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Commentaires écrits par
Ibuse "ibuse"
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Them Crooked Vultures (CD)
Them Crooked Vultures (CD)
Prix : EUR 16,34

9 internautes sur 16 ont trouvé ce commentaire utile 
2.0 étoiles sur 5 Le monde est triste, 15 juillet 2010
Ce commentaire fait référence à cette édition : Them Crooked Vultures (CD) (CD)
Ce titre d'article irait bien avec une chronique de My Dying Bride. Mais il n'est pas ici question d'évoquer l'ambiance d'un album mais bel et bien l'état d'un certain monde. En effet, à en croire un peu n'importe qui, ceci est un chef d'oeuvre.

Deux sortes de personnes s'avancent ainsi. D'une part, la presse ; de l'autre, les fans.

En ce qui concerne la presse, je vais être indulgent. Je vais faire celui qui comprend. Ben oui, c'est difficile, je suis journaliste au New York Times, au Chicago Tribune où je ne sais quelle autre officine diablement sérieuse et si je pige à la rubrique culturelle, je dois m'enquiller toutes les fadasseries popounettes qui squattent les ondes tévé et radio et là dedans il y a de tout et surtout du n'importe quoi. Une fois payé mon tribut aux raperies obligatoirement subversives, à la "pays" obligatoirement évocatrice (oui mais la "country" pas trop souvent , hein) et aux électroniqueries bienvenues pour se rassurer ouf on va pouvoir danser ce week-end, j'en suis réduit à proclamer la renaissance du rock à chaque sortie de Muse, Babyshamble et autre Franz Ferdinanderie. Et un jour, ô surprise, déboule un album avec du rythme bien binaire et appuyé par une grosse guitare et ces gens n'ont même pas honte de jouer ça. Du vrai rock ? J'avais perdu l'habitude...! Et pour un peu, j'en dirais volontiers du bien tellement j'avais perdu l'habitude... Renseignement pris, je ne peux décemment pas dire du mal de la chose que je tiens entre les mains. Car elle est le fait d'un trio magique, alors le résultat doit l'être aussi. Nécessairement. Et comme j'ai perdu l'habitude du rock, eh bien, ça, j'y crois.

C'est là que les fans entrent en scène. D'abord le fan n'a rien à dire : il est assommé d'entrée par la trio gagnant responsable de la chose. A savoir : à la guitare et au chant, Josh Homme, celui des Kyuss puis des Queens Of The Stone Age, oui, rien que ça. A la batterie, Dave Grohl, le Dave Grohl de Nirvana (avec Cobain, oui, oui) puis des Foo Fighters, rien que ça. A la basse et aux quelques claviers, John Paul Jones, celui de... mais si, c'est bien lui, c'est bien son nom qui est écrit sur les pochettes des albums de Led Zeppelin. Avec une équipe aussi improbable (encore que Grohl apparaît sur le troisième QOTSA) et talentueuse, le résultat ne peut être que magique.

Et tout un monde d'enfourcher joyeusement ce pauvre canasson et d'enfiler les perles. Les superlatifs tombent à mesure que l'enthousiasme s'envole. Oui mais voilà, si on écoute vraiment, on a quoi ?

Ben on a des plans ici et là mais les plans, ça ne fait pas une compo malheureusement. On a aussi des gens qui maîtrisent la bête qu'ils ont empoigné et qui savent la faire couiner / grincer / sonner. En concert, ça doit faire très mal effectivement. A condition d'aimer les jams et de prêter moins attention aux morceaux. Parce que de titres ici, il n'y a pas lourd. Pas de morceaux qui emmèneraient comme chacun de ces lascars sait pourtant le faire lorsqu'il joue / jouait avec son équipe habituelle. Nous sommes ici en dessous de Led Zep, en dessous des Queens, en dessous des Foo... pas au dessus (ok, c'est difficile) ni à côté ni ailleurs (c'est plus plausible) mais bien... au dessous. Au vu de cette dream team, on serait tenté d'attendre autre chose que des titres qui ne décollent jamais vraiment et qui ressemblent plus au plaisir pris à faire ensemble sonner des instruments qu'à écrire un véritable album de rock. Oui, bon en cherchant bien, on sauvera une paire de titres. Ce qui effectivement ne fait pas lourd.

On me pardonnera de ne pas être hypnotisé par cette somptueuse affiche. Et si on ne me le pardonne pas, tant pis, c'est moins grave que l'ennui ressenti à me fader la chose en intégralité. Plusieurs fois, pour être sûr. Si encore c'était une odieuse ânerie, on comprendrait qu'on puisse s'y laisser prendre. Mais que l'on n'ose pas voir la médiocrité chez des gens qui par ailleurs nous ont habitué au génie, c'est bien triste.
Car des albums dans le genre et des meilleurs, il en sort par lots chaque année. Qui y prête seulement attention ?
Remarque sur ce commentaire Remarques sur ce commentaire (10) | Permalien | Remarque la plus récente : Apr 25, 2012 4:33 PM MEST


Klagopsalmer
Klagopsalmer
Prix : EUR 17,82

4 internautes sur 5 ont trouvé ce commentaire utile 
4.0 étoiles sur 5 Rock 'n' Roll !, 21 mai 2010
Ce commentaire fait référence à cette édition : Klagopsalmer (CD)
Si vous voulez bien, on va un peu oublier tout le cirque, les mutilations en direct live, les bastons mises en scène pareil, bref, tout ce spectacle grand-guignolesque tournant autour de la (supposée ?) misanthropie du leader de la formation dont on va finir par se demander si c'est là l'expression d'une vision radicale de la vie et de la mort et de tout ça ou si c'est la marque d'un positionnement marketing.
En gros et pour aller vite, on va mettre de côté la question de savoir si l'on vit ici un morceau de la philosophie black metal ou si l'on exploite des parts de marché.
On va causer musique.

De Shining, je n'avais rigoureusement rien entendu, jamais, c'est à peine si j'avais noté que le mythique Hellhammer (of Mayhem of course entre innombrables autres) y avait fait une paire d'apparitions.
Découvrant le groupe comme s'il sortait de nulle part, j'ai immédiatement été séduit par :

- la hargne du vocaliste qui nous engueule pendant quasi trois quarts d'heure sans débander ;
- la variété des thèmes et des ambiances ;
- les dernières quinze minutes où l'on se vautre dans le romantisme le plus outrancier ;
- l'aspect rock 'n' roll de la chose.

Rock 'n' roll parce que voyez-vous, m'sieurs-dames, c'est au Heavy Metal que nous nous frottons ici, du heavy metal avec de la chair et des muscles. Et moi, j'appelle ça du rock 'n' roll parce que ça fait le même effet qu'Eddie Cochran au tout début des années soixante : les êtres dotés d'oreilles non averties, à l'écoute de la chose, doivent hésiter entre appeler les flics ou l'HP le plus proche pour qu'on vous y embarque au plus vite, ça vous apprendra à vouloir partager avec vos voisins, fallait-il monter le son si fort ?
Oui, je sais, la scène heavy est composée à 80% de groupes officiant dans la musique de genre, prenant la pose et oubliant au passage ce qu'est le sang, ce qu'est le souffle.
On a tout cela ici.
Alors il n'est pas question de vous faire le coup de l'étiquetage, c'est-y du black, c'en est-y-pas parce que s'il est une chose dont ce disque manque, c'est bien de désespoir. Le doute parfois, et les titres voient leur couleur changer avant que l'énergie ne revienne au galop. Parfois, on respire un coup. Et on repart sabre au clair. Colère et volonté d'en découdre règnent ici en maîtresses le long de cinq titres qu'il faut écouter dès le réveil, histoire de croire une bonne fois pour toutes que le monde vous appartient.
Remarque sur ce commentaire Remarques sur ce commentaire (4) | Permalien | Remarque la plus récente : May 26, 2010 10:14 PM MEST


April
April
Prix : EUR 16,62

1 internaute sur 6 a trouvé ce commentaire utile :
1.0 étoiles sur 5 Quelle déception !, 11 mai 2010
Ce commentaire fait référence à cette édition : April (CD)
Où est passée la magie des trois premiers albums ?
Dans les extraits de morceaux copiés puis collés ici ?
Où est donc passée l'inspiration de Jon Crosby, qui n'est plus ici que l'ombre de lui-même allant même jusqu'à s'autoplagier ? Oui, je sais je l'ai déjà dit mais mince alors ! Ça fait mal à entendre, ça fait mal en y repensant.

Allez Jon, ce n'est qu'un faux pas, une erreur de parcours, le prochain sera superbe, hein dis, Jon, hein ?

Même le livret est nul : un carton plié en deux avec invitation à écrire mon nom pour préciser que l'album m'appartient bien...
...alors que c'est justement ce que je voudrais oublier.


Spirit Black
Spirit Black

Aucun internaute (sur 2) n'a trouvé ce commentaire utile :
1.0 étoiles sur 5 Halte là !!, 11 mai 2010
Ce commentaire fait référence à cette édition : Spirit Black (CD)
Le Bureau de Vérification des Chroniques Bien Trop Elogieuses (BVCBTE) se doit d'intervenir.

Ouvrons le dossier.

Jorn d'abord. Grand monsieur, certes, qui n'aurait pas du quitter Masterplan (ça tombe bien, il y est retourné, z'ont pas du en vendre des brouettes de leur Mk II...) mais qui a entretemps produit des albums hautement recommandables, y compris The Duke ou encore cet album de reprises, bien au dessus de la moyenne du genre.
Donc un nouvel album de Monsieur Lande, c'est toujours une bonne nouvelle.

Accusez, rasseyez-vous, on n'en a pas fini.

L'album ensuite, on en parlait justement. Et le voilà donc cet album avec, prends-ça dans ta face, du gros son évidemment.
C'est aussi pour ça qu'on l'aime la carrière solo de Jorn, pour ces albums bien débordants de bons gros grondements épais comme des tranches de lard qui débordent de partout. Le metal. Le bonheur.
La vacherie est que le son parfois cache la pauvreté de l'inspiration, ça on le sait, on est donc vigilant et on ne tombe pas dans les pièges grossiers. Bien.

Bon ben là, ça ne va pas du tout, c'est raté.
C'est album est vide. Pas l'ombre du bout de la queue d'une chanson. Oui, je sais, c'est cruel. Non ce n'est pas exagéré, c'est triste.
Le BVCBTE a bien essayé de sauver un titre, celui-ci et puis peut-être celui-là et lui, là, pourquoi pas... ...mais non, c'est pas bien raisonnable tout ça, franchement, tu y crois, toi ?
En même temps, ce n'est pas bien grave, un passage à vide, ça arrive même aux meilleurs. En même temps, c'est dommage, ça fait tache. Bon, on ne va pas non plus passer le printemps là-dessus.

Jorn semble du même avis puisqu'il est retourné voir chez Masterplan si les chansons y sont.

Oublions ça, rengainez le porte-monnaie et remerciez le BVCBTE dont la prochaine mission sera de s'inventer un acronyme plus sexy.

Amen.
Remarque sur ce commentaire Remarques sur ce commentaire (3) | Permalien | Remarque la plus récente : May 22, 2010 10:48 AM MEST


Never Going Back
Never Going Back
Proposé par Expédition Express
Prix : EUR 13,16

2 internautes sur 2 ont trouvé ce commentaire utile 
4.0 étoiles sur 5 Enfin !, 11 mai 2010
Ce commentaire fait référence à cette édition : Never Going Back (CD)
Moi, j'aime bien Shemekia Copeland. Elle chante juste (je veux dire que les émotions passent... bien sûr qu'elle tient la note !!) et possède une belle puissance qu'elle sait maîtriser. Mais jusqu'à présent ses albums me paraissaient bien trop proprets, jusqu'à parfois glisser vers la pop-FM.
Il y en a qui aiment, moi je trouvais ça dommage.

En même temps, il y a toujours des titres à sauver.

Et puis, bonne nouvelle, ce Never Going Back fait un peu avancer les choses. Les chansons, Shemekia les chante toujours aussi bien, je devrais plutôt écrire "les vit toujours aussi fort".
C'est au niveau de l'instrumentation que les changements ont lieu. L'ensemble sonne bien plus "authentique", plus "roots" que tout ce qui a été produit précédemment. Je lis ici que "la prise de son est un peu agressive et plus de finesse et de délicatesse (surtout dans le haut du spectre) auraient été les bienvenues". Eh bien justement, c'est cet aspect un peu plus grinçant qui fait le charme de cet album. Ce n'est pas la révolution non plus, juste une option dont on aimerait qu'elle soit poursuivie et développée à l'avenir car ce qui fait le charme, la force du blues, ce ne sont pas les ambiances confortables mais bel et bien l'aspect brut des émotions. Faut-il encore le dire, le blues n'est pas un divertissement d'adulte fatigué par sa journée de bureau mais l'expression de l'âpreté d'être au monde. Le son de cet album le rappelle opportunément.

Détail amusant : c'est au moment où le son gagne en spontanéité que la pochette se fait excessivement sophistiquée.
Remarque sur ce commentaire Remarques sur ce commentaire (2) | Permalien | Remarque la plus récente : May 14, 2010 11:00 PM MEST


The Dio Years
The Dio Years
Prix : EUR 13,06

3 internautes sur 3 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 Bonheur !, 26 décembre 2008
Ce commentaire fait référence à cette édition : The Dio Years (CD)
Ah, évidement, on peut chipoter, le choix des titres, tout ça... A moins de coller l'intégrale des trois albums (+ le(s) live(s) ?) enregistrés avec Dio, on ne voit pas bien comment contenter tout le monde.
Lady Evil, c'est vrai, aurait pu laisser la place... Ah mais ! Voilà que je tombe dedans moi aussi !

Revenons à nos moutons (noirs bien sûr) : bonheur pour deux raisons, non allez trois, soyons généreux.

1. Ceci est une compilation de haute tenue. Le Heavy Metal m'sieurs, dames, rien de moins.
2. Enfin la reconnaissance d'une période majeure de l'histoire de Black Sabbath. Eh non, Ozzy n'est pas seul !
3. Les trois titres inédits rappellent que c'est bien dans les vieux chaudrons... C'est autre chose que le terne Psycho Man sorti à l'époque du (très bon au demeurant) Live Reunion.

On comprend que cette formation-là soit partie en tournée et ceux qui ont vécu la chose peuvent en témoigner : les nouveaux titres claquent fort !

Pour résumer : bonne compile (pour ceux qui n'auraient pas les albums, yaka se jeter dessus) et bons titres inédits. Que demande le peuple ?


Songs From The Sparkle Lounge
Songs From The Sparkle Lounge
Prix : EUR 17,00

10 internautes sur 10 ont trouvé ce commentaire utile 
4.0 étoiles sur 5 Enfin un album vraiment intéressant., 2 septembre 2008
Ce commentaire fait référence à cette édition : Songs From The Sparkle Lounge (CD)
Que penser de cet album ?
Entre ceux qui crient au génie (trop pressé de retrouver un passé prestigieux ?) et ceux qui grognent (parce que c'est plus comme avant ?), qu'en est-il ?

On peut essayer d'évaluer concrètement la chose.
D'abord, c'est un album de hard rock. Et vu les horreurs que le Lep a osé produire ces dernières années, c'est plutôt rassurant.
Hard rock donc, tendance glam seventies mais avec le son d'aujourd'hui. C'est ce que laissait entrevoir la précédente parution du groupe et qui se confirme ici.
L'élément qui fâche, c'est la ballade. Def Lep a trop louché vers le succès des Scorpions et a multiplié les niaiseries larmoyantes au point d'en arriver parfois à plomber ses albums, même les mieux intentionnés : Slang est exemplaire à cet égard.
Ici, il y a une ballade mais une seule. C'est bien. Il ne fallait pas plus.

Résumons : du vrai hard rock, une seule ballade, voilà pour les points positifs. On peut trouver la technique du refrain un peu répétitive ou y voir au contraire l'expression d'une marque de fabrique. C'est assez dire que le reste est affaire de goût personnel.

En ce qui me concerne, cela faisait longtemps que je n'avais pas eu envie d'acheter du Def Lep.
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Fallen
Fallen
Proposé par Dvd Overstocks UK
Prix : EUR 10,19

2 internautes sur 8 ont trouvé ce commentaire utile 
1.0 étoiles sur 5 Un plagiat ehonté ?, 2 septembre 2008
Ce commentaire fait référence à cette édition : Fallen (CD)
C'était à l'époque de la sortie de l'album : j'en entends quelques titres qu'un ami bien intentionné voulait me faire partager. Et là : déception !
Comment Lacuna Coil a-t-il pu produire un album aussi vulgaire, multipliant les effets faciles à base de vocalises évaporées et de riffs lourdauds masquant l'absence de mélodie, d'inspiration ?
Par égard pour le copain, et aussi voulant me rassurer à l'écoute de la suite, j'ai continué l'expérience et puis le doute s'est installé, des détails, la voix pas posée pareil, etc. A l'époque, je ne maîtrisais pas bien le style de LC. Alors j'ai demandé : tu es sûr que c'est Lacuna Coil ?
- Mais pas du tout, s'est-il étonné, c'est Evanescence.
Et là, soulagement. D'abord j'étais rassuré : Lacuna Coil était un vrai bon groupe et l'est resté. Je suis allé acheter les albums.
Quand à Evanescence... Ces gens doivent célébrer tous les jours les vertus de l'Amérique : sans la puissance financière des majors et sans le professionnalisme des services marketing de ce pays, que serait ce "groupe" aujourd'hui ?


Nighttime Birds
Nighttime Birds
Prix : EUR 22,00

3 internautes sur 3 ont trouvé ce commentaire utile 
3.0 étoiles sur 5 Déception, 31 mars 2008
Ce commentaire fait référence à cette édition : Nighttime Birds (CD)
Nightime Birds, c'est en quelque sorte l'album de trop.
Il ne s'y passe pas grand-chose qui n''ait déjà été dit, et mieux, sur Mandylion.
Le travail de Siggi Bemm n'est pas en cause ici mais, avec le recul, on se dit qu'effectivement, il aurait fallu faire produire l'album par Eroc. Cela aurait peut-être apporté la nouveauté qui fait cruellement défaut à ce disque et, toujours avec le recul, on se dit que la transition avec How To Mesure A Planet ? aurait été moins brutale.

A noter ici les bonus, qui rattrapent largement le coup : versions live, demos mises en boîte par Eroc, justement, etc.
Mais attention : le tout est disponible par ailleurs sur Accessories : Rarities & B-Sides.
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Sweet Tea
Sweet Tea

15 internautes sur 15 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 Un blues écrasant !, 17 février 2007
Ce commentaire fait référence à cette édition : Sweet Tea (CD)
Alors voilà : Buddy est vieux. C'est dramatique. C'est ce qui ressort parfaitement du premier titre, accoustique, repris de Junior Kimbrough : "je suis vieux, c'est plus comme avant" (Done Got Old). On a mal pour lui.

Commence le second titre avec ce roulement de batterie aussi lointain que menaçant : Spam officie, le Spam qui accompagne habituellement T-Model Ford (quand il ne se bat pas au couteau avec !) Et déjà on s'inquiète, le roulement se rapproche dangereusement et il n'augure rien de bien sain.

Et puis la basse arrive, tellement épaisse qu'on la croirait un instant échappée de chez Ministry.
Vous avez bien lu.

Et Buddy fait parler la poudre : sa guitare hulule, rue dans les brancards, tonitrue dans un fracas de fin du monde... Et Buddy ne chante même plus tellement il semble vivre chaque mot prononcé. D'après la chanson, elle est partie. Alors Buddy fait tout sauter.

Car tout le reste de l'album est ainsi : sursaturé, orageux, écrasant.
Buddy ne cherche même pas à se vautrer dans une débauche d'effets, ça sort, c'est comme ça. Il paraît que le projet, c'était d'aller voir dans le répertoire Fat Possum s'il y est. Et bien on va voir ce qu'on va voir, bande de mécréants, et l'époque où Charley Patton effrayait son auditoire par la violence déployée sur scène n'est pas révolue.

On l'avait oublié ? Le blues, c'est pas cool. Le blues, c'est un cri, c'est le bruit que produisent les âmes quand la vie les déchire, le blues, c'est violent et il est ici joué sur le ton du drame cosmique.

Alors, on sort de là salement secoué. L'aterrissage est difficile, on est un peu étourdi, on regarde la chose, on essaie de chasser cette impression d'avoir été jeté dans un torrent de lave... et on y replonge bien sûr !
Bien sûr.

J'oubliais : tout ce qui a été dit dans les commentaires précédents est rigoureusement exact.
Voilà : vous tenez là un des rares albums capables de changer votre vie.
Remarque sur ce commentaire Remarques sur ce commentaire (3) | Permalien | Remarque la plus récente : May 9, 2010 10:27 PM MEST


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