Profil de vandotto > Commentaires

Fiche d'identité

Contenu rédigé par vandotto
Classement des meilleurs critiques: 1.243.160
Votes utiles : 27

Chez vous : découvrez nos services personnalisés en pages d'aide !

Commentaires écrits par
"vandotto"

Afficher :  
Page : 1
pixel
The Music From The Connection
The Music From The Connection

5.0 étoiles sur 5 Freddie Redd et Jackie McLean, une rencontre bouleversante., 6 juillet 2002
Ce commentaire fait référence à cette édition : The Music From The Connection (CD)
" The Connection ", une pièce de théâtre de Jack Gelber dans laquelle les Junkies sont à l' honneur. Jouée au Living Theater en 1959, dans tous les sens du terme : Les musiciens, dont Freddie Redd au piano et Jackie McLean à l' alto, font partie de la distribution et jouent leur vie sur scène. " The Jazz played is in the tradition of Charlie Parker ", tels étaient les propres mots de Gelber quant à la musique qu' il voulait dans sa pièce. Tous les thèmes de cette session en studio sont signés de Freddie Redd et exposés de façon bouleversante par Jackie McLean. L' altiste s' y exprime comme il ne le fera peut-être plus jamais par la suite. Ecoutez sa voix perceptible dans le son tout au long de ses improvisations déchirantes. Il nous livre dans ce disque l' expression de sa propre souffrance sublimée. La rythmique est fabuleuse, avec Michael Mattos à la basse et Larry Ritchie à la batterie. Les compositions magnifiques de Freddie Redd et sa présence au piano sont d' évidence à l' origine du climat d' angoisse qui nous prend aux tripes.
Le dernier titre est suffisamment évocateur : " O.D. " : Overdose. Difficile de mettre des mots sur cette musique hallucinée qui évoque le célèbre tableau d' edvard Munch : " Le Cri ". On n' en sort pas indemne.


Conférence de presse Vol. 2
Conférence de presse Vol. 2
Prix : EUR 12,99

10 internautes sur 12 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 Tout aussi indispensable que le Vol. 1, 3 juillet 2002
Ce commentaire fait référence à cette édition : Conférence de presse Vol. 2 (CD)
Retour vers un passé pas si lointain, on est en Juin 1994, Live au Petit Journal Montparnasse : Eddy Louiss et Michel Petrucciani sont en osmose parfaite et réunis pour le meilleur. 8 titres, rien à jeter, comme dans le Vol. 1. Encore des standards associés à des originaux signés par le pianiste ( " Hub Art " et " Rachid ", un très beau thème d' une richesse harmonique particulièrement séduisante. ) et l' organiste ( " Naissance ", " Caraïbes " et " Au p'tit jour ", des compositions fascinantes du grand Eddy mêlant avec sa sensibilité coutumière la joie à la tristesse, et servies par sa manière unique de faire sonner son orgue Hammond, dont on peut se demander parfois s' il n' en vient pas à le transformer en synthé, toujours à bon escient et sans jamais en abuser. )
Que dire de plus, par rapport aux 8 plages du fantastique Vol. 1 ? Ceci : Vous prenez les 2 CD, l' un n' allant pas sans l' autre, et vous passez le tout en boucle, pour le plaisir. Si vous sombrez dans le sommeil en écoutant ces merveilles, ce ne sera pas par lassitude , mais bien par enchantement. Eddy et Michel seront alors les gardiens de vos rêves.


Conférence de presse
Conférence de presse
Prix : EUR 17,00

9 internautes sur 11 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 Un Chef-d' oeuvre, tout simplement., 2 juillet 2002
Ce commentaire fait référence à cette édition : Conférence de presse (CD)
Un disque extraordinaire comme il en existe peu dans l' histoire du Jazz. Il s' est passé à Paris quelque chose de miraculeux entre le 14 et le 16 Juin 1994 au Petit Journal Montparnasse : Eddy Louiss en compagnie de Michel Petrucciani. Un duo à couper le souffle. Deux êtres qui en sont arrivés à une extrême complicité. A l' écoute de ce CD de rêve, on ne peut que se retrouver plongé dans la salle au sein du public dans la chaleur communicative d'une rare alchimie musicale, et cela dès le début du premier morceau. Un paroxysme est atteint lors de l' improvisation du pianiste aux mains de géant sur " These Foolish Things ", au cours de laquelle l' audience ne peut contenir un énorme débordement d' enthousiasme. Eddy Louiss aux commandes de son Hammond est prodigieux, il en a l' habitude : un superbe phrasé porté par un son mêlant la douceur du velours à une percussion rêglée avec tout le soin qu' il sait y apporter, et la présence un peu lointaine de ce chant aigu reconnaissable entre tous. Sa profonde sensibilité chevillée au coeur, il met tout son art au service de son compère et le lance sur les rails de ses lignes de basses, tout en soutenant par ses accords sans faille les variations harmoniques des différentes compositions. Qui donc pourrait ne pas se laisser porter par un tel maelstrom ? La présence palpable de la bête aux roues phoniques évoque celle du fauve à la puissance contenue, mais toujours prêt à bondir à chaque instant. Standards et thèmes de toute beauté se succèdent, autant de la main de Monsieur Eddy Louiss ( Les Grelots/Amesha ) que de celle de Monsieur Michel Petrucciani ( I Wrote You A Song/Simply Bop ). Quel disque ! La touchante photo de couverture en noir et blanc reflète à merveille l' émotion et le bonheur éprouvés par les deux amis à être ensemble. A écouter inlassablement, ainsi que " Conférence de presse Vol. 2 ", histoire de prolonger le plaisir.


Collection Jazz In Paris - Rhoda Scott et Kenny Clarke - Digipack
Collection Jazz In Paris - Rhoda Scott et Kenny Clarke - Digipack

3 internautes sur 6 ont trouvé ce commentaire utile 
4.0 étoiles sur 5 Un Trio sans bassiste ?, 2 juillet 2002
Ce commentaire fait référence à cette édition : Collection Jazz In Paris - Rhoda Scott et Kenny Clarke - Digipack (CD)
Printemps 77 : Rhoda Scott et Kenny Clarke se retrouvent tous les deux en studio à Paris pour faire la fête. L' organiste ne se laisse pas pour autant mener à la baguette et le formidable rythmicien du be-bop ne l' intimide pas. Il se pourrait fort bien que Klook ait eu son mot à dire quant au choix de deux thèmes parkeriens : " Now's The Time " et " Out Of Nowhere ", histoire de faire un petit clin d'oeil au Bird. Rhoda n' est pas en reste avec " Toe Jam ", signé de sa main : Un thème à forte pulsation mineure et agrémenté d' un joli pont descendant par tons. ( Elle le garde d' ailleurs précieusement dans son répertoire. )
Un joyau se cache dans cette réédition : " It's Impossible ". Une interprétation d' une rare émotion dans laquelle Rhoda nous livre son âme avec pudeur, bercée par les balais de Mr Kenny Clarke. Une merveille de ballade, de celles qui font pleurer.
Une dernière chose : Ne cherchez pas le nom du bassiste, Rhoda sait très bien se débrouiller toute seule !


Alone
Alone

2 internautes sur 2 ont trouvé ce commentaire utile 
4.0 étoiles sur 5 Merveilleusement seule, 2 juillet 2002
Ce commentaire fait référence à cette édition : Alone (CD)
Un très beau disque en solo de Mrs Rhoda Scott, chargé d' émotion. Si l' on excepte " Oh, Lonesome Me ", toutes les compositions sont signées de la main de l' organiste et mêlent admirablement tendresse, douceur et allégresse. Et toujours la présence palpable de ce feeling indéfectible qui n' appartient qu' à elle.
A écouter inlassablement en rêvant dans la pénombre.
Un seul bémol à la clef : Pourquoi n' avoir utilisé le véritable orgue Hammond B3 seulement sur deux morceaux ?
Malgré cela, le merveilleux talent de l' organiste aux pieds nus parvient à préserver la magie de cet opus véritablement envoûtant.


Alhambra
Alhambra
Prix : EUR 22,68

3 internautes sur 3 ont trouvé ce commentaire utile 
4.0 étoiles sur 5 Une locomotive lancée à train d' enfer., 27 juin 2002
Ce commentaire fait référence à cette édition : Alhambra (CD)
Un remarquable saxophoniste ténor qui déménage et va droit devant lui, soutenu par une rythmique qui ne s' en laisse pas compter. Le résultat est décoiffant à souhait et l' auditeur ne peut que se laisser emporter à toute vapeur. L' influence coltranienne est manifeste dans l' harmonisation de standards comme "Body and Soul" et "But Not For Me". Francis Bourrec a su de toute évidence assimiler la manière forte des plus grands, de Dexter Gordon à Michael Brecker. Sans en oublier le plus important : Avoir réussi à devenir lui-même et donner à entendre une voix qui n' appartient qu' à lui, une des choses les plus difficiles dans la jungle jazzistique.
Blow man, straight ahead !


Page : 1