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matt
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La course à la mort de l'an 2000
La course à la mort de l'an 2000
DVD ~ David Carradine

2 internautes sur 2 ont trouvé ce commentaire utile 
4.0 étoiles sur 5 Une excellente série B., 6 octobre 2013
Ce commentaire fait référence à cette édition : La course à la mort de l'an 2000 (DVD)
Produit par la prolifique écurie Corman et réalisé par Paul Bartel (Cannonball !), La Course à la Mort de l'An 2000 sort en 1975 (et fera d'ailleurs l'objet d'un remake avec Jason Statham en 2008).
Film dystopique, il met en scène une planète Terre gouvernée par les États-Unis et ses Nouveaux Pères Fondateurs, sur laquelle se déroule la fameuse course mentionnée dans le titre. Traversant les USA de part en part, elle consiste pour les participants à terminer premier -et vivant !- et à écraser le plus grand nombre de personnes possible afin d'obtenir le maximum de points.

En raison d'un budget ridicule (300 000 dollars, c'est dire), le futur n'est ici représenté que part une seule et unique matte painting révèlant des buildings aux formes étranges. Mais grâce à un scénario qui tient la route et à des personnages volontairement caricaturés, le metteur en scène parvient à montrer un avenir malsain (et très critique envers l'Amérique !), dans lequel le Président est un être tentaculaire, les médias sont plus manipulateurs et ignobles que jamais (allant jusqu'à inviter sur un plateau tv la veuve du premier homme assassiné durant la course) et les groupes extrémistes sont légalisés (l'un des coureurs est nazi).

Mais surtout, la fameuse course est très bien mise en scène, les caméras placées au ras du bitume accentuant le sentiment de rapidité. On prend donc un grand plaisir à assister à ce spectacle pas si désuet qu'il n'y paraît, les différents participants à l'épreuve ajoutant de plus du piment à l'ensemble. Entre une voiture cow-boy, une autre nazie, une romaine, une armée d'un couteau géant et de mitraillettes et l'autre symbolisant un dragon, Bartel parvient à ne pas nous perdre dans ce tourbillon de vitesse et à nous faire aisément reconnaître les différents protagonistes.
Parmi eux, David Carradine interprétant Frankenstein, ancien champion défiguré, et Sylvester Stallone, pas encore bodybuildé et dans l'un de ses premiers rôles, tout en hargne et en méchanceté.

Enfin, la présence d'une rébellion contre le tyran mondial permet au réalisateur d'ajouter nombre d'embuches et de péripéties sur la route de la victoire, les résistants tentant désespérément -et à juste titre- de piéger les participants.

Vif, sexy (le nu n'est pas en reste), sanglant et immoral (les hospices placent leurs résidents sur le passage de la course), La Course à la Mort de l'An 2000 est une véritable pépite de la série B, qui mérite assurément d'être vue.
Et qui se termine, cerise sur le gâteau, de façon insoupçonnée et particulièrement cynique !


La Baie sanglante [Édition remasterisée]
La Baie sanglante [Édition remasterisée]
DVD ~ Claudine Auger

3 internautes sur 3 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 L'un des meilleurs Bava., 6 octobre 2013
Ce commentaire fait référence à cette édition : La Baie sanglante [Édition remasterisée] (DVD)
Considéré à juste titre comme l'une des réussites majeures de la filmographie de Mario Bava, La Baie Sanglante, sorti en 1971, est historiquement le premier slasher de l'histoire du Cinéma. Mais ne vous y trompez pas : de slasher, il n'a que les meurtres sanglants d'un groupe de jeunes (par ailleurs totalement secondaires dans l'histoire), et, au contraire d'une majorité de ces derniers, possède une intrigue jubilatoire et particulièrement bien troussée.

Bava, dans La Baie Sanglante, joue ainsi avec le spectateur comme une araignée le ferait avec l'une de ses proies : le début du film est à ce titre probant, la caméra montrant en vue subjective le vol d'un insecte, qui se fait brusquement gober par un mystérieux prédateur. La vision suivante, celle d'un gros plan des rayons d'une roue de fauteuil roulant, nous met donc face au fait qu'aucune échappatoire n'est possible : nous sommes prisonniers d'un scénario particulièrement inventif.

La suite ne fera que prouver cette impression. La première séquence (aux couleurs très travaillées) voit un assassinat via des mains gantées de noir, et tient donc indéniablement du giallo. Puis, alors que toute l'intrigue de cette branche des thrillers italiens tourne autours de la découverte du coupable, le réalisateur nous montre soudainement son visage, démolissant par la même le fait que nous pensions suivre un scénario conventionnel. Dés lors, nous sommes immergés dans l'univers trouble et mystérieux de la baie. Végétation luxuriante, maisons à l'abandon, insectes à foison : on retrouve presque, comme les jeunes adultes en visite dans le coin, le plaisir de redevenir enfants. Plaisir qui sera de courte durée, les meurtres s'abattant vite sur cet éden italien.

Et concernant ces derniers, le long-métrage ne fait pas dans la dentelle (rappelons que nous ne sommes qu'au début des années 70 !), entre gros plans de visages coupés en deux par une machette, poitrines perforées par une lance ou encore tête tranchée nette. La Baie Sanglante est donc particulièrement osé pour l'époque, posant de plus les bases primaires du slasher, via le groupe de jeunes imbéciles, la vision subjective, la forêt et les gros plans gores de leurs meurtres. Précurseur Bava l'est donc incontestablement, ces codes étant toujours utilisés aujourd'hui.

Mais avant tout, ce classique est un jouissif jeux de massacre, qui nous pose en permanence la question : qui est le meurtrier ? Petit à petit, l'horrible vérité se fait jour, nous montrant que le metteur en scène nous a totalement manipulé, et ce jusqu'à une conclusion... mémorable et totalement insoupçonnée ! Je me garderai donc bien de vous dévoiler les multiples rebondissements du film.

Enfin, la superbe photographie, la musique réussie et parfois tribale (ajoutant au sentiment que la baie est coupée du monde), les jeux de couleurs et l'atmosphère mystérieuse font aisément pardonner un ou deux acteurs pas toujours inspirés, et ajoutent les dernières notes à cet excellent film, qui se doit impérativement d'être découvert.


American Nightmare [Blu-ray]
American Nightmare [Blu-ray]
DVD ~ Ethan Hawke
Prix : EUR 14,29

4 internautes sur 7 ont trouvé ce commentaire utile 
4.0 étoiles sur 5 Un home invasion efficace., 6 octobre 2013
Ce commentaire fait référence à cette édition : American Nightmare [Blu-ray] (Blu-ray)
Nombreux ont été les films à montrer une société organisant un déchainement autorisé de violence, dans le but de mieux contrôler les pulsions destructrices de l'homme : La Dixième Victime (1965), Les Gladiateurs (1969), Rollerball (1975 et 2001), Futuresport (1998) et Battle Royale (2000), entre de nombreux autres. Mais jamais cette explosion de fureur meurtrière n'avait été placée dans un pays entier, et pour toute personne désirant (ou non) y participer.
Le postulat de départ d'American Nightmare est donc très intéressant de ce point de vue, la canalisation de la violence passant par une nuit de purge dans les États américains, qui conduit à une baisse significative de la criminalité durant le reste de l'année. Mais comme il se doit, les classes sociales les plus défavorisées sont les premières victimes de cette purge arbitraire. Le message intrinsèque au long-métrage semble donc, plus que jamais, d'actualité.

American Nightmare débute ainsi par la vision d'une famille modèle et aisée, vivant dans une immense maison payée grâce aux systèmes de sécurité que vend Ethan Hawke, personnage principal du film. Et lorsque la nuit sanglante débute, le doigt du héros posé sur un bouton suffit à barricader la demeure. Mais un clochard hagard et poursuivi par une horde de meurtriers changera radicalement la situation, en venant sonner à leur porte. La question se pose dés lors : faire preuve d'humanité, où préserver sa sécurité en mettant sa conscience au placard ?

Efficacement réalisé, American Nightmare, pour appuyer son propos, bénéficie d'un casting solide, Lena Headey et Ethan Hawke (dans le rôle des parents) en tête. Excellents comme toujours, ils permettent une immersion rapide à leurs côtés.
Et lorsque la maison sera assaillie, préparez-vous à vivre un grand moment de tension, le climax étant particulièrement réussi. Les scènes dans le noir sont ainsi profondément anxiogénes, mais surtout, aucun effet de peur soudaine (affectionnés par les films d'horreur) n'est présent, le réalisateur misant au contraire sur une ambiance réaliste, et par conséquent troublante et choquante. A ce titre, la violence, loin de celle d'un torture porn, est en permanence dérangeante, car montrant comment des individus normaux y sont confrontés. Et lorsque celle-ci se déchaine, c'est pour être soudaine et d'une brutalité exacerbée, tous se transformant en bêtes afin de survivre.

Bien sûr, rien n'étant parfait, on peut reprocher certains défauts au long-métrage, dont une purge censée se dérouler sur 24 heures, mais qui dure en réalité seulement une nuit, des armes et une manette de télécommande qui apparaissent comme par magie alors qu'elles se trouvent dans une autre pièce, ou encore la fille de Hawke qui disparaît pendant une quinzaine de minutes, personne ne semblant s'en inquiéter. De plus, la maison aurait pu être plus efficacement exploitée, la topographie des lieux étant aux abonnés absents.

Mais ces bémols se trouvent vite gommés par l'efficacité d'American Nightmare, qui gomme tout effet grand-guignolesque pour se concentrer sur l'essentiel, à savoir la survie tant morale que physique d'une famille qui, bien que nantie, n'en demeure pas moins lambda (la scène du dîner est révélatrice de cet état de fait). Et qui égratigne avec joie une certaine idée du rang social que se font certains : ici, celui-ci ne conditionne en rien la moralité de chacun.

En conclusion, James DeMonaco parvient à franchir le cap périlleux du second long-métrage (son premier étant Little New-York), et nous livre un bon home invasion, dans lequel nul n'est en sécurité... et chacun peut mourir !
A savourer de préférence dans le noir !


Le Mystère von Bulow
Le Mystère von Bulow
DVD ~ Glenn Close
Proposé par videophil95
Prix : EUR 7,65

4 internautes sur 4 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 Un superbe film., 1 octobre 2013
Ce commentaire fait référence à cette édition : Le Mystère von Bulow (DVD)
Adaptation du roman Reversal of Fortune, écrit dans les années 80 par l'avocat Alan Dershowitz, Le Mystère Von Bulow traite de l'histoire vraie du procès intenté à Claus Von Bulow. Membre de la haute noblesse, il fut marié à Sunny Von Bulow, millionnaire retrouvée plongée dans un coma profond suite à une overdose d'insuline. Tous les soupçons se portant sur son époux, ce dernier fut d'abord condamné en première instance avant de faire appel, épaulé par le professeur, avocat puis écrivain Dershowitz.

Barbet Schroeder (J.F. partagerait appartement), en transposant l'histoire sur grand écran, parvient à livrer une adaptation splendide et hautement ambiguë de ce cas juridique.
Car le réalisateur, plutôt que de miser sur le procès en lui-même (seul son commencement est d'ailleurs mis en image), s'axe à l'inverse sur la personne de Von Bulow.

Aristocrate plein de manières, il est tout d'abord dépeint comme un homme que rien ne peut altérer, plein d'assurance et d'autorité naturelle. Mais au fur et à mesure du dossier construit pour sa défense, nous découvrons en même temps que l'avocat un personnage aux multiples facettes, qui vit sa condition de noble avec plus de tristesse et de lucidité qu'il n'y semblait. Prisonnier d'un monde oisif qu'il remet en question (la seule évocation du mot travail conduit sa femme à parler de divorce), il erre au milieu d'un univers sans vie dont l'une des seules échappatoires est la drogue, que son épouse consomme par désespoir.
L'envers du décor est donc placé par touches successives, la rutilante opulence faisant place à une vie dénuée de tout objectifs, et par conséquent malheureuse.
Von Bulow est donc, et le sait, un homme du passé en décalage avec son époque. Un choc sociétal encore accentué par ses rencontres avec Dershowitz et son équipe de juristes, tous dynamiques, sans élégance aucune ni parents de haute naissance, mais étudiant et travaillant pourtant à Harvard.

Pouvant être qualifié de « faux film de procès » (procès qui ne devient presque qu'un prétexte à dévoiler un personnage profondément troublant) Le Mystère Von Bulow ne nous offre au final aucun dénouement tranché, posant seulement devant nous deux possibilités... toutes deux plausibles !

Dans le rôle du couple Von Bulow, Glenn Close et Jeremy Irons livrent deux performances époustouflantes, ce dernier n'ayant usurpé en rien son Oscar du Meilleur Acteur.
Faisant corps et esprit avec son personnage, il est bluffant de talent, tour à tour profondément humain, solitaire, ignoble, froid, joyeux, rieur, calculateur, le tout en usant de chaque ustensile autours de lui pour appuyer ses états psychologiques (les cigarettes, qu'il fume en permanence, en sont les témoins directs).

En définitive, et une fois n'est pas coutume, le titre français du film correspond mieux à l'atmosphère dégagée par ce classique que le titre original (littéralement « Revirement de Fortune »). Et comment ne pas citer ici l'une des répliques les plus emblématiques du long-métrage : l'avocat annonçant à son client qu'il est un homme très étrange... et celui-ci de lui répondre : « Vous n'avez pas idée ».

Le Mystère Von Bulow est et demeurera donc, Madame Von Bulow étant de plus décédée sans quitter son coma en 2008.

Un très grand film, troublant et vénéneux, à voir impérativement.


Very Bad Trip 3 [Ultimate Edition - Blu-ray + DVD + Copie digitale]
Very Bad Trip 3 [Ultimate Edition - Blu-ray + DVD + Copie digitale]
DVD ~ Bradley Cooper
Proposé par plusdecinema
Prix : EUR 12,30

3 internautes sur 5 ont trouvé ce commentaire utile 
4.0 étoiles sur 5 Une conclusion rocambolesque., 27 septembre 2013
Ce commentaire fait référence à cette édition : Very Bad Trip 3 [Ultimate Edition - Blu-ray + DVD + Copie digitale] (Blu-ray)
Troisième et dernier (?) volet de la saga initiée par Todd Phillips, Very Bad Trip 3 retrouve l'équipe de compères que nous connaissons bien, pour les immerger à nouveau dans un océan de péripéties endiablées.

Le point de départ de cette ultime aventure est, cette fois-ci, un voyage de cure destiné à remettre le barbu et ventripotent Alan sur la bonne voie. Prétexte s'il en est, ce postulat de base se trouve vite remis en question par des évènements non prévus au programme, qui entraineront alors le trio de Charybde en Scylla et leur feront recroiser maints lieux et personnages déjà vus auparavant.

Suite directe des deux précédents films, Very Bad Trip 3 ne peut s'apprécier pleinement que si l'on connait les histoires de ces derniers, tant de nombreuses références y sont faite. Dés lors, retrouvant une fraicheur que le deuxième opus avait un peu perdu, le long-métrage est un tourbillon d'action (car oui, scènes d'action il y a !), de gags, de quiproquos, de situations rocambolesques et de rires en cascade, le tout enrobé dans une très bonne bande son.
Ken Jeong (Monsieur Chow) trouve ici une place prépondérante, Ed Helms (Stuart) et Bradley Cooper sont excellents, Justin Bartha est (comme toujours) porté disparu et John Goodman est parfait en caïd de la Mafia. Mais surtout, la véritable force du film réside en Zach Galifianakis, formidable dans son rôle déjanté d'Alan. Plein d'humour pince-sans-rire et de répliques totalement surréalistes, il porte véritablement Very Bad Trip 3 sur ses épaules, créant un contraste d'autant plus grand entre ses actes et la vie « normale » qu'il est en permanence confronté au « monsieur tout le monde » Stuart.

Alors certes, si vous n'avez pas apprécié les gags des deux premiers volets, vous n'apprécierez certainement pas non plus ceux-ci. Mais dans le cas contraire... préparez-vous à rire de bon cœur (l'introduction est à ce titre un must) !

Voir Very Bad Trip 3, c'est donc un peu comme retrouver un groupe d'amis après quelques années d'absence, et en ressortir avec le même plaisir. Car en dehors de quelques énergumènes bigger than life, une partie des héros se veut banale, d'où, probablement, l'attachement manifesté à leur égard.
Et lorsque le film se clôt (achevant de fait la trilogie) sur un enchainement d'images mêlant passé et présent, l'envie est grande de leur souhaiter bonne chance pour le futur... puis, aux vues de la séquence post-générique, de leur dire à bientôt pour un très hypothétique quatrième volet !


Link
Link
DVD ~ Elisabeth Shue
Prix : EUR 11,55

2 internautes sur 2 ont trouvé ce commentaire utile 
4.0 étoiles sur 5 Atypique et mémorable., 25 septembre 2013
Ce commentaire fait référence à cette édition : Link (DVD)
Projet pour le moins original, Link, réalisé par Richard Franklin (Patrick, Psychose 2), sort en 1986, année durant laquelle il remportera le Prix Spécial du Jury au Festival d'Avoriaz.
Mettant en scène Elisabeth Shue (Retour vers le Futur 2 et 3, Piranha 3D...) et Terence Stamp (Théorème, Superman...), il suit les tragiques péripéties qu'une jeune étudiante en zoologie subit lors d'un stage dans la demeure peuplée de singes du Docteur Phillip.

Tourné en Écosse, le film prend place dans une demeure d'un autre siècle, cernée d'un côté par une mer écumeuse et de l'autre par des champs et bois verdâtres, au sein lesquels errent des chiens sauvages et hautement dangereux. Le décor est immédiatement posé dés lors que les grillages cernant la propriété peuvent être vus : l'ambiance sera étrange, déconnectée d'un monde moderne qui fuit vers l'avant sans stopper. La suite de Link ne fait que nous confirmer cette impression, le Docteur (Stamp, formidable dans ce rôle !) tentant de retourner vers le passé et de communiquer à ses trois singes les bases de la civilisation.

En plus de la vieille bâtisse, presque labyrinthique, la réussite majeure de Link tient en ses primates. Rarement d'aussi bien dressés auront en effet été montrés à l'écran ! Link, nom du singe principal, est ainsi incroyable, jouant littéralement face à ses partenaires humains.
Entre hommes et singes se nouent alors une relation très ambiguë, qui nous met dans une situation inconfortable, nous forçant à nous demander si il y a vraiment un méchant dans le long-métrage. Le Docteur Phillip est en effet cruel envers ses résidents, n'hésitant pas à les vendre, les envoyer à la mort, les insulter et s'amuser de ce que Link, ancien singe de cirque, porte une redingote en jouant au majordome. Paradoxalement, il pense sincèrement faire cela pour leur bien. Et lorsque la révolte sonnera et que le sang coulera, qui blâmer ? Singe ou humain ? La réponse n'appartient qu'à vous. Une réponse, difficilement tranchable, lorsque l'on voit que le principal meurtrier du film sauve l'héroïne d'une attaque d'un monstrueux chien...

En dépit d'un intrigue très classique et sans réelle surprise, Link vaut donc son pesant de cacahuètes. Maison victorienne, acteurs doués, excellente musique signée Jerry Goldsmith (aux notes très circassiennes diffusant un sentiment de malaise, voire de peine pour nos lointains cousins), singes extraordinaires et prises de vue réussies (un seul gros plan sur le visage de Link met mal à l'aise, entre peur et pitié) rendent ce film mémorable.
Enfin, la séquence finale, tout bonnement incroyable et emplie de trouvailles cinématographiques et émotionnelles, restera longtemps gravée dans vos esprits.

Voici, par conséquent, un survival atypique qui mérite assurément d'être visionné !


World War Z [Combo Blu-ray + DVD - Version longue inédite]
World War Z [Combo Blu-ray + DVD - Version longue inédite]
DVD ~ Brad Pitt
Prix : EUR 12,27

34 internautes sur 44 ont trouvé ce commentaire utile 
4.0 étoiles sur 5 Trépidant !, 24 septembre 2013
Ce commentaire fait référence à cette édition : World War Z [Combo Blu-ray + DVD - Version longue inédite] (Blu-ray)
Adaptation partielle du roman de Max Brooks (fils de Mel), World War Z ne traite pas l'invasion zombiesque du globe via le regard de multiples protagonistes, mais s'axe au contraire sur le destin d'un seul homme, Gerry Lane. Ancien cadre de l'ONU, il n'aura pas d'autre choix que d'abandonner sa famille pour reprendre du service et partir à la recherche du patient 0.

Réalisé par Marc Foster (Neverland, Quantum of Solace...), le long-métrage s'avère être un excellent mélange entre films de genre (le sang et les tripes en moins, PG-13 oblige) et blockbusters. Du côté des séries B horrifiques, il semble puiser le climat anxiogène et une urgence qui suinte de la pellicule (les scènes dans l'immeuble abandonné et sur le tarmac de Corée du Sud, la vitesse des zombies et la séquence finale en sont les témoins) et le message politiquement incorrect (aucune classe sociale n'est épargnée, les institutions étatiques sont incapables d'endiguer le fléau, la manipulation par les élites n'est pas en reste). A l'inverse, les effets spéciaux démentiels (la prise de Jérusalem est tout simplement incroyable !) tendent plus du côté des grosses productions hollywoodiennes. Furieusement bon tourbillon de divers influences, mais surtout œuvre de qualité qui ne prend pas le public pour un imbécile, World War Z mérite de faire date, et ce pour plusieurs raisons.

Tout d'abord, bien que mettant en scène des séquences hallucinantes de gigantisme (tant du point de vue des attaques de masse de zombies que de par la globalisation du phénomène), Foster ne perd jamais de vue que ce qui rend un film réussi, c'est avant tout un scénario et des personnages crédibles. Malgré certaines concessions scénaristiques (telle le petit garçon mexicain) visant de toute évidence à amadouer la censure, l'histoire se suit donc avec intérêt, ne sombrant jamais dans le cliché jusqu'au-boutiste (on n'est pas chez Roland Emmerich !), et faisant subir à Brad Pitt un nombre conséquent d'épreuves et de défaites.
Du côté de ce dernier, aucune fausse note n'est à déceler : parfait en père de famille, il est immédiatement attachant -et l'on peut dés lors trembler pour lui à chaque nouveau rebondissement. Pas en reste, sa famille (excellente Mireille Enos dans le rôle de l'épouse) est en harmonie avec cette volonté « d'homme normal » : on croit immédiatement en leur relation, finalement banale, de couple. Un Brad Pitt qui n'est donc pas un héros, mais au contraire un homme de l'ombre -un choix judicieux, allant à l'encontre de la plupart des blockbusters contemporains.

De plus, un autre bon point à mettre au crédit du réalisateur est sa volonté de ne pas jouer sur le terrain de la surenchère permanente. Le final du film devait ainsi être à l'origine une bataille gigantesque en Russie (quelques plans peuvent d'ailleurs être aperçus lors de la scène pré-générique). Mais Marc Foster décida, contre toute attente, d'en faire une longue séquence, presque intimiste mais en permanence captivante. Une sorte d'épreuve finale pour Gerry Lane, qui, de par ses choix et ses actes, acquerra presque un caractère christique. Remarquable de sobriété, de suspense et de beauté...

Enfin, la réalisation est irréprochable. Les prises de vue sont réussies, passant par exemple d'un gros plan de visage effrayé à un plan large apocalyptique, qui parvient en quelques secondes à nous montrer à la fois drame intime et carnage de masse. Bien qu'un peu trop agitée lors de l'explosive séquence d'introduction, la caméra ne sombre cependant jamais dans des mouvements à la brusquerie rendant tout mouvement illisible. Toujours placée judicieusement, cette dernière épouse l'action à la perfection, apportant grandement à la tension presque permanente de World War Z, encore rehaussée par la très bonne musique de Marco Beltrami (Scream, Hellboy...).

On pourrait certes polémiquer sur le fait que les « zombies » devraient plus être nommés « infectés » qu'autre chose, mais qu'importe : en dépit des difficultés de tournage et de production, World War Z s'avère être une réussite pleine de cœur, qui mérite assurément le succès surprise qu'elle a eu au box office. Vivement la suite, qui, je l'espère, frappera aussi fort sans pour autant perdre cet humanisme qui contribue grandement à l'immersion ressentie devant ce très bon film.
Remarque sur ce commentaire Remarques sur ce commentaire (8) | Permalien | Remarque la plus récente : May 12, 2014 1:08 PM MEST


Starcrash le choc des etoiles
Starcrash le choc des etoiles
DVD ~ David Hasselhoff
Proposé par Loki_Rises
Prix : EUR 32,48

2 internautes sur 2 ont trouvé ce commentaire utile 
3.0 étoiles sur 5 Un splendide nanar !, 19 septembre 2013
Ce commentaire fait référence à cette édition : Starcrash le choc des etoiles (DVD)
Vous voulez rire de bon cœur ? Amateurs de nanars, StarCrash est incontestablement pour vous !

Réalisé en 1978 par le très bis mais néanmoins sympathique Luigi Cozzi (qui use pour l'occasion d'un pseudonyme : Lewis Coates), il parvient avec panache à atteindre des sommets de kitsch qui feraient passer Barbarella pour du David Fincher. A ne pas voir pour le croire !

Inutile de s'attarder ici sur une intrigue aussi plate qu'un pneu de tricycle crevé, pour, au contraire, révéler quelques raisons pour lesquelles vos zygomatiques apprécieront le spectacle.

Star Wars étant sorti un an auparavant, inutile de vous dire que les plagiats ne sont pas des plus subtils : le film débute ainsi sur la même séquence qu'Un Nouvel Espoir (la vision du vaisseau en contreplongée), reprend bien sûr le concept d'hyperespace, et, comble du comble... va jusqu'à utiliser un sabre-laser ! Bien sûr, les références poussées ne concernent pas que La Guerre des Étoiles (StarCrash va jusqu'à être sous-titré en France Le Choc des Etoiles). Un hommage est également rendu à Ray Harryhausen, sous la forme d'une statue géante et de deux « robots squelettes », tous animés image par image. Ces derniers sont plutôt de bonne facture, mais pour ce qui est de la statue, rarement d'aussi titubante n'aura été montrée à l'écran (à noter, sa magnifique épée cartonnée !). Qui plus est, les séquences se déroulant sur la planète du colosse d'acier semblent lorgner du côté de la Planète des Singes, les primates étant remplacés par des amazones aux fusils lasers ressemblant fort à des brindilles...

Ajoutez à ces clins d'oeils fortement prononcés des répliques cultissimes (attention aux termes techniques farfelus !), des décors kitchissimes, des maquettes de vaisseaux pratiquement toutes mauvaises (peu de détails, pas d'illusion de grandeur, pas d'impression de mouvement dans l'Espace – qui se résume ici à quelques ampoules placées devant un fond noir), des faux raccords à foison, des différences de taille de personnage entre deux scènes (l'hologramme du gentil Empereur est d'une prise sur l'autre géant, puis d'une taille normale), des ellipses terribles, les mattes paintings les plus atroces que je n'ai jamais vu et un montage catastrophique (qui va jusqu'à passer plusieurs fois les mêmes séquences !) et qui rend les combats spatiaux incompréhensibles. Et à propos de combat spatial, la bataille finale est un must seen. Des plans interminables (toujours les mêmes !) de vaisseaux partant pour le combat (à peu près 10 rayons laser seront tirés...) et des missiles envoyés sur le vaisseau ennemi (qui en réalité contiennent...deux soldats chacun -et qui, en passant, brisent en permanence la même vitre), rendent cette séquence hautement risible.

Enfin, le casting mérite lui aussi la vision du long-métrage. Marjoe Gortner (qui fut en passant le plus jeune prédicateur évangéliste d'Amérique, à l'âge de 4 ans) est le plus ridicule héros de science-fiction de cette galaxie (vous comprendrez mieux en voyant son costume, son sourire « dentifrice » et sa coupe de cheveux « choucroute »), Joe Spinell (Maniac) incarne un méchant qui ponctue chacune de ses phrases d'un rire démoniaque et fait virevolter en permanence sa cape lorsqu'il marche, David Hasselhoff (dont c'est ici le deuxième film) est un personnage « mystérieux » (mystère qui n'en était un que pour le scénariste) mais s'en sort plus que bien aux vues du film (il est le seul à ne pas sombrer dans le ridicule), Caroline Munro, bien que mauvaise actrice ici, constitue l'atout charme de StarCrash (même en prison, elle porte son bikini et ses bottes à talon !), et...Christopher Plummer (oui, vous avez bien lu !) joue l'Empereur. Altier et majestueux, il clôt néanmoins Le Choc des Étoiles avec un monologue si risible que l'on en vient à se demander ce que le héros de La Mélodie du Bonheur est venu faire ici.
Enfin, la musique, réussie, est signée... John Barry himself, déjà bien connu à l'époque pour son travail sur James Bond !

Vous l'aurez compris, StarCrash est donc à voir absolument pour tous aficionado de mauvais films sympathiques : n'hésitez pas, vous passerez un très bis et réjouissant moment !

Dommage donc que le dvd, malgré une piste dts, ne propose qu'une qualité d'image vhs...


Lords of Salem
Lords of Salem
DVD ~ Sheri Moon Zombie
Proposé par Art Cub
Prix : EUR 9,12

13 internautes sur 20 ont trouvé ce commentaire utile 
3.0 étoiles sur 5 Un étrange Zombie..., 16 septembre 2013
Ce commentaire fait référence à cette édition : Lords of Salem (DVD)
Rob Zombie. Fondateur du groupe de métal White Zombie. Metteur en scène du grand-guignolesque La Maison des 1000 Morts, du très 70's The Devil's Rejects et d'Halloween 1 et 2, reboots glauques à souhait de la lucrative franchise initiée par Carpenter. Et, pour couronner le tout, réalisateur d'une des fausses bandes-annonces comprises dans le diptyque Grindhouse de Tarantino et Rodriguez. Avec un tel palmarès de cinéma de genre à son actif, Lords of Salem paraissait plié d'avance : il serait une nouvelle claque infligée à un cinéma bis tendant de plus en plus à se répéter.

Cependant, malgré ces idées qualitatives préconçues... le film dégage un étrange sentiment, celui d'une œuvre hybride, d'un projet d'ambiance, d'une expérimentation sous acide.

D'un coté, la qualité cinématographique que l'on attendait est bien au rendez-vous : l'ambiance est en permanence glauque et oppressante, la musique, tribale et inconfortable, met immédiatement mal à l'aise (sentiment accentué par les infra-basses), les décors, habilement filmés, suintent presque continuellement le désespoir, pour exprimer brusquement un onirisme flamboyant, et certaines scènes semblent tout droit sorties d'un cauchemar éprouvant. Zombie prouve par là qu'il sait se réinventer, et que, dans le domaine horrifique, il est un touche-à-tout passionné.

Mais en dépit de ces qualités indéniables, l'envol de Lords of Salem se trouve vite plombé par des défauts récurrents.

Ainsi, les personnages, trop rapidement esquissés pour devenir crédibles, sombrent dans des clichés préjudiciables que l'on attendaient pas de la part du fan de Cinéma qu'est Rob Zombie. Entre les trois grands-mères, les DJ's, et même Sheri Moon, femme du réalisateur et clef de voûte du projet, aucun n'échappe à cette avalanche de lieux communs qui dessert le propos. A ce propos, la question mérite d'être posée : que vient faire le vieil écrivain amateur de sorcellerie moyen-âgeuse dans le récit ? N'apportant rien à son déroulement, il semble n'y avoir été inclus que pour atteindre la traditionnelle durée de 1h30... et pour être la victime du meurtre le plus plat de toute la filmographie du réalisateur !
Leurs péripéties, quant à elles, et faute à ce scénario peu inspiré, tombent presque immédiatement à l'eau à chaque phase de l'histoire.

Aucune surprise n'est en effet à attendre pour qui possède un minimum de connaissances cinématographiques, Roman Polanski et Ken Russell en tête. Car Lords of Salem, comme la plupart des films du metteur en scène, est pétri de références, entre Le Locataire, Rosemary's Baby, Le Repaire du Ver Blanc, voire les films de Dario Argento ou Lamberto Bava pour quelques jeux de lumières, David Cronenberg pour certaines créatures et Kubrick pour un ou deux cadrages.
Mais lesdites références, trop visibles et poussées, empêche toute fraîcheur scénaristique de ressortir du film -si bien que j'en viens à croire que Lords of Salem n'a été voulu que comme un hommage jusqu'au-boutiste à l'horreur (principalement) 70's et ce jusque dans ses défauts.

De plus, les séquences d'époque, se déroulant avant et durant les procès de Salem (en 1692, donc), sont tout simplement mauvaises : le groupe de sorcières accumule clichés sur clichés (pendant du Mother of Tears d'Argento) et la reconstitution ne parvient jamais à convaincre.

Enfin, Rob Zombie, bien que souhaitant visiblement effrayer le public, ne maîtrise pas encore très bien les techniques filmiques propres à déclencher une peur soudaine. La plupart des sursauts que nous aurions dû avoir tombent donc malheureusement à plat (pour exemple, il illumine brusquement la pièce dans laquelle se trouve l'héroïne. Dans un angle, une apparition. Mais un chien placé au milieu du champ, chien qui forcément bouge, capte le regard et empêche donc une focalisation immédiate sur l'étrange créature. Cette dernière est donc très rapidement et inconsciemment incluse dans la normalité de l'environnement. Et lorsque enfin on la remarque, surprise et terreur sont tout simplement aux abonnés absents).

En conclusion, impossible de dire que Lords of Salem est mauvais, car de qualités, il n'en manque pas. Mais il serait également présomptueux de ma part de le qualifier de franche réussite. Le long-métrage oscille donc entre ces deux extrêmes, laissant l'impression de ne pas utiliser à pleine puissance son noir potentiel et d'en faire beaucoup pour un résultat plutôt banal. Une première pour le réalisateur de Devil's Rejects !

Échec commercial notoire (le long-métrage a coûté 2 millions et n'a rapporté que 622 000 dollars), Lords of Salem a été étiqueté par Zombie de « dernier film de sa carrière ». Souhaitons cependant qu'il n'en soit rien, et que Rob retrouve lors de son prochain projet l'enthousiasme qui est le sien.


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5.0 étoiles sur 5 Un très grand Film Noir., 15 septembre 2013
Ce commentaire fait référence à cette édition : The Iceman [Combo Blu-ray + DVD] [Combo Blu-ray + DVD] (Blu-ray)
Réalisé par Ariel Vromen, The Iceman suit des années 60 aux années 80 le parcours véridique de Richard Kuklinski, dit « Le Polonais », tueur à gage employé par la mafia du New Jersey et qui compta à son actif plus d'une centaine de morts.

Paraissant -à tort- n'être qu'un énième film de gangsters, The Iceman est en réalité un authentique Film Noir, dans le sens le plus noble du terme.

Ainsi, le scénario, d'une noirceur sans rémission, relate avec finesse la vie de Kuklinski, personnage tourmenté, solitaire et à la psychologie extrêmement instable. Car The Iceman, surnom donné par la mafia à ce tueur du fait de son sang froid à tout épreuve, puis par la police en raison des corps de ses victimes qu'il congelait afin de maquiller l'heure du décès, est avant tout un homme torturé qui porte en lui les germes d'un serial killer. Mais qui cherche à ne jamais les laisser exploser en public, ou contre des innocents (seul son frère, violeur et tueur, connait l'effroyable secret, furtivement révélé au détour de quelques phrases). Malgré ses « contrats », Kuklinski tentera désespérément de camoufler ses failles à tous, et plus particulièrement à sa famille. Sa famille, qui seule peut transpercer l'armure psychologique de cet homme de glace, et lui faire éprouver bonheur et amour...

Dans le rôle titre, Michael Shannon explose de talent, tour à tour empli de pulsions refoulées, de bonté et d'actes inhumains. Son interprétation du tueur, tant physiquement qu'au niveau des dialogues, ne peut que forcer le respect. Particulièrement par le fait qu'en parvenant par touches subtiles à rendre ce personnage touchant, on en vient à éprouver une grande pitié pour lui, à l'exact opposé de ses actes sanglants. Un sentiment ambivalent, accentué par le fait que Kuklinski peut d'une scène à l'autre devenir un fou furieux, un mari dévoué, un père aimant ou un meurtrier glacial et fou d'égocentrisme (la séquence avec James Franco est à frissonner). Shannon ajoute donc une pièce de choix à sa filmographie, pourtant déjà riche en performances de haut vol (Take Shelter, Vanilla Sky, Bug, Man of Steel...).
A ses cotés et face à lui, Winona Ryder, qui, sans être à son meilleur niveau, revient de loin, Chris Evans (méconnaissable durant la majeure partie du film !), James Franco, Stephen Dorff et un Ray Liotta à glacer le sang (sa première scène suffit à montrer que l'acteur n'a rien perdu de son talent et de sa violence contenue).

Mais que serait un excellent casting sans une mise en scène réussie ? A la vue du travail accompli par Ariel Vromen, on comprend mieux pourquoi des acteurs bankables (Chris « Captain America » Evans et James « Le Monde Fantastique d'Oz » Franco en tête) se soient embarqués à bord du projet. De bout en bout, la réalisation est parfaite, entre ce scénario qui ne prend jamais la main de spectateur, des prises de vue irréprochables, une photographie léchée, une tension qui ne redescend que rarement (seule la famille de l'écorché vif « Polonais » peut lui apporter la paix), et une reconstitution d'époque admirable. De ce point de vue, tant les habits, moustaches, véhicules, mobilier et musiques que l'image, volontairement jaunie, donnent l'impression d'être replongé 40 ans en arrière. Remarquable !

The Iceman, c'est la preuve même que le Cinéma de qualité n'est pas près de passer l'arme à gauche, c'est un plaisir cinématographique de tous les instants, c'est une fascination vénéneuse pour ce qui se déroule sous nos yeux. C'est une gifle. Un très grand Film Noir.
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