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JEAN BASTIEN "JEAN BASTIEN" (France)
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L'Epuration sauvage Tome 1 : L'Épuration sauvage
L'Epuration sauvage Tome 1 : L'Épuration sauvage
par Philippe Bourdrel
Edition : Broché

12 internautes sur 13 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 L'HISTOIRE DE CEUX QUI ONT SALI LA RESISTANCE ET QUI SONT RESTES IMPUNIS, 4 janvier 2012
Ce commentaire fait référence à cette édition : L'Epuration sauvage Tome 1 : L'Épuration sauvage (Broché)
Ce livre est, avec ceux de Robert Aron (Histoire de la Libération de la France chez Fayard, Histoire de l'épuration chez Fayard également) et de Henri Amouroux (Les réglements de comptes chez Laffont) indispensable à tous ceux qui s'intéressent à la seconde guerre mondiale pour ce qui concerne la France.

La quatrième de couverture donne le programme si on peut dire :

"Le titre est provocant, mais il définit le sujet sans ambages... Il s'agit des exécutions, des sévices, des attentats et des internements qui ont eu lieu hors de toute justice légale, dans la phase insurrectionnelle de la Libération, et celà jusqu'en 1945, et parfois au-delà.
C'était un sujet tabou. Il est soit très minimisé, soit carrément évacué dans la plupart des ouvrages sur la Libération et l'Epuration. Or, lorsque les français évoquent l'épuration, ce n'est pas aux quelque 780 exécutions et aux procès officiels qu'ils songent, mais aux milliers d'éxécutions sommaires...
... Dans ce premier volume...après un survol général de l'épuration à travers tout le territoire, il s'attache plus particulièrement à quelques-unes des régions les plus "chaudes" de la Libération : le Lyonnais, le Dauphiné, la Savoie, le Vivarais, la Provence et même la Côte d'Azur..."

La page 7 de ce livre aurait pu faire partie de cette quatrième de couverture :
"L'auteur, dans son adolescence, a été le témoin d'événements qui ont marqué sa mémoire et qui, se rattachant au sujet qu'il a entrepris de traiter, ne sont sans doute pas étrangers à sa propre démarche. Il n'en méconnaît pas les difficultés mais il a été guidé par le principe qu'il n'y a pas et qu'il ne doit exister aucun thème tabou en histoire, que les événements qu'il va relater méritaient enfin de sortir de l'ombre, à condition que celui qui entend les exhumer ne soit guidé que par l'obsession de la vérité et sache se dégager d'un esprit de chapelles qui perpétuent, après plus d'un demi siècle, les haines ou les rancunes nées de l'occupation et de certains aspects de la Libération..."

Ceux qui s'imaginent que cette épuration ne s'est limitée qu'à la tonte de certaines femmes ayant fait profité l'occupant de leur charme se trompent et trompent les autres. Ce livre fourmille d'exemples de tortures pratiquées sur des innocents, parfois, même sur des résistants. Les témoignages d'anciens résistants connus fourmillent au long de ces pages. Incroyable !
Quelques exemples :
- page 124 :... Des résistants écoeurés par des procédés qui rappelaient de mauvais et récents souvenirs, s'en ouvriront à l'auteur.
"Parmi les nouveau pensionnaires figurent des résistants authentiques comme Jacques Méker qui avait participé à plusieurs opérations, dont la plus importante avait été la libération de douze détenus de la prison Chave de Marseille le 12 mars 1944), et dont le seul crime n'est alors que d'être suspect au regard du parti communiste. Le cas Méker, qui n'est pas isolé, n'est pas le moins curieux de cette épuration sauvage qui ne vise pas seulement les collaborateurs, ou suspects de collaboration, mais des compagnons de combat sur lesquels s'exerce un vengeance sans merci sous prétexte de "fractionnisme"...
- page 125 : (au sujet du défilé qui a suivi la libération de Marseille)
Sans cherccher à minimiser le courage de nombre d'entre eux, ni leur utilité, lorsqu'ils ont par exemple facilité l'itinéraire des hommes de Monsabert à travers les rues de Marseille, sans oublier le sacrifice de ceux qui, une bonne trentaine, ont donné leur vie pour la libération de la ville, comment ne pas se rendre à l'évidence de la brusque inflation des effectifs ? Selon des sources émanant du commandement régional des Forces Françaises de l'Intérieur : 2 000 pour les Bouches-du-Rhône avant la libération, et 6 000 après. Pour la région 2, le gonflement est dans les mêmes proportions, on passe du simple au triple : 8 000 avant la libération et 25 000 après...
Les résistants de la dernière heure et de l'heure d'après... Un sigle les définira à Marseille et ailleurs, dans les milieux de la Résistance authentique : les R.M.S., les "résistants du mois de septembre".

Voilà d'où vient la plus grande partie de ceux qui vont faire régner la terreur sur toute la France.
Quelques pages plus loin :
page 142 (témoignage d'une ancienne résistante)
"... Vial, moi-même et nos camarades décidâmes d'adressez au commandant de gendarmerie une lettre de protestation sévère et indignée. Mais c'est plus tard que j'ai pensé : que pouvait-il faire devant cette horde déchaînée et haineuse ? Nous-mêmes en arrivions à en avoir presque peur. Et pourtant...
"Ce ne fut pas tout : belles-mères dénonçant leurs belles-filles.. voisines jalouses, et j'en passe..."
page 184 et 185 :
" A Miramas, l'assassinat de M. Michel Vigne est exemplaire de trop d'éxécutions à caractère politique et d'autant plus scandaleux que la victime fut un résistant authentique.
Mécanicien à la S.N.C.F. à la retraite, Michel Vigne, membre du parti socialiste S.F.I.O., s'est, pendant la période de son activité professionnelle, révélé un syndicaliste très efficace et très estimé par ses camarades. Lorsque le gouvernement Daladier décide des mesures de rétorsion contre le parti communiste, après la signature du pacte germano-soviétique, en août 1939, M. Vigne se voit offir les responsabilités de secrétaire du syndicat des cheminots, à Miramas. Il accepte. Et cela ne lui sera pas pardonné...
Patriote, Michel Vigne choisit son camp pendant l'occupation. Il s'intègre au réseau de Résistance Gallia et est enregistré à Londres, le 1er mai 1943, sous le nom clandestin de Priam, matricule 25155. Il rend de précieux services. A la Libération, on le propose pour une haute distinction. On ne le laissera pas jouir de cet honneur. Le 27 septembre 1944, un groupe F.T.P. se présente, en armes, à son domicile, et demande à lui parler. La personne qui les reçoit, en son absence, s'entend répondre que c'est pour un renseignement...- Où est-il ? A Marseille, à la préfecture, où il doit régler une affaire le concernant...
Les membres F.T.P. remontent en voiture, gagnent Marseille et se rendent à la préfecture où ils arrêtent Michel Vigne. Ils le ramènent à Miramas, l'interrogent et le transfèrent au château de Villepaille, à Saint-Martin-de-Crau.
Le château de Villepaille est alors réputé pour abriter une équipe de résistants peu orthodoxes qui, de là, organisent des missions d'épuration dans la région, vers Miramas, Salon, Saint-Martin-de-Crau et autres localités. Incarcéré au château, en même temps que M. Vigne, un neveu de François de Menthon, futur ministre de la justice, y trouvera la mort ...
M. Vigne est de nouveau interrogé... L'un des pseudo-résistant l'abat de 4 balles dans le corps avant de l'achever d'une dernière dans la nuque. L'exécuteur (on en connaît le nom) sera plus tard condamné, mais pour d'autres exploits, aux travaux forcés.
Le cadavre de M. Vigne sera repêché le 7 octobre 1944, dans un canal près de Saint-Martin-de-Crau...
Ses chaussures, son pantalon et son dentier en or avaient disparu.
Une enquête fut ouverte, qui permit de reconstituer les faits et d'identifier les coupables. Mais il n'y eu pas de suite..."

Et ainsi de suite durant 430 pages ! Et ce n'est que le volume 1 (sur 2)
Remarque sur ce commentaire Remarques sur ce commentaire (4) | Permalien | Remarque la plus récente : Jun 12, 2014 6:41 PM MEST


L'EPURATION SAUVAGE. Tome2, 1944-1945
L'EPURATION SAUVAGE. Tome2, 1944-1945
par Philippe Bourdrel
Edition : Broché

8 internautes sur 8 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 LIBERATION OU REVOLUTION ?, 4 janvier 2012
Ce commentaire fait référence à cette édition : L'EPURATION SAUVAGE. Tome2, 1944-1945 (Broché)
D'abord, contrairement à ce qui est indiqué par amazon dans la présentation de la quatrième de couverture, il ne s'agit nullement de la refonte des deux volumes initiaux mais du volume 2 de l'édition originale.
Ces deux tomes étant repris depuis dans une autre édition mais il y manque plus de 100 pages.
Dans ce 2° volume, l'auteur décrit les crimes qui ont eu lieu principalement en Auvergne et Loire, dans le Limousin, dans le Languedoc-Roussillon, à Toulouse, à Bordeaux, en Normandie, en Bretagne et dans l'Est de la France.

Certains chefs de la Résistance ont tenté de prendre des initiatives afin de contrer les assassinats barbares et les pillages principalement menés par les FTP ; par exemple :

- Annonçant dans un communiqué la création d'une "police du maquis" en relation avec "certains actes individuels qui ont été commis", le chef de FFI d'Auvergne, "Rouvres" (Henry Ingrand), ne précisait-il pas le 11 juillet 1944 :
"... L'attention des responsables est tout particulièrement attirée sur la nécessité de réprimer avec la plus grande sévérité tout acte de banditisme, toutes actions individuelles à main armée contre les populations civiles, dans un but de pillage.
Toute initiative, soit contre des particuliers, soit contre des collectivités, dans le but de piller des fonds est formellement interdite et engage la responsabilité des auteurs.
Toute personne appréhendée sera gardée à vue. Un dossier sera établi et les sanctions les plus graves pourront être prises.
Tout acte antérieur à cette note qui sera signalé sera examiné avec le plus grand soin et pourra engager la responsabilité de ses auteurs ou des chefs directs, les responsables de la Résistance n'ayant jamais toléré les initiatives de ce genre."

Cinq jours plus tard, le 6 août, une note de service annonce, sous la signature du commissaire régional et du chef militaire des FFI d'Auvergne et à l'attention des "présidents des C.D.L. et chefs militaires Allier - Puy-de-Dome - Cantal - Haute Loire : "Les gradés et volontaires des maquis, convaincus d'avoir commis des crimes énumérés par le commissaire régional de la République dans sa communication du 1er août ... seront remis dans les plus courts délais au commandant de la zone du maquis à laquelle ils appartiennent."

Ces appels successifs émanant de la plus haute autorité régionale de la Résistance et du commissaire désigné de la République, avant même la libération définitive, sont sans doute le signe le plus significatif, et pour les plus incrédules le plus déterminant, des exactions en tous genres imputables aux agents de l'épuration avant l'heure. Henry Ingrand est suffisamment informé de la situation réelle pour ne pas hésiter à utiliser des termes aussi durs. Le mot "crimes" figure bien en toutes lettres dans son texte."

Ces hommes n'ont pas été suivis !
Ce livre (les deux volumes) relate sur plus de 800 pages des centaines d'actes de barbarie, d'assassinats de toute sorte (y compris de militants trotskistes suspects au regard du parti communiste - affaire Méker-Pastor évoquée dans le premier tome ou encore l'affaire des disparus du maquis Wodli par exemple).

page 75 : (concernant la région Allier)
Cette absence de curiosité des dirigeants du Comité Départemental de Libération paraît assez curieuse...
Celles de M. Rougeron ne laissent, au bout du compte, planer aucun doute : "... car il se passait quelque chose, écrit-il, brimades, sévices, travaux inhumains, actes de sadisme, tortures ont eu lieu dans un climat de terreur inadmissible. Les dépositions ultérieures l'établissent indiscutablement et il s'est inscrit là-bas une triste page, non pas de la Résistance, mais de la nature humaine. Que penser aussi de ceux qui venaient en touristes, le dimanche, assister à des scène odieuses ?".
Ces "brimades, sévices, travaux inhumains, actes de sadisme, tortures" que signale non sans quelque embarras, mais avec courage, un ancien résistant socialiste, membre du Comité de Libération de l'Allier, sont en effet attestés par des témoignages indiscutables.
... on leur liait les poignets, dans le dos, puis on les soulevait à l'aide d'une poulie à quelques centimètres du sol. Munis de fouets, de matraques ou de nerfs de boeuf, les tortionnaires les frappaient...

page 83 :
... le scandale de Tronçais connut un commencement d'épilogue judiciaire : "45 témoins auditionnés par commissions rogatoires, écrit M. Rougeron, et conduites à travers la France ; 7 officiers et gardes F.F.I. inculpés par le commissaire du gouvernement près le tribunal permanent des Forces Armées de Lyon de complicité d'assassinat, complicité de coups mortels, coups et blessures volontaires et d'attentats à la pudeur avec violence sur 26 détenus parmi lesquels 4 décédés sur place...

Comme il est impossible de noter dans un commentaire tous les passages importants d'un tel livre, ci-dessous quelques lignes décrivant un état d'esprit que l'on rencontre à plusieurs reprises au long de ces pages :

page 131 (concernant l'arrestation par un de ces "maquis !" d'un résistant de l'Armée Secrète M. Félix Sanguinetti à Barbezieux-Saint-Hilaire, le 10 septembre 1944) :
... Lui aussi a affaire au commandant Pierre qui, en guise d'accueil au siège de la "sécurité militaire", et en réponse aux cautions que lui apporte le nouveau prisonnier sur ses activités antérieures, l'interpelle en ces termes :
- Qu'est-ce que c'est que ces officiers de l'active de Bir-Hakeim ou de Foch ? Un tas de salauds auxquels je foutrai une bande de mitrailleuse dans le dos à la première occasion !
Cette entrée en matière achevée, Pierre entonne l'antienne qui avait déjà servi, à des variantes près, pour le commissaire Bonnet : "Vous ne savez pas où vous êtes. De Gaulle, Koenig et Cie, je les emmerde ! Je n'ai qu'un patron, c'est Staline !".
Le chef du "bureau de sécurité militaire" complète sa profession de foi d'un avertissement : "D'ailleurs, vous serez fusillé demain à sept heures !".
La promesse sera heureusement sans lendemain..."

P.S. Contrairement à ce qui est noté (actuellement indisponible), il en reste 6 exemplaires d'occasion sur amazon à ce jour
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Aucun titre disponible

1 internaute sur 1 a trouvé ce commentaire utile :
5.0 étoiles sur 5 DES CONVICTIONS, UN COURAGE, UNE AUDACE HORS DU COMMUN, 6 décembre 2011
"Il suffit de lire les injonctions pressantes et réitérées des comités à Fouquier-Tinville pour le rechercher et le faire arrêter par tous les moyens et à tout prix (300 000 francs de l'époque) et l'on sera convaincu des vives et continuelles alarmes que cet homme seul inspira à ceux mêmes qui faisaient trembler toute la France".
Voilà ce qu'écrit Marina Grey dans son avant-propos.

Cet homme téméraire a échappé à toutes les recherches durant toute la période révolutionnaire alors que tous ses compagnons et amis étaient guillotinés (dont d'Eprémesnil). Il a fallut quand même une sacrée chance au baron de Batz, en plus de ses qualités dans de multiples domaines :
expert en matière de finances, jonglant avec des milliers de francs et de livres sterling, réalisant des sommes importantes par ses spéculations boursières, il s'était fait ouvrir des comptes bien garnis à Londres ce qui allait lui servir à soudoyer des révolutionaires membres de la Convention, des gardiens de prison (projet d'évasion de Marie Antoinette),venir en aide aux émigrés, se faire établir de faux papiers etc...

Il existe d'autres biographies du baron de Batz, celles de Batz de Mirepoix et de Gosselin Lenotre par exemple.
Voici ce qu'écrivait l'historien Lenotre :
- "sa force morale qui attire et retient les dévouements... du fluide dont les plus indifférents sont grisés au point de rester fidèles jusqu'à la mort à ce maître qu'ils se sont donné".
Lenotre décrit le Batz de la Révolution, l'homme défiant Robespierre, le téméraire conspirateur risquant allégrement sa vie à tout moment, non pas le quasi pacifique "colonel à la suite", l'homme d'affaire des années 1787-1788.
Dans son ouvrage "le vrai chevalier de Maison-Rouge", Gosselin Lenotre identifiera ce chevalier d'Alexandre Dumas comme étant Rougeville. Il analysera son rôle dans cette dernière tentative de délivrer la Reine et lui en attribuera tout le mérite.

Quelques années plus tard, en publiant son Baron de Batz, il reconnaîtra son erreur :
" Nous avons, à présent, la certitude que Rougeville ne fut là qu'un instrument et que le baron de Batz était l'âme du complot".

page 92 : L'affaire de la Compagnie des Indes

Dans un projet de rapport qu'on retrouvera chez lui, après sa mort, Robespierre se montre clairvoyant, démonte le mécanisme de toute l'opération :
" Il existait une conspiration de corrompre les représentants du peuple et de diffamer tous les autres, et surtout les patriotes, pour arriver à la contre-révolution par l'anéantissement de la représentation nationale ; de ruiner les finances en entraînant la Convention dans des mesures impolitiques, déguisées sous l'apparence du bien public."
Et plus loin, dans ce même projet, on peut lire cette phrase :
" A la tête de ce complot était le baron de Batz".

Ce plan du baron de Batz comportait quatre phases :

- choisir soigneusement les montagnards et sans culottes à abattre,
- les séduire ou les corrompre
- leur faire commettre des actes hautement répréhensibles,
- les dénoncer à la vindicte publique et compromettre ainsi tout le régime.

Il serait beaucoup trop long de résumer chaque chapitre de ce livre qui, je l'espère, sera de nouveau disponible prochainement. Aussi, je recopie ci-dessous une partie de la quatrième de couverture :

" Rares sont les personnages historiques célèbres aussi mal connus, aussi controversés que le baron Jean de Batz. On s'accorde sur l'étonnante audace de ses tentatives pour sauver Louis XVI, pour délivrer Marie-Antoinette du Temple, puis de la Conciergerie, mais non sur les causes qui l'ont fait agir : un dévouement héroïque et sans bornes pour la famille royale disent les uns ; il paraissait surtout ambitieux de faire fortune corrigent les autres.
Les détracteurs qualifient Batz d'aventurier gascon, brutal et sans scrupules, intimement mêlé à de honteux tripotages sur les fonds publics, lesquels tripotages auraient eu pour objet, en fait, de compromettre les plus enragés des conventionels et de semer ainsi la zizanie au sein de la Convention.
Les panégyristes affirment : "il mit sa fortune à la disposition des émigrés" ou, "cette race des Batz a donné deux des plus chevaleresques figures de notre Histoire : le légendaire d'Artagnan et le baron de Batz"...
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Le Chevalier de Maison Rouge : L'Intégrale de la série en 2 DVD
Le Chevalier de Maison Rouge : L'Intégrale de la série en 2 DVD
DVD ~ Jean Desailly
Proposé par musique-pour-vous
Prix : EUR 31,50

5 internautes sur 5 ont trouvé ce commentaire utile 
4.0 étoiles sur 5 LE BARON DE BATZ - VERSION ALEXANDRE DUMAS, 23 novembre 2011
Achat vérifié(De quoi s'agit-il ?)
Ce commentaire fait référence à cette édition : Le Chevalier de Maison Rouge : L'Intégrale de la série en 2 DVD (DVD)
Ce très beau télé-film des années 60 reprend l'oeuvre d'Alexandre Dumas.
Ce qui est dommage, c'est que l'histoire d'amour entre un lieutenant de la garde nationale révolutionnaire et une aristocrate, occupe la plus grande partie du film laissant au second plan le fameux chevalier de Maison Rouge.

Alexandre Dumas s'est inspiré très largement de la vie du baron de Batz pour écrire ce roman. Il aurait pu commencer celui-ci par la première tentative du baron de Batz, présent sur le trajet qui conduisait Louis XVI à la mort.

"J'avais été le 1er des quatre qu'on vit percer, les armes à la main, entre deux lignes qui bordaient le passage de l'infortuné Louis XVI allant à la mort, et crier : à nous ceux qui veulent sauver le Roi. Des quatre, deux périrent, le 3° pris plus tard fut éxécuté. Je fus condamné à mort, mis hors la loi, ma tête fut mise à prix : j'existe". (Archives historiques de l'Armée de Terre).

Ces phrases sont extraites d'une lettre que Batz adressera, le 17 octobre 1820, au marquis de Latour-Maubourg.

L'historienne Marina Grey a écrit une remarquable biographie du baron de Batz. Ce livre est encore plus passionnant que le film. Marina Grey a d'ailleurs largement puisé dans les archives historiques de l'Armée de Terre ainsi que dans les archives nationales.

Voilà ce qu'elle écrivait concernant ce personnage hors du commun, si attachant, courageux à l'extrême, téméraire, d'une fidélité inébranlable à la monarchie, à son Roi et à sa Reine :

"... celui dont Louis XVI avait vanté la parfaite conduite, de celui qui avait su inspirer une entière confiance à Marie-Antoinette, de celui qui, tant de fois, avait risqué sa vie afin de sauver le Roi et sa famille, de celui qui, pour venger ses souverains, avait nargué les régicides les plus puissants et les avait poussés vers l'échafaud...".

Le baron de Batz décèdera le 10 janvier 1822. Il repose au nouveau cimetière d'Authezat.


Il s'appelait Pierre Brossolette
Il s'appelait Pierre Brossolette
par Jean Marie Fitère
Edition : Broché

2 internautes sur 2 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 PROBABLEMENT LE MEILLEUR LIVRE SUR PIERRE BROSSOLETTE, 20 novembre 2011
Ce commentaire fait référence à cette édition : Il s'appelait Pierre Brossolette (Broché)
Qui, mieux que Gilberte Brossolette, son épouse, pouvait écrire une telle biographie ?
Gilberte Brossolette a partagé sa vie de journaliste et de militant socialiste avant guerre. Elle s'engagea aux côtés de son mari dans la Résistance. A Londres elle a été chargée des relations entre la France Combattante et la B.B.C.
Que l'on partage ou pas les opinions de Pierre Brossolette n'a aucune importance car ce n'est pas le sujet de ce livre.
Ce livre retrace la vie (très courte) d'un patriote courageux dont l'engagement n'a évidemment rien à voir avec celui d'un Jacques Duclos.

De nombreuses annexes très intéressantes dont :

- Divers articles publiés dans le quotidien, le Populaire et dans la Marseillaise,
- Une lettre à Germain Rincent, ancien secrétaire fédéral du parti socialiste dans l'Aube,
- Un éditorial paru dans Résistance,
- Un appel lancé à la B.B.C. le 22 septembre 1942,
- Une lettre au général De Gaulle du 2 novembre 1942,
- L'allocution prononcée le 18 juin 1943 à l'Albert Hall de Londres,
- La dernière lettre de Pierre Brossolette du 7 novembre 1943.
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Maurice Guillaudot. Criminels de paix : . Préface par Jean Nocher
Maurice Guillaudot. Criminels de paix : . Préface par Jean Nocher
par Jean Nocher
Edition : Reliure inconnue

2 internautes sur 2 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 PLUS QU'UNE HISTOIRE VRAIE : UN SCANDALE - UNE HONTE, 28 octobre 2011
Ce commentaire fait référence à cette édition : Maurice Guillaudot. Criminels de paix : . Préface par Jean Nocher
Il n'est pas étonnant qu'il ne reste qu'un seul exemplaire de ce livre puisqu'il a été édité en 1948 et qu'il a placé dans l'embarras les faiseurs d'opinion.
L'auteur de ce petit livre de 94 pages, préfacé par Jean Nocher, grand résistant, arrêté par la gestapo le 10 décembre 1943 (qui le garda plus de six mois avec des séances de torture qui ont parfois duré 7 heures, finit par être condamné à mort par les allemands. Le débarquement imposa en quelques heures l'évacuation précipitée de tous les prisonniers de Rennes vers les camps de déportation et le sauva du peloton d'exécution), commandeur de la légion d'honneur, général de gendarmerie, a été victime d'une infame machination orchestrée par un député communiste d'Alger, franc-maçon (le nom figure dans le livre) avec la complicité d'un commissaire de police (dont le nom figure également dans le livre). Cette machination commença le 30 décembre 1945 à la Constituante par une campagne de mensonges et d'outrages de ce député.
Quelques mois plus tôt les éloges n'avaient pas manqué :
- le 30 août 1945 à Vannes : Extrait du discours du Général Monne
"... Dans la Gendarmerie Française vous et vos subordonnés avez tracé un sillon lumineux de pure gloire, vous avez été l'honneur de votre arme. La Compagnie du Morbihan entrera dans l'Histoire, la grande et belle histoire de la Libération avec son chef le colonel Guillaudot, son héros de légende, le compagnon de la libération".
- Hommage du Général Audibert (commandant des forces de la Résistance de l'ouest, député à la Constituante le 16 décembre 1945 à Vannes :
"... Je vous envoie mes félicitations les plus affectueuses pour votre admission parmi les compagnons de la libération. Plus que quiconque vous avez mérité cette très haute distinction ; vous, mon cher Guillaudot, en préparant le soulèvement du Morbihan grâce aux cadres que votre patriotisme et votre prestige personnel ont su lui donner et qui étaient tout simplement ceux de votre magnifique gendarmerie.".
- Discours du Général De Larminat le 16 décembre 1945 à Vannes :
" ... C'est au Général Guillaudot que revient le mérite d'avoir mis sur pied la Résistance morbihannaise qui reste un modèle pour toute la France, tout simplement en utilisant la gendarmerie pour cadre".

La citation suivante fut accordée au colonel Guillaudot lors de sa promotion au grade de Commandeur de la Légion d'Honneur :
"Chef départemental des Forces Combattantes du Morbihan, a fait preuve des plus belles qualités d'organisation, de courage et d'abnégation, a fourni à l'Etat-Major interallié les renseignements les plus précieux sur les défenses allemandes du Morbihan, mis sur pied quatre bataillons de 3000 hommes et reçu par parachutage 40 tonnes d'armes et d'explosifs. Suivant ses directives, le personnel de la gendarmerie a sauvé plus de 200 aviateurs alliés en détresse. Arrêté et torturé à plusieurs reprises en vue de lui faire avouer son action dans la Résistance et l'espionnage, il n'avoua jamais. Son arrestation n'en entraîna aucune autre et tous ses dépôts restèrent intacts."

Après tous ces témoignages on viendra dire que le commandant (ce n'est pas une erreur, à la Libération, il n'est pas le seul à avoir été promu rapidement et donc, dans ce livre que je cite il était, selon la date commandant, puis colonel, puis promu Général) a fait preuve de zèle contre les maquisards dont il était le chef (ils étaient recrutés et armés par ses soins). Son fils aîné, gendarme à Annecy, a été lui aussi arrêté et déporté à Dachau pour avoir ravitaillé en vivres, armes et munitions avec des voitures de la gendarmerie, les maquisards du plateau des Glières ; son fils cadet faisait partie du maquis du Morbihan, s'y est battu courageusement et y a obtenu la Croix de Guerre.

page 28 et 29 : "... le lieutenant-colonel Gauduchon, commandant en second la XIe Légion, qui était au courant de mon action et la soutenait, fit une démarche auprès du commandant de la Gestapo en lui manifestant son étonnement de mon arrestation et, pour le convaincre de ma non-culpabilité, lui communiqua les rapports 16-4 et 19-4.
Le lieutenant-colonel Gauduchon mit enfin le comble à son étonnement lorsqu'il fit savoir que j'avois même reçu un blâme du directeur de la gendarmerie, pour la manière illégale que j'employais dans la répression du terrorisme. A partir de ce moment là, la Gestapo fut déconcertée et, sans la lâcheté d'un de mes officiers qui, arrêté 6 mois après moi, avoua que j'étais son chef dans la Résistance, je pouvais être libéré faute de preuves.
... En ce qui concerne les actes de banditisme, vols, viols, incendies, en un mot le véritable terrorisme commis par des sa lo pards déshonorant la Résistance et portant un coup sérieux à son recrutement, j'avais donné des ordres fermes aux brigades de procéder aux arrestations des auteurs de ces actes criminels, si bien qu'en quelques semaines le banditisme cessa complètement."

page 30 : "... Dès ma prise de commandement en juin 1941, je donnai l'ordre à toutes les brigades du département de détruire toutes les listes des communistes que nous possédions... Je pourrais, comme certains, fournir à l'appui de ces explications des attestations même de communistes qui me doivent la vie,... J'indique toutefois, avant de terminer, que comme Chef des Forces Combattantes du Morbihan, j'ai eu l'honneur d'avoir sous mes ordres Monsieur le Général Allard, actuellement commandant de la XIe Région Militaire.
Cette fois, l'incident fut clos, les frères rentrèrent dans leurs loges, les communistes dans leurs cellules, l'oreille basse mais en décidant que ce n'était que partie remise.

page 31 : Quels étaient mes crimes ?
Je n'étais pas franc-maçon ; j'avais été pendant la Résistance un obstacle à la réalisation des buts communistes. Ces tares admises, j'avais eu le manque de pudeur, à mon retour de déportation, d'être le premier officier supérieur de gendarmerie nommé Général après la Libération, alors que plusieurs autres qui ne s'étaient pas mouillés dans la Résistance et qui de ce fait tenaient les places pendant que je marinais dans les camps d'extermination, avaient déjà acheté leur képi étoilé. L'un d'eux, directeur de la gendarmerie et secrétaire général du "Grand Orient" y comptait plus que tous les autres.
Il n'a pas hésité à extraire d'archives secrètes, des pièces officielles, pour les remettre à son frère en maçonnerie, le communiste ..., lequel s'en est servi pour aboyer à la Constituante et intriguer bassement auprès de la commission d'Epuration avant de les communiquer au parti communiste qui, les ayant mis en réserve, n'a pas manqué de les exploiter en juin 1947, lors de mon arrestation, pour me couvrir de boue, puis aux élections municipales d'octobre pour combattre surtout en Bretagne le R.P.F. dont il me croyait membre.
Messieurs les "Nationaux Russes"... Lorsque, devenus par ordre, des patriotes en une journée, vous avez la prétention de monopoliser la Résistance à votre profit, vous avez rencontré, avec étonnement, des français, dont je faisais partie, qui n'avaient pas attendu pour combattre que le petit père des peuples eût reçu d'Hitler un coup de pied au..
Cette constatation faite, il vous est apparu qu'il fallait rattraper votre retard..

page 34 : Je vous pose donc maintenant la question suivante : Revendiquez-vous comme des vôtres les bandits que j'ai fait arrêter ? Si oui, tout le monde sera alors fixé sur la façon dont vous compreniez la Résistance... Mais la véritable cause de votre ressentiment haineux à mon égard n'est pas dans ces arrestations de malandrins dont vous vous moquez pas mal ; c'est uniquement parce que j'ai mis sur pied dans le Morbihan une organisation de résistance à caractère essentiellement militaire excluant tout esprit politique et partisan...".

page 39 : "Pour ne pas s'aliéner l'opinion publique, susceptible de réagir losqu'elle verrait sacrifier les chefs les plus prestigieux de la lutte libératrice (l'auteur citait préalablement la purge des généraux Juin, Koenig, Béthouard et de Larminat) il fut décidé de les compromettre en les faisant passer pour des factieux.
La machination va donc se dérouler en deux temps :
1) Etablissement de la trame du "Complot des Généraux" par un document de base ;
2) Exploitation par le ministère de l'intérieur de ce document pour faire éclater le scandale."

Il ne m'est pas possible de continuer à extraire des passages de ce livre tout simplement parceque l'auteur, à partir de cette page donne les noms des comploteurs (certains très connus dont un qui avait été démasqué en Afrique par le Général de Larminat puis exclu de l'armée pour le motif infamant de refus de combattre) et ceci est contraire au réglement de ce site.

Toujours est-il que ceux qui sont intéressés peuvent acheter ce livre et découvriront ce que l'on a appelé à l'époque le plan bleu.
A la fin de ce livre, en annexe : divers courriers dont une du "colonel Rémy" datée du 3 juillet 1947 et adressée au Général Guillaudot à la prison de la Santé et qui commence par : Mon cher Général et ami... (oui, ce n'est pas une erreur, nous sommes en 1947 !), une autre du Général de Larminat à Monsieur Depreux datée du 14 janvier 1948.
Enfin, je signale que j'ai respecté scrupuleusement l'orthographe que l'on trouve dans cette édition malgré l'usage parfois étrange des majuscules.
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Yves-Frédéric Jaffré,... Les Tribunaux d'exception : 1940-1962
Yves-Frédéric Jaffré,... Les Tribunaux d'exception : 1940-1962
par Yves-Frédéric Jaffré
Edition : Reliure inconnue

2 internautes sur 2 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 LE PROCES D'UNE JUSTICE AUX ORDRES, 27 octobre 2011
Ce commentaire fait référence à cette édition : Yves-Frédéric Jaffré,... Les Tribunaux d'exception : 1940-1962
Ce livre, paru en 1963, va malheureusement très vite devenir introuvable et c'est bien dommage.
L'auteur, avocat, cite Anatole France avant son introduction :
" Comment juger maintenant ? Comment reconnaître en un instant l'honnête homme et le scélérat, le patriote et l'ennemi de la patrie ?"
(Les Dieux ont soif).
Cette citation et la critique d'une justice expéditive, baclée reflètent exactement ces 360 pages.
Me Jaffré, avec beaucoup de talent, reprend l'historique de ces tribunaux (qui sont bien antérieurs au 20° siècle) puis survole avec parfois beaucoup de précisions, de citations, les grands procès qui eurent lieu devant des juridictions d'exception entre 1940 et 1962.
Il commence ainsi son introduction :
" Un Tribunal d'exception implique un bouleversement de l'ordre judiciaire traditionnel, soit qu'il diffère des tribunaux ordinaires par sa composition - ses membres étant souvent nommément désignés par le pouvoir - soit qu'il limite les droits de la défense, soit qu'il se signale par la rigueur des peines qu'il inflige, soit que ses décisions ne soient susceptibles d'aucun recours, soit qu'enfin il réunisse toutes ces caractéristiques."

Sont abordés dans ce livre :

- Le procès de Riom (L. Blum entre autres inculpés)
- Les sections spéciales qui virent le jour suite à l'assassinat d'un officier allemand, l'aspirant Mozer, à la station de métro Barbès- Rochechouart, en août 1941, par un jeune communiste de 25 ans que l'on appelera plus tard "colonel Fabien".
En conséquence, le 22 août, les allemands ont décidé de prendre 150 otages et exigent que 50 d'entre eux soient pendus Place de la Concorde afin de frapper la population parisienne par cet exemple.
page 37 : "La veille, en effet, une quarantaine de personnalités israélites dont les avocats Pierre Masse et Théodore Valensi ont été arrêtées...
Les autorités allemandes ne renonceront à prendre les mesures qu'elles envisagent qu'à trois conditions :
1) Le Gouvernement français promulguera aussitôt une loi déjà à l'étude et destinée à réprimer les menées anarchistes et communistes ;
2) Un Tribunal extraordinaire sera créé ;
3) Ce Tribunal condamnera à mort six communistes déjà incarcérés. Ils seront exécutés au plus tard le 28 août, jour même des obsèques de l'aspirant Mozer.
Telle est l'affreuse alternative offerte au gouvernement français. Ou bien 50 otages exécutés sur-le-champ par les allemands, et 100 autres menacés du même sort dès qu'un nouvel attentat aura lieu. Ou bien 6 victimes mais désignées par des magistrats français."...

Finalement, 6 personnes seront condamnées dont 3 à la peine de mort.

page 44 : ... "Le lendemain matin, 28 août, 3 têtes tomberont. Ainsi à l'heure fixée par les allemands, le sacrifice, ou pour mieux dire une partie du sacrifice , exigé par eux des autorités françaises, était consommée. Et, par leur ignoble marché, ils avaient réussi à obliger la magistrature française à s'associer à leur crime et à entacher son honneur".
page 45 : ... "Tout attentat entraînait des représailles implacables. Il convient de rappeler que cette forme de lutte (l'assassinat d'allemands) fut désavouée à l'époque, non seulement par le gouvernement de Vichy, mais aussi par le général De Gaulle qui, le 23 octobre, à la radio de Londres déclarait : " La guerre des Français doit être conduite par ceux qui en ont la charge, c'est-à-dire par moi-même et par le Comité National. Il faut que tous les combattants, ceux du dedans, comme ceux du dehors, observent exactement la consigne. Or, actuellement la consigne que je donne pour le territoire occupé c'est de ne pas y tuer d'allemands. Cela pour une seule mais très bonne raison, c'est qu'il est en ce moment trop facile à l'ennemi de risposter par le massacre de nos combattants momentanément désarmés. Au contraire, dès que nous serons en mesure de passer tous ensemble à l'attaque par l'extérieur et par l'intérieur, vous recevrez les ordres voulus. Jusque là, patience, préparation, résolution".

Je pense qu'il était important de souligner ce passage. Les attentats continuèrent.

page 50 : "... bientôt les allemands exécuteront des otages en masse : le 22 octobre ce seront les massacres d'otages de Nantes et Châteaubriant à la suite de l'assassinat du lieutenant-colonel Holtz...

Sont ensuite abordées les affaires de la rue de Buci, Colette, Bonnier de la Chapelle, Pucheu.

DEUXIEME PARTIE : APRES LA LIBERATION (1944-1951)

- La Haute-Cour de Justice
- Les Chambres civiques et les Comités d'épuration
page 98 : " Le 14 octobre 1944, le général De Gaulle, dans une allocution prononcée à la radio, estimait que : "à part une poignée de misérables et d'indignes dont l'Etat fait et fera justice, l'immense majorité d'entre nous furent et sont des français de bonne foi. Il est vrai que beaucoup ont pu se tromper à tel moment ou à tel autre, depuis qu'en 1941 commença cette guerre... Je me demande même qui n'a jamais commis d'erreurs. Il est vrai que certains ont pu céder à l'illusion ou au découragement tant le désastre et le mensonge avaient submergé notre pays...".
page 99 :
"Ces paroles du général De Gaulle laissaient espérer l'exercice d'une justice limitée à un petit nombre de cas. Elles distinguaient entre la culpabilité d'une poignée et l'erreur du plus grand nombre.

- Les procès de l'Amiral Esteva et du Général Dentz
- Le procès du Maréchal Pétain
- Les procès de Joseph Darnand, Pierre Laval,Pierre-Etienne Flandin, le procès des Amiraux, de Jacques Benoist-Mechin, Xavier Vallat.
- Les Cours de Justice (procès des journalistes, des collaborateurs économiques, des partisans, des fonctionnaires, délateurs et espions.
- Les chambres civiques
- Le bilan de l'épuration
- Les crimes de guerre

TROISIEME PARTIE : LES TRIBUNAUX D'EXEPTION DE LA Ve REPUBLIQUE

- La répression du putsch d'avril 1961 : Le Haut Tribunal Militaire (procès des barricades, procès Challe-Zeller, procès des généraux Bigot, Petit, Nicot, Gouraud et Mentré, le procès des officiers du putsch (commandants de Saint-Marc, Robin, Cabiro ; colonels Bréchignac, La Chapelle, Masselot, Lecomte et Ceccaldi).
- Le Tribunal Militaire Spécial : procès du commandant Forhan et du lieutenant de vaisseau Guillaume, le complot de Paris, condamnation à mort de Dovecar et Piegts.
- La répression de l'O.A.S. : procès Jouhaud, Salan ;
- La Cour Militaire de Justice : Jugement du lieutenant Degueldre et son exécution, le suicide du général de Larminat, procès des lieutenants Godot et Bernard, celui de l'adjudant Robin, de Canal et Vincent, arrêt du Conseil d'Etat déclarant illégale la Cour de Justice... démission du procureur général Besson".

Il existe bien sûr des livres plus complets concernant certains des condamnés ; par exemple les sténographies complètes des audiences, réquisitoire, plaidoiries et verdict des procès du Général Salan, des Généraux Challe et Zeller Nouvelles Editions Latines) ainsi que de nombreux ouvrages sur le procès du Maréchal Pétain mais ce livre est un survol assez détaillé quand même de toutes ces juridictions qui ont été créées en périodes de troubles et qui, Dieu merci, n'existent plus.
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Joe Cocker : The best Of Live
Joe Cocker : The best Of Live
DVD ~ Joe Cocker
Prix : EUR 9,00

6 internautes sur 6 ont trouvé ce commentaire utile 
4.0 étoiles sur 5 UN VRAI BEST OF MAIS EN PUBLIC, 19 octobre 2011
Ce commentaire fait référence à cette édition : Joe Cocker : The best Of Live (DVD)
Ce dvd reprend en totalité le concert de Dortmund qu'il donna en 1992 puis, en bonus, celui de Cologne en 2002.
Le concert de Dortmund est un régal pour ceux qui aiment Joe Cocker.
Tous ses grands succès sont interprétés ici (With a little help for my friends, Nightcalls, You can leave your hat on, Unchain my heart, Feel like for ever, Sorry seems to be the hardest word et You are so beautiful).
Après des débuts dans les années 60 (with the little help for my friends), une longue traversée du desert et un retour vers la fin des années 80 ou début 90, Joe Cocker est comme le bordeaux, il bonifie en vieillissant.

Certains slows peuvent faire penser à Alan Price ou à Tina Turner.
Parmi ceux qu'il chante sur ce dvd :
- Please no more *****
- Nightcalls *****
- Now that the magic has gone *****
- Sorry seems to be the hardest word *****

Une nouvelle version du succès des Box tops dans les années 60 : The letter que tout le monde connait. Cette version n'a plus grand chose à voir avec l'originale, c'est beaucoup mieux (ne serait-ce que par l'accompagnement d'un saxo, les choeurs et de très bons musiciens).

Enfin, il est surprenant qu'il n'y ait aucun commentaire car ce dvd est non seulement complet mais en plus, il est donné.
Remarque sur ce commentaire Remarques sur ce commentaire (2) | Permalien | Remarque la plus récente : Dec 8, 2011 2:02 PM CET


Original Ragtime
Original Ragtime
Prix : EUR 10,99

8 internautes sur 9 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 LA MAMAN DE CLAUDE BOLLING A PROBABLEMENT ACCOUCHE SUR UN PIANO, 5 septembre 2011
Achat vérifié(De quoi s'agit-il ?)
Ce commentaire fait référence à cette édition : Original Ragtime (CD)
Il y a une chanson de Brel qui dit "c'est l'heure où l'on regrette d'avoir manqué l'école", en écoutant ce formidable cd, on regrette vraiment de n'avoir pas appris le piano. Les 12 morceaux sont tellement bien joués que c'est l'exemple même du cd que l'on est obligé de mettre en boucle tant le temps passe vite. C'est vraiment un régal.Quel talent !
Bien sûr, le répertoire de Claude Bolling n'a rien à voir avec celui de Daniel Barenboim mais, dans son domaine, c'est probablement le plus grand et, malgré ses 80 balais, il continue de jouer.
Comme Charles Aznavour, il va probablement prendre sa retraite 10 ans après sa mort. Ces deux géants ne s'arrêteront jamais et tant mieux pour nous.
Tous ceux qui aiment le piano peuvent acheter ce cd sans risque d'être déçus, c'est vraiment une merveille.
Remarque sur ce commentaire Remarques sur ce commentaire (11) | Permalien | Remarque la plus récente : Oct 30, 2011 4:50 PM CET


Status Quo : The party ain't over yet
Status Quo : The party ain't over yet
DVD ~ Status Quo
Proposé par [mediapromo]
Prix : EUR 15,99

2 internautes sur 3 ont trouvé ce commentaire utile 
2.0 étoiles sur 5 BOOF, HEUREUSEMENT QU'IL EXISTE D'AUTRES DVD DE STATUS QUO, 4 septembre 2011
Achat vérifié(De quoi s'agit-il ?)
Ce commentaire fait référence à cette édition : Status Quo : The party ain't over yet (DVD)
Ce coffret contient deux dvd :

dvd 1 : Des extraits de clips ( les chansons sont souvent coupées avant la fin) ou de concerts (court extrait du concert de Wembley en 1974 etc). Ce premier dvd dure 2 heures. Sur ces deux heures, on peut dire qu'une bonne moitié est baclée (mauvais son et parfois mauvaise qualité de l'image). Le genre de dvd qu'on ne risque pas de regarder deux fois (pour ceux qui iront jusqu'au bout).
Ce n'est sûrement pas le dvd à acheter pour ceux qui ne connaissent pas ce groupe qui est pourtant le meilleur groupe de rock and roll des années 60 et, encore aujourd'hui, le meilleur parmi les "survivants" de cette époque et de loin. Qu'ils se procurent plutôt le concert intégral sorti en dvd : "Just doin'it" ou "Whatever you like". Là au moins, ils sont sûrs de se régaler du début à la fin.

dvd 2 : Une perle pour les plus anciens qui les suivent depuis leurs débuts et dont je fais partie : 1 heure 10 d'entretiens avec les musiciens, extraits de séances d'enregistrement etc. Rien que pour cette partie j'aurais mis 5 étoiles mais je doute que ceux qui, aujourd'hui, voudraient découvrir Status Quo soient intéressés par l'histoire d'un groupe qu'ils ne connaissent pas.

Je n'allais pas rédiger de commentaire sur ce double dvd que je viens de recevoir car, poser 2 étoiles à Status Quo !!!!
Alors, ce n'est pas ce groupe qui est en cause mais le premier dvd et son réalisateur qui a fait n'importe quoi.


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