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Contenu rédigé par Y. GIRAUD
Classement des meilleurs critiques: 29.502
Votes utiles : 668
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Commentaires écrits par Y. GIRAUD
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4 internautes sur 4 ont trouvé ce commentaire utile
5.0 étoiles sur 5
Amateurs anglophones d'indie pop, ce livre est indispensable !, 6 décembre 2009
Dean Wareham, ex-frontman de Galaxie 500 et de Luna, Dean Wareham livre ici des mémoires étonnantes, traçant en creux une histoire très personnelle de l'indie pop dans les années 1980 et 1990. Pour tous ceux qui pensent que faire partie d'un groupe est l'une des choses les plus glamour et passionnantes qui soit, Wareham propose une traversée du miroir particulièrement désenchantante. Il en ressort que faire de la musique indie consiste surtout à dorir des des hôtels miteux, à voyager dans des vans merdiques, supporter les jérémiades et les blagues vaseuses des uns et des autres jusqu'à en finir par se fâcher avec ses meilleurs amis. Ode au véritable amateurisme, celui qui consiste à jouer mal dans un garage en buvant des bières, Black Postcards est tour à tour dur et tendre, cynique et touchant. Les remarques de Wareham sur ses collègues sont assez salées. Les Pixies, Metallica ou les Red Hot Chili Peppers en prennent pour leur grade ! Les journalistes sont souvent incompétents, les cadres de maisons de disques font office de dealers et les fans n'ont rien d'autre à dire en backstage que : "quelles pédales d'effets utilisez-vous ?". Et surtout, Wareham ne s'attribue jamais le beau rôle, il montre à quel point ses choix (aussi bien sentimentaux que professionnels) l'ont parfois amené à passer pour un type exécrable auprès de son entourage. En écrivant ces choses, Wareham recherche un peu de compréhension, mais jamais il ne cherche à s'excuser. Ne reste alors qu'une chose, en fin de compte : une poignée de disques incontestablement géniaux, comme ce Today enregistré en quelques heures dans les studios de Kramer par un groupe sachant à peine jouer ou Romantica, dont l'atmosphère cotonneusse ne reflétait finalement que l'attirance de Dean pour la superbe bassiste de son groupe. Indispensable non seulement à tout amateur de Luna et de Galaxie 500, mais en fait par tout le monde intéressé par un témoignage sincère de ce qu'est vraiment la vie d'un musicien.
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1 internaute sur 2 a trouvé ce commentaire utile :
5.0 étoiles sur 5
Chef d'oeuvre absolu honteusement méconnu, 31 octobre 2007
Rhino vient de rééditer ce chef d'oeuvre absolu sorti en 1973. Rien à dire si ce n'est que Judee Sill peut être considérée comme un équivalent féminin de Nick Drake, et que la découvrir aujourd'hui provoquera le même choc qu'entendre 'Pink Moon' pour la première fois. 'Heart Food' est aussi bon que 'Tapestry' de Carole King ou 'New York Tendaberry' de Laura Nyro, peut-être même meilleur que ces deux là ! 'The Kiss' est l'une des dix chansons les plus belles jamais écrites, mais le reste de l'album est tout aussi impressionnant. Rien à jeter, des morceaux magnifiques, des arrangements de toute beauté, 'The Donor', 'Soldier of the Heart' vous enchanteront. Il faut redécrouvrir ce disque de toute urgence, d'autant plus que la réédition est superbe. A acheter les yeux fermés. Ce sera sans conteste le joyau de votre discothèque.
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1 internaute sur 2 a trouvé ce commentaire utile :
5.0 étoiles sur 5
Chef d'oeuvre absolu honteusement méconnu, 31 octobre 2007
Rhino vient de rééditer ce chef d'oeuvre absolu sorti en 1973. Rien à dire si ce n'est que Judee Sill peut être considérée comme un équivalent féminin de Nick Drake, et que la découvrir aujourd'hui provoquera le même choc qu'entendre 'Pink Moon' pour la première fois. 'Heart Food' est aussi bon que 'Tapestry' de Carole King ou 'New York Tendaberry' de Laura Nyro, peut-être même meilleur que ces deux là ! 'The Kiss' est l'une des dix chansons les plus belles jamais écrites, mais le reste de l'album est tout aussi impressionnant. Rien à jeter, des morceaux magnifiques, des arrangements de toute beauté, 'The Donor', 'Soldier of the Heart' vous enchanteront. Il faut redécrouvrir ce disque de toute urgence, d'autant plus que la réédition est superbe. A acheter les yeux fermés. Ce sera sans conteste le joyau de votre discothèque.
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5.0 étoiles sur 5
Ethéré et Lyrique : de l'excellente pop-folk Made in France !, 17 octobre 2007
Cet excellent disque est porté par des guitares abrasives et rêveuses, ainsi que par une voix grave reconnaissable entre toutes. On pense à Calexico ou à Tindersticks. Les compos sont réellement convaincantes - sans jamais chercher l'efficacité à tout prix -, par exemple Silly Place et Town's Down. New Pretoria travaille surtout autour de morceaux contemplatifs, laissant peu à peu s'installer une atmosphère, avec un son à la fois éthéré et dense. Le résultat est du plus bel effet. Laissez-vous tenter par ce groupe ambitieux, qui sort enfin de l'underground parisien pour offrir cet excellent premier disque à la face du monde !
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4 internautes sur 10 ont trouvé ce commentaire utile
1.0 étoiles sur 5
Aîe aïe aïe, quel massacre !!!!, 27 avril 2007
Disons le tout de suite, j'adore Brian Ferry, il a une voix sublime et sa reprise de Don't Think Twice It's Alright en piano voix était totalement irrésistible. Pour le reste, il serait quand même temps de se décrasser les oreilles !! Ce disque est une horreur pure et simple. Comment peut-on massacrer un mocreau comme Simple Twist of Fate en le plongeant dans un bain pop-rock de state aussi insipide et en y ajoutant d'ineptes solos de guitare ?? Quelle mouche a donc pu piquer Ferry pour massacrer des classiques aussi intemporels que Like Tom Thumb's Blues, si magnifiquement interprété par Al Kooper et Michael Bloomfield ? Quant à To Make You Feel My Love, la production en est tellement plate qu'oser la comparer à celle de Daniel Lanois relèverait de la pire des fautes de goûts ! C'est simple, pas un morceau ici n'arrive à la moitié du petit doigt de pied des originaux !! Je rappelle que Dylan est un poète, l'un des dix plus grands écrivains américains de ce siècle et du précédent ... ce ne sont pas des chansons cool ou softs, ce sont des brulots d'anthologie ...
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16 internautes sur 18 ont trouvé ce commentaire utile
5.0 étoiles sur 5
Le meilleur depuis Blood On the Tracks !, 6 septembre 2006
C'est un cliché de le dire, mais Dylan a cette fois-ci VRAIMENT sorti son meilleur album depuis Blood on the Tracks. Certains voient ce disque comme l'ultime opus d'une trilogie commencée avec Time Out Of Mind, Dylan lui même dit qu'il s'agirait plutôt du second opus d'une trilogie commencée avec Love and Theft. Qu'importe, Modern Times dépasse largement ses deux derniers disques, et franchit un nouveau palier dans l'excellence. Je l'avais vu en concert il y a quelques mois et trouvé son groupe de scène abominablement mauvais. C'est donc avec une certaine surprise que j'ai découvert que ces "bras cassés" étaient capables d'enregistrer des chefs d'oeuvre de la trampe de "Nettie Moore", "Someday Babe" et "Ain't Talkin". Le génie de Dylan est sa capacité à intégrer, digérer et régurgiter tous les mythes et fantasmes d'une Amérique qui n'existe plus que dans les livres d'Histoire. Encore une fois il y arrive parfaitement en revisitant le folk et le blues d'une façon magistrale. Sa voix avec toutes les limites que lui ont donné l'âge et un usage abusif de la nicotine s'adapte merveilleusement a ces morceaux, et, ultime nouveauté, elle se retrouve dotée d'une générosité que pour ma part je trouve inédite chez Dylan. Sur "Nettie Moore" ballade sombre et sublime inspirée d'un traditionel du dix-neuvième siècle, Dylan pond l'un de ses plus beaux textes et retrouve un sens mélodique que l'on avait presque oublié. "Thunder on the Mountain" rend hommage à Alicia Keys, preuve que Dylan est toujours à l'écoute de l'Amérique, ce que prouve également le très social "Workingman's Blues", pourtant c'est lorsqu'il s'extraie totalement du temps, interprétant avec son groupe des thèmes proches du jazz comme sur "Spirit on the Water" et "Beyond the Horizon" que l'émotion est la plus forte, et sa générosité explose enfin au grand jour. Je ne sais pas si cela va donner de grands concerts - honnêtement, j'en doute même fortement, et je crois même Dylan capable de n'intégrer aucun des nouveaux morceaux à son set live - mais ce que je sais, c'est que ce disque va rester dans les annales comme un bijou noir à ranger sans conteste avec Highway 61 Revisited et John Wesley harding, et sûrement pas très loin non plus des derniers Leonard Cohen et Tom Waits.
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6 internautes sur 13 ont trouvé ce commentaire utile
3.0 étoiles sur 5
Beaucoup de production, mais peu de chansons ...., 4 août 2006
Ce nouvel album des Flaming Lips constitue pour moi une demie déception. Du point de vue de la production, certes, c'est de loin le disque le plus abouti du groupe. Il y a des sons délirants de partout, un mixage d'enfer, des voix qui se répondent, des effets psychédéliques venus d'un autre monde. Du point de vue du mélange des styles aussi, on sent que le groupe a encore élargi sa palette. Non seulement, il fait dans le space rock indie psychédélique, mais il n'a pas manqué d'écouter les Neptunes, Andre 3000 et autres faiseurs de sons du troisième millénaire. Le titre "Free Radicals" en est la preuve, puisque l'on dirait ce que Prince a fait de meilleur depuis ... depuis longtemps. En revanche, il manque quelque chose dans ce disque qui faisait le charme des deux derniers, c'est une dimension lyrique, un sens de la théatralité, et surtout l'émotion apportée par des compositions solides. A force d'épaissir les couches de son, on a un peu l'impression qu'il y a beaucoup de vernis, mais que le disque est quelque peu désincarné. On sentait un concept presque politique dans ce disque, dont le titre fait référence aux conflits actuels, mais l'on ne ressent pas la dimension concept album comme sur les deux précédents efforts du groupe. Parfois, on s'ennuie même fermement à l'écoute de certains titres, quand ceux-ci ne donnent pas seulement mal à la tête. Parfois, on cherche une mélodie, un truc qui arrête le temps comme "Do you Realize?" ou "Waiting for Superman", mais c'est comme si tout allait trop vite. C'est dommage car j'ai entendu une version dépouillée de "The Yeah Yeah Yeah Song" qui donnait beaucoup plus d'émotion à cette chanson que l'overdose de voix que l'on retrouve sur la version retenue pour le disque. Autre problème également, on ne retrouve que rarement la voix nue de Wayne Coyne, car celle-ci se cache trop souvent vers des effets pas très subtils. Alors, certains apprécieront peut-être cette débauche de moyen et on ne peut vraiment pas reprocher aux Lips un manque d'honnêteté ou d'intégrité, mais ce serait quand même pas mal que le groupe se pose pour écrire des morceaux plus transcendants. Bref, de quoi faire patienter pour la suite, mais gare à la dérive. Il serait dommage qu'ayant pris des chemins différents, les Flaming Lips finissent comme Mercury Rev par nous ennuyer ...
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46 internautes sur 50 ont trouvé ce commentaire utile
5.0 étoiles sur 5
Le plus British des disques du Floyd ..., 17 juillet 2006
Je partage la majorité des avis précédemment donnés, mais je voudrais apporter un argument supplémentaire pour situer ce joyau dans la discographie du groupe. On dépeint assez souvent la musique du Floyd comme étant psychédélique, progressive, spaciale ... Or, tout le génie de ce disque consiste en son caractère plutôt terrien comparé à Wish You Were Here, Meddele ou Dark Side ... il y a quelque chose de très anglais dans ce disque, dans ses arrangements d'orchestre un brin poussifs, dans l'ironie du très Alan Psychedelic Breakfast qui en feraient la bande son idéale de l'émission The Monty Python Flying Circus. C'est une facette plutôt méconnue de ce groupe que d'aucuns jugeront un brin trop sérieux. La vache de la couverture est l'illustration parfaite de la musique qui le compose. Félicitations aux concepteurs de l'époque qui savaient parfaitement faire coïncider le fond et la forme. Je voudrais aussi ajouter que si les deux longs instrumentaux du disque, malgré leurs évidentes qualités, ont quelque peu vieilli, les trois chansons (If, Summer 68 et Fat Old Sun) sont des trois des plus belles que le groupe ait jamais composé. Je les échangerais volontiers contre toutes celles de The Wall ou de The Piper at The Gates of Dawn, et ce sont elles qui rendent l'aquisition de ce chef d'oeuvre totalement indispensable. Pour toutes ces raisons, je dirais que si ce n'est pas le meilleur Pink Floyd, c'est certainement celui qui m'émeut le plus.
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1 internaute sur 1 a trouvé ce commentaire utile :
4.0 étoiles sur 5
Plus qu'anecdotique, 19 janvier 2006
Ce disque devrait satisfaire pleinement les fans d'Hedwig & The Angry Inch ainsi que ceux qui apprécient la scène Indie américaine. On retrouve en effet le grattin : Rufus Wainwright, Franck Black, les Breeders, Minus 5, Jonathan Richman, Ben Kweller pour des reprises excellentes de l'intégralité du poignant opéra rock de John Cameron Mitchell et Stephen Trask. L'une des plus belles suprises est le Hedwig's Lament interprété avec brio par Yo la Tengo et ... Yoko One ! Mais encore plus magique est l'interprétation de Polyphonic Spree sur Wig in a Box. Ces morceaux semblent leur aller comme des gants. Seule ombre au tablea, un Bob Mould en toute petite forme. Pour le reste, c'est à écouter sans modération.
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19 internautes sur 25 ont trouvé ce commentaire utile
5.0 étoiles sur 5
L'album de l'année 2006 ?, 4 janvier 2006
Certains ne voient en les Strokes qu'une bande de gamins friqués juste capables de jouer de leurs cuirs et de leur Converse. Que leur reproche-ton, au juste ? D'être trop cool ? Ce nouvel album risque d'être une cible facile pour tous ceux qui n'ont pas supporté le battage médiatique des deux premiers albums, et ce serait vraiment dommage, car ce disque est peut-être le meilleur du groupe, sans conteste le plus travaillé et le plus complexe. Les compositions, bourrées de licks de guitares inventifs (voir le tourbillon de grattes sur "Vision of Division"), sont plus complexes qu'à l'accoutumée, mais elles restent très accrocheuses (bien que demandant peut-être une deuxième écoute pour rester en tête), la rythmique est beaucoup plus complexe et prend parfois des atours proto-rock et groovy, continuant dans les voies tracées sur le précédent album. Mais le vrai choc, c'est la voix de Julian Casablancas, qui est parfaite et dans un registre beaucoup plus développé que sur les deux premiers disques. Parfois, elle suit les mélodies de guitare d'une façon vertigineuse. Ecoutez "Heart in a Cage" ou "Razorblade" et vous verrez tout le travail accompli. D'un autre côté, des compositions plus étranges viennent se glisser comme "Ask Me Anything" et ses strates de melontron. Mélodiquement, c'est de plus en plus pop et entêtant. Il y a quelque chose de délicieusement mainstream là-dedans : le groupe ne se complaît pas dans les poses Dandy de l'indie Pop. Les vrais fans de musique doivent se précipiter sur ce disque qui est peut-être le premier vrai chef d'oeuvre indiscutable du groupe. Si d'autres veulent continuer à bouder dans leur coin, grand bien leur en prenne. En attendant, je ne vois pas qui va écrire de meilleurs morceaux que "You only live once" ou "ElectricityScape" cette année.
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