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Commentaires écrits par
matt
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HARPOON
HARPOON
DVD ~ Gunnar Hansen
Proposé par charlie et charly
Prix : EUR 6,44

1 internaute sur 1 a trouvé ce commentaire utile :
4.0 étoiles sur 5 Une très bonne surprise., 5 avril 2014
Ce commentaire fait référence à cette édition : HARPOON (DVD)
La jaquette d'Harpoon, racoleuse à souhait, ne me laissait rien supposer de bon de ce film islandais. Et pourtant, passer cet a-priori, le long-métrage est très bon, et constitue ce qu'il convient d'appeler une excellente surprise !

Cependant, ne vous y trompez pas : Harpoon n'est pas un slasher sans queue ni tête, mais un efficace survival plongé dans un univers en totale déliquescence. Celui des anciens chasseurs de baleines islandais, condamnés à n'être ici que des parias, rêvant d'un passé qui ne sera plus. Le ton est ainsi donné dés le générique de début et ses images d'archives de mise à mort d'un cétacé.
Tout au long du film la photographie sera légèrement -et volontairement- granuleuse et terne, accentuant cet aspect réaliste, voir plus ou moins sociologique.

Prenant le temps de développer ses personnages, le réalisateur prend le parti pris, osé mais réussi, de mêler différentes nationalités et de conserver leurs langues propres (les dialogues sont alors sous-titrés).

Partant de personnages archétypaux, Harpoon brouille cependant rapidement les cartes en retirant chaque personnage-type de la ligne de conduite et de pensée qu'il aurait dû avoir d'après les codes en vigueur. Exercice jouissif pour qui connait un minimum ces poncifs, le long-métrage parvenant à devenir haletant et surprenant. Le casting, réussi, ajoute encore à cette ambiance de peur, de solitude et de désespoir.
Quant à la violence, qui n'est pas en reste non plus, elle n'est jamais gratuite et, au passage, offre quelques cadrages des plus réussis.

Porté par un thème musical très bien composé et symbolisant parfaitement une profonde tristesse sous-jacente, ainsi que par une fin glaçante, inattendue et noire à souhait, Harpoon mérite indiscutablement d'être vu.
Et parvient à montrer, sous son jour le plus sombre, les tréfonds obscurs de l'âme humaine.


Zombie Ass [Import allemand]
Zombie Ass [Import allemand]
DVD ~ Kishi
Prix : EUR 14,98

2 internautes sur 3 ont trouvé ce commentaire utile 
3.0 étoiles sur 5 Un sommet du Z., 5 avril 2014
Ce commentaire fait référence à cette édition : Zombie Ass [Import allemand] (DVD)
Amis du bon goût, passez votre chemin !

Car ce Zombie Ass – Toilet of the Dead (oui, vous avez bien lu !) dépasse allégrement les frontières du n'importe quoi.
Imaginez plutôt : des acteurs terriblement mauvais et surjouant à chaque plan, des répliques lamentables, des bruitages pitoyables, un scénario inexistant, des effets spéciaux tous ratés et des idées totalement farfelues (l'héroïne s'envole dans les airs, tel Superman, grâce à... ses pets !) égrènent chaque minute de cet inénarrable film.
Yoshihiro Nishimura, déjà aux commandes du déjanté The Machine Girl, enfonce donc le clou un peu plus loin dans la série Z, livrant au passage un véritable fleuron du genre pour tout amateur de nanars en puissance. A découvrir pour les aficionados !

A noter qu'aucune VF n'est disponible.


300 : la naissance d'un empire [Blu-ray + Copie digitale]
300 : la naissance d'un empire [Blu-ray + Copie digitale]
DVD ~ Sullivan Stapleton
Prix : EUR 14,99

18 internautes sur 24 ont trouvé ce commentaire utile 
4.0 étoiles sur 5 Liberté, sang et mer., 16 mars 2014
Ce commentaire fait référence à cette édition : 300 : la naissance d'un empire [Blu-ray + Copie digitale] (Blu-ray)
Ni suite, ni préquelle, 300 – La Naissance d'un Empire se déroule en parallèle des évènements du 300 de Zack Snyder. Centré sur les athéniens et sur la flotte ennemie perse menée par Artémise, le film parvient néanmoins à relier les deux histoires par des allers et venues entre Athènes et Sparte, assurant de fait à l'ensemble une solide cohésion temporelle.
Des caméos de nombreux acteurs et actrices de 300 (Peter Mensah, David Wenham, Lena Headey...) achèvent d'asseoir le parallélisme entre ces deux évènements fantasmés mais historiques.

La Naissance d'un Empire prend également le parti pris de proposer un univers différent de celui du premier volet. Là où 300 exacerbait les valeurs guerrières des spartiates, ce second opus montre des hommes préférant leurs champs à la guerre ; une opposition poussée jusque dans les couleurs dominantes, non plus rouges et ocre mais bleues et grises.

Succédant au poste de réalisateur à Snyder (alors accaparé par le tournage de Man of Steel), le nouveau venu Noam Murro parvient à inscrire son premier long-métrage dans la même veine visuelle que 300. Ralentis, plans séquences et gerbes de sang sont ainsi légions (le film parvient à être plus violent que son aîné !), tandis que les arcs narratifs sont réduits au strict minimum. Les séquences d'action s'enchainent donc sans pratiquement aucun temps morts, tandis que les trouvailles visuelles et artistiques se succèdent d'une scène à l'autre.
Le casting est lui aussi à l'avenant, avec mention spéciale au jusqu'alors inconnu Sullivan Stapleton dans le rôle de Thémistocle, à Eva Green, sublime en Artémise et à Rodrigo Santoro, titanesque Xerxès.

Quant à l'aspect historique, il est, bien que présent, plus ou moins malmené.
Rien de honteux cependant là-dedans, le choix étant délibéré : la représentation des grecs est correcte, celle des perses est en revanche exagérée par les narrateurs successifs du film.

Malgré certains effets numériques gores qui risquent de mal vieillir et quelques discours pompiers, voici donc un deuxième volet qui offre au spectateur 1H45 de spectacle décomplexé et généreux, sans autre but que de divertir et de proposer un spectacle épique et bigger than life.

300 – La Naissance d'un Empire ravira donc les amateurs du premier opus, mais ne parviendra toujours pas à convaincre ses détracteurs.


Johnny le dangereux [Import belge]
Johnny le dangereux [Import belge]
DVD ~ Michael Keaton
Proposé par Expédition sous 24H
Prix : EUR 6,72

1 internaute sur 1 a trouvé ce commentaire utile :
3.0 étoiles sur 5 Un long-métrage anecdotique., 16 mars 2014
Ce commentaire fait référence à cette édition : Johnny le dangereux [Import belge] (DVD)
Alors au tout début de sa carrière, Michael Keaton prête ses traits à un caïd de la mafia (Johnny « Le Dangereux » !) lors de la Prohibition.

Débutant par ce même Johnny qui, vendeur dans une échoppe d'animaux de compagnie, commence à raconte ses exploits passés à un petit voyou, le film nous emmène dans un long flash-back plus ou moins fabulé au grès des pensées supposées du héros.

Prenant volontairement le contre-pied de tous les films de gangsters des années 20, Johnny Dangerously tente de transformer les films noirs dont il s'inspire en une comédie potache.

Le résultat, malheureusement, n'est pas souvent à la hauteur des espérances de la réalisatrice Amy Heckerling (elle aussi à l'aube de sa -courte- carrière) et que l'on retrouvera plus inspirée sur Allô Maman, ici Bébé.

Certaines plaisanteries font mouche, mais voir Keaton, De Vito et l'ensemble du casting cabotiner sans vergogne pendant 1h30 devient peu à peu lassant. Et ce d'autant plus que l'histoire est cousue de fil blanc.

Relevant plus de l'anecdotique que d'autre chose, Johnny « Le Dangereux » peut se laisser oublier, mais préfigure avec tout de même 14 ans d'avance le formidablement comique Prince de Sicile.


Capitaine Orgazmo
Capitaine Orgazmo
DVD ~ Trey Parker

1 internaute sur 1 a trouvé ce commentaire utile :
5.0 étoiles sur 5 Capitaine Orgazmo... et Chuda Boy !, 24 février 2014
Ce commentaire fait référence à cette édition : Capitaine Orgazmo (DVD)
Voici le duo de héros improbables que met en scène cette véritable pépite de la comédie satirique.

S'y croisent un naïf mormon entrainé contre toute attente dans le monde du X (le bien nommé Capitaine Orgazmo), un double docteur acteur de porno et inventeur de l'orgrazmator, un réalisateur porteur de chemises tapisserie des plus ridicules, un fabricant japonais de sushis qui se prend pour un gangster afro-américain, un photographe niais et homosexuel de la coupe de cheveux aux chaussures et une sarabande d'acteurs (volontairement) plus mauvais les uns que les autres, le tout enrobé dans des répliques cultissimes.

A l'origine de cet ovni, Trey Parker, créateur de South Park et de Team America. Assumant totalement ce second degré, il brasse avec un talent certain des influences aussi diverses que le porno, les sectes religieuses, les scènes d'action des années 80 et les super-héros.

Humour acide et critique sociale s'entremêlent alors dans ce qui n'aurait pu être qu'un banal long-métrage pour adolescents, donnant lieu au final à une jouissive comédie qui n'a rien de vulgaire, mais qui fait mouche à chaque gag et entraine rires en cascade.

Endiablé et féroce, voici un film à voir de toute urgence !


Et la femme créa l'homme parfait
Et la femme créa l'homme parfait
DVD ~ John Malkovich
Proposé par ULYSSE Business
Prix : EUR 19,68

4.0 étoiles sur 5 Une curiosité., 23 février 2014
Ce commentaire fait référence à cette édition : Et la femme créa l'homme parfait (DVD)
Film peu connu, Et la femme créa l'homme parfait met en scène un tout jeune (et alors inconnu) John Malkovich, dans le double rôle du Docteur Peters et de son sosie robot, Ulysse. L'un est un génie qui ne se sent à l'aise que dans son laboratoire, alors que l'autre est une machine programmée pour partir sur Jupiter, mais qui découvrira la vie « humaine » grâce à la reine du marketing, personnifiée par Ann Magnuson (Tequila Sunrise).

Gentiment désuet de par ses technologies 80's, le film n'en est pas moins plaisant à voir.
Malkovitch prend un plaisir communicatif à interpréter ces deux personnages aux antithèses l'un de l'autre, apportant au premier sérieux et visage frigide (mais parvenant à le rendre très amusant !) et au second une naïveté qui s'inscrit sur tous ses traits et dans tous ses gestes (ses déreglements à la moindre émotion sont des plus réussis). Face à lui, Magnuson communique au long-métrage une énergie non moins communicative.

De plus, au delà de péripéties amusantes bien que prévisibles, Et la femme créa l'homme parfait met le spectateur face à une question, qui, bien qu'enfouie sous un sympathique humour, n'en est pas moins troublante : qui, de l'homme ou du robot, est le plus humain ? Dés lors, des relations sont-elles possibles entre chair et machine ?

Pour ceux désirant voir une petite curiosité des années 80, ce film est pour vous !


Troupe d'élite - Dans l'enfer des favelas
Troupe d'élite - Dans l'enfer des favelas
DVD ~ Wagner Moura
Prix : EUR 13,00

2 internautes sur 2 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 Une claque !, 17 février 2014
Ce commentaire fait référence à cette édition : Troupe d'élite - Dans l'enfer des favelas (DVD)
Voici un film comme on n'est voit que peu : le genre qui vous assèche la gorge durant sa vision, et qui vous laisse avec l'impression d'un coup de poing à l'estomac lorsque le générique de fin apparait.

Troupe d'élite, réalisé en 2007 par José Padilha, inconnu en nos contrées jusqu'à ce qu'il ne dirige le remake de Robocop, se déroule en 1997, avant la visite de Jean-Paul II à Rio de Janeiro. Pour assurer la protection effective du Pape, les favelas doivent être sécurisées...

Le pitch paraît relativement simpliste. Détrompez vous cependant, le réalisateur livrant une vision au vitriol du Brésil et montrant la plongée dans la folie d'un capitaine de la BOPE, troupe d'élite en charge des opérations à haut risque.

Concernant le premier point, Padilha parvient à synthétiser la toile d'araignée que constitue la corruption dans ce pays, sans pour autant jamais nous perdre dans son dédale de fils. Un exercice brillant, car l'ensemble aurait pu vite patauger dans un bourbier soporifique et labyrinthique. Au contraire, grâce à une mise en scène dynamique et un scénario écrit de main de maître, Troupe d'Élite, dans ses aspects de dénonciation d'un système D auquel tous se soumettent sous peine de mourir de faim, est proprement captivant.

A propos du second point, un summum du genre est établit. De part son acteur principal tout d'abord, officier des troupes d'élites du titre, qui oscille en permanence entre folie et violence exacerbée. Wagner Moura (vu dans Elysium depuis) est bluffant de talent, tentant de contenir, face à sa famille et tant bien que mal, toute la rage et les pulsions qui l'animent. Machine de guerre, il ne se retrouve véritablement que dans les favelas, où torture, meurtres et combats sont monnaie courante. Seul peut lui être comparé le Christian Bale de Bad Times. C'est dire... Quant aux séquences de guerre urbaine, le réalisateur nous offre un travail irréprochable. Immersives et d'un cruel réalisme, elles sont d'autant plus prenantes que tous peuvent mourir... à tout moment !

Gorgé d'une tension que ne descend jamais et doté d'une séquence d'entrainement qui ferait passer celle de Full Metal Jacket pour les chansons du Magicien d'Oz, Troupe d'Elite est en conclusion un très grand film, qui vous laissera avec l'effet d'avoir reçu une gifle en pleine face !
Indispensable.


Le grand alligator
Le grand alligator
DVD ~ Mel Ferrer

1 internaute sur 1 a trouvé ce commentaire utile :
4.0 étoiles sur 5 Une bonne surprise., 17 février 2014
Ce commentaire fait référence à cette édition : Le grand alligator (DVD)
En 1979, Sergio Martino (Torso) sort deux pépites de la série b : Le Continent des Hommes-Poissons et Le Grand Alligator, tout deux avec Barbara Bach (qu'on vit notamment dans L'espion qui m'aimait).

Et force est de constater que ce Grand Alligator est loin du nanar auquel nous étions en droit de nous attendre !

Comme nombre de films italiens de la fin des années 70 et des années 80 (La Montagne du Dieu Cannibal, Cannibal FeroX, Le Dernier Monde Cannibal...), le présent long-métrage se déroule en pleine jungle, alors que des blancs tentent d'y implanter un hôtel de luxe. Seulement, se trouve à proximité une tribu primitive, et le fleuve voisin n'est pas sans dangers...

Martino, bon réalisateur, évite dans ce jouissif exercice la plupart des pièges dans lesquels ses confrères étaient volontairement tombés -et tomberont dans la décennie à venir.
En effet, le racolage n'est ici pas à l'honneur, la pellicule ne servant pas à imprimer le plus de poitrines dénudées possible.

Bien au contraire, Le Grand Alligator suit une intrigue, qui, bien que simple, ne manque pas de tenant. Plaidoirie écologiste, monstre dont on ignore l'origine, tribu primitive mais intelligente, moine fou, personnages crédibles et attachants : on est loin des clichés habituels, malgré le manque parfois criant de moyens.

Manque de moyens qu'un scénario plaisant, une atmosphère réussie et un casting solide parviennent à reléguer au second plan. Car en plus de Bach, sont présents Mel Ferrer (Guerre et Paix) et Richard Johnson (Scoop, Khartoum) ! Du beau monde, auquel se joint une petite fille qui apporte mordant et dynamisme à l'intrigue.

Malgré quelques menus défauts (dont des erreurs temporelles un peu trop visibles) et un alligator qui tient plus du playmobil que du monstre aquatique, Martino parvient donc, contre toute attente, à instaurer un suspense inattendu par moments (les plans dans les algues en sont les témoins), un massacre qui, bien que lorgnant du côté de Piranhas, s'en démarque largement, et un final plein de trouvailles. Un véritable plaisir, qui ferait presque oublier la silhouette totalement rigide du prédateur !

Pour conclure, voici une solide série b, qui montre une fois de plus que le budget n'est pas tout dans un film, et qui ne pourra que ravir les amateurs de films de genre !


L'Ultime attaque (Zulu Dawn)
L'Ultime attaque (Zulu Dawn)
DVD ~ Burt Lancaster
Proposé par [mediapromo]
Prix : EUR 19,99

9 internautes sur 9 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 Brillant., 5 janvier 2014
Ce commentaire fait référence à cette édition : L'Ultime attaque (Zulu Dawn) (DVD)
Voici un film qui se doit d'être vu.

Sorti en 1979 et réalisé par l'excellent Douglas Hickox (Brannigan), L'ultime Attaque traite de la meurtrière bataille d'Isandhlwana, qui, se déroulant en 1879, opposa en Afrique du Sud l'armée anglaise aux guerriers zoulous du Zululand.

En premier lieu, le long-métrage, bien que tacitement anti-colonialiste (l'invasion anglaise du Zululand est injustifiée, les britanniques considèrent les natifs comme des hommes incivilisés et inférieurs), ne brosse pas un portrait monochromatique de la situation. Ainsi, sans trop en dévoiler sur le mode de vie des Zoulous, il s'attache à décrire une multitude de facettes de la vie civile et militaire des anglais. Pour en montrer les mauvais côtés (la plupart des aristocrates sont insouciants vis à vis de la vie autochtone), mais également, par petites touches, pour nous faire découvrir une majorité de personnages occidentaux profondément humains, attachants, et donc sur lesquels tout notre fiel ne peut être déversé. Ainsi en est-il de ce jeune noble, qui possède sa ferme, et donc connait la réalité du pays, du cadet inexpérimenté de la troupe, ou encore du Colonel Dunford, vieux lion qui, sans en dévoiler beaucoup par ses paroles, symbolise au travers de son regard la compréhension qu'il a de la situation.

Ce riche scénario méritait des acteurs de qualité pour y apporter toute la densité requise. Et, dans ce sens, le casting est irréprochable. Burt Lancaster, dans le rôle de Dunford, fait une nouvelle fois preuve de son talent en apportant au personnage une humanité qui lui correspond parfaitement, tandis que Peter O'Toole aura rarement été vu si froid et radical, sa physionomie affilée s'inscrivant parfaitement dans la lignée psychologique du Lord qu'il incarne, le Général Chelmford. Tous les seconds rôles (dont un débutant Bob Hoskins) sont également au diapason, symbolisant une direction d'acteurs adéquate de Hickox.

Ce dernier, en second lieu, ne manque pas de rigueur quant à l'aspect purement technique de L'ultime Attaque. Usant de prises de vues adéquates, montrant tour à tour intimité et scènes impressionnantes (les collines recouvertent de guerriers noirs), le réalisateur offre à son film un cachet étonnamment moderne, parfaitement symbolisé par certains mouvements de caméra qui ne dépailleraient pas aujourd'hui. Pas étonnant, lorsqu'on remarque au générique que le cadreur n'est autre que Ronnie Taylor, qui officia sur Star Wars, Barry Lyndon et Phantom of the Paradise.

Trouvant l'alchimie idéale entre séquences à grand spectacle et passages descriptifs, sans pour autant dénaturer l'un au profit de l'autre, Douglas Hickox ne rend jamais l'ensemble redondant, réussissant de plus à ne pas perdre le spectateur lors de l'invasion anglaise, géographiquement vaste. Nous savons ainsi à chaque instant où se situe tel et tel personnage clé (et ils sont nombreux !), et la bataille finale mêle combats sanglants et sentiment de saisir parfaitement les stratégies mises en place, comme si nous voyons de haut une carte militaire tout en sentant l'odeur du sang. Remarquable, d'autant que les figurants se comptent par centaines !

Tout à la fois humaniste, montrant sans pincettes la politique étrangère anglaise de l'époque et film de guerre intense, Zulu Dawn (en vo) est loin des clichés « bons-mauvais » habituels, laissant le sentiment d'avoir vu une grande œuvre, soutenue, cerise sur le gâteau, par la musique de Elmer Bernstein.

Indispensable !


La vallee des geants
La vallee des geants
DVD ~ DOUGLAS KIRK
Prix : EUR 11,17

1 internaute sur 1 a trouvé ce commentaire utile :
4.0 étoiles sur 5 Une excellente surprise., 31 décembre 2013
Ce commentaire fait référence à cette édition : La vallee des geants (DVD)
Relativement peu connu dans la filmographie de Kirk Douglas, La Vallée des Géants met en scène un homme d'affaire totalement véreux, cherchant à s'approprier des forêts de séquoias géants, jusque-là habitées par des Quakers (société religieuse provenant d'Angleterre).

Loin du film naïf et pétri de bons sentiments auquel on pourrait s'attendre, voici un long-métrage qui m'a très agréablement surpris.

Dans le rôle titre, Douglas (qui n'est alors qu'au début de son ascension vers les sommets hollywoodiens), dévoile une hargne, une méchanceté et une roublardise qui collent à merveille à son jeu tout en nerfs, et font regretter que l'on ne lui ait pas offert ce genre de personnage plus souvent.

Le scénario, écrit par James R.Webb (Les Nerfs à Vif, Les Cheyennes...), dévie quant à lui avec habilité les nombreux lieux communs propres aux westerns des années 50, poussant finalement l'histoire loin de son registre d'origine pour ne plus rien en conserver, exceptée les chapeaux et le shérif. Ainsi, la traditionnelle histoire d'amour se trouve presque reléguée au placard, tandis que le tout aussi traditionnel revirement de moralité du héros est loin d'être aussi tranché que d'habitude, nous laissant avec le sentiment que « brigand il est est, brigand il restera ».

The Big Trees (titre original) mise au contraire, et contre toute attente, sur une intrigue serrée dont le but unique est la possession des arbres géants – et des millions qu'ils représentent. Stratagèmes légaux, illégaux, manœuvres destinées à piéger l'ennemi, stratégies dont les tenants et les aboutissants ne sont dévoilés que progressivement, nous entrainent dans un jeu du chat et de la souris où les deux camps rivalisent de force pour mettre à terre leur adversaire. Difficile dès lors de ne pas se laisser prendre dans les filets d'un script extrêmement bien écrit – et interprété, Douglas en tête !

Ajoutez à ceci des scènes assez étonnantes (de vrais séquoias géants ont été abattus en direct pour les besoins de la production), voir démentes (la doublure de Douglas courant sur les troncs des titans de la forêt, eux-mêmes attachés sur les wagons d'un train en marche, la moindre chute signifiant la mort, la destruction d'un véritable pont, une explosion à la dynamite impressionnante) et un message écologique précurseur pour l'époque, et vous obtiendrez un excellent film, qui mériterait de figurer parmi les plus belles réussites du héros des Vikings.

Il est également intéressant de noter que dans l'Hollywood de l'époque, alors en pleine ébullition (The Big Trees date de 1952), seuls Kirk Douglas et le scénariste ont pu tirer leur épingle du jeu, les autres acteurs du présent long-métrage, et même son réalisateur, étant pour la plupart retournés rapidement dans les limbes du Cinéma.

Du côté du dvd cette fois-ci, le lamentable est atteint : l'image est exécrable, et aucun bonus n'est disponible. De plus, la seule piste son disponible est la version originale sous-titrée. Dommage, La Vallée des Géants aurait gagnée une édition à sa hauteur.


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