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Contenu rédigé par Gerard Muller
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Gerard Muller "médicactus" (Nouvelle Caledonie)
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La Légende de nos pères
La Légende de nos pères
par S Chalandon
Edition : Poche
Prix : EUR 6,10

1 internaute sur 1 a trouvé ce commentaire utile :
5.0 étoiles sur 5 Les regards et les non-dits., 3 juin 2014
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Ce commentaire fait référence à cette édition : La Légende de nos pères (Poche)
La légende de nos pères/Sorj Chalandon
C’est à une histoire étrange et originale que nous convie ici Sorj Chalandon. En effet, son héros le narrateur, est un biographe professionnel. Il s’appelle Frémeaux.
Un beau jour il se voit solliciter par une femme au doux prénom de Lupuline de rédiger des sortes de mémoires de guerre de son père résistant de la première heure durant la seconde guerre mondiale avec pour nom de code Beuzaboc.
Frémeaux dont le père, juste décédé, était lui aussi résistant, n’a jamais voulu conter ses faits de guerre, est ravi de pouvoir en quelque sorte écrire pour retrouver sa trace de vieux soldat de l’ombre comme le fut Beuzaboc,
« Je n’avais jamais écrit la biographie d’un résistant. Mon père était mort. Et avec lui, ma part de fierté. Ce sillon d’histoire me manquait. »
Mais les choses ne vont se passer comme on aurait pu l‘attendre. Est-ce que les cahiers de Lupuline relatant les histoires que lui contait son père le soir pour l’endormir détiennent la vérité ? Les rencontres au cours desquelles Beuzaboc se confie au biographe vont elles mettre au jour la même histoire ?
Au fil des jours, Frémeaux a des doutes sur la véracité non seulement du contenu des cahiers de Lupuline mais encore des récits de Beuzaboc. Mais est-ce vraiment l’essentiel ? La vérité historique a-t-elle besoin d’être clamée ici ? Quel est le secret de Beuzaboc ? Où finit le vrai et où commence la légende de nos pères ? Notre biographe a bien du souci à se faire au terme d’une lutte intérieure pour savoir ce qu’il doit écrire dans cette biographie, d’autant plus que la relation entre Fremeaux et Beuzaboc va s’avérer ambiguë de même qu’avec sa fille.
Dans un style très simple, élagué, presque télégraphique mais percutant, fait de phrases courtes sans un mot inutile, Chalandon nous tient en haleine de la première à la dernière ligne avec beaucoup d’habileté. Dès la première ligne, on est dans le bain :
« À l’enterrement de mon père, il y avait neuf personnes et trois drapeaux. Nous étions le 17 novembre 1983, j’avais vingt-sept ans. »
On dirait presque le début de « L’étranger » d’Albert Camus !
La quête du mot juste, celui qui dit tout: c’est le souci du biographe autant que de l’auteur de ce roman passionnant.


Trésors du saxophone (Coffret 4 CD)
Trésors du saxophone (Coffret 4 CD)
Prix : EUR 12,98

1 internaute sur 1 a trouvé ce commentaire utile :
5.0 étoiles sur 5 Essentiel du saxo., 3 juin 2014
Ce commentaire fait référence à cette édition : Trésors du saxophone (Coffret 4 CD) (CD)
Les Trésors du Saxophone/BMG-RCA VICTOR
Voici une excellente compilation en quatre CD des meilleurs classiques du jazz saxophone, avec en particulier l’inoubliable « Nature Boy » par Barney Wilen, repris par tant d’autres saxophonistes. Barney Wilen est né en 1937 à Nice et mort en 1996. Il joua essentiellement du saxo ténor.
Et aussi « All the things you are » par Paul Desmond qui est né en 1924 à San Francisco et mort en 1977.
On retrouve aussi Coleman Hawkins dans le sublime « Sophisticated lady ».
Et puis encore Stan Getz, Benny Carter, Dexter Gordon, Gerry Mulligan, Johny Hodges, Lester Young et bien d’autres encore.
Un merveilleux coffret pour tout amateur de jazz.


Mozart's Last 8 Piano Concertos [Blu-ray] [Import anglais]
Mozart's Last 8 Piano Concertos [Blu-ray] [Import anglais]
DVD ~ Mozart
Proposé par moviemars-amerique
Prix : EUR 24,86

2 internautes sur 2 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 Barenboim glorifie Mozart ., 1 juin 2014
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Ce commentaire fait référence à cette édition : Mozart's Last 8 Piano Concertos [Blu-ray] [Import anglais] (Blu-ray)
Mozart : les huit derniers concertos pour piano (N°20 à 27) par Daniel Barenboim avec le Berliner Philharmonker/2 DVD.
Ces enregistrements échelonnés de 1986 à 1989 nous montrent Daniel Barenboim au sommet de son art.
Le concerto N°20 K466 est un des plus complexes. Le murmure sombre des cordes dans l’allegro initial crée d’emblée une ambiance tragique et fiévreuse qui précède l’entrée en jeu du piano. La romance qui suit confirme le parfait dialogue entre l’orchestre et le piano dans une sorte de rêve modulé. Le rondo final surprend par le ton jovial qui fait oublier la morosité initiale.
Le concerto N° 21 K467 est certainement le plus connu et le plus émouvant de par le second mouvement andante qui a été repris dans de nombreux films dont Elvira Madigan. L’élégance de ce concerto nous séduit de suite par la beauté de l’échange entre orchestre et piano dans l’allegro maestoso initial. Le ton élégiaque de l’andante nous charme par sa poésie, une sorte de nocturne dont la douloureuse pulsation nous touche au plus profond de nous-mêmes. Écoutez alors le grave des cordes bientôt rejointes par les bois et puis l’égrènement nostalgique des notes du piano. Ici Barenboim soliste et Barenboim chef d’orchestre ne font qu’un dans un équilibre parfait. C’est une œuvre éblouissante dont certains passages ont été repris dans « La Flûte Enchantée », ce qui laisse supposer une signification maçonnique de ce concerto, l’andante étant une référence au troisième degré de maître maçon. Le dernier mouvement allegro vivace assai nous ramène à la réalité après cet andante hors du temps.
Le concerto N° 22 K 482, moins connu est plus grave dès le début de l’allegro avant que l’andante nous touche par sa mélancolie dans le murmure des cordes. Il est à noter que ce concerto fut joué avec Mozart en soliste en 1785 lors de la création de l’oratorio « Esther » du compositeur Carl Ditters von Dittersdorf à Vienne, entre les différents actes. L’andante fut très souvent rejoué en bis par Mozart à la demande du public. C’est une œuvre grandiose où les cors et la clarinette se taillent une part importante dans l’orchestration.
Le concerto N° 23 K 488 débute par un allegro très classique bien rythmé dans sa plénitude suivi d’un adagio inoubliable qui a rendu ce concerto aussi populaire que le N° 21. D’une douceur inexorable ce mouvement à l’atmosphère dramatique et passionnée vous bouleverse à coup sûr. L’allegro final est beaucoup plus joyeux frôlant l’insouciance.
Le concerto N°24 K 491 se caractérise par une très riche instrumentation qui pourtant laisse une sensation de simplicité à l’écoute de l’allegro, lui même suivi d’un larghetto où l’équilibre entre orchestre et piano est remarquable. Composé en 1786, ce concerto fut particulièrement adoré de l’époque romantique.
Le concerto N°25 K 503 est une œuvre éblouissante, solennel dans son premier mouvement allegro maestoso. La suite possède une tonalité tragique avec un andante poétique et un final épique qui nous rapproche de la Symphonie Jupiter (N°41) ou le Quintette K 515.
Le concerto N°26 K 537 laisse le piano dominer largement l’orchestre avec un raffinement extrême dans les mélodies qui s’enchainent pour notre plaisir. Connu sous le nom de Concerto du Couronnement, il fut joué en 1788 pour le sacre de l’Empereur du Saint Empire Romain Germanique. (À noter que le concerto N°19 est aussi appelé « Du couronnement »).
Le concerto N°27 K 595 est tout ombré de mélancolie et l’on peut supposer à l’écoute que Mozart sent venir sa fin. Ce sera son dernier concerto pour piano achevé en janvier 1791. Le second mouvement larghetto semble sur un ton de confidence nous conduire au bord du gouffre, comme un adieu du compositeur, malgré un final virevoltant comme pour oublier l’inéluctable.
En résumé, ces huit concertos interprétés et dirigés par Daniel Barenboim constituent une page indispensable pour tout mélomane. Un coffret de 2 DVD magiques.


Les Jacarandas de Téhéran
Les Jacarandas de Téhéran
par Sahar Delijani
Edition : Broché
Prix : EUR 19,50

1 internaute sur 1 a trouvé ce commentaire utile :
3.0 étoiles sur 5 Misères et souffrances du peuple iranien avide de justice et de liberté.Témoignage., 31 mai 2014
Ce commentaire fait référence à cette édition : Les Jacarandas de Téhéran (Broché)
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DELIJANI SAHAR/ Les enfants du jacaranda

Sahar Delijani est née en 1983 dans une prison de Téhéran.
Ayant fui son pays elle a grandi en Californie, et est diplômée de l’Université de Berkeley. Elle vit à présent en Italie, à Turin.
« Les Enfants du Jacaranda » est son premier roman.
Ce récit concernant une période allant de 1983 à 2011 est très certainement largement autobiographique : on peut croire que Azar est la mère de l’auteur et met sa fille au monde en prison. Neda , cette enfant, est Sahar Delijani.
Le contexte à la prison d’Evin ressenti par Azar :
« Elle était à présent une étrangère, entourée de gens qui la considéraient comme une ennemie à soumettre et à vaincre, qui voyaient sa seule existence comme un obstacle à leur pouvoir, à leur vision du Bien et du Mal, à leur morale,. Des gens qui la haïssaient parce qu’elle refusait de considérer ce qu’ils proposaient comme son propre combat. Des gens qui voyaient en elle une adversaire parce qu’elle refusait de croire que leur Dieu puisse avoir toutes les réponses. »
Dans la première partie qui concerne la détention et l’accouchement de Azar , prisonnière pour ses idées politiques, on découvre aussi la vie quotidienne à Téhéran dès lors que les mollah ont pris le pouvoir en 1979 après avoir renversé le Shah.
« Tous les habitants au-dehors, portaient la peur comme une chaine, dans les rues, sous l’ombre familière de la montagne, triste et magnifique…La peur se faisait impalpable, on n’en parlait pas. Elle régnait sur tous, invisible et omnipotente. »
Tout le monde est espionné, toutes les conversations écoutées, toutes les allées et venues contrôlées, les filatures constantes. Une vie normale impossible. Tel est le contexte en ville et dans le pays.
Plus loin dans ce récit, la population fuit la ville en raison des bombardements, ne sachant pas si les maisons seront encore debout à leur retour.. Il faut se souvenir que de 1980 à 1988 a fait rage une guerre entre Iran et Irak.
Saddam Hussein, sachant que Khomeiny veut à tout prix le renverser en appelant les Irakiens à la révolte, devance l’ennemi et attaque l’Iran dès septembre 1980 avec l’appui des USA, de l’URSS et de la France. Un million deux cent mille victimes ! L’Iran sort vainqueur du conflit.
Au cours de ce récit émouvant concernant une période très dure pour la population et qui dure encore à ce jour, on fait connaissance avec un grand nombre de personnages évoluant sur trois générations qui ont plus ou moins directement eu affaire avec les autorités ; tortures, vexations, exécutions sommaires.
Sur la forme, je trouve que la construction laisse à désirer ; on se perd par moment dans ce récit avec beaucoup de personnages pas toujours bien décrits.
Quant à traduction, elle aussi laisse à désirer.
Et puis l’action est lente avec une écriture laissant dans son sillage trop de longueurs. Les scènes familiales, comme l’a dit un lecteur, sont trop répétitives, n’apportant pas toujours quelque chose d’essentiel à la trame dramatique de l’histoire.
Cela dit, je retiens essentiellement au fond l’extrême intérêt du témoignage poignant et saisissant relatant le vécu de personnages épris de liberté et de justice au cœur d’un pays où règne une tyrannie féroce et sanguinaire.
Un livre à lire assurément malgré quelques imperfections.
Dernier chapitre :
« Je ne pourrai jamais assez remercier ma mère, pour la nuit où elle est venue dans ma chambre et m’a dit : « Je vais tout te raconter ».


Concerti pour cor, pour trompette & pour orgue
Concerti pour cor, pour trompette & pour orgue
Prix : EUR 28,49

2 internautes sur 2 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 Trois concertos de belle facture., 29 mai 2014
Ce commentaire fait référence à cette édition : Concerti pour cor, pour trompette & pour orgue (CD)
Joseph Haydn (1732-1809) Concertos/The Academy of Ancient Music/Hogwood/
Haydn ne composa que peu de concertos. Il est surtout connu pour ses symphonies au nombre d’une centaine, ses sonates, ses messes, ses oratorios, ses trios, et ses quatuors.
Hormis ses deux concertos pour violoncelle qui sont très connus mais qui ne sont pas dans ce recueil, il a composé un concerto pour trompette qui est très célèbre (Hob.VIIe :3), lequel figure ici parmi trois concertos. Il fut la dernière composition orchestrale de Haydn et constitue le sommet de l’art du compositeur. L’andante notamment est d’une sublime beauté dans la simplicité du cantabile confié aux graves de la trompette. Malgré l’âge avancé de Haydn, on est face d’une composition pétulante et juvénile dans le finale.
Le concerto pour orgue (Hob.XVIII :1) fait partie d’un ensemble de six concertos pour orgue. Écrit en 1756, il s’agit d’une œuvre de jeunesse dans laquelle Haydn se cherche un style.
Le concertos pour cor (Hob.VIId :3) fut écrit en 1762. Haydn a alors acquis une certaine maturité et le développement avec amplitude et concision du premier mouvement allegro nous le montre de suite. Cet allegro est suivi d’un adagio d’une grande beauté, le cor assurant un cantabile extrêmement séduisant dans les graves. Le finale d’une grande richesse contrapuntique met en relief la virtuosité du soliste.
Un orchestre bien connu conduit par un C.Hogwood toujours aussi bon, et nous avons un excellent échantillon des concertos de Haydn.
Remarque sur ce commentaire Remarque sur ce commentaire (1) | Permalien | Remarque la plus récente : May 29, 2014 10:43 PM MEST


Intégrale Des Oeuvres Pour Piano
Intégrale Des Oeuvres Pour Piano
Proposé par moviemars-amerique
Prix : EUR 33,87

1 internaute sur 1 a trouvé ce commentaire utile :
5.0 étoiles sur 5 Une musique intimiste., 27 mai 2014
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Ce commentaire fait référence à cette édition : Intégrale Des Oeuvres Pour Piano (CD)
Gabriel Fauré (1845-1924)/ Œuvre intégrale pour piano/ 5 CD/Paul Crossley
L’œuvre pour piano de Fauré comprend 13 nocturnes, une série de pièces brèves opus 84, 13 barcarolles, 9 préludes, 4 impromptus, un thème et variations opus 73. 4 valses caprices, 3 romances sans paroles, une ballade et une mazurka.
Fauré qui fut l’élève de Camille Saint-Saens fut longtemps titulaire des grandes orgues de l’église de la Madeleine à Paris.
Sa musique se distingue toujours par la finesse de la mélodie, l’intimité et l’intériorité de l’expression.
Les Nocturnes sont des sortes de croquis intimes au style élégiaque avec quelques notes dramatiques, mais toujours dans la méditation. C’est un chemin introspectif en fait qui nous incite à la rêverie, tout dans l’émotion discrète.
Le nocturne N° 6 opus 63 est particulièrement évocateur en ce sens. C’est celui que je préfère avec le N°13 opus 119 qui lui aussi se joue tout en délicatesse et émotion retenue. Le nocturne N° 11 opus 104 traduit plutôt la souffrance intérieure et le N°12 opus 107 plutôt la fièvre et l’agitation de la pensée.
Le Barcarolles représentent une manière de journal intime. Le balancement des gondoles vénitiennes est constamment présent dans ces pièces au charme indicible. Fluidité et légèreté caractérisent la beauté subtile des Barcarolles.
J’ai personnellement un petit penchant pour l’opus 84, « Pièces brèves » que je trouve empreintes d’un charme par instant très proche de Chopin.
L’impromptu N°5 opus 102 et le Thème et Variations opus 73 font aussi partie des morceaux que j’écoute le plus.
5 CD de musique à écouter en se laissant aller à la méditation. Une musique éthérée et qui vous porte au delà du réel. Magnifique.


Les Mensonges
Les Mensonges
par Karen Perry
Edition : Broché
Prix : EUR 21,00

1 internaute sur 2 a trouvé ce commentaire utile :
4.0 étoiles sur 5 Beaucoup de mensonges pour notre plaisir ! Un bon moment de lecture !, 25 mai 2014
Ce commentaire fait référence à cette édition : Les Mensonges (Broché)
Commentaire d'un membre du Club des Testeurs Amazon (De quoi s'agit-il?)
Les Mensonges/Karen Perry
L’histoire : Harry est artiste peintre et Robin est architecte. Ils vivent à Tanger.
Le drame : Dillon leur fils disparaît lors d’un tremblement de terre et le corps ne sera pas retrouvé.
Ses parents ne pourront pas faire leur deuil et leur vie tourne à l’enfer jusqu’au jour où ils décident de rentrer en Irlande.
Et puis quelques années plus tard, Harry croit voir Dillon accompagné d’une femme dans une foule.
On imagine la suite. Recherche obsessionnelle avec en toile de fond la folie qui guette Harry.
Le moins que l’on puisse dire, c’est que toutes les promesses du quatrième de couverture ont été tenues : c’est une histoire qui vous accroche et ne vous lâche pas sur un rythme haletant avec des personnages bien campés, déchirés par des passions extrêmes et où l’amour filial n’est pas un vain mot.
Dans un style simple mais précis, Karen Perry tient son lecteur en haleine de la première à la dernière ligne. Ce n’est pas de la grande littérature, mais c’est diablement efficace.
La construction assez classique est intéressante avec un chapitre sur deux concernant Harry, le mari et Robin son épouse, avec le point de vue de chacun alternativement : l’impatience du lecteur est mise à rude épreuve et le suspense est quasi intolérable lorsque chacun des protagonistes est aux prises avec les événements qui se précipitent.
À noter quelques coquilles et fautes d’orthographes dans ce livre qui est une épreuve avant publication.
Un roman qui dès l’entame ne vous lâchera plus…


Berlioz : Requiem Op. 5 - Symphonie funèbre et triomphale, Op. 15
Berlioz : Requiem Op. 5 - Symphonie funèbre et triomphale, Op. 15
Prix : EUR 19,99

1 internaute sur 1 a trouvé ce commentaire utile :
5.0 étoiles sur 5 Une œuvre de visionnaire qui marque une époque., 23 mai 2014
Ce commentaire fait référence à cette édition : Berlioz : Requiem Op. 5 - Symphonie funèbre et triomphale, Op. 15 (CD)
Berlioz (1803-1869) /Requiem-Grande Messe des Morts/Symphonie funèbre et triomphale Op.15/London Symphony Orchestra/Sir Colin Davis/Philips
Certains ont dit que ce Requiem composé en 1837 n’était pas strictement de la musique religieuse, mais qu’il en avait le rayonnement visionnaire. Il est vrai que la masse orchestrale, (400 interprètes lors de la création !), minimise le côté liturgique recueilli au profit de l’emphase par moment paroxystique avec plusieurs centaines de voix, plus de cent cordes, vingt bois, douze cors, quatre ensembles de cuivre et huit paires de timbales ! Rien que cela !
De belles, douces et longues mélodies comme dans l’Offertorium et le Sanctus alternent avec des phases dramatiques comme dans le Tuba Mirum et le Lacrymosa.
Pour moins théâtral que soit cette Messe des Morts par rapport au Requiem de Verdi, il en émane cependant une puissance démesurée. Sir Colin Davis a bien su faire passer ce souffle apocalyptique, « ce frisson du Jugement Dernier » comme dit Alain Duault, qui caractérise l’œuvre. Des fanfares, des chœurs, écoutez le Dies Irae qui va vous faire trembler ! Et l’Agnus Dei qui va vous faire pleurer…
La Grande Symphonie funèbre et triomphale donne clairement dans la pompe monumentale. Écrite pour célébrer le dixième anniversaire de la Révolution de Juillet 1830, elle eut pour but de raviver les sentiments patriotiques du peuple. Berlioz voulait une marche terrible et désolée, suivie d’une oraison funèbre et d’un adieu adressé aux morts illustres. De fait, le style et l’écriture restent rattachés aux conventions de l’harmonie militaire. Exception faite à mon sens de l’Oraison Funèbre qui pour moi est le moment le plus émouvant de l’œuvre.
Remarque sur ce commentaire Remarques sur ce commentaire (5) | Permalien | Remarque la plus récente : Jun 12, 2014 5:03 PM MEST


Les Saisons Amusantes
Les Saisons Amusantes
Prix : EUR 20,90

4.0 étoiles sur 5 Étrange et plaisant., 22 mai 2014
Achat vérifié(De quoi s'agit-il ?)
Ce commentaire fait référence à cette édition : Les Saisons Amusantes (CD)
Nicolas Chédeville (1705-1782)/Les saisons amusantes/d’après Vivaldi/Palladian Ensemble/Linn
Voici une adaptation bien étrange des Quatre saisons de Antonio Vivaldi, avec une sorte de cornemuse appelée musette baroque, en plus des flûtes à bec, violons, violoncelles, théorbe, clavecin et une vielle à roue ! Le résultat est surprenant et l’on se prend à imaginer un Vivaldi installé en Écosse ou en Bretagne !
Nicolas Chédeville est né dans l’Eure en 1705. Il apprend vite le hautbois et la musette (cornemuse baroque), et devient aussi éditeur de musique. Neveu de louis Hotteterre, il appartient à une grande famille de musiciens.
Une curiosité plaisante donc que ce CD nous offrant des Quatre saisons revisitées, intercalées avec deux sonates également de Vivaldi, le tout à la mode pastorale. Sur des instruments rarement entendus.


Mendelssohn: Concertos
Mendelssohn: Concertos
Proposé par sellerfellafr
Prix : EUR 30,99

5.0 étoiles sur 5 Deux concertos très séduisants dont un sorti des oubliettes !, 21 mai 2014
Ce commentaire fait référence à cette édition : Mendelssohn: Concertos (CD)
MENDELSSOHN/BRUCH/CONCERTOS POUR DEUX PIANOS/KATIA ET MARIELLE LABÈQUE/SEMYON BYCHKOV/PHILHARMONIA ORCHESTRA/Philips
À l’époque romantique, les concertos pour deux pianos sont rares.
Mendelssohn (1809-1847) et Bruch (1838-1920) font exception.
Le jeune Mendelssohn composa son concerto à l’âge de 14 ans, (1923) tandis que Bruch composa le sien à 75 ans (1915) !
Donc, deux styles totalement différents et pourtant tous les deux très classiques. Celui de Mendelssohn plutôt inspiré de Mozart fut composé pour être joué par lui-même est sa sœur Fanny. Après un allegro vivace très mozartien, il faut écouter le sublime Adagio non troppo, une élégie entamée par les violons et reprise et développée par le piano. La fin du mouvement est plutôt du style Hummel ou Weber, tandis que l’allegro final d’une grande virtuosité est très mélodieux.
Disciple de Mendelssohn, Schumann et Brahms, Max Bruch entame son concerto par un andante sostenuto, sorte d’introduction très contrapuntique : on sent la musique de Bach qui ressurgit. Après un second et un troisième mouvement assez mélodieux, le finale éclate dans sa grande virtuosité.
L’histoire de ce concerto est assez étonnante. Joué une fois en 1915, il disparut totalement de la circulation. Du fait de sa transformation par certains interprètes en raison de sa difficulté d’exécution, il était devenu méconnaissable. Ce n’est qu’en 1971 que l’on redécouvrit le manuscrit authentique, mais celui ci avait été falsifié aussi. Le travail des musicologues permit en 1977 de rétablir le vrai concerto après des recherches complexes.
Un CD très intéressant proposant des œuvres parfaitement interprétées par les sœurs Labèque accompagnées par le Philharmonia Orchestra de Londres dirigé par Semyon Bychkov.


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