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Contenu rédigé par Gerard Müller
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Commentaires écrits par
Gerard Müller "médicactus" (Nouvelle Caledonie)
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La Secte des égoïstes
La Secte des égoïstes
par Eric-Emmanuel Schmitt
Edition : Poche
Prix : EUR 4,90

1 internaute sur 1 a trouvé ce commentaire utile :
5.0 étoiles sur 5 Un moment de réflexion. Un petit bijou de EES., 14 octobre 2015
Ce commentaire fait référence à cette édition : La Secte des égoïstes (Poche)
La secte des égoïstes/Eric Emmanuel Schmitt
Le narrateur chercheur philosophe découvre incidemment la trace d’un certain Gaspard Langenhaert à la Bibliothèque Nationale, homme excentrique du XVIIIé siècle qui soutint la philosophie égoïste, laquelle affirme que le monde extérieur n’a aucune réalité. La vie n’est qu’un songe fruit de l’imagination.
Cela rappelle un peu l’allégorie de la caverne de Platon exposé dans le livre VII de La République et qui suggère que la réalité n’est pas celle qu’on croit ; elle n’est qu’une illusion des sens.
Notre chercheur part alors à la découverte de la vie de ce Gaspard.
Mais cela ne se fait pas sans mal car il semble que tout ait été fait pour effacer sa trace. Pour quelle raison ?
Peu à peu il découvre que Gaspard va se battre pour faire admettre ses idées, fréquenter les salons littéraires, et même faire une rencontre fatale dans un cirque : l’amour. L’amour d’une Bohémienne diseuse de bonne aventure.
Ce court roman presque policier est une belle réussite, un petit bijou : une langue simple, un style léger, un rythme constant pour tenir en haleine le lecteur.
Eric Emmanuel Schmitt une fois encore nous régale et nous fait réfléchir à notre perception du monde extérieur.
L’humour est toujours présent ce qui n’empêche pas le sérieux de la démarche de l’auteur ; le narrateur se jugeant :
« Un chercheur est un animal capable d’attachement et se révèle parfois même un agréable compagnon. »
Gaspard fréquentait les salons littéraires du XVIIIé siècle : « L’époque acceptait bien qu’on dît n’importe quoi - c’est la définition même du salon littéraire. »
Un très bon moment de lecture. Bravo M.Schmitt !


Marcello Benedetto : Sonate per flauto e basso
Marcello Benedetto : Sonate per flauto e basso
Prix : EUR 16,85

5.0 étoiles sur 5 Une belle réussite., 14 octobre 2015
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Ce commentaire fait référence à cette édition : Marcello Benedetto : Sonate per flauto e basso (CD)
Benedetto Marcello (1686-1739) Sonates pour flûte à bec et basse opus 2
Benedetto Marcello, né à Venise, fut compositeur, musicien, avocat, poète juge, administrateur, et écrivain : un homme du XVIIIé siècle unanimement admiré.
Fils de violoniste, frère d’Alessandro, dont il fut toute sa vie le rival, il était grand admirateur de Palestrina et de Monteverdi, Legrenzi, Charpentier et Purcell.
Il inspira Bach qui transcrivit de ses œuvres pour le clavecin, notamment le BWV 981.
Il composa des messes, des cantates qui connurent le succès.
En 1712 il publie ses sonates pour flûte qui ravirent tous les mélomanes et furent transcrites pour flûte traversière en 1730.
Des œuvres délicates aux belles sonorités. À ne pas manquer.


Osons !
Osons !
par Nicolas Hulot
Edition : Broché
Prix : EUR 4,90

5 internautes sur 5 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 Il faut sauver la planète Terre., 13 octobre 2015
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Ce commentaire fait référence à cette édition : Osons ! (Broché)
Osons/Nicolas Hulot
Tout le monde devrait lire ce plaidoyer pour une planète mieux gérée et qui va à sa perte si l’humanité ne change pas les paradigmes de l’économie mondiale.
Tout le monde devrait avoir lu cette prière de Nicolas Hulot pour le suivre dans sa démarche à commencer par les chefs d’états.
Une douzaine d’idées principales nous est proposée par l’auteur qui pourront conduire la Terre vers la guérison, le tout présenté de façon simple et bien structurée.
Cela commence fort avec un coup de gueule :
« Nous sommes technologiquement époustouflants, culturellement affligeants. »
Et vont suivre les douze propositions essentielles développées en quelques pages.
L’idée de base est que l’humanité doit viser une prospérité sans croissance et passer d’une économie linéaire de gaspillage à une économie circulaire de recyclage.
Il existe déjà au moins deux pays où un certain nombre de ces douze propositions sont mises en œuvre dans l’esprit égalitaire, à savoir la Suède et la Finlande, deux pays performants économiquement et qui savent limiter leurs impacts sur les écosystèmes.
Par ailleurs nos démocraties ne sont plus performantes du tout et il faut les réinventer.
D’autre part la création d’une gouvernance mondiale à l’environnement est indispensable car l’écologie ne peut se concevoir qu’à une échelle globale.
Un petit ouvrage essentiel pour guider et inspirer la COP 21 qui aura lieu en France dans quelques mois.


La septième fonction du langage - Prix Interallié 2015
La septième fonction du langage - Prix Interallié 2015
par Laurent Binet
Edition : Broché
Prix : EUR 22,00

4 internautes sur 6 ont trouvé ce commentaire utile 
2.0 étoiles sur 5 Un livre pour initiés., 12 octobre 2015
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Ce commentaire fait référence à cette édition : La septième fonction du langage - Prix Interallié 2015 (Broché)
La septième fonction du langage/Laurent Binet
C'est en regardant La Grande Librairie que j'ai découvert le dernier ouvrage de Laurent Binet. Ayant bien aimé HHH, je me suis laissé tenter par ce nouveau titre.
Pendant plusieurs semaines, je me suis accroché pour poursuivre cette lecture et j'ai eu beaucoup de mal à terminer, souventes fois sur le point d'abandonner.
Cette histoire un peu loufoque et par trop sophistiquée concernant le soit disant secret de la septième fonction du langage m'a grandement déconcerté.
C'est un pensum redoutable que j'ai ingurgité à petite dose tant cette lecture m'a souvent agacé et horripilé.
Le style montre un certain relâchement par rapport à HHH et la longueur de certaines digressions peu intéressantes est strictement rédhibitoire :
« Kristeva s'allume une cigarette, elle examine le motif brodé du coussin sur lequel elle est appuyée, une reproduction de licorne tirée de la tapisserie de Cluny qu'ils ont achetée jadis avec Sollers, à l'aéroport de Singapour. Elle a les jambes repliées sous elle, les cheveux attachés en queue de cheval, elle caresse la plante verte à côté du canapé' » Consternant de vulgarité et de banalité. Sans intérêt.
Des phrases et des phrases qui n'apportent rien à l'intrigue déjà si mince et dont le dénouement est laborieux. Un livre assez médiocre. Et parfois vulgaire :
« Il se lève et se dirige le plus calmement possible vers les toilettes où il va se vider par tous les trous. »
L'histoire en bref : le 25 février 1980, Roland Barthes au sortir d'une repas avec François Mitterand, est renversé par une camionnette alors qu'il transportait peut-être un document sur la septième fonction du langage, une fonction qui permet de convaincre n'importe qui de n'importe quoi. Le candidat Mitterand est-il entré en possession de ce document afin de contrer le Président Giscard d'Estaing qui se représente à l'élection ? Là est la question.
Le commissaire Bayard aidé du sémiologue Simon Herzog mène l'enquête sur ce qui semble un assassinat, et découvre qu'au sein du milieu intellectuel dont faisait partie Barthes, existe une société secrète, le Logos Club.
L'histoire commençait bien et je m'attendais à un thriller rappelant un peu les livres de Dan Brown. Mais je vais vite déchanter.
On côtoie alors au fil des pages Bernard Henri Levy, Derrida, Sollers et autres Foucault, le sommet du snobisme intellectuel des années 80 pour plonger dans un ennui redoutable. Car il va falloir jongler avec un vocabulaire très spécialisé oscillant entre l'axe paradigmatique mobilisant notre disque dur personnel et l'axe syntagmatique qui relève de notre processeur interne. La fonction référentielle du langage le dispute à la fonction émotive, la fonction conative, la fonction phatique, la fonction métalinguistique et la fonction poétique ! Et la septième ? Une fonction magique ou incantatoire ! Un mode d'emploi ou un sortilège ? En tout cas semble-t-il « une chimère hystérisant les petits milieux politiques et intellectuels qui voient en elle le jackpot suprême pour celui qui mettra la main dessus' car elle permet à celui qui la maîtrise de convaincre n'importe qui en n'importe quelle circonstance. »
Si vous êtes passionné par la sémiologie, la linguistique et le structuralisme, ce livre est pour vous. Mais il n'était pas franchement pour moi.
En somme, un livre pour initiés !


L'Alchimiste - Grand prix des Lectrices de Elle 1995
L'Alchimiste - Grand prix des Lectrices de Elle 1995
par Paulo Coelho
Edition : Broché
Prix : EUR 5,70

6 internautes sur 7 ont trouvé ce commentaire utile 
2.0 étoiles sur 5 Un conte philosophique sans profondeur., 9 octobre 2015
Ce commentaire fait référence à cette édition : L'Alchimiste - Grand prix des Lectrices de Elle 1995 (Broché)
L’Alchimiste/Paulo Coelho
Difficile de comprendre pourquoi ce conte philosophique un peu niais a connu un tel succès !
L’histoire de ce jeune berger andalou, Santiago, parti de Tarifa vers les pyramides d’Égypte à la recherche d’un trésor est d’une vacuité consternante, truffée de poncifs et de clichés éculés, le tout baignant dans une mièvrerie ennuyeuse.
Exemple :
« La mort fait que l’on devient plus attaché à la vie. »
Il fallait se creuser la tête un long moment pour sortir cette phrase.
Alors, l’auteur nous répète à l’envi l’histoire de la Légende personnelle de chacun d’entre nous et l’Âme du monde qui règle tout.
La rencontre avec l ‘Alchimiste ne nous épargne pas la Pierre philosophale et l’Élixir de longue vie.
Que le quatrième de couverture ose comparer ce conte au Petit Prince de Saint-Exupéry ou à Jonathan Livingston le goéland de Richard Bach, il faut oser ! Rien à voir !
Et ceux d’un autre siècle comme Voltaire, Swift ou Diderot sont mille fois plus intéressants.
J’ai toutefois trouvé une phrase, ô certes pas révolutionnaire, mais intéressante :
L’Alchimiste est attablé avec un notable musulman, il ouvre une bouteille et verse d’un liquide rouge dans le verre de ce notable. C’est du vin, on l’a compris, et le vin est interdit par la loi coranique ;
« Le mal, dit l’Alchimiste, ce n’est pas ce qui entre dans la bouche de l’homme. Le mal est dans ce qui en sort. »
Relisez Saint Exupéry et Richard Bach et oubliez Paulo Coelho.


La délicatesse
La délicatesse
par David Foenkinos
Edition : Broché
Prix : EUR 7,10

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2.0 étoiles sur 5 Un peu trop léger..., 4 octobre 2015
Ce commentaire fait référence à cette édition : La délicatesse (Broché)
La délicatesse/David Foenkinos
Le thème d'abord : Nathalie et François ont une vie heureuse, ils s'aiment et l'horizon est lumineux. Mais survient le drame qui va détruire le bonheur de Nathalie qui va devoir « refaire sa vie » comme on dit, objet de toutes les convoitises au sein de l'entreprise dans laquelle elle travaille, Ikea.
Je n'en dis pas plus.
Sur le fond, on peut dire que l'intrigue est minimaliste et l'on pressent le dénouement à tout moment avec une capillotraction des événements qui ne laisse place à aucune surprise.
Sur la forme, le style aussi est minimaliste, léger et gentil. Correctement écrit, ce roman ne vous transportera pas pour autant.
Un roman sentimental qui se lit vite entre deux trains ou deux avions. Sans se prendre la tête.
J'ai retenu une phrase cohérente du livre :
« Il y a dans le deuil une puissance contradictoire, une puissance absolue qui propulse tout autant vers la nécessité du changement que vers la tentation morbide à la fidélité au passé. »


Johann Christian Bach / Quintettes & Sextuor / The English Concert - Trevor Pinnock
Johann Christian Bach / Quintettes & Sextuor / The English Concert - Trevor Pinnock
Proposé par culturefactory
Prix : EUR 5,00

5.0 étoiles sur 5 Le dernier fils de J.S.Bach propose: 3 Quintettes et 1 sextuor. Par Trevor Pinnock., 2 octobre 2015
Johann Christian Bach (1735-1782) Quintettes et Sextuor/English Concert/Trevor Pinnock
Dernier fils de J.S.Bach et d’Anna Maria Wilken, J.C.Bach est né à Leipzig et mort à Londres.
IL apprend la musique avec son père dès son plus jeune âge et la poursuit avec son demi-frère Ca rl Philip de 21 ans son aîné.
En 1756, J.C. s’installe en Italie à Bologne pour parfaire son éducation musicale. Il se convertit au catholicisme et prend le poste d’organiste à la cathédrale de Milan. En 1762 il s’installe en Angleterre définitivement après ses succès en Italie dans le domaine lyrique.
Avec Carl Friedrich Abel, il organise les concerts de la capitale anglaise. Il écrit aussi pour la cour de Paris.
L’heure de gloire passée il mourra dans l’indifférence totale à Londres malgré le soutien de Mozart qui avait pour lui beaucoup d’estime.
Les œuvres présentées dans ce CD sont peu connues et pourtant elles sont d’une facture remarquable digne de Mozart.


Les souffrances du jeune Werther
Les souffrances du jeune Werther
par Johann Wolfgang von Goethe
Edition : Poche
Prix : EUR 3,60

5.0 étoiles sur 5 Un grand classique., 1 octobre 2015
Ce commentaire fait référence à cette édition : Les souffrances du jeune Werther (Poche)
Les souffrances du jeune Werther/ Johann Wolfgang von Goethe
Publié en 1774 anonymement et remanié en 1787, die Leiden des jungen Werthers est un roman épistolaire, le premier de Goethe. Il lui apporta rapidement notoriété considérable dans toute l’Europe. Le fait de mettre en scène le suicide de son héros séduisit immédiatement une certaine jeunesse et fit des émules parmi les candidats au suicide qui costumés à la Werther d’un frac bleu et d’une culotte jaune se précipitèrent dans l’autre monde avec un exemplaire du livre dans leur poche. Il y a une part autobiographique dans ce récit, car les amours de Goethe avec Charlotte Buff déjà promise ont largement inspiré l’auteur.
L’œuvre est divisée en deux livrets.
Dans le premier, Werther installé à Wetzlar fait la rencontre d’une jeune femme, Charlotte, fiancée à Albert, et en tombe éperdument amoureux.
Dans le second livre, Werther qui a décidé de s’éloigner fait la rencontre d’une autre femme mais il ne peut oublier Charlotte qui entre temps a épousé Albert.
La suite, on la connaît et ni la lecture de la poésie d’Homère ni celle d’Ossian ne pourront consoler Werther de cet amour impossible.
Dans ce roman, on évolue dans une société courtoise et de bonnes manières et comme l’ont dit certains critiques, cette courtoisie passe au laminoir mœurs et sentiments.
Werther est un être entier, incapable de trancher ou de partager, comme frappé d’une inertie violente.
Un certain romantisme baigne toute l’histoire mais un romantisme maîtrisé car Goethe a plutôt la fibre sèche. Il reste un classique du Sturm und Drang.
Goethe crée dans ce roman le prototype du héros romantique dominé par une passion fatale et il émeut toute l’Allemagne et l’Europe entière qui sera alors atteinte par le Mal du Siècle qui les conduit au suicide.
Werther écrit à son ami Wilhelm : « Je me trouve bien ici. La solitude de ces célestes campagnes est un baume pour mon cœur, dont les frissons s’apaisent à la douce chaleur de cette saison où tout renaît. »
Plus loin parlant de Lotte : « Lorsqu’en parlant elle pose sa main sur la mienne, que dans la conversation elle se rapproche de moi, que son souffle céleste peut atteindre mes lèvres, alors je crois que je vais m’anéantir comme si j’étais frappé de la foudre. »
Le livre II se termine sur cette réflexion : « Qu’est-ce que l’homme, ce demi-dieu si vanté ? Les forces ne lui manquent-elles pas précisément à l’heure où elles lui seraient le plus nécessaires ? Et lorsqu’il prend l’essor dans la joie, ou qu’il s’enfonce dans la tristesse, n’est-il pas alors même retenu, et toujours ramené à la morne et froide conscience de sa petitesse, alors qu’il espérait se perdre dans l’infini ?
Un grand classique qu’il faut avoir lu, car il ouvre la voie au Romantisme.


Joseph Bodin de Boismortier: Sonates pour basses
Joseph Bodin de Boismortier: Sonates pour basses
Proposé par AAA-CLASSIQUE
Prix : EUR 12,99

5.0 étoiles sur 5 À écouter sans restriction !, 30 septembre 2015
Ce commentaire fait référence à cette édition : Joseph Bodin de Boismortier: Sonates pour basses (CD)
Joseph Bodin de Boismortier (1689-1755) Sonates pour viole, pour basson, et pour violoncelle/Le Concert Spirituel/Hervé Niquet
Contemporain de Montesquieu, Bodin de Boismortier étudie la musique dès l’âge de onze ans à Metz. Plus tard il rejoint la capitale pour de compositeur devenir chef d’orchestre.
Son œuvre est aussi bien vocale qu’instrumentale.
Étrange jeunesse que celle de Boismortier : né en Lorraine, il trouve du travail à Perpignan à la régie des tabacs. Aucune activité musicale pour l’heure ne semble être d’actualité. Mais il apprend en secret la musique avec un professeur et épousant la nièce fortunée de son professeur, il part à Paris. Il publie alors ses premières œuvres pour flûte traversière et ses premières cantates. C’est le début d’une fabuleuse carrière.
Il a composé pour tous les instruments et dans ce CD sont proposées des œuvres pour viole, basson, et violoncelle publiées en 1729.
Un recueil très intéressant avec un livret explicatif très complet accompagnant le CD.
Le Concert Spirituel avec Hervé Niquet nous offre ici un agréable moment de musique.


Au-delà du silence
Au-delà du silence
par André Brink
Edition : Poche
Prix : EUR 7,10

1 internaute sur 1 a trouvé ce commentaire utile :
5.0 étoiles sur 5 Au dela de l'inhumain!, 28 septembre 2015
Achat vérifié(De quoi s'agit-il ?)
Ce commentaire fait référence à cette édition : Au-delà du silence (Poche)
Au delà du silence/André Brink
C’est un récit saisissant qui vous attend à la lecture de ce livre admirable d’André Brink publié en 2002. Un récit basé sur des faits historiques avérés.
Bouleversant et à la limite du supportable quand vous lirez les souffrances physiques et morales de Hanna le personnage principale de cette fresque historique qui se passe en Namibie en 1904, appelée à cette époque Sud Ouest Africain et colonie allemande de 1884 à 1915.
Nous sommes donc au tout début du XXé siècle et la colonie manque de femmes comme ce fut le cas dans d’autres colonies d’ailleurs : alors on expédie des contingents d’orphelines qui vont vite devenir la proie de brutes avinées avide de chair fraiche. Souvent pour ces jeunes filles c’est le voyage de la dernière chance le sort des orphelines placées dans des familles en Allemagne n’étant pas toujours enviable, les mauvais traitements étant la règle à cette époque.
Le sort d’Hanna va nous conduire aux confins de l’horreur et de la plus ignoble dégradation physique et morale de l’être qui se puisse imaginer. Humiliations, viols, coups, séquestrations, tout est permis à l’encontre de ces femmes éperdues.
Le calvaire commence sur le bateau qui de Brême rejoint après un long voyage le port de Swakopmund en Afrique du sud ouest. Il se poursuit dans le train qui va du port à la capitale Windhoek. Et ce n’est pas fini car les filles qui n’ont pas trouvé preneur ne seront pas épargnées à Fraueinstein, ce lieu de perdition isolé dans le désert.
La révolte avec la haine pour moteur va devenir la raison de vivre de Hanna : elle va partir en croisade contre les colons et la soldatesque, dans une fuite hallucinante qui vous laissera abasourdi au terme de cette lecture.
« Il n’y a en elle ni hâte ni impatience. Tout est serein, tout est transparent dans cette lumière. Aucun amour ne saurait être aussi gratifiant, aussi bon que cette haine. »
André Brink avec le talent qu’on lui connaît, a mis en scène parfaitement ce personnage au destin hors du commun et évoque pour nous le passé peu glorieux de la colonie. Car les orphelines ne sont pas les seules victimes dans cette histoire : il y a toutes les persécutions dont furent l’objet les autochtones Namas, Hereros, et autres Ovambos.
Rappelons que le Sud Ouest Africain fut colonie allemande de 1884 à 1915 avant de devenir protectorat Sud Africain puis indépendant sous le nom de Namibie en 1990.
Auparavant, ce territoire grand comme presque deux fois la France, fut dépendance de la Colonie du Cap (1793), puis cédé aux Anglais en 1878. Les premiers missionnaires allemands arrivèrent en 1820 et fondèrent la première ville allemande en 1860 (Keetmanshoop). Avec la fondation de la ville de Lüderitz en 1884, le territoire devient protectorat allemand.
L’arrivée de Hanna en Afrique se situe en 1904 alors que les autochtones hereros se sont soulevés contre les envahisseurs, et que le général allemand Lothar von Trotha exerce une répression féroce avec création de camps de concentration dont il est question dans le récit. Un génocide puisque les Hereros voient leur population passer de 80 000 sujets à 15 000.
La Première Guerre Mondiale mettra fin au protectorat allemand et c’est l’Afrique du Sud qui sur avis de la SDN gouvernera ce territoire.
La construction du récit est remarquable : dans une première partie, l’auteur rassemble les éléments dispersés d’un puzzle, il se documente, chaque chapitre évoquant un moment dans la vie d’Hanna sans tenir compte de la chronologie. Du présent, on passe au passé avec des allers et retours explicatifs et dans la seconde partie, on retrouve le présent et le déroulement des événements selon la chronologie.
Réalisme, violence et cruauté font de ce livre un des plus durs qu’ait écrit André Brink.
Remarque sur ce commentaire Remarque sur ce commentaire (1) | Permalien | Remarque la plus récente : Sep 29, 2015 5:23 AM MEST


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