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mistersix (triffouillis)

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Diamond Dogs - 30th Anniversary Edition
Diamond Dogs - 30th Anniversary Edition

3 internautes sur 3 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 LE meilleur de Bowie ?, 17 septembre 2009
Ce commentaire fait référence à cette édition : Diamond Dogs - 30th Anniversary Edition (CD)
Inspiré du roman 1984 de George Orwell (dont la veuve, effrayée par l'image sulfureuse de Bowie a refusé de céder les droits), "Diamonds Dogs" est un album inventif et audacieux. Exit Ziggy, voiçi Halloween Jack, habitant de Hunger City, mégalopole étouffée par un totalitarisme forcément inhumain.
Pour cet album (paru en avril 1974), Bowie s'est littéralement enfermé en studio fin 1973-début 1974 avec pour seul compagnie un ingénieur du son et une montagne de cocaïne. Il prend également de la distance avec ses plus fidèles musiciens dont le flamboyant Mick Ronson, (mais contunua sa association avec l 'halluciné pianiste Mike Garson), préférant assurer lui-mêmes la plupart des guitares (et de nombreux autres instruments), leur conférant un aspect moins dominé aux sons apres et métalliques à l'image de ceux du titre éponyme, blues-rock décadent amphétaminé.
Les expérimentations avec le producteurTony Visconti vont bon train et certaines erreurs seront souvent gardées comme arrangements définitifs (pas étonnant que Bowie sera amené à signer aussi quelques chefs d'oeuvre avec Brian Eno), donnant des morceaux comme l'épique suite "Sweet Thing /Candidate /Sweet Thing (Reprise)" , enchainée avec « Rebel, Rebel », tube imparable aux ultimes accents glam rock car en effet, avec cet album, Bowie entre de plein pied dans sa période "plastic soul" (voir aussi les titres "1984" et "Big Brother") qu'il prolongera avec le LP "Young Americans".
Les somptueuses ballades bowiennes sont aussi de la partie ("We Are The Dead, Rock'n' Roll With Me), sublimées par une splendide voix grave et grandiloquente qui deviendra la marque de fabrique de l'artiste chaméleon, délaissant les tons suraigus de Ziggy Stardust et des albums précédents.
En 1991, la première réédition cd par Rykodisk offre en bonus 2 somptueux morceaux ("Dodo" et surtout "Candidate") et enfin cette dernière réédition est enrichie d'un second CD intéressant proposant mixes et versions plus ou moins rares ou plus ou moins inédites (plutôt moins que plus mais les acharnés s'en délecteront sans problème), ainsi qu'une reprise de Springsteen ("Growin' Up, déjà parue également en bonus de la 1ère réédition de "Pin-Ups").

Last but not Least : on ne se lasse pas d'admirer la sublime pochette de l'artiste belge Guy Peellaert qui officia aussi entres autres pour les Stones (il est également responsable de l'affiche de "Taxi Driver). En dépliant la pochette du 33 tours, on découvre un troublant être mi-Bowie mi-chien aux parties génitales un peu trop protubérantes pour les prudes pontes de RCA qui se hateront de faire effacer les objets du scandale, faisant des 1ères éditions du LP une cultissime pièce de collection de la valeur d'environ un bras, un bras et demi.


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