undrgrnd Cliquez ici Litte nav-sa-clothing-shoes nav-sa-clothing-shoes Cloud Drive Photos cliquez_ici nav_WSHT16 Cliquez ici Acheter Fire Cliquez ici cliquez_ici Jeux Vidéo soldes montres soldes bijoux
Profil de Emmanuel P. > Commentaires

Fiche d'identité

Contenu rédigé par Emmanuel P.
Classement des meilleurs critiques: 7.718
Votes utiles : 363

Chez vous : découvrez nos services personnalisés en pages d'aide !

Commentaires écrits par
Emmanuel P. (Paris, France)

Afficher :  
Page : 1 | 2 | 3 | 4 | 5 | 6 | 7 | 8 | 9
pixel
I Can't Remember If We're Cheap or Smart
I Can't Remember If We're Cheap or Smart
par Scott Adams
Edition : Broché
Prix : EUR 15,83

1.0 étoiles sur 5 J'aime Dilbert, mais je déteste... / I love Dilbert but I despise...., 19 février 2016
Achat vérifié(De quoi s'agit-il ?)
Ce commentaire fait référence à cette édition : I Can't Remember If We're Cheap or Smart (Broché)
...le fait que l'éditeur n'indique pas qu'il s'agit d'une compilation s'étalant des années 1990 aux années 2010.
...the fact that this book is a collection of cartoons from the 90's to the 2010's without any warning from the publisher


David Bowie : L'avant-garde pop
David Bowie : L'avant-garde pop
par Matthieu Thibault
Edition : Broché
Prix : EUR 25,00

3 internautes sur 3 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 Always Bowie, 23 juillet 2015
Ce commentaire fait référence à cette édition : David Bowie : L'avant-garde pop (Broché)
Bowie, le géant qui marche sur deux jambes : 1) la pop ciselée et imparable 2) le défrichage et l'invention. Cet ouvrage, rédigé dans une langue accessible aux non-spécialistes de la musicologie, fournit une analyse précise, extrêmement convaincante, de l'œuvre, plutôt que de s'attarder sur tel ou tel détail biographique non essentiel. Matthieu Thibault restitue, par traits efficaces, et fort d'une maîtrise impressionnante de son sujet (en gros il connaît encore mieux Bowie que moi), un parcours artistique étincelant. Il réhabilite certains albums, comme "Never Let Me Down" (oui, moi aussi ça m'a fait du mal au début) et m'a donné personnellement l'envie de réécouter plus attentivement "Outside" ou "Earthling". Son approche consiste à situer la démarche et le contexte, à expliquer les circonstances de l'enregistrement, le résultat obtenu ; puis Matthieu Tibault prolonge par l'évocation des concerts, la réception par le public, l'influence sur d'autres artistes, etc.
Alors précisons qu'un minimum de familiarité avec la discographie de Bowie est nécessaire pour apprécier pleinement ce livre,qui s'adresse à un public passionné et désireux d'approfondir le sujet.


World War Two: Behind Closed Doors: Stalin, the Nazis and the West
World War Two: Behind Closed Doors: Stalin, the Nazis and the West
par Laurence Rees
Edition : Broché
Prix : EUR 10,08

Aucun internaute (sur 1) n'a trouvé ce commentaire utile :
4.0 étoiles sur 5 Idéal pour une première approche des relations interalliées durant la 2me GM, 18 avril 2015
Achat vérifié(De quoi s'agit-il ?)
Ce commentaire fait référence à cette édition : World War Two: Behind Closed Doors: Stalin, the Nazis and the West (Broché)
L'histoire que raconte ce livre, c'est celle du mariage d'intérêt entre les États-Unis et la Grande-Bretagne d'une part, et l'URSS d'autre part ; l'auteur focalise son récit sur la période 1941-1945, à partir du moment où l'Allemagne rompt le pacte qui la liait à Staline. Pour un brève, intense et crucial moment, les deux démocraties les plus puissantes de la planète nouent une alliance avec le dictateur moscovite. Alliance qui va nécessiter d'avaler certaines couleuvres, ou de les faire avaler aux autres (citons la Pologne)
L'ouvrage est didactique, rédigé dans un anglais accessible ; il dresse un portrait tout en finesse des protagonistes (Staline, Churchill, Roosevelt) et replace avec pertinence les événements dans leur contexte. Sur un ton sobre, il dresse également un réquisitoire à l'encontre d'un régime totalitaire monstrueux, tout en rappelant que l'occident a fermé les yeux sur les déportations et les massacres, Katyn en premier lieu. Y avait-il un autre moyen pour s'assurer de l'appui de Moscou dans la guerre contre les Nazis ? Tout semble indiquer que non, et cette découverte tragique du lecteur contemporain interroge sur la fragilité de nos idéaux.


Double Down
Double Down
par John Heilemann
Edition : Broché
Prix : EUR 13,26

Aucun internaute (sur 1) n'a trouvé ce commentaire utile :
3.0 étoiles sur 5 "He's luckier than a dog with two dicks", 13 février 2015
Achat vérifié(De quoi s'agit-il ?)
Ce commentaire fait référence à cette édition : Double Down (Broché)
Celui qui parle comme ça, c'est Bill Clinton, et celui dont il parle, c'est Barack Obama, en plein milieu de la campagne présidentielle qui verra le Démocrate rempiler à la Maison-Blanche. Clinton avait donc vu juste.

"Double Down', est un livre "fly on the wall", c'est-à-dire un récit "comme si on y était" des coulisses de l'affrontement Obama-Romney. Le récit est extrêmement détaillé, plaisant à lire pour celles et ceux que la politique US intéresse. Les auteurs évoquent moins la personnalité et les idées des candidats que leur entourage, l'univers dans lequel ils évoluent, les stratégies et contre-stratégies à coups de millions de dollars de pub, à coup de scandales et contre-scandales, qui révèlent d'ailleurs les points nodaux, les "divisive topics" (famille, mariage gay, avortement...).

Il ressort de la découverte de cet univers une impression mitigée, sinon désagréable : le niveau des échanges, la pertinence des sujets évoqués, la frénésie médiatique (incluant Internet) à propos de détails, tout cela est souvent absurde et insignifiant intellectuellement. Barack Obama lui-même, cité dans le livre, manifeste son dédain pour les "débats" télévisés à la sauce américaine. Mais il faut bien y aller. Il faut bien y aller, parce que dans son esprit, les enjeux sont élevés ; et, sous l'écume, il y a le fond, et le fond c'est le danger que courrait le pays si les Républicains gagnaient.

"Double Down" est rédigé comme un long reportage. Les auteurs présupposent que le lecteur en connaît déjà un rayon sur le sujet. Le lecteur, c'est-à-dire moi, en connaît certes un peu sur le sujet : toutefois il n'aurait pas été contre un peu plus de substance.


Six Months in 1945: FDR, Stalin, Churchill, and Truman - from World War to Cold War
Six Months in 1945: FDR, Stalin, Churchill, and Truman - from World War to Cold War
par Michael Dobbs
Edition : Broché
Prix : EUR 12,01

5.0 étoiles sur 5 'When Stalin says "dance", a wise man dances', 1 janvier 2015
C'est l'histoire d'un mariage de raison entre démocratie et totalitarisme, qui finira par un divorce, et par plusieurs décennies d'affrontements sourds, avec quelques épisodes de tension paroxystique comme la crise de Berlin (1961) ou de Cuba (1962).

Mais nous n'en sommes pas encore là début 1945 ; les Alliés se réunissent à Yalta, et dès les premières pages du livre, l'auteur nous replace dans le contexte politique et militaire de la conférence. Il poursuit son récit avec le même talent : le livre s'achève sur l'analyse des conséquences des bombardements atomiques sur le Japon. Entretemps, les choses se seront dégradées entre le camp occidental et l'URSS, presque par la force des choses ; une fois la menace allemande réduite à néant, les incompatibilités entre les deux systèmes éclateront au grand jour. Michael Dobbs rejoint d'ailleurs la thèse selon laquelle la "Guerre froide" s'est imposée plutôt qu'elle a été voulue. Avec un rappel implacable : avant que le "rideau de fer" ne tombe sur l'Europe, USA et Grande-Bretagne avaient sciemment noué des liens avec un des régimes les plus inhumains de l'Histoire moderne, pour en vaincre un second : le Troisième Reich. Le récit des atrocités commises par Staline nous est presque surréaliste, tant il dépasse l'entendement : tortures, exécutions de masse sont des outils courants pour ce personnage fascinant de noirceur, rien moins qu'un criminel.

Staline le psychopathe, Roosevelt le pragmatique mâtiné d'idéalisme, Churchill le colosse vacillant, Truman sur qui repose la décision de faire bombarder Hiroshima et Nagasaki : leur personnalité, leurs intentions, leurs actions, sont dépeints de telle façon à ce que le lecteur saisisse parfaitement le cours des événements, qui doit en partie aux personnalités de ces hommes d’État, mais aussi aux contraintes qu'ils affrontent avec leurs talents et leurs limites. L'auteur articule la petite histoire avec la grande, citant des anecdotes, des détails qui en disent long. "Quand Staline te dit de danser", confie un soviétique lors de la conférence de Yalta, "eh bien, tu danses". En ces quelques mots tragicomiques, est campée une culture, celle du totalitarisme qui va s'imposer en Europe de l'Est.

Le livre fournit une base solide et très accessible pour se repérer dans ce qui ressemble à une mécanique géostratégique implacable, dans un anglais abordable. Michael Dobbs maîtrise très bien son sujet, et, me semble-t-il, combine talentueusement un style journalistique agréable et une analyse académique pertinente. On pourra conseiller ensuite la lecture du livre d'Anne Applebaum "Rideau de fer - L'Europe de l'Est écrasée, 1944-1956", traduit chez Grasset en 2014, qui relate les événements en ligne directe avec ceux décrits dans "Six months in 1945".


Troupeau Bleu
Troupeau Bleu

Aucun internaute (sur 1) n'a trouvé ce commentaire utile :
5.0 étoiles sur 5 Compagnon, 5 décembre 2014
Ce commentaire fait référence à cette édition : Troupeau Bleu (CD)
L'album m'accompagne : il tressaute, il sautille, il ouvre, il invite. Il a le vernis léger d'un temps qui est celui des recherches musicales, du plaisir de jouer et d'inventer. Extraordinaire.


Paul Williams: Still Alive [Import USA Zone 1]
Paul Williams: Still Alive [Import USA Zone 1]

4.0 étoiles sur 5 L'homme qui aimait les calamars, 12 octobre 2014
Achat vérifié(De quoi s'agit-il ?)
Ce commentaire fait référence à cette édition : Paul Williams: Still Alive [Import USA Zone 1] (DVD)
Cet homme, c'est Paul Williams. Il se rend aux Philippines, et tout le monde l'applaudit, et il y mange des calamars. Paul Williams est un auteur-compositeur à moitié célèbre. Mais c'est la bonne moitié. Barbra Streisand ou David Bowie l'ont chanté, les Daft Punk l'ont invité sur Random Access Memory, mais en tant qu'interprète, il vous coince avec ses violons et ses mélodies : Faust, When I Was All Alone, The Lady Is Waiting, Waking Up Alone. Beaucoup de solitude, quoi.
Ce documentaire original et touchant dresse le portrait d'un homme sensible et fin, qui a fait le clown dans les années 70 avec des cols à jabots et des pantalons jaunes. On le voit aujourd'hui dans sa vie quotidienne, en répétitions, en concert. Revenu des excès, il conserve la pétillance des artistes hors du commun.
Mais le commun, il en est question également dans le film. Le quotidien de Paul Williams, dans sa banalité. Le va-et-vient entre cette banalité et la splendeur passée (certes factice en partie), le va-et-vient entre la richesse stylistique de beaucoup de ses chansons et le fonctionnel pratique d'une chambre d'hôtel ou d'un pot de ketchup : il n'y avait pas besoin de démystifier, car Paul Williams n'est pas un mythe à la Bowie, mais il y avait besoin d'ôter de vieilles frusques au personnage public et de regarder un homme paumé et malin. Le réalisateur a soigné le montage : prosaïque est l'univers dépeint parfois, mais on ne s'ennuie pas. Il y a un regard, un rythme.
L'auteur du documentaire s'implique personnellement dans la relation avec l'artiste, et ce regard original, celui d'un admirateur parfois décontenancé, donne de la fraîcheur au film. Ce n'est pas un embaumement première classe. On s'étonne de ne jamais voir Paul Williams jouer d'un instrument, ou composer. Il n'y a pas vraiment de questionnement sur le processus créatif, et c'est frustrant quand même. Comme si cet homme se trimbalait avec ses chansons, mais en ayant avec elles un rapport très distant.

A qui s'adresse ce film ? Difficile à dire. Les gens qui ne connaissent pas l’œuvre de Paul Williams aimeront peut-être quand même ce personnage de clown un peu triste. Ce sont surtout les fans (sans doute rares en France) qui apprécieront avant tout.


Pourquoi
Pourquoi
Prix : EUR 15,71

5.0 étoiles sur 5 Magique, 9 septembre 2014
Ce commentaire fait référence à cette édition : Pourquoi (CD)
Venu d'un temps où tout semble possible, et où tout est possible : Cortex. Qu'est-ce que Cortex ? Moi-même n'en savais rien il y a peu. Depuis : conquis, ça tourne en boucle. Des voix qui s'entremêlent autour d'une boucle jazz/funk aux accents français, à la sensibilité bucolique, les sens en éveil. Mais jamais pédant. Ca bouge. Ca ne se prend pas au sérieux. Mais c'est fait avec la passion de l'artisan.
L'album est planté dans les années 1970. Les racines ont poussé. On retrouve cette excitation de créer de l'intelligence ET simultanément du plaisir chez un Bertrand Burgalat, par exemple.
Cet album parle de l'humain, de ce qu'il y a en nous et autour de nous. Je conseille également "Troupeau bleu", des mêmes magiciens.


Poking a Dead Frog: Conversations with Today’s Top Comedy Writers
Poking a Dead Frog: Conversations with Today’s Top Comedy Writers
par Mike Sacks
Edition : Broché
Prix : EUR 16,96

1 internaute sur 1 a trouvé ce commentaire utile :
4.0 étoiles sur 5 C'est du sérieux, 17 août 2014
Achat vérifié(De quoi s'agit-il ?)
Ce commentaire fait référence à cette édition : Poking a Dead Frog: Conversations with Today’s Top Comedy Writers (Broché)
Frère jumeau de "And Here's The Kicker", ce livre contient une douzaine d'entretiens avec des auteurs de comédie (USA et GB), qu'il s'agisse de séries TV, de films, de livres ou de sketches...sachant que souvent ces auteurs ont investi plusieurs médias. D'ailleurs le pragmatisme est souvent mis en avant dans les interviews. Rien de très neuf : il s'agit de faire coïncider une personnalité souvent complexe sinon tourmentée, aux névroses bien ancrées, mue par un esprit de contestation et de provocation, avec les exigences commerciales représentées par la figure de "l'executive". "L'executive", c'est celui qui tient les cordons de la bourse, qui en réfère aux décideurs de la chaîne, et dont le mauvais goût (voire l'idiotie et le manque d'humour si on en croit plusieurs auteurs cités) fait prendre des décisions aberrantes.
L'ouvrage vaut pour ses anecdotes, ses scoops, ses réflexions sur l'écriture comique. Il en ressort un profil-type de l'auteur "comique" : déterminé, travailleur, adaptable, en perpétuelle recherche, mais aussi socialement décalé (voire inadapté). Bref un métier à éviter, sauf si on ne peut pas faire autrement : cette idée revient souvent dans les conversations.
La disponibilité des produits culturels dont il est question ici : livres, films, séries TV, émissions d'humour, etc. permet au lecteur de consulter ou d'acheter des œuvres dont il n'avait jamais entendu parler. Mais le lecteur français constate que certaines production ont franchi avec succès l'Atlantique ou la Manche : Les Simpsons, The Office, les Monty Python, Mel Brooks, Borat, etc. Dans d'autres cas, l'humour ne semble pas particulièrement adapté au goût hexagonal : je pense par exemple aux "talk-show" d'un Johnny Carson ou plus récemment d'un David Letterman ou Conan O'Brien, ainsi qu'à l'émission "Saturday Night Live", des institutions aux US mais inconnues (ou presque) ici.
Les interviews sont (gentiment) subversives et souvent intéressantes. Les questions sont toujours un peu les mêmes (le parcours, les influences, les conseils, les pratiques professionnelles). Je suis resté sur ma faim quand il s'est agi, pour Mike Sacks et ses interlocuteurs, de discuter de certains sujets : je pense en particulier à la quasi-absence de femmes dans cet univers (et parmi les auteurs interrogés). Cela méritait autre chose que les propos convenus tenus ici par les auteurs (y compris féminins).
Une lecture très agréable pour celles et ceux qui s'intéressent aux dessous du mécanisme de l'écriture comique. Un assez bon niveau d'anglais est requis à mon avis, de même qu'une certaine connaissance de la culture populaire américaine et britannique.


Richard Nixon
Richard Nixon
par Antoine Coppolani
Edition : Broché
Prix : EUR 32,00

1 internaute sur 2 a trouvé ce commentaire utile :
5.0 étoiles sur 5 Un livre de référence, équilibré entre récit et analyse, 27 juillet 2014
Ce commentaire fait référence à cette édition : Richard Nixon (Broché)
Le portrait très documenté d'une personnalité politique hors du commun, certes décriée (on le comprend) mais dont les facettes scabreuses ne doivent pas totalement éclipser les réalisations, en particulier le rapprochement avec la Chine. Nixon n'est pas qu'une espèce d'escroc manipulateur ; son personnage est complexe, paradoxal, tourmenté ; son parcours passionnant, depuis une famille modeste jusqu'à la vice-présidence et la présidence des Etats-Unis. On connaît ensuite l'épisode du Watergate ; on connaît moins le travail de réflexion poussée par Nixon après sa démission (écriture de son autobiographie, d'essais géopolitiques, etc.). Ce livre en relate les épisodes les plus marquants, qui révèlent une capacité singulière à réfléchir, écouter son instinct, à imposer son jeu - du moins à influencer grandement le cours des choses. Cela suppose des qualités qu'on prête rarement à Nixon. Tout semble attester qu'il en disposait pourtant, et qu'il n'était absolument pas une espèce de marionnette manipulée par son brillant entourage (Kissinger, etc.).

Le parcours de Nixon pose d'ailleurs la question des concessions à accepter (ou pas) pour atteindre le pouvoir suprême ; il illustre aussi la "realpolitik". Par exemple, l'action du président à l'époque de l'affrontement avec l'URSS est subordonnée en grande partie à des intérêts supérieurs qui sont ceux de la menace nucléaire. Fausse excuse ? A discuter, dans notre contexte de guerre larvée contre le fondamentalisme.

J'ai particulièrement apprécié la fluidité du texte, et surtout l'application de l'auteur à mettre en perspective l'action d'un homme et le contexte dans lequel il évolue. Qu'il s'agisse de la Guerre froide, du Vietnam, des questions sociales ou raciales, etc., Antoine Coppolani ne se contente pas de produire une chronologie : il mène un travail pédagogique et inclut des analyses qui pour être fouillés sont très accessibles au lecteur. Cette démarche est malheureusement absente de bon nombre d'ouvrages historiques. Par exemple, on réalise que rhétorique de la droite américaine (défense du "common man" face aux "élites" du monde culturel, de la presse et des intellectuels) ne date pas d'hier : or elle est indispensable, me semble-t-il, pour mieux comprendre la vie politique américaine (et française ?) d'aujourd'hui.
Enfin, l'auteur temporise et équilibre par des anecdotes ; j'ignorais par exemple que Nixon et J.F. Kennedy avaient eu des relations de camaraderie avant 1960.

À chaudement recommander.


Page : 1 | 2 | 3 | 4 | 5 | 6 | 7 | 8 | 9