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Contenu rédigé par matt
Classement des meilleurs critiques: 1.204
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Commentaires écrits par
matt

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Eaux troubles
Eaux troubles
DVD ~ Radha Mitchell
Proposé par Neobang
Prix : EUR 12,85

1 internaute sur 1 a trouvé ce commentaire utile :
4.0 étoiles sur 5 Une terrifiante réussite., 22 mars 2013
Ce commentaire fait référence à cette édition : Eaux troubles (DVD)
Deux ans après le choc Wolf Creek, l'australien Greg McLean prouve avec son deuxième long-métrage, Eaux Troubles, qu'il a l'essence d'un très bon réalisateur.

De son titre original Rogue (et sans doute renommé Eaux Troubles pour concurrencer Black Water, sorti en 2007 lui aussi), le film prend place dans un estuaire australien, qu'une guide fait visiter en bateau à un groupe hétérogène de touristes. Pénétrant malencontreusement au cœur du territoire d'un crocodile marin, leur survie ne tiendra alors plus qu'à un fil.

Tourné en paysages naturels dans les Territoires du Nord de l'Australie, Rogue bénéficie de cet apport indéniable que constituent des paysages sublimes non reconstitués par images de synthèse. Au milieu de cet écrin naturel, McLean prend le temps de (bien !) filmer son sujet, tant d'un point de vue naturel qu'humain, la longue scène d'exposition posant les bases d'une immersion cinématographique qui se révélera intense. Bien éloigné des canons épileptiques de la production horrifique actuelle, il adjoint à cette qualité un casting exemplaire, composé en majorité de relatifs inconnus à l'époque, mais dont certains exploseront quelques années plus tard à l'international : Michael Vartan, Radha Mitchell (Pitch Black, Silent Hill), John Jarratt (le tueur de Wolf Creek, c'est lui), Mia Wasikowska (qui s'imposera avec Alice au Pays des Merveilles de Burton), ou encore Sam Worthington (dont c'est le dernier film avant son explosion dans Avatar et Terminator Renaissance). Du beau monde, donc, au service d'un long-métrage prenant à souhait.

Car le principal protagoniste de Eaux Troubles, un crocodile marin énorme et territorial, est absolument saisissant et terrifiant. A son côté extrêmement réaliste (les effets spéciaux n'ont à ce titre pas pris une ride), Greg McLean adjoint une distillation parcimonieuse de ses apparitions, évitant de fait le piège de Lake Placid. Un réalisme qui est est pour beaucoup à l'anxiogénité à couper au couteau qui s'émane du film, et qui ne fait qu'aller en s'accentuant, le monstre pouvant apparaître n'importe où et n'importe quand. Ainsi, loin de miser sur des effets-bus lambda, auxquels il préfère une réalisation et une prise de sons brutes (mis à part pour quelques notes, dignes de Bernard Herrmann), le réalisateur nous offre un final au climax terriblement stressant, digne de figurer dans les annales du genre.

On pourrait certes émettre quelques très légers bémols à l'encontre de Eaux Profondes (une ou deux scènes « clichées », et une psychologie des personnages qui aurait pu être plus développée par moments), mais inutile de bouder notre plaisir. Jonglant avec une maestria étonnante avec survival et peur (et ceci sans jamais choisir la facilité du gore outrancier : très peu de scène sont sanglantes), McLean livre incontestablement un excellent long-métrage, amené à faire date et qui se classe parmi les meilleurs films de crocodiles réalisés jusqu'alors.
Un exercice de style magistral.


Fanboys
Fanboys
DVD ~ Sam Huntington
Prix : EUR 7,99

2 internautes sur 4 ont trouvé ce commentaire utile 
2.0 étoiles sur 5 Concept prometteur... mais résultat médiocre., 22 mars 2013
Ce commentaire fait référence à cette édition : Fanboys (DVD)
Quatre amis d'enfance, fans invétérés de Star Wars, décident en 1998 de traverser les États-Unis afin de se rendre au Skywalker Ranch, et d'y dérober l'épisode I.

Le scénario partait sur de bonnes bases : le culte de l'œuvre de Lucas chez un large public dévoué corps et âmes à la cause des Skylwalker aurait pu donner un ensemble enlevé, voire caustique.

Et pourtant, le résultat est médiocre. Plutôt que de proposer scénario malin et situations rafraichissantes, bref, plutôt que de prendre des risques, Kyle Newman fait le choix malheureux de suivre à la lettre le traditionnel canevas des teen movies basiques.
Des personnages clichés à souhait aux situations redondantes en passant par des répliques navrantes tout au long du long-métrage et des situations mal exploitées (le « duel » entre les communautés de fans est bien mieux traité par Kevin Smith dans Clerks 2), Fanboys ne parvient jamais à convaincre.
Film cloîtré dans une intrigue terriblement linéaire, il se montre également extrêmement soft (excepté pour les répliques graveleuses) au regard de la production des comédies adolescentes US actuelles. Un comble, alors qu'il vise clairement à atteindre ce public !

Alors certes, quelques répliques et parodies font mouches, et le long-métrage s'offre un parterre de guest-stars truculentes (Carrie Fisher, Danny Trejo, Billy Dee Williams, Seth Rogen, Kevin Smith ou encore Ray Park).

Mais c'est bien (trop !) peu au regard de ce qu'aurait pu donner le concept en d'autres mains. Car il ne suffit pas de présenter quelques losers archétypaux pour réussir une comédie : encore faut-il y insuffler cœur et esprit. Ce dont Fanboys est totalement dépourvu, parvenant ainsi à ne pas rendre l'hommage comique que méritait l'univers dont il se dit fan : Star Wars.


Arlington Road
Arlington Road
DVD ~ Jeff Bridges

4 internautes sur 5 ont trouvé ce commentaire utile 
4.0 étoiles sur 5 Un thriller paranoïaque., 18 mars 2013
Ce commentaire fait référence à cette édition : Arlington Road (DVD)
Sorti en 1998, Arlington Road met en scène les excellents Jeff Bridges et Tim Robbins, interprétant deux voisins, rue Arlington. L'un, Bridges, est un professeur torturé par le décès de sa femme, agent du FBI qui trouva la mort lors d'une opération anti-terrorisme. L'autre, Robbins, est un ingénieur à la vie de famille exemplaire. Mais de petits détails insolites troubleront Bridges quant à l'identité réelle de son voisin...

Thriller prenant et paranoïaque, Arlington Road dévoile le portrait maladif d'une Amérique minée de l'intérieur. Pointant tout d'abord du doigt le nombrilisme humain sévissant particulièrement dans ces suburbs américaines trop tranquilles d'apparence (les voisins ne connaissent même pas leurs noms réciproques...), le film est avant tout une plongée psychologique intense dans l'esprit du personnage interprété par Jeff Bridges.

Victime du traumatisme inhérent à la mort de son épouse, et aussi fasciné que révulsé par le terrorisme, nous ne savons pas durant la majeur partie du long-métrage s'il développe un esprit maladivement suspicieux à l'encontre de Robbins, ou si ses dires, basés sur des faits anodins, sont les bases d'une vaste et bien réelle théorie du complot. Épinglant les travers d'un pays face à une montée des actes terroristes, qui développent chez une grande partie de la population peur et paranoïa et entrainent une manipulation des masses par les institutions étatiques, le long-métrage livre une peinture intense de cette nation menacée, paradoxalement, par elle même. Il acquiert ainsi, à la suite des attentats du 11 septembre, une résonance toute particulière...

La réalisation, soignée (il est à ce titre étonnant que ce film soit l'un des seuls mis en scène par Mark Pellington, cantonné aux documentaires et productions TV), ajoute à cette plongée en apnée dans un univers trouble et ambigu qui parvient à captiver sans peine. Le casting, parfait, et l'angoissante musique composée par Angelo Badalamenti achèvent de contribuer à la qualité du long-métrage.

Proche en terme de thématiques de l'excellent La Main Droite du Diable de Costa-Gravas (1988), Arlington Road s'en démarque par son atmosphère angoissante et un jusqu'au boutisme proprement effrayant. Pour tout amateur de thrillers, celui-ci est à placer parmi les belles réussites d'un genre qui fit les beaux jours des années 90. A découvrir, donc !

En revanche, dommage que l'édition dvd ne propose en guise de « bonus » qu'une bande annonce...


Cujo
Cujo
DVD ~ Dee Wallace
Proposé par MEDIA PRO
Prix : EUR 14,90

2 internautes sur 2 ont trouvé ce commentaire utile 
4.0 étoiles sur 5 Monstrueux saint-bernard !, 18 mars 2013
Ce commentaire fait référence à cette édition : Cujo (DVD)
Cujo, réalisé par Lewis Teague (dont les seuls autres films notables sont Cat's Eyes et Le Diamant du Nil), sort sur les écrans en 1983. Adaptation du best-seller éponyme de Stephen King, paru seulement deux ans plus tôt, il met en scène un saint-bernard, qui, ayant contracté la rage, se met à attaquer puis tuer chaque humain passant à porté de la maison perdue en pleine campagne qui fut sienne. Une mère et son enfant, arrivant dans la propriété, se retrouveront prisonniers de leur véhicule, cernés par le chien devenu meurtrier et coupés du monde extérieurs.

Le roman de King, simple de postulat mais anxiogène à souhait, n'était pas aisé à transposer à l'écran. Force est de constater que Teague s'en sort à merveille, ayant parfaitement saisi l'essence du livre. Épaulé par la Scream Queen Dee Wallace (La colline a des Yeux, Hurlements), il parvient à retranscrire en 1h25 l'esprit du roman et la majorité de ses scènes clefs.

Tout d'abord, en prenant le temps de développer ses personnages, à l'instar de Stephen King, il réussit un double pari : transposer fidèlement la première partie du livre, et nous faire éprouver empathie et émotions cinématographiques pour cette femme et cet enfant lorsque le siège débute.

De plus, bien que limité par le temps imparti, le réalisateur, plus ou moins rapidement et ostensiblement, parvient à donner au spectateur qui n'aurait pas lu le best-seller la majorité de ses clefs : de Cujo dont la rage décuple les sens et pour qui tout bruit devient un supplice, en passant par les portraits rapidement esquissés des habitants de l'Amérique profonde, si chers à King, la majorité des scènes apportent un détail permettant de construire un ensemble cohérent et fidèle au matériel original.

Quant au siège (principal force de l'histoire), bien que ne parvenant pas au niveau du roman (normal, au regard de la limite de temps), il est néanmoins traité avec efficacité et talent, tant du point de vue des mouvements de caméra et du jeu d'acteur que du point de vue des attaques du saint-bernard.

Dans le genre, rarement un chien aura été montré sous un jour si sombre. Doté d'un maquillage parfait mettant en exergue les effets de la rage, Cujo est une machine à tuer réellement effrayante, molosse dont les charges sont aussi rapides que destructrices. Je salue à ce titre le travail des dresseurs, pour lesquels le tournage dut être une gageure !

Alors certes, le film n'est pas parfait en tout point : certaines erreurs de raccords (aisément pardonnables) émaillent le long-métrage, et le final, lui aussi imposé, est bien loin de la noirceur et du jusqu'au boutisme de Stephen King.

Cependant, malgré ces bémols , Cujo réussi à mêler à la fois le caractère humain et l'atmosphère de peur qui s'échappe du roman, et parvient ainsi à se classer parmi les meilleurs adaptations de l'auteur de Shining. Un film à ranger à ce titre, et sans hésiter, aux côtés de Misery, La Ligne Verte, The Mist, Dead Zone, Carrie, Christine, Simetierre et Un Élève Doué. Bravo !

Concernant l'édition dvd, nous frôlons le lamentable : l'image, qui semble avoir été recadrée, est honteusement médiocre ! Impossible dès lors d'apprécier à sa juste valeur le travail de l'excellent Jan De Bont à la photographie (qui œuvra, pour ne citer qu'eux, sur La Chair et le Sang, Basic Instinct, Black Rain ou encore Piège de Cristal, et qui fut le réalisateur, entre autres, de Speed et Twister). Espérons qu'une édition digne de ce film (et dotée de bonus !) verra le jour !
Remarque sur ce commentaire Remarques sur ce commentaire (4) | Permalien | Remarque la plus récente : Sep 1, 2014 10:12 PM MEST


La Légende de Ron Burgundy, présentateur vedette
La Légende de Ron Burgundy, présentateur vedette
DVD ~ Will Ferrell
Proposé par CVRD-Médias
Prix : EUR 12,86

1 internaute sur 2 a trouvé ce commentaire utile :
5.0 étoiles sur 5 Une comédie désopilante !, 17 mars 2013
Ce commentaire fait référence à cette édition : La Légende de Ron Burgundy, présentateur vedette (DVD)
Vous voulez rire de bon cœur ? La Légende de Ron Burgundy est pour vous !

Réalisé par Adam McKay (également aux commandes de Very Bad Cops et Ricky Bobby), le film prend place au cœur des années 70, lorsque le présentateur TV régional était une star et ses mots considérés comme paroles d'évangiles. Will Ferrell, vedette de la chaine Channel 4 de San Diego, et épaulé par trois énergumènes respectivement en charge des catégories sports, météo et émissions « chocs », voit d'un mauvais œil l'arrivée dans son petit univers de Veronica Corningstone, femme aux dents longues briguant la place de présentateur principal.

Épinglant les mentalités machistes de l'époque et montrant férocement le contexte d'émancipation professionnel des femmes des années 70, le film est avant tout une comédie jubilatoire menée avec une bonne humeur des plus communicatives. Des répliques lamentables de personnages tous plus stupides les uns que les autres aux panoplies vestimentaires seventies jusqu'au bout des lacets, en passant par un humour circonstanciel toujours placé opportunément et un casting cinq étoiles (Ferrell, Christina Applegate, Paul Rudd, Steve Carell, Fred Willard, Seth Rogen, Danny Trejo, Luke Wilson, Ben Stiller, Vince Vaughn, Jack Black et Tim Robbins !), Anchorman (de son titre original) est une véritable réussite humoristique qui ne peut laisser de marbre et devant laquelle on ne s'empêcher d'éclater (souvent !) de rire !

Pour tout amateur de comédies façon Frat Pack (mais pas que), cette pépite est assurément à découvrir !


Frères de sang - Coffret Collector 2 DVD
Frères de sang - Coffret Collector 2 DVD
DVD ~ Jang Dong-Gun
Proposé par PREMIERE
Prix : EUR 19,90

1 internaute sur 1 a trouvé ce commentaire utile :
5.0 étoiles sur 5 Un très grand film de guerre., 14 mars 2013
Ce commentaire fait référence à cette édition : Frères de sang - Coffret Collector 2 DVD (DVD)
Depuis les années 2000, la Corée du Sud a su avec talent s'imposer sur la scène cinématographique internationale, dans des registres aussi variés que l'uchronie (2009 : Lost Memories), le thriller (Old Boy, The Chaser), le fantastique (The Host), l'horreur (Thirst) - et maintenant la guerre, avec ce remarquable Frères de Sang.

Sorti en 2004 et réalisé par Kang Je-Gyu (également scénariste du projet), Frères de Sang prend place en 1950, alors que la Guerre de Corée débute. Deux frères seront plongés dans le conflit malgré eux : Lee Jin-Tae, cireur de chaussures afin de payer les études de son cadet, Lee Jin-Seok, étudiant innocent.

Frères de Sang, plutôt que de s'axer sur la Grande Histoire, mise au contraire sur la petite, préférant aborder la guerre à hauteur d'hommes plutôt que de proposer un cours qui aurait pu s'avérer pesant. Un choix adéquat, tant en terme de psychologie des personnages qu'en terme de plongée dans l'enfer de ce conflit meurtrier. Placés au côté de ces soldats mal entrainés, nous découvrons et subissons avec eux les revers de cette guerre fratricide (telle l'invasion chinoise, apparaissant soudainement et vue uniquement d'un point de vue de fantassin). De la place de spectateur-stratège connaissant déjà l'issue de cette page d'Histoire, nous devenons spectateur-victime, renforçant par la même l'empathie éprouvée vis à vis des personnages.

A ce titre, le résultat est probant du point de vue de l'évolution mentale des héros : Lee Jin-Tae, inculte de par son statut de soutient financier de la famille, se voit enfin offrir la chance d'obtenir une reconnaissance sociale par le biais de ses exploits guerriers. De noble héros prêt à se sacrifier pour les siens, il devient une bête de guerre, à l'opposé de son jeune frère, répugné par les horreurs dont il est le témoin – dont celle de la transformation de son aîné.

A cet aspect de plongée en apnée dans le conflit et de perte de l'innocence s'ajoute la réalisation de Kang Je-Gyu. Faisant preuve d'une véritable virtuosité, il parvient à filmer avec une justesse exemplaire à la fois des détails corporels infimes témoignant des sentiments intériorisés des personnages, et des scènes de combat parfaitement dantesques. Car oui, Frères de Sang est un véritable film de guerre, de ceux que l'on ne voit que trop peu : servi par des batailles à la violence exacerbée, le long-métrage n'a rien à envier aux super-productions hollywoodiennes ! Au contraire, en misant avant tout sur son duo d'acteurs, il parvient à ne pas limiter son film à un enchainement fade de batailles, mais crée au contraire un véritable drame guerrier, sanglant et historique.

La musique, superbe, le jeu d'acteur remarquable des deux héros (Jang Dong-Gun, l'interprète de Lee Jin-Tae fut d'ailleurs nommé aux Blue Dragon Awards pour son interprétation), les scènes d'action de haute volée mais surtout les conflits internes aux protagonistes, qui finiront par miner une famille de l'intérieur, font de ce Frères de Sang un must-have incontournable du film de guerre, à placer sans hésitation aux côtés du Soldat Ryan spielbergien.

Côté dvd, l'édition collector, cartonnée, offre une image piquée et un son excellent pour le film, mais aussi un making of substantiel, quelques interviews et des galeries d'images.
Remarque sur ce commentaire Remarque sur ce commentaire (1) | Permalien | Remarque la plus récente : Mar 24, 2013 12:50 PM CET


L'Homme aux poings de fer
L'Homme aux poings de fer
DVD ~ RZA
Proposé par cinebox
Prix : EUR 5,89

18 internautes sur 23 ont trouvé ce commentaire utile 
3.0 étoiles sur 5 Plein de coeur mais sans identité propre., 14 mars 2013
Ce commentaire fait référence à cette édition : L'Homme aux poings de fer (DVD)
RZA, membre du Wu-Tang Clan, manifeste depuis longtemps un intérêt certain pour les films d'arts martiaux asiatiques (le premier album du collectif de rap, sorti en 1993, va jusqu'à s'intituler Enter the Wu-Tang (36 Chamber) en référence au classique La 36em Chambre de Shaolin). Après avoir composé les bandes originales de Ghost Dog : La voie du Samouraï et de Afro Samuraï et avoir pratiquement abandonné le hip-hop pour se reconvertir en acteur dans des projets aussi variés que Repo Men, Date Limite ou Les Trois Prochains Jours, la prochaine étape pour l'infatigable Robert Diggs était de passer derrière la caméra. Ce qu'il fait avec cet Homme aux Poings de Fer, pour un résultat mitigé.

The Man with The Iron Fists se déroule au cœur de la Chine féodale, dans laquelle un forgeron (interprété par le réalisateur), devra faire face à de multiples ennemis.

Il est cependant difficile de faire un résumé du film, partant du fait (et c'est l'un de ses défauts) que son scénario est éclaté par de multiples et bien trop nombreuses références, allant jusqu'à le rendre par moment plutôt flou. Car RZA, cinéphile dans l'âme, cherche à placer en 1h45 ses univers de prédilection : le western italien (Russell Crowe en est l'archétype, portant un « pistolet-coutelas » et vêtu à la manière du Franco Nero de Django), les films de la Shaw Brothers (la majorité du long-métrage est dédié à la société de production hongkongaise, et le film va jusqu'à être tourné en Chine), la nouvelle vague d'arts martiaux asiatiques et ses combats en l'air (révélés par le Tigre et Dragon de Ang Lee), la blacksploitation (lors des scènes de flash-backs se déroulant en Amérique, sa mère étant interprétée par une égérie du genre, Pam Grier), et bien sûr le hip-hop et les bandes originales, la soundtrack de L'Homme aux Poings de Fer n'étant pratiquement composée que de rap ou de notes placées en forme de clins d'œil (les plus avisés y reconnaitront un hommage à Ennio Morricone et John Williams).

Mais là ou Tarantino, adepte de l'exercice (et qui appose par ailleurs sa « patte » sur le projet grâce à « Tarantino présente »), parvient à unir en un ensemble harmonieux ses différentes références, RZA ne livre qu'un film plein de promesses mais brouillon car dilué dans une masse d'univers qu'un scénario flou ne parvient pas à unifier. A ceci s'ajoute des erreurs scénaristiques et temporelles nombreuses (l'esclavage américain placé du temps de la Chine féodale ??), qui tendent à prouver que le script, co-écrit avec Eli Roth, a été voulu comme uniquement référentiel, la linéarité en ayant été volontairement (ou non) écartée.

D'autant plus dommage que ce premier film n'est pas exempt de points positifs, et aurait pu donner bien plus sans ces erreurs récurrentes. Ainsi, les combats, principale force du projet, sont menés avec une grande efficacité et sont l'occasion de nombreux passages riches en hémoglobine (parfois même proches du gore !), les décors sont bons, le casting, international, s'offre quelques beaux noms (Russell Crowe, cabotin comme jamais, Jamie Chung, Lucy Liu, Rick Yune ou encore Gordon Liu) et RZA, malgré une mauvaises utilisations des split screens (hommage à De Palma ?) lors des combats finaux, s'en sort honorablement derrière la caméra et nous offre quelques passages furieusement réussis, à défaut d'être bon acteur. Mais à trop vouloir être généreux de clins d'œil et à aligner les hommages à des genres cultes, le réalisateur s'y empêtre et ne parvient pas à donner une âme et un souffle propres à son film.

Dommage, car l'ensemble, épaulé par deux « parrains » de renom, ne manque pas de cœur !
Remarque sur ce commentaire Remarque sur ce commentaire (1) | Permalien | Remarque la plus récente : Mar 14, 2013 2:33 PM CET


Delta Force 2 [Import belge]
Delta Force 2 [Import belge]
DVD ~ Chuck Norris
Proposé par ULYSSE Business
Prix : EUR 21,50

1 internaute sur 1 a trouvé ce commentaire utile :
4.0 étoiles sur 5 Il récidive !, 13 mars 2013
Ce commentaire fait référence à cette édition : Delta Force 2 [Import belge] (DVD)
Suite de The Delta Force, premier du nom, ce The Delta Force 2 – The Colombian Connection sort en 1990, toujours produit par Cannon Group et toujours avec l'inénarrable Chuck Norris, interprétant (toujours !) Scott McCoy.

Golan et Globus, les deux dirigeants de la Cannon (bien connue des amateurs des 80's pour ses nombreux films d'action), n'optent pas pour une thématique innovante ou un tant soit peu différente du premier volet de la série : dans ce dernier, les méchants sont des palestiniens terroristes, dans celui-ci, un cartel de la drogue qui inonde de ses productions le territoire américain. Évidemment, des otages sont à nouveau en jeu, et seul McCoy, patriotique jusqu'au bout des chaussettes, pourra à nouveau sauver la situation !

Disons-le, le scénario est aussi vide que le regard de Chuck Norris, tous les acteurs exceptés Billy Drago cabotinent ou surjouent en permanence, et les scènes d'action sont des plus fantaisistes (Norris tire avec un pistolet plus de 30 balles sans recharger, ou encore des cascadeurs philippins qui se font tuer à quatre reprises différentes, et toujours au même endroit !).

Cependant, pour les amateurs de nanars, quel plaisir l'on prend à regarder celui-ci !
Du jeu plus inexpressif que jamais de l'ex-champion de karaté à des répliques volontairement (ou non !) si navrantes qu'elles en deviennent hautement amusantes (dire à Norris : « On dit que l'œil est le reflet de l'âme... Je lis dans les vôtres que vous n'avez pas peur de la mort. », il fallait oser !), en passant par le cabotinage jouissif de John P. Ryan, les seconds rôles amateurs, la chanson de générique final à la limite de la propagande ou un message discutable qui n'est pas transmis avec des pincettes (l'Amérique, pays de la Liberté, toujours prêt à œuvrer pour le bien de tous à travers le monde !), tout contribue à nous offrir pendant la durée du film de francs éclats de rire !

Cependant, ne l'oublions pas, l'action est -forcément- également à l'avenant, Chuck Norris s'en sortant bien mieux en tordant des bras que lorsqu'il doit ouvrir la bouche. D'un village rasé de la carte par un hélicoptère à coup de roquettes (sans avoir besoin, lui non plus, de recharger !) à une bonne centaine d'autochtones tués par l'unité de McCoy, The Delta Force 2, sans être filmé avec virtuosité, l'est au moins efficacement, et nous offre des scènes d'action menées tambour battant ainsi qu'un méchant réellement détestable en la personne de Billy Drago, qui, décidément, à la tête de l'emploi.

Enfin, à noter que le tournage du long-métrage compte parmi les plus meurtriers de l'histoire du Cinéma, un accident d'hélicoptère ayant fait trois blessés graves et 5 morts, auxquels ce deuxième volet de la série est dédié.

The Delta Force 2 est donc uniquement à réservé aux amateurs de l'esprit années 80 ou/et aux aficionados de nanar, et fait, encore une fois avec Chuck Norris, passer un fort agréable et amusant moment !

Côté dvd, le film est en 16/9, le son correct, mais malheureusement aucun bonus à l'horizon.


Bloodsport
Bloodsport
DVD ~ Jean-Claude Van Damme
Proposé par DVD_EN_STOCK
Prix : EUR 26,99

6 internautes sur 6 ont trouvé ce commentaire utile 
4.0 étoiles sur 5 Les débuts fracassants d'un bondissant belge..., 6 mars 2013
Ce commentaire fait référence à cette édition : Bloodsport (DVD)
Bloodsport, sorti en 1988, voit les débuts à l'écran de Jean-Claude Van Damme. L'histoire, bien connue, veut que Van Damme, alors totalement inconnu, soit allé accoster le célèbre producteur Menahem Golan (The Delta Force, Cobra) à la sortie d'un restaurant. Lui ayant fait une démonstration rapide de ses talents de karaté sur le parking de l'établissement, il se vit proposer de venir dés le lendemain au bureau du magnat du Cinéma. Et celui-ci de sortir d'un tiroir de son bureau le script de Bloodsport, hommage au roi du free fight Frank Dux, et de le proposer au jeune homme.

En résulte un film typique des 80's, tant dans le traitement de l'intrigue que de la bande son, chansons à l'appui. Alors certes, l'histoire tient sur un timbre poste et n'est pas exempte d'incohérences (on se demande toujours pourquoi les deux policiers - dont Forest Whitaker, débutant lui aussi - cherchent à tout prix à ramener Dux aux Etats-Unis), mais ces défauts sont gommés par le plaisir nostalgique de voir ce film qui propulsa Jean-Claude Van Damme au rang de star. Il est de fait probant que le jeune homme donne tout ce qu'il a sur le plateau, tant d'un point de vue des combats que d'un point de vue de jeu d'acteur (car oui, Van Damme peut-être bon acteur lorsque le script le lui permet, Replicant de Ringo Lam à l'appui).

Alors certes, Bloodsport semble parfois lorgner du côté de Rocky et de de Karaté Kid, voir même chercher à appâter les aficionados de Bruce Lee en mettant en scène Bolo Yeung, déjà au générique de Opération Dragon, mais la magie fonctionne étonnamment bien. Les combats, certains réellement réussis, s'enchainent ainsi sans temps morts et se suivent avec un plaisir certain. Mais surtout ,Van Damme, jeune, souple et musclé, interprète un héros attachant et immédiatement iconisé au détour de quelques scènes judicieuses (tel ce grand écart au sommet d'un building sur fond de soleil levant).

Pourtant, du fait d'un tournage désastreux, Golan souhaita arrêter le tournage, et mettre au panier le long-métrage. Le héros de Universal Soldier dut alors se battre pour mener à bien le film, qui sorti par la suite directement en vidéo. Néanmoins, engendrant une manne financière inespérée, Bloodsport paru finalement en salle, et devint un hit au box office. Une franchise était née (trois films suivront). Et Van Damme de passer à la postérité.

Ce premier sucés dans la carrière du karatéka, sans être un chef d'œuvre au sens propre, se trouve néanmoins être éminemment sympathique, et, ne serait-ce que pour l'aspect nostalgique de la chose, mérite assurément d'être vu !
Remarque sur ce commentaire Remarques sur ce commentaire (4) | Permalien | Remarque la plus récente : Dec 10, 2014 11:32 PM CET


Futur immédiat, Los Angeles 1991
Futur immédiat, Los Angeles 1991
DVD ~ James Caan
Proposé par filmrollen
Prix : EUR 7,99

5 internautes sur 5 ont trouvé ce commentaire utile 
4.0 étoiles sur 5 Alien Nation., 4 mars 2013
Achat vérifié(De quoi s'agit-il ?)
Ce commentaire fait référence à cette édition : Futur immédiat, Los Angeles 1991 (DVD)
Futur Immédiat – Los Angeles 1991 s'avère être une véritable curiosité, comme seules les années 80 savaient en produire. Sorti en 1988, son histoire se situe dans un futur proche, notion plus que martelée dans le titre français du film - l'original étant Alien Nation. Un vaisseau extraterrestre d'esclaves a atterri sur le territoire américain. Après plusieurs années, les aliens sont acceptés légalement en tant qu'habitants du pays, situation que les humains n'acceptent que difficilement. C'est dans ce contexte tendu qu'une série de meurtres est commise. Un flic teigneux et raciste devra alors faire équipe avec un extraterrestre pour résoudre les homicides.

Partant d'un postulat relativement basique, Graham Baker parvient néanmoins à créer un buddy movie détonnant et inhabituel, le contexte du film et le duo humain-alien rattrapant amplement certaines situations formatées. James Caan, que l'on ne s'attendait pas à retrouver dans ce registre (il sort à peine de Jardins De Pierre, de Coppola) étincelle dans ce rôle de policier borderline, digne descendant des flics marginaux des années 70. Face à lui, bénéficiant de maquillages faciaux réussis, Mandy Patinkin incarne son opposé, tant d'un point de vue de race que de rationalité et de méticulosité, mais parvient à faire transpirer de son personnage une bonté qui transcende les races – et le latex de son masque ! J'ajoute également que Terence Stamp, bien connu pour ses rôles dans Superman ou dans Star Wars, interprète quant à lui, méconnaissable et avec talent, le business-alien William Harcourt.

Semblant s'inspirer pour sa thématique intrinsèque des Cavernes d'Acier de Isaac Asimov, Futur Immédiat se suit avec un plaisir certain, un humour circonstanciel parsemant un film riche en péripéties multiples. Baker, après La Malédiction Finale, prouve donc qu'il a l'essence d'un excellent réalisateur (perdue à la sortie du nanar Beowulf) qui sait allier le fond et la forme en un mélange sans temps morts.

Alien Nation est ainsi une belle réussite fantastique, qui servit de toute évidence de référence à Neill Blomkamp pour son District 9, et qui se clôt en un message plein d'espoir sur l'acceptation des différences. A découvrir pour tout amateur de Fantastique !
Remarque sur ce commentaire Remarques sur ce commentaire (2) | Permalien | Remarque la plus récente : Mar 18, 2013 10:36 PM CET


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