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Contenu rédigé par matt
Classement des meilleurs critiques: 1.228
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Commentaires écrits par
matt

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Le Mystère von Bulow
Le Mystère von Bulow
DVD ~ Glenn Close
Proposé par cinebox
Prix : EUR 5,40

4 internautes sur 4 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 Un superbe film., 1 octobre 2013
Ce commentaire fait référence à cette édition : Le Mystère von Bulow (DVD)
Adaptation du roman Reversal of Fortune, écrit dans les années 80 par l'avocat Alan Dershowitz, Le Mystère Von Bulow traite de l'histoire vraie du procès intenté à Claus Von Bulow. Membre de la haute noblesse, il fut marié à Sunny Von Bulow, millionnaire retrouvée plongée dans un coma profond suite à une overdose d'insuline. Tous les soupçons se portant sur son époux, ce dernier fut d'abord condamné en première instance avant de faire appel, épaulé par le professeur, avocat puis écrivain Dershowitz.

Barbet Schroeder (J.F. partagerait appartement), en transposant l'histoire sur grand écran, parvient à livrer une adaptation splendide et hautement ambiguë de ce cas juridique.
Car le réalisateur, plutôt que de miser sur le procès en lui-même (seul son commencement est d'ailleurs mis en image), s'axe à l'inverse sur la personne de Von Bulow.

Aristocrate plein de manières, il est tout d'abord dépeint comme un homme que rien ne peut altérer, plein d'assurance et d'autorité naturelle. Mais au fur et à mesure du dossier construit pour sa défense, nous découvrons en même temps que l'avocat un personnage aux multiples facettes, qui vit sa condition de noble avec plus de tristesse et de lucidité qu'il n'y semblait. Prisonnier d'un monde oisif qu'il remet en question (la seule évocation du mot travail conduit sa femme à parler de divorce), il erre au milieu d'un univers sans vie dont l'une des seules échappatoires est la drogue, que son épouse consomme par désespoir.
L'envers du décor est donc placé par touches successives, la rutilante opulence faisant place à une vie dénuée de tout objectifs, et par conséquent malheureuse.
Von Bulow est donc, et le sait, un homme du passé en décalage avec son époque. Un choc sociétal encore accentué par ses rencontres avec Dershowitz et son équipe de juristes, tous dynamiques, sans élégance aucune ni parents de haute naissance, mais étudiant et travaillant pourtant à Harvard.

Pouvant être qualifié de « faux film de procès » (procès qui ne devient presque qu'un prétexte à dévoiler un personnage profondément troublant) Le Mystère Von Bulow ne nous offre au final aucun dénouement tranché, posant seulement devant nous deux possibilités... toutes deux plausibles !

Dans le rôle du couple Von Bulow, Glenn Close et Jeremy Irons livrent deux performances époustouflantes, ce dernier n'ayant usurpé en rien son Oscar du Meilleur Acteur.
Faisant corps et esprit avec son personnage, il est bluffant de talent, tour à tour profondément humain, solitaire, ignoble, froid, joyeux, rieur, calculateur, le tout en usant de chaque ustensile autours de lui pour appuyer ses états psychologiques (les cigarettes, qu'il fume en permanence, en sont les témoins directs).

En définitive, et une fois n'est pas coutume, le titre français du film correspond mieux à l'atmosphère dégagée par ce classique que le titre original (littéralement « Revirement de Fortune »). Et comment ne pas citer ici l'une des répliques les plus emblématiques du long-métrage : l'avocat annonçant à son client qu'il est un homme très étrange... et celui-ci de lui répondre : « Vous n'avez pas idée ».

Le Mystère Von Bulow est et demeurera donc, Madame Von Bulow étant de plus décédée sans quitter son coma en 2008.

Un très grand film, troublant et vénéneux, à voir impérativement.


Very Bad Trip 3 [Ultimate Edition - Blu-ray + DVD + Copie digitale]
Very Bad Trip 3 [Ultimate Edition - Blu-ray + DVD + Copie digitale]
DVD ~ Bradley Cooper
Proposé par plusdecinema
Prix : EUR 10,00

3 internautes sur 5 ont trouvé ce commentaire utile 
4.0 étoiles sur 5 Une conclusion rocambolesque., 27 septembre 2013
Ce commentaire fait référence à cette édition : Very Bad Trip 3 [Ultimate Edition - Blu-ray + DVD + Copie digitale] (Blu-ray)
Troisième et dernier (?) volet de la saga initiée par Todd Phillips, Very Bad Trip 3 retrouve l'équipe de compères que nous connaissons bien, pour les immerger à nouveau dans un océan de péripéties endiablées.

Le point de départ de cette ultime aventure est, cette fois-ci, un voyage de cure destiné à remettre le barbu et ventripotent Alan sur la bonne voie. Prétexte s'il en est, ce postulat de base se trouve vite remis en question par des évènements non prévus au programme, qui entraineront alors le trio de Charybde en Scylla et leur feront recroiser maints lieux et personnages déjà vus auparavant.

Suite directe des deux précédents films, Very Bad Trip 3 ne peut s'apprécier pleinement que si l'on connait les histoires de ces derniers, tant de nombreuses références y sont faite. Dés lors, retrouvant une fraicheur que le deuxième opus avait un peu perdu, le long-métrage est un tourbillon d'action (car oui, scènes d'action il y a !), de gags, de quiproquos, de situations rocambolesques et de rires en cascade, le tout enrobé dans une très bonne bande son.
Ken Jeong (Monsieur Chow) trouve ici une place prépondérante, Ed Helms (Stuart) et Bradley Cooper sont excellents, Justin Bartha est (comme toujours) porté disparu et John Goodman est parfait en caïd de la Mafia. Mais surtout, la véritable force du film réside en Zach Galifianakis, formidable dans son rôle déjanté d'Alan. Plein d'humour pince-sans-rire et de répliques totalement surréalistes, il porte véritablement Very Bad Trip 3 sur ses épaules, créant un contraste d'autant plus grand entre ses actes et la vie « normale » qu'il est en permanence confronté au « monsieur tout le monde » Stuart.

Alors certes, si vous n'avez pas apprécié les gags des deux premiers volets, vous n'apprécierez certainement pas non plus ceux-ci. Mais dans le cas contraire... préparez-vous à rire de bon cœur (l'introduction est à ce titre un must) !

Voir Very Bad Trip 3, c'est donc un peu comme retrouver un groupe d'amis après quelques années d'absence, et en ressortir avec le même plaisir. Car en dehors de quelques énergumènes bigger than life, une partie des héros se veut banale, d'où, probablement, l'attachement manifesté à leur égard.
Et lorsque le film se clôt (achevant de fait la trilogie) sur un enchainement d'images mêlant passé et présent, l'envie est grande de leur souhaiter bonne chance pour le futur... puis, aux vues de la séquence post-générique, de leur dire à bientôt pour un très hypothétique quatrième volet !


Link
Link
DVD ~ Elisabeth Shue

2 internautes sur 2 ont trouvé ce commentaire utile 
4.0 étoiles sur 5 Atypique et mémorable., 25 septembre 2013
Ce commentaire fait référence à cette édition : Link (DVD)
Projet pour le moins original, Link, réalisé par Richard Franklin (Patrick, Psychose 2), sort en 1986, année durant laquelle il remportera le Prix Spécial du Jury au Festival d'Avoriaz.
Mettant en scène Elisabeth Shue (Retour vers le Futur 2 et 3, Piranha 3D...) et Terence Stamp (Théorème, Superman...), il suit les tragiques péripéties qu'une jeune étudiante en zoologie subit lors d'un stage dans la maison peuplée de singes du Docteur Phillip.

Tourné en Écosse, le film prend place dans une demeure d'un autre siècle, cernée d'un côté par une mer écumeuse et de l'autre par des champs et bois verdâtres, au sein desquels errent des chiens sauvages et hautement dangereux. Le décor est immédiatement posé dés lors que les grillages cernant la propriété peuvent être vus : l'ambiance sera étrange, déconnectée d'un monde moderne qui fuit vers l'avant sans stopper. La suite de Link ne fait que nous confirmer cette impression, le Docteur (Stamp, formidable dans ce rôle !) tentant de retourner vers le passé et de communiquer à ses trois singes les bases de la civilisation.

En plus de la vieille bâtisse, presque labyrinthique, la réussite majeure de Link tient en ses primates. Rarement d'aussi bien dressés auront en effet été montrés à l'écran. Link, nom du singe principal, est ainsi incroyable, jouant littéralement face à ses partenaires humains.
Entre hommes et singes se nouent alors une relation très ambiguë, qui nous met dans une situation inconfortable, nous forçant à nous demander si il y a vraiment un méchant dans le long-métrage. Le Docteur Phillip est en effet cruel envers ses résidents, n'hésitant pas à les vendre, les envoyer à la mort, les insulter et s'amuser de ce que Link, ancien singe de cirque, porte une redingote en jouant au majordome. Paradoxalement, il pense sincèrement faire cela pour leur bien. Et lorsque la révolte sonnera et que le sang coulera, qui blâmer ? Singe ou humain ? La réponse n'appartient qu'à vous. Une réponse, difficilement tranchable, lorsque l'on voit que le principal meurtrier du film sauve l'héroïne d'une attaque d'un monstrueux chien...

En dépit d'un intrigue très classique et sans réelle surprise, Link vaut donc son pesant de cacahuètes. Maison victorienne, acteurs doués, excellente musique signée Jerry Goldsmith (aux notes très circassiennes diffusant un sentiment de trouble, voire de peine pour nos lointains cousins), singes extraordinaires et prises de vue réussies (un seul gros plan sur le visage de Link met mal à l'aise, entre peur et pitié) rendent ce film mémorable.
Enfin, la séquence finale, tout bonnement incroyable et emplie de trouvailles cinématographiques et émotionnelles, restera longtemps gravée dans vos esprits.

Voici, par conséquent, un survival atypique qui mérite assurément d'être visionné !


World War Z [Combo Blu-ray + DVD - Version longue inédite]
World War Z [Combo Blu-ray + DVD - Version longue inédite]
DVD ~ Brad Pitt
Proposé par Expédition sous 24H
Prix : EUR 13,70

34 internautes sur 44 ont trouvé ce commentaire utile 
4.0 étoiles sur 5 Trépidant !, 24 septembre 2013
Ce commentaire fait référence à cette édition : World War Z [Combo Blu-ray + DVD - Version longue inédite] (Blu-ray)
Adaptation partielle du roman de Max Brooks (fils de Mel), World War Z ne traite pas l'invasion zombiesque du globe via le regard de multiples protagonistes, mais s'axe au contraire sur le destin d'un seul homme, Gerry Lane. Ancien cadre de l'ONU, il n'aura pas d'autre choix que d'abandonner sa famille pour reprendre du service et partir à la recherche du patient 0.

Réalisé par Marc Foster (Neverland, Quantum of Solace...), le long-métrage s'avère être un excellent mélange entre films de genre (le sang et les tripes en moins, PG-13 oblige) et blockbusters. Du côté des séries B horrifiques, il semble puiser le climat anxiogène et une urgence qui suinte de la pellicule (les scènes dans l'immeuble abandonné et sur le tarmac de Corée du Sud, la vitesse des zombies et la séquence finale en sont les témoins) et le message politiquement incorrect (aucune classe sociale n'est épargnée, les institutions étatiques sont incapables d'endiguer le fléau, la manipulation par les élites n'est pas en reste). A l'inverse, les effets spéciaux démentiels (la prise de Jérusalem est tout simplement incroyable !) tendent plus du côté des grosses productions hollywoodiennes. Furieusement bon tourbillon de divers influences, mais surtout œuvre de qualité qui ne prend pas le public pour un imbécile, World War Z mérite de faire date, et ce pour plusieurs raisons.

Tout d'abord, bien que mettant en scène des séquences hallucinantes de gigantisme (tant du point de vue des attaques de masse de zombies que de par la globalisation du phénomène), Foster ne perd jamais de vue que ce qui rend un film réussi, c'est avant tout un scénario et des personnages crédibles. Malgré certaines concessions scénaristiques (telle le petit garçon mexicain) visant de toute évidence à amadouer la censure, l'histoire se suit donc avec intérêt, ne sombrant jamais dans le cliché jusqu'au-boutiste (on n'est pas chez Roland Emmerich !), et faisant subir à Brad Pitt un nombre conséquent d'épreuves et de défaites.
Du côté de ce dernier, aucune fausse note n'est à déceler : parfait en père de famille, il est immédiatement attachant -et l'on peut dés lors trembler pour lui à chaque nouveau rebondissement. Pas en reste, sa famille (excellente Mireille Enos dans le rôle de l'épouse) est en harmonie avec cette volonté « d'homme normal » : on croit immédiatement en leur relation, finalement banale, de couple. Un Brad Pitt qui n'est donc pas un héros, mais au contraire un homme de l'ombre -un choix judicieux, allant à l'encontre de la plupart des blockbusters contemporains.

De plus, un autre bon point à mettre au crédit du réalisateur est sa volonté de ne pas jouer sur le terrain de la surenchère permanente. Le final du film devait ainsi être à l'origine une bataille gigantesque en Russie (quelques plans peuvent d'ailleurs être aperçus lors de la scène pré-générique). Mais Marc Foster décida, contre toute attente, d'en faire une longue séquence, presque intimiste mais en permanence captivante. Une sorte d'épreuve finale pour Gerry Lane, qui, de par ses choix et ses actes, acquerra presque un caractère christique. Remarquable de sobriété, de suspense et de beauté...

Enfin, la réalisation est irréprochable. Les prises de vue sont réussies, passant par exemple d'un gros plan de visage effrayé à un plan large apocalyptique, qui parvient en quelques secondes à nous montrer à la fois drame intime et carnage de masse. Bien qu'un peu trop agitée lors de l'explosive séquence d'introduction, la caméra ne sombre cependant jamais dans des mouvements à la brusquerie rendant tout mouvement illisible. Toujours placée judicieusement, cette dernière épouse l'action à la perfection, apportant grandement à la tension presque permanente de World War Z, encore rehaussée par la très bonne musique de Marco Beltrami (Scream, Hellboy...).

On pourrait certes polémiquer sur le fait que les « zombies » devraient plus être nommés « infectés » qu'autre chose, mais qu'importe : en dépit des difficultés de tournage et de production, World War Z s'avère être une réussite pleine de cœur, qui mérite assurément le succès surprise qu'elle a eu au box office. Vivement la suite, qui, je l'espère, frappera aussi fort sans pour autant perdre cet humanisme qui contribue grandement à l'immersion ressentie devant ce très bon film.
Remarque sur ce commentaire Remarques sur ce commentaire (8) | Permalien | Remarque la plus récente : May 12, 2014 1:08 PM MEST


Starcrash le choc des etoiles
Starcrash le choc des etoiles
DVD ~ David Hasselhoff

2 internautes sur 3 ont trouvé ce commentaire utile 
3.0 étoiles sur 5 Un splendide nanar !, 19 septembre 2013
Ce commentaire fait référence à cette édition : Starcrash le choc des etoiles (DVD)
Vous voulez rire de bon cœur ? Amateurs de nanars, StarCrash est incontestablement pour vous !

Réalisé en 1978 par le très bis mais néanmoins sympathique Luigi Cozzi (qui use pour l'occasion d'un pseudonyme : Lewis Coates), il parvient avec panache à atteindre des sommets de kitsch qui feraient passer Barbarella pour du David Fincher. A ne pas voir pour le croire !

Inutile de s'attarder ici sur une intrigue aussi plate qu'un pneu de tricycle crevé, pour, au contraire, révéler quelques raisons pour lesquelles vos zygomatiques apprécieront le spectacle.

Star Wars étant sorti un an auparavant, inutile de vous dire que les plagiats ne sont pas des plus subtils : le film débute ainsi sur la même séquence qu'Un Nouvel Espoir (la vision du vaisseau en contreplongée), reprend bien sûr le concept d'hyperespace, et, comble du comble... va jusqu'à utiliser un sabre-laser ! Bien sûr, les références poussées ne concernent pas que La Guerre des Étoiles (StarCrash va jusqu'à être sous-titré en France Le Choc des Etoiles). Un hommage est également rendu à Ray Harryhausen, sous la forme d'une statue géante et de deux « robots squelettes », tous animés image par image. Ces derniers sont plutôt de bonne facture, mais pour ce qui est de la statue, rarement d'aussi titubante n'aura été montrée à l'écran (à noter, sa magnifique épée cartonnée !). Qui plus est, les séquences se déroulant sur la planète du colosse d'acier semblent lorgner du côté de la Planète des Singes, les primates étant remplacés par des amazones aux fusils lasers ressemblant fort à des brindilles...

Ajoutez à ces clins d'oeils fortement prononcés des répliques cultissimes (attention aux termes techniques farfelus !), des décors kitchissimes, des maquettes de vaisseaux pratiquement toutes mauvaises (peu de détails, pas d'illusion de grandeur, pas d'impression de mouvement dans l'Espace – qui se résume ici à quelques ampoules placées devant un fond noir), des faux raccords à foison, des différences de taille de personnage entre deux scènes (l'hologramme du gentil Empereur est d'une prise sur l'autre géant, puis d'une taille normale), des ellipses terribles, les mattes paintings les plus atroces que je n'ai jamais vu et un montage catastrophique (qui va jusqu'à passer plusieurs fois les mêmes séquences !) et qui rend les combats spatiaux incompréhensibles. Et à propos de combat spatial, la bataille finale est un must seen. Des plans interminables (toujours les mêmes !) de vaisseaux partant pour le combat (à peu près 10 rayons laser seront tirés...) et des missiles envoyés sur le vaisseau ennemi (qui en réalité contiennent...deux soldats chacun -et qui, en passant, brisent en permanence la même vitre), rendent cette séquence hautement risible.

Enfin, le casting mérite lui aussi la vision du long-métrage. Marjoe Gortner (qui fut en passant le plus jeune prédicateur évangéliste d'Amérique, à l'âge de 4 ans) est le plus ridicule héros de science-fiction de cette galaxie (vous comprendrez mieux en voyant son costume, son sourire « dentifrice » et sa coupe de cheveux « choucroute »), Joe Spinell (Maniac) incarne un méchant qui ponctue chacune de ses phrases d'un rire démoniaque et fait virevolter en permanence sa cape lorsqu'il marche, David Hasselhoff (dont c'est ici le deuxième film) est un personnage « mystérieux » (mystère qui n'en était un que pour le scénariste) mais s'en sort plus que bien aux vues du film (il est le seul à ne pas sombrer dans le ridicule), Caroline Munro, bien que mauvaise actrice ici, constitue l'atout charme de StarCrash (même en prison, elle porte son bikini et ses bottes à talon !), et...Christopher Plummer (oui, vous avez bien lu !) joue l'Empereur. Altier et majestueux, il clôt néanmoins Le Choc des Étoiles avec un monologue si risible que l'on en vient à se demander ce que le héros de La Mélodie du Bonheur est venu faire ici.
Enfin, la musique, réussie, est signée... John Barry himself, déjà bien connu à l'époque pour son travail sur James Bond !

Vous l'aurez compris, StarCrash est donc à voir absolument pour tous aficionado de mauvais films sympathiques : n'hésitez pas, vous passerez un très bis et réjouissant moment !

Dommage donc que le dvd, malgré une piste dts, ne propose qu'une qualité d'image vhs...


Lords of Salem
Lords of Salem
DVD ~ Sheri Moon Zombie
Proposé par plusdecinema
Prix : EUR 5,20

13 internautes sur 21 ont trouvé ce commentaire utile 
3.0 étoiles sur 5 Un étrange Zombie..., 16 septembre 2013
Ce commentaire fait référence à cette édition : Lords of Salem (DVD)
Rob Zombie. Fondateur du groupe de métal White Zombie. Metteur en scène du grand-guignolesque La Maison des 1000 Morts, du très 70's The Devil's Rejects et d'Halloween 1 et 2, reboots glauques à souhait de la lucrative franchise initiée par Carpenter. Et, pour couronner le tout, réalisateur d'une des fausses bandes-annonces comprises dans le diptyque Grindhouse de Tarantino et Rodriguez. Avec un tel palmarès de cinéma de genre à son actif, Lords of Salem paraissait plié d'avance : il serait une nouvelle claque infligée à un cinéma bis tendant de plus en plus à se répéter.

Cependant, malgré ces idées qualitatives préconçues... le film dégage un étrange sentiment, celui d'une œuvre hybride, d'un projet d'ambiance, d'une expérimentation sous acide.

D'un coté, la qualité cinématographique que l'on attendait est bien au rendez-vous : l'ambiance est en permanence glauque et oppressante, la musique, tribale et inconfortable, met immédiatement mal à l'aise (sentiment accentué par les infra-basses), les décors, habilement filmés, suintent presque continuellement le désespoir, pour exprimer brusquement un onirisme flamboyant, et certaines scènes semblent tout droit sorties d'un cauchemar éprouvant. Zombie prouve par là qu'il sait se réinventer, et que, dans le domaine horrifique, il est un touche-à-tout passionné.

Mais en dépit de ces qualités indéniables, l'envol de Lords of Salem se trouve vite plombé par des défauts récurrents.

Ainsi, les personnages, trop rapidement esquissés pour devenir crédibles, sombrent dans des clichés préjudiciables que l'on attendaient pas de la part du fan de Cinéma qu'est Rob Zombie. Entre les trois grands-mères, les DJ's, et même Sheri Moon, femme du réalisateur et clef de voûte du projet, aucun n'échappe à cette avalanche de lieux communs qui dessert le propos. A ce propos, la question mérite d'être posée : que vient faire le vieil écrivain amateur de sorcellerie moyen-âgeuse dans le récit ? N'apportant rien à son déroulement, il semble n'y avoir été inclus que pour atteindre la traditionnelle durée de 1h30... et pour être la victime du meurtre le plus plat de toute la filmographie du réalisateur !
Leurs péripéties, quant à elles, et faute à ce scénario peu inspiré, tombent presque immédiatement à l'eau à chaque phase de l'histoire.

Aucune surprise n'est en effet à attendre pour qui possède un minimum de connaissances cinématographiques, Roman Polanski et Ken Russell en tête. Car Lords of Salem, comme la plupart des films du metteur en scène, est pétri de références, entre Le Locataire, Rosemary's Baby, Le Repaire du Ver Blanc, voire les films de Dario Argento ou Lamberto Bava pour quelques jeux de lumières, David Cronenberg pour certaines créatures et Kubrick pour un ou deux cadrages.
Mais lesdites références, trop visibles et poussées, empêche toute fraîcheur scénaristique de ressortir du film -si bien que j'en viens à croire que Lords of Salem n'a été voulu que comme un hommage jusqu'au-boutiste à l'horreur (principalement) 70's et ce jusque dans ses défauts.

De plus, les séquences d'époque, se déroulant avant et durant les procès de Salem (en 1692, donc), sont tout simplement mauvaises : le groupe de sorcières accumule clichés sur clichés (pendant du Mother of Tears d'Argento) et la reconstitution ne parvient jamais à convaincre.

Enfin, Rob Zombie, bien que souhaitant visiblement effrayer le public, ne maîtrise pas encore très bien les techniques filmiques propres à déclencher une peur soudaine. La plupart des sursauts que nous aurions dû avoir tombent donc malheureusement à plat (pour exemple, il illumine brusquement la pièce dans laquelle se trouve l'héroïne. Dans un angle, une apparition. Mais un chien placé au milieu du champ, chien qui forcément bouge, capte le regard et empêche donc une focalisation immédiate sur l'étrange créature. Cette dernière est donc très rapidement et inconsciemment incluse dans la normalité de l'environnement. Et lorsque enfin on la remarque, surprise et terreur sont tout simplement aux abonnés absents).

En conclusion, impossible de dire que Lords of Salem est mauvais, car de qualités, il n'en manque pas. Mais il serait également présomptueux de ma part de le qualifier de franche réussite. Le long-métrage oscille donc entre ces deux extrêmes, laissant l'impression de ne pas utiliser à pleine puissance son noir potentiel et d'en faire beaucoup pour un résultat plutôt banal. Une première pour le réalisateur de Devil's Rejects !

Échec commercial notoire (le long-métrage a coûté 2 millions et n'a rapporté que 622 000 dollars), Lords of Salem a été étiqueté par Zombie de « dernier film de sa carrière ». Souhaitons cependant qu'il n'en soit rien, et que Rob retrouve lors de son prochain projet l'enthousiasme qui est le sien.


The Iceman [Combo Blu-ray + DVD] [Combo Blu-ray + DVD]
The Iceman [Combo Blu-ray + DVD] [Combo Blu-ray + DVD]
DVD ~ Michael Shannon
Prix : EUR 14,29

6 internautes sur 6 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 Un très grand Film Noir., 15 septembre 2013
Ce commentaire fait référence à cette édition : The Iceman [Combo Blu-ray + DVD] [Combo Blu-ray + DVD] (Blu-ray)
Réalisé par Ariel Vromen, The Iceman suit des années 60 aux années 80 le parcours véridique de Richard Kuklinski, dit « Le Polonais », tueur à gage employé par la mafia du New Jersey et qui compta à son actif plus d'une centaine de morts.

Paraissant -à tort- n'être qu'un énième film de gangsters, The Iceman est en réalité un authentique Film Noir, dans le sens le plus noble du terme.

Ainsi, le scénario, d'une noirceur sans rémission, relate avec finesse la vie de Kuklinski, personnage tourmenté, solitaire et à la psychologie extrêmement instable. Car The Iceman, surnom donné par la mafia à ce tueur du fait de son sang froid à tout épreuve, puis par la police en raison des corps de ses victimes qu'il congelait afin de maquiller l'heure du décès, est avant tout un homme torturé qui porte en lui les germes d'un serial killer. Mais qui cherche à ne jamais les laisser exploser en public, ou contre des innocents (seul son frère, violeur et tueur, connait l'effroyable secret, furtivement révélé au détour de quelques phrases). Malgré ses « contrats », Kuklinski tentera désespérément de camoufler ses failles à tous, et plus particulièrement à sa famille. Sa famille, qui seule peut transpercer l'armure psychologique de cet homme de glace, et lui faire éprouver bonheur et amour...

Dans le rôle titre, Michael Shannon explose de talent, tour à tour empli de pulsions refoulées, de bonté et d'actes inhumains. Son interprétation du tueur, tant physiquement qu'au niveau des dialogues, ne peut que forcer le respect. Particulièrement par le fait qu'en parvenant par touches subtiles à rendre ce personnage touchant, on en vient à éprouver une grande pitié pour lui, à l'exact opposé de ses actes sanglants. Un sentiment ambivalent, accentué par le fait que Kuklinski peut d'une scène à l'autre devenir un fou furieux, un mari dévoué, un père aimant ou un meurtrier glacial et fou d'égocentrisme (la séquence avec James Franco est à frissonner). Shannon ajoute donc une pièce de choix à sa filmographie, pourtant déjà riche en performances de haut vol (Take Shelter, Vanilla Sky, Bug, Man of Steel...).
A ses cotés et face à lui, Winona Ryder, qui, sans être à son meilleur niveau, revient de loin, Chris Evans (méconnaissable durant la majeure partie du film !), James Franco, Stephen Dorff et un Ray Liotta à glacer le sang (sa première scène suffit à montrer que l'acteur n'a rien perdu de son talent et de sa violence contenue).

Mais que serait un excellent casting sans une mise en scène réussie ? A la vue du travail accompli par Ariel Vromen, on comprend mieux pourquoi des acteurs bankables (Chris « Captain America » Evans et James « Le Monde Fantastique d'Oz » Franco en tête) se soient embarqués à bord du projet. De bout en bout, la réalisation est parfaite, entre ce scénario qui ne prend jamais la main de spectateur, des prises de vue irréprochables, une photographie léchée, une tension qui ne redescend que rarement (seule la famille de l'écorché vif « Polonais » peut lui apporter la paix), et une reconstitution d'époque admirable. De ce point de vue, tant les habits, moustaches, véhicules, mobilier et musiques que l'image, volontairement jaunie, donnent l'impression d'être replongé 40 ans en arrière. Remarquable !

The Iceman, c'est la preuve même que le Cinéma de qualité n'est pas près de passer l'arme à gauche, c'est un plaisir cinématographique de tous les instants, c'est une fascination vénéneuse pour ce qui se déroule sous nos yeux. C'est une gifle. Un très grand Film Noir.
Remarque sur ce commentaire Remarques sur ce commentaire (2) | Permalien | Remarque la plus récente : Oct 23, 2013 6:06 PM MEST


No Pain No Gain
No Pain No Gain
DVD ~ Mark Wahlberg
Proposé par plusdecinema
Prix : EUR 8,35

15 internautes sur 19 ont trouvé ce commentaire utile 
4.0 étoiles sur 5 Un Michael Bay inattendu., 11 septembre 2013
Ce commentaire fait référence à cette édition : No Pain No Gain (DVD)
Après les clinquants Transformers 1 et 2, Michael Bay s'attaque à un genre dans lequel on ne l'attendait pas : la comédie. Car oui, No Pain No Gain est bel et bien une comédie qui prend le contre-pied absolu des scénarios auxquels le réalisateur nous avait habitué jusque là. Ne vous attendez donc pas à un déferlement d'action et d'effets pyrotechniques démentiels : au contraire, le scénario s'axe avant tout sur une déconstruction jubilatoire du rêve américain. Comme si Bay, entre deux Transformers (il sera également aux manettes du 4em opus), s'autorisait un écart rafraichissant le temps d'un film.

Doté d'un budget relativement peu élevé (20 millions de dollars, une bagatelle par rapport aux 130 millions de Bad Boys 2), No Pain No Gain s'inspire du Sun Gym Gang, qui sévit aux États-Unis entre 1994 et 1995. Trois compères body-builders décidèrent ainsi de faire fortune en dépouillant de tous ses biens un homme d'affaire véreux. Mais l'appât du gain étant tentant, leur audacieux coup en entrainera d'autres...

Dans le rôle des trois benêts, trois acteurs livrant des performances elles aussi à l'opposé de leurs rôles habituels. Mark Wahlberg interprète le meneur de ce groupe de bras cassés, petit entraineur de salle de fitness qui voue à la culture physique et à l'American Dream une fascination sans failles. Personnage aux biceps plus gros que le cerveau, il débite avec conviction un nombre aberrant de stupidités, avouant par exemple avec fierté à un vendeur sidéré que la consécration de son existence n'aura lieu que lorsqu'il pourra conduire dans son jardin...un tracteur tondeuse ! A ses côtés, Dwayne Johnson, un ancien prisonnier aussi naïf qu'un enfant de chœur (il fait d'ailleurs parti de la Jesus Team !), mais cocaïné jusqu'aux sourcils, et Anthony Mackie, un imbécile impuissant qui rêve de se faire faire une opération du sexe et qui, aussi musclé que vous et moi, participe aux concours de Monsieur Muscle !
Le reste du casting, à l'avenant, comprend l'excellent Tony Shalhoub, homme d'affaire juif adepte de sport en tenue rose et qui deviendra le dindon de la farce, Ed Harris, détective bourré de clichés qui se lancera à la poursuite du trio de compères, et Ken Jeong (le chinois de Very Bad Trip), arnaqueur qui explique aux classes défavorisées lors de conférences survoltées la manière de devenir un « fonceur ».

Ayant en main un tel pitch, Michael Bay s'en donne à cœur joie en envoyant coup de boutoir sur coup de boutoir au rêve américain, qu'il avait pourtant mis en valeur dans la plupart de ses précédents films (rappelez-vous Pearl Harbor et Armageddon...). Au départ surprenant (on ne sait pas de prime abord si on doit prendre cet ovni au premier ou au second degré), No Pain No Gain se transforme vite en un déferlement de situations cocasses et de personnages niais. Certes, l'humour n'est pas toujours finaud, mais tous les acteurs jouant leurs personnages avec une conviction inébranlable -et voulue, on ne peut au final qu'adhérer à l'acidité du propos.
Bay passe donc à la moulinette, avec une férocité qu'on ne lui connaissait pas, la plupart des lieux communs propres à la réussite américaine. Mais d'une manière en permanence bigger than life, accentuant certains clichés pour, à l'opposé, en réduire d'autres en cendre (la traditionnelle réunion de quartier qui apprend aux riverains à se défendre contre toute intrusion vaut à elle seule le détour, tant la séquence est emballée avec cynisme).

Et, pour parachever le tout, le réalisateur de Rock, épaulé par Steve « Avatar » Jablonsky à la musique, film l'ensemble avec le talent qui lui est propre, entre plan séquence parfait, couleurs vives, sens du rythme irréprochable et prises de vue splendides (dont certaines, à l'identique de Bad Boys 2, témoignent visiblement de sa volonté de jouer le contre-jeu dudit blockbuster).

Bref, No Pain No Gain est un réjouissant moment à passer, et laisse l'agréable et insoupçonné sentiment de regarder un clip dédié à l'Amérique qui déraperait soudain, partant vers des sommets de second degré et de dérision.
Pas loin d'être l'un des meilleurs Michael Bay.


Elysium [DVD + Copie digitale]
Elysium [DVD + Copie digitale]
DVD ~ Matt Damon
Proposé par valounoa
Prix : EUR 5,20

15 internautes sur 22 ont trouvé ce commentaire utile 
4.0 étoiles sur 5 Efficace mais inabouti., 6 septembre 2013
Ce commentaire fait référence à cette édition : Elysium [DVD + Copie digitale] (DVD)
Neill Blomkamp, après l'excellent District 9, continue d'explorer un genre qui semble cher à son cœur : la science-fiction. Mais pas une science-fiction foisonnante d'aventures se déroulant sur des planètes lointaines et inconnues. Non. Une science-fiction pleine de sang et de larmes, une science-fiction qui reste invariablement ancrée sur une Terre dévastée.

Dans District 9, son premier film, Blomkamp livrait, en plus d'un très grand film fantastique, une dénonciation acide de l'apartheid sud-africain. Dans Elysium, c'est la politique des pays développés vis à vis des pays du tiers monde (et plus particulièrement la situation entre Amérique et Mexique) qui est visée. Tenant donc un message à fort potentiel et un budget conséquent (à peu près 100 millions de dollars), le réalisateur s'entoure alors d'un casting irréprochable.
Matt Damon, tatoué et rasé, tient le film entier sur ses épaules (musclées pour l'occasion) dans un rôle à contre-emploi, tandis que Jodie Foster, en seconde tête d'affiche, est irréprochable en politicienne navigant en eaux troubles.
Du côté des seconds couteaux, William Fichtner (Pearl Harbor), Alice Braga (Predators) et Diego Luna (Le Terminal) livrent des performances, qui, sans être inoubliables, n'en demeurent pas moins sans défauts. La surprise vient alors de Sharlto Copley (héros de District 9), méconnaissable dans un rôle de fou écumant de rage et de violence. Véritablement habité par son personnage, il parvient à hisser sa prestation à la hauteur de celle de Damon, et prouve qu'il est un comédien à suivre de près.

L'histoire, portée par cette brochette d'acteurs confirmés, trouve également un moyen d'expression pour le moins réussi grâce aux décors et effets spéciaux du film. Ce dernier s'ouvre sur une vision dantesque de buildings transformés en bidonvilles, pour, quelques plans plus tard, enchaîner sur Elysium, immaculée station spatiale pour milliardaires.
La note est dès lors donnée : le long-métrage se base sur une dichotomie radicale entre terriens misérables et élyséens privilégiés, mais surtout, sur deux esthétiques diamétralement opposées.
D'un côté, la Terre, dortoir à ciel ouvert où grouillent vermine et pauvreté et où dominent les décors de plateaux, entre teintes ternes, usines crasseuses et maisons décrépites et branlantes. De l'autre, la station spatiale, au design épuré remarquable, nous transporte dans un univers où fiction et réalité se rejoignent. Des vaisseaux spatiaux côtoyant des villas hollywoodiennes ou encore des banquets avec vue sur la Terre donnent un sentiment d'irréalité, appuyé par cette vision de la blanche Elysium admirée par un enfant depuis la planète bleue. Le réalisateur, comme pour son précédent film, souhaite donc nous faire comprendre que quelque chose ne va pas dans cette société. Et, collatéralement, dans la nôtre.

Cependant, il est surprenant de voir les monstrueusement grosses ficelles que Neill Blomkamp utilise pour ancrer en profondeur son message. District 9 jouait sur le sous-entendu permanent vis à vis de l'apartheid, sur des situations chocs et jusqu'au-boutistes et sur un cynisme troublant. Ici, étrangement, les bases d'une telle réflexion sont posées...mais ne sont jamais développées, car vite cannibalisées par des rebondissements sans prises de risques qui se veulent tout public. Le script, prometteur au début, donne ainsi vite l'impression de redescendre comme un soufflé, pour, lors des séquences finales, devenir aussi plat qu'un ballon crevé. Comme si Blomkamp avait voulu jouer sur deux terrains, la série B sans censure et le blockbuster calibré. La pente étant glissante, Elysium mise alors beaucoup sur ses scènes d'action.

Et dans le genre, la plus grande partie du long-métrage est sans défauts : effets spéciaux parfaits, musique martiale, combats chorégraphiés au millimètre, scènes de fusillades empestant la poudre, la poussière et l'hémoglobine (à ma grande surprise, certaines séquences frôlent d'ailleurs le gore !), bref, à défaut d'une mise en valeur forte des idées porteuses, on peut légitimement se dire que le projet se rattrape du point de vue de l'action.

Mais néanmoins, plus le temps passe et plus la lisibilité des combats perd en efficacité : d'un léger tremblement au début du film, on arrive à une scène de combat final pratiquement illisible faute à des plans terriblement hachés et à une caméra secouée à n'en plus finir. Dommage, car le sentiment d'urgence qui s'en dégage aurait mérité un travail plus valorisant de l'image.

Que dire, donc, au final, d'Elysium ?
Sans être un chef-d'œuvre donnant lieu à une intrigue riche et inédite (seule la station et l'apparence robotique de Damon paraissent novateurs), il n'en est pas moins un très efficace film de science-fiction, mais surtout, la première expérience d'un talentueux réalisateur dans l'univers du gros budget. Encore tâtonnant à trouver où positionner sa créativité et son esprit revendicatif à Hollywood, Neill Blomkamp ne semble néanmoins avoir perdu ni son intégrité, ni son sens du spectacle. Il est donc probable que le temps lui apprenne à ne pas tenter à tout prix le compromis artistique, ce compromis qui constitue le talon d'Achille du présent long-métrage.
Et ce dès District 10, en cours d'écriture.


Conjuring : les dossiers Warren [DVD + Copie digitale]
Conjuring : les dossiers Warren [DVD + Copie digitale]
DVD ~ Vera Farmiga
Proposé par cinebox
Prix : EUR 5,99

27 internautes sur 33 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 Frissons garantis !, 31 août 2013
Ce commentaire fait référence à cette édition : Conjuring : les dossiers Warren [DVD + Copie digitale] (DVD)
The Conjuring, ou la terrifiante réunion entre la véridique histoire d'un cas de hantise auquel les époux Warren furent confrontés en 1971, et James Wan, brillant réalisateur de films de genre.

Les premiers, fameux parapsychologues en activité dans les années 70 et 80, servirent déjà d'inspiration pour un classique du Cinéma fantastique, l'Amityville de 1979. Leurs vies ayant été consacrées au paranormal et à la « chasse » aux démons, le Cinéma ne pouvait que s'approprier à nouveau ce terreau porteur de frissons.
Le deuxième, pouvant être considéré comme l'un des maîtres contemporains de l'horreur, a déjà à son actif Saw, Death Sentence, Dead Silence et Insidious, quatre films bourrés de références et de qualités.
Et le mélange entre les deux s'avère être furieusement réussi !

Première qualité, et pas des moindres : les décors (mention spéciale à la maison), musiques et costumes parviennent à retranscrire avec fidélité les années 70. L'immersion est donc réussie, et, sans chercher l'anachronisme, le spectateur peut se plonger aux côtés des personnages.
La deuxième qualité du film touche alors les acteurs : Patrick Wilson et Vera Farmiga (incarnant les Warren) et Lili Taylor et Ron Livingston (dans le rôle des Perron, couple pourchassé par le Mal) sont criants de vérités et d'authenticité. A leurs côtés, les cinq filles des époux Perron ne dépareillent pas, livrant des performances dignes de leurs aînés.

Mais surtout, The Conjuring parvient à faire réellement peur. Car le réalisateur d'Insidious connait les codes éculés du sous-genre cinématographique que constitue la maison hantée, et parvient à les transcender avec habilité : en prenant le temps d'exposer les différents protagonistes, en montrant l'installation dans la vieille demeure, en jouant avec la musique et le son (craquements, murmures et silences oppressants jouent sur les nerfs), en faisant monter crescendo un climat pesant, et en déclenchant avec un soin d'orfèvre ses effets horrifiques.

James Wan sait manier l'horreur, la faire venir là où on ne l'attend pas, et rendre novateurs des effets qui auraient senti le poussiéreux entre d'autres mains.
Voir The Conjuring, c'est retrouver le plaisir d'être effrayé alors que l'on pensait ne plus pouvoir l'être, c'est apprécier un jeu d'acteur sans failles, c'est voir une maîtrise technique irréprochable (les plans de caméra sont parfaits), bref, c'est passer un intense et grand moment de Cinéma fantastique.
Et, cerise sur la gâteau, Mme Warren elle-même adouba le film.

Un must-have !


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