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Contenu rédigé par Francois Ganot
Classement des meilleurs critiques: 2.583
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Commentaires écrits par
Francois Ganot (France)

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Concert du nouvel an 2016 [Blu-ray]
Concert du nouvel an 2016 [Blu-ray]
DVD ~ Mariss Jansons
Prix : EUR 24,36

4 internautes sur 7 ont trouvé ce commentaire utile 
1.0 étoiles sur 5 Image BluRay continuellement saccadée, 31 janvier 2016
Achat vérifié(De quoi s'agit-il ?)
Ce commentaire fait référence à cette édition : Concert du nouvel an 2016 [Blu-ray] (Blu-ray)
Ce concert est une pure merveille musicalement : 5 voire 6 étoiles '
Hélas, Sony nous vend un BluRay techniquement défectueux. Le concert est insupportable à regarder tant l'image est saccadée. J'ai essayé 3 lecteurs (2 Samsung et 1 Pioneer) dotés de leurs firmwares respectifs les plus récents, et toutes les configurations possibles de lecture (1080i, 1080p, trame vidéo 24ips ON ou OFF), rien n'y fait. Le produit a-t-il été mis sur le marché trop rapidement ou s'agit-il de la paranoïa légendaire de Sony qui a surprotégé les dispositifs anti-copies, je l'ignore. En ce qui me concerne, j'achète mes BluRay '
Par chance (!!!), j'ai acheté 2 exemplaires qui sont l'un et l'autre inutilisables, et j'attends d'autres réactions de clients qui confirment que cette catastrophe concerne toute la fournée vendue actuellement. De mon côté, je n'ai plus qu'à retourner tout ça à l'envoyeur Sony qui pourrait, cela est la moindre des choses, contrôler ses produits avant de les commercialiser.

Réponse au commentaire de Jose O :
Boujour Jose O, j'aimerais comme vous savoir si Amazon a transmis les problèmes constatés à Sony. Le produit est toujours en vente malgré ma demande d'enquête à propos de ce BluRay. Je ne sais rien de plus, j'ai renvoyé les 2 exemplaires que j'avais achetés et j'attends ... peut-être d'autres plaintes ici même ou chez d'autres vendeurs vont poindre ... il est impossible de ne pas constater les saccades ou les artéfacts divers qui affectent tout le concert. Un client a donné une explication assez convaincante sur Amazon.de
J'avais hâte de posséder ce concert en HD mais pour l'instant je vais me contenter de l'audio.
Remarque sur ce commentaire Remarques sur ce commentaire (2) | Permalien | Remarque la plus récente : Feb 12, 2016 11:01 PM CET


Das Rheingold (L'Or du Rhin)
Das Rheingold (L'Or du Rhin)
Prix : EUR 15,70

Aucun internaute (sur 1) n'a trouvé ce commentaire utile :
5.0 étoiles sur 5 Divine(s) surprise(s) …, 21 décembre 2015
Achat vérifié(De quoi s'agit-il ?)
Ce commentaire fait référence à cette édition : Das Rheingold (L'Or du Rhin) (Blu-ray Audio)
J’avoue ne m’être précipité sur ce BluRay audio que pour l’incarnation de Wotan par Matthias Goerne, en ne m’attendant pas forcément à une prestation globale au niveau des (nombreuses) grandes interprétations. J’avais tort, dans le bon sens du terme ! Cet Or du Rhin est en effet d’une qualité exceptionnelle …
Je ne vais pas me lancer dans des comparaisons détaillées avec toutes les versions que je possède, cela serait un travail de titan (ou Wotan)… et inutile finalement.
On tient là le premier volet d’un Ring qui devrait être achevé en 2018. Pour l’heure, il faut se précipiter sur cet enregistrement qui laisse pantois de bout en bout.
Si Goerne tient magistralement ce que l’on attendait de lui, toute la distribution est tout à fait à la hauteur de l’évènement (quelle Fricka !).
Ce qui étonne peut-être encore davantage est l’orchestre et sa direction … une écoute à l’aveugle par des « spécialistes » ne permettrait pas d’imaginer qu’il s’agit de l’orchestre philharmonique … de Hong Kong. Sa qualité est stupéfiante et la direction de Jaap van Zweden force l’admiration.
La prise de son est absolument superbe, avec un équilibre orchestre-chanteurs exemplaire, et aucun abus d’effets de spatialisation artificielle que permet le DTS 5.1 n’est à déplorer, les voies arrières n’apportant que la réverbération naturelle d’une salle de concert.
Un seul regret : puisque le BluRay peut contenir par essence une image, l’on aurait rêvé que le texte en Français s’affiche en simultané à l’écran et pourquoi pas, la partition (eh oui, certains parmi nous savent lire une partition d’orchestre). Il faut se contenter du titre des scènes et suivre le texte sur un autre support. Je ne blâmerai pas Naxos pour cela compte-tenu du prix défiant toute concurrence (je pense au prix très exagéré que Decca réclame sur le même support pour le Ring de Solti, en partie dans le domaine public, rappelons-le… ).
Amis mélomanes, n’hésitez pas à acquérir cet Or du Rhin, un cadeau venu de loin… vous ne serez pas déçus de ce voyage ! Cordialement.


Maria Callas, Coffret 70 CD - Intégrale studio remasterisée, 1949 - 1969
Maria Callas, Coffret 70 CD - Intégrale studio remasterisée, 1949 - 1969

93 internautes sur 107 ont trouvé ce commentaire utile 
2.0 étoiles sur 5 A quoi bon … ?, 25 septembre 2014
Ce commentaire fait référence à cette édition : Maria Callas, Coffret 70 CD - Intégrale studio remasterisée, 1949 - 1969 (CD)
Je ne doute pas un instant que les ingénieurs du son d’Abbey Road aient réalisé pour ces enregistrements de légende un travail remarquable de remasterisation en 24 bits / 96 KHz, mais Warner nous propose ici le fruit de ce travail en CD, donc en 16 bits / 44.1 KHz. C’est une aberration incompréhensible puisqu’il eut été facile d’éditer ce coffret en SACD pour nous rendre accessible la qualité dont les seuls ingénieurs du projet ne pourront donc profiter !
Qui aurait l’idée de restaurer un film en 4K pour le vendre en DVD et non pas en BluRay ?
Je possède le coffret de 70CDs paru en 2007 sous le label d’origine EMI (au contenu identique) dont le son n’est pas mauvais globalement et dont le prix à sa parution était le tiers de celui-ci.
Pour me faire une idée sur le présent coffret, j’ai acheté sur un site bien connu une piste (Vissi D’Arte de Tosca) au format 16 bits / 44.1 KHz, donc identique techniquement : l’amélioration n’est pas probante du tout, la différence est quasiment imperceptible et je conseille à tout acheteur potentiel cet essai avant d’acquérir le coffret Warner … chacun pourra se fait sa propre opinion qui peut bien sûr différer de la mienne.
Pour ma part, je conserve mon coffret EMI de 2007, très honorable pour des CDs … sachant par ailleurs que ce ne sont pas les enregistrements en studio de Callas qui sont les meilleurs artistiquement.
J’attribue néanmoins 2 étoiles, 4 pour le contenu et 0 pour le support.
Remarque sur ce commentaire Remarques sur ce commentaire (16) | Permalien | Remarque la plus récente : Mar 8, 2015 6:26 AM CET


Furtwängler conducts Wagner
Furtwängler conducts Wagner
Prix : EUR 14,33

9 internautes sur 11 ont trouvé ce commentaire utile 
2.0 étoiles sur 5 Furtwängler à nouveau revu et « corrigé » par Praga, 11 mai 2014
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Ce commentaire fait référence à cette édition : Furtwängler conducts Wagner (CD)
Tout comme pour le précédent album de ce label consacré à Furtwängler, je ne comprends décidément pas où l'ingénieur du son Karel Soukenik veut nous mener avec son refus de respect de la mono d'origine ...
On a affaire à un homme qui possède à son actif un nombre impressionnant d'enregistrements et de masterings sous différents labels, en quasi-totalité d'une qualité exemplaire.

Ici donc, les sources sont les enregistrements bien connus publiés par EMI au temps de la monophonie et restitués par ailleurs en SACD sous ce label par Simon Gibson pour lequel il a réalisé son propre travail à Abbey Road (on trouve très facilement sur le net, en tapant son nom associé à Furtwängler sur un moteur de recherche, une vidéo passionnante de 24' où il explique sa démarche pour la restauration de ces documents). Point n'est question de stéréophonie, et pour cause, les bandes sont en mono.

Si vous possédez un ampli « home cinéma », livrez-vous si vous voulez à une expérience simple : placez le présent SACD Praga hybride dans un lecteur CD et écoutez-le en activant la fonction « prologic » ou « dolby » au lieu de stéréo. Un CD mono ne produit dans ce cas un son que sur l'unique voie centrale, et c'est normal ! Avec le remastering proposé ici, on entend sur les 4 voix supplémentaires (2 enceintes frontales G & D et 2 enceintes arrières) les « scories » ajoutées à la bande originale par un quelconque procédé électronique. Il s'agit d'une sorte de réverbération qui rend le discours moins incisif, comme plongé dans un halo.

RCA s'est livré à cette « distraction » dans les années 1970 en ajoutant une réverbération aux disques de Toscanini pour pallier l'aspect très mat du studio 8H de la NBC. Je possède quelques exemplaires et leur écoute s'avère de la même veine que ce que l'on a ici.
Je serais tout à fait heureux d'entendre un enregistrement de Furtwängler en stéréo s'il en avait commis, mais ce n'est pas le cas. Alors s'il vous plaît, et ceci vaut aussi pour Urania (la toute récente réédition du Freischütz dans la « widescreen collection » (sic) nous offre le même « tripatouillage »), cessez de dénaturer le message sonore contenu dans des enregistrements que l'on sait resplendissants si l'on a la chance de posséder les SACD's EMI et très acceptables dans leur version CD.

Je vous invite à continuer à vous procurer les superbes rééditions Praga SACD de Michelangeli, Richter et tous les autres dont les sources sont en stéréo. Le résultat est dans ce cas insurpassé et proposé à un prix modique (le même Karel Soukenik y est d'ailleurs parfois associé).
Pour Furtwängler, si cet ingénieur poursuit dans cette voie, je m'abstiendrai pour ma part de futurs achats de ce chef d'orchestre chez Praga.

Je signale pour terminer quelques rééditions de Furtwängler en SHM-CD chez DG : cela n'a pas la qualité du SACD et, par ailleurs, les enregistrements sont beaucoup plus anciens. Cependant, le concerto de Brahms avec Edwin Fischer et la septième de Beethoven de 1943 (la meilleure) y sont restitués d'une façon dont je ne les avais jamais entendus.

Pour l'heure, je retourne évidemment chez Praga pour écouter les fantastiques Shostakovich et Prokofiev par Kondrashin très récemment parus ... et il s'agit bien de vraie stéréo cette fois-ci ... merci à Monsieur Soukenik de ne pas les avoir publiés en mono !
Remarque sur ce commentaire Remarques sur ce commentaire (3) | Permalien | Remarque la plus récente : Jul 8, 2014 12:41 AM MEST


Liszt : Sonate pour piano en si mineur - 8 Études d'exécution transcendante
Liszt : Sonate pour piano en si mineur - 8 Études d'exécution transcendante
Prix : EUR 14,33

20 internautes sur 21 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 Fa-bu-leux !, 14 mars 2014
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Ce commentaire fait référence à cette édition : Liszt : Sonate pour piano en si mineur - 8 Études d'exécution transcendante (CD)
Attendez-vous à tomber de votre siège à l'écoute de ce SACD, dès le début, avec la sonate en si donnée à Carnegie Hall en mai 1965. Non certes, le son n'est pas extraordinaire, mais l'interprétation est stupéfiante. Il s'agit d'un « live », bien qu'aucun bruit de salle ne soit audible et qu'aucun applaudissement ne soit présent à la fin. Donc, si l'on ne nous conte pas d'histoire, la prise de risque est quasi-suicidaire, mais l'on cherche (presque) en vain la moindre fausse note !
Je ne me suis pas encore « amusé » à comparer ceci aux autres versions de Richter (toutes de concert) que je possède, la discographie de Paul Geffen en dénombre quatre, deux en 1965, deux en 1966, toutes disponibles en CD a priori, sauf la présente version ... mais d'autres sources mentionnent l'existence d'un CD Palexa (au programme très ressemblant, mais épuisé de toute façon). On ne peut donc que remercier Praga de nous « offrir » cette interprétation (en SACD qui plus est) qui atteint un niveau rarement entendu. On serait bien sûr tenté de chercher quelque comparaison avec Horowitz qui était lui aussi de nouveau à Carnegie Hall cette année-là, mais il ne la joua point à cette période ... et c'est donc dans ses enregistrements disponibles de 1932 (studio), 21 mars 1949 (Carnegie Hall) et 1976 (live) qu'il faut chercher ... mais ce n'est pas le cas, pas ou peu de points communs ... tout est ici simplement « inouï ».

La suite du programme, huit des douze Etudes d'Exécution Transcendante (Richter ne les a pas toutes enregistrées), est issue de diverses sources, de 1956 et 1957 me semble-t-il d'après le livret ... toujours aussi mal fichu dans cette collection puisque les dates sont données dans un joyeux désordre à la fin du livret au lieu de les insérer au début dans le listing des oeuvres. Les prises de son sont assez disparates, il faut le dire, au sein de ce cycle, mais qu'importe, le discours est passionnant de bout en bout, avec une poésie et une tendresse particulières dans les « Harmonies du Soir ».

Un extrait des Années de Pèlerinage, une Rhapsodie Hongroise et une des Valses Oubliées concluent ce disque sublime à acquérir dans l'urgence !
Remarque sur ce commentaire Remarques sur ce commentaire (5) | Permalien | Remarque la plus récente : Apr 7, 2014 7:30 PM MEST


Schubert : Wanderers Nachtlied
Schubert : Wanderers Nachtlied
Prix : EUR 23,00

17 internautes sur 17 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 Le merveilleux voyage se poursuit ..., 2 mars 2014
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Ce commentaire fait référence à cette édition : Schubert : Wanderers Nachtlied (CD)
Il y a un an presque jour pour jour paraissait le volume 7 de l'anthologie Schubert de Matthias Goerne et déjà je m'étonnais d'être le premier à commenter ici sa parution alors que la part belle revenait à Jonas Kaufmann pour son CD Wagner. Apparemment, rien n'a changé pour ce volume 8 qui parait en même temps que le Winterreise de Kaufmann (hasard du calendrier ?) qui est à nouveau largement commenté sur ce site (rappelons la magnifique rencontre Goerne avec Brendel en 2004).

C'est ici un double album qui ne nous offre pas moins de 36 Lieder : 15 en compagnie de Helmut Deutsch, 21 avec Eric Schneider. Ces pianistes ont déjà accompagné le chanteur, surtout Eric Schneider déjà présent dans les premiers enregistrements Decca (Schubert, Schumann et le moins connu Eisler) qui nous ont à l'époque enchantés. Helmut Deutsch accompagne aussi Kaufmann dans son tout récent Winterreise, mais le piano sonne un peu différemment (est-ce seulement la prise de son Harmonia Mundi plus, disons, « opulente » que celle de Sony ?). L'entente est parfaite entre Goerne et ses deux partenaires, quoi qu'il en soit.

Le programme est, comme toujours, admirablement construit. Dès les cinq premiers Lieder du CD1 (qui incluent entre autres « Der Tod und das Mädchen » D.531 et « Litanei » D.343), on est pris à la gorge par une émotion, certes due en partie à la beauté des oeuvres, mais aussi par le climat que le chanteur instaure, une caresse, un murmure parfois, mais déjà charpenté par son timbre extraordinaire qui ne se dément pas dans les plus « légers » (si l'on ose dire) ou « fougueux » qui vont suivre. Le registre apparaît nettement plus proche du baryton que du ténor, ce qui convient parfaitement à la musique. Il faudrait des lignes et des lignes (et une érudition que je ne possède pas) pour analyser en détails tout ce que « fait » Goerne de sa voix qui, à sa façon, atteint désormais les sommets de Fischer-Dieskau, chacun des deux conservant leur propre personnalité. Bien sûr je ne dénigrerai en rien Kaufmann dans son « Voyage » à lui, mais ce sont sans aucun doute deux univers différents, les deux appelés à cohabiter. Et comme dirait Raimu à la fin de la « Femme du Boulanger » (ma citation est très approximative) ... beau, c'est quoi beau ? ... et la tendresse, qu'est-ce que tu en fais de la tendresse ? ...

On ne sort pas tout à fait indemne de l'écoute de ces deux CD, à la fois médusé, apaisé, émerveillé, abandonné ... on est face à tant de beauté concentrée !

Un petit plus (c'est aussi le cas pour Kaufmann chez Sony) : tous les Lieder sont traduits en français dans le livret.

Une partie de l'actualité en concert de Matthias Goerne dans le proche futur est une « Belle Meunière » à Carnegie Hall, un nouveau « Wozzeck » et un « Amfortas » à l'opéra de Vienne. Par ailleurs, « son » Winterreise le mènera en juin à Hambourg et Vienne avec Eschenbach. J'aimerais avoir des ailes ... mais il sera à Paris en mai pour le « Requiem Allemand », j'y serai moi aussi ... comme depuis longtemps lors de ses visites !


Strauss: Don Juan
Strauss: Don Juan
Prix : EUR 9,99

7 internautes sur 8 ont trouvé ce commentaire utile 
2.0 étoiles sur 5 Dérapage chez Praga ... ?, 28 février 2014
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Ce commentaire fait référence à cette édition : Strauss: Don Juan (CD)
Je possède toute la collection de rééditions en SACD que Praga consacre depuis quelques mois à des enregistrements issus de son catalogue ou plus récemment d'autres éditeurs (« tombés » dans le domaine public probablement). J'en ai souvent fait l'éloge ici, et cela est grandement justifié tant la qualité sonore est supérieure aux éditions précédemment parues, jusqu'à ... ce SACD consacré à Richard Strauss.

Il ne s'agit certainement pas de remettre en cause la qualité artistique des interprétations, ce sont des références bien connues, toutes issues du catalogue EMI. Et il s'agit d'enregistrements des années cinquante MONOPHONIQUES ... et voilà bien d'où provient la mauvaise surprise du présent produit. Certes, la tentation était grande sans doute au cours du remastering d'ajouter un petit « plus », mais il aurait été suffisant de se procurer de très bonnes sources et de les encoder au format SACD. Hélas, des artefacts ont été utilisés pour restituer un son qui n'est plus strictement mono, mais est « enrichi » de quelque ambiophonie dont j'ignore tout de l'aspect technique mais dont le résultat n'est pas du tout à mon goût.

Pour les trois poèmes symphoniques dirigés par Furtwängler, j'ai la chance de posséder l'édition en SACD réalisée pour le Japon à Abbey Road sous le label EMI ... le prix de ce SACD est exorbitant (comme tout le reste de cette collection, ce que j'ai à maintes reprises dénoncé dans mes commentaires sur ce site) mais le son y est miraculeux ... et il respecte strictement la monophonie.
Je possède les derniers lieder de Schwarzkopf / Ackermann dans une simple édition CD mono de EMI.

L'écoute du présent SACD Praga se révèle rapidement très fatigante car l`on entend (ou l'on ressent ... le terme est peut-être plus approprié) très distinctement le traitement bizarre infligé au son mono d'origine. Cette « spatialisation » était pratiquée, et de façon très rudimentaire, au début de l'ère de la stéréo, puis heureusement rapidement abandonnée. Cependant, l'on trouve sporadiquement chez Urania par exemple ou sur un site célèbre de téléchargement d'enregistrements historiques quelques « arrangements » de ce genre ... ils me déçoivent tous.

Je serai peut-être le seul à déplorer ce genre de pratique qui pourrait séduire certains auditeurs et je regrette de devoir publier ce commentaire à l`endroit de Praga qui vient de nous offrir des rééditions (de Richter, Michelangeli, ...) absolument stupéfiantes de beauté. Cependant, il est peut-être utile de signaler à l'éditeur que certaines pratiques ne rendent pas le son meilleur ... bien au contraire ... et qu'elles risquent, sous de mauvais prétextes, de discréditer le format SACD qui demeure à ce jour la référence pour la restitution du son, y compris en vraie monophonie.
Remarque sur ce commentaire Remarques sur ce commentaire (4) | Permalien | Remarque la plus récente : Jul 27, 2014 3:12 PM MEST


Beethoven : The Symphonies and Reflections
Beethoven : The Symphonies and Reflections
Proposé par Polyphon
Prix : EUR 41,22

14 internautes sur 17 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 Magnifique, 14 décembre 2013
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Ce commentaire fait référence à cette édition : Beethoven : The Symphonies and Reflections (CD)
On n'a pas eu de telles interprétations des symphonies de Beethoven depuis ... des « lustres ». Inutile de rappeler le désastre de Thielemann à Vienne. Jansons cisèle comme à son habitude « son » orchestre qu'il a amené au fil des années à un niveau digne des plus grands, mais c'est de dentelle qu'il faut parler ici : élégance, subtilité, respect du texte. On songe parfois à Bruno Walter ou René Leibowitz, pour chercher à comparer des choses qui ne le sont peut-être pas, mais jamais à Furtwängler que je vénère pourtant parmi tous, surtout dans ce répertoire. C'est autre chose, c'est du Jansons tout simplement ... et comme on aimerait que la philharmonie de Berlin songe à lui en 2018 au départ de Rattle !

Un petit bémol, sempiternel refrain auquel on ne peut décidément rien apparemment : il s'agit de CD et non de SACD, on est donc en stéréo. Comme je possède également la version en BluRay de cette intégrale, je mesure ce qu'on aurait gagné à avoir ici aussi du multicanal et, surtout, encore davantage de « haute fidélité » grâce à ce support (comme le fait le label du Concertgebouw avec le même chef). C'est dommage tout de même de posséder des sources somptueuses et de les compresser en CD en 16 bits à 44.1kHz.

Malgré cela, à acquérir sans hésitation ...


Fritz Reiner: The Complete Chicago Recordings on RCA (Coffret 63 CD)
Fritz Reiner: The Complete Chicago Recordings on RCA (Coffret 63 CD)
Prix : EUR 135,36

17 internautes sur 27 ont trouvé ce commentaire utile 
1.0 étoiles sur 5 Où sont passés les SACD ?, 22 novembre 2013
Ce commentaire fait référence à cette édition : Fritz Reiner: The Complete Chicago Recordings on RCA (Coffret 63 CD) (CD)
De qui se moque-t-on ? Voilà une somme artistiquement essentielle dans une édition en CD ! Il faut se rappeler que RCA a publié il y a quelques années bon nombre de ces merveilles au format SACD et ... ils sont ici « sous-échantillonnés » en CD, avec cependant la mention « remasterisation ».
Je conçois évidemment que certains CD ici présents soient meilleurs que les éditions CD antérieures que je possède (en plus de mes SACD), et par ailleurs, le coffret contient quelques inédits, mais je ne vais sûrement pas dépenser 120 euros pour cela et cautionner cette aberration totale de la part de l'éditeur. Qui plus est, RCA est un sous-groupe de « Sony Music » et Sony est l'inventeur du SACD ... un comble !

Je ne vois par ailleurs pas véritablement à qui s'adresse ce produit, si ce n'est à ceux qui n'ont pratiquement aucun enregistrement de Fritz Reiner, ce qui doit être rare parmi les mélomanes.

A contrario, citons par exemple la politique exemplaire de Praga qui réédite des enregistrements relativement anciens en SACD, ce qui les transfigure magnifiquement (Richter, Michelangeli, Ansermet, etc ...).

Je conseille vivement de se procurer les SACD de ce coffret (et d'autres ...) disponibles encore à un prix raisonnable sur ce site. La différence avec le CD est considérable, même avec un matériel haut de gamme. Aucun détenteur d'un lecteur SACD ne me démentira.
Remarque sur ce commentaire Remarques sur ce commentaire (6) | Permalien | Remarque la plus récente : Dec 26, 2013 9:54 PM CET


Schubert : Erlkönig ("Le Roi des aulnes")
Schubert : Erlkönig ("Le Roi des aulnes")
Prix : EUR 21,90

17 internautes sur 17 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 Un très beau moment, 19 mars 2013
Achat vérifié(De quoi s'agit-il ?)
Ce commentaire fait référence à cette édition : Schubert : Erlkönig ("Le Roi des aulnes") (CD)
C'est fou çà ... tout le monde parle ici de Jonas Kaufmann et personne de ce dernier disque de Matthias Goerne !
Ils ont (presque) le même âge et sont nés tous deux en Allemagne.
Pour lever tout de suite une ambiguïté, je précise que je suis un fervent admirateur du premier, mais tout autant du deuxième ... et depuis longtemps. Je l'ai souvent entendu en concert, c'était à Pleyel dans un excellent Barbe-Bleue la dernière fois, et j'ai déjà ma place pour le Hartmann à venir en mai.
Le répertoire de Goerne ne se limite donc pas au Lied, loin s'en faut. Il a par exemple chanté Papageno, Kurwenal, Wozzeck et s'est aventuré dans l'Upupa de Henze pour sa création à Salzbourg en 2003 (il existe un DVD de cette représentation et j'invite tous ceux qui veulent s'aventurer un peu « hors des sentiers battus » à de lancer dans l'expérience).

Revenons à ce septième volume de la collection Harmonia Mundi qu'il consacre à Schubert.
Goerne fut, entre autres, élève de Schwarzkopf et Fischer-Dieskau, cela doit aider un peu ! Mais il a su apporter sa touche personnelle à ses interprétations, en particulier dans les trois grands « cycles » de Schubert et dans Schumann ou Eisler. La voix a-t-elle évolué dans ce répertoire depuis les débuts ? La réponse est « oui », sans hésitation, et favorablement pour mon goût. Le timbre est d'une stabilité remarquable, le discours est aussi plus épuré sans doute, la maturité fait son oeuvre.

Ce nouveau CD est construit autour du « Roi des Aulnes » de Goethe, Schubert l'a mis en musique avec fougue à 18 ans. Mais bon nombre des Lieder proposés ici sont bien plus tardifs, si l'on ose dire pour un compositeur disparu si jeune.
Le programme est bien conçu. Dès les premières mesures de « Im Abendrot », mes yeux se sont fermés spontanément, et le sont restés pendant les deux Lieder à suivre « Der Wanderer » et « Nachtviolen ». Quel voyage déjà dans ces trois Lieder d'une douceur extrême, où la voix caresse les notes, sans la moindre affectation cependant. C'est du grand art. Le ton s'anime dans les suivants jusqu'au point quasi-médian pour mieux nous préparer au fameux « Erlkönig », juste après « An den Mond » D.259 (il y en a un autre, le D.296, très différent musicalement), les deux seuls poèmes de Goethe du CD.
On réécoutera à ce propos le disque de 1997 que Goerne lui a consacré pour se rendre compte du chemin parcouru ... et c'était pourtant déjà très beau, avec d'ailleurs le même accompagnateur Andreas Haefliger (un nom qui sonne « bon » la musique). C'est l'occasion de dire que le piano est très présent, trop diront peut-être certains, avec toutefois un bon équilibre avec la voix (la prise de son est aussi très différente du CD Decca, HM est plus riche en basses). Les deux hommes s'entendent bien (et s'écoutent bien), de mon point de vue ...
Après la fougue, la deuxième moitié du programme nous replonge dans une ambiance assez méditative, sauf dans les tous derniers Lieder.

Alors, entre deux Wagner, venez donc rêver un peu différemment avec du grand Schubert servi par un magnifique chanteur ...

Merci aussi à l'éditeur de nous donner une traduction en français de tous les poèmes, cela nous évite d'aller fouiller ailleurs.


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