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Commentaires écrits par
Gerard Müller "médicactus" (Nouvelle Caledonie)
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Rachmaninov - Concertos pour piano nos 2 et 4
Rachmaninov - Concertos pour piano nos 2 et 4
Proposé par EliteDigital FR
Prix : EUR 18,95

5.0 étoiles sur 5 Nostalgie et virtuosité .Magnifique!, 21 mars 2015
Ce commentaire fait référence à cette édition : Rachmaninov - Concertos pour piano nos 2 et 4 (CD)
Sergei Rachmaninov (1873-1943)Concertos pour piano N°2 et 4/Vladimir Ashkenazy/Concertgebouw Orchestra/Bernard Haitink
Le concerto N°2 de Rachmaninov est certainement le plus célèbre des quatre qu’il a composés. Rappelez-vous c’était la musique du film « Brève rencontre ».
Dès les premières notes du premier mouvement moderato, on est transporté dans un monde romantique où alternent la gravité et la douceur, que le second mouvement adagio sostenuto vient confirmer par des mélodies d’un lyrisme émouvant.
Les thèmes se succèdent plus beaux les uns que les autres.
Le dernier mouvement allegro scherzando vous enflamme car c’est le feu qui dévore tout qui demande une virtuosité extrême.
Le concerto N°4 est moins souvent joué que le N°2. Dès la première en 1927, il fut critiqué pour sa longueur ce qui amena Rachmaninov à le revoir maintes fois.
Et pourtant il est d’une belle richesse mélodique dès l’allegro initial. C’est une œuvre où le piano et l’orchestre dialoguent à la perfection. La nostalgie qui émane du largo est touchante avant que l’allegro vivace final nous ramène à la réalité.
Une des plus belles interprétations de ces deux concertos que celle de Vladimir Ashkenazy.


Collection Classic Archive : Nathan Milstein (Bach / Beethoven / Brahms / Falla / Mozart / Novacek / Paganini)
Collection Classic Archive : Nathan Milstein (Bach / Beethoven / Brahms / Falla / Mozart / Novacek / Paganini)
DVD ~ Nathan Milstein

5.0 étoiles sur 5 Un des plus grands violonistes du XXé siècle., 20 mars 2015
NATHAN MILSTEIN/Récital de violon/Coll. Classic archiv Emi/DVD
Nathan Milstein est né à Odessa en Ukraine en 1904 et mort en 1992 à Londres.
Pour commencer cette première partie filmée à Londres en 1957, Nathan Milstein nous propose le délicieux adagio K 261 de Mozart en mi majeur.
Suit le Rondo K 373 de Mozart en ut majeur, une jolie mélodie entrainante et très dansante.
Puis deux caprices de Paganini qui requièrent une extrême virtuosité, le N°11 et le N°5 où Milstein s’emploie avec brio : absolument décoiffant !
Ensuite deux pièces de Manuel de Falla extraite de la Suite populaire espagnole, La Jota et Asturiana.
La seconde partie a été filmée en 1963 à Londres et comporte l’allegro aperto initial du concerto pour violon K 219 de Mozart. Milstein est accompagné du Philharmonia Orchestra. Un mouvement joyeux très célèbre que l’on a toujours plaisir à réécouter.
Fait suite le célébrissime allegro giocoso ma non troppo vivace final du concerto pour violon de Brahms op.77, avec encore le Philharmonia Orchestra. Magnifique moment de violon.
La troisième partie a été filmée à Paris en 1968. Elle débute avec les deux derniers mouvement de la sonate à Kreutzer op.47 de Beethoven, Adagio sostenuto/presto puis final presto, avec Georges Pludermacher au piano. Incontournable !
Arrive le moment tant attendu, la Chaconne de J.S.Bach, 5é mouvement de la Partita N° 2 en ré mineur BWV 1004, le morceau de bravoure que tous les violonistes rêvent de jouer un jour. C’est le chef d’œuvre absolu pour violon.
La quatrième partie filmée à Paris en 1963 débute avec le Prélude de la Partita N° 3 en mi majeur BWV 1006 de J.S.Bach. Un prélude bien connu des violonistes qui demande une grande concentration.
Pour finir ce concert, Milstein joue la Prière de Kreisler accompagné au piano par Joseph Seiger. Une mélodie au lyrisme délicat qui conclut ce très beau DVD.
Un livret fort intéressant accompagne ce DVD qui retrace brièvement la carrière de Milstein.


Mozart: Requiem with Colin Davis [Import USA Zone 1]
Mozart: Requiem with Colin Davis [Import USA Zone 1]
DVD ~ C Davis

5.0 étoiles sur 5 Un moment d'émotion , un grand moment., 20 mars 2015
Achat vérifié(De quoi s'agit-il ?)
Ce commentaire fait référence à cette édition : Mozart: Requiem with Colin Davis [Import USA Zone 1] (DVD)
WOLFGANG AMADEUS MOZART/ Requiem/Bavarian Radio Symphony/Sir Colin Davis/DVD
Le chef d’œuvre absolu, patrimoine de l’humanité que représente le Requiem de Mozart a été maintes fois enregistré.
La version que nous propose ici Sir Colin Davis est tout simplement époustouflante et son investissement personnel se ressent à chaque instant quand on le voit chanter avec les choristes tout en dirigeant.
Pas de pompe inutile, beaucoup de recueillement, d’émotion et de sobriété dans cette interprétation lumineuse et toute empreinte de ferveur comme pour faire passer un message spirituel.
Écoutez et donnez votre avis. Vous passerez un moment inoubliable.


1984
1984
par George Orwell
Edition : Poche
Prix : EUR 8,50

1 internaute sur 1 a trouvé ce commentaire utile :
5.0 étoiles sur 5 Quand la jouissance devient un acte politique ., 20 mars 2015
Ce commentaire fait référence à cette édition : 1984 (Poche)
1984/Georges Orwell
Publié en 1950, (et cette date il ne faut à aucun moment l’oublier en lisant), ce roman reste de nos jours un des chefs d’œuvre de la fiction socio-politique. Référence est faite à ce roman chaque fois que les libertés fondamentales sont remises en cause par un pouvoir un tant soit peu autoritaire.
Le pouvoir dictatorial d’Oceania (nouveau nom de l’association des états atlantiques, Amérique et Grande Bretagne) a placardé sur tous les murs du pays une grande photo de Big Brother dont le regard vous suit partout. Dans chaque domicile des télécrans du Parti surveillent ce que vous dites, faites et même pensez et la Police de la Pensée patrouille nuit et jour à la recherche des dissidents.
Les trois slogans du parti sont affichés en lettres énormes sur tous les bâtiments officiels :
LA GUERRE C’EST LA PAIX
LA LIBERTÉ C’EST L’ESCLAVAGE
L’IGNORANCE C’EST LA FORCE
Et puis comme exutoire pour brider l’agressivité du peuple, il y a Emmanuel Goldstein, l’Ennemi du Peuple qui durant deux minutes régulièrement illustre sur les télécrans les Minutes de la Haine. Le peuple entier crie et hurle sa haine.
Tout est fait pour créer par une sorte d’hypnose un étouffement délibéré de la conscience de chacun.
Winston Smith comme tous les citoyens prudents affiche constamment sur ses traits une expression de tranquille optimisme. Mais dès le début du récit on sent que ce citoyen a des arrières pensées libertaires. Et il n’est sans doute pas le seul.
Winston va entreprendre la rédaction d’un journal personnel tout en se demandant pour qui il va l’écrire : pour l’avenir ou pour le passé ?
Il faut savoir que Winston a une rude tâche professionnellement parlant : il participe à la falsification du passé et notamment des faits historiques. On dit plutôt selon les théories de l’Angsoc (socialisme anglais), rectification du passé !
« Ce processus de continuelles retouches était applicable non seulement aux journaux, mais aux livres, films etc…Jour par jour et presque minute par minute, le passé était mis à jour. On pouvait ainsi prouver avec documents à l’appui que les prédictions faites par le Parti s’étaient trouvées vérifiées. »
Tel est le travail du Commissariat aux Archives dont dépend Winston.
Dans ce monde, il n’y a pas d’amis mais seulement des camarades, lesquels ne reculent avec zèle devant aucune forme de délation. La punition suprême est la vaporisation : à terme, vous n’avez jamais existé.
Quatre ministères gèrent Océania : celui de la Paix qui s’occupe de la guerre, celui de la Vérité qui s’occupent des mensonges, celui de l’Amour qui s’occupe de la torture, celui de l’Abondance qui s’occupe de la famine. Voilà l’aspect cynique de la double-pensée.
La nouvelle langue, novlangue, dont le dictionnaire est chaque jour amputé de mots séditieux a pour but de restreindre les limites de la pensée et de la conscience.
Autre point important : l’acte sexuel accompli avec succès, donc avec plaisir, est un acte de rébellion. Le désir est un crime de la pensée.
Donc la jouissance est une victoire contre le Parti, un acte politique.
L’espoir viendra-t-il des prolétaires, caste rejetée hors du système et qui vit dans une extrême précarité ? Ou bien de O’Brien, un collègue qui ne ressemble pas aux autres ? Ou bien de Julia, la fille aux cheveux noirs qui commet un sacrilège en faisant parvenir un billet à Winston. Elle y a écrit en prenant tous les risques : Je t’aime !! Ne serait-ce pas un piège en fait ?
Winston réalise qu’il est sur une voie hétérodoxe : en effet il a commencé par avoir des pensées subversives, puis des mots en rédigeant un journal et il passe aux actes rien qu’en acceptant discrètement le billet de Julia ; ce qui aura de lourdes conséquences.
On peut lire dans la seconde moitié du roman une fine analyse socio-politique générale, mettant en avant le constat qu’il existe trois groupes humains, à savoir les nantis ou groupe supérieur dont le but est de rester en place, ceux qui ne le sont pas encore ou groupe moyen, qui a pour objectif de changer de place avec le groupe supérieur, et les prolétaires ou groupe inférieur dont le but est d’abolir toute distinction et de créer une société dans laquelle tous les hommes seraient égaux. Ce thème développé tout au long du chapitre IX est particulièrement intéressant.
Winston va suivre cet appel libertaire qu’il ressent au fond de lui et ce chemin va le conduire aux confins de l’horreur, dans un suspense digne des plus grands thrillers.
Un livre inoubliable rappelant que les foules ont une capacité inouïe à absorber n’importe quel mensonge pourvu qu’on le lui répète de façon incessante et pendant assez longtemps. Rappelant aussi que le négationnisme guette toujours une civilisation et que la falsification des faits historiques nous menace nous aussi. Enfin la création d’un ennemi commun à haïr pour cimenter un peuple.
Il faut garder présent à l’esprit qu’à l’époque où G.Orwell écrivit son roman, l’informatique n’existait pas. Si en 1930 Gödel a défini le premier codage numérique, il a fallu attendre 1960 pour que naisse le langage informatique avec Schutzenberger et le premier algorithme d’unification de Robinson en 1965.
Imaginons un instant ce qu’aurait pu devenir ce roman et le pouvoir de Big Brother avec l’outil informatique.
Enfin pour la petite histoire, il peut être utile de savoir que Orwell s’est inspiré du personnage de Staline pour en faire un Big Brother.
Il faut aussi mettre au crédit d’Orwell son immense talent pour donner du charisme à ces personnages, que ce soit Winston, Julia ou O’Brien., des personnages complexes et intéressants.
Ce très beau livre, assez dur et cruel, résonne comme un hymne à la liberté, qu’elle soit de pensée, d’expression ou d’action.

"Que peut-on, pensa Winston, contre le fou qui est plus intelligent que vous, qui écoute volontiers vos arguments, puis persiste simplement dans sa folie?"

l
Remarque sur ce commentaire Remarques sur ce commentaire (2) | Permalien | Remarque la plus récente : Apr 13, 2015 2:25 PM MEST


Scarlatti-Avison-12 Concerti G
Scarlatti-Avison-12 Concerti G

5.0 étoiles sur 5 Avison nous offre Scarlatti en transcription concertante., 18 mars 2015
Ce commentaire fait référence à cette édition : Scarlatti-Avison-12 Concerti G (CD)
Charles Avison (1709-1770) 12 concerti grossi d’après Domenico Scarlatti (1685-1757)/Academy of St Martin in the Fields/Sir Neville Mariner
Les douze transcriptions musicales contenues dans ce double album sont une parfaite réussite tant du point de vue de la transcription elle-même que de l’interprétation très « british » proposée par Sir Neville Marriner de l’œuvre de Domenico Scarlatti écrite pour clavecin.
Douze concertos de quatre mouvements chacun selon le modèle corellien.
Avison a parfaitement su enrichir de façon très subtile la partition originelle de Scarlatti dans le domaine de l’harmonie et de l’amplification des thèmes. Ces concertos offrent un ton général moins enjoué que les sonates pour clavecin du maitre napolitain. Les largo et adagio sont d’une grande beauté teintée d’une tendre mélancolie.
On peut admirer le talent de Charles Avison qui a su mettre beaucoup de charme dans ces transcriptions très agréables à écouter.
Un excellent album magistralement enregistré en 1978 et à avoir dans toute discothèque.


Beethoven : les 10 Sonates pour violon et piano
Beethoven : les 10 Sonates pour violon et piano
Prix : EUR 31,86

1 internaute sur 1 a trouvé ce commentaire utile :
5.0 étoiles sur 5 Quand violon et piano se rencontrent pour créer des chefs d'œuvre, 17 mars 2015
Ce commentaire fait référence à cette édition : Beethoven : les 10 Sonates pour violon et piano (CD)
Ludwig Van Beethoven/Les 10 Sonates pour violon et piano/Petr Messiereur/Stanislas Bogunia
Ces dix sonates composées entre 1796 et 1812 explorent avec bonheur les ressources offertes par la rencontre du violon et du piano qui sont deux instruments évoluant dans deux mondes très différents.
Au terme de cette conjonction sont nés deux chefs d’œuvre incontournables, la Sonate N°9 op. 47 dite à Kreutzer et la sonate N°5 op.24 dite Le Printemps.
Mais n’oublions pas la sonate N°10 op.96 dont l’adagio espressivo tout empreint d’un lyrisme onirique est d’une beauté inoubliable. Et que dire de l’adagio de la sonate N°6 op.30 qui exprime bien les balancements de l’âme qui souffre.
L’association de Messiereur (premier violon du quatuor Talich) et Bogunia n’est plus à vanter tant ces deux virtuoses se complètent à merveille, dans la sobriété et la sincérité.
Dans le finale véhément de la sonate à Kreutzer, presto, ils montrent tout leur talent et nous emportent dans la tourmente avec délice. De même dans le premier mouvement du Printemps, allegro, le violon de Messiereur nous offre un moment exquis et joyeux comme le début du printemps.
Un très beau coffret de 3 CD nous proposant la version de référence de ces 10 sonates.
Avec une notice détaillée pour chaque sonate, ce qui est un plus intéressant.


Beethoven: Triple Concerto. Sonate n° 17
Beethoven: Triple Concerto. Sonate n° 17
Proposé par Funkingdom
Prix : EUR 34,80

5.0 étoiles sur 5 Trois grands solistes dirigés par Karajan., 16 mars 2015
Ce commentaire fait référence à cette édition : Beethoven: Triple Concerto. Sonate n° 17 (CD)
Beethoven (1770-1827)/Triple concerto op. 56, avec Sviatoslav Richter, David Oistrakh, Mstislav Rostropovich et le Berliner Philharmoniker dirigé par Karajan.//Sonate pour piano N°17 op.31 La Tempête par Sviatoslav Richter.
Sans conteste, c’est un de mes disques préférés.
Ce triple concerto est pour moi une œuvre majeure incontournable. Par l’originalité de sa structure, il n’est pas sans rappeler les symphonies concertantes du XVIIIé siècle. Cette œuvre peut être interprétée par un trio, ce qui n’est pas le cas ici, ou par trois individualités ce qui est le cas. Mais alors, quelles individualités !!!On ne peut faire mieux ! Le discours de chacun reste clair et les nuances parfaitement à propos, emmené par un orchestre haut de gamme dans les tutti.
Il faut reconnaître que c’est le violoncelle qui assume le rôle de leader thématique ce qui n’est pas pour me déplaire, les deux autres instruments répondant avec docilité et charme.
L’allegro initial est très beethovénien. Lui succède un largo somptueux de raffinement et d’intimité, tout en conservant une belle ampleur. Le Rondo alla polacca qui clôt ce concerto emporte tout sur un ton trépidant et triomphal.
La Sonate N°17 est une de mes préférées aussi. Richter est une référence.


Le boucher
Le boucher
par Alina Reyes
Edition : Poche
Prix : EUR 4,70

1 internaute sur 1 a trouvé ce commentaire utile :
3.0 étoiles sur 5 Légèrement érotique et bien écrit., 15 mars 2015
Ce commentaire fait référence à cette édition : Le boucher (Poche)
Le boucher/Alina Reyes
Un succube boucher courtise et guigne avec force insistance la toute jeunette caissière d’un été, étudiante aux beaux-arts, en vue de quelque schibboleth libidinal.
Que ne tenterait notre boucher pour gagner l’empyrée amatoire de ses rêves ?
Troublée la petite dont la sexualité s’éveille, va succomber au charme dévastateur de l’homme de l’art dont le geste et le verbe ne laissent place à nulle ambigüité.
L’oaristys d’un genre un peu cru se poursuit jusqu’au jour où notre belle caissière, la narratrice soit dit au passage, ruisselante de cyprine rejoint sous la douche notre boucher : alors démarre un exquis marathon libertin et la petite découvre peut-être ses premières images ithyphalliques.
Le dialogue se poursuit riche en postures jusqu’à l’épectase partagée.
Dans style assez cru mais néanmoins poétique, très charnel, sauvage parfois et bien tranchant, l’auteur nous offre un petit récit qui procure quelques sueurs.
Oui, bien sûr quelques scènes manquent de finesse, mais parfois dans le feu de l’action on n’est pas à même de prendre des pincettes.
« On a beau voir et voir, que sait-on, quand on a le goût du mystère ? »
Pour les amateurs d’un érotisme très charnel, un petit récit d’aventures bien écrit.
Remarque sur ce commentaire Remarques sur ce commentaire (3) | Permalien | Remarque la plus récente : Mar 17, 2015 11:42 AM CET


L'Art d'avoir toujours raison
L'Art d'avoir toujours raison
par Arthur Schopenhauer
Edition : Poche
Prix : EUR 2,60

5.0 étoiles sur 5 Ah ! l'Éristique ! Un art de vivre !, 15 mars 2015
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Ce commentaire fait référence à cette édition : L'Art d'avoir toujours raison (Poche)
L’Art d’avoir toujours raison ou la Dialectique éristique/Schopenhauer
C’est là un petit livre d’une centaine de pages extrêmement intéressant, relativement facile à lire, une mine de trouvailles pour tenir une discussion en étant toujours en position de force.
Celui qui débat en règle générale ne se bat pas pour la vérité objective, mais pour défendre sa thèse. D’où l’idée que la vérité objective et sa validité dans le débat sont deux choses bien distinctes. Ce point posé l’auteur nous instruit de tout un système de propositions et un arsenal de stratagèmes.
Exemple : pratiquer l’extension, c’est à dire étirer l’affirmation de l’adversaire au-delà de ses limites naturelles, l’interpréter de la façon la plus générale possible, la prendre au sens le plus large possible et l’exagérer. Par contre, réduire la sienne au sens le plus restreint qui soit, dans les limites les plus étroites possibles. Car plus une affirmation devient générale, plus elle est en butte aux attaques.
Autre truc : quand on veut arriver à une conclusion, il ne faut pas la laisser prévoir.
Il est toujours utile aussi de mettre l’adversaire en colère en le provoquant.
L’auteur après avoir évoqués 38 stratagèmes en vient à quelques réflexions comme celle-ci qui est bien d’actualité :
« L’exigence de vérité apparaît comme le cadet des soucis de la plupart des hommes, particulièrement des politiques comme des hommes de communication. »
Un excellent opuscule que je recommande et qui peut être un bon livre de chevet pour ceux qui ont goût pour la dispute, au sens premier du terme.


Un homme en fuite
Un homme en fuite
par Patrick Poivre d'Arvor
Edition : Broché
Prix : EUR 19,00

2 internautes sur 3 ont trouvé ce commentaire utile 
3.0 étoiles sur 5 Vers une redemption., 14 mars 2015
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Ce commentaire fait référence à cette édition : Un homme en fuite (Broché)
Un homme en fuite/Patrick Poivre d’Arvor
Aurélien Desmaroux est un chirurgien respecté et admiré dans la bonne ville de Tours jusqu’au jour où sur un coup de fatigue il se laisse aller à prendre un petit armagnac un matin avant d’opérer à l’hôpital un jeune enfant touché par une malformation cardiaque.
Suite à un malaise dû à la fatigue le docteur Desmaroux s’effondre en pleine opération. Le petit Arthur décède. L’enfer commence pour la famille de l’enfant et pour Aurélien.
La honte le poursuit. Sa vie conjugale n’étant d’ailleurs pas au beau fixe depuis quelques temps, perdant la tête il fuit à Bordeaux pour tenter de se rendre utile chez les Nez Rouges, cette association qui se charge d’accompagner par le jeu et le rire, dans un cadre hospitalier, les jeunes enfants atteints de maladies incurables.
De rencontres en rencontres, il va connaître des hauts et des bas pour tenter de se reconstruire.
Patrick Poivre d’Arvor signe là un bon roman plein d’humanisme et de tendresse, même si Aurélien n’attire pas toujours notre sympathie. C’est ce qui fait la qualité du récit : l’homme et son indécision, ses hésitations et sa fuite compréhensible mais blâmable. L’homme qui peut être lâche mais aussi admirable.
Remarque sur ce commentaire Remarques sur ce commentaire (6) | Permalien | Remarque la plus récente : Mar 17, 2015 12:14 PM CET


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