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Contenu rédigé par Gerard Müller
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Gerard Müller "médicactus" (Nouvelle Caledonie)
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Flute Sonatas
Flute Sonatas
Proposé par cddiffusion
Prix : EUR 11,99

5.0 étoiles sur 5 Six sonates délicieuses pour flûte ., 24 septembre 2015
Ce commentaire fait référence à cette édition : Flute Sonatas (CD)
SONATES POUR FLÛTE/VIOLONCELLE ET CLAVECIN./Vladislav Brunner/Juraj Alexander/Alexander Cattarino
Sonate en fa majeur de Franz Benda (1709-1786)
Sonate en mi mineur de Franz Benda
Franz Benda est né en Bohême (République tchèque). Il fut violoniste et compositeur à la cour de Frédéric II de Prusse. Il est le frère du compositeur Jifi Antonin Benda.
Il rencontra J.S.Bach en 1734 à Leipzig.
Il a composé plusieurs concertos pour flûte, violon, et une symphonie ainsi que des sonates pour flûte.
Sonate N°2 La Vibray de Michel Blavet (1700-1768)
Sonate N°7 en sol majeur de Michel Blavet.
Michel Blavet est né à Besançon et mort à Paris.
Il jouait de plusieurs instruments. Brillant bassoniste, il fut le plus célèbre flûtiste virtuose de son époque. Ami de J.J. Quantz qui était l’élève de J.G.Buffardin, il connut un immense succès avec ses concertos et ses sonates. Flûtiste à l’Opéra de Paris, il rencontra G.P.Telemann en 1746 à Paris et fit connaître ce dernier en France. Auteur d’opéras et compositeur de concertos, il nous a laissé de nombreuses sonates pour flûte qui constituent un des sommets du répertoire pour cet instrument.
SonateN°1 en mi mineur de G.B.Platti (1687-1763)
Sonate N°2 en sol majeur de G.B.Platti.
Né à Padoue et mort en Allemagne après avoir émigré, Platti fut un compositeur baroque. Hautboïste et violoniste il composa des sonates pour le piano forte qui venait d’être inventé par B.Cristofori en 1711. Il a laissé 12 sonates pour violoncelle, 12 concertos pour clavecin, 28 concertos pour violoncelle, hautbois, violon, 22 sonates en trio pour flûte, et 18 sonates pour clavecin. Sans oublier trois messes.


Concertos Pour Harpe-Haendel,Boieldieu,Bochsa,Gossec & Laskine (UK Import)
Concertos Pour Harpe-Haendel,Boieldieu,Bochsa,Gossec & Laskine (UK Import)
Proposé par thebookcommunity_fr
Prix : EUR 83,48

5.0 étoiles sur 5 Quatre concertos pour harpe indispensables., 24 septembre 2015
Ce commentaire fait référence à cette édition : Concertos Pour Harpe-Haendel,Boieldieu,Bochsa,Gossec & Laskine (UK Import) (CD)
G.F. Haendel (1685-1759)/Concerto pour harpe N°6 opus 4
F.A.Boieldieu (1775-1834)Concerto pour harpe
N.C.Bochsa (1789-1856)Concerto pour harpe N°1
J.B.Krumpholz (1742-1790)Concerto pour harpe N°6
Lily Laskine/Orchestre de chambre de J.F. Paillard
Le concerto pour harpe N°6 de Haendel fut composé en 1738 pour orgue et clavecin, ou pour violon hautbois, ou autres instruments au choix.
Ce concerto faisait alors office d’intermède lors des entractes dans les concerts d’oratorios. Haendel avait le talent de maintenir l’attention du public avec des compositions pittoresques et contrastées.
Boieldieu fut très célèbre en son temps pour ses duos pour harpe et piano. Il fut nommé professeur de piano au Conservatoire de Paris en 1798. Le célébrissime concerto pour harpe requiert une grande virtuosité de la part de la harpiste en l’occurrence l’immense Lily Laskine.
C’est Méhul qui enseigna la composition à Bochsa et Nadermann qui en fit un virtuose de la harpe. Bochsa mena une vie aventureuse et de voyages et termina sa vie en Australie en 1856 au cours d’une tournée de concert. Il nous a laissé 360 compositions pour harpe dont 4 concertos et en particulier celui en ré mineur en deux mouvements ici interprété par Lily Laskine.
Krumpholz est né près de Prague et fut un harpiste virtuose réputé qui effectua de nombreuses tournées en Europe. Il s’installa à Paris par la suite. En 1790, il se suicida en se jetant dans la Seine. Il nous a laissé de nombreuses symphonies, préludes, romances et concertos. Son sixième concerto était dédié à son élève Anne Marie Stekler qu’il épousa en 1783. Cette œuvre connut un immense succès jamais démenti.


Stabat Mater
Stabat Mater

2 internautes sur 2 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 Le chant du cygne de Giovanni Battisti Pergolèse: il avait 26 ans ., 24 septembre 2015
Ce commentaire fait référence à cette édition : Stabat Mater (CD)
Giovanni Battista Pergolèse (1710-1736)/Stabat Mater/Sebastian Henning/René Jacobs.
Le Stabat mater est l’œuvre ultime composée par Pergolèse mort à 26 ans.
Ce qui frappe dans cette musique sacrée, c’est la pureté de l’expression dans la richesse mélodique.
Ce fut l’œuvre sacrée la plus célèbre du XVIII é siècle.
Cette version épurée du Concerto Vocale dirigé par René Jacobs va dans le sens de la démarche de Pergolèse : faire simple et émouvoir. La voix de haute contre de René Jacobs et la voix angélique de Sebastian Henning une voix d’enfant au timbre de soprano, ne laissent pas de nous émouvoir grâce à cette légèreté du timbre et l’absence d’apparat. Le charme opère et ce Stabat Mater vous reste en tête un long moment la dernière note une fois chantée.
Six instruments accompagnent discrètement ces deux voix divines qui conduisent ce chant au sublime.
Le chant du cygne pathétique et douloureux du jeune Pergolèse. Un chef d’œuvre en mode mineur tout en octosyllabes.
Une version inégalée. La référence.


Le Neveu de Rameau
Le Neveu de Rameau
par Denis Diderot
Edition : Poche
Prix : EUR 5,40

3.0 étoiles sur 5 Plus qu'une satire: un joyau littéraire., 23 septembre 2015
Ce commentaire fait référence à cette édition : Le Neveu de Rameau (Poche)
Le Neveu de Rameau/Denis Diderot
Ce roman commencé en 1762 est resté en chantier une vingtaine d’années et demeura inédit du vivant de Diderot. En fait il fut connu d’abord en langue allemande grâce à une traduction de Goethe en 1805. Et ce n’est qu’en 1891 que fut découvert le manuscrit autographe chez un bouquiniste.
Cette œuvre est une satire dans laquelle Diderot s’en prend à ses détracteurs antiphilosophes et en particulier à un nommé Palissot qui en 1760 avait ridiculisé Diderot et ses amis dans la comédie des philosophes.
Il en profite pour mettre en avant ses idées morales et esthétiques, sur le fondement de la morale et de l’éducation en particulier et sur son goût pour la musique italienne (Locatelli, Lully, Pergolèse), qui le passionne bien davantage que la musique de Jean Philippe Rameau.
Hommage à Locatelli : « Le premier qui joua du violon, Locatelli, fut l’apôtre de la nouvelle musique. »
L’œuvre se présente sous la forme d’un dialogue entre Jean François Rameau (Lui) et Diderot (Moi).
J.F. Rameau est un personnage réel, le neveu du musicien le grand Jean Philippe Rameau. C’est un être de peu de caractère, bohème, et sans talent particulier, qui finira dans la misère après la mort de sa femme et de son enfant. Une figure pittoresque mais assez lamentable tout en restant sympathique.
Moi : « Je fus abordé par un des plus bizarres personnages de ce pays où Dieu n’en a pas laissé manquer…Rien ne dissemble plus de lui que lui-même. » Le ton est donné dès l’entame du roman.
« Il vit au jour la journée. Triste ou gai, selon les circonstances. Son premier soin, le matin, quand il est levé, est de savoir où il dinera ; après dîner, il pense où il ira souper. »
Diderot en fait l’archétype du raté paradoxal dépourvu de tout sens moral.
Le neveu lui-même se décrit ainsi : « Vous savez que je suis un ignorant, un sot, un fou, un impertinent, un paresseux, ce que nos Bourguignons appellent un fieffé truand, un escroc, un gourmand ! … Il y a d’autres jours où il ne m’en coûterait rien pour être vil tant qu’on voudrait ; ces jours-là, pour un liard, je baiserais le c… à la petite Hus.(une petite de mœurs légères).
Ce à quoi répond le philosophe : « Hé, mais l’ami, elle est blanche, jolie, jeune, douce, potelée ; et c’est un acte d’humilité auquel un plus délicat que vous pourrait quelquefois s’abaisser ! »
En fait il faut voir dans ce récit que Le neveu de Rameau est une sorte de sosie de Diderot : ressemblance physique et même goût de la gesticulation, même vie de bohème, chaleureux et plein d’imagination. Le héros de Diderot est un autre lui-même qui n’aurait pas pu ou pas su refouler ses tendances anarchiques et Diderot le philosophe se laisse fasciner un moment par le spectacle de l’être qu’il aurait pu devenir. Ce neveu, Diderot ne l’estime pas vraiment mais est attiré par lui pour son anticonformisme notamment quand il déclare :
« Mais la vertu, la philosophie sont-elles faites pour tout le monde ? En a qui peut. En conserve qui peut. Imaginez l’univers sage et philosophe ; convenez qu’il serait diablement triste ! Tenez, vive la philosophie ! Vive la sagesse de Salomon : boire de bon vin, se gorger de mets délicats, se rouler sur de jolies femmes ; se reposer dans des lits bien mollets. Excepté cela, le reste n’est que vanité ! »
Ce à quoi répond Diderot : « Je ne méprise pas les plaisirs des sens. J’ai un palais aussi, et il est flatté d’un mets délicat ou d’un vin délicieux. J’ai un cœur et des yeux ; et j’aime à voir une jolie femme. J’aime à sentir sous ma main la fermeté et la rondeur de sa gorge ; à presser ses lèvres des miennes ; à puiser la volupté dans ses regards et à en expirer entre ses bras. Quelquefois avec mes amis, une partie de débauche, même un peu tumultueuse, ne me déplait pas. »
On admirera le style imagé de Diderot notamment lorsque le neveu évoque son épouse récemment disparue :
« Hélas, je l’ai perdue, la pauvre petite. Outre son talent, c’est qu’elle avait une bouche à recevoir à peine le petit doigt ; des dents une rangée de perles ; des yeux, des pieds, une peau, des joues, des tétons, des jambes de cerf, des cuisses et des fesses à modeler. »
Un texte remarquable qu’il faut lire lentement pour en saisir toute la portée.
Un peu long par moments : mais au XVIII é siècle, on avait le temps de se régaler de mots et de phrases bien tournées.


Flute Concertos [SK Import]
Flute Concertos [SK Import]
Proposé par cddiffusion
Prix : EUR 13,99

5.0 étoiles sur 5 Quatre concertos pour flûte traversière à découvrir ou réécouter., 21 septembre 2015
Ce commentaire fait référence à cette édition : Flute Concertos [SK Import] (CD)
Slovak Chamber Orchestra/Bohdan Warchal/Vladislav Brunner (flûte) plays Tartini, Stamitz, Leclair, Molter.
L’excellent flûtiste Vladislav Brunner accompagné de l’Orchestre de chambre de Slovaquie dirigé par Bohdan Warchal nous interprète dans ce CD quatre concertos pour flûte.
Giiuseppe Tartini (1692-1770) bien connu pour ces œuvres pour violon (Le trille du Diable) a aussi écrit pour flûte un concerto en sol majeur.
Jean Marie Leclair (1697-1764), a beaucoup composé pour flûte et son opus 7 fait autorité. Ici V.Brunner nous joue le concerto N°3 de cet opus 7.
Karel Stamitz (1745-1801) , compositeur allemand à l’origine du style galant nous a laissé un beau concerto pour flûte op 29.
Johann Melchior Molter ( 1696-1765) compositeur allemand également a aussi beaucoup composé dans le style galant et notamment ce concerto pour flûte.
Un CD en bref qui offre des œuvres pour flûte peu connues sauf peut-être le concerto de Leclair.


La beauté du monde
La beauté du monde
par Michel Le Bris
Edition : Poche
Prix : EUR 9,10

5.0 étoiles sur 5 Les Amants de l'Aventure., 20 septembre 2015
Achat vérifié(De quoi s'agit-il ?)
Ce commentaire fait référence à cette édition : La beauté du monde (Poche)
La beauté du monde/Michel Le Bris
Cette belle biographie de 780 pages de Osa et Martin Johnson, les pionniers du film animalier et des peuplades primitives se divise en deux parties.
Osa a 16 ans lorsqu'elle épouse Martin, 26 ans, en 1910 dans leur Kansas natal. Leurs premières aventures qui se situent dans le Pacifique dans les années 1913 à 1919 sont évoquées en filigrane alors qu'ils préparent la prochaine expédition. Ils vont devenir les grandes stars de l'aventure dans les années 20.
La première partie relatant leur retour à New York après cette expédition dans les Mers du Sud chez le Big Nambas de Mallicolo et à Bornéo est assez longue mettant en scène une foule de personnages.
En effet cette partie du récit nous décrit les folles et fiévreuses années new yorkaises qui ont suivi la Première Guerre Mondiale. En 1920 et 1921, Osa et Marti de retour des Mers du sud vont redécouvrir la jungle urbaine, dans une ville qui a beaucoup changé avec ses flappers et ses bootleggers, son jazz et ses danses nouvelles, ses cabarets et ses mœurs libérés.
« Les vieux préjugés s'effondraient sous la poussée de la jeunesse, les femmes brisaient leurs chaînes, prenaient en main leur vie, la ville battait comme un cœur gigantesque' »
Osa, plus belle que jamais, glamour et sensuelle, découvre grâce à sa sensibilité la beauté de cette musique de jazz en écoutant Saint Louis Blues à la trompette :
« Osa, la gorge serrée, songeait que personne n'avait chanté, personne n'avait joué de la trompette ainsi, avec cette sonorité mate, cassée, elle était dans la moiteur, encore, de Bornéo, elle était en Afrique, cette voix-là était celle de la jungle elle-même, qui répondait au barrit des éléphants, au feulement des félins, au rugissement des lions, elle était tous les bruits de la jungle alentour, et le grondement des tambours, au cœur de la forêt, la clameur des chants de guerre et de chasse, elle était l'universelle douleur et la joie, aussi, gagnée sur la douleur, elle était la voix du monde en ses premiers instants. »
Admirons au passage le beau style de Michel Le Bris qui ne se dément à aucun moment du livre, pour nous décrire les ambiances et une galerie inouïe de personnages en tout genre.
Émule et un temps compagnon de Jack London, Martin veut préparer une expédition vers le Kenya. Non pas pour chasser comme c'est alors la grande mode, mais pour filmer les animaux dans leur milieu. Avec Osa il édifie un projet un peu fou'
La seconde partie du livre nous fait vivre l'épopée africaine au Kenya de Osa et Martin. Nous sommes en 1921-1922.
Ils découvrent « la savane africaine, déployée jusqu'à l'infini, où dans les herbes maigres, entre les buissons épineux, sous les acacias, des milliers, des dizaines de milliers d'animaux vaquent en troupeaux, paissant, jouant, se mêlant, aussi paisibles que vaches en leurs prairies. »
Ils découvrent les Massaï, les Kikouyous et l'administration coloniale britannique.
« Les Massaï : personne n'avait jamais pu les asservir. L'administration britannique s'était bien gardée de s'y frotter, Bergers, nomades, terriens guerriers, ils professaient un absolu mépris pour tout ce qui n'était pas eux. »
Osa et Martin, sont des personnages attachants, qui ont l'aventure dans le sang et n'ont peur de rien. Ils ont pris tous les risques pour satisfaire leur passion.
« Ils auront tout à inventer des méthodes de tournage. Comment filmer buffles et rhinocéros sans téléobjectif ? En les faisant charger droit sur l'objectif et en les abattant au dernier moment. Trop tôt, pas d'image. Trop tard plus de cinéaste. C'est Osa, bientôt tireuse d'élite, qui tiendra le fusil aux côtés de Martin. Malgré le propos anti-chasse, ils n'auront pas d'autres choix. Jusqu'à ce que Martin mette au point un nouveau matériel. »
Certains passages nous rappellent le film « Out of Africa », avec la rencontre de Denys Finch Hatton l'amant de Karen Blixen et Bror Blixen, des personnages mythiques de cette époque, que la beauté d'Osa va troubler d'ailleurs.
Le Kenya les enthousiasme : « On n'échappe pas au Kenya ! Ou bien il vous rejette, ou bien il entre en vous. Et il ne vous lâche plus'Un espace sans limite, la vraie vie : le grand dehors. »
L'auteur met bien en relief la contradiction qui habite nombre des aventuriers de tout poil qui sont partis au Kenya et qui se passionnent pour un projet de préservation des animaux, eux qui les déciment avec ardeur. Ils veulent sauver toute la vie sauvage, celle des Massaï, des Kikouyous etc'
Osa s'adressant à Akeley : « À vous écouter, il n'y a pas plus ardents défenseurs des espèces que vous qui passez votre temps à les chasser. »
Bien sûr près d'un siècle plus tard, on est quelque peu surpris de voir à quelles méthodes recourraient alors Martin et Osa pour filmer par exemple un léopard (p.517) en action : Osa avec l'aide d'un pisteur rabat le fauve et lorsqu'il attaque Martin armé de sa seule caméra, elle l'abat d'une balle en pleine tête juste avant qu'il ne soit sur Martin. Navrant avec nos critères du XXI è siècle. La scène se répète plus loin avec un lion.
Un grand moment de cette seconde partie : les conversations entre Osa et Denys Finch Hatton qui ont rapport à la perception de la beauté alors qu'ils sont au salon du Norfolk Hôtel à déguster un whisky :
Finch Hatton :
« Ces foudroiements de la beauté, ce ne sont jamais que des instants, n'est-ce pas ? des instants que nous disons d'éternité. D'éternité ! Ça veut bien dire qu'en ces instants-là on touche'autre chose. Qu'on échappe au temps des horloges. On dit aussi « des instants de grâce » n'est-ce pas ? Devant une œuvre d'art. À l'écoute d'une musique. Devant un paysage. Un coup de foudre comme en amour. L'éternité dans un instant' »
Un grand livre en conclusion avec trois parties très intéressantes à des titres différents, la première se situant davantage dans l'observation, l'étude de mœurs d'une époque et l'évocation du passé, du présent et du futur de Martin et d'Osa surtout qui est la personne principale du récit. La seconde se situant dans l'action au sud de Nairobi d'abord puis au nord dans les régions désertiques plus dangereuses, repaire des rhinocéros. La troisième narrant le retour et les préparatifs d'une nouvelle expédition concurrencée par des projets hollywoodiens et le succès de Chapman Andrews de retour du désert de Gobi où il a découvert d'immenses cimetières de dinosaures, la course aux mécènes pour un voyage prévu pour durer quatre ans au nord du Kenya.
Un roman au souffle épique exceptionnel malgré quelques longueurs dans la première partie.


Porpora - Leçon de Ténèbres & Duetti per la Passione / Poulenard · Deshayes · Méchain · Les Paladins · Corréas
Porpora - Leçon de Ténèbres & Duetti per la Passione / Poulenard · Deshayes · Méchain · Les Paladins · Corréas

1 internaute sur 1 a trouvé ce commentaire utile :
4.0 étoiles sur 5 La musique sacrée de Porpora., 18 septembre 2015
Achat vérifié(De quoi s'agit-il ?)
Nicola Antonio Porpora (1686-1768)/Leçons de Ténèbres/Les Paladins/Jérôme Correas
Porpora fait partie de ces compositeurs méconnus dont la plupart des œuvres sont restées inédites jusqu’à une époque récente.
Dans l’Italie musicale du XVIII é siècle il connut un succès certain ainsi qu’en Angleterre et en Autriche, rivalisant avec Haendel dans le domaine des mélodrames musicaux.
Compositeur d’opéras reconnu, il est resté méconnu pour sa musique sacrée. Il fut pourtant un des grands animateurs de la vie musicale sacrée vénitienne.
Les deux lamentations ici proposées sont de véritables chefs d’œuvre, exprimant une très grande sensibilité dans un climat de grande tension religieuse et mystique avec un soutien instrumental parfaitement maîtrisé dans sa sobriété.
Les duos vocaux de la Passion qui eux sont dans la tradition classqiue de l’époque se distinguent par leur subtilité et leur souplesse.
L’Ensemble des Paladins nous restitue avec talent la musique sacrée italienne de cette époque.


The Smetana Quartet - Testament
The Smetana Quartet - Testament
Proposé par thebookcommunity_fr
Prix : EUR 40,62

5.0 étoiles sur 5 Admirable quatuor Smetana interprétant Dvorak et Janacek., 17 septembre 2015
Ce commentaire fait référence à cette édition : The Smetana Quartet - Testament (CD)
Antonin Dvorak (1841-1904) String Quartet N°12 op. 96 American./Piano Quintet op.81
Leos Janacek (1854-1928)/String Quartet N°1 Kreutzer Sonata.
Smetana Quartet.
Le quatuor N°12 est la partition la plus célèbre de la musique de chambre de Antonin Dvorak. Écrite en 1893 durant son séjour aux Etats-Unis, elle est toute empreinte de nostalgie surtout dans le second mouvement Lento, une nostalgie à la pensée du pays natal. Un Lento qui berce comme un chant désespéré.
Le quintette pour piano op.81 se fait remarquer par un solo initial du violoncelle. C’est une musique qui évoque les bois et les champs de Bohême et le rythme des danses du pays.
Leos Janacek a écrit son quatuor N°1 à l’âge de 69 ans, une œuvre pleine de vitalité comme une œuvre de jeunesse. Ce quatuor a été inspiré à Janacek par la Sonate à Kreutzer de Léon Tolstoï, un roman plein de passion et de détresse. De la même façon cette œuvre exprime une sorte de corps à corps des instruments et des sonorités.
Un très beau disque admirablement interprété par le quatuor Smetana.


Gesualdo: Sabbato Sancto; Responsoria
Gesualdo: Sabbato Sancto; Responsoria
Proposé par marvelio-france
Prix : EUR 6,89

1 internaute sur 1 a trouvé ce commentaire utile :
5.0 étoiles sur 5 Des polyphonies poignantes et majestueuses., 14 septembre 2015
Ce commentaire fait référence à cette édition : Gesualdo: Sabbato Sancto; Responsoria (CD)
Carlo Gesualdo de son vrai nom Don Carlo Gesualdo di Venosa (1566-1613)/Sabbato Sancto/Motets/Ensemble vocal européen/Philippe Herreweghe
La musique de Gesualdo est essentiellement consacrée à des polyphonies d'inspiration religieuse.
Ce n'est qu'en 1950 que fut mis un terme à plus de trois siècles d'oubli total de ce compositeur qui aujourd'hui est souvent interprété.
Dans ce CD nous sont proposé les Répons de l'office des ténèbres du Samedi saint, une œuvre impressionnante, de pleine maturité. Le contrepoint et les canons sont ici d'une complexité à souligner. Une œuvre poignante et d'une majesté certaine.
Ce sera la dernière œuvre publiée du vivant de Gesualdo.
Quatre motets complètent la partie consacrée à Gesualdo.
Le Cd nous offre aussi le Requiem de Sandro Gorli, né en 1948, une œuvre contemporaine commandée par le ministère français de la culture.


Le Pigeon
Le Pigeon
par Patrick Süskind
Edition : Poche
Prix : EUR 3,60

3.0 étoiles sur 5 Une bien curieuse histoire., 13 septembre 2015
Achat vérifié(De quoi s'agit-il ?)
Ce commentaire fait référence à cette édition : Le Pigeon (Poche)
Le Pigeon/Patrick Süskind
Jonathan Noël habite une chambre de bonne à Paris.
Il est vigile dans une banque depuis une cinquantaine d’années. Il fait partie des meubles. Il est un élément du décor. Il est ponctuel et docile, digne de confiance et honnête à tous égards. Il aspire à une vie tranquille.
Sa vie est agencée de telle façon qu’il ne lui arrive jamais rien. Il redoute tous les imprévus.
Il est maniaque, psychorigide, a quelques lubies mais est heureux ainsi. Pas d’amour, peu de sentiments. Pas de risque. Une vie de sage, frugale, ascétique.
Un beau matin au moment de partir au travail, il découvre un pigeon à sa porte qui le fixe d’un œil sans regard.
Du jour au lendemain sa vie bien rangée et bien organisée va être bouleversée par cette présence insolite. Jonathan a une phobie : les pigeons. Il va passer par des phases de terreur puis d’euphories, de certitude puis de doute, de dépression et de crainte.
Il sait qu’il ne pourra jamais chasser le pigeon, car sa phobie l’empêche de l’approcher. Alors c’est le pigeon qui va chasser Jonathan de sa chambre de bonne, lequel va prendre une chambre d’hôtel.
Dans ce bref roman, on retrouve un personnage qui a quelque ressemblance avec Jean Baptiste Grenouille, le personnage extraordinaire du « Parfum ». Un personnage étrange avec des facultés hors norme, n’éprouvant que peu de sentiments, n’aimant personne.
Le style clinique et précis de Patrick Süskind fait merveille dans ce récit et rend la narration assez drôle, en tout cas étrange.
Jonathan vaincra-t-il sa phobie ? C’est bien là la question.


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