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Contenu rédigé par Gerard Müller
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Gerard Müller "médicactus" (Nouvelle Caledonie)
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Les Égarements du coeur et de l'esprit
Les Égarements du coeur et de l'esprit
par Crébillon fils
Edition : Poche
Prix : EUR 6,50

3 internautes sur 3 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 Quand le cœur partage enfin le désordre de l'esprit., 14 mars 2016
Achat vérifié(De quoi s'agit-il ?)
Ce commentaire fait référence à cette édition : Les Égarements du coeur et de l'esprit (Poche)
Les Égarements du cœur et de l’esprit/Claude Prosper Jolyot de Crébillon dit Crébillon fils (1707-1777)

Crébillon fils est le fils de l’auteur tragique Prosper Jolyot de Crébillon (1674-1762) dit Crébillon père, élu membre de l’Académie Française en 1737.
Orphelin à l’âge de quatre ans, il fit de brillantes études au collège Louis le Grand.
Amateur de bonne chère et de femmes, fréquentant les esprits libres il sacrifie à la mode du persiflage qui sévit à l’époque.
Il fut emprisonné pour son activité politique, mais grâce à ses relations, il ne resta que huit jours dans les geôles de Vincennes. Plus tard il fut exilé hors de Paris en raison de la publication de « Le Sopha » roman jugé immoral. Esprit frondeur, il devint cependant censeur royal à la suite de son père, charge qu’il exerça avec beaucoup de laxisme.
Les « Égarements », livre paru en 1736, son roman le plus connu, valut à Crébillon une réputation totalement usurpée d’écrivain licencieux et grivois. Longtemps demeuré au purgatoire des bibliothèques, si ce n’est à l’enfer, car accusé de vanter les marivaudages scabreux sinon graveleux d’une société que Crébillon fréquentait, ce n’est qu’en 1951 que fût réédité ce livre qui célèbre en fait l’amour tout simplement, l’amour fou. Comme dit la marquise de M*, « aimer follement, c’est aimer une fois pour toutes, avec le corps, le cœur et l’esprit rassemblés, c’est aimer à mourir. »
Chez Crébillon, les institutions sont jugées trop sérieuses : Dans un autre roman (L’Écumoire), ne disait-il pas : « Avant de se lier pour la vie, ne conviendrait-il pas que les futurs conjoints aient l’expérience de la vie charnelle, et de préférence avec un autre partenaire ? » Le ton est donné pour la suite…
Ce qui caractérise les écrits de Crébillon et qui a gêné les censeurs grognons comme disait René Étiemble, c’est qu’on y traite jamais que de l’amour, de l’amour sous toutes ses formes : l’amour fou et l’amour goût, l‘amour vénal et l’amour désintéressé, les débauches de la femme frigide et les exploits des amants inspirés.
Crébillon voulait peindre l’aristocratie de son époque.
Il écrit :
« Que laissait aux gens d’épée, quand par hasard elle régnait, la paix ? Rompus au siège des places fortes, que faire pour eux en temps de paix, qu’assiéger et forcer les belles qui se voulaient destinées aux fantaisies des guerriers ».
Crébillon refuse les préjugés bourgeois et préfère préciser les différentes nuances et surtout les moins banales, du désir et du sentiment. Sans aucune vulgarité il décrit la vie charnelle :
« On se plaît, on se prend. S’ennuie-t-on l’un avec l’autre, on se quitte avec tout aussi peu de cérémonie que l’on s’est pris. Revient-on à se plaire ? On se reprend avec autant de vivacité que si c’était la première fois qu’on s’engageait ensemble. On se quitte encore et jamais on ne se brouille… » C’était un siècle où l’on allait vite en besogne dans une certaine société.
Les Égarements sont les mémoires de M. de Meilcour, écrites dans un style parfait et d’une grande élégance, une langue précise pour évoquer des personnages assez sympathiques, beaux en général, intelligents et spirituels, aimant le dialogue courtois qu’ils manient avec habileté et finesse.
M. de Meilcour quoique ayant reçu une éducation modeste est un jeune homme de savoir-vivre, ne se mésestimant pas, et avide de tous les plaisirs ; il n’hésite pas à dire :
« J’étais naturellement porté à m’estimer ce que je valais ; et il est ordinaire, lorsque l’on pense ainsi, de s’estimer plus qu’on ne vaut…L’idée du plaisir fut, à mon entrée dans le monde, la seule qui m’occupa…J’avais des passions impétueuses, ou pour parler plus juste, j’avais l’imagination ardente et facile à se laisser frapper. »
Pour lui, seul le commerce des femmes peut dissiper l’ennui et, volage, il confie que les sentiments que l’une lui inspirait étaient détruits le moment d’après par ceux qu’une autre faisait naître.
La Marquise de Lursay sera sa première conquête, une femme belle, veuve d’une beauté majestueuse, grande et bien faite, sans coquetterie outrancière, nonchalante avec grâce pour séduire.
Mais Meilcour doit se méfier car pour la Marquise, le mérite de s’attacher un amant pour toujours ne vaut pas à ses yeux celui d’en enchaîner plusieurs, et elle songe moins à l’objet qui la possède qu’à celui qu’elle voudrait qui la possédât. Toujours en attente du plaisir sans en jouir jamais, car elle se donne un amant moins parce qu’elle le trouve aimable que pour prouver qu’elle l’est.
« Souvent elle ne connaît pas mieux celui qu’elle quitte que celui qui lui succède. »
Le jeune Meilcour ne connaît pas encore bien les usages et se fait quelque peu manipuler par l’habile Marquise que son ignorance charme au plus haut point.
Une belle inconnue vint à passer et devant la résistance coquette et la vertu rigide de la Marquise, notre jeune homme hésite et se désespère et ne croyant pas, après avoir beaucoup rêvé, l’amener jamais au but qu’il se proposait, il se fixa enfin à l’objet nouveau qui lui plaisait davantage.
M. de Meilcour ignore sans doute que l’amour dans un cœur vertueux se masque longtemps et impatient il retourne auprès de Mme de Lursay qui flattée devant son insistance pour qu’elle lui avoue qu’elle l’aime, lui répond :
« Quand je vous aurai dit que je vous aime, j’en serai malheureuse, et je vous en verrai moins amoureux. Je ne veux rien vous dire, devinez-moi si vous pouvez. »
En cette époque du XVIIIé siècle, faire la cour est tout un art avec ses règles, ses hypocrisies et ses jeux de dames. Le jeune M. de Meilcour a encore beaucoup à apprendre, quelque fougueux et passionné qu’il soit. Mais peu à peu il apprend au contact de Versac son concurrent auprès des femmes fréquentant le salon de Mme de Lursay et avec cynisme n’hésite pas à dire :
« Nous étions seuls, elle était belle, et je la savais sensible. Elle ne m’inspirait plus ni passion ni respect : je ne la craignais plus, mais je ne l’en désirai que davantage… Pour ce que je souhaitais d’elle, il importait assez peu que je l’estimasse. »
Badinages, liaisons fugaces et raccommodements se succèdent comme pour faire passer le temps à cette noblesse désœuvrée.
Mme de Lursay se confie un soir à M.de Meilcour et lui avoue cet amour qu’elle a toujours dissimulé. Elle lui donne quelques conseils très simples, elle aussi, pour l’avenir :
« Soyez constant, mais que ce ne soit que pour être toujours heureux. »
Lors de la dernière soirée, celle des aveux, Meilcour qui n’avait rien compris écrit :
« Je la louais sur ses charmes, plus je m’en occupais, moins elle osait se flatter de leur pouvoir sur moi…Dérobé aux plaisirs par les remords, arraché aux remords par les plaisirs, je ne pouvais pas être sûr de moi-même. »
C’est Mme de Lursay qui aura peut-être le dernier mot et qui semble en tout cas bien mener la danse de la séduction.
Un ouvrage délicieux de préciosité.


Le Tour d'écrou
Le Tour d'écrou
par Hervé Duphot
Edition : Poche
Prix : EUR 2,00

2.0 étoiles sur 5 Un exercice de style ?, 12 mars 2016
Achat vérifié(De quoi s'agit-il ?)
Ce commentaire fait référence à cette édition : Le Tour d'écrou (Poche)
Le tour d’écrou/Henry James
Une atmosphère singulière oppressante et troublante règne tout au long de cette histoire qui se déroule au manoir de Bly, un récit considéré comme un grand classique mais que j’ai trouvé somptueusement ennuyeux.
Quelque travaillé que soit le style au demeurant assez précieux, cette histoire reste un peu mièvre alliant le fantastique au macabre. Oui, cela ressemble bien à un exercice de style.
Les personnages sont inconsistants tels des ectoplasmes, et l’angoisse supposée liée à l’apparition de revenants n’est pas franchement au rendez-vous.
En y regardant de plus près, beaucoup de non-dits planent issus d’un puritanisme inhérent à l’auteur qui suggère seulement certains faits que le lecteur doit interpréter, un lecteur parfois un peu perdu dans cet effort à imaginer ce qui n’est pas révélé.
La narratrice et gouvernante aidée de Mrs Grose, veillent à l’éducation et l’instruction de deux enfants orphelins Miles et Flora, et sont hantées par leur désir de protéger ces deux enfants contre toute perversion qui pourrait les atteindre. Mais parfois le destin joue des drôles de tour et l’interdiction morale peut se voir insidieusement transgressée.
La personnalité de la narratrice est particulièrement dérangeante. On a l’impression qu’elle détient un secret à moins que ce soit les enfants eux-mêmes, êtres délicats et fragiles.
Qui étaient donc cette Miss Jessel morte il y a peu de temps, leur ancienne gouvernante ? Qui était Quint le valet du manoir ? Pourquoi les fantômes de ces deux êtres sans doute infâmes, hantent-ils le manoir ?
Lecteurs, à vous de trouver !
Écrit en 1898, ce roman m’a laissé totalement insensible malgré la qualité du style.


Concerto for Harp / Concertino for Harp & Piano
Concerto for Harp / Concertino for Harp & Piano

5.0 étoiles sur 5 Incontournable dans le domaine de la harpe., 11 mars 2016
Ce commentaire fait référence à cette édition : Concerto for Harp / Concertino for Harp & Piano (CD)
Elias Parish-Alvars (1808-1849)/Concerto pour harpe/Concertino pour harpe et piano/Fantaisie pour harpe et piano/Marielle Nordmann/François René Duchable/Orch Philh. Strasbourg.
Né à Londres en 1808, d'origine portugaise, harpiste virtuose et compositeur, E.P.A. se fixa rapidement à Paris où il rencontra Bochsa le plus grand harpiste de l'époque. Il travailla avec Labarre, également harpiste célèbre et compositeur.
Il donna ses premiers concerts à l'âge de 15 ans.
Puis il développa la technique du jeu de harpe en inventant des combinaisons nouvelles et des effets spéciaux. Allemagne, Angleterre, Italie, Autriche, Moyen-Orient, E.P.A. voyage beaucoup et 1842 il est au sommet de son art.
Il rencontre Berlioz à Dresde qui le qualifie de Liszt de la harpe. Ami de Mendelssohn, il travaille la composition avec lui.
Il s'installe par la suite à Vienne où il est nommé virtuose de la Chambre Impériale. Il meurt à Vienne en 1849.
L'oubli vient vite car ses œuvres sont jugées trop difficiles à interpréter et ce n'est qu'en 1985 qu'il sort de l'ombre grâce à Marielle Nordmann qui joua le grand concerto en sol mineur à Besançon, Cannes puis à Paris.
Sur le plan harpistique, E.P.A. est incontournable : il a donné ses lettres de noblesse à cet instrument qui autrefois ne régnait que dans les salons feutrés.
Dans ce CD, le Concerto en mi bémol est une œuvre majeure, très classique, romantique, que Marielle Nordmann magnifie par son talent, avec brillance et maîtrise, l'orchestration de E.P.A. ample et puissante rehaussant cette œuvre superbe.
Le concertino pour harpe et piano (E.P.A. était aussi un excellent pianiste) est aussi une œuvre somptueuse instaurant un dialogue inédit entre la harpe et le piano.
La Fantaisie pour harpe et piano est un duo élégant et chatoyant où les deux instruments rivalisent de virtuosité et de lyrisme pour enchanter le mélomane.
Une interprétation unique de Marielle Nordmann pour la première mondiale qu'est cet enregistrement de 1992.


Ahlam
Ahlam
par Marc Trévidic
Edition : Broché
Prix : EUR 19,00

1 internaute sur 1 a trouvé ce commentaire utile :
4.0 étoiles sur 5 Un monde qui chavire, pour un très bon roman., 11 mars 2016
Ce commentaire fait référence à cette édition : Ahlam (Broché)
AHLAM/Marc Trévidic
Paul est un peintre déjà célèbre et il a un peu plus de 25 ans quand en l’an 2000 il s’installe à Kerkenna, un archipel tunisien idyllique pour trouver l’inspiration.
Il devient l’ami de Fahrat le pêcheur qui marié à Nora a deux enfants, Issam et Ahlam, deux êtres doués l’un pour la peinture l’autre pour la musique.
Paul a toujours rêvé tel un Einstein d’unifier les arts en une œuvre composite. Il compte sur ces deux enfants pour réaliser son rêve.
Mais la Tunisie va connaître dix ans plus tard les soubresauts de la révolution puis l’infiltration des salafistes au sein de la société tunisienne. L’islamisme s’étend : fanatisme et violence au programme.
Un très beau roman d’amour, captivant du début à la fin, et bien écrit de Marc Trévidic, spécialiste du terrorisme islamique, qui a su tout au long de ce récit nous faire découvrir non seulement les nuances de la peinture, les rimes de la poésie et la richesse des douze notes de musique, dièses compris, mais encore les rouages du fonctionnement des groupements salafistes. Un hymne à la liberté de pensée, de croire, de créer et d’aimer.
Pour bien comprendre le sens de ce livre, il faut se rappeler que le salafisme est un mouvement politico-religieux revendiquant le retour à l’islam des origines fondé sur le Coran et la Sunna, une approche rigoriste et conservatrice, radicale et intégriste qui prône la violence pour imposer ses vues. Comme par exemple que la femme n’est pas l’égale de l’homme, mais son complément !
Un roman à lire.


Palestrina: Missa Aeterna Christi munera / Lassus: Domine ne in furore tuo By Bruno Turner (Conductor),,Pro Cantione Antiqua (Performer) (1993-09-07)
Palestrina: Missa Aeterna Christi munera / Lassus: Domine ne in furore tuo By Bruno Turner (Conductor),,Pro Cantione Antiqua (Performer) (1993-09-07)

5.0 étoiles sur 5 Deux maîtres de la polyphonie sacrée au XVIé siècle., 10 mars 2016
Giovanni Pierluigi da Palestrina (1525-1594)/Missa Aeterna Christi munera/3 Motets.
Orlando de Lassus (1532-1594)/3 Motets/Domine ne in furor tuo.
Pro Cantione Antiqua/Bruno Turner
Palestrina est né près de Rome et Lassus à Mons en Belgique.
Palestrina s’installa à Rome et Lassus à Munich. Descendants musicaux de Josquin Desprez, ils connurent une immense célébrité.
Palestrina fut le maître du contrepoint lyrique et Lassus de l’harmonie.
La radieuse sérénité de la musique de Palestrina est particulièrement sensible dans ses messes au nombre de 104.
La Missa Aeterna est un hymne en l’honneur des apôtres. Publiée en 1590, elle se caractérise par sa simplicité.
Les trois motets qui suivent ne sont pas strictement liturgiques. Lyriques, élégants, ce sont des pièces plus anciennes que la Missa Aeterna.
Lassus a énormément composé : 2000 pièces sont répertoriées, dans des genres assez divers. Après avoir beaucoup voyagé, de Mons à Mantoue, de Palerme à Milan, Naples et Rome puis Anvers, il s’établit à Munich à la cour du Duc de Bavière en 1556.
Domine ne in furor tuo est un psaume de pénitence qui fut publié en 1584 mais composé 25 ans plus tôt à l’usage privé du duc Albert de Bavière. Il s’agit d’une polyphonie très pure.
Le motet à six voix « O mors quam amara est » fut publié en 1564 à Paris : le climat y est plus sombre et austère.
Dans les deux autres motets le ton est plus libre ; « Ave Regina caelorum » est une miniature de 3 minutes pour quatre voix. Un moment exquis ! Six voix pour le Salve Regina de 4 minutes, d’une grande douceur.
Bruno Turner et son ensemble vocal font merveille dans ce CD enregistré en 1975.


Giovanni Pierluigi da Palestrina : Messes
Giovanni Pierluigi da Palestrina : Messes
Prix : EUR 20,74

5.0 étoiles sur 5 Des chants célestes., 10 mars 2016
Ce commentaire fait référence à cette édition : Giovanni Pierluigi da Palestrina : Messes (CD)
Giovanni Pierluigi da Palestrina (1525-1594)/Missa Brevis/Missa Nasce la gioja mia/The Tallis Scholars/Peter Phillips
Palestrina est né près de Rome et a vécu toute sa vie à Rome.
Dès son jeune âge il fut choriste à la Basilique Sainte Marie Majeure. Puis il devint organiste et Maître de Chapelle.
En 1550, il rejoint les États Pontificaux et devient directeur de musique à la Basilique Saint Pierre.
Il est le premier italien à composer des messes polyphoniques.
Auteur de 600 motets, d’une dizaine de madrigaux profanes et d’une centaine de messes, il nous a laissé ces deux magnifiques messes qui font l’objet de ce CD.
Malgré son titre, la Missa Brevis dure plus de vingt minutes et c’est une des messes les plus sonores avec quatre parties distinctes chantées par deux sopranos, un alto, deux ténors et une basse.
Publiée en 1570, elle connut un immense succès.
Le madrigal Nasce la gioja mia de Giovanni Leonardo Primavera ( 1540-1585) est le point de départ profane de la Messe Nasce la Gioja mia de Palestrina, le choix d’une pièce profane comme source d’inspiration étant exceptionnel chez Palestrina.
La Messe elle-même est une œuvre majeure par la longueur des phrases. Deux sopranos, un alto, deux ténors et une basse interprètent cette belle composition.


Violin Concertos-Violinkonzerte-Concertos Pour Violon N 1 & 2
Violin Concertos-Violinkonzerte-Concertos Pour Violon N 1 & 2

5.0 étoiles sur 5 Une version inégalée du concerto N°1., 8 mars 2016
Ce commentaire fait référence à cette édition : Violin Concertos-Violinkonzerte-Concertos Pour Violon N 1 & 2 (CD)
Niccolo Paganini (1782-1840)/Concertos pour violon N°1 & 2 / Sir Yehudi Menuhin/Royal Philh. Orch./Alberto Erede (1961)
Un concerto N°1 vertigineux requérant une virtuosité phénoménale, dans lequel l’interprète doit savoir être funambule et poète, ce que réussit bien sûr avec le talent qu’on lui sait le très grand Sir Yehudi Menuhin. Après un allegro initial plein d’allant, vient un adagio espressivo empreint d’un lyrisme éperdu et merveilleux que le rondo finale vient couronner, un rondo d’acrobate. Staccatos et pizzicati se succèdent diaboliquement. Cette version hallucinante de Menuhin est sans égale au dire des musicologues.
Le concerto N°2 est remarquable par la discrétion de l’orchestre toute la passion étant exprimée par le violon seul. C’est le rondo final qui retient le plus l’attention par les acrobaties auxquelles doit se livrer l’interprète.
Un CD indispensable.


Paganini : 24 Caprices
Paganini : 24 Caprices

2 internautes sur 2 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 Fabuleux !Éblouissant ! Phénoménal !, 8 mars 2016
Ce commentaire fait référence à cette édition : Paganini : 24 Caprices (CD)
Niccolo PAGANINI (1782-1840)/24 Caprices pour violon/Alexander Markov
Tous les qualificatifs les plus extravagants et les plus flatteurs peuvent être attribués à ces compositions qu’Alexander Markov a su sublimer comme l’avait fait plus tôt Itzhak Perlman et bien d’autres.
Une virtuosité hors du commun est requise pour interpréter ces Caprices qui mettent en valeur toutes les possibilités insoupçonnables du violon.
Ces Caprices ont par ailleurs souvent été repris par d’autres compositeurs sous forme de thème et variations, comme Chopin, Schumann, Liszt, Brahms et Rachmaninov.
Ils sont considérés comme un critère de la maîtrise d’un violoniste et font partie du répertoire de tout concours de violon.
Un grand moment de violon pur.
Le contenu de ce CD existe aussi en DVD.


Une colère noire : Lettre à mon fils
Une colère noire : Lettre à mon fils
par Ta-nehisi Coates
Edition : Broché
Prix : EUR 17,00

5 internautes sur 5 ont trouvé ce commentaire utile 
3.0 étoiles sur 5 Un texte dur et lucide, sans concession., 7 mars 2016
Ce commentaire fait référence à cette édition : Une colère noire : Lettre à mon fils (Broché)
Une colère noire/Lettre à mon fils/ Ta-Nehisi Coates/National Book Award 2015
Cette colère noire, c’est la lettre terrible d’un père de race noire à son fils de race noire. C’est un cri de douleur face à l’injustice.
Une colère froide.
Une rage.
La liste est longue des « bavures » policières à l’encontre des Noirs aux USA. Lucide et désespérée : telle est cette lettre qui vise à ouvrir les yeux à son fils à qui il explique que dans ce pays, la « sécurité » est une valeur supérieure à la justice, peut-être même la valeur ultime, et la destruction du corps noir est une tradition, un héritage. Il lui rappelle l’esclavage qui implique le viol, qui répété avec régularité en devient industriel, que les Blancs ont oublié l’ampleur du vol qui les a enrichis, et que la grande division de la société ne se fait pas entre riches et pauvres, mais entre Blancs et Noirs. »
Suite à l’assassinat incroyable par un policier de Prince Jones, il déclare :
« Ma peur se transforma en une rage qui me consumait ; m’anime encore aujourd’hui et dont le feu brûlera sans doute en moi pour le restant de mes jours. »
L’auteur est journaliste et s’adresse à ce fils aimé sans détour en lui montrant que le Rêve américain n’est pas pour lui ni les autres Noirs. La race noire après avoir connu l’esclavage, est aujourd’hui pillée, violentée, persécutée.
« L’Amérique blanche est une sorte de syndicat, déployé pour protéger son pouvoir exclusif de domination et de contrôle sur nos corps. Parfois ce pouvoir est direct (lynchage), parfois il est insidieux (discrimination). »
La découverte de la France - ce pays initialement judéo-chrétien de race blanche qui accueille les étrangers depuis toujours -, avec sa femme et son fils est un choc pour l’auteur : c’est le passage détente du livre.
On apprend au cours de cette lecture si on l’a oublié, que l’Europe a contribué au sous développement de l’Afrique depuis longtemps : le commerce triangulaire en est la cause première. Le voyage des Noirs de l’Afrique vers l’Amérique se passait ainsi : dans une première étape ; les bateaux chargés de marchandises quittaient l’Europe pour l’Afrique où les marchandises étaient échangées contre les esclaves vendus par leur chefs de tribus. À leur arrivée en Amérique les esclaves étaient échangés alors vendus ou échangés contre des matières premières et les bateaux revenaient en Europe bien chargés.
Un texte sans complaisance. Dur. Bien écrit par un écorché vif qui vit sa négritude à fleur de peau. Aucune concession. Aucune indulgence. Un texte qui ne laisse aucune place ni au compromis ni à l’espoir.

Au chapitre des reproches, ce sont les nombreuses références à des faits et des personnages que nous ne connaissons pas forcément et les annotations en fin de livre au lieu des bas de page, ne sont pas pratiques.
Par ailleurs, l’analyse du « racisme » en tant que phénomène sociologique est inexistante ou presque.
En bref, un livre intéressant, utile, malgré ses insuffisances, qui nous rappelle que chaque pays a ses problèmes de population, même quand il n’y a pas de réfugiés à leurs frontières. La plus grande puissance démocratique du monde est toujours en proie à l’injustice et la ségrégation malgré la présence d’un Noir aux plus hautes fonctions de l’état.


Orff:Carmina Burana
Orff:Carmina Burana
Proposé par Japan-Select
Prix : EUR 38,57

1 internaute sur 1 a trouvé ce commentaire utile :
3.0 étoiles sur 5 Pour les amateurs., 5 mars 2016
Ce commentaire fait référence à cette édition : Orff:Carmina Burana (CD)
Carl Orff (1895-1982) /Carmina Burana/Orch Symph de Montréal/Charles Dutoit
Carmina Burana est une vaste cantate scénique inspirée de textes médiévaux alternant la joie et l’angoisse. C’est une œuvre puissante, lancinante, assez simple dans sa structure. On a parlé de grandeur barbare pour cette musique, de picaresque et de sensationnel. C’est une musique qui a vite conquis le public.
Personnellement, je ne suis pas très sensible à cette musique que je n’écoute pas souvent.


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