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Commentaires écrits par
Gerard Müller "médicactus" (Nouvelle Caledonie)
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Tchaikovsky : Symphonies n° 4,  n° 5 et n °6 "Pathétique"
Tchaikovsky : Symphonies n° 4, n° 5 et n °6 "Pathétique"
Prix : EUR 13,99

5.0 étoiles sur 5 Légendaire, 15 décembre 2014
Ce commentaire fait référence à cette édition : Tchaikovsky : Symphonies n° 4, n° 5 et n °6 "Pathétique" (CD)
Tchaïkovski Piotr Illytch (1840-1893) Symphonies N°4/5/6/ Léningrad Philharmonic Orchestra/Evgeny Mravinsky
Cet enregistrement des trois dernières symphonies de Tchaïkovski passe pour être le meilleur entre tous.
Mravinsky et son orchestre de Léningrad (à l’époque de l’enregistrement -1960-aujourd’hui Saint Pétersbourg) sont inégalable et jamais égalés.
L’essence même de la quatrième symphonie opus 36 est le « fatum » c’est à dire le destin funeste, une sorte de force fatale qui empêche de parvenir au bonheur. Dès le premier mouvement, on ressent la menace qui plane et qui s’affirme avec la sonnerie solennelle des cuivres. Puis vient le second mouvement andantino, une sorte de plainte mélancolique exhalée par le hautbois repris par l’orchestre comme un refrain triste et profond. Après un scherzo en pizzicati, vient le finale qui emporte tout avec des percussions omniprésentes et des violons déchainés.
Une symphonie inoubliable, d’une richesse inouïe.
La cinquième symphonie opus 64 reprend un peu le thème du destin fatal, faisant entendre une procession morbide dès l’andante initial. Une sorte d’angoisse plane avec les vents. L’andante du second mouvement est d’une teinte sinistre avant que la valse du troisième mouvement n’apporte un peu de bonheur. Le finale est sublime et pathétique, grandiose et angoissé. La sixième n’est pas loin…
On dit souvent que la sixième symphonie opus 74 est le requiem composé par Tchaïkovski pour lui-même. On lui a donné le nom de « Pathétique » ce qui donne le ton. C’est une œuvre fascinante que je réécoute chaque mois.
La sixième représente le sommet de la recherche structurelle et orchestrale chez Tchaïkovski.
Un premier mouvement qui est une sorte de mélodie liturgique orthodoxe. Il est suivi d’un second mouvement à forme de valse russe. Puis un scherzo pourvu d’une marche.
Que dire de l’adagio lamentoso final qui vous arrachera des larmes : on y sent la proximité de la mort et une inexorable descente vers les âmes d’outre Léthé. Un chant du cygne.
Un double album indispensable.


Tchaikovsky : Symphonies n° 4,  5 et 6 "Pathétique"
Tchaikovsky : Symphonies n° 4, 5 et 6 "Pathétique"
Prix : EUR 40,48

5.0 étoiles sur 5 Légendaire., 15 décembre 2014
Ce commentaire fait référence à cette édition : Tchaikovsky : Symphonies n° 4, 5 et 6 "Pathétique" (CD)
Tchaïkovski Piotr Illytch (1840-1893) Symphonies N°4/5/6/ Léningrad Philharmonic Orchestra/Evgeny Mravinsky
Cet enregistrement des trois dernières symphonies de Tchaïkovski passe pour être le meilleur entre tous.
Mravinsky et son orchestre de Léningrad (à l’époque de l’enregistrement -1960-aujourd’hui Saint Pétersbourg) sont inégalable et jamais égalés.
L’essence même de la quatrième symphonie opus 36 est le « fatum » c’est à dire le destin funeste, une sorte de force fatale qui empêche de parvenir au bonheur. Dès le premier mouvement, on ressent la menace qui plane et qui s’affirme avec la sonnerie solennelle des cuivres. Puis vient le second mouvement andantino, une sorte de plainte mélancolique exhalée par le hautbois repris par l’orchestre comme un refrain triste et profond. Après un scherzo en pizzicati, vient le finale qui emporte tout avec des percussions omniprésentes et des violons déchainés.
Une symphonie inoubliable, d’une richesse inouïe.
La cinquième symphonie opus 64 reprend un peu le thème du destin fatal, faisant entendre une procession morbide dès l’andante initial. Une sorte d’angoisse plane avec les vents. L’andante du second mouvement est d’une teinte sinistre avant que la valse du troisième mouvement n’apporte un peu de bonheur. Le finale est sublime et pathétique, grandiose et angoissé. La sixième n’est pas loin…
On dit souvent que la sixième symphonie opus 74 est le requiem composé par Tchaïkovski pour lui-même. On lui a donné le nom de « Pathétique » ce qui donne le ton. C’est une œuvre fascinante que je réécoute chaque mois.
La sixième représente le sommet de la recherche structurelle et orchestrale chez Tchaïkovski.
Un premier mouvement qui est une sorte de mélodie liturgique orthodoxe. Il est suivi d’un second mouvement à forme de valse russe. Puis un scherzo pourvu d’une marche.
Que dire de l’adagio lamentoso final qui vous arrachera des larmes : on y sent la proximité de la mort et une inexorable descente vers les âmes d’outre Léthé. Un chant du cygne.
Un double album indispensable.


Marie
Marie
par Marek Halter
Edition : Poche
Prix : EUR 7,30

4.0 étoiles sur 5 Miryem, dit le décurion, ça n'existe pas dans la langue de Rome. À partir d'aujourd'hui, tu t'appelleras Marie., 13 décembre 2014
Achat vérifié(De quoi s'agit-il ?)
Ce commentaire fait référence à cette édition : Marie (Poche)
Marie/Marek Halter

Nous sommes en l’an 6 avant Jésus Christ, soit selon la tradition juive 3760 ans après la création du monde.
La petite bourgade de Nazareth vit au rythme du travail de ses artisans et du soleil.
Joachim est charpentier. Sa femme Hannah vaque au ménage et aux repas comme toute bonne mère et veille sur leur fille Miryem.
L’intrusion dans le village des mercenaires de Hérode roi d’Israël, corrompu et à la solde des Romains, fou et cruel, crée le désordre : ils recherchent un voleur appartenant à une bande. C’est un jeune homme nommé Barrabas, une sorte de Robin des Bois avant l’heure et Miryem va le cacher.
Peu après, les percepteurs de Hérode qui écument le pays maltraitent une brave femme. Joachim qui ne supporte pas l’injustice prend sa défense et tue un des gardes et blesse un autre. Il est emmené en détention.
Miryem décide de rejoindre Barrabas pour tenter de retrouver son père. Avec l’aide d’Abdias, un jeune homme révolté, elle va tenter l’impossible.
D’aventures en aventures, Miryem arrive chez Halva et Yossef , des amis de son père. C’est là qu’elle rencontre deux personnages qui auront beaucoup d’importance par la suite : Joseph d’Arimathie, l’essénien le plus sage et Nicodème le pharisien du sanhédrin le plus humain.
Des débats sans fin ont lieu : Barrabas est pour la méthode forte pour éliminer Hérode et ses sbires. Joseph d’Arimathie est pour la méthode douce : attendre la venue du Messie.
Survient la mort de Halva. Yosef se retrouve avec une famille nombreuse. Miryem s’adressant à Yosef, annonce :
« Là-bas, sur sa tombe, j’ai promis à Halva que je n’abandonnerai pas ses enfants. À partir d’aujourd’hui, si tu le veux bien, je m’occuperai d’eux comme s’ils étaient les miens. »
À quelque temps de là, « alors que l’on entrait dans le mois de sivan, Miryem vint devant son père alors qu’il était seul. Elle lui dit, montrant un visage heureux et confiant : Je suis enceinte. Un enfant grandit dans mon ventre. »
La communauté fut comme frappée par la foudre. L’histoire la plus connue ne faisait que commencer.
Il faut bien se souvenir avant de porter un jugement que ce récit est un roman.
Ses qualités sont le beau style de Marek Halter avec des descriptions très intéressantes de l’époque et des scènes d’actions dans des paysages magnifiquement évoqués.
Ses défauts pour les puristes, et là on ne peut pas incriminer l’auteur, c’est le personnage de Marie qui nous apparaît sous un jour nouveau par rapport à l’idée que l’on se faisait. Une jeune fille rebelle et intelligente, tourmentée et volontaire. Il faut dire que les sources historiques sont infimes comme le précise Marek Halter qui pour la bonne cause propose un évangile de Marie qui vient en annexe à la fin du roman.
Cet évangile de Marie est particulièrement intéressant quoique Marie n’en serait que l’auteur : elle a un rôle très discret tout au long de la vie de son fils et notamment lors de la Passion.
Le thème évoqué par un écrivain bien connu, je veux parler de Gérald Messadié, (auteur de L’Homme qui devint Dieu notamment)concernant la supposée mort de Jésus sur la croix est repris avec force détails. On retrouve les personnages clé : Joseph d’Arimathie, Nicodème, Marie de Magdala, Joseph, Barrabas, Claudia la femme de Pilate.
Tout est plausible comme je l’ai dit, même si c’est un roman.
En fait c’est le problème du roman historique ; il y a ce que l’on pense savoir et ce que l’auteur invente pour rendre le récit intéressant.
Disons que c’est une interprétation de la vie de Marie que nous propose Marek Halter.
En conclusion, un livre très instructif et facile à lire.


cahier rouge de Benjamin Constant, Le
cahier rouge de Benjamin Constant, Le
Prix : EUR 0,00

2.0 étoiles sur 5 D'un intérêt relatif., 12 décembre 2014
Ce commentaire fait référence à cette édition : cahier rouge de Benjamin Constant, Le (Format Kindle)
Le Cahier Rouge/Benjamin Constant
Ce Cahier Rouge est l’autobiographie partielle année par année de l’écrivain.
Écrit en 1807, ce texte assez bref et incomplet n’est que d’un intérêt relatif. Il parut en 1907 en publication posthume.
En voici un très court condensé.
« Je suis né le 25 octobre 1767 à Lausanne, en Suisse, d’Henriette de Chandieu et de Juste Constant de Rebecque, colonel dans un régiment suisse. Ma mère mourut en couches quelques jours après ma naissance. »
Ses deux parents étaient des huguenots réfugiés en Suisse à la suite de la révocation de l’Édit de Nantes en 1685.
À l’âge de cinq ans Benjamin connaissait déjà le grec appris par jeu avec son précepteur.
Avide de lecture, il consacrait déjà huit à dix heures par jour à ce loisir.
À l’âge de onze ans il avait déjà connu quatre précepteurs différents au hasard des voyages de son père.
À quatorze ans, il part étudier en Allemagne à Nuremberg et à seize ans il connaît sa première liaison toute platonique certes.
Puis il poursuit ses études en Écosse en 1783. Benjamin a déjà la passion du jeu et son père doit payer ses dettes de jeu.
Il multiplie les conquêtes féminines partout où il séjourne.
B.Constant nous apparaît dans ces lignes être un homme frivole et sans complexe, chanceux de façon insolente. Seule l’autorité de son père le maintient dans les rails.
Un texte pour les spécialistes .


Charlotte - Prix Renaudot et Goncourt des lycéens  2014
Charlotte - Prix Renaudot et Goncourt des lycéens 2014
par David Foenkinos
Edition : Broché
Prix : EUR 18,50

2 internautes sur 2 ont trouvé ce commentaire utile 
4.0 étoiles sur 5 L'art pour seule raison de vivre., 9 décembre 2014
Ce commentaire fait référence à cette édition : Charlotte - Prix Renaudot et Goncourt des lycéens 2014 (Broché)
Charlotte/David Foenkinos
Ce récit est une biographie de Charlotte Salomon.
Dans un style étrange.
J’ai été largement gêné au début par cette succession de phrases courtes et de retour à la ligne.
Énumération ou compte rendu de gendarmerie ou procès verbal : au choix !
Ni poésie, ni lyrisme, ni mélodie.
Pas de belles phrases cadencées.
Un rythme saccadé. Brutal.
Un déferlement de phrases courtes.
Tel un scénario de film.
Le point arrive brutalement après le sujet le verbe et le complément.
Voilà pour la forme.
Point à la ligne !
Comme Monsieur Foenkinos qui nous avait habitué à autre chose ; (Les souvenirs).
Et puis je me suis habitué à cette forme… Et finalement, j’ai commencé à aimer ce livre.
Car sur le fond, David Foenkinos nous raconte une belle histoire dramatique qui eut pu nous faire passionnément vibrer et nous bouleverser davantage.Peut-être.
C’est l’histoire de Charlotte Salomon, née à Berlin en 1917 et morte à Auschwitz en 1943. Une grande artiste plasticienne et peintre.
Sa famille, juive allemande était aisée : son père, Albert, était médecin et professeur à l’université de Berlin. Sa mère se suicida alors que Charlotte avait seulement neuf ans. Son père se remaria trois ans plus tard avec Paula Lindberg, chanteuse lyrique célèbre.
Charlotte était une enfant taciturne, timide et mélancolique.
L’accession du nazisme en 1933 rendit la vie très difficile pour la communauté juive. Son père dut cesser son exercice.
Durant ses études aux Beaux Arts, Charlotte dut subir toutes les vexations.
Mais elle connaît l’amour avec Alfred :
« Elle est nue, debout.
Il descend le long de son corps avec des baisers.
Une promenade perdue entre la douceur et le supplice.
Ses errances folles sont pourtant si précises.
Elles effleurent déjà la consécration sensuelle.
Charlotte se cambre avec des oui.
Alfred, mon amour. »
Alfred sera son seul amour véritable. Elle ne l’oubliera jamais, même dans les bras d’un autre homme dont elle sera enceinte plus tard.
En 1938, après la Nuit de Cristal, elle accepta de se rendre en France chez ses grands parents qui avaient fui l’Allemagne dès 1934.
Elle dessine et veut peindre.
Sa fin tragique alors qu’elle est enceinte est là pour nous rappeler encore une fois la barbarie qui régnait alors.
Quatre étoiles pour la beauté de l’histoire et le travail obstiné et acharné de recherche de David Foenkinos.
Un beau livre en définitive pour ne jamais oublier Charlotte Salomon.


Cinquante nuances de Grey
Cinquante nuances de Grey
par E. L. James
Edition : Broché
Prix : EUR 17,00

2 internautes sur 2 ont trouvé ce commentaire utile 
1.0 étoiles sur 5 Pas franchement révolutionnaire !, 8 décembre 2014
Achat vérifié(De quoi s'agit-il ?)
Ce commentaire fait référence à cette édition : Cinquante nuances de Grey (Broché)
Cinquante nuances de Grey/El James
Eu égard au tapage médiatique dont a bénéficié ce livre je me devais d’aller y voir de plus près afin de me faire une idée plus précise.
Effectivement, avec plus de 1500 commentaires publiés sur Amazon, on peut parler de phénomène de société et j’ai donc choisi de lire ce pavé de près de 700 pages (pour le tome I ; il y en a 3 autres par ailleurs : mais je m’arrêterai au premier !).
En fait, les cent cinquante premières pages sont plutôt soporifiques. Tout est absolument convenu et très aseptisé. C’est la mise en place des personnages marionnettes pour le grand guignol qui va suivre.
Après, on ouvre un œil quand Christian l’adonis fait visiter son laboratoire de plaisir à la pauvre Ana. Et la suite fait ouvrir les deux yeux. Tout de même ! Mais on retombe vite dans un récit hypnagogique ou le thème ne se prête qu’à des variations limitées.
Je sais bien que les millions de personnes qui ont lu ce livre ne cherchait pas à retrouver les mémoires de Casanova ou les écrits licencieux de Mirabeau, Sade ou Diderot, mais quand même, notre auteur aurait pu faire un effort sur le style : bâclé il est d’une pauvreté affligeante pour ne pas dire d’une vulgarité rédhibitoire qui n’était pas indispensable je crois et ce pour des dialogues totalement inconsistants.
Le second défaut de ce livre, c’est que c’est vraiment long ! Pour deux ou trois passages érotiques pittoresques, (et encore : ils n’ont rien de révolutionnaires ! Peut faire mieux !), il faut supporter des bavardages d’une platitude consternante, sans aucune subtilité, sans aucun intérêt pour une intrigue qui n’existe pas du reste.
Inspiré de la série Twilight de S.Meyer, ce roman vendu à des millions d’exemplaires traduit bien à mon sens le désert affectif, érotique et intellectuel d’une grande partie des lectrices. Alors Messieurs ! Il va falloir se réveiller !
Abordons le thème quand même : une jeune étudiante en lettres anglaises rencontre un jeune homme d’affaires d’une beauté qui la fait littéralement chavirer : Christian Grey, directeur d’une société employant 40 000 personnes et œuvrant sans relâche pas seulement dans le sexe mais aussi dans le caritatif.
Une liaison sulfureuse s’instaure avec ce surhomme doté de toutes les qualités et de tous les biens marques de richesse : moult voitures (Audi surtout), hélicoptère, appartements somptueux, joue du piano comme Rubinstein, écoute de l’opéra en donnant la fessée à Ana…
La pauvrette, Ana, la narratrice de surcroit (ce qui explique en partie le désert littéraire), est complètement larguée, timide, rougissant au moindre mot un peu chaud, et se mord les lèvres d’inquiétude à chaque paragraphe. Mais que va-t-il donc m’arriver ?
La répétitivité des situations et des atermoiements de Ana qui finalement toute volonté abolie comme un zombie, cède au désir ( le sien et celui de Christian, ce qui est quand même le minimum !) à chaque chapitre parce que Christian est beau, mystérieux et sait la faire grimper aux rideaux, - cette répétitivité donc est lassante.
Rien n’est crédible dans cette histoire mal construite et aux personnages stéréotypés.
Je crois qu’il n’y a pas de temps à perdre : lisez autre chose. Des bons romans érotiques, il y en a !
Mais me direz-vous, pourquoi l’avez-vous lu, vous ? Eh bien, pour faire ce commentaire qui peut rendre service à quelques uns et vous qui me lisez en premier lieu. Et par curiosité, je l’avoue. Curiosité tellement déçue, je le concède.
Remarque sur ce commentaire Remarques sur ce commentaire (2) | Permalien | Remarque la plus récente : Dec 13, 2014 7:50 PM CET


symphonie concertante k.364 ; duos pour violon et alto
symphonie concertante k.364 ; duos pour violon et alto

5.0 étoiles sur 5 Mozart K 364: une prière douloureuse et poignante., 7 décembre 2014
Ce commentaire fait référence à cette édition : symphonie concertante k.364 ; duos pour violon et alto (CD)
Symphonie Concertante K 364/W.A.Mozart/Baltic Chamber Orchestra/Calliope
+ Duos K423 et K424
La Symphonie Concertante en mi bémol majeur est prévue pour violon et alto comme instruments principaux.
Mozart avait une tendresse particulière pour l’alto et ici c’est l’instrument qui vous touche droit au cœur.
C’est sans conteste l’œuvre musicale de Mozart avec le Requiem qui m’émeut le plus.
C’est une œuvre monumentale par la richesse de la composition, une œuvre unique.
On n’en connaît pas la date de composition.
La beauté pure de cette œuvre qui sait instaurer un dialogue sublime entre les instruments solistes et l’orchestre, quand arrive l’andantino, cette poignante et douloureuse prière, bouleverse à coup sûr. La tonalité en ut mineur donne cette teinte tragique au mouvement. Il faut un temps pour se remettre de cette ascension dans les plus hautes sphères de la musique.
Les deux duos sont des œuvres plus modestes, destinés au violon et à l’alto. Composés en 1783 ( ?), ils se caractérisent par un parfait équilibre entre les deux instruments avec des mélodies richement entremêlées où le génie contrapuntique de Mozart apparaît dans toute sa splendeur.
Encore un CD indispensable, où Emmanuel Leducq-Barome conduit à la perfection le Baltic Chamber Orchestra de Saint Pétersbourg, avec Lev Klyshkov en premier violon et Vladimir Stopichev à l’alto.


Haendel : Water music / Music for the Royal Fireworks
Haendel : Water music / Music for the Royal Fireworks
Prix : EUR 17,99

5.0 étoiles sur 5 À déguster immodérément !, 5 décembre 2014
Ce commentaire fait référence à cette édition : Haendel : Water music / Music for the Royal Fireworks (CD)
G.F.HAENDEL- Water Music & Music for the royal fireworks/Jordi Savall
« Water music » est une musique très connue qui fut composée en 1717 pour accompagner les fêtes sur la Tamise. Une euphorie rythmique, une vraie musique de fête, dansante et sensuelle, une musique rayonnante, disait un musicologue.
Cette musique fut longtemps l’œuvre instrumentale la plus populaire de Haendel.
La Musique pour les feux d’artifices royaux fut composée pour célébrer la paix d’Aix la Chapelle lors d’une cérémonie à Green Park en 1749.
La Paix d'Aix-la-Chapelle fut signée à l'issue d'un congrès réuni pour terminer la guerre de Succession d'Autriche, en 1748, une guerre qui opposa l’Angleterre et l’Autriche à la France et la Prusse.
C’est une musique pleine de tonus et d’éclat, colorée et exaltante où les vents alanguissent et les cordes réveillent alors que les percussions donnent du punch. L’événement eut lieu à Hyde Park et ce fut une soirée inoubliable pour les londoniens.
Deux compositions réjouissantes et agréables. Sans fioritures. Une vraie musique de fête. Rehaussée par la qualité du Concert des Nations dirigé par l’excellentissime Jordi Savall.
Remarque sur ce commentaire Remarque sur ce commentaire (1) | Permalien | Remarque la plus récente : Dec 13, 2014 7:51 PM CET


Adolphe - Le Cahier rouge - Cécile
Adolphe - Le Cahier rouge - Cécile
par Benjamin Constant
Edition : Poche
Prix : EUR 5,00

4.0 étoiles sur 5 Une passion non partagée qui mène au drame., 5 décembre 2014
Achat vérifié(De quoi s'agit-il ?)
Ce commentaire fait référence à cette édition : Adolphe - Le Cahier rouge - Cécile (Poche)
Adolphe/Benjamin Constant
Ce bref roman autobiographique, qui est en somme la confession d’Adolphe, demeure un grand classique, peut-être le dernier de la période dite classique, précédant la période romantique.
Autobiographique car il s’agit en effet de la transposition de la liaison orageuse de B. Constant avec Madame de Staël.
Benjamin Constant de Rebecque naquit à Lausanne en 1767.
Après des études sérieuses à Oxford puis en Allemagne et en Écosse, il s’installe à Paris un temps, puis à la cour du duc de Brusnwick.
Très épris de Madame de Staël en 1794, juste après s’être marié par ailleurs, il s’installe avec elle à Paris et entame une carrière politique, avant de rompre en 1808 et se marier secrètement avec Charlotte de Hardenberg.
Un temps au côté de Napoléon, il s’exile en Angleterre après Waterloo et c’est à cette époque qu’il publie Adolphe (1816).
Il rentrera en France par la suite et sera nommé Président du Conseil d’État Par Louis-Philippe.
Il est mort à Paris en 1830.
Adolphe, jeune homme timide et sensible, vient juste de terminer de brillantes études à Göttingen en Allemagne et veut découvrir l’amour. Mais pas n’importe quel amour.
Être taciturne, mélancolique et indépendant, il décide par orgueil, vanité et amour propre de se faire aimer. Il a vingt deux ans et tout pour séduire : esprit vif et intelligent, cette vivacité se manifeste au dépens des qualités de cœur.
C’est la belle Ellénore, son aînée de dix ans, maîtresse de son ami le Comte de P., qui va être la victime expiatoire.
« Je ne me voyais point aimer Ellénore ; mais déjà je n’aurais pu me résoudre à ne pas lui plaire. »
Adolphe va user de tout son charme :
« Ellénore, rendez-vous à ma prière : vous y trouverez quelque douceur. Il y aura pour vous quelque charme à être aimée ainsi, à me voir auprès de vous, occupé de vous seule, n’existant que pour vous, vous devant toutes les sensations de bonheur dont je suis encore susceptible, arraché par votre présence à la souffrance et au désespoir. »
Et Ellénore va tout sacrifier à Adolphe qui lui, ne va que rechercher l’attention, l’amour et la sollicitude d’Ellénore, rien d’autre en fait.
Jusqu’à ce qu’elle se donne à lui, il joue le jeu de l’amoureux éperdu. Elle oublie ses deux enfants, sa fortune, la considération dont elle jouissait dans la société.
Mais cela ne dure qu’un temps.
Vite il va se lasser de cette liaison qui le prive de sa liberté totale.
« Je comparais ma vie indépendante et tranquille à la vie de précipitation, de trouble et de tourment à laquelle sa passion me condamnait. »
S’adressant à Ellénore :
« L’amour, ce transport des sens, cette ivresse involontaire, cet oubli de tous les intérêts, de tous les devoirs, Ellénore, je ne l’ai plus. »
Cependant, par lâcheté, il ne rompt pas. Lâche effectivement, cynique même, capricieux, odieux souvent, égoïste et désinvolte, il va torturer mentalement Ellénore ; il est déjà un héros romantique, un être faible, hésitant, velléitaire.
Un jour il est sur le point de quitter Ellénore, le lendemain il s’écrie :
« Si Ellénore eût voulu se détacher de moi, je serais mort à ses pieds pour la retenir. »
La tension va croissante et on sent le drame couver.
Ellénore va tenter de rendre Adolphe jaloux en se laissant courtiser déci delà. Et Adolphe, fin observateur songe :
« Elle croyait ranimer mon amour en excitant ma jalousie ; mais c’était agiter des cendres que rien ne pouvait réchauffer. » Et plus loin :
« Notre vie ne fut qu’un perpétuel orage. »
Ce qui est assez remarquable dans l’attitude d’Adolphe, homme qui vit sans passion, c’est sa capacité exceptionnelle à l’introspection et l’autocritique. Il est capable de prendre du recul et d’être parfaitement lucide dans sa conduite.
« On vit dans ma conduite celle d’un séducteur, d’un ingrat qui avait violé l’hospitalité, et sacrifié, pour contenter une fantaisie momentanée, le repos de deux personnes, dont il aurait dû respecter l’une et ménager l’autre. »
« Je la sentais meilleure que moi ; je me méprisais d’être indigne d’elle. C’est un affreux malheur de n’être pas aimé quand on aime ; mais c’en est un bien grand d’être aimé avec passion quand on n’aime plus. »
Auteur d’une très belle écriture, Benjamin Constant nous offre un des chefs-d’œuvre de la littérature du XIX é dans le genre roman d’analyse
. La psychologie des personnages est complexe, fouillée et véridique. Son style est assez sobre et dépouillé et la syntaxe d’une grande rigueur.
Une œuvre brève mais dense dont le héros atteint d’une sorte de mal du siècle annonce la période romantique.
LE CAHIER ROUGE:
Le Cahier Rouge/Benjamin Constant
Ce Cahier Rouge est l’autobiographie partielle année par année de l’écrivain.
Écrit en 1807, ce texte assez bref et incomplet n’est que d’un intérêt relatif. Il parut en 1907 en publication posthume.
En voici un très court condensé.
« Je suis né le 25 octobre 1767 à Lausanne, en Suisse, d’Henriette de Chandieu et de Juste Constant de Rebecque, colonel dans un régiment suisse. Ma mère mourut en couches quelques jours après ma naissance. »
Ses deux parents étaient des huguenots réfugiés en Suisse à la suite de la révocation de l’Édit de Nantes en 1685.
À l’âge de cinq ans Benjamin connaissait déjà le grec appris par jeu avec son précepteur.
Avide de lecture, il consacrait déjà huit à dix heures par jour à ce loisir.
À l’âge de onze ans il avait déjà connu quatre précepteurs différents au hasard des voyages de son père.
À quatorze ans, il part étudier en Allemagne à Nuremberg et à seize ans il connaît sa première liaison toute platonique certes.
Puis il poursuit ses études en Écosse en 1783. Benjamin a déjà la passion du jeu et son père doit payer ses dettes de jeu.
Il multiplie les conquêtes féminines partout où il séjourne.
B.Constant nous apparaît dans ces lignes être un homme frivole et sans complexe, chanceux de façon insolente. Seule l’autorité de son père le maintient dans les rails.
Un texte pour les spécialistes .

.


Adolphe
Adolphe
par Benjamin Constant
Edition : Poche
Prix : EUR 3,10

4.0 étoiles sur 5 Une passion non partagée qui mène au drame., 5 décembre 2014
Ce commentaire fait référence à cette édition : Adolphe (Poche)
Adolphe/Benjamin Constant
Ce bref roman autobiographique, qui est en somme la confession d’Adolphe, demeure un grand classique, peut-être le dernier de la période dite classique, précédant la période romantique.
Autobiographique car il s’agit en effet de la transposition de la liaison orageuse de B. Constant avec Madame de Staël.
Benjamin Constant de Rebecque naquit à Lausanne en 1767.
Après des études sérieuses à Oxford puis en Allemagne et en Écosse, il s’installe à Paris un temps, puis à la cour du duc de Brusnwick.
Très épris de Madame de Staël en 1794, juste après s’être marié par ailleurs, il s’installe avec elle à Paris et entame une carrière politique, avant de rompre en 1808 et se marier secrètement avec Charlotte de Hardenberg.
Un temps au côté de Napoléon, il s’exile en Angleterre après Waterloo et c’est à cette époque qu’il publie Adolphe (1816).
Il rentrera en France par la suite et sera nommé Président du Conseil d’État Par Louis-Philippe.
Il est mort à Paris en 1830.
Adolphe, jeune homme timide et sensible, vient juste de terminer de brillantes études à Göttingen en Allemagne et veut découvrir l’amour. Mais pas n’importe quel amour.
Être taciturne, mélancolique et indépendant, il décide par orgueil, vanité et amour propre de se faire aimer. Il a vingt deux ans et tout pour séduire : esprit vif et intelligent, cette vivacité se manifeste au dépens des qualités de cœur.
C’est la belle Ellénore, son aînée de dix ans, maîtresse de son ami le Comte de P., qui va être la victime expiatoire.
« Je ne me voyais point aimer Ellénore ; mais déjà je n’aurais pu me résoudre à ne pas lui plaire. »
Adolphe va user de tout son charme :
« Ellénore, rendez-vous à ma prière : vous y trouverez quelque douceur. Il y aura pour vous quelque charme à être aimée ainsi, à me voir auprès de vous, occupé de vous seule, n’existant que pour vous, vous devant toutes les sensations de bonheur dont je suis encore susceptible, arraché par votre présence à la souffrance et au désespoir. »
Et Ellénore va tout sacrifier à Adolphe qui lui, ne va que rechercher l’attention, l’amour et la sollicitude d’Ellénore, rien d’autre en fait.
Jusqu’à ce qu’elle se donne à lui, il joue le jeu de l’amoureux éperdu. Elle oublie ses deux enfants, sa fortune, la considération dont elle jouissait dans la société.
Mais cela ne dure qu’un temps.
Vite il va se lasser de cette liaison qui le prive de sa liberté totale.
« Je comparais ma vie indépendante et tranquille à la vie de précipitation, de trouble et de tourment à laquelle sa passion me condamnait. »
S’adressant à Ellénore :
« L’amour, ce transport des sens, cette ivresse involontaire, cet oubli de tous les intérêts, de tous les devoirs, Ellénore, je ne l’ai plus. »
Cependant, par lâcheté, il ne rompt pas. Lâche effectivement, cynique même, capricieux, odieux souvent, égoïste et désinvolte, il va torturer mentalement Ellénore ; il est déjà un héros romantique, un être faible, hésitant, velléitaire.
Un jour il est sur le point de quitter Ellénore, le lendemain il s’écrie :
« Si Ellénore eût voulu se détacher de moi, je serais mort à ses pieds pour la retenir. »
La tension va croissante et on sent le drame couver.
Ellénore va tenter de rendre Adolphe jaloux en se laissant courtiser déci delà. Et Adolphe, fin observateur songe :
« Elle croyait ranimer mon amour en excitant ma jalousie ; mais c’était agiter des cendres que rien ne pouvait réchauffer. » Et plus loin :
« Notre vie ne fut qu’un perpétuel orage. »
Ce qui est assez remarquable dans l’attitude d’Adolphe, homme qui vit sans passion, c’est sa capacité exceptionnelle à l’introspection et l’autocritique. Il est capable de prendre du recul et d’être parfaitement lucide dans sa conduite.
« On vit dans ma conduite celle d’un séducteur, d’un ingrat qui avait violé l’hospitalité, et sacrifié, pour contenter une fantaisie momentanée, le repos de deux personnes, dont il aurait dû respecter l’une et ménager l’autre. »
« Je la sentais meilleure que moi ; je me méprisais d’être indigne d’elle. C’est un affreux malheur de n’être pas aimé quand on aime ; mais c’en est un bien grand d’être aimé avec passion quand on n’aime plus. »
Auteur d’une très belle écriture, Benjamin Constant nous offre un des chefs-d’œuvre de la littérature du XIX é dans le genre roman d’analyse
. La psychologie des personnages est complexe, fouillée et véridique. Son style est assez sobre et dépouillé et la syntaxe d’une grande rigueur.
Une œuvre brève mais dense dont le héros atteint d’une sorte de mal du siècle annonce la période romantique.


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