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Contenu rédigé par Gerard Müller
Classement des meilleurs critiques: 88
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Commentaires écrits par
Gerard Müller "médicactus" (Nouvelle Caledonie)
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Celles de la rivière
Celles de la rivière
par Valerie Geary
Edition : Broché
Prix : EUR 18,90

3.0 étoiles sur 5 Un bon premier roman., 29 décembre 2015
Ce commentaire fait référence à cette édition : Celles de la rivière (Broché)
Commentaire d'un membre du Club des Testeurs Amazon (De quoi s'agit-il?)
Celles de la rivière/Valérie Geary
Deux fillettes découvrent le cadavre d’une jeune femme flottant dans les eaux tumultueuses de la rivière Crooked au fin fond de l’Oregon.
Sam l’aînée, 15 ans, tentera vainement de sortir le corps de l’eau. Avec sa jeune sœur Ollie, 10 ans, qui a perdu la parole suite à la mort de sa mère, elles décident de n’en point parler. Elles rejoignent leur père, appelé l’Ours, dans la prairie.
Sa marginalité et des indices font suspecter l’Ours. Mais les fillettes vont tout faire pour innocenter leur père.
L’amour pour leur père et la puissance du lien familial constituent la partie la plus touchante de cette histoire au sein d’une nature sauvage, univers magnifique de ces deux sauvageonnes.
Il s’agit du premier roman de Valérie Geary et même si quelques maladresses dans le dénouement apparaissent, ce roman reste de qualité. Le style est fluide et précis.
Sam et Ollie sont les deux narratrices alternativement de cette histoire sans prétention qui fait passer un bon moment.


Le fascinant nombre Pi
Le fascinant nombre Pi
par Jean-Paul Delahaye
Edition : Broché

1 internaute sur 1 a trouvé ce commentaire utile :
5.0 étoiles sur 5 Que j'aime à faire apprendre un nombre utile aux sages..., 16 décembre 2015
Ce commentaire fait référence à cette édition : Le fascinant nombre Pi (Broché)
Le fascinant nombre π./Jean Paul Delahaye

Le rapport de la circonférence d’un cercle à son diamètre n’est pas un nombre ordinaire puisqu’il est illimité au niveau de ses décimales.
La recherche des décimales a toujours attiré les chercheurs. Il y a 250 ans on avait trouvé 100 décimales. Aujourd’hui on en est au milliard et plus sans que jamais il n’y ait une suite répétitive.
Ce livre passionnant retrace l’histoire de π en en montrant les curiosités pour en arriver à se poser la question de savoir s’il s’agit d’un nombre transcendant ou aléatoire.
Au nombre des curiosités, il faut noter que la probabilité pour que deux nombres soient premiers entre eux est liée à π.
Que ce soit Thalès ou Pythagore, les savants mathématiciens ont été fascinés par π.
La définition de la première ligne peut se matérialiser de la façon suivante : en géométrie euclidienne, π est la longueur en mètres de la circonférence d’un cercle dont le diamètre vaut 1 mètre. Également, π est le rapport de la surface d’un cercle au carré de son rayon, en géométrie euclidienne bien entendu.
Donc, π n’est pas un nombre rationnel bien que le quotient de deux entiers ; il n’est pas non plus un nombre décimal. C’est un nombre transcendant.
Pour la petite histoire, certains se sont amusés à apprendre par cœur les décimales de π.
Le record du monde est détenu par un japonais qui récite 42 000 décimales en 9 heures.
Hallucinant !
Autre curiosité : en additionnât les 20 premières décimales de π, on trouve 100 !
En additionnant les 144 premières décimales de π, on trouve 666 ! Satan n’est pas loin d’être derrière π.
Déjà il y a 4000 ans, les astronomes et mathématiciens de Babylone ou d’Égypte scrutaient le nombre π. Le calcul de la quadrature du cercle tracassait déjà les cerveaux de l’époque.
On peut dire qu’au cours des temps, π a été un moteur pour l’esprit scientifique.
Archimède n’a pas échappé à cette engouement en écrivant un traité intitulé « De la mesure du cercle. »
En Chine, en Inde, chez les Mayas et les Arabes, la fièvre de π a tenu les esprits tout au long des siècles.
De grands esprits tel que Leibniz, Newton, Euler et Descartes ont travaillé sur π et succombé à ses charmes.
Les mathématiques modernes avec le calcul différentiel et intégral ont permis de nouvelles définitions de π en se dégageant de la géométrie. Ainsi un nouvel être mathématique voit le jour, purement arithmétique.
De nos jours les ordinateurs ont pris la relève du calcul manuel pour atteindre un nombre de décimales inimaginables, en utilisant des algorithmes appelés compte-gouttes.
Finalement, il apparaît clairement que les décimales de π se présentent comme des chiffres tirés au hasard, ce qui est indémontrable. Il n’apparaît à ce jour aucune singularité dans le milliard de décimales connues.
On est ainsi amené à redéfinir la notion de hasard et π est là pour nous interpeler. Quelle est la définition que l’on peut donner à une suite de décimales statistiquement quelconque, complexe, imprévisible, incompressible, et infinie.
Les frères mathématiciens Chudnovsky sont les détenteurs du plus grand nombre de décimales trouvées à ce jour.
Un livre absolument passionnant et décoiffant, tout à fait abordable pour les non initiés. On peut sauter les quelques paragraphes se rapportant à des calculs différentiels et intégraux un peu ardus, sans que cela nuise à la compréhension du texte.


L'Art du Nocturne - Oeuvres de Chopin, Pleyel, Kalkbrenner, Schumann, Alkan, Glinka... (4 CD)
L'Art du Nocturne - Oeuvres de Chopin, Pleyel, Kalkbrenner, Schumann, Alkan, Glinka... (4 CD)
Prix : EUR 16,02

1 internaute sur 1 a trouvé ce commentaire utile :
5.0 étoiles sur 5 Nocturnes pour rêver..., 15 décembre 2015
Achat vérifié(De quoi s'agit-il ?)
Intégrale des Nocturnes de Frédéric Chopin, John Field et autres compositeurs (Camille Pleyel, Frédéric Kalkbrenner, Clara Schumann, Louis Lefebure-Wely, Edmond Weber, Charles Valentin Alkan, Mikhail Glinka, Maria Szymanowska, Ignacy Feliks Dobrzynski.
Au piano : Bart van Oort/ Coffret 4 CD
Le amateurs de musique douce au piano se régaleront avec ce coffret somptueux .
En effet, les 15 Nocturnes de John Field (1782-1837), les 21 Nocturnes de Frédéric Chopin (1810-1849) constituent la matière des 3 premiers CD. Le quatrième nous faisant découvrir des pièces moins connues mais tout aussi envoûtantes.
John Field est un pianiste et compositeur irlandais né à Dublin et mort à Moscou.
Enfant prodige très précoce, il prend des cours dès le plus jeune âge avec le grand Muzio Clementi. Lors d’une tournée en Russie, il décide de se fixer à Moscou où il connaît une très brillante carrière de virtuose et de professeur de piano.
Du point de vue style, on peut dire que Field a ouvert la voie à Chopin en créant le mode Nocturne.
Je ne présente pas Frédéric Chopin que tout un chacun connaît.
Les autres compositeurs sont moins connus.
Camille Pleyel est né à Strasbourg en 1788 et mort à Paris en 1855.
Il prit des cours de piano avec Dussek notamment , puis s ‘associa avec Kalkbrenner pour créer la célèbre marque de piano qui porte son nom. Chopin et Liszt jouaient sur un Pleyel.
Grand musicien, il créa la salle Pleyel en 1830.
Pianiste virtuose et compositeur, il nous a laissé un quatuor, trois trios et un grand nombre de Rondos et fantaisies. Il fut décoré chevalier de la légion d’honneur.
Son épouse Marie Moke fut aussi une célèbre virtuose qui à 14 ans donnait déjà des concerts.
Frédéric Kalkbrenner(1785-1849) né en Allemagne et mort à Enghien fut un compositeur allemand naturalisé français en 1826. Proche de Joseph Haydn, il étudia le contrepoint à Vienne avant de rejoindre Paris où il obtient le premier prix dans la classe de Jean Louis Adam. Il joue aussi avec Hummel et fréquente Beethoven et Clementi.
Il s’associe avec Pleyel pour créer la marque de piano célèbre et sympathise avec Chopin qui reconnaît en lui un virtuose rare. Il donnera des leçons de piano au jeune Chopin par la suite.
Kalkbrenner et Pleyel jouèrent un rôle notable dans la carrière de Chopin.
Clara Schumann (1819-1896) de son nom de jeune fille Clara Wieck est une pianiste et compositrice allemande. Elle fut l’épouse de Robert Schumann.
Dès l’âge de 9 ans elle fait montre d’un don prodigieux.
Elle a rencontré Robert alors qu’elle avait 8 ans et lui 17 ans, Robert prenant des leçons de piano auprès du père de Clara.
Remarquée par Goethe, elle fera une carrière de concertiste triomphale.
Elle a aussi laissé de très belles compositions pour piano.
Louis James Lefebure-Wely (1817-1869) fut un pianiste, organiste, improvisateur remarquable et compositeur français. Enfant prodige, il remplace dès l’âge de 8 ans son père aux orgues de l’église Saint Roch. Il mènera ensuite une carrière d’organiste à l’église de Madeleine, puis à Saint Sulpice. Admiré de Saint-Saëns, il étudie la composition. Il a essentiellement composé pour orgue et pour piano.
Edmond Weber (1838-1885) : fut un compositeur né à Strasbourg.
Charles Valentin Alkan (1813-1888) n’est plus à présenter car il a laissé une œuvre abondante pour piano. Pianiste virtuose et compositeur, il est l’emblème français du romantisme, initié par Chopin et Liszt.
Mikhaïl Glinka (1804-1857) est un compositeur russe fondateur de l’école musicale russe moderne. Il a laissé une œuvre musicale considérable.
Maria Szymanowska (1789-1831) est une compositrice polonaise et une des premières pianistes virtuoses du XIX é siècle. Elle préfigure le style de Chopin.
Ignacy Feliks Dobrzynski (1807-1867) et un compositeur et pianiste polonais. Camarade de Frédéric Chopin, il a composé une symphonie que dirigea en première mondiale Mendelssohn à Leipzig. Il a composé des opéras, de la musique de scène, une cantate, deux symphonies, un concerto pour piano, et de la musique de chambre. Et les fameuses Nocturnes !
Un coffret à ne pas manquer.


Journal (Nouvelle édition)
Journal (Nouvelle édition)
par Eric-Emmanuel Schmitt
Edition : Poche
Prix : EUR 7,10

2 internautes sur 3 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 La voix d'une enfant cachée lors de la barbarie nazie., 13 décembre 2015
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Ce commentaire fait référence à cette édition : Journal (Nouvelle édition) (Poche)
Le Journal d’Anne Frank/Anne Frank
Commencé le 12 juin 1942, à l’âge de 13 ans, ce journal sera interrompu le 1er août 1944, le jour de son arrestation. Anne nous fait partager alors deux années de sa vie mêlant rêve et révolte et nous faisant connaitre son passage de l’enfance à l’adolescence.
Sur le ton de la confidence, Anne, jeune fille juive, nous livre un témoignage plein de sincérité et sans détour. Qu’il s’agisse de sa relation difficile avec ses parents, surtout sa mère, ou de son amourette avec Peter, elle reste toujours lucide , se parlant souvent à elle-même pour évoquer en détail les difficultés de la vie quotidienne dans leur cachette.
Dans l’écriture elle trouve un réconfort au cours de ces deux années de claustration. Elle rêve de devenir journaliste et écrivain.
On peut aussi parler d’un message de paix et soixante dix ans plus tard, ce message a été lu par des millions de personnes et continue de l’être.
Anne fut une enfant précoce, intelligente, vive et spontanée, avide de savoir, bouillonnante et ambitieuse, et respirant une joie de vivre jamais entamée.
L’introduction de Eric Emmanuel Schmitt met très bien en lumière les qualités de ce livre dont il précise que ce n’est pas seulement un document mais un vrai livre composé par la jeune fille âgée de quinze ans. Elle confie à son journal intime sa vie de tous les jours cachée dans l’Annexe avec sa famille et des voisins. Un témoignage souvent drôle, parfois dramatique et déchirant.
C’est aussi une réflexion politique et philosophique sur de nombreux sujets, ce qui est à peine imaginable de la part d’une jeune fille de quinze ans.
Pour donner un ton plus intime, elle a choisi de s’adresser avec talent à une amie imaginaire prénommée Kitty. La confidence sera interrompue en août 1944 : tous les habitants de l’Annexe sont arrêtés et déportés. C’est à Bergen Belsen, camp d’extermination nazi, que la jeune Anne trouvera la mort avec sa sœur.
Extraits :
« L’amour, qu’est-ce que l’amour ? Je crois que l’amour est quelque chose qui au fond ne se laisse pas traduire en mots. L’amour c’est comprendre quelqu’un, tenir à quelqu’un, partager bonheur et malheur avec lui… »
Anne s’adressant à elle-même :
« Non Anne, tu as encore énormément à apprendre, commence donc par là, au lieu d’écraser les autres de ta supériorité et de les accuser ! »
« Je sais ce que je veux, j’ai un but dans la vie, je me forme une opinion, j’ai ma religion et mon amour. »
Anne Frank restera à jamais le symbole des victimes de la barbarie nazie.


Messe Pour La Fête De Saint Isidore De Séville
Messe Pour La Fête De Saint Isidore De Séville
Proposé par St Christophe
Prix : EUR 8,00

1 internaute sur 1 a trouvé ce commentaire utile :
5.0 étoiles sur 5 Une messe pour Saint Isidore., 10 décembre 2015
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Ce commentaire fait référence à cette édition : Messe Pour La Fête De Saint Isidore De Séville (CD)
Cristobal de Morales (1500-1553) Messe pour la fête de St Isidore de Séville.
Morales est sans doute le plus grand compositeur espagnol de XVI è siècle.
Né à Séville et mort à Malaga, Morales fit des études classiques et musicales puis s’installa à Avila. Chanteur baryton dans le chœur de la Chapelle Sixtine de Rome durant dix ans, il composa des messes (un Requiem notamment), des lamentations, des motets et des antiennes. Exclusivement de la musique sacrée comme c’était le cas pour presque tous les compositeurs à cette époque.
Dans ce Cd remarquable sont rassemblé plusieurs compositeurs de l’époque de Morales pour constituer cette messe qui était jouée lors des fêtes de St Isidore à Séville au XVI é siècle.
On trouve :
Francisco Guerrero (né à Séville le 4 octobre 1528, où il est décédé le 8 novembre 1599) qui est, avec Tomás Luis de Victoria et Cristóbal de Morales, l'un des principaux compositeurs espagnols de la Renaissance.
Philippe Rogier (né peut être à Arras et baptisé le 12 mars 1561 à Namur et mort le 29 février 1596 à Madrid) qui est un compositeur espagnol provenant des Pays-Bas méridionaux de la Renaissance.
Antonio de Cabezon (né à Castrillo Mota de Judíos en 1510 et mort le 26 mars 1566) qui est un organiste et compositeur espagnol. Il est considéré comme le second compositeur le plus important du xvie siècle dans son pays.
Nicolas Gombert (vers 1495 - vers1556) qui est un compositeur franco-flamand, maître des enfants de chœur de la chapelle de Charles Quint.
Des chants grégoriens alternent avec les motets des compositeurs sus cités.
Un concert sacré que Paul Mc Creesh avec le Gabrieli Consort rend hautement spirituel. À ne pas manquer.


Brûlant secret
Brûlant secret
par Stefan Zweig
Edition : Poche
Prix : EUR 5,60

1 internaute sur 1 a trouvé ce commentaire utile :
5.0 étoiles sur 5 Magique !, 26 novembre 2015
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Brûlant Secret/STEFAN ZWEIG.
« Elle était en proie à la crainte brûlante que l’homme qui était derrière elle ne l’empoignât dans ses bras, mais en même temps, au moment même où elle lui échappait, elle éprouvait déjà un regret. À ce moment là aurait pu se produire ce qu’elle désirait inconsciemment depuis des années, l’aventure dont elle aimait voluptueusement le souffle proche, bien que jusqu’à présent elle se fût toujours dérobée au dernier moment, la grande et périlleuse aventure et non le flirt fugitif et simplement émoustillant. »
Cette femme, la mère d’Edgar, un jeune garçon de douze ans très sensible, est courtisée par un bel homme, le baron X. haut fonctionnaire en villégiature qui s’ennuie de Vienne et de ses plaisirs et qui pour parvenir à ses fins va se servir du jeune Edgar. Connaissant son pouvoir de séduction, il use d’un manège astucieux pour retenir l’attention du jeune garçon et à travers lui conquérir la jolie femme.
L’enfant subissant l’hypocrisie des adultes, va ressentir les tourments d’une jalousie irrépressible et être prêt à tout pour d’une part retenir l’attention du baron et d’autre part l’amour de sa mère qui est sur le point de succomber au charme du baron. Et puis, Edgar essaie de comprendre quel est ce secret brûlant qui fait que deux êtres se rapprochent à des fins qui lui échappent. Edgar est un enfant curieux et observateur sinon voyeur :
« Je sais que les grandes personnes sont imprévoyantes. Elles croient que toute notre vie nous restons de petits enfants et que, le soir, nous dormons toujours ; elles oublient qu’on peut aussi faire semblant de dormir et être aux aguets… »
Comme toujours, Stefan Zweig s’avère un peintre minutieux et magistral des drames de l’être intime et un analyste subtil des consciences.


Brûlant secret - Traduction de Alzir Hella
Brûlant secret - Traduction de Alzir Hella
par Stefan Zweig
Edition : Poche

1 internaute sur 1 a trouvé ce commentaire utile :
5.0 étoiles sur 5 Magique!, 26 novembre 2015
Ce commentaire fait référence à cette édition : Brûlant secret - Traduction de Alzir Hella (Poche)
Brûlant Secret/Conte crépusculaire/La nuit fantastique/Les deux jumelles/STEFAN ZWEIG.
« Elle était en proie à la crainte brûlante que l’homme qui était derrière elle ne l’empoignât dans ses bras, mais en même temps, au moment même où elle lui échappait, elle éprouvait déjà un regret. À ce moment là aurait pu se produire ce qu’elle désirait inconsciemment depuis des années, l’aventure dont elle aimait voluptueusement le souffle proche, bien que jusqu’à présent elle se fût toujours dérobée au dernier moment, la grande et périlleuse aventure et non le flirt fugitif et simplement émoustillant. »
Cette femme, la mère d’Edgar, un jeune garçon de douze ans très sensible, est courtisée par un bel homme, le baron X. haut fonctionnaire en villégiature qui s’ennuie de Vienne et de ses plaisirs et qui pour parvenir à ses fins va se servir du jeune Edgar. Connaissant son pouvoir de séduction, il use d’un manège astucieux pour retenir l’attention du jeune garçon et à travers lui conquérir la jolie femme.
L’enfant subissant l’hypocrisie des adultes, va ressentir les tourments d’une jalousie irrépressible et être prêt à tout pour d’une part retenir l’attention du baron et d’autre part l’amour de sa mère qui est sur le point de succomber au charme du baron. Et puis, Edgar essaie de comprendre quel est ce secret brûlant qui fait que deux êtres se rapprochent à des fins qui lui échappent. Edgar est un enfant curieux et observateur sinon voyeur :
« Je sais que les grandes personnes sont imprévoyantes. Elles croient que toute notre vie nous restons de petits enfants et que, le soir, nous dormons toujours ; elles oublient qu’on peut aussi faire semblant de dormir et être aux aguets… »
Comme toujours, Stefan Zweig s’avère un peintre minutieux et magistral des drames de l’être intime et un analyste subtil des consciences.
La technique de narration traditionnelle de Zweig consistant à faire un récit enchâssé dans un autre est ici utilisée. Ainsi sont recréés un cadre et une atmosphère qui aident le lecteur à se sentir en empathie avec le narrateur.
Bob, jeune homme de quinze ans, aime une jeune femme et est aimé d’une autre.
C’est à la suite d’une nuit romantique sous la feuillée dans le parc d’un château en Écosse que Bob connaît ses premiers émois et sa première expérience. Ses trois cousines déjà femmes l’intimident et la belle inconnue de cette nuit inoubliable serait-elle une des trois ? Laquelle ?
Tourments et doutes vont assaillir Bob jusqu’à la découverte de l’amante.
Le talent de Zweig est au rendez-vous pour nous décrire dans une atmosphère mélancolique et merveilleuse les élans de la passion.
Dans « La nuit fantastique », Zweig nous conte la dérive nocturne d’un jeune homme de la bonne société, distingué et froid aristocrate, qui découvre une part inconnue de lui-même au contact de voyous et de prostituées dans les bas-fonds de Vienne. À la nuit tombée, il ressent une sorte d’ivresse de la chute et de l’aventure dégradante pour aboutir à une sorte de compassion à l’égard des malfrats et des péripatéticiennes.
« C’étaient quelques-unes de ces prostituées les plus pauvres et les plus malheureuses qui n’ont pas de lit à elles, qui, le jour, dorment sur un matelas et la nuit rôdent sans repos, donnant à quiconque ici, n’importe où, dans l’obscurité, leur corps maigre, souillé et usé pour une piécette d’argent, guettées par la police, harcelées par la faim ou quelque drôle, à la fois chassées et chassant elles-mêmes. »
Sera-ce l’avènement d’un nouvel homme ?
La rivalité entre deux sœurs, l’une religieuse et l’autre courtisane, fait l’objet de la dernière nouvelle de ce recueil. Dans « Les deux jumelles », Zweig revient au récit enchâssé pour nous narrer l’histoire de Hérilunt le Lombard et de ses deux filles jumelles qui partagent le péché d’orgueil.
« Le Créateur a doué les hommes d’un naturel contrariant : ils demandent toujours aux femmes le contraire de ce qu’elles leur offrent. Si elles se donnent facilement ils leur en savent peu gré et affectent de ne priser que la vertu. Par contre, ils brûlent de ravir son innocence à celle qui l’a conservée. L’éternel conflit humain qui oppose la chair et l’esprit ne s’apaise jamais. Cette fois un démon facétieux avait encore compliqué les choses. Car Hélène et Sophie, la courtisane et la sainte, se ressemblaient si fort que personne ne savait plus au juste pour laquelle des deux il brûlait. »
Un conte merveilleux sous la plume magique de Zweig.


Messe du Sacre de Napoléon I
Messe du Sacre de Napoléon I

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5.0 étoiles sur 5 Une fresque musicale grandiose pour accompagner le tableau de David., 24 novembre 2015
Ce commentaire fait référence à cette édition : Messe du Sacre de Napoléon I (CD)
Messe du Sacre de Napoléon Ier, le 2 décembre 1804.
Jean François Le Sueur (1760-1837)
Giovanni Paisiello (1740-1816)
Nicolas Roze (1745-1819)
Ensemble de cuivres de Guy Touvron/Solistes et chœurs de la Capella de Saint Pétersbourg/Dir. : Vladislav Tchernouchenko. (1995)
C’est en 1965 que Jean Mongredien a découvert dans les combles du Conservatoire de Paris l’ensemble des partitions de la musique qui fut exécutée le 2 décembre 1804 en Notre Dame de Paris pour le Sacre de Napoléon Ier.
Comme le dit si bien Guy Ramona, directeur général du festival de La Chaise Dieu, nous avions l’image de la cérémonie avec le tableau de David mais manquait le son. C’est chose faite à présent pour reconstituer ce moment grandiose de l’Histoire de France.
C’est une étonnante fresque musicale de 76 minutes écrite par trois compositeurs.
La première mondiale fut donnée en l’Abbatiale de La Chaise Dieu en août 1995.
L’ensemble ressemble plus à une musique de film qu’à une composition liturgique : il fallait bien captiver l’audience et surtout l’émouvoir, d’où le côté spectaculaire de cette musique.
La première partie est une marche composée par Le Sueur avant que ne commence la Messe proprement dite due à Paisiello. Suit un motet de Le Sueur et un Vivat de Roze avant un autre motet de Le Sueur et un Te Deum final de Paisiello.
Une œuvre monumentale toute au service de l’Empereur.
Un excellent livret accompagne ce CD original.


Une mort très douce
Une mort très douce
par Simone de Beauvoir
Edition : Poche
Prix : EUR 5,40

5.0 étoiles sur 5 Vulnerant omnes ultima necat., 21 novembre 2015
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Ce commentaire fait référence à cette édition : Une mort très douce (Poche)
Une mort très douce/Simone de Beauvoir
C’est avec tendresse et sincérité que Simone de Beauvoir évoque en quelques cent soixante pages la maladie et la mort de sa maman.
Une grande sensibilité émane de ces pages dans lesquelles l’auteur nous fait part avec lucidité de ses réflexions sur la vie et la mort.
« Sa fin se situait, comme sa naissance, dans un temps mythique. Quand je me disais : elle a l’âge de mourir, c’étaient des mots vides, comme tant de mots. Pour la première fois, j’apercevais en elle un cadavre en sursis. »
« Chaque journée gardait pour elle une valeur irremplaçable. Et elle allait mourir. Elle l’ignorait mais moi je savais. En son nom, je ne me résignais pas. »
Simone de B. va accompagner sa mère, cet être cher, impuissante contre le maladie qui la ronge peu à peu. C’est avec un souci du moindre détail que l’auteur nous fait vivre cette agonie et cette douloureuse séparation d’avec cette mère qui ne veut pas mourir et qui ne croit pas qu’elle va mourir.
Pas de mélodrame, pas de grands mots, mais seulement une émotion contenue traduisant un grand amour et un bel hommage à cette mère aimante et courageuse.
Un très beau texte dans un style sobre et riche d’une pudeur constante.


Concertos pour Flûte 1-4
Concertos pour Flûte 1-4
Prix : EUR 7,00

5.0 étoiles sur 5 Quatre concertos très gracieux et mélodieux ., 18 novembre 2015
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Ce commentaire fait référence à cette édition : Concertos pour Flûte 1-4 (CD)
François Devienne (1759-1803)/4 Concertos pour flûte/Patrick Gallois/Swedish Chamber Orchestra.
Né à Joinville en Haute-Marne, Devienne fut la plus grand compositeur pour instrument à vent de la fin du XVIIIé siècle.
Franc-maçon il fit partie de l’orchestre de la Loge Olympique dans les années 80 ce qui l’amena à travailler avec Joseph Boulogne Chevalier de Saint-Georges, extraordinaire premier violon de cet ensemble.
Il composa alors pour basson et pour flûte.
Par la suite il fit partie de l’orchestre de la Garde suisse de Versailles, puis revint à Paris au théâtre de Monsieur avant de rejoindre l’orchestre militaire de la Garde Nationale de Paris.
Il composa un opéra comique puis écrivit une méthode de flûte très célèbre.
Administrateur du Conservatoire de Paris et professeur de flûte il continua à monter ses opéras avec succès.
Devienne a composé entre autres 13 concertos pour flûte de 1782 à 1794.
Des quatre premiers proposés ici le quatrième est le plus célèbre. Rappelant Joseph Boulogne, ces concertos connurent un franc succès. L’alliance de l’élégance mélodique et d’une gracieuse virtuosité caractérise ces œuvres plaisantes et attrayantes.


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