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neko
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Temps glaciaires
Temps glaciaires
par Fred Vargas
Edition : Broché
Prix : EUR 19,90

6 internautes sur 7 ont trouvé ce commentaire utile 
4.0 étoiles sur 5 Une sacrée « pelote d’algues » à démêler., 12 mars 2015
Ce commentaire fait référence à cette édition : Temps glaciaires (Broché)
Fred Vargas nous livre non pas des romans policiers mais de véritables contes remplis de nos terreurs les plus secrètes, de personnages maléfiques, figures modernes des ogres et autres monstres.
C’est en puisant à ce répertoire qu’elle parvient à faire passer n’importe quoi (et elle ne s’en prive pas d’ailleurs) pour la plus grande joie des lecteurs. Qui d’autre qu’elle pourrait créer une histoire qui fait revivre la figure de Robespierre, un club de passionnés de la Révolution française, un drame survenu 15 ans auparavant à des touristes en Islande ? Et, quand on croit on avoir assez, apparaît un sanglier protecteur et une quête des origines que ne désavouerait pas la psychanalyse.
Non, personne ne peut rivaliser avec Fred Vargas sur ce terrain là car elle n’écrit pas le réel mais laisse venir un flot d’images, selon la méthode des surréalistes. Il faut donc accepter de dériver et de se laisser porter pour qu’en fin de compte (conte) « la pelote d’algues » soit démêlée.


Un monde de brut
Un monde de brut
par Pancho
Edition : Broché
Prix : EUR 18,00

5.0 étoiles sur 5 Drôle et fin., 16 février 2015
Ce commentaire fait référence à cette édition : Un monde de brut (Broché)
Pancho dessine pour Le Canard enchaîné, The New York Review of Books, Le Monde et bien d’autres encore. Dans Un Monde de brut, sont regroupés certains dessins déjà parus dans la presse ainsi que des inédits et des portraits d’écrivains qui révèlent d’ailleurs tout l’art du peintre.
Dessins politiques, sur l’écologie, l’économie, la condition féminine, la pauvreté : si dans tous ces sujets le trait est le plus souvent gras et lourd, la finesse du regard de Pancho n’en est pas moins présente. La tendresse un peu triste aussi comme ces immigrés qui sur leur petit bateau tendent une échelle trop courte et dérisoire pour essayer d’atteindre le gros paquebot Europe. Il sait aussi se faire mordant en croquant la finance et le capitalisme : « Pour bosser dans notre agence, il faut être prêt à vendre père et mère » dit le patron, « Zut ! C’est déjà fait ! » s’exclame l’employé.


Le Grand Méchant Renard
Le Grand Méchant Renard
par Benjamin Renner
Edition : Broché
Prix : EUR 16,95

5 internautes sur 5 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 Le grand méchant renard : un vrai papa poule., 6 février 2015
Ce commentaire fait référence à cette édition : Le Grand Méchant Renard (Broché)
Un renard qui se prend d’affection pour les poussins qu’il voulait dévorer, un chien paresseux, des poules « de l’enfer », un grand méchant loup, un cochon jardinier et nous voilà embarqués dans une histoire loufoque et tendre au milieu de personnages improbables.
Le dessin est vif et expressif, l’absence de cases et de bulles renforcent la fluidité de la narration. Derrière les gags se profile une morale sympathique qui montre que l’on peut échapper au déterminisme biologique et social, que l’on peut choisir d’être qui l’on veut.
Ainsi, le renard, à défaut de devenir le grand prédateur qu’il pense devoir être, se transforme en un formidable papa poule.


Voyage de classes
Voyage de classes
par Nicolas JOUNIN
Edition : Broché
Prix : EUR 16,00

4.0 étoiles sur 5 Voyage en sociologie, 2 février 2015
Ce commentaire fait référence à cette édition : Voyage de classes (Broché)
Quand des jeunes de banlieue débarquent dans les beaux quartiers on pense tout de suite à des hordes venues traîner leur oisiveté d'une manière bruyante. On est loin d'imaginer qu'il peut s'agir d'étudiants bien élevés venus faire une étude.

Nicolas Jounin, prof à Paris 8, part du constat que les pauvres sont très étudiés et que « la sociologie s'est construite autour de leur auscultation ». Il décide donc d'embarquer ses étudiants de Seine-Saint-Denis dans le Triangle d'or parisien constitué par les Champs Elysées, l'avenue Montaigne et l'avenue Georges V.

Les étudiants en découvrent autant sur les habitants de ces quartiers, leurs maeurs (parfois antidémocratiques comme dans ces clubs où les femmes n'on pas le droit de vote), les installations (on apprend qu'il y a peu de toilettes publiques pour éviter certaines populations indésirables, de moins en moins de boulangeries et d'épiceries car les bâtiments sont rachetés pour y installer des boutiques de luxe) que sur eux-mêmes (leur représentation de cet univers, leur envie parfois et la façon dont ils sont perçus : le fait qu'ils entrent dans un endroit chic pour prendre un café est souvent vu comme illégitime).

Ce livre au beau titre, se lit (très facilement) comme un ouvrage d'initiation à l'enquête sociologique. Peut être conseillé au grand public et aux étudiants en socio.


Nous ne sommes pas nous-mêmes
Nous ne sommes pas nous-mêmes
Prix : EUR 15,99

3 internautes sur 3 ont trouvé ce commentaire utile 
3.0 étoiles sur 5 Une oeuvre émouvante mais un peu longue., 25 janvier 2015
Ce commentaire fait référence à cette édition : Nous ne sommes pas nous-mêmes (Format Kindle)
Nous ne sommes pas nous-mêmes est certes une œuvre forte, émouvante qui parvient à rendre attachants des personnages pas toujours très sympathiques. Ce pavé de 800 pages se lit très bien grâce aux nombreux dialogues qui le composent et qui lui donnent du rythme mais il est bien trop long. Evidemment, on comprend que l’intention de l’auteur est de montrer comment une vie peut se dégrader lentement, comment l’émotion peut naître même et surtout dans ce qui peut sembler dérisoire, banal mais c’est précisément cet enlisement dans le quotidien qui fait que le roman manque d’ampleur au risque de tomber dans une certaine platitude.
Un grand merci aux éditions Belfond pour m'avoir fait découvrir ce livre.


Nous sommes l'eau
Nous sommes l'eau
par Wally LAMB
Edition : Broché
Prix : EUR 23,50

1 internaute sur 1 a trouvé ce commentaire utile :
3.0 étoiles sur 5 Pas le meilleur roman de l'auteur., 24 novembre 2014
Ce commentaire fait référence à cette édition : Nous sommes l'eau (Broché)
L’artiste Annie Oh a eu une vie compliquée. Privée de sa mère très jeune, laissée aux soins d’un père qui se réfugie dans l’alcool puis élevée dans une famille d’accueil, elle s’est construite comme elle a pu.
Au début du roman, elle s’apprête à convoler en seconde noces avec Viveca sa galeriste. A l’occasion de ce mariage, des secrets de famille vont ressurgir et ce d’autant plus que la cérémonie va se tenir à Three Rivers là où Annie a vécu avec premier son mari et a élevé ses trois enfants. Là aussi où un peintre noir a trouvé la mort d’une façon crapuleuse dans les années 50.

Difficile de résumer ce roman sans l’affadir et sans le réduire tant il est foisonnant. Sa constitution polyphonique fait que chaque personnage raconte son histoire. Nous sommes donc au cœur de leurs pensées les plus profondes pendant environ 600 pages. Cela laisse le temps à l’auteur de montrer l’évolution de la société américaine (de la fin des années 50 à aujourd’hui) et de traiter des thèmes comme le racisme, le mariage gay…Chaque époque a son combat.
Au fil du texte on découvre donc des personnages de plus en plus complexes et une société qui reste engoncée dans des valeurs très conservatrices seules rempart possible au changement.
Il s’agit d’un véritable roman américain centré sur la famille, la psychologie et la réflexion sur la société mais aussi d’un roman trop américain dans ses excès. Le trait est chargé. Entre les abus sexuels, la pédophilie, la maltraitance on a envie de demander grâce. Les 100 dernières pages semblent longues (voire insupportables). Comment tant de pages pleines de finesse peuvent-elles côtoyer des lourdeurs dignes de (mauvaises ?) séries télé ?

Ainsi on l’aura compris ce n’est pas le meilleur livre de l’auteur (cela me coûte un peu d’écrire cela) mais malgré cette fin (calamiteuse) et des passages outrés l’ensemble est assez puissant pour que l’on puisse être captivé.


Les vieux fourneaux - tome 2 - Bonny and Pierrot
Les vieux fourneaux - tome 2 - Bonny and Pierrot
par Paul Cauuet
Edition : Album
Prix : EUR 11,99

4 internautes sur 4 ont trouvé ce commentaire utile 
4.0 étoiles sur 5 Une nouvelle fournée jubilatoire, 2 novembre 2014
Ce commentaire fait référence à cette édition : Les vieux fourneaux - tome 2 - Bonny and Pierrot (Album)
Ce second tome confirme les qualités du premier même s’il est un tout petit peu en-dessous à cause du grand nombre de personnages et d’intrigues qui se mêlent.
C’est cependant avec un plaisir renouvelé que l’on retrouve les histoires de ces vieux copains contestataires. Ce second tome suit le même schéma que le premier car là aussi, un événement ramène le passé à la surface et va permettre par l’intermédiaire de retours en arrière de mieux comprendre la vie des protagonistes. Ici, c’est Pierrot l’anar de « Ni Yeux ni maître » qui est confronté à des épisodes douloureux de sa vie. Le fait de suivre ce personnage donne lieu à de savoureuses scènes de sabotages de réunions politiques, d’ « attentats gériatriques » croquignolets.
Les dialogues sont toujours aussi savoureux, le dessin toujours aussi expressif (avec même des planches entières très réussies sans aucune parole), le tout au service d’une vision engagée qui se moque des fausses valeurs. Et puis une BD qui montre une hackeuse de 90 ans qui tente de lancer une attaque virale sur le blog de Nadine Morano cela ne peut pas être mauvais.
Vivement la suite.


Kobra
Kobra
par Deon Meyer
Edition : Broché
Prix : EUR 22,00

3 internautes sur 3 ont trouvé ce commentaire utile 
4.0 étoiles sur 5 Un style nerveux qui fait mouche, 11 octobre 2014
Ce commentaire fait référence à cette édition : Kobra (Broché)
Deon Meyer écrit le même roman depuis des années et utilise la même structure mais loin de lasser le lecteur il l’entraîne toujours à sa suite car il sait raconter des histoires et a su renouveler ses personnages et les situations décrites en s’adaptant à l’Afrique du Sud d’aujourd’hui. Ici, l’histoire s’installe doucement pour s’emballer avec une chasse à l’homme décrite dans un style nerveux qui laisse peu de répit et de place à l’ennui.


Aventures de Philip et Francis (Les) - tome 3 - S.O.S. Météo
Aventures de Philip et Francis (Les) - tome 3 - S.O.S. Météo
par Pierre Veys
Edition : Album
Prix : EUR 13,99

3 internautes sur 5 ont trouvé ce commentaire utile 
4.0 étoiles sur 5 Enthousiasmant., 18 septembre 2014
Ce commentaire fait référence à cette édition : Aventures de Philip et Francis (Les) - tome 3 - S.O.S. Météo (Album)
Damned ! Le duo Veys et Barral a encore frappé. Pour la troisième fois il nous offre une aventure désopilante de Philipp (Mortimer) et de Francis (Blake), un jeu délicieux sur les clichés anglais, un dessin détaillé pour le décor et tonique pour l’expression des personnages. L’humour naît évidemment des situations, du langage mais aussi du trait lui-même. On trouvera un Olrick dépassé par les évènements, un désopilant séjour au pays de Galles dans un village au nom imprononçable, un Mortimer en mode Mister Hyde qui, entre deux plans pour déstabiliser l’Angleterre, fait une tarte aux pommes, and so on…
Bref, c’est toujours aussi déjanté.


Après minuit
Après minuit
par Irmgard KEUN
Edition : Broché
Prix : EUR 17,00

3 internautes sur 3 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 Candide sous le IIIème Reich, 31 août 2014
Ce commentaire fait référence à cette édition : Après minuit (Broché)
Irmgard Krun était une femme courageuse. Elle osa assigner en justice la Gestapo qui avait inscrit ses livres sur la liste noire. Elle partit en exil, ne le supporta pas, se fit donc passer pour morte afin de revenir clandestinement en Allemagne où elle vécut sous une fausse identité. En 1937 elle publia Après minuit, roman très critique à l’égard des nazis et de la société allemande.
L’histoire racontée par une jeune fille, Suzon, adopte un ton faussement naïf et véritablement ironique, ainsi elle préfère ne pas écouter le discours de Goering à la radio parce que, dit-elle, « j’ai toujours l’impression qu’on m’engueule », elle fait de la visite d’Hitler à Francfort une mascarade qui culmine avec son apparition en « Prince de Carnaval ». En plus d’être subversif, ce roman décrit avec une acuité et une lucidité impressionnante pour l’époque l’embrigadement, la revanche des faibles, des médiocres, des peureux à l’instar de l’effrayante tante Adelaïde devenue « vigile de maison » (« Mille avions ennemis me feraient moins peur que tante Adelaïde si elle a une arme à feu et le droit de commander ») ou du sinistre Schauwecker, vieux dégoûtant qui tripote les petites filles (« il a eu la frousse, du coup il est devenu antisémite »).
C’est donc une belle découverte proposée par les éditions Belfond avec une préface éclairante d’E.E.Schmitt.


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