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Contenu rédigé par Gerard Müller
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Commentaires écrits par
Gerard Müller "médicactus" (Nouvelle Caledonie)
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Napoléon, tome 4 : L'Immortel de Sainte-Hélène, 1812 - 1821
Napoléon, tome 4 : L'Immortel de Sainte-Hélène, 1812 - 1821
par Max Gallo
Edition : Broché
Prix : EUR 22,50

5.0 étoiles sur 5 Vers l'immortalité et la légende., 30 juillet 2015
Ce commentaire fait référence à cette édition : Napoléon, tome 4 : L'Immortel de Sainte-Hélène, 1812 - 1821 (Broché)
Napoléon : Tome IV/ L'immortel de Sainte-Hélène/Max Gallo
1812 : c'est la Campagne de Russie, l'incendie de Moscou, la retraite de Russie avec le passage dramatique de la Bérézina.
Puis la campagne d'Allemagne et la défaire en 1814.
Les adieux à ses soldats au château de Fontainebleau et l'exil à l'Île d'Elbe.
Les Cents Jours et puis Waterloo et l'exil définitif vers Sainte-Hélène.
Max Gallo nous captive une fois encore avec le roman qu'est la vie de Napoléon. Avec Waterloo et Sainte-Hélène, la légende était en marche et cette fin épique a immortalisé l'Empereur.
Max Gallo a su au cours de ces quatre tomes nous rendre l'épopée napoléonienne facile à redécouvrir en apportant les détails de la petite histoire contenu dans le courrier de cet homme qui écrivait beaucoup.


Hildegard von Bingen : Chants de l'extase
Hildegard von Bingen : Chants de l'extase
Prix : EUR 10,00

5.0 étoiles sur 5 Hautement spirituel., 30 juillet 2015
Ce commentaire fait référence à cette édition : Hildegard von Bingen : Chants de l'extase (CD)
Hildegarde von Bingen (1098-1179) Chants de l’extase/Ensemble de musique médiévale Sequentia.
Hildegarde de Bingen était une abbesse, guérisseuse, compositeur et écrivain. Vivant au XII é siècle, elle connut cette vaste éclosion culturelle qui marqua cette période.
Confiée à l’âge de 8 ans aux sœurs Bénédictines, elle fonda par la suite sa propre communauté sur les bords du Rhin à Bingen.
Mère supérieure, elle écrivit nombres de compositions musicales chantées par les sœurs du couvent.
En dehors de la musique, Hildegarde se consacra à la compilation de travaux encyclopédiques sur les sciences naturelles et les arts de la guérison.
Écoutez ces voix célestes nous restituant les sonorités médiévales : l’ensemble vocal féminin Sequentia nous offre des séquences et des répons d’un dimension spirituelle vertigineuse avec instruments tels que vièle médiévale et harpe médiévale.
Une merveille, à écouter cependant à petite dose pour en apprécier la profondeur.


Sonates En Fa Mineur Op. 20, En Fa Dièse Op. 81, En Ré Majeur Op. 106
Sonates En Fa Mineur Op. 20, En Fa Dièse Op. 81, En Ré Majeur Op. 106
Prix : EUR 20,74

5.0 étoiles sur 5 Stephen Hough nous fait découvrir des merveilles., 29 juillet 2015
Ce commentaire fait référence à cette édition : Sonates En Fa Mineur Op. 20, En Fa Dièse Op. 81, En Ré Majeur Op. 106 (CD)
Johann Nepomuk Hummel (1778-1837)
Hummel est né à Bratislava en Slovaquie en 1778. Enfant prodige, il fut l’élève de Mozart dès l’âge de huit ans et tous deux devinrent amis par la suite. Il commença sa carrière de pianiste dès l’âge de 9 ans et parcourut toute l’Europe, Allemagne, Danemark, Écosse, Angleterre avec son père. Il étudia ensuite avec Salieri et Haydn. Il se lia aussi d’amitié avec Beethoven, une amitié quelque peu orageuse d’ailleurs, rivaux qu’ils étaient.
Hummel est surtout connu pour son célèbre concerto pour trompette en mi bémol majeur. Il a cependant composé pour tous les instruments et dans ce CD nous sont proposées trois sonates que Stephen Hough nous interprète magistralement.
De nos jours on peut dire que Hummel est largement sous estimé et c’est grâce à des interprètes comme Stephen Hough qui est spécialiste des interprétations rares, que des compositeurs de très grand talent sont redécouvert.
En son temps, Hummel était tenu pour l’égal de Beethoven en matière d’improvisation au clavier. Il est certain que son influence sur Mendelssohn, Chopin, Schumann et Liszt fut déterminante.
Hummel a composé 25 sonates pour piano.
Les trois proposées ici par Stephen Hough sont les plus intéressantes par leur maturité et leur diversité. Elle mérite autant de respect que les sonates de Mozart et Haydn.
La sonate op.81 est résolument tournée vers le romantisme et le second mouvement Largo est d’une beauté chargée d’émotion qui ne laisse pas indifférent. Le vivace qui suit est particulièrement enlevé et séduisant.
Le premier mouvement de la sonate op.106 annonce Chopin par ses belles envolées lyriques alternant avec des passages de grande virtuosité. Le troisième mouvement larghetto a capriccio débute comme un nocturne avant qu’un finale saisissant ne clôture cette très belle sonate.
La sonate op.20 est la plus simple des trois mais elle n’en est pas moins brillante avec un second mouvement adagio maestoso admirable.
Le livret qui accompagne le CD est un document très intéressant et détaillé.
Un disque révélant un compositeur qui reste, et c’est dommage, célèbre uniquement pour son concerto pour trompette.


Johann Nepomuk Hummel
Johann Nepomuk Hummel
Prix : EUR 7,05

4.0 étoiles sur 5 Premier enregistrement mondial pour ces œuvres peu connues., 29 juillet 2015
Achat vérifié(De quoi s'agit-il ?)
Ce commentaire fait référence à cette édition : Johann Nepomuk Hummel (CD)
Johann Nepomuk Hummel (1778-1837) Fantaisies/ Madoka Inui/piano
Hummel est né à Bratislava en Slovaquie en 1778. Enfant prodige, il fut l’élève de Mozart dès l’âge de huit ans et tous deux devinrent amis par la suite. Il commença sa carrière de pianiste dès l’âge de 9 ans et parcourut toute l’Europe, Allemagne, Danemark, Écosse, Angleterre avec son père. Il étudia ensuite avec Salieri et Haydn. Il se lia aussi d’amitié avec Beethoven, une amitié quelque peu orageuse d’ailleurs, rivaux qu’ils étaient.
Hummel est surtout connu pour son célèbre concerto pour trompette en mi bémol majeur. Il a cependant composé pour tous les instruments et dans ce CD nous sont proposés diverses pièces pour piano :
Fantaisie op.123 en 5 parties, Fantaisie op.18 en 4 parties, Rondo op.19, Bagatelle op.107, Fantaisie Recollections of Paganini en 4 parties et Fantaisie op.124.
C’est une première mondiale que nous propose Madoka Inui en interprétant ces compositions peu connues mais ô combien agréables.


Jours tranquilles à Clichy
Jours tranquilles à Clichy
par Henry Miller
Edition : Poche
Prix : EUR 5,10

4.0 étoiles sur 5 Quand sexe rime avec misère., 28 juillet 2015
Ce commentaire fait référence à cette édition : Jours tranquilles à Clichy (Poche)
Jours tranquilles à Clichy/Henry Miller
À Paris, Joey l'Américain et Carl le Tchèque deux jeunes écrivains désargentés ne sont pas tant en quête d'inspiration que d'aventures féminines, d'amour et de sexe. C'est la vie de bohème, une vie d'expédients dans ce Paris d'avant guerre et les deux amis partagent tout : la chambre, la faim, les femmes, la dèche ! Leur territoire va de Montmartre à la Place Blanche pour leur sexualité débridée.
Leur vie se résume bien à cette phrase : « Un bon repas, une bonne causerie, une bonne baise, quelle meilleure façon de passer la journée ? »
Dans un style vif, parfois impudique, alternant le littéraire de salon et le cru de Pigalle, Henri Miller nous conte Jeanne la nymphomane, Colette l'ingénue mineure, Nys la perle. Mais c'est Mara dans la seconde partie du récit qui nous bouleverse lorsqu'elle se confie à Joey :
« Elle discourait avec frénésie, luttant sauvagement contre une fatalité écrasante. Elle avait perdu jusqu'à son nom. Ce n'était plus qu'une femme meurtrie, blessée, brisée, une créature impuissante battant des ailes dans les ténèbres. Elle n'était qu'une plaie palpitante qui avait trouvé une voix, et dans l'obscurité cette plaie paraissait s'ouvrir pour créer un espace autour d'elle dans lequel elle pouvait saigner sans honte ni humiliation. Et tout le temps elle me serrait le bras comme pour s'assurer de ma présence. » Bouleversant.
Un récit autobiographique des années 30 passées à Paris. Un témoignage d'une autre époque sur la misère affective et le sordide de la vie des filles des rues.
Extrait : « Si vous voulez me sucer ou faire ça à quatre pattes, libre à vous, je m'en moque complètement, dit-elle en sirotant son thé comme une duchesse à une vente de charité. Mes seins sont toujours fermes et séduisants, poursuivit-elle en ouvrant son chemisier pour en sortir un. Je connais des hommes qui seraient prêts à payer mille francs pour coucher avec moi, mais je n'ai pas la moindre envie de leur courir après. Il me faut deux cents francs, ni plus, ni moins. » Si vous voulez me sucer ou faire ça à quatre pattes, libre à vous, je m'en moque complètement, dit-elle en sirotant son thé comme une duchesse à une vente de charité. Mes seins sont toujours fermes et séduisants, poursuivit-elle en ouvrant son chemisier pour en sortir un. Je connais des hommes qui seraient prêts à payer mille francs pour coucher avec moi, mais je n'ai pas la moindre envie de leur courir après. Il me faut deux cents francs, ni plus, ni moins.


Hummel : La bella capricciosa/Piano works. Trzeciak, J.
Hummel : La bella capricciosa/Piano works. Trzeciak, J.
Prix : EUR 17,82

5.0 étoiles sur 5 Des compositions brillantes et mélodieuses., 28 juillet 2015
Ce commentaire fait référence à cette édition : Hummel : La bella capricciosa/Piano works. Trzeciak, J. (CD)
Johann Nepomuk Hummel (1778-1837)/La bella Capriciosa and other piano pièces/Joanna Trzeciak
Johann Nepomuk Hummel né en 1778 à Bratislava (aujourd’hui capitale de Slovaquie) et mort en 1837 en Allemagne fut dès le plus jeune âge un enfant prodige. Élève de Mozart (qui le considérait comme son meilleur élève) puis de Haydn, pianiste virtuose, il il donna des concerts à travers toute l’Europe.
Essentiellement compositeur pour piano il nous a laissé des œuvres très plaisantes et notamment ces variations romantiques sur un thème d’Armide de Glück, magnifiquement interprétées par Trzeciak Joanna, avec beaucoup de sensibilité et de poésie. Cette musique rappelle un peu Thalberg.
Hummel marque une période de transition sur le plan musical entre le classicisme et le romantisme. De style brillant, ses compositions requièrent une certaine virtuosité et ont ouvert la voie à Chopin qui l’admirait beaucoup, et à Schumann.
Son œuvre la plus célèbre, le concerto pour trompette, ne doit pas éclipser son œuvre pour piano qui est considérable.
Le Caprice op.49 qui entame ce récital est une œuvre très variée où l’on sent l’influence de l’opéra style Rossini. Riche de beaux ornements, c’est une pièce très romantique.
Viennent ensuite les dix belles Variations sur un thème de l’opéra de Gluck « Armide ». Cet op.57 est un merveilleux exemple de la maitrise des variations.
L’op.107 comporte 6 bagatelles dont seulement trois sont jouées ici. Puis suivent Trois amusements op.105 pétillant d’humour sur un air de valse.
Le Rondo op.11 est très connu, une œuvre gracieuse et délicate.
Enfin La bella Capriciosa ou Polonaise Op.55, très populaire du vivant du compositeur nous rappelle Chopin qui a été largement influencé par Hummel.
Un très beau moment de piano.


L'Oeuvre d'orgue
L'Oeuvre d'orgue

5.0 étoiles sur 5 Un compositeur peu connu., 28 juillet 2015
Ce commentaire fait référence à cette édition : L'Oeuvre d'orgue (CD)
Jean Adam Guilain ( 1680-1739) L’œuvre d’orgue/André Isoir (1974)
J.A.Guilain fut un organiste, claveciniste et compositeur allemand ayant vécu à Paris.
Il fut sans doute l’élève de Louis Marchand.
Son œuvre consiste en une série de pièces pour clavecin datée de 1739, et un recueil de pièces d’orgue daté de 1706 dans la tradition française.
Le reste de son œuvre a été perdu.
Ce CD nous offre 4 suites jouées sur l’orgue Louis Alexandre Cliquot de Houdan par André Isoir. Un très beau moment de recueillement.


Messe Solennelle De Ste Cécile-Cacilien Messe-St Cecilia Mass
Messe Solennelle De Ste Cécile-Cacilien Messe-St Cecilia Mass

5.0 étoiles sur 5 Grandiose et théâtrale., 27 juillet 2015
Ce commentaire fait référence à cette édition : Messe Solennelle De Ste Cécile-Cacilien Messe-St Cecilia Mass (CD)
Charles Gounod (1818-1893)/Messe solennelle de Sainte Cécile/Orchestre philharmonique tchèque de Prague/Igor Markevitch
La Messe solennelle de Sainte Cécile fait partie des premières œuvres de Gounod. Elle fut exécutée pour la première fois en 1855 en l’église Saint Eustache de Paris pour la fête de Sainte Cécile comme il se doit.
On peut dire sans se tromper que cette messe est plutôt d’inspiration profane que sacrée. Le déploiement choral est assez impressionnant, tout à fait grandiose et théâtral.
Les obsessions mystiques et la nature sensible de Gounod trouvent ici leur aboutissement ainsi qu’un heureux équilibre.
Le Kyrie initial est de toute beauté et le Gloria qui suit nous emmène de suite dans les hauteurs célestes. Une mention spéciale pour le Sanctus d’une grande intensité dramatique ainsi que le Benedictus qui suit.
Un grand moment de musique sacrée avec des instants lyriques digne d’un opéra.
Très belle prestation des chœurs tchèques de Prague, des solistes, soprano (Irmgard Seefried), ténor (Gerhard Stolze), basse (Hermann Uhde) et de l’Orchestre Philharmonique de Prague sous la direction d’Igor Markevitch.


Le monde d'hier : Souvenirs d'un européen
Le monde d'hier : Souvenirs d'un européen
par Stefan Zweig
Edition : Poche
Prix : EUR 7,90

1 internaute sur 1 a trouvé ce commentaire utile :
5.0 étoiles sur 5 Un témoignage bouleversant., 27 juillet 2015
Achat vérifié(De quoi s'agit-il ?)
Ce commentaire fait référence à cette édition : Le monde d'hier : Souvenirs d'un européen (Poche)
Le Monde d’hier/Stefan Zweig (1881-1942)
À la fin de sa vie, Stefan Zweig nous fait part de sa réflexion sur le monde de son enfance puis de son adolescence dans son Autriche natale qu’il aime plus que tout, lui l’européen de cœur.
C’était alors l’âge d’or de la sécurité dans tous les domaines pour lui issu de la petite bourgeoisie juive de Vienne et pour un grand nombre de ses concitoyens.
Vienne était alors une ville jouisseuse, baignée de culture, de « cette culture qui consiste à extraire de la matière brute de l’existence, par les séductions flatteuses de l’art et de l’amour, ce qu’elle recèle de plus fin, de plus tendre et de plus subtil. »
L’école du siècle passé fut un calvaire pour le jeune Stefan qui était épris de liberté et d’espace. Heureusement s’écartant des chemins rectilignes de l’enseignement académique, il découvre les écrivains, les poètes, les artistes et les musiciens avec ses amis et commence à écrire ses premières poésies. Ses idoles ont nom Rilke et Hofmannstahl, Mahler et Schoenberg, Verhaeren et Romain Rolland.
Une mention particulière pour Théodore Herzl, l’auteur de « L’État Juif », avec qui il fut très lié sans jamais adhérer à se idées. Zweig est libre penseur dans tous les domaines et toute idéologie le fait fuir.
Zweig va assister à l’émancipation de la femme dans cette Autriche si attachée à ses antiques préceptes, à la naissance de la psychanalyse de Freud, le culte du corps dans le sport et l’indépendance de la jeunesse. La relation entre les sexes va prendre un tout autre aspect. Alors que jusqu’à la fin du XIX é siècle, la prostitution demeurait le fondement de la vie érotique en dehors du mariage, on assiste à une libéralisation des mœurs dans la première décennie du XXé .
Plus avant dans son témoignage, Zweig nous décrit très finement l’ambiance qui régnait en Autriche juste avant la Première Guerre mondiale, puis durant la Guerre elle-même et enfin après les derniers combats laissant une Autriche dévastée et dans une misère inouïe.
Zweig nous parle aussi de ses travaux d’écriture et nous explique comment il conçoit la littérature :
« Je ne prends jamais le parti des prétendus héros, mais vois toujours le tragique dans le vaincu. Dans mes nouvelles, c’est toujours celui qui succombe au destin qui m’attire, dans mes biographies, le personnage qui l’emporte non pas dans l’espace réel du succès, mais uniquement au sens moral. »
Et plus loin : « Je suis un lecteur impatient et plein de fougue. Toutes les redondances, toutes les mollesses, tout ce qui est vague, indistinct et peu clair, tout ce qui est superflu et retarde le mouvement dans un roman, dans une biographie ou une discussion d’idées m’irrite. »
Zweig le modeste, le grand voyageur, immense collectionneur d’autographes de toutes sortes : « En échange des ouvrages que j’avais écrits, assez éphémères si on les considère d’un point de vue un peu élevé, je pouvais acquérir les manuscrits d’œuvres impérissables, des manuscrits de Mozart, de Bach et de Beethoven, de Goethe et de Balzac. »
Les années passent et nous arrivons en 1933 et l’arrivée de Hitler à la chancellerie en Allemagne et la montée du fascisme en Autriche. Zweig songe au passé et à toutes les amitiés qu’il a cultivées et à cette liberté qu’il a toujours chérie et qui est à présent menacée :
« Je m’étais acquis l’amitié de nombre des meilleurs de notre temps, j’avais joui des représentations théâtrales les plus parfaites, il m’avait été donné de voir et de goûter les villes éternelles, les tableaux immortels, les plus beaux paysages. J’étais demeuré libre, indépendant de tout emploi et de toute profession, mon travail était ma joie et plus encore, il avait donné la joie à d’autres…Mais ma pensée ne fut même pas effleurée que je serais un jour sans patrie, que chassé, traqué, banni, j’aurais de nouveau à errer de pays en pays, à traverser des mers et des mers ; que mes livres seraient brûlés, interdits, proscrits ; que mon nom serait mis au pilori en Allemagne comme celui d’un criminel… »
Zweig considère avec nostalgie le déclin des libertés, comme celle de circuler et voyager.
« Avant 1914, la terre avait appartenu à tous les hommes. Chacun allait où il voulait et y demeurait aussi longtemps qu’il lui plaisait…Avant 1914, je voyageais en Inde et en Amérique sans posséder de passeport… »
Songeant à la montée de l’hitlérisme, Zweig pense que « rien n ‘a tant aveuglé les intellectuels allemands que l’orgueil de leur culture, en les engageant à ne voir en Hitler que l‘agitateur des brasseries… »
Et puis il y aura l’Anschluss puis l’invasion de la Pologne et la déclaration de guerre : la nuit tombe sur l’Europe qui voit l’agonie de la paix, une nuit de cendres et de mort, de sang et de douleur. C’est ici que se termine ce bouleversant témoignage d’un homme européen dans l’âme mais qui au dernier moment s’écrie :
« Qu’est devenue ma patrie, mon Autriche que j’aime tant ? », lui qui n’a plus de patrie, et va errer,( il ne le dit pas, mais on le sait) jusqu’au Brésil , sa terre d’accueil.
Un témoignage d’une grande richesse qu’il faut avoir lu.


Messe Solennelle De Sainte Cécile
Messe Solennelle De Sainte Cécile
Prix : EUR 8,99

5.0 étoiles sur 5 Grandiose et théâtral., 27 juillet 2015
Ce commentaire fait référence à cette édition : Messe Solennelle De Sainte Cécile (CD)
Charles Gounod (1818-1893)/Messe solennelle de Sainte Cécile/Orchestre philharmonique tchèque de Prague/Igor Markevitch
La Messe solennelle de Sainte Cécile fait partie des premières œuvres de Gounod. Elle fut exécutée pour la première fois en 1855 en l’église Saint Eustache de Paris pour la fête de Sainte Cécile comme il se doit.
On peut dire sans se tromper que cette messe est plutôt d’inspiration profane que sacrée. Le déploiement choral est assez impressionnant, tout à fait grandiose et théâtral.
Les obsessions mystiques et la nature sensible de Gounod trouvent ici leur aboutissement ainsi qu’un heureux équilibre.
Le Kyrie initial est de toute beauté et le Gloria qui suit nous emmène de suite dans les hauteurs célestes. Une mention spéciale pour le Sanctus d’une grande intensité dramatique ainsi que le Benedictus qui suit.
Un grand moment de musique sacrée avec des instants lyriques digne d’un opéra.
Très belle prestation des chœurs tchèques de Prague, des solistes, soprano (Irmgard Seefried), ténor (Gerhard Stolze), basse (Hermann Uhde) et de l’Orchestre Philharmonique de Prague sous la direction d’Igor Markevitch.


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