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Contenu rédigé par Francois Ganot
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Commentaires écrits par
Francois Ganot (France)
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Maria Callas : Coffret The complete studio recordings, 1949 - 1969
Maria Callas : Coffret The complete studio recordings, 1949 - 1969
Prix : EUR 199,00

52 internautes sur 59 ont trouvé ce commentaire utile 
2.0 étoiles sur 5 A quoi bon … ?, 25 septembre 2014
Ce commentaire fait référence à cette édition : Maria Callas : Coffret The complete studio recordings, 1949 - 1969 (CD)
Je ne doute pas un instant que les ingénieurs du son d’Abbey Road aient réalisé pour ces enregistrements de légende un travail remarquable de remasterisation en 24 bits / 96 KHz, mais Warner nous propose ici le fruit de ce travail en CD, donc en 16 bits / 44.1 KHz. C’est une aberration incompréhensible puisqu’il eut été facile d’éditer ce coffret en SACD pour nous rendre accessible la qualité dont les seuls ingénieurs du projet ne pourront donc profiter !
Qui aurait l’idée de restaurer un film en 4K pour le vendre en DVD et non pas en BluRay ?
Je possède le coffret de 70CDs paru en 2007 sous le label d’origine EMI (au contenu identique) dont le son n’est pas mauvais globalement et dont le prix à sa parution était le tiers de celui-ci.
Pour me faire une idée sur le présent coffret, j’ai acheté sur un site bien connu une piste (Vissi D’Arte de Tosca) au format 16 bits / 44.1 KHz, donc identique techniquement : l’amélioration n’est pas probante du tout, la différence est quasiment imperceptible et je conseille à tout acheteur potentiel cet essai avant d’acquérir le coffret Warner … chacun pourra se fait sa propre opinion qui peut bien sûr différer de la mienne.
Pour ma part, je conserve mon coffret EMI de 2007, très honorable pour des CDs … sachant par ailleurs que ce ne sont pas les enregistrements en studio de Callas qui sont les meilleurs artistiquement.
J’attribue néanmoins 2 étoiles, 4 pour le contenu et 0 pour le support.
Remarque sur ce commentaire Remarques sur ce commentaire (10) | Permalien | Remarque la plus récente : Oct 6, 2014 10:52 AM MEST


Wagner / Furtwängler
Wagner / Furtwängler
Prix : EUR 12,76

6 internautes sur 8 ont trouvé ce commentaire utile 
2.0 étoiles sur 5 Furtwängler à nouveau revu et « corrigé » par Praga, 11 mai 2014
Achat vérifié(De quoi s'agit-il ?)
Ce commentaire fait référence à cette édition : Wagner / Furtwängler (CD)
Tout comme pour le précédent album de ce label consacré à Furtwängler, je ne comprends décidément pas où l'ingénieur du son Karel Soukenik veut nous mener avec son refus de respect de la mono d'origine ...
On a affaire à un homme qui possède à son actif un nombre impressionnant d'enregistrements et de masterings sous différents labels, en quasi-totalité d'une qualité exemplaire.

Ici donc, les sources sont les enregistrements bien connus publiés par EMI au temps de la monophonie et restitués par ailleurs en SACD sous ce label par Simon Gibson pour lequel il a réalisé son propre travail à Abbey Road (on trouve très facilement sur le net, en tapant son nom associé à Furtwängler sur un moteur de recherche, une vidéo passionnante de 24' où il explique sa démarche pour la restauration de ces documents). Point n'est question de stéréophonie, et pour cause, les bandes sont en mono.

Si vous possédez un ampli « home cinéma », livrez-vous si vous voulez à une expérience simple : placez le présent SACD Praga hybride dans un lecteur CD et écoutez-le en activant la fonction « prologic » ou « dolby » au lieu de stéréo. Un CD mono ne produit dans ce cas un son que sur l'unique voie centrale, et c'est normal ! Avec le remastering proposé ici, on entend sur les 4 voix supplémentaires (2 enceintes frontales G & D et 2 enceintes arrières) les « scories » ajoutées à la bande originale par un quelconque procédé électronique. Il s'agit d'une sorte de réverbération qui rend le discours moins incisif, comme plongé dans un halo.

RCA s'est livré à cette « distraction » dans les années 1970 en ajoutant une réverbération aux disques de Toscanini pour pallier l'aspect très mat du studio 8H de la NBC. Je possède quelques exemplaires et leur écoute s'avère de la même veine que ce que l'on a ici.
Je serais tout à fait heureux d'entendre un enregistrement de Furtwängler en stéréo s'il en avait commis, mais ce n'est pas le cas. Alors s'il vous plaît, et ceci vaut aussi pour Urania (la toute récente réédition du Freischütz dans la « widescreen collection » (sic) nous offre le même « tripatouillage »), cessez de dénaturer le message sonore contenu dans des enregistrements que l'on sait resplendissants si l'on a la chance de posséder les SACD's EMI et très acceptables dans leur version CD.

Je vous invite à continuer à vous procurer les superbes rééditions Praga SACD de Michelangeli, Richter et tous les autres dont les sources sont en stéréo. Le résultat est dans ce cas insurpassé et proposé à un prix modique (le même Karel Soukenik y est d'ailleurs parfois associé).
Pour Furtwängler, si cet ingénieur poursuit dans cette voie, je m'abstiendrai pour ma part de futurs achats de ce chef d'orchestre chez Praga.

Je signale pour terminer quelques rééditions de Furtwängler en SHM-CD chez DG : cela n'a pas la qualité du SACD et, par ailleurs, les enregistrements sont beaucoup plus anciens. Cependant, le concerto de Brahms avec Edwin Fischer et la septième de Beethoven de 1943 (la meilleure) y sont restitués d'une façon dont je ne les avais jamais entendus.

Pour l'heure, je retourne évidemment chez Praga pour écouter les fantastiques Shostakovich et Prokofiev par Kondrashin très récemment parus ... et il s'agit bien de vraie stéréo cette fois-ci ... merci à Monsieur Soukenik de ne pas les avoir publiés en mono !
Remarque sur ce commentaire Remarques sur ce commentaire (3) | Permalien | Remarque la plus récente : Jul 8, 2014 12:41 AM MEST


Liszt : Sonate pour piano en si mineur - 8 Études d'exécution transcendante
Liszt : Sonate pour piano en si mineur - 8 Études d'exécution transcendante
Prix : EUR 12,76

18 internautes sur 19 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 Fa-bu-leux !, 14 mars 2014
Achat vérifié(De quoi s'agit-il ?)
Ce commentaire fait référence à cette édition : Liszt : Sonate pour piano en si mineur - 8 Études d'exécution transcendante (CD)
Attendez-vous à tomber de votre siège à l'écoute de ce SACD, dès le début, avec la sonate en si donnée à Carnegie Hall en mai 1965. Non certes, le son n'est pas extraordinaire, mais l'interprétation est stupéfiante. Il s'agit d'un « live », bien qu'aucun bruit de salle ne soit audible et qu'aucun applaudissement ne soit présent à la fin. Donc, si l'on ne nous conte pas d'histoire, la prise de risque est quasi-suicidaire, mais l'on cherche (presque) en vain la moindre fausse note !
Je ne me suis pas encore « amusé » à comparer ceci aux autres versions de Richter (toutes de concert) que je possède, la discographie de Paul Geffen en dénombre quatre, deux en 1965, deux en 1966, toutes disponibles en CD a priori, sauf la présente version ... mais d'autres sources mentionnent l'existence d'un CD Palexa (au programme très ressemblant, mais épuisé de toute façon). On ne peut donc que remercier Praga de nous « offrir » cette interprétation (en SACD qui plus est) qui atteint un niveau rarement entendu. On serait bien sûr tenté de chercher quelque comparaison avec Horowitz qui était lui aussi de nouveau à Carnegie Hall cette année-là, mais il ne la joua point à cette période ... et c'est donc dans ses enregistrements disponibles de 1932 (studio), 21 mars 1949 (Carnegie Hall) et 1976 (live) qu'il faut chercher ... mais ce n'est pas le cas, pas ou peu de points communs ... tout est ici simplement « inouï ».

La suite du programme, huit des douze Etudes d'Exécution Transcendante (Richter ne les a pas toutes enregistrées), est issue de diverses sources, de 1956 et 1957 me semble-t-il d'après le livret ... toujours aussi mal fichu dans cette collection puisque les dates sont données dans un joyeux désordre à la fin du livret au lieu de les insérer au début dans le listing des oeuvres. Les prises de son sont assez disparates, il faut le dire, au sein de ce cycle, mais qu'importe, le discours est passionnant de bout en bout, avec une poésie et une tendresse particulières dans les « Harmonies du Soir ».

Un extrait des Années de Pèlerinage, une Rhapsodie Hongroise et une des Valses Oubliées concluent ce disque sublime à acquérir dans l'urgence !
Remarque sur ce commentaire Remarques sur ce commentaire (5) | Permalien | Remarque la plus récente : Apr 7, 2014 7:30 PM MEST


Schubert : Wanderers Nachtlied
Schubert : Wanderers Nachtlied
Prix : EUR 15,99

16 internautes sur 16 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 Le merveilleux voyage se poursuit ..., 2 mars 2014
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Ce commentaire fait référence à cette édition : Schubert : Wanderers Nachtlied (CD)
Il y a un an presque jour pour jour paraissait le volume 7 de l'anthologie Schubert de Matthias Goerne et déjà je m'étonnais d'être le premier à commenter ici sa parution alors que la part belle revenait à Jonas Kaufmann pour son CD Wagner. Apparemment, rien n'a changé pour ce volume 8 qui parait en même temps que le Winterreise de Kaufmann (hasard du calendrier ?) qui est à nouveau largement commenté sur ce site (rappelons la magnifique rencontre Goerne avec Brendel en 2004).

C'est ici un double album qui ne nous offre pas moins de 36 Lieder : 15 en compagnie de Helmut Deutsch, 21 avec Eric Schneider. Ces pianistes ont déjà accompagné le chanteur, surtout Eric Schneider déjà présent dans les premiers enregistrements Decca (Schubert, Schumann et le moins connu Eisler) qui nous ont à l'époque enchantés. Helmut Deutsch accompagne aussi Kaufmann dans son tout récent Winterreise, mais le piano sonne un peu différemment (est-ce seulement la prise de son Harmonia Mundi plus, disons, « opulente » que celle de Sony ?). L'entente est parfaite entre Goerne et ses deux partenaires, quoi qu'il en soit.

Le programme est, comme toujours, admirablement construit. Dès les cinq premiers Lieder du CD1 (qui incluent entre autres « Der Tod und das Mädchen » D.531 et « Litanei » D.343), on est pris à la gorge par une émotion, certes due en partie à la beauté des oeuvres, mais aussi par le climat que le chanteur instaure, une caresse, un murmure parfois, mais déjà charpenté par son timbre extraordinaire qui ne se dément pas dans les plus « légers » (si l'on ose dire) ou « fougueux » qui vont suivre. Le registre apparaît nettement plus proche du baryton que du ténor, ce qui convient parfaitement à la musique. Il faudrait des lignes et des lignes (et une érudition que je ne possède pas) pour analyser en détails tout ce que « fait » Goerne de sa voix qui, à sa façon, atteint désormais les sommets de Fischer-Dieskau, chacun des deux conservant leur propre personnalité. Bien sûr je ne dénigrerai en rien Kaufmann dans son « Voyage » à lui, mais ce sont sans aucun doute deux univers différents, les deux appelés à cohabiter. Et comme dirait Raimu à la fin de la « Femme du Boulanger » (ma citation est très approximative) ... beau, c'est quoi beau ? ... et la tendresse, qu'est-ce que tu en fais de la tendresse ? ...

On ne sort pas tout à fait indemne de l'écoute de ces deux CD, à la fois médusé, apaisé, émerveillé, abandonné ... on est face à tant de beauté concentrée !

Un petit plus (c'est aussi le cas pour Kaufmann chez Sony) : tous les Lieder sont traduits en français dans le livret.

Une partie de l'actualité en concert de Matthias Goerne dans le proche futur est une « Belle Meunière » à Carnegie Hall, un nouveau « Wozzeck » et un « Amfortas » à l'opéra de Vienne. Par ailleurs, « son » Winterreise le mènera en juin à Hambourg et Vienne avec Eschenbach. J'aimerais avoir des ailes ... mais il sera à Paris en mai pour le « Requiem Allemand », j'y serai moi aussi ... comme depuis longtemps lors de ses visites !


Strauss / Don Juan
Strauss / Don Juan
Prix : EUR 12,76

4 internautes sur 5 ont trouvé ce commentaire utile 
2.0 étoiles sur 5 Dérapage chez Praga ... ?, 28 février 2014
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Ce commentaire fait référence à cette édition : Strauss / Don Juan (CD)
Je possède toute la collection de rééditions en SACD que Praga consacre depuis quelques mois à des enregistrements issus de son catalogue ou plus récemment d'autres éditeurs (« tombés » dans le domaine public probablement). J'en ai souvent fait l'éloge ici, et cela est grandement justifié tant la qualité sonore est supérieure aux éditions précédemment parues, jusqu'à ... ce SACD consacré à Richard Strauss.

Il ne s'agit certainement pas de remettre en cause la qualité artistique des interprétations, ce sont des références bien connues, toutes issues du catalogue EMI. Et il s'agit d'enregistrements des années cinquante MONOPHONIQUES ... et voilà bien d'où provient la mauvaise surprise du présent produit. Certes, la tentation était grande sans doute au cours du remastering d'ajouter un petit « plus », mais il aurait été suffisant de se procurer de très bonnes sources et de les encoder au format SACD. Hélas, des artefacts ont été utilisés pour restituer un son qui n'est plus strictement mono, mais est « enrichi » de quelque ambiophonie dont j'ignore tout de l'aspect technique mais dont le résultat n'est pas du tout à mon goût.

Pour les trois poèmes symphoniques dirigés par Furtwängler, j'ai la chance de posséder l'édition en SACD réalisée pour le Japon à Abbey Road sous le label EMI ... le prix de ce SACD est exorbitant (comme tout le reste de cette collection, ce que j'ai à maintes reprises dénoncé dans mes commentaires sur ce site) mais le son y est miraculeux ... et il respecte strictement la monophonie.
Je possède les derniers lieder de Schwarzkopf / Ackermann dans une simple édition CD mono de EMI.

L'écoute du présent SACD Praga se révèle rapidement très fatigante car l`on entend (ou l'on ressent ... le terme est peut-être plus approprié) très distinctement le traitement bizarre infligé au son mono d'origine. Cette « spatialisation » était pratiquée, et de façon très rudimentaire, au début de l'ère de la stéréo, puis heureusement rapidement abandonnée. Cependant, l'on trouve sporadiquement chez Urania par exemple ou sur un site célèbre de téléchargement d'enregistrements historiques quelques « arrangements » de ce genre ... ils me déçoivent tous.

Je serai peut-être le seul à déplorer ce genre de pratique qui pourrait séduire certains auditeurs et je regrette de devoir publier ce commentaire à l`endroit de Praga qui vient de nous offrir des rééditions (de Richter, Michelangeli, ...) absolument stupéfiantes de beauté. Cependant, il est peut-être utile de signaler à l'éditeur que certaines pratiques ne rendent pas le son meilleur ... bien au contraire ... et qu'elles risquent, sous de mauvais prétextes, de discréditer le format SACD qui demeure à ce jour la référence pour la restitution du son, y compris en vraie monophonie.
Remarque sur ce commentaire Remarques sur ce commentaire (4) | Permalien | Remarque la plus récente : Jul 27, 2014 3:12 PM MEST


Beethoven : The Symphonies and Reflections
Beethoven : The Symphonies and Reflections
Prix : EUR 35,90

10 internautes sur 13 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 Magnifique, 14 décembre 2013
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Ce commentaire fait référence à cette édition : Beethoven : The Symphonies and Reflections (CD)
On n'a pas eu de telles interprétations des symphonies de Beethoven depuis ... des « lustres ». Inutile de rappeler le désastre de Thielemann à Vienne. Jansons cisèle comme à son habitude « son » orchestre qu'il a amené au fil des années à un niveau digne des plus grands, mais c'est de dentelle qu'il faut parler ici : élégance, subtilité, respect du texte. On songe parfois à Bruno Walter ou René Leibowitz, pour chercher à comparer des choses qui ne le sont peut-être pas, mais jamais à Furtwängler que je vénère pourtant parmi tous, surtout dans ce répertoire. C'est autre chose, c'est du Jansons tout simplement ... et comme on aimerait que la philharmonie de Berlin songe à lui en 2018 au départ de Rattle !

Un petit bémol, sempiternel refrain auquel on ne peut décidément rien apparemment : il s'agit de CD et non de SACD, on est donc en stéréo. Comme je possède également la version en BluRay de cette intégrale, je mesure ce qu'on aurait gagné à avoir ici aussi du multicanal et, surtout, encore davantage de « haute fidélité » grâce à ce support (comme le fait le label du Concertgebouw avec le même chef). C'est dommage tout de même de posséder des sources somptueuses et de les compresser en CD en 16 bits à 44.1kHz.

Malgré cela, à acquérir sans hésitation ...


Fritz Reiner Complete Chicago Recordings on RCA
Fritz Reiner Complete Chicago Recordings on RCA
Prix : EUR 148,47

10 internautes sur 17 ont trouvé ce commentaire utile 
1.0 étoiles sur 5 Où sont passés les SACD ?, 22 novembre 2013
Ce commentaire fait référence à cette édition : Fritz Reiner Complete Chicago Recordings on RCA (CD)
De qui se moque-t-on ? Voilà une somme artistiquement essentielle dans une édition en CD ! Il faut se rappeler que RCA a publié il y a quelques années bon nombre de ces merveilles au format SACD et ... ils sont ici « sous-échantillonnés » en CD, avec cependant la mention « remasterisation ».
Je conçois évidemment que certains CD ici présents soient meilleurs que les éditions CD antérieures que je possède (en plus de mes SACD), et par ailleurs, le coffret contient quelques inédits, mais je ne vais sûrement pas dépenser 120 euros pour cela et cautionner cette aberration totale de la part de l'éditeur. Qui plus est, RCA est un sous-groupe de « Sony Music » et Sony est l'inventeur du SACD ... un comble !

Je ne vois par ailleurs pas véritablement à qui s'adresse ce produit, si ce n'est à ceux qui n'ont pratiquement aucun enregistrement de Fritz Reiner, ce qui doit être rare parmi les mélomanes.

A contrario, citons par exemple la politique exemplaire de Praga qui réédite des enregistrements relativement anciens en SACD, ce qui les transfigure magnifiquement (Richter, Michelangeli, Ansermet, etc ...).

Je conseille vivement de se procurer les SACD de ce coffret (et d'autres ...) disponibles encore à un prix raisonnable sur ce site. La différence avec le CD est considérable, même avec un matériel haut de gamme. Aucun détenteur d'un lecteur SACD ne me démentira.
Remarque sur ce commentaire Remarques sur ce commentaire (6) | Permalien | Remarque la plus récente : Dec 26, 2013 9:54 PM CET


Schubert : Erlkönig ("Le Roi des aulnes")
Schubert : Erlkönig ("Le Roi des aulnes")
Prix : EUR 19,99

14 internautes sur 14 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 Un très beau moment, 19 mars 2013
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Ce commentaire fait référence à cette édition : Schubert : Erlkönig ("Le Roi des aulnes") (CD)
C'est fou çà ... tout le monde parle ici de Jonas Kaufmann et personne de ce dernier disque de Matthias Goerne !
Ils ont (presque) le même âge et sont nés tous deux en Allemagne.
Pour lever tout de suite une ambiguïté, je précise que je suis un fervent admirateur du premier, mais tout autant du deuxième ... et depuis longtemps. Je l'ai souvent entendu en concert, c'était à Pleyel dans un excellent Barbe-Bleue la dernière fois, et j'ai déjà ma place pour le Hartmann à venir en mai.
Le répertoire de Goerne ne se limite donc pas au Lied, loin s'en faut. Il a par exemple chanté Papageno, Kurwenal, Wozzeck et s'est aventuré dans l'Upupa de Henze pour sa création à Salzbourg en 2003 (il existe un DVD de cette représentation et j'invite tous ceux qui veulent s'aventurer un peu « hors des sentiers battus » à de lancer dans l'expérience).

Revenons à ce septième volume de la collection Harmonia Mundi qu'il consacre à Schubert.
Goerne fut, entre autres, élève de Schwarzkopf et Fischer-Dieskau, cela doit aider un peu ! Mais il a su apporter sa touche personnelle à ses interprétations, en particulier dans les trois grands « cycles » de Schubert et dans Schumann ou Eisler. La voix a-t-elle évolué dans ce répertoire depuis les débuts ? La réponse est « oui », sans hésitation, et favorablement pour mon goût. Le timbre est d'une stabilité remarquable, le discours est aussi plus épuré sans doute, la maturité fait son oeuvre.

Ce nouveau CD est construit autour du « Roi des Aulnes » de Goethe, Schubert l'a mis en musique avec fougue à 18 ans. Mais bon nombre des Lieder proposés ici sont bien plus tardifs, si l'on ose dire pour un compositeur disparu si jeune.
Le programme est bien conçu. Dès les premières mesures de « Im Abendrot », mes yeux se sont fermés spontanément, et le sont restés pendant les deux Lieder à suivre « Der Wanderer » et « Nachtviolen ». Quel voyage déjà dans ces trois Lieder d'une douceur extrême, où la voix caresse les notes, sans la moindre affectation cependant. C'est du grand art. Le ton s'anime dans les suivants jusqu'au point quasi-médian pour mieux nous préparer au fameux « Erlkönig », juste après « An den Mond » D.259 (il y en a un autre, le D.296, très différent musicalement), les deux seuls poèmes de Goethe du CD.
On réécoutera à ce propos le disque de 1997 que Goerne lui a consacré pour se rendre compte du chemin parcouru ... et c'était pourtant déjà très beau, avec d'ailleurs le même accompagnateur Andreas Haefliger (un nom qui sonne « bon » la musique). C'est l'occasion de dire que le piano est très présent, trop diront peut-être certains, avec toutefois un bon équilibre avec la voix (la prise de son est aussi très différente du CD Decca, HM est plus riche en basses). Les deux hommes s'entendent bien (et s'écoutent bien), de mon point de vue ...
Après la fougue, la deuxième moitié du programme nous replonge dans une ambiance assez méditative, sauf dans les tous derniers Lieder.

Alors, entre deux Wagner, venez donc rêver un peu différemment avec du grand Schubert servi par un magnifique chanteur ...

Merci aussi à l'éditeur de nous donner une traduction en français de tous les poèmes, cela nous évite d'aller fouiller ailleurs.


Furtwängler / Viener Konzerte 1944-1954
Furtwängler / Viener Konzerte 1944-1954
Prix : EUR 105,73

33 internautes sur 33 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 Des documents inestimables auxquels Orfeo rend globalement justice, 18 mars 2013
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Ce commentaire fait référence à cette édition : Furtwängler / Viener Konzerte 1944-1954 (CD)
Je précise avant tout que je ne peux pas insérer plus de dix liens vers les références discographiques de mon commentaire (c'est une limitation imposée par Amazon) et j'ai donc conservé les plus difficiles à retrouver sur ce site.

Commençons par ce qui fâche, le mot est faible compte-tenu des interprétations en jeu. Il est inconcevable de nos jours de ne pas éditer de tels documents au format SACD comme le font si bien Tahra (à un prix remarquablement abordable) ou EMI et DG (à un prix scandaleusement élevé, et en principe pour les seuls mélomanes japonais). On en verra l'impact par la suite pour certains des enregistrements proposés ici, mais disponibles chez d'autres éditeurs dans ce format. On verra aussi que, même en CD, d'autres qu'Orfeo ont fait mieux pour la restitution sonore de certaines archives.

Rappelons qu'Orfeo sait faire des SACD puisqu'il a publié en 2006 un live de Carlos Kleiber (Beethoven 7) qui le mérite bien, c'est un euphémisme, mais pas davantage que Furtwängler ...

Moins grave, mais agaçant tout de même, est l'absence de livret en français. Il faut parler l'allemand ou l'anglais pour comprendre les explications fournies par l'éditeur, dont trop peu font d'ailleurs référence à l'aspect technique de l'entreprise, sauf dans le cas où il est justement en sa faveur, ce qui n'est sûrement pas un hasard. Mais on l'a tout de même échappé belle, les photos du produit disponibles sur le site Amazon étant à ce jour en japonais ! Heureusement, les documents en français ne manquent pas sur le sujet, à commencer par ceux disponibles sur le site internet de la Société Wilhelm Furtwängler (SWF) française. Egalement précieuses sont les listes exhaustives des concerts et des enregistrements de Furtwängler de 1906 à 1954 réalisées par René Trémine (éditions Tahra, épuisé je le crains) ainsi que le livre de Gérard Gefen, tout cela étant bien connu des passionnés.

Pourquoi attribuer 5 étoiles alors ? Je vais m'en expliquer par la suite ...

Il n'y aura dans mon commentaire aucune allusion relative à l'aspect politique des enregistrements de guerre. Je n'en ai pas la compétence et ce n'est pas ici l'endroit pour en discuter me semble-t-il. Ce sujet sensible est détaillé, et aussi ailleurs, dans le livre de Audrey Roncigli « Le Cas Furtwängler ».

Ceci étant posé, quelle bonne idée de regrouper chronologiquement tous les enregistrements de concert de Furtwängler avec la Philharmonie de Vienne à partir de sources que l'on peut espérer de première main. On trouve aussi les « Magnetofonkonzert» réalisés pendant la guerre sans public, souvent en marge d'un concert proprement dit et/ou reflets d'une retransmission radiophonique. La différence avec un enregistrement de studio « habituel » pourrait être a priori mince (jusqu'à l'époque du « tout numérique » bien sûr) : il est réalisé sur bande, mais il l'est ici dès les années 40, exploit pour l'époque où le 78 tours régnait encore en maître ailleurs. Cependant, si l'on peut supposer que plusieurs prises étaient parfois réalisées pour parvenir à un résultat satisfaisant, la pratique du « saucissonnage » au sein d'un mouvement n'était certainement pas encore très en vogue ; Furtwängler n'y fut d'ailleurs jamais vraiment favorable, en particulier en 1953 lors de l'enregistrement de la quatrième de Schumann où il eut des « mots » avec Deutsche Grammophon qui dut céder à ses exigences.
L'ingénieur du son de Furtwängler pour ce type d'enregistrements « Magnetofonkonzert » ou pour les retransmissions radiophoniques était depuis 1939, et jusqu'à la fin de la guerre, le très talentueux Friedrich Schnapp, musicien et philosophe de formation. Il participera encore à certains enregistrements par la suite, moins régulièrement, et restera par ailleurs metteur en ondes à la radio allemande jusqu'en 1965.

Pour revenir au contenu du présent coffret, dix-huit disques de ce niveau artistique sont a priori un évènement ! Ils ont presque tous été enregistrés dans la fameuse grande salle dorée de Vienne. Les prestations du même orchestre au festival de Salzbourg avec Furtwängler existent séparément, en partie chez Orfeo également, pour les concerts symphoniques ou pour quelques opéras (Don Giovanni et La Flute Enchantée).

Si vous en avez la patience, nous allons ensemble détailler un peu chacun de ces 18 CD (c'est très long, veuillez m'en excuser, mais aucune information n'est donnée sur ce site à propos du contenu du coffret) :

CD1 - Juin 1944
Il s'agit d'un « Magnetofonkonzert », le premier réalisé par Schnapp à Vienne, en deux jours pour trois oeuvres : Mozart (quarantième), Schubert (extrait de Rosamunde) et Beethoven (ouverture Leonore III). Est-ce que l'acoustique de la salle vide a surpris et que le placement du micro (cet ingénieur était partisan d'un seul micro, dans la salle) s'est avéré difficile ? Toujours est-il que la réverbération est tellement grande que l'écoute est assez pénible et affecte grandement l'impression qui ressort de ces interprétations. Tahra avait déjà publié Mozart et Schubert en 2007 (Furtwängler : Previously Unpublished Historic Recordings 1939-1944), alors inédits. Avec les réserves énoncées, Tahra me semble meilleur dans Mozart pour des sources identiques a priori, mais souffre de « tremblements » de la bande et de pleurage dans le menuet, et cela vaut aussi naturellement pour Orfeo, mais tout est plus « sourd » chez ce dernier. D'autre part, on trouve Beethoven à la SWF et dans un coffret DG Furtwängler : Enregistrements publics 1944 - 1953 (plus trop disponible apparemment, mais en vente en téléchargement FLAC sur le site de la DG) avec un son moins cotonneux et moins lointain là aussi. Je ne comprends pas pourquoi !
Pour l'interprétation, Beethoven est magnifique et la dynamique impressionnante. Schubert est aussi une merveille, de finesse cette fois. Quant à Mozart, ma foi, très affecté par les problèmes de réverbération et de qualité sonore générale, je préfère me tourner vers la version « officielle » enregistrée quelques années plus tard par EMI, en SACD ou en CD dans le coffret du 125ème anniversaire par exemple, ou chez Naxos (pour une bouchée de pain, avec le meilleur concerto pour violon de Beethoven en prime).

CD2 - Octobre 1944
La huitième de Bruckner, monument parmi les monuments symphoniques. Peu à dire sur l'interprétation, on est dans les sommets évidemment, sommets que l'on retrouvera d'ailleurs au disque par Furtwängler deux fois en 1949 avec Berlin (Testament et EMI en SACD Japonais mais hélas pas en CD dans le coffret du 125ème anniversaire pré-cité) et une dernière fois avec Vienne en 1954 (j'y reviendrai puisque cette version figure sur le CD15). La présente version de 1944 était déjà disponible chez Tahra (FURT 1084-1087, 4 CD apparemment épuisés) et Music & Arts Bruckner : Symphonies n° 4, 5, 6, 7, 8 et 9 et c'est ce dernier qu'il faut choisir sans hésitation pendant que le coffret est encore disponible. Il propose des « compléments » de la plus haute importance que les collectionneurs connaissent bien ! Orfeo est très largement distancé, qui possède des basses redondantes et un voile entre l'orchestre et l'auditeur au détriment des aigus en particulier. Il faut se forcer pour reconnaître ce bouleversant document. Totale incompréhension donc pour ce CD2, bien plus essentiel que le précédent. René Trémine signale deux références pour la source : Funkhaus-Berlin archive et RRG (« Reich Rundfunk Gesellschaft » la radio officielle allemande de l'époque - créée en 1925 et non sous l'époque nazie comme on pourrait le croire - pour qui Schnapp travaillait). C'est cette dernière qui doit donc logiquement constituer la source initiale. Si Orfeo était plus loquace sur ses sources (on peut lire effectivement RRG au dos du livret, très discrètement), nous pourrions peut-être mieux expliquer les disparités entre sa restitution et les autres. Ce n'est pas le cas hélas pour ce CD ou cela m'a échappé dans le texte du livret.

CD3 - Décembre 1944
L'Héroique dans sa plus belle version au disque, toutes époques confondues (ce n'est que ma modeste opinion, mais je la partage avec beaucoup de mélomanes, je pense). Toujours un « Magnetofonkonzert » de Schnapp a priori, mais l'on se prépare à des difficultés car Trémine cite ici trois sources, les deux du CD2 plus une du SFB (« Sender Freies Berlin », la nouvelle radio instaurée par les américains à Berlin en 1953, bien après décembre 1944 donc). La bonne bande à publier est sans nul doute là encore l'originale, celle de la RRG.
Heureusement, l'écoute du CD Orfeo fait cette fois bonne impression au premier abord, tonalité comprise, car je possède un 33 tours qui ne présente pas ces qualités mais qui m'a cependant permis de découvrir cette version dans ma jeunesse ... passons ! Après l'écoute de ce CD (et bien avant pour être honnête), l'on se souvient que Tahra a sorti en 2011 un SACD du même enregistrement, une « copie des originaux conservés à la Deutsche Rundfunk Archiv, mais avec une tonalité fantaisiste ... nous l'avons corrigée » nous affirme le livret Tahra.
Orfeo a-t-il fait de même ? Je n'ai pas l'oreille absolue (Furtwängler non plus, voilà qui me rassure !) et je dois donc me fier à mon diapason ou mon piano : à l'écoute des deux éditions, pas de différence notable, mais il existe un écart de minutage systématique d'environ 1% sur chacun des mouvements (Tahra plus long qu'Orfeo, donc un « LA » un peu haut chez ce dernier). Un petit calcul rapide conduit à évaluer cette différence à moins d'un comma : pas étonnant que je n'entende pas la différence. J'attends qu'un vrai musicien me dise qui, de Tahra ou Orfeo, a raison. Mais ce n'est pas capital.
En revanche, ce que mon oreille est capable de déceler, c'est la qualité (certes subjective, mais tout de même ...) du son. Et ici bien sûr, le SACD peut faire son oeuvre (promis, je ne vous raconterai pas ici les différences techniques entre un CD et un SACD ...).
Tahra est donc bien meilleur, la superbe prise de son de Schnapp est parfaitement mise en valeur et Orfeo a raté le coche, cette fois-ci également.

CD4 - Janvier 1945
Dernier concert de guerre à Vienne pour Furtwängler qui allait prendre la fuite vers la Suisse en février à la suite de menaces d'arrestation par le régime nazi.
Schnapp raconte que Furtwängler a fêté son anniversaire trois jours avant avec lui au prestigieux Hôtel Impérial tout près de la philharmonie mais, en l'absence de chauffage, dans la salle de bain de sa chambre où de l'eau chaude réchauffait un peu l'atmosphère pour déguster le gâteau ! Je digresse ...
Au programme, la symphonie de Franck et la deuxième symphonie de Brahms. C'est ici la première version enregistrée de la symphonie de Franck par Furtwängler qui l'aimait beaucoup : il y reviendra au studio pour Decca en 1953 avec le même (ou presque sans doute) orchestre.
Cela dit, le véritable intérêt de ce concert réside à mes yeux (oreilles) dans Brahms, d'une part à cause du nombre relativement restreint de versions complètes : une autre à Londres en 1948 avec le London Philharmonic et une à Munich avec le Philharmonique de Berlin (rééditée en SACD par EMI Japon et très probablement en CD dans le coffret EMI du 125ème anniversaire, mais je ne le possède pas, donc il faut vérifier les dates).
D'autre part, l'on imagine ce que pouvait être le climat à Vienne en 1945, et la tension de cette interprétation la rend tout à fait unique.
Pour le concert in extenso, la SWF a publié en 1990 un CD similaire à celui-ci dans un son tout à fait honorable. Pour les deux oeuvres isolément, on trouve Franck par exemple chez Archipel (versions 1945 et 1953 sur le même CD) et pour Brahms, c'est chez DG qu'il faut se tourner, dans ce même coffret où figure Leonore III du CD1 Orfeo.
Concernant le présent CD4, le livret est plus bavard sur le travail de restauration, en se félicitant du résultat difficilement réalisé. Donnons raison à Orfeo car ce CD est véritablement le premier à apporter quelque chose à la discographie. Le son est très beau, la dynamique respectée (et Dieu sait qu'elle est grande !) et une impression de relief, d'étagement des plans sonores, naît de cet enregistrement mono tout à fait exceptionnel de Schnapp. Il y a cette fois un public qui tousse parfois et qui applaudit avec enthousiasme à la fin. La symphonie de Franck se hisse à un niveau musical rarement atteint, sans l'emphase excessive que cette partition a tendance à susciter. Avec Brahms, on gravit un échelon supplémentaire : vivacité, tension soutenue, urgence même par moments, tout nous tient en haleine du début à la fin. C'est admirable et magnifiquement restitué. Voici donc enfin que commence ce que l'on attendait de ce coffret. Quel dommage cependant que le SACD n'ait pas été choisi ...

CD5 - Février 1949 et Janvier 1952
Moments de répit, enfin, la guerre est finie et l'on commence cette nouvelle époque par deux extraits de concerts distincts (celui de 1952 est donné à Schönbrunn) : Mozart (le double concerto K.365 et le concerto K.482) avec le jeune Badura-Skoda (1949 et 1952) et rien moins qu'une fille de Furtwängler (« illégitime » si j'ose dire, née en 1920, avant son premier mariage en 1922), Dagmar Bella (dans le double concerto).
L'époque Schnapp est terminée, mais Furtwängler le réclamera encore pour les retransmissions et enregistrements aux festivals de Salzbourg à venir, et bien sûr à Hambourg pour une première de Brahms en 1951 « Diapason d'Or du siècle ». Il s'agit ici d'enregistrements privés nous confie le livret. Ces interprétations ne sont pas très connues (de moi en tout cas, je l'avoue). Je sais que Music & Arts les a publiés en 2002, mais je n'ai pas ce CD. Je suis content de les découvrir. Le son est meilleur en 1949 qu'en 1952 mais l'ensemble est de bonne qualité et les interprétations fort intéressantes. Un CD5 utile donc !

CD6 - Janvier 1951
C'est un enregistrement « RAVAG : Radio-Verkehrs-Aktiengesellschaft », entendez l'ORF de l'époque (pas étonnant de la part d'Orfeo), comme tous les CD qui suivent dans ce coffret, pour autant que j'aie pu le comprendre d'après le livret.
Ce CD contient une neuvième de Beethoven parmi une douzaine disponible de 1937 à 1954. Oui, mais par n'importe laquelle ! La première enregistrée avec l'orchestre de Vienne (le coffret en contient deux autres).
Les collectionneurs savaient de source sûre qu'ils la possédaient sur un CD Aura (incorrectement daté, avec soi-disant l'orchestre de Stockholm en 1943 - ce vrai concert est par ailleurs disponible - mais avec les noms de solistes corrects). Je n'ai jamais beaucoup prêté attention à ce disque car le son y est bien mauvais, avec une dynamique compressée.
Sur le présent CD, c'est tout autre chose qui nous attend. Dès les premières mesures, on est subjugué par la beauté de l'orchestre et par la direction : il y a certes un accident de bande à 4'50 et des fluctuations de tonalité passagères, défauts non corrigés et peut-être pas corrigeables ... ils étaient déjà là bien sûr sur le CD Aura. Cela ne trouble que brièvement et « on fait avec » tellement le discours est prenant. Le premier mouvement est construit d'une façon saisissante, la dynamique est immense, l'équilibre entre les cordes somptueuses et les vents et bois est parfait. Vient le scherzo où ces qualités ne sont pas démenties, avec puissance et subtilité à la fois, et des accents de « Pastorale » par endroit. Tout vit, se meut entre les pupitres qui répondent aux timbales, on n'en croit pas ses oreilles. On plonge ensuite dans l'adagio, magique, venu d'ailleurs, de très haut ... des pizzicatos à la Seurat posés sur une toile de legato indicible, d'une beauté à pleurer. On regrette presque que la suite arrive si rapidement, mais on est vite rassuré, le presto est de la même veine où les contrebasses si profondes s'enracinent, avant de déclamer avec les violoncelles le fameux thème qui va suivre : aucun ralentissement comme parfois, on avance inexorablement et la tension monte vite jusqu'au « O Freunde ». Le quatuor vocal est très beau, dominé par Seefried (avec Anday, Patzak et Edelmann). Le choeur aussi. Il y a bien de nouveau un peu de pleurage çà et là dans l'enregistrement, il faut l'admettre, mais qu'importe. On accélère encore et l'on se demande si tout le monde va suivre à ce rythme (c'est un live !) ... eh bien oui et après que Furtwängler ralentisse de façon savante autour du « Seid umschlungen, Millionen ... », les paroles prennent tout leur sens ! La suite et le maelstrom final se passent de commentaire et il faut un bon moment avant d'avoir envie d'écouter toute autre note de musique après cette « expérience ».
Que s'est-il passé à Vienne ce 7 janvier 1951 ? Un miracle absolu ... on sait déjà bien sûr ce qui nous attend à Bayreuth le 29 juillet, essentiel aussi évidemment, mais ce ne sera pas du tout pareil. Le philharmonique de Vienne n'est pas un orchestre « ordinaire », certes on ne l'ignorait pas, mais à ce degré ! Quant au chef ce jour-là, il atteignait les cieux encore plus que d'ordinaire. C'est dire ...
L'édition de ce concert, que l'on attendait, vaut à elle seule l'acquisition du coffret. Je reste néanmoins persuadé que l'on peut faire mieux en termes de « traitement du signal », l'avenir nous le dira ... en attendant, gardons précieusement ce CD sous la main.

CD7 & CD8 - Janvier 1951 & Janvier 1952
Je regroupe ces deux CD dédiés à Brahms. D'abord, des extraits du Requiem Allemand. Comme c'est le cas pour la Missa Solemnis de Beethoven (mais c'est une autre histoire ...), chacun sait à quel point on restera frustrés à propos de cette oeuvre. On n'en possède que de piètres enregistrements par Furtwängler : l'un à Lucerne en 1947 avec Schwarzkopf et Hotter (ce n'est pas rien !) ... (sur acétates, catastrophique techniquement il faut bien le dire, même si restitué « au mieux » par la SWF), un autre à Stockholm en 1948 (CD édité par le « WF Centre of Japan » que l'on baptise WFCJ ; je ne le possède pas car j'ai cette version en 33 tours, ce qui hélas me suffit à l'oublier) et celui-ci, des fragments avec Seefried et Fischer-Dieskau (ce n'est toujours pas rien !), un peu mieux enregistré mais vraiment à la limite alors que l'on est en 1951. C'est ici l'orchestre « symphonique » de Vienne et non le philharmonique. Les interventions de DFD et Seefried sont superbes, mais cela reste réservé aux collectionneurs (dont je suis) ... et regrets éternels !
Deux jours plus tard, on a réajusté les micros pour un concert complet. D'abord, les variations sur un thème de Haydn, dont on possède cette fois pléthore de belles versions. Tant mieux ! Celle-ci est magnifique, sans contredit, malgré quelques cafouillages dans la difficile variation III. Suivent un très beau double concerto (coupé en deux d'ailleurs, sur 2 CD) avec Boskovsky et Brabec, et la première symphonie. Cette dernière est de très haut niveau mais ne parvient pas à nous faire oublier celle de 1947 avec Vienne aussi (Testament) ni celle, fabuleuse, de 1951 à Hambourg, à la prise de son tellement exceptionnelle de Schnapp et avec le fameux « timbalier fou » (en SACD chez Tahra). Par ailleurs, le problème pour Orfeo, c'est qu'EMI a réédité le concerto et la symphonie sur deux SACD de manière que je pense insurpassable SACD 1 et SACD 2 (chez Amazon Japon), mais compte-tenu du prix honteux de ces derniers, bon nombre de mélomanes se contenteront de la présente édition, très honorable techniquement.
En résumé, ces CD7 et CD8 sont fort bienvenus.

CD9 - Février 1952
Deuxième neuvième de Beethoven du coffret. On est gâtés et l'on s'en contenterait bien si l'on ne venait pas d'entendre celle de 1951 du CD6, qui ne va pas être facilement égalable. Il faudrait tout de même être très blasé pour ne pas entendre ce que Furtwängler a réalisé ce jour-là et à nouveau s'interroger sur cette interprétation vis-à-vis de celle de Bayreuth 1951. Chacun se fera son opinion.
Ici aussi, il existe d'autres éditions antérieures (SWF allemande, entre autres) et bon nombre d'entre nous connaissent bien cette version. Le son Orfeo est le meilleur que je connaisse cependant.
Les solistes sont Güden, Anday, Patzak et Poell. Malgré de grandes qualités, rien à faire, cela me plaît moins qu'en 1951, je le savais déjà depuis quelques heures. Mais à quel niveau dans l'absolu tout de même ! C'est un document qu'il faut connaître, c'est certain. Merci à Orfeo.

CD10 - Avril 1952 & CD16 à CD18 - Avril 1954
Bach et Furtwängler : terrain glissant ! Et je ne vais pas me poser en musicologue.
Il ne faudrait me semble-t-il ne comparer que les choses comparables ou ne rien dire du tout.
Comme je ne parviendrai pas à « réunifier », je suis tenté de suivre cette dernière voie, non sans avoir dit qu'Orfeo propose ici une version partielle et une version complète et que les chanteurs sont excellents globalement (Seefried, Rössel-Majdan, Patzak, Braun en 1952 et Grümmer, Höffgen, Dermota, Fischer-Dieskau, Edelmann en 1954). Par ailleurs, on a bien l'impression dans les deux cas de « vivre » une Passion.
Et pour guider un peu des acheteurs indécis (4 CD Bach tout de même au total), je crois que ces versions sont plus proches de la conception de Peter Schreier (Philips) que de celle de Mengelberg (nombreux éditeurs), toutes « proportions » gardées (je vais me faire assassiner !).
Ce dont je suis catégoriquement sûr, c'est que je connais infiniment moins bien Bach que ne le connaissait Furtwängler (et je ne suis peut-être pas le seul) ... il y a des écrits de sa part sur le sujet, je me garderai bien de les juger.

CD11 & CD12 - Novembre 1952
Première symphonie de Beethoven, « Lieder eines fahrenden Gesellen » de Mahler (CD11) et deuxième Héroique du coffret (CD12, avec en prime un « petit » Gluck, à rapprocher plutôt du CD13 par la date).
Pour les Beethoven, ce sont des concerts en public (il y en eut deux avec le même programme d'après Trémine, et sûrement pas tout à fait « identiques », les 29 et 30 novembre) en marge des enregistrements par EMI bel et bien captés aussi dans la grande salle, en trois jours, juste avant ces concerts (et réédités somptueusement en SACD donc, mais aussi disponible en CD bien sûr). Chez EMI, sans public, l'ingénieur du son est Robert Beckett qui réalisa tous les enregistrements des symphonies de Beethoven « officiels » (y compris à Bayreuth en 1951, avec les magouilles de mélanges répétitions et concert que l'on sait, mais l'on doit peut-être cela davantage à Monsieur Legge qu'à l'ingénieur).
L'enregistrement de radio RAVAG de la symphonie 1 (du 29 novembre d'après le livret) sonne évidemment différemment et, comme c'est un « live », cela réussit plutôt à Furtwängler. Comme tout le monde possède sûrement la version EMI, c'est un « plus » apporté à la discographie, quoique déjà publié par Tahra en 2003 (FURT 1076-1077), comme souvent, avec le Mahler qui suit ... mais cette fois, de mon point de vue, c'est Orfeo qui l'emporte très nettement côté qualité sonore pour ce Beethoven.
Concernant Mahler (le 30 novembre d'après le livret), il ne s'agit évidemment pas de l'une des deux versions avec Fischer-Dieskau, en 1951, la référence (contenue dans le coffret Orfeo consacré à Salzbourg, cité au début) ou 1952, la plus connue, disponible en CD ou en SACD chez EMI. La présente version est chantée par Alfred Poell (le Comte des Noces d'Erich Kleiber, entre autres, et déjà présent dans le CD9). Belle interprétation au demeurant, bien en deçà tout de même de la référence de DFD. Les Mahler disponibles se limitant malheureusement à cette oeuvre, nous ne bouderons toutefois pas notre plaisir (Furtwängler a pourtant dirigé assez souvent des symphonies en concert, mais il n'y a pas de traces d'enregistrements). Très grande dynamique là encore dans cette restitution Orfeo et donc très beau CD11 globalement.
On en vient à l'Héroique (du 30 novembre aussi). Techniquement, la concurrence est rude pour Orfeo car Tahra l'a éditée en SACD en 2012, mais je reconnais que même en CD, Orfeo s'en sort la tête haute ici car Tahra, à force de vouloir bien faire, a un peu trop « nettoyé » le document pour mon goût. Côté interprétation, je préfère nettement la version de 1944, (comment diriger la « marche funèbre » comme cette année-là ?), mais je l'ai sûrement déjà dit, on « vole » très haut de toute façon (et j'aurais bien aimé être à Vienne en ces jours de novembre !). Il faut donc les avoir toutes ... y compris ce CD12.

CD13 - Févier 1953
Document à part à plus d'un titre puisque le chef dirige le compositeur ! Je ne vais pas commenter cela, on aime ou l'on n'aime pas et l'on regrette ou pas ce que Furtwängler aurait peut-être voulu devenir avant d'être chef d'orchestre ...
Je le cite (1948) « Je tiens à dire que j'ai été compositeur bien avant d'être chef d'orchestre. Je n'ai dirigé que relativement tard - et d'abord à titre de gagne-pain. J'ai continué à considérer la composition - même reléguée dans les mois calmes d'été - comme la part la plus importante de mon activité ».
Eh bien, pour une occupation secondaire, Furtwängler ne s'en est pas trop mal tiré ! Je plaisante mais d'autres que moi ont abordé ce sujet de façon approfondie.
Et il y eut un certain Gustav aussi dans ce cas ...
Ce CD13 est une réédition, il est déjà paru sous la même étiquette en 1998.

CD14 - Mai 1953
Troisième et dernière neuvième de Beethoven à Vienne pour Furtwängler le 31 mai 1953. Seefried et Anday sont dans le quatuor vocal, comme en 1951 (les « autres » sont Dermota et Schöffler).
Ce concert a aussi été édité par la WFCJ et est donc disponible via la SWF sur 2 CD, avec une autre version enregistrée la veille - il y eut en fait d'après Trémine quatre concerts en trois jours consécutifs - bigre, c'est intéressant certes, mais surtout pour les collectionneurs, car les deux concerts enregistrés diffèrent peu.
On pourra très bien se contenter de la bande ici restituée par Orfeo. C'est très beau, et même plus ... cela ne fait aucun doute, mais je préfère décidément la version de 1951. Un petit « je ne sais quoi » !
Mais cette version de 1953 est un inédit ici aussi, presque, si l'on enlève les versions de la WFCJ hors du circuit « habituel » de distribution.
Un bon point de plus pour Orfeo.

CD15 - Avril 1954
C'est la dernière année hélas pour Furtwängler, et cette dernière huitième de Bruckner (dans l'édition de 1892) serre le coeur encore un peu plus que les autres.
Et si cela est vrai « a posteriori », cela est peut-être aussi vrai « a priori ». Cette version n'est-elle pas encore au-dessus des précédentes ? Difficile à dire, c'est d'une beauté telle ! L'adagio est, disons, un hommage testamentaire viennois de Furtwängler à lui-même ... malgré la Saint Matthieu qui vient quelques jours après.
Et puis c'est là encore un inédit, enfin presque encore, car le WFCJ vient à nouveau de frapper fort avec une publication de cette bande en SACD (à acquérir via la SWF). Qu'importe, ce CD vaut de l'or.

Ainsi se conclut une longue histoire entre Furtwängler et Vienne, commencée en 1927 lorsqu'il succéda à Weintgartner.
Il s'est passé beaucoup de choses dans ce « couple », comme ce coffret en témoigne pour les dix dernières années.
Aussi passionnants que les enregistrements avec Berlin ou ceux de Salzbourg et Bayreuth, ceux-ci marquent une époque (révolue ?) de l'histoire de la direction d'orchestre.

A qui ce coffret Orfeo est-il destiné ? Aux collectionneurs ou aux néophytes ? Est-il trop cher pour 18 CD ? On trouve un coffret de 107 CD (plutôt malhonnêtement baptisé « intégrale des enregistrements » alors que c'est une compilation, apparemment assez judicieuse, d'une partie du legs de Furtwängler) presqu'au même prix ! En revanche, les SACD, hormis ceux de Tahra et ceux des Sociétés WF que je conseille de se procurer, sont hors de prix, presque le prix de ce coffret pour un seul SACD EMI. EMI n'est impliqué au bout du compte que dans les CD7 et CD8 et je ne suis pas sûr que l'on dispose chez Orfeo des mêmes moyens qu'à Abbey Road !

Donc et finalement, Orfeo aurait pu mieux faire, je l'ai longuement répété, mais il exhume et rassemble bon nombre de pépites.
La thématique en est clairement définie et en cela, l'éditeur respecte complètement ses engagements.
Saluons aussi un point commun à toutes les restitutions (quand les enregistrements originaux possèdent eux-mêmes cette qualité) : la dynamique est très élevée, il n'y a apparemment aucune compression, et ceci est absolument essentiel dans les interprétations de Furtwängler.
Alors, malgré ses défauts et les frustrations qu'il engendre parfois, je recommande tout de même ce passionnant coffret à tous.
J'espère que d'autres mélomanes le confirmeront ou émettront d'autres opinions, je suis le premier à le faire sur ce site et j'ai défriché comme je l'ai pu, avec mes compétences limitées d'amateur, un terrain trop riche pour un seul homme !

Rappelons aussi ici qu'Orfeo a été le premier (avec le WFCJ) à nous restituer le « vrai » concert (CD paru seulement en 2008) de la neuvième de Beethoven de Bayreuth 1951, enregistrement trafiqué par EMI (je l'ai déjà dit, mais je le répète) et pourtant peut-être le plus célèbre de l'histoire du disque (et pourquoi d'ailleurs avoir pratiqué ces montages, peut-on me l'expliquer ?).
D'autre part, dans cette lignée, Orfeo publie, en même temps que ce coffret, une autre neuvième de Beethoven de Bayreuth par Furtwängler, en 1954 cette fois, dans un son dont je reparlerai peut-être dans un commentaire dédié à ce CD précis (mais la vraie dernière neuvième de Beethoven est celle de Lucerne quelques jours plus tard).
Le moins que l'on puisse dire est que, chez Orfeo, on aime bien Furtwängler ! Moi aussi, peut-être l'a-t-on décelé ...

Pour terminer, je souhaite rendre hommage à Madame Elisabeth Furtwängler qui s'est éteinte à 102 ans le 5 mars dernier, quelque 60 ans après son époux ...

PS : Je doute qu'Orfeo lise ma prose, mais je lance cependant ici un appel à cet éditeur pour un souhait qui me poursuit depuis 36 ans (j'en avais 20 alors ...) ! A Bayreuth, en 1977, Tristan était donné sous la direction de Horst Stein, avec Spas Wenkoff dans le rôle (et Ligendza en Isolde, McIntyre en Kurwenal, Ridderbusch en Roi Marke, entre autres). Je possède un enregistrement personnel (sur Revox, donc correct) du troisième acte de la diffusion de cette représentation sur France Musique, mais je n'avais pas pu entendre ni enregistrer l'intégralité de l'opéra. Myto a publié un Tristan avec le même Wenkoff et Carlos Kleiber (Scala 1978) et un autre avec Stein et Nilsson / Vickers (Vienne 1976). Cependant, et malgré les immenses qualités des autres artistes cités, on n'atteint pas à mon avis le niveau de Bayreuth 1977. Orfeo est réputé avoir accès aux bandes de la radio bavaroise et je l'exhorte (ou tout autre éditeur) à jeter une oreille sur ce troisième acte ! Wenkoff fut un Tristan magistral et pourtant la meilleure interprétation que je connaisse de lui, ce fameux Bayreuth, n'a jamais été éditée. Il faut absolument réparer ce manque ! Merci d'avance ...
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Late Quartets/Grosse Fugue
Late Quartets/Grosse Fugue
Prix : EUR 22,31

1 internaute sur 1 a trouvé ce commentaire utile :
5.0 étoiles sur 5 La meilleure version et le meilleur son disponible, 5 janvier 2013
Achat vérifié(De quoi s'agit-il ?)
Ce commentaire fait référence à cette édition : Late Quartets/Grosse Fugue (CD)
Rien à ajouter sur ces interprétations bien connues, légendaires, inégalées, malgré la foison d'excellentes versions plus récentes. Un mot sur la restauration de Pearl : le filtrage est modéré, il subsiste certes quelques craquements des 78 tours, mais les timbres sont magnifiques compte-tenu de l'âge des enregistrements. Edition bien préférable à l'édition "officielle" EMI.


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