory Gallagher lorsqu'il se fait lyrique, avec un petit quelque chose de Bertignac sur le refrain et le final.
« Let me in » grosse présence de l'harmonica de Johnny Mastro (le bourrin de Mama's Boys – celui de L.A et non des McManus brothers-), rythmique de semi-remorque à plein gaz, avec chauffeur déjanté qui saute sur son siège chantant à tue-tête, les yeux-fermés, « can't understand how you treat your man, woman let me in », lâchant le volant pour une partie de air-guitar.
Instant romantique avec « Fortunate Kind » entre Stones 60's et Jeff Healey.
« I Just Wanna Make Love » (de Willie Dixon) à la sauce Hendrix. Gwyn traumatise son ampli, triture ses cordes, brutalise son vibrato et s'acharne sur une wah-wah.
« Dog Eat Dog », blues binaire, sec, simple mais porté par une conviction sans faille.
« Angel » slow-blues âpre et arride.
« For Your Love », les chœurs de Birch et Parker sont à l'unisson du riff puissant et langoureux, et ne cessent que pour laisser place au chant, également à l'unisson. Les paroles ne se résument qu'à huit lignes en incorporant à chaque fois « I've been waiting... », pour souligner l'état obsessionnel, impatient, fébrile, en prise avec le démon de minuit.
« Comin' Home » débute comme du Cars en mode bluesy avant de lâcher la purée et de retrouver la chaleur des terres australes via Rose Tattoo. Revigorant.
Final sur un magnifique hommage à Roy Buchanan. Et comme pour ses précédents « tributs », il incorpore à son jeu des phrases et des licks propres aux concernés, plutôt que de se contenter d'une simple reprise. Cet instrumental, inspiré des « Roy's Bluz », « After Hours » et « Pete's Blues » ne mut que progressivement en Buchanan. Et en se rend compte, qu'en fait, il y a parfois pas mal de Buchanan (époque 73-75) dans le jeu du Gallois.

Conclusion : avec cette galette Gwyn Ashton se hisse parmi les défenseurs d'un Blues-rock cru, franc, sans esbroufes, sans paillettes. Et qui par là, n'a aucune attache avec le temps.
Rien que du lourd, pas un temps mort. Réussite totale.
Gwyn Ashton est de retour.
Remarque sur ce commentaire Remarques sur ce commentaire (2) | Permalien | Remarque la plus récente : Aug 19, 2014 8:04 PM MEST


Page : 1 | 2 | 3 | 4 | 5 | 6 | 7 | 8 | 9 | 10 | 11-20