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Commentaires écrits par
matt
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Embrasse-moi Vampire
Embrasse-moi Vampire
DVD ~ Elizabeth Ashley
Proposé par Blessia
Prix : EUR 2,76

1 internaute sur 1 a trouvé ce commentaire utile :
5.0 étoiles sur 5 Laissez-vous tenter !, 10 mai 2014
Ce commentaire fait référence à cette édition : Embrasse-moi Vampire (DVD)
Dans les années 80, Nicolas Cage gravit en trombe les marches du succès. De Cotton Club (réalisé par son oncle F.F. Coppola) où il ne tient qu'un petit rôle, à Arizona Junior, où il est au sommet de l'affiche, seuls cinq ans se sont écoulés. Acteur alors audacieux, Cage choisit des rôles sortant de l'ordinaire, ne craignant pas de ternir son image de jeune premier.
En 1989, à seulement 25 ans, il accepte alors d'interpréter le rôle principal d'un scénario hautement inhabituel dans la mythologie vampirique : celui de Peter Loew, directeur littéraire qui se croit devenu vampire, et qui agira donc en conséquence !

Donnant tout de lui même pour le rôle, Cage se lance avec l'énergie dévastatrice de ses jeunes années dans une composition endiablée, passant avec un humour féroce du directeur séducteur à sa pathétique - et paradoxalement très drôle – chute, à travers tous les canons du vampire classique.

Mangeant un véritable cafard (!), croyant qu'il est invisible dans les miroirs, s'achetant des crocs en plastique et transformant son canapé en cercueil, le futur héros de The Rock est formidable d'excentricité et de talent.

Les séquences pleines d'humour noir s'enchainent donc avec bonheur, tout en étant mâtinées par un premier degré des plus troublants. Le réalisateur gratifie en effet son film d'une musique véritablement angoissante et de certains passages totalement dramatiques.

Oscillant avec réussite entre rire et horreur, folie et réalité, drame et comédie grinçante, Embrasse-moi, Vampire est une véritable curiosité, qui ne peut que difficilement laisser indifférent et qui se laisse apprécier avec bonheur à chaque nouvelle vision !


Ultimate Game
Ultimate Game
DVD ~ Amber Valletta
Proposé par plusdecinema
Prix : EUR 6,28

1 internaute sur 1 a trouvé ce commentaire utile :
4.0 étoiles sur 5 Lorsque le virtuel devient réel., 10 mai 2014
Ce commentaire fait référence à cette édition : Ultimate Game (DVD)
A la suite des survoltés Hyper Tension 1 et 2, les metteurs en scène Brian Taylor et Mark Neveldine décidèrent de poursuivre dans le registre du film d'action testotéroné, avec cet Ultimate Game.

Réunissant un casting de comédiens alors très en vogue (Gérard Butler est encore auréolé de la gloire du Roi Léonidas et Michael C. Hall est sur tous les petits écrans dans la saison 3 de Dexter), le duo de réalisateurs nous proposent un scénario un peu plus développé que pour leurs précédents projets.

Dans un futur proche, des condamnés à mort sont lâchés au sein d'une arène urbaine, et, armés jusqu'aux dents, doivent survivre tout en éliminant un maximum d'ennemis. Le but étant de rejoindre un point géographique précis qui leur garantira la vie sauve.
Ce postulat vous rappelle quelques chose ?
Normal, car il s'agit bien d'un jeux vidéo, à l'exception notoire que les pixels sont remplacés ici par des humains et des décors réels. Marionnettes meurtrières, ils sont dirigés grâce à une puce par des gamers, véritables stars d'une Terre de plus en plus dominée par les technologies virtuelles... et donc par les multinationales à leur origine.
Pourtant, le grand héros de ces nouveaux jeux du cirque, Butler, évidemment, innocent, forcément, tentera de s'en échapper et se verra confronté au génie malfaisant et multimilliardaire à l'origine de cette déshumanisation.

Intéressant sur plus d'un point, Ultimate Game peut se voir sous différents angles.
Le premier est l'aspect sociétale et technologique, qui ne semble plus si irréaliste que cela. En effet, dans cette société future, la majorité des gens vit par procuration, se projetant virtuellement dans des avatars qu'ils modulent à leur aise pour ensuite déambuler dans une version humaine et sans âme des SIMS.
Vedettes d'un monde à la technologie galopante, les gamers vivent quant à eux dans une bulle informatique d'où ils peuvent contrôler les prisonniers, envoyés à la gloire ou à la mort suivant leurs talents de joueur.
Le film nous pose donc la question suivante : si, à la place des FPS de nos consoles, la possibilité existait de vivre une expérience similaire – mais avec des êtres vivants – que ferions-nous ?
Face à cette décadence morale, une armée de l'ombre tente de résister à ces lavages de cerveaux de masse, bientôt rejointe par Gérard Butler.

Le second point de vue est, cette fois-ci, purement cinématographique.
Car force est de reconnaître que les réalisateurs s'en sorte très bien dans leur mise en scène. La résistance est ainsi montrée dans un style naturaliste, l'univers des avatars est vu comme un clip géant, et les scènes de jeux vidéo sont filmées d'une façon survitaminée mais réaliste. Dotées de prises de vue judicieuses, ces séquences sont de plus bien montées et évitent de sombrer dans des effets de shaky cam trop appuyés.
Pleines de tension, les séquences de guérilla s'enchainent sans temps morts, que ce soit dans un univers fictif ou « réel », rendant donc cette série B aussi réussie scénaristiquement que du point de vue de l'action.

Probablement le meilleur film de Taylor et Neveldine à ce jour, Ultimate Game vaut donc le détour, et mérite que l'on se pose la question suivante : pourquoi se sont-ils ensuite enfoncés par la suite dans le bourbier de Ghost Rider 2 ?


Topkapi
Topkapi
Proposé par zoreno-france
Prix : EUR 5,40

1 internaute sur 1 a trouvé ce commentaire utile :
5.0 étoiles sur 5 LE classique des films de cambriolage., 3 mai 2014
Ce commentaire fait référence à cette édition : Topkapi (DVD)
Malgré une introduction quelque peu surannée, voici un long-métrage qui mérite absolument d'être découvert.
Topkapi est en effet le nom d'un fameux musée d'Istanbul, contenant un précieux joyaux que d'audacieux individus (entre autres Maximilian Schell – Le Bal des Maudits - et Robert Morley – African Queen -) projettent de voler. Mais malgré eux, un gentil imbécile (Peter Ustinov – Quo Vadis -) se joindra à la partie.

Tourné en 1964 à Istanbul même, Topkapi peut être considéré comme l'un des meilleurs films de cambriolage jamais réalisés. A ce titre, Bruce Geller, producteur de la série Mission : Impossible, avouera s'être inspiré du présent film pour son pilote, et l'adaptation de De Palma en reprendra quelques éléments. C'est dire...

Très bien écrit, bien filmé, doté d'une belle musique et d'un humour élégant et fin, Topkapi parvient à enchainer les séquences jubilatoires (comme celles du combat de catch), et vaut par dessus tout pour deux éléments majeurs.
Le premier est le jeu de Ustinov. Formidable, il semble porter le projet sur les seules épaules de son talent et recevra d'ailleurs l'Oscar du meilleur second rôle masculin pour cette prestation inoubliable, qui constitue sans doute l'une de ses meilleures.
Le second est le vol dans le musée de Topkapi. Génial d'inventivité, il égrène avec un art consommé un suspense qui n'a toujours pas pris une ride, et qui a dû en surprendre plus d'un à l'époque (rappelons que nous ne sommes qu'au milieu des années 60 !). Jouant aussi bien avec les secondes qu'avec les imprévus, avec un silence oppressant qu'avec les prises de vue vertigineuses, le réalisateur Jules Dassin est parvenu, et ce n'est pas peu dire, à créer les canons du film de cambriolage. Tous se serviront en effet plus tard d'au moins un des éléments mis en place ici, que ce soit Brian De Palma, Steven Soderbergh avec ses Ocean's, John Amiel avec Haute Voltige ou encore Frank Oz avec The Score.

En conclusion, voici un classique injustement oublié qui mériterait d'être reconnu à sa juste valeur... et qui vous fera passer un excellent moment !

A noter que l'image n'est qu'en 4/3, et que la VF est plutôt médiocre – préférez lui la VOST.


C.h.u.d.
C.h.u.d.
DVD ~ John Heard
Prix : EUR 11,42

1 internaute sur 1 a trouvé ce commentaire utile :
4.0 étoiles sur 5 Ils sont sous la ville..., 2 mai 2014
Ce commentaire fait référence à cette édition : C.h.u.d. (DVD)
Voici le genre de film dont je n'attendais a priori rien de bon : un budget famélique, une idée de base saugrenue et une jaquette si 80's qu'elle en devenait risible laissaient augurer une série Z sans envergure ni intérêt.

Et pourtant... passé une introduction en effet ratée, CHUD parvient à compenser son manque de moyens criant par de très nombreux points positifs, créant donc ce qu'il convient d'appeler une bonne surprise !

En effet, le scénario, solide bien que révélant par moment de sérieuses ellipses (probablement dues à un tournage hâtif), nous révèle un nombre de personnages plus conséquent que de coutume pour ce genre de projets, parvenant de plus à ne pas nous y perdre et à accorder à chacun l'attention qu'il mérite.

Bien sûr, les fameux monstres du titre ne sont pas aussi effrayants que leur nom ne le laissait suggérer, mais qu'importe : l'atmosphère, pesante et fétide, est bien là, en grande partie grâce à des scènes se déroulant pratiquement toutes dans les égouts ou dans des appartements d'un autre âge.

Relativement sombre quant à son propos, le long-métrage arrive à enchainer les moments de tension (basses à l'appui) et les images marquantes (la scène de la douche en est l'exemple), se transformant peu à peu en un trip cauchemardesque inespérément immersif pour qui accepte de se prêter au jeu.
Ne vous fiez donc pas à la jaquette ou au résumé de cette petite pépite des années 80, mais visionnez la plutôt : elle ne demande qu'à être découverte, et non jetée aux oubliettes.


Goyokin - L'or du Shogun [Édition Collector]
Goyokin - L'or du Shogun [Édition Collector]
DVD ~ Tatsuya Nakadai
Proposé par BACK_TO_THE_CULTURE
Prix : EUR 18,00

2 internautes sur 2 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 Un chef-d'oeuvre., 2 mai 2014
Ce commentaire fait référence à cette édition : Goyokin - L'or du Shogun [Édition Collector] (DVD)
Exemple type du chambara de grande qualité, Goyokin est une merveille du film de samouraïs.

Réalisé par Hideo Gosha et sorti en 1969, le long-métrage se trouve au confluent de deux époques : celle, historique, du cinéma pop japonais des années 60, remplacé par un aspect plus sombre et sociétale dans les années 70, et celle, plus ou moins fantasmée, de l'âge d'or et d'honneur des samouraïs, qui s'achève ici par une individualisation tragique et des préoccupations plus mercantilistes qu'humanistes.

Serti par une sublime photographie (le générique de début en est un remarquable exemple), par une très belle musique et par un casting irréprochable, L'Or du Shogun met en scène Tatsuya Nakadai (brillant de sobriété dans ce rôle de héros désenchanté), guerrier dont la vie et l'âme ne sont plus que ruines après qu'il n'ait empêché le massacre d'un village entier par ses pairs. Personnage tourmenté et semblant s'enfoncer de plus en plus dans les limbes du néant (ce que le plan final corrobore), il devra pourtant affronter à nouveau son ancien clan...

Alors que de nombreux films européens et américains eurent été influencés par Les Sept Samouraïs de Kurosawa (on pense bien évidemment aux Sept Mercenaires), il est étonnant de voir à quel point la trame principale de Goyokin semble, a contrario, se baser sur des idées typiques du western occidental, bouclant de fait la boucle ouverte en 1954 (le héros est solitaire, croyant en des valeurs dorénavant démodées, l'environnement est aride et dangereux...etc). Plus généralement, il symbolise la mise entre parenthèses cinématographique mondiale, bien que relative, du romantisme au profit d'un univers gouverné par l'appât du gain et par la violence, si typique des 70's. Il est à ce titre à noter qu'un autre classique, Le Grand Silence (et son personnage principal lui aussi comme surgit d'outre-tombe), sortira à la même période. L'époque est donc à la noirceur, tant physique que morale...

L'Or du Shogun, mélange parfait de fond et de forme parvient, malgré ses influences, à conserver son identité nippone, créant donc un subtil mélange culturel le rendant accessible à tous, et contribuant de la sorte à l'universalité de son thème.

Premier film japonais à être tourné en Panavision, long-métrage se permet également le luxe de nous offrir, en plus de son esthétisme indiscutable, des combats des plus réussis et non exempts de quelques jaillissements de sang.
Tourné dans des conditions extrêmes (les acteurs ont dû jouer par -25°, dans une neige profonde et dans des bourbiers dignes du Django de Corbucci), voici donc ce qu'il convient de nommer un chef-d'œuvre. Qui a de plus le mérite de rester intègre et intransigible quant à son propos, quitte à nous laisser, lorsque les crédits de fin débutent, avec un goût de cendre dans la bouche.

A découvrir sans tarder !

A noter que ce classique n'est disponible qu'en VOST.


Evil Dead [Blu-ray] [Combo Blu-ray + DVD]
Evil Dead [Blu-ray] [Combo Blu-ray + DVD]
DVD ~ Jane Levy
Prix : EUR 21,04

1 internaute sur 1 a trouvé ce commentaire utile :
4.0 étoiles sur 5 Retour dans les bois., 2 mai 2014
Ce commentaire fait référence à cette édition : Evil Dead [Blu-ray] [Combo Blu-ray + DVD] (Blu-ray)
Faire un remake d'Evil Dead ? L'idée semblait saugrenue, tant le premier long-métrage de Sam Raimi avait acquis le statut d'œuvre culte et intouchable.

Pourtant, le nouveau venu Fede Alvarez (qui n'avait jusque là que des courts métrages à son actif), fan de l'original, parvint à convaincre le réalisateur de Spider-man de l'honnêteté de son approche. Ne pas faire une resucée pour adolescents de ce film sombre et gore, mais bien en présenter une approche tout aussi sanglante et premier degré (car oui, le premier Evil Dead, contrairement à ses suites, n'est pas là pour faire rire le spectateur !). L'aval de Raimi en poche, Alvarez se lance alors dans un tournage décrié par les fans (absence de Ash, héroïne féminine, perte du côté « amateur » ...etc).

Qu'en est-il donc au final ?

Réinventant le groupe de personnages, qui s'enfonce ici en pleine forêt pour sevrer l'héroïne, accro à la drogue, Evil Dead version 2013 n'a, de mon point de vue, pas à rougir face à son aîné.

La psychologie de la bande de jeunes est ainsi approfondie, bien pensée et crédible (le casting est à ce titre à l'avenant), de même que la raison de leur visite dans la cabane.
Bénéficiant d'une très belle photographie et de prises de vue travaillées, le film nous embarque, passées les réussies séquences de positionnement des personnages, dans un grand huit horrifique dont il est difficile de sortir blasé, tant les effets gores sont nombreux et jusqu'au-boutistes (mais toujours amenés à-propos par un script malin).
A ce titre, la plupart de ces effets ont été réalisés sur le plateau et sans recours au numérique, ce qui rend l'ensemble encore plus jouissif et lui ajoute une touche toute particulière, que les EFX ne peuvent restituer. Pas étonnant donc que le tournage ait été éprouvant pour les acteurs et actrices, l'hémoglobine jaillissant à tout va et sur tous !

Conclu par un final plein de trouvailles visuelles et particulièrement gore, Evil Dead peut donc être considéré comme un bel exemple de remake réussi.
Tout à la fois respectueux de l'original (la fameuse Oldsmobile de Raimi est toujours de la partie, mais réduite à l'état d'épave) et parvenant à y insuffler un indiscutable souffle de nouveauté, voici un film d'horreur que je ne peux que vous recommander !

Espérons donc que Fede Alvarez continuera sa filmographie dans cette optique de qualité... et que Evil Dead 4, qui sera mit en boîte par Sam Raimi lui même, ne nous décevra pas non plus !

Ultime conseil avant de pénétrer dans cette désormais fameuse « cabane dans les bois » : visionnez le générique en entier, un invité de marque fait une sympathique apparition à la fin de celui-ci.


Troupe d'élite - L'ennemi intérieur [Blu-ray]
Troupe d'élite - L'ennemi intérieur [Blu-ray]
DVD ~ André Ramiro
Prix : EUR 9,59

1 internaute sur 1 a trouvé ce commentaire utile :
5.0 étoiles sur 5 Une suite tout aussi efficace., 1 mai 2014
Ce commentaire fait référence à cette édition : Troupe d'élite - L'ennemi intérieur [Blu-ray] (Blu-ray)
Après l'uppercut qu'avait constitué Troupe d'Élite en 2007, José Padilha remet le couvert en 2010, avec une suite qui ne laissait a-priori augurer qu'une simple resucée des idées du premier volet. A savoir, une plongée violente et sous haute tension du lieutenant colonel Nascimento et de ses troupes dans l'enfer des favelas de Rio de Janeiro.

Pourtant, Padilha, habile réalisateur et scénariste, évite cette trop flagrante chausse-trappe pour se lancer sur une tout autre piste.
Dés l'introduction, le ton est ainsi donné : 13 ans après les tueries de Troupe d'Élite, Nascimento (toujours interprété par l'extraordinaire Wagner Moura – vu depuis dans Elysium) est promu au sein de la direction de la police de Rio. Malgré ses névroses et son tempérament bouillonnant, il voit cet avancement comme un moyen de se rapprocher de son fils. Mais le sommet de la hiérarchie policière, militaire et politique va vite s'avérer n'être qu'une pomme suintante et pourrie... Toujours aussi impulsif, le héros devra faire un choix cornélien : soit rester proche de sa famille, divisée depuis la fin du premier film, soit s'attaquer à un système entier.

Bel exercice que constitue donc Troupe d'Élite 2 - L'Ennemi Intérieur : après avoir montré les aspects sombres de la vie des policiers de terrain, le metteur en scène livre une autre vision de cette corruption poisseuse, en s'attaquant cette fois-ci aux plus hautes instances étatiques. L'idée, très intéressante, devient alors vite effrayante lorsqu'on se rend compte de l'ampleur (on ne peut plus crédible) de la chose !

Bien que ne traitant pratiquement plus de guérilla urbaine, le long-métrage voit les costumes remplacer les treillis et parvient, et ce n'est pas peu dire, à être l'équivalent de son aîné.
Doté de prises de vue nerveuses, bien monté, parfaitement joué et distillant une intensité qui va en crescendo, Troupe d'Élite 2 est ainsi une suite magistrale et osée, qui imposera définitivement José Padilha sur la scène cinématographique internationale (son film suivant ayant été le remake de Robocop).

A recommander !


HARPOON
HARPOON
DVD ~ Gunnar Hansen
Proposé par brouette1962
Prix : EUR 6,49

1 internaute sur 1 a trouvé ce commentaire utile :
4.0 étoiles sur 5 Une très bonne surprise., 5 avril 2014
Ce commentaire fait référence à cette édition : HARPOON (DVD)
La jaquette d'Harpoon, racoleuse à souhait, ne me laissait rien supposer de bon de ce film islandais. Et pourtant, passer cet a-priori, le long-métrage est très bon, et constitue ce qu'il convient d'appeler une excellente surprise !

Cependant, ne vous y trompez pas : Harpoon n'est pas un slasher sans queue ni tête, mais un efficace survival plongé dans un univers en totale déliquescence. Celui des anciens chasseurs de baleines islandais, condamnés à n'être ici que des parias, rêvant d'un passé qui ne sera plus. Le ton est ainsi donné dés le générique de début et ses images d'archives de mise à mort d'un cétacé.
Tout au long du film la photographie sera légèrement -et volontairement- granuleuse et terne, accentuant cet aspect réaliste, voir plus ou moins sociologique.

Prenant le temps de développer ses personnages, le réalisateur prend le parti pris, osé mais réussi, de mêler différentes nationalités et de conserver leurs langues propres (les dialogues sont alors sous-titrés).

Partant de personnages archétypaux, Harpoon brouille cependant rapidement les cartes en retirant chaque personnage-type de la ligne de conduite et de pensée qu'il aurait dû avoir d'après les codes en vigueur. Exercice jouissif pour qui connait un minimum ces poncifs, le long-métrage parvenant à devenir haletant et surprenant. Le casting, réussi, ajoute encore à cette ambiance de peur, de solitude et de désespoir.
Quant à la violence, qui n'est pas en reste non plus, elle n'est jamais gratuite et, au passage, offre quelques cadrages des plus réussis.

Porté par un thème musical très bien composé et symbolisant parfaitement une profonde tristesse sous-jacente, ainsi que par une fin glaçante, inattendue et noire à souhait, Harpoon mérite indiscutablement d'être vu.
Et parvient à montrer, sous son jour le plus sombre, les tréfonds obscurs de l'âme humaine.


Zombie Ass [Import allemand]
Zombie Ass [Import allemand]
Proposé par M & L France
Prix : EUR 14,46

1 internaute sur 1 a trouvé ce commentaire utile :
3.0 étoiles sur 5 Un sommet du Z., 5 avril 2014
Ce commentaire fait référence à cette édition : Zombie Ass [Import allemand] (DVD)
Amis du bon goût, passez votre chemin !

Car ce Zombie Ass – Toilet of the Dead (oui, vous avez bien lu !) dépasse allégrement les frontières du n'importe quoi.
Imaginez plutôt : des acteurs terriblement mauvais et surjouant à chaque plan, des répliques lamentables, des bruitages pitoyables, un scénario inexistant, des effets spéciaux tous ratés et des idées totalement farfelues (l'héroïne s'envole dans les airs, tel Superman, grâce à... ses pets !) égrènent chaque minute de cet inénarrable film.
Yoshihiro Nishimura, déjà aux commandes du déjanté The Machine Girl, enfonce donc le clou un peu plus loin dans la série Z, livrant au passage un véritable fleuron du genre pour tout amateur de nanars en puissance. A découvrir pour les aficionados !

A noter qu'aucune VF n'est disponible.


300: La Naissance D'un Empire [Blu-ray + Copie digitale]
300: La Naissance D'un Empire [Blu-ray + Copie digitale]
DVD ~ Andrew Pleavin
Prix : EUR 14,99

19 internautes sur 25 ont trouvé ce commentaire utile 
4.0 étoiles sur 5 Liberté, sang et mer., 16 mars 2014
Ce commentaire fait référence à cette édition : 300: La Naissance D'un Empire [Blu-ray + Copie digitale] (Blu-ray)
Ni suite, ni préquelle, 300 – La Naissance d'un Empire se déroule en parallèle des évènements du 300 de Zack Snyder. Centré sur les athéniens et sur la flotte ennemie perse menée par Artémise, le film parvient néanmoins à relier les deux histoires par des allers et venues entre Athènes et Sparte, assurant de fait à l'ensemble une solide cohésion temporelle.
Des caméos de nombreux acteurs et actrices de 300 (Peter Mensah, David Wenham, Lena Headey...) achèvent d'asseoir le parallélisme entre ces deux évènements fantasmés mais historiques.

La Naissance d'un Empire prend également le parti pris de proposer un univers différent de celui du premier volet. Là où 300 exacerbait les valeurs guerrières des spartiates, ce second opus montre des hommes préférant leurs champs à la guerre ; une opposition poussée jusque dans les couleurs dominantes, non plus rouges et ocre mais bleues et grises.

Succédant au poste de réalisateur à Snyder (alors accaparé par le tournage de Man of Steel), le nouveau venu Noam Murro parvient à inscrire son premier long-métrage dans la même veine visuelle que 300. Ralentis, plans séquences et gerbes de sang sont ainsi légions (le film parvient à être plus violent que son aîné !), tandis que les arcs narratifs sont réduits au strict minimum. Les séquences d'action s'enchainent donc sans pratiquement aucun temps morts, tandis que les trouvailles visuelles et artistiques se succèdent d'une scène à l'autre.
Le casting est lui aussi à l'avenant, avec mention spéciale au jusqu'alors inconnu Sullivan Stapleton dans le rôle de Thémistocle, à Eva Green, sublime en Artémise et à Rodrigo Santoro, titanesque Xerxès.

Quant à l'aspect historique, il est, bien que présent, plus ou moins malmené.
Rien de honteux cependant là-dedans, le choix étant délibéré : la représentation des grecs est correcte, celle des perses est en revanche exagérée par les narrateurs successifs du film.

Malgré certains effets numériques gores qui risquent de mal vieillir et quelques discours pompiers, voici donc un deuxième volet qui offre au spectateur 1H45 de spectacle décomplexé et généreux, sans autre but que de divertir et de proposer un spectacle épique et bigger than life.

300 – La Naissance d'un Empire ravira donc les amateurs du premier opus, mais ne parviendra toujours pas à convaincre ses détracteurs.


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