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Contenu rédigé par Gerard Müller
Classement des meilleurs critiques: 80
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Commentaires écrits par
Gerard Müller "médicactus" (Nouvelle Caledonie)
(MEMBRE DU CLUB DES TESTEURS)    (TOP 100 COMMENTATEURS)   

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Palestrina: Missa Aeterna Christi munera / Lassus: Domine ne in furore tuo By Bruno Turner (Conductor),,Pro Cantione Antiqua (Performer) (1993-09-07)
Palestrina: Missa Aeterna Christi munera / Lassus: Domine ne in furore tuo By Bruno Turner (Conductor),,Pro Cantione Antiqua (Performer) (1993-09-07)

5.0 étoiles sur 5 Deux maîtres de la polyphonie sacrée au XVIé siècle., 10 mars 2016
Giovanni Pierluigi da Palestrina (1525-1594)/Missa Aeterna Christi munera/3 Motets.
Orlando de Lassus (1532-1594)/3 Motets/Domine ne in furor tuo.
Pro Cantione Antiqua/Bruno Turner
Palestrina est né près de Rome et Lassus à Mons en Belgique.
Palestrina s’installa à Rome et Lassus à Munich. Descendants musicaux de Josquin Desprez, ils connurent une immense célébrité.
Palestrina fut le maître du contrepoint lyrique et Lassus de l’harmonie.
La radieuse sérénité de la musique de Palestrina est particulièrement sensible dans ses messes au nombre de 104.
La Missa Aeterna est un hymne en l’honneur des apôtres. Publiée en 1590, elle se caractérise par sa simplicité.
Les trois motets qui suivent ne sont pas strictement liturgiques. Lyriques, élégants, ce sont des pièces plus anciennes que la Missa Aeterna.
Lassus a énormément composé : 2000 pièces sont répertoriées, dans des genres assez divers. Après avoir beaucoup voyagé, de Mons à Mantoue, de Palerme à Milan, Naples et Rome puis Anvers, il s’établit à Munich à la cour du Duc de Bavière en 1556.
Domine ne in furor tuo est un psaume de pénitence qui fut publié en 1584 mais composé 25 ans plus tôt à l’usage privé du duc Albert de Bavière. Il s’agit d’une polyphonie très pure.
Le motet à six voix « O mors quam amara est » fut publié en 1564 à Paris : le climat y est plus sombre et austère.
Dans les deux autres motets le ton est plus libre ; « Ave Regina caelorum » est une miniature de 3 minutes pour quatre voix. Un moment exquis ! Six voix pour le Salve Regina de 4 minutes, d’une grande douceur.
Bruno Turner et son ensemble vocal font merveille dans ce CD enregistré en 1975.


Giovanni Pierluigi da Palestrina : Messes
Giovanni Pierluigi da Palestrina : Messes
Prix : EUR 20,74

5.0 étoiles sur 5 Des chants célestes., 10 mars 2016
Ce commentaire fait référence à cette édition : Giovanni Pierluigi da Palestrina : Messes (CD)
Giovanni Pierluigi da Palestrina (1525-1594)/Missa Brevis/Missa Nasce la gioja mia/The Tallis Scholars/Peter Phillips
Palestrina est né près de Rome et a vécu toute sa vie à Rome.
Dès son jeune âge il fut choriste à la Basilique Sainte Marie Majeure. Puis il devint organiste et Maître de Chapelle.
En 1550, il rejoint les États Pontificaux et devient directeur de musique à la Basilique Saint Pierre.
Il est le premier italien à composer des messes polyphoniques.
Auteur de 600 motets, d’une dizaine de madrigaux profanes et d’une centaine de messes, il nous a laissé ces deux magnifiques messes qui font l’objet de ce CD.
Malgré son titre, la Missa Brevis dure plus de vingt minutes et c’est une des messes les plus sonores avec quatre parties distinctes chantées par deux sopranos, un alto, deux ténors et une basse.
Publiée en 1570, elle connut un immense succès.
Le madrigal Nasce la gioja mia de Giovanni Leonardo Primavera ( 1540-1585) est le point de départ profane de la Messe Nasce la Gioja mia de Palestrina, le choix d’une pièce profane comme source d’inspiration étant exceptionnel chez Palestrina.
La Messe elle-même est une œuvre majeure par la longueur des phrases. Deux sopranos, un alto, deux ténors et une basse interprètent cette belle composition.


Violin Concertos-Violinkonzerte-Concertos Pour Violon N 1 & 2
Violin Concertos-Violinkonzerte-Concertos Pour Violon N 1 & 2

5.0 étoiles sur 5 Une version inégalée du concerto N°1., 8 mars 2016
Ce commentaire fait référence à cette édition : Violin Concertos-Violinkonzerte-Concertos Pour Violon N 1 & 2 (CD)
Niccolo Paganini (1782-1840)/Concertos pour violon N°1 & 2 / Sir Yehudi Menuhin/Royal Philh. Orch./Alberto Erede (1961)
Un concerto N°1 vertigineux requérant une virtuosité phénoménale, dans lequel l’interprète doit savoir être funambule et poète, ce que réussit bien sûr avec le talent qu’on lui sait le très grand Sir Yehudi Menuhin. Après un allegro initial plein d’allant, vient un adagio espressivo empreint d’un lyrisme éperdu et merveilleux que le rondo finale vient couronner, un rondo d’acrobate. Staccatos et pizzicati se succèdent diaboliquement. Cette version hallucinante de Menuhin est sans égale au dire des musicologues.
Le concerto N°2 est remarquable par la discrétion de l’orchestre toute la passion étant exprimée par le violon seul. C’est le rondo final qui retient le plus l’attention par les acrobaties auxquelles doit se livrer l’interprète.
Un CD indispensable.


Paganini : 24 Caprices
Paganini : 24 Caprices

2 internautes sur 2 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 Fabuleux !Éblouissant ! Phénoménal !, 8 mars 2016
Ce commentaire fait référence à cette édition : Paganini : 24 Caprices (CD)
Niccolo PAGANINI (1782-1840)/24 Caprices pour violon/Alexander Markov
Tous les qualificatifs les plus extravagants et les plus flatteurs peuvent être attribués à ces compositions qu’Alexander Markov a su sublimer comme l’avait fait plus tôt Itzhak Perlman et bien d’autres.
Une virtuosité hors du commun est requise pour interpréter ces Caprices qui mettent en valeur toutes les possibilités insoupçonnables du violon.
Ces Caprices ont par ailleurs souvent été repris par d’autres compositeurs sous forme de thème et variations, comme Chopin, Schumann, Liszt, Brahms et Rachmaninov.
Ils sont considérés comme un critère de la maîtrise d’un violoniste et font partie du répertoire de tout concours de violon.
Un grand moment de violon pur.
Le contenu de ce CD existe aussi en DVD.


Une colère noire : Lettre à mon fils
Une colère noire : Lettre à mon fils
par Ta-nehisi Coates
Edition : Broché
Prix : EUR 17,00

4 internautes sur 4 ont trouvé ce commentaire utile 
3.0 étoiles sur 5 Un texte dur et lucide, sans concession., 7 mars 2016
Ce commentaire fait référence à cette édition : Une colère noire : Lettre à mon fils (Broché)
Une colère noire/Lettre à mon fils/ Ta-Nehisi Coates/National Book Award 2015
Cette colère noire, c’est la lettre terrible d’un père de race noire à son fils de race noire. C’est un cri de douleur face à l’injustice.
Une colère froide.
Une rage.
La liste est longue des « bavures » policières à l’encontre des Noirs aux USA. Lucide et désespérée : telle est cette lettre qui vise à ouvrir les yeux à son fils à qui il explique que dans ce pays, la « sécurité » est une valeur supérieure à la justice, peut-être même la valeur ultime, et la destruction du corps noir est une tradition, un héritage. Il lui rappelle l’esclavage qui implique le viol, qui répété avec régularité en devient industriel, que les Blancs ont oublié l’ampleur du vol qui les a enrichis, et que la grande division de la société ne se fait pas entre riches et pauvres, mais entre Blancs et Noirs. »
Suite à l’assassinat incroyable par un policier de Prince Jones, il déclare :
« Ma peur se transforma en une rage qui me consumait ; m’anime encore aujourd’hui et dont le feu brûlera sans doute en moi pour le restant de mes jours. »
L’auteur est journaliste et s’adresse à ce fils aimé sans détour en lui montrant que le Rêve américain n’est pas pour lui ni les autres Noirs. La race noire après avoir connu l’esclavage, est aujourd’hui pillée, violentée, persécutée.
« L’Amérique blanche est une sorte de syndicat, déployé pour protéger son pouvoir exclusif de domination et de contrôle sur nos corps. Parfois ce pouvoir est direct (lynchage), parfois il est insidieux (discrimination). »
La découverte de la France - ce pays initialement judéo-chrétien de race blanche qui accueille les étrangers depuis toujours -, avec sa femme et son fils est un choc pour l’auteur : c’est le passage détente du livre.
On apprend au cours de cette lecture si on l’a oublié, que l’Europe a contribué au sous développement de l’Afrique depuis longtemps : le commerce triangulaire en est la cause première. Le voyage des Noirs de l’Afrique vers l’Amérique se passait ainsi : dans une première étape ; les bateaux chargés de marchandises quittaient l’Europe pour l’Afrique où les marchandises étaient échangées contre les esclaves vendus par leur chefs de tribus. À leur arrivée en Amérique les esclaves étaient échangés alors vendus ou échangés contre des matières premières et les bateaux revenaient en Europe bien chargés.
Un texte sans complaisance. Dur. Bien écrit par un écorché vif qui vit sa négritude à fleur de peau. Aucune concession. Aucune indulgence. Un texte qui ne laisse aucune place ni au compromis ni à l’espoir.

Au chapitre des reproches, ce sont les nombreuses références à des faits et des personnages que nous ne connaissons pas forcément et les annotations en fin de livre au lieu des bas de page, ne sont pas pratiques.
Par ailleurs, l’analyse du « racisme » en tant que phénomène sociologique est inexistante ou presque.
En bref, un livre intéressant, utile, malgré ses insuffisances, qui nous rappelle que chaque pays a ses problèmes de population, même quand il n’y a pas de réfugiés à leurs frontières. La plus grande puissance démocratique du monde est toujours en proie à l’injustice et la ségrégation malgré la présence d’un Noir aux plus hautes fonctions de l’état.


Orff:Carmina Burana
Orff:Carmina Burana
Proposé par Japan-Select
Prix : EUR 20,07

1 internaute sur 1 a trouvé ce commentaire utile :
3.0 étoiles sur 5 Pour les amateurs., 5 mars 2016
Ce commentaire fait référence à cette édition : Orff:Carmina Burana (CD)
Carl Orff (1895-1982) /Carmina Burana/Orch Symph de Montréal/Charles Dutoit
Carmina Burana est une vaste cantate scénique inspirée de textes médiévaux alternant la joie et l’angoisse. C’est une œuvre puissante, lancinante, assez simple dans sa structure. On a parlé de grandeur barbare pour cette musique, de picaresque et de sensationnel. C’est une musique qui a vite conquis le public.
Personnellement, je ne suis pas très sensible à cette musique que je n’écoute pas souvent.


Symphonies N.1 & 2
Symphonies N.1 & 2
Prix : EUR 23,00

1 internaute sur 1 a trouvé ce commentaire utile :
5.0 étoiles sur 5 Deux symphonies moins connues de Beethoven., 5 mars 2016
Ce commentaire fait référence à cette édition : Symphonies N.1 & 2 (CD)
Ludwig Van Beethoven (1770-1827) Symphonies 1 & 2/Herbert von Karajan /Berliner Philharmoniker.
Composée en 1800, la première symphonie fut jouée à Vienne pour la première fois et très bien accueillie, apportant des idées nouvelles.
Les très belles mélodies sont nombreuses et l’instrumentation riche.
Le modèle est encore mozartien et proche de Haydn, c’est à dire d’une composition très classique.
Après un premier mouvement mélodieux et rythmé, vient un andante cantabile lumineux auquel succède un menuet assez particulier déjà la marque de Beethoven, et un finale vient conclure gaiement et de façon bouillonnante cette belle symphonie.
Dans la seconde symphonie, composée en 1802, on observe d’abord une introduction lente adagio d’une belle amplitude avant qu’un allegro con brio impétueux ne vienne surprendre par sa hardiesse. Le second mouvement larghetto, un moment lyrique et magique, est suivi d’un scherzo brillant puis un finale puissant.
Karajan et le Berliner Philharmoniker apportent la perfection dans cette interprétation de deux symphonies parmi les moins connues de Beethoven.


Du côté de Canaan
Du côté de Canaan
par Sebastian Barry
Edition : Poche
Prix : EUR 7,70

5.0 étoiles sur 5 Des vies brisées mais aussi de l'amour et de la tendresse., 2 mars 2016
Achat vérifié(De quoi s'agit-il ?)
Ce commentaire fait référence à cette édition : Du côté de Canaan (Poche)
Du côté de Canaan/Sebastian Barry
Un livre bouleversant : je suis abasourdi au moment de refermer ce très beau roman qui aborde notamment la vie dure que connurent les Irlandais émigrant aux Etats-Unis à la fin du XIX é et au début du XXé siècle.
Que de drame ! Que de tendresse ! Que d’émotion tout au long de ce récit fait par Lilly Bere âgé de 89 ans qui se souvient.
Du fond de sa petite ville des Etats-Unis, elle compte les jours d’après. D’après la mort de son petit fils, Bill, qui s’est suicidé à l’âge de 19 ans, de retour de la Guerre du Golfe au Koweit.
Chaque jour Lilly se remémore le lointain passé d’abord et puis plus près.
Fille de James Patrick Dunne et de Cissie morte à sa naissance, elle est élevée par son père chef de la police de Dublin au service de Sa Majesté la reine d’Angleterre. Nous sommes bien avant l’indépendance de l’Irlande.
« Il était l’ennemi de la nouvelle Irlande, ou de ce qui est devenu l’Irlande actuelle…Il ne doit pas être inscrit dans le livre de la vie, mais jeté dans l’étang de feu, son nom ne doit pas être prononcé…Mais je n’ai reçu de lui que de la bienveillance. »
Son enfance à Dublin est assez misérable, et son père n’a pas choisi peut-être le bon camp. Les mouvements indépendantistes sont très actifs et la violence règne.
Son frère chéri, Willie est tué lors da Première Guerre Mondiale.
Un des mémorialistes de sa disparition revient de France est raconte la mort de Willie : c’est Tagd Bere, qui va peu à peu se rapprocher de Lilly. Lui aussi n’a pas choisi le bon camp et il risque sa vie. La menace se précise.
Le père de Lilly leur conseille de quitter l’Irlande.
Tadg et Lilly partent aux États –Unis et débarque à New-York puis Chicago.
Chicago : c’est là que le destin attend Lilly, âgée de 19 ans et Tadg à la veille de se marier. Un destin fait de drames successifs, de vies dévastées, de violence mais aussi d’amour et de tendresse.
Plus tard, longtemps au service de Madame Wolohan comme employé de maison et cuisinière, elle fait la connaissance de M. Nolan, l’homme à tout faire de la propriété. Un homme étrange qui prend soin d’elle et qui semble détenir un lourd secret.
Sebastian Barry fait partie des grands écrivains irlandais de notre époque. Né à Dublin en 1955, il a obtenu de nombreux prix, notamment pour « Le testament caché » que j’ai commenté par ailleurs. Auteur d’un très beau style parfaitement maîtrisé pour se mettre dans le personnage de Lilly, 89 ans, S.barry nous offre là un roman émouvant et inoubliable, l’histoire de Lilly, cette femme qui a connu cinq guerres et tant de drames.
« …Et à présent le pays s’étalait devant lui, devant nous, tel un somptueux Canaan. » (Lilly et Tadg arrivant à Chicago, pleins d’espoir !)
Et le 17 é jour après la mort de Bill, Lilly ne peut se consoler :
« Les arbres étaient solennels, couverts de feuilles et majestueux, et le soleil ruisselait sur eux comme un liquide ou une chose qu’on peut toucher…Le soleil se déplaçait dans les arbres comme un vent doré. Il était habité par des choses humaines, des murmures, des bribes de conversation, des histoires du passé, et par l’avenir neutralisé…On descendait son corps dans le cercueil verni aux veines de chênes peintes sur le pin, donnant l’illusion d’un bois plus noble sur le bois honnête et véritable. On le descendait en terre… »


Profession du père: roman
Profession du père: roman
par Sorj Chalandon
Edition : Broché
Prix : EUR 19,00

4.0 étoiles sur 5 Les coups, les mensonges, la peur: itinéraire d'un enfant perdu., 28 février 2016
Ce commentaire fait référence à cette édition : Profession du père: roman (Broché)
Profession du père/ Sorj Chalandon

Le thème : Émile Choulans, au moment de le conduire à sa dernière demeure, se souvient de ce père incroyable, qui avait tout fait, tout connu et qui voulait tuer le traître de Gaulle pour avoir abandonné l'Algérie.
Un père mythomane, cruel, psychopathe, violent, tyrannique, auprès d'une mère soumise : une famille de trois personnes, sans ami, vivant recluse avec ses fantasmes entretenus par le père. Emile craint tellement son père et ses lubies qu'il l'admire et le suit dans ses délires.
La forme : Sorj Chalandon reste un merveilleux conteur : dans un style simple mais puissant et percutant, il évoque pour nous ce qui a certainement une connotation autobiographique. C'est un récit effroyable de cruauté physique et mentale comme pour exorciser une période terrible de son enfance et de son adolescence, que nous livre ici Sorj Chalandon.
Après « Retour à Killibegs », "La légende de nos pères", "Une promesse" et « Mon traître » que j'ai commentés par ailleurs, on retrouve ici un bel et grand écrivain qui sait nous tenir en haleine dans cette descente aux enfers, où la tendresse n'est pas absente, loin de là, jusqu'au point d'interrogation final.


Le principe
Le principe
par Jérôme Ferrari
Edition : Broché
Prix : EUR 16,50

2 internautes sur 2 ont trouvé ce commentaire utile 
3.0 étoiles sur 5 Je n'ai pas de certitude quant à mon jugement de ce livre., 28 février 2016
Achat vérifié(De quoi s'agit-il ?)
Ce commentaire fait référence à cette édition : Le principe (Broché)
Le Principe/Jérôme Ferrari
Avant de commenter ce « roman » de Jérôme Ferrari, il convient de bien préciser ce qu'est le « principe ».
En physique quantique dont Max Planck est le concepteur principal avec Heisenberg, partie de la physique qui décrit le comportement des atomes et des particules, le principe d'incertitude (ou d'indétermination) de Heisenberg énoncé en 1927 explique formules mathématiques à l'appui que la position et la quantité de mouvement, les deux variables complémentaires d'une particule, ne peuvent être connues simultanément. Formulée différemment, cette relation d'incertitude peut s'écrire ainsi : la vitesse et la position d'une particule sont liées (relation) de telle sorte que toute précision dans la mesure de l'une entraine une indétermination proportionnelle et parfaitement quantifiable, dans la mesure de l'autre. Il faut choisir ! Si l'on choisit de déterminer exactement la position, le concept de vitesse est dépourvu de sens précis. Ce qui induit que la vitesse et la position sont de pures virtualités. Une équation d'une grande concision et parfaitement simple fait de ce principe un théorème bien connu.
Dès le départ avant de dériver vers l'incertitude, Heisenberg a la « certitude désespérante que l'atome n'est pas un système solaire miniature au sein duquel de sympathiques électrons déroulent paisiblement leur orbite autour du noyau. »
Peu à peu avec Niels Bohr, prix Nobel de physique 1922, et Wolfgang Pauli, prix Nobel de physique 1945, il montre l'erreur d'Einstein soutenu par Schrödinger, prix Nobel 1933, et de Broglie prix Nobel 1929, qui pensent le contraire.
Une bataille de titans !
À partir de là, Jérôme Ferrari se livre à une exégèse sur cette relation et la vie de Heisenberg, prix Nobel de physique 1932, savant qui n'a pas fui l'Allemagne nazie, peut-être pour ralentir les recherches en sapant la recherche de ses collègues. Ce qui fait dire à l'auteur que certains physiciens allemands ont connu le péché.
Ferrari se glisse dans la peau d'un jeune philosophe fasciné par le personnage de Heisenberg, et qui au moment de l'oral d'un examen sèche assez piteusement sur le sujet. Il s'adresse alors tout au long du livre à Heisenberg.
Incertitude : c'est aussi le sentiment que j'éprouve au moment de juger ce récit très bien écrit dans un beau style poétique, parfois frisant l'emphase et c'est dommage, mais instructif quoique élitiste indubitablement.
Au chapitre des reproches on peut aussi évoquer la longueur de certaines phrases qui dépassent une page et qui perdent un peu le lecteur dans un labyrinthe de réflexions confuses sur un sujet au départ assez abscons.
Extrait : le jeune philosophe s'adresse à Heisenberg arrivé au terme de sa vie :
« L'île d'Helgoland est loin, la beauté éblouissante. Le château du prince de Danemark. Le printemps fleuri de Göttingen. La jeunesse et la foi. Vous avez perdu tant de choses. Vous confierez à Élisabeth que vous êtes heureux d'avoir pu jeter parfois un œil par-dessus l'épaule de Dieu. Vous vous tiendrez encore assis aux côtés de Niels Bohr, au pied de l'Acropole. Vous échangerez des lettres avec Wolfgang Pauli. Mais ce que la guerre a brisé ne sera réparé. Et vos controverses avec Einstein n'intéressent plus personne. »
En bref, un livre à lire pour le plaisir du beau style, mais qui n'apporte pas grand-chose de nouveau. Quant à vouloir appliquer le principe gérant la physique des particules à la vie de tous les jours, économie comprise, il y a un pas qu'il n'est pas certain qu'il faille franchir. Pure spéculation diront certains. Au lecteur, réflexion faite, de juger.


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