Profil de Huascar > Commentaires

Fiche d'identité

Contenu rédigé par Huascar
Classement des meilleurs critiques: 1.207.799
Votes utiles : 114

Chez vous : découvrez nos services personnalisés en pages d'aide !

Commentaires écrits par
Huascar (Paris, France)

Afficher :  
Page : 1
pixel
Grace
Grace
Prix : EUR 12,18

37 internautes sur 42 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 Jeff Buckley ou La Vie Eternelle, 11 septembre 2000
Ce commentaire fait référence à cette édition : Grace (CD)
Au depart, je n'ai rien compris a ce disque. Je crois que personne n'y comprend pas grand-chose, d'ailleurs. Enfin j'abuse, je trouvais le single, Grace, dont je ne savais qui le chantait, proprement ahurissant. C'etait d'ailleurs la premiere bouee de sauvetage a laquelle s'accrocher dans ce disque-deluge. "Mais ou est le refrain ?", continuait a s'obstiner mon cerveau. Et puis, dans cet enchevetrement de cordes et de guitares, j'ai saisi des lignes melodiques de ci de la, que j'ammassais comme autant de bouts de bois pour mieux flotter. Vous allez voir, une fois le radeau fait, tout devient evident. On le demolit, vu que maintenant, on a appris a construire un bateau. Car tel est ce disque, tel est Jeff Buckley : il vous rend meilleur. Plus intelligent, plus sensible, plus courageux. Et a chaque ecoute un peu plus. Ne vous precipitez pas sur le concert filme tout de suite, apprenez d'abord le moindre recoin de cet album. VOIR Jeff Buckley chanter, c'est encore une autre paire de manches. Trop facile pour les filles et dur a avaler pour les garcons. J'ai fait partie de ton Bataclan, Jeff, et depuis je ne cesse d'evangeliser ton art. Hallelujah, man.


Sign 'O' The Times
Sign 'O' The Times
Prix : EUR 6,99

63 internautes sur 72 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 Plus loin, plus haut, 31 août 2000
Ce commentaire fait référence à cette édition : Sign 'O' The Times (CD)
Que dire de ce disque ? Il fallait y être. Bah oui. Achetez aussi le concert en vidéo. Bah oui. Parce que non seulement Prince nous assénait là sa plus grande claque, mais il venait aussi envahir l'europe, sublimant le single de la décennie (selon Rolling Stone, excusez du peu) à coups de riffs distordus et de larsens maîtrisés, pendant que les meilleurs musiciens de l'époque (qui, au sens propre, n'appartenaient qu'à lui) marchaient au pas en faisant rouler leurs tambours. Prince déclarait la guerre à tout le business. Cette année-là, aucun show n'arriva à la cheville de ce cirque décadent et urbain, romantique et impressioniste ; en 1987, son inspiration et son travail (mais comment peut-on BOSSER à ce point ?) l'ont rendu capable de tout faire, tout composer, tout jouer à un niveau de perfection stylistique et d'intelligence musicale qui nous fait comprendre que là, forcément, on pète un plomb. L'année suivante, il remercia Dieu, et ce fut tout aussi bon, voire extatique. Après, Tim Burton lui donnera l'occasion parfaite de cristalliser sa déprime d'être seul, avec 50 albums dans les coffres d'avance, sans challenger, pas un mec pour relever le défi... A part peut-être Jackson, mais qui, ne sachant QUE chanter et danser (et de surcroît chauffant, déjà, lui, de la cafetière), ne pouvait forcément que boxer dans une autre catégorie. Sans concurrent, sans danger, le talent de Prince commença à faner. Il réalisa ce qu'il avait achevé, et enfla grave du ciboulot. Mais depuis, tous ceux qui ont connu cette époque bénie se "rendent" de temps en temps au Parc Paisley, histoire de voir s'il y pousse encore des fleurs... moi, des fois, j'en trouve des vraiment jolies.


1999
1999
Prix : EUR 7,00

14 internautes sur 15 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 La pop ne sera plus jamais la même..., 31 août 2000
Ce commentaire fait référence à cette édition : 1999 (CD)
Si vous vous demandez quels disques inspirent les musiques électroniques d'aujourd'hui, celui-ci en fait définitivement partie. Sur cet opus, Prince, après avoir cherché depuis 1980 comment canaliser l'énérgie séminale de "Dirty Mind", explose littéralement. Un choix radical dans la production d'abord : "1999" fait partie de ces albums qui donne envie de toucher à l'équaliseur tellement il y a de clairs-obscurs auxquels l'oreille a du mal à se faire ; une production faussement minimaliste ensuite, tant l'écoute au casque révèle de mélanges passés inaperçus lors des premières écoutes. Enfin, une véritable leçon de structure moderne, avec des patterns en boucle qui allaient apprendre à toute une génération la façon de se servir d'une boîte à rhytme. Mais tout cela ne serait que prouesses techniques si le tout n'était pas turbopropulsé par l'utopie princière : les filles se baladent en guêpières ("D.M.S.R."), elles vous conduisent en taxi (le concept est pitoyablement repris dans un récent clip de Sting) et vous rejoignent à l'arrière ("Lady Cab Driver"), on drague en proposant de faire semblant d'être mariés... le sexe selon Prince, récupéré depuis tristement par les publicitaires qui font quotidiennement de nous des frustrés, est ici si libre qu'il en est pur, partouzeur et fidèle, salace et sacré à la fois, perpétuant la vision de l'amour des plus grands artistes. Avec cet album, Prince débutait un règne incontesté une décennie durant, pendant laquelle les superlatifs tomberaient comme de la pluie...


Page : 1