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matt
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No Pain No Gain
No Pain No Gain
DVD ~ Mark Wahlberg
Prix : EUR 8,76

14 internautes sur 18 ont trouvé ce commentaire utile 
4.0 étoiles sur 5 Un Michael Bay inattendu., 11 septembre 2013
Ce commentaire fait référence à cette édition : No Pain No Gain (DVD)
Après les clinquants Transformers 1 et 2, Michael Bay s'attaque à un genre dans lequel on ne l'attendait pas : la comédie. Car oui, No Pain No Gain est bel et bien une comédie qui prend le contre-pied absolu des scénarios auxquels le réalisateur nous avait habitué jusque là. Ne vous attendez donc pas à un déferlement d'action et d'effets pyrotechniques démentiels : au contraire, le scénario s'axe avant tout sur une déconstruction jubilatoire du rêve américain. Comme si Bay, entre deux Transformers (il sera également aux manettes du 4em opus), s'autorisait un écart rafraichissant le temps d'un film.

Doté d'un budget relativement peu élevé (20 millions de dollars, une bagatelle par rapport aux 130 millions de Bad Boys 2), No Pain No Gain s'inspire du Sun Gym Gang, qui sévit aux États-Unis entre 1994 et 1995. Trois compères body-builders décidèrent ainsi de faire fortune en dépouillant de tous ses biens un homme d'affaire véreux. Mais l'appât du gain étant tentant, leur audacieux coup en entrainera d'autres...

Dans le rôle des trois benêts, trois acteurs livrant des performances elles aussi à l'opposé de leurs rôles habituels. Mark Wahlberg interprète le meneur de ce groupe de bras cassés, petit entraineur de salle de fitness qui voue à la culture physique et à l'American Dream une fascination sans failles. Personnage aux biceps plus gros que le cerveau, il débite avec conviction un nombre aberrant de stupidités, avouant par exemple avec fierté à un vendeur sidéré que la consécration de son existence n'aura lieu que lorsqu'il pourra conduire dans son jardin...un tracteur tondeuse ! A ses côtés, Dwayne Johnson, un ancien prisonnier aussi naïf qu'un enfant de chœur (il fait d'ailleurs parti de la Jesus Team !), mais cocaïné jusqu'aux sourcils, et Anthony Mackie, un imbécile impuissant qui rêve de se faire faire une opération du sexe et qui, aussi musclé que vous et moi, participe aux concours de Monsieur Muscle !
Le reste du casting, à l'avenant, comprend l'excellent Tony Shalhoub, homme d'affaire juif adepte de sport en tenue rose et qui deviendra le dindon de la farce, Ed Harris, détective bourré de clichés qui se lancera à la poursuite du trio de compères, et Ken Jeong (le chinois de Very Bad Trip), arnaqueur qui explique aux classes défavorisées lors de conférences survoltées la manière de devenir un « fonceur ».

Ayant en main un tel pitch, Michael Bay s'en donne à cœur joie en envoyant coup de boutoir sur coup de boutoir au rêve américain, qu'il avait pourtant mis en valeur dans la plupart de ses précédents films (rappelez-vous Pearl Harbor et Armageddon...). Au départ surprenant (on ne sait pas de prime abord si on doit prendre cet ovni au premier ou au second degré), No Pain No Gain se transforme vite en un déferlement de situations cocasses et de personnages niais. Certes, l'humour n'est pas toujours finaud, mais tous les acteurs jouant leurs personnages avec une conviction inébranlable -et voulue, on ne peut au final qu'adhérer à l'acidité du propos.
Bay passe donc à la moulinette, avec une férocité qu'on ne lui connaissait pas, la plupart des lieux communs propres à la réussite américaine. Mais d'une manière en permanence bigger than life, accentuant certains clichés pour, à l'opposé, en réduire d'autres en cendre (la traditionnelle réunion de quartier qui apprend aux riverains à se défendre contre toute intrusion vaut à elle seule le détour, tant la séquence est emballée avec cynisme).

Et, pour parachever le tout, le réalisateur de Rock, épaulé par Steve « Avatar » Jablonsky à la musique, film l'ensemble avec le talent qui lui est propre, entre plan séquence parfait, couleurs vives, sens du rythme irréprochable et prises de vue splendides (dont certaines, à l'identique de Bad Boys 2, témoignent visiblement de sa volonté de jouer le contre-jeu dudit blockbuster).

Bref, No Pain No Gain est un réjouissant moment à passer, et laisse l'agréable et insoupçonné sentiment de regarder un clip dédié à l'Amérique qui déraperait soudain, partant vers des sommets de second degré et de dérision.
Pas loin d'être l'un des meilleurs Michael Bay.


Elysium [DVD + Copie digitale]
Elysium [DVD + Copie digitale]
DVD ~ Matt Damon
Proposé par Expédition sous 24H
Prix : EUR 6,20

15 internautes sur 22 ont trouvé ce commentaire utile 
4.0 étoiles sur 5 Efficace mais inabouti., 6 septembre 2013
Ce commentaire fait référence à cette édition : Elysium [DVD + Copie digitale] (DVD)
Neill Blomkamp, après l'excellent District 9, continue d'explorer un genre qui semble cher à son cœur : la science-fiction. Mais pas une science-fiction foisonnante d'aventures se déroulant sur des planètes lointaines et inconnues. Non. Une science-fiction pleine de sang et de larmes, une science-fiction qui reste invariablement ancrée sur une Terre dévastée.

Dans District 9, son premier film, Blomkamp livrait, en plus d'un très grand film fantastique, une dénonciation acide de l'apartheid sud-africain. Dans Elysium, c'est la politique des pays développés vis à vis des pays du tiers monde (et plus particulièrement la situation entre Amérique et Mexique) qui est visée. Tenant donc un message à fort potentiel et un budget conséquent (à peu près 100 millions de dollars), le réalisateur s'entoure alors d'un casting irréprochable.
Matt Damon, tatoué et rasé, tient le film entier sur ses épaules (musclées pour l'occasion) dans un rôle à contre-emploi, tandis que Jodie Foster, en seconde tête d'affiche, est irréprochable en politicienne navigant en eaux troubles.
Du côté des seconds couteaux, William Fichtner (Pearl Harbor), Alice Braga (Predators) et Diego Luna (Le Terminal) livrent des performances, qui, sans être inoubliables, n'en demeurent pas moins sans défauts. La surprise vient alors de Sharlto Copley (héros de District 9), méconnaissable dans un rôle de fou écumant de rage et de violence. Véritablement habité par son personnage, il parvient à hisser sa prestation à la hauteur de celle de Damon, et prouve qu'il est un comédien à suivre de près.

L'histoire, portée par cette brochette d'acteurs confirmés, trouve également un moyen d'expression pour le moins réussi grâce aux décors et effets spéciaux du film. Ce dernier s'ouvre sur une vision dantesque de buildings transformés en bidonvilles, pour, quelques plans plus tard, enchaîner sur Elysium, immaculée station spatiale pour milliardaires.
La note est dès lors donnée : le long-métrage se base sur une dichotomie radicale entre terriens misérables et élyséens privilégiés, mais surtout, sur deux esthétiques diamétralement opposées.
D'un côté, la Terre, dortoir à ciel ouvert où grouillent vermine et pauvreté et où dominent les décors de plateaux, entre teintes ternes, usines crasseuses et maisons décrépites et branlantes. De l'autre, la station spatiale, au design épuré remarquable, nous transporte dans un univers où fiction et réalité se rejoignent. Des vaisseaux spatiaux côtoyant des villas hollywoodiennes ou encore des banquets avec vue sur la Terre donnent un sentiment d'irréalité, appuyé par cette vision de la blanche Elysium admirée par un enfant depuis la planète bleue. Le réalisateur, comme pour son précédent film, souhaite donc nous faire comprendre que quelque chose ne va pas dans cette société. Et, collatéralement, dans la nôtre.

Cependant, il est surprenant de voir les monstrueusement grosses ficelles que Neill Blomkamp utilise pour ancrer en profondeur son message. District 9 jouait sur le sous-entendu permanent vis à vis de l'apartheid, sur des situations chocs et jusqu'au-boutistes et sur un cynisme troublant. Ici, étrangement, les bases d'une telle réflexion sont posées...mais ne sont jamais développées, car vite cannibalisées par des rebondissements sans prises de risques qui se veulent tout public. Le script, prometteur au début, donne ainsi vite l'impression de redescendre comme un soufflé, pour, lors des séquences finales, devenir aussi plat qu'un ballon crevé. Comme si Blomkamp avait voulu jouer sur deux terrains, la série B sans censure et le blockbuster calibré. La pente étant glissante, Elysium mise alors beaucoup sur ses scènes d'action.

Et dans le genre, la plus grande partie du long-métrage est sans défauts : effets spéciaux parfaits, musique martiale, combats chorégraphiés au millimètre, scènes de fusillades empestant la poudre, la poussière et l'hémoglobine (à ma grande surprise, certaines séquences frôlent d'ailleurs le gore !), bref, à défaut d'une mise en valeur forte des idées porteuses, on peut légitimement se dire que le projet se rattrape du point de vue de l'action.

Mais néanmoins, plus le temps passe et plus la lisibilité des combats perd en efficacité : d'un léger tremblement au début du film, on arrive à une scène de combat final pratiquement illisible faute à des plans terriblement hachés et à une caméra secouée à n'en plus finir. Dommage, car le sentiment d'urgence qui s'en dégage aurait mérité un travail plus valorisant de l'image.

Que dire, donc, au final, d'Elysium ?
Sans être un chef-d'œuvre donnant lieu à une intrigue riche et inédite (seule la station et l'apparence robotique de Damon paraissent novateurs), il n'en est pas moins un très efficace film de science-fiction, mais surtout, la première expérience d'un talentueux réalisateur dans l'univers du gros budget. Encore tâtonnant à trouver où positionner sa créativité et son esprit revendicatif à Hollywood, Neill Blomkamp ne semble néanmoins avoir perdu ni son intégrité, ni son sens du spectacle. Il est donc probable que le temps lui apprenne à ne pas tenter à tout prix le compromis artistique, ce compromis qui constitue le talon d'Achille du présent long-métrage.
Et ce dès District 10, en cours d'écriture.


Conjuring : les dossiers Warren [DVD + Copie digitale]
Conjuring : les dossiers Warren [DVD + Copie digitale]
DVD ~ Vera Farmiga
Prix : EUR 8,84

26 internautes sur 32 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 Frissons garantis !, 31 août 2013
Ce commentaire fait référence à cette édition : Conjuring : les dossiers Warren [DVD + Copie digitale] (DVD)
The Conjuring, ou la terrifiante réunion entre la véridique histoire d'un cas de hantise auquel les époux Warren furent confrontés en 1971, et James Wan, brillant réalisateur de films de genre.

Les premiers, fameux parapsychologues en activité dans les années 70 et 80, servirent déjà d'inspiration pour un classique du Cinéma fantastique, l'Amityville de 1979. Leurs vies ayant été consacrées au paranormal et à la « chasse » aux démons, le Cinéma ne pouvait que s'approprier à nouveau ce terreau porteur de frissons.
Le deuxième, pouvant être considéré comme l'un des maîtres contemporains de l'horreur, a déjà à son actif Saw, Death Sentence, Dead Silence et Insidious, quatre films bourrés de références et de qualités.
Et le mélange entre les deux s'avère être furieusement réussi !

Première qualité, et pas des moindres : les décors (mention spéciale à la maison), musiques et costumes parviennent à retranscrire avec fidélité les années 70. L'immersion est donc réussie, et, sans chercher l'anachronisme, le spectateur peut se plonger aux côtés des personnages.
La deuxième qualité du film touche alors les acteurs : Patrick Wilson et Vera Farmiga (incarnant les Warren) et Lili Taylor et Ron Livingston (dans le rôle des Perron, couple pourchassé par le Mal) sont criants de vérités et d'authenticité. A leurs côtés, les cinq filles des époux Perron ne dépareillent pas, livrant des performances dignes de leurs aînés.

Mais surtout, The Conjuring parvient à faire réellement peur. Car le réalisateur d'Insidious connait les codes éculés du sous-genre cinématographique que constitue la maison hantée, et parvient à les transcender avec habilité : en prenant le temps d'exposer les différents protagonistes, en montrant l'installation dans la vieille demeure, en jouant avec la musique et le son (craquements, murmures et silences oppressants jouent sur les nerfs), en faisant monter crescendo un climat pesant, et en déclenchant avec un soin d'orfèvre ses effets horrifiques.

James Wan sait manier l'horreur, la faire venir là où on ne l'attend pas, et rendre novateurs des effets qui auraient senti le poussiéreux entre d'autres mains.
Voir The Conjuring, c'est retrouver le plaisir d'être effrayé alors que l'on pensait ne plus pouvoir l'être, c'est apprécier un jeu d'acteur sans failles, c'est voir une maîtrise technique irréprochable (les plans de caméra sont parfaits), bref, c'est passer un intense et grand moment de Cinéma fantastique.
Et, cerise sur la gâteau, Mme Warren elle-même adouba le film.

Un must-have !


Pacific Rim - ULTIMATE EDITION DVD + BLU-RAY + BLU-RAY 3D [Ultimate Edition - Blu-ray 3D + Blu-ray + DVD + Copie digitale]
Pacific Rim - ULTIMATE EDITION DVD + BLU-RAY + BLU-RAY 3D [Ultimate Edition - Blu-ray 3D + Blu-ray + DVD + Copie digitale]
DVD ~ Charlie Hunnam
Proposé par Acrodeal
Prix : EUR 19,88

25 internautes sur 33 ont trouvé ce commentaire utile 
4.0 étoiles sur 5 Le grand retour de Del Toro !, 16 août 2013
Guillermo Del Toro, après cinq années passées à tenter de développer, en vain, Bilbo le Hobbit et Les Montagnes Hallucinées, revient à la réalisation avec un projet pour le moins audacieux. Mettre en scène, dans un long-métrage de plus de deux heures, les affrontements entre des monstres géants venus d'une autre dimension et de titanesques robots que l'Humanité a construite afin de leur survivre.

Projet original (à savoir, ni une suite, ni un reboot, ni un remake, ni une adaptation, et j'en passe), Pacific Rim est indéniablement un hommage aux Kaiju Eiga (les films de monstres japonais apparus dès 1954 avec Godzilla et dont les représentants les plus célèbres, en dehors du reptile atomique, demeurent Gamera, Mothra, Rodan et autre Ebirah). Del Toro ayant grandi au Mexique en regardant leurs rediffusions télévisées, il est tangible qu'il en est un fin connaisseur, et surtout, qu'il est passionné par le sujet (il possède d'ailleurs une impressionnante collection de figurines miniatures à leurs effigies).

Le présent film, qui ne se veut être en aucune façon un cousin éloigné de Transformers, retranscrit donc de façon contemporaine l'univers d'un large pan du cinéma fantastique nippon. Jusqu'au boutiste, le réalisateur ne cherche par conséquent pas, à l'identique des scénarios des Kaiju Eiga, une quelconque profondeur dans le script (la dimension politique et revendicative s'étant évaporée au fur et à mesure des suites de Godzilla, premier du nom). Attention donc à ne pas penser que le mexicain a perdu sa sensibilité artistique au profit du politiquement correct hollywoodien (la magnifique séquence mettant en scène la petite fille dans un Tokyo dévasté est la preuve éclatante de son intégrité) : il cherche ici avant tout, et surtout, à livrer une œuvre passionnée.

Les personnages, bien que parfaitement interprétés (Charlie Hunnam et Idris Elba sont formidables, Rinko Kikuchi, déjà remarquable dans Babel, prouve qu'elle a l'étoffe d'une grande actrice et Ron Perlman retrouve, pour notre plus grand plaisir, son réalisateur fétiche), ne sortent ainsi pas des archétypes du genre, de même que l'histoire, aux rebondissements relativement lambda. Mais, de même que les classiques Kaiju japonais, Pacific Rim est un somptueux déferlement de scènes d'action dantesques et de visions bigger than life.

Les décors valent à eux seuls le détour (le gigantesque mur de survie, le hangar des robots géants, la baie de Hong Kong...), mais l'énorme force de frappe du long-métrage provient de ses combats. Jamais encore de si gigantesques titans ne s'étaient combattus à l'écran. Et là où le Pays du Soleil Levant utilisait des acteurs revêtus de costumes en mousse qui piétinaient des maquettes cartonnées, Pacific Rim fait appel aux plus récentes technologies : caméra Red EPIC (une première pour Del Toro), 3D utilisée avec les conseils de James « Avatar » Cameron et effets spéciaux réalisés par ILM. Et de leur aveu même, il s'agit des plus grosses créatures qu'ils n'aient jamais eu à créer. Les capacités des plus performants ordinateurs actuels étant encore trop faibles pour pouvoir réaliser des robots allant jusqu'à 85 mètres de haut et pesants plus de deux tonnes et des monstres plus grands que des immeubles, les informaticiens de la fameuse compagnie durent diviser les colosses en plusieurs « zones » de travail... sous peine de griller leur système informatique ! C'est dire si les affrontements sont exceptionnels...

A ceci s'ajoutent des chorégraphies de combats menées de main de maître, des rebondissements inédits lors de ces derniers (la bataille contre Otachi vous en apprendra plus), des environnements plus vrais que nature (encore une fois, les scènes de la baie de Hong Kong sont fabuleuses) et une linéarité remarquable dans les prises de vue.

Enfin, la photographie de Guillermo Navarro (Jackie Brown, Une nuit en Enfer...) est superbe, et la musique de Ramin Djawadi (Fright Night, Le Choc des Titans...) apporte à l'ensemble un souffle épique indéniable.

Guillermo Del Toro, après ses cinq difficiles années d'épreuve, revient donc en grande forme avec Pacific Rim, livrant un spectacle d'une rare ampleur qui, espérons le, donnera naissance à plusieurs suites !
Remarque sur ce commentaire Remarques sur ce commentaire (2) | Permalien | Remarque la plus récente : Oct 23, 2013 6:20 PM MEST


Fortress
Fortress
DVD ~ Christophe Lambert
Proposé par PREMIERE
Prix : EUR 24,99

4 internautes sur 4 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 Aussi réussi qu'attachant., 8 juillet 2013
Ce commentaire fait référence à cette édition : Fortress (DVD)
En 1993, Christophe Lambert est alors au fait de sa gloire, ayant derrière lui Face à Face, Le Sicilien, Highlander, Subway et Greystoke. Contacté par un Stuart Gordon pourtant plus habitué aux séries B horrifiques (Re-Animator, From Beyond...) qu'aux tournages à gros budgets, il accepte pourtant d'incarner John Brennick, le héros de Fortress.

Se déroulant en 2018, le long-métrage met en scène une Terre en proie à une surpopulation dramatique. Pour remédier au problème, les États-Unis appliquent une politique drastique de l'enfant unique. La femme de Brennick se trouvant enceinte pour la seconde fois, le couple de héros est alors enfermé dans une prison ultra-sécurisée et ultra-moderne, la Forteresse, située...sous terre !

Mélange étonnant entre l'univers horrifique de Stuart Gordon (les scènes de torture de Lambert portent clairement sa signature) et grosse production calibrée pour convenir au plus large public possible, Fortress tient presque de l'ovni cinématographique.

Tout d'abord, de par son contexte, qui s'apprécie d'un autre œil de nos jours : entre augmentation exponentielle de la population mondiale, sécheresse, buildings sous-terrains et informatisation intensive, le film en vient presque à quitter le domaine du Fantastique pour imposer une vision qui ne semble plus si éloignée que cela.

Comment également parler de Fortress sans mentionner son casting ?
Christophe Lambert, dont c'est ici l'un des derniers grands rôles (qu'il tentera de retrouver dans les navets Beowulf et Vercingétorix), fait preuve d'un charisme insoupçonné tout en parvenant à rendre immédiatement attachant son personnage d'anti-héros. A ses côtés, Kurtwood Smith (Robocop, Le Cercle des Poètes Disparus, Deep Impact...) semble prendre un sadique plaisir à interpréter le cruel directeur de la Forteresse, tandis que Jeffrey Combs (acteur fétiche de Gordon) ajoute à sa liste de performances déjantées celle d'un féru d'informatique aux gigantesques lunettes, et que Clifton Collins Jr. (Peal Harbor, Pacific Rim, Babel...) trouve le deuxième rôle de sa balbutiante carrière.

A ce casting de passionnés s'ajoute une intrigue efficace et pleine de rebondissements, enrobée dans des effets spéciaux très 80's mais excellents.

Bref, Fortress est un mix étonnant et détonnant entre scénario bien ficelé, violence tant contextuelle (les USA sont clairement dépeints comme un pays totalitaire) que, sporadiquement, visuelle (incorrigible Stuart Gordon...) et film tout public (la fin semble plus tenir des exigences des producteurs que du réalisateur). En résumé, une perle du Cinéma de genre !

A voir et revoir sans modération !


DeepStar Six
DeepStar Six
DVD ~ Greg Evigan
Proposé par dvdpromo
Prix : EUR 39,90

2 internautes sur 2 ont trouvé ce commentaire utile 
3.0 étoiles sur 5 Une sympathique série B horrifique., 6 juillet 2013
Ce commentaire fait référence à cette édition : DeepStar Six (DVD)
Au fond de l'océan, l'équipage de la station militaire Deep Star doit mettre en place une batterie de missiles atomiques. Situation délicate qui devient mortelle lorsque, suite à la mise à jour d'une caverne aquatique, un monstre s'en échappe et commence à décimer les membres de la mission.

Mis en scène par Sean S. Cunningham (réalisateur de Vendredi 13 et producteur de La Dernière Maison sur la Gauche, House ou encore Jason X), le film s'inscrit dans la nouvelle vague de longs-métrages dédiés à la confrontation d'une station sous-marine à une entité inconnue et souvent mortelle, qui prit son envol à la fin des années 80. Mais Leviathan, de George P. Cosmatos, et surtout Abyss, de James Cameron, sortant eux aussi en 1989, Deep Star Six passa de fait relativement inaperçu.

Dommage, car, sans vouloir la comparer au chef d'œuvre du metteur en scène de Terminator, cette série B horrifique mérite le détour pour les amateurs de films de genre.

Pouvant néanmoins sembler datée de nos jours (l'équipement technique de Deep Star est furieusement années 80, des situations devenues clichés aujourd'hui, mais qui ne l'étaient pas encore à l'époque, quelques invraisemblances telles qu'un monstre énorme se dissimulant dans une eau arrivant au genou), elle dégage un potentiel de sympathie indéniable.

Ainsi, au delà d'un casting réussi de seconds couteaux (Miguel Ferrer, Nia Peeples, Taurean Blacque, Elya Baskin) et d'une musique composée par Harry Manfredini, le long-métrage parvient à rendre crédible cette station secret défense et les personnalités antinomiques de ses habitants, grâce à de longues scènes d'exposition. Bénéficiant en outre de bons effets spéciaux pour sa créature marine, Deep Star Six ne la dévoile que parcimonieusement durant la première partie du film. Lui préférant des prises de vue subjectives ou des actions hors champ, mais aux conséquences sur les membres de l'équipage montrées de plein fouet, il parvient à instaurer par moments un climat de tension insoupçonné et bienvenu.

Malgré des effets sanglants réduits au minimum (curieux, les années 80 n'étant pas la décennie de la pudibonderie !), Deep Star Six peut donc se revoir aujourd'hui avec un plaisir nostalgique pour ce genre de série B pop-corn.
A réserver cependant aux amateurs du genre : les aficionados d'effets spéciaux hyper-réalistes ou de scénarios complexes ne s'y retrouveront certainement pas !

Concernant cette fois-ci le dvd, aucun bonus n'est proposé, et l'image s'avère être d'une qualité médiocre. Dommage, car les séquences se déroulant en lumière réduite en prennent un coup !


Sniper 2
Sniper 2
DVD ~ Tom Berenger
Prix : EUR 4,91

1.0 étoiles sur 5 D'une abyssale nullité..., 3 juillet 2013
Ce commentaire fait référence à cette édition : Sniper 2 (DVD)
Après l'excellente surprise qu'avait constituée Sniper, très bonne série B sortie en 1993 et dans laquelle Tom Berenger trouvait un rôle à sa mesure, l'idée d'un Sniper 2 paraissait alléchante.

Tourné 9 ans plus tard et réalisé par Craig R. Baxley (qui n'a à son actif pratiquement que des réalisations de téléfilms), le long-métrage retrouve un Thomas J. Beckett vieilli et retiré de l'armée. Mais à la demande expresse d'un haut gradé, il reprend du service afin d'assassiner un Général serbe. Assisté par un condamné à mort (Bokeem Woodbine, vu dans Rock ou The Big Hit), il découvrira rapidement que sa mission s'avère être plus complexe et dangereuse qu'il n'y paraissait...

Malgré une introduction bien menée et qui permet de renouer avec un Tom Berenger usé par l'âge, mais toujours excellent acteur (un seul de ses regards désabusés en dit plus long qu'une tirade), cette suite destinée à la télévision s'avère être, malheureusement, d'une nullité absolue.

Ainsi, en plus d'un script truffé de lieux communs, les aberrations scénaristiques s'enchainent sans temps morts : entre des situations irréelles (Berenger, coupe militaire, et Woodbine, noir, passent inaperçus dans les rues serbes alors que toute la ville se fait fouiller), des dialogues d'une abyssale stupidité (entre un pseudo philosophe débitant des âneries tous les deux mots et des répliques telles que : « Freedom ! », prononcée par l'un des personnages avant de mourir, la coupe s'avère être vite pleine), des scènes d'action pour le moins pitoyables ou/et improbables (quelques balles frappant des arbres, deux voitures d'un autre âge se carambolant et créant une explosion digne d'un Michael Bay...) et des moments absolument ridicules (la résistance de la Serbie entière est composée en tout et pour tout de...3 personnes !!, un satellite américain observe un important mouvement de troupes ennemies à la frontière, qui s'avérera n'être composé que de...4 militaires et un tireur d'élite !!), Sniper 2 dépasse allégrement les limites du nanar, pour s'enfoncer en profondeur dans les limbes du navet.

Mais le naufrage est loin de s'arrêter là. Comptez également, mis à part Tom Berenger, des acteurs lamentables (voyez le visage du sous-fifre militaire serbe et vous allez vite comprendre...), une mauvaise exposition des lieux, une absence totale de tension lors des faits de guerre des snipers, une ville en ruine depuis des années, mais encore fumante, un ignoble réalisateur qui ne sait pas manier une caméra et enchaîne les prises de vue ineptes, un combat final, en plus de celui avec les 5 pèquenots...qui n'a pas lieu, l'hélicoptère arrivant avant l'arrivée des renforts serbes, mais surtout, une intrigue...qui ne se termine pas ! Bien que l'on devine depuis le début que la seule et unique femme résistante soit du côté de l'ennemi, et que les héros sachent également que leurs rangs contiennent un traître, la résolution de la prétendue intrigue n'a bel et bien jamais lieu.

Au vu d'un tel désastre, Tom Berenger lui-même, au fil des minutes, ne semble plus croire au projet, se contentant dés lors de cachetonner.

Il serait également trop facile de dire que Sniper 2 étant une production TV, le manque de moyens a eu raison de son potentiel. Non, car nombre de petits projets, sans guère plus de budget, parviennent à imposer un style, une idée, une histoire. Ce que ce navet n'arrive jamais à faire, rejoignant les catacombes des bouses cinématographiques.
Et le spectateur de regarder avec impatience sa montre, espérant que cette insulte au Cinéma et à Sniper, premier du nom, s'achève le plus vite possible.
Remarque sur ce commentaire Remarque sur ce commentaire (1) | Permalien | Remarque la plus récente : Jul 27, 2013 12:22 AM MEST


Dog Pound
Dog Pound
DVD ~ Adam Butcher
Proposé par [mediapromo]
Prix : EUR 8,42

1 internaute sur 1 a trouvé ce commentaire utile :
4.0 étoiles sur 5 Un film coup de poing., 24 juin 2013
Ce commentaire fait référence à cette édition : Dog Pound (DVD)
Co-fondateur du collectif Kourtrajmé, Kim Chapiron, après avoir fait ses débuts de réalisateur grâce à Sheitan, décide en 2010 de revenir derrière la caméra avec Dog Pound.
Littéralement « fourrière », le film suit les histoires de trois mineurs délinquants incarcérés à la prison d'Enola Vale.

Ne prenant pas de parti pris (Chapiron montre les bons comme les mauvais côtés des gardiens et des prisonniers), Dog Pound ne suit aucun scénario linéaire, mais s'attache au contraire à décrire les événements de la vie quotidienne de ces adolescents. Tour à tour touchant, drôle, puis basculant brutalement dans une violence sauvage et sans rémission, le long-métrage ne peut se suivre avec la décontraction qu'offre la vision de clichés inhérents au genre, et ce pour deux raisons.

Tout d'abord, le spectateur est placé dans une situation en permanence inconfortable (personne n'est vraiment ni bon ni méchant, les actes de barbarie peuvent arriver n'importe quand et n'importe où, le climat de tension va crescendo). Kim Chapiron met donc en œuvre se qui constitue visiblement l'une de ses motivations cinématographiques principales : faire réagir le public.

De plus, le choc n'en est que plus grand qu'il s'agit ici de jeunes garçons. Toute personne ayant vu un minimum de films carcérales en connait certains drames, tel le viol ou les combats. Mais voir un prisonnier de 16 ans se faire torturer psychologiquement n'est pas chose courante, d'où un sentiment de malaise parfois bien présent et des séquences qui gagnent en intensité ce qu'elles perdent, par moment, en originalité. Ainsi, bien que son script suive celui de Scum, sorti en 1979, Dog Pound se base surtout et avant tout sur des anecdotes et des faits véridiques récoltés durant un an au sein de différents établissements pénitentiaires pour mineurs. Il n'en devient donc que plus immersif et choquant, la différence entre Cinéma et réalité s'estompant dangereusement.

A ces différentes qualités s'ajoute un casting absolument irréprochable. Le trio principal, qui n'est que peu (voir pas du tout) connu du grand public, ajoute une touche supplémentaire de réalisme au projet. Mais avant tout, les trois jeunes acteurs principaux sont extraordinaires dans leurs rôles de délinquants, la révélation venant d'Adam Butcher, effrayant de rage contenu.

Enfin, la musique, principalement composée par K'naan, est d'une douce beauté qui ne fait que renforcer le contraste entre l'âge des prisonniers et leur situation présente.

Dog Pound, parfois proche d'un uppercut en plein ventre et doté d'une conclusion glaçante de laquelle toute notion d'humanité est absente, s'impose donc comme un film de prison destiné à faire date, mais surtout à entrainer des réactions, positives ou négatives, du public. L'apathie ne peut en effet être présente devant un tel long-métrage. Le pari de Kim Chapiron est bel et bien gagné.


Haute sécurité
Haute sécurité
DVD ~ Sylvester Stallone
Prix : EUR 12,50

3 internautes sur 4 ont trouvé ce commentaire utile 
3.0 étoiles sur 5 Naïf mais sympathique., 23 juin 2013
Ce commentaire fait référence à cette édition : Haute sécurité (DVD)
Durant les années 80, Sylvester Stallone enchaine les rôles d'American Heroes : entre Rambo 1, 2 et 3, Rocky 4 et Cobra, rien n'échappe à cette vague de patriotisme - mis à part l'excellent Bras de Fer. En 1989, Stallone, après les fusillades d'un Rambo 3 explosif, décide donc de s'émanciper le temps d'un film de cette image qui ne lui colle que trop à la peau, et de revenir au rôle qu'il incarne le plus sincèrement : celui de l'homme simple au grand cœur.

Le script de Haute Sécurité traite ainsi de l'histoire de Frank Leone, ancien roi de l'évasion à présent assagi, qui, peu de temps avant sa libération, se voit transféré dans un établissement pénitentiaire de haute sécurité. Celui-ci est en effet dirigé d'une main de fer par Drumgoole, ancien directeur de la prison dont s'est échappé notre héros, et bien décidé à faire payer ce dernier pour son affront passé.

Le scénario, simple mais touchant, aurait pu faire mouche si le film n'était sorti en 1989. Tout d'abord, l'histoire est traitée d'une manière on ne peut plus convenue. Pas de rebondissements inattendus ni de situations inédites, le réalisateur John Flynn optant pour un canevas déjà vu maintes fois auparavant. Bien sûr, Stallone est comme toujours excellent dans l'incarnation de ce genre de personnage, mais son jeu ne parvient pas à transcender un script extrêmement formaté et non exempt d'invraisemblances, qui n'avaient déjà plus les faveurs du public à l'époque (Leone mémorise une carte très technique en la regardant une seconde et se la remémore des mois après sans souci, des prisonniers qui peuvent fumer des cigares et réparer des voitures dans un pénitencier de sécurité maximale...). Car là ou Bras de Fer (avec un héros similaire) mélangeait environnement inédit (les compétitions desdits bras de fer) et histoire paternel touchante, Haute Sécurité ne parvient pas à devenir immersif et crédible en raison du manque d'originalité du projet.

Cependant, malgré cette naïve linéarité, le film n'est pas sans points positifs. Certaines scènes sont des plus réussies (telle celle du match de rugby), Donald Sutherland (interprétant le directeur) est ignoble, la musique de Bill Conti (compositeur attitré des Rocky) est superbe, et voir Tom Sizemore (qui tient pour la première fois un rôle dans un long-métrage) et Danny Trejo (dans un très petit rôle) si jeunes est un plaisir cinéphile.

D'un point de vue plus contextuel cette fois-ci, Flynn, en choisissant de se plonger dans le cadre d'une prison, semble oublier qu'il se place dans la droite lignée de nombreux classiques aussi innovants les uns que les autres, et que la comparaison s'effectuera nécessairement dans l'esprit du public. Le Prisonnier d'Alcatraz, La Grande Évasion et La Colline des Hommes Perdus dans les années 60, Papillon, Midnight Express et L'Évadé d'Alcatraz dans les années 70, Brubaker et Furyo dans les années 80, autant de grands films aussi inventifs que formidablement réussis, face auxquels Haute Sécurité paraît bien (trop) léger et superficiel.

De plus, la fin des 80's a vu évoluer radicalement le film d'action, et par conséquent ses personnages phares. Steven Seagal vient d'exploser avec Nico, Bruce Willis tourne dans Piège de Cristal en 1988 et L'Arme Fatale vient de propulser Mel Gibson au rang de star. La violence s'exacerbe, de même que le cynisme et l'humour noir. Stallone, n'ayant pas su anticiper la nouvelle mouvance, se retrouve donc malgré lui dans la peau d'une relique d'une décennie dorée mais qui s'achève. Tout étant trop années 80 (des habits à la simplicité de l'histoire) pour les goûts des spectateurs, qui se sont modifiés eux aussi, Haute Sécurité fut par conséquent un flop autant commercial que critique, et le dernier rôle d'homme du peuple simple et généreux pour Sylvester Stallone. John Flynn, lui aussi, abandonna définitivement ce registre, pour réaliser à peine deux ans plus tard Justice Sauvage.

Cependant, Haute Sécurité, malgré ses nombreux défauts, peut être revu aujourd'hui avec plaisir, tout à la fois pour son acteur, encore authentique, et pour le parfum très 80's qui en émane. Et si l'originalité est bel et bien absente, la nostalgie, elle, est bien présente !


Sniper
Sniper
DVD ~ Tom Berenger
Proposé par [mediapromo]
Prix : EUR 15,99

4 internautes sur 5 ont trouvé ce commentaire utile 
4.0 étoiles sur 5 Efficace et prenant., 20 juin 2013
Ce commentaire fait référence à cette édition : Sniper (DVD)
Luis Llosa (futur metteur en scène de L'Expert et d'Anaconda) réalise en 1993 Sniper, qui s'axe sur un tireur d'élite aguerri au Panama et à ses jungles étouffantes (Tom Berenger), et qui devra faire équipe avec une jeune recrue inexpérimentée (Billy Zane), afin d'assassiner un général panaméen.

Partant sur des bases communes à nombre de séries B, Sniper s'en démarque pourtant très rapidement, et s'avère être au final redoutablement efficace.

Tout d'abord, Berenger hérite d'un rôle écrit sur mesure : proche du sergent Banes de Platoon, il habite véritablement son personnage, machine à tuer hantée par son passé. A ses côtés, Billy Zane est parfait dans le rôle du jeune sniper, encore innocent et naïf. Deux conceptions du monde, deux mentalités opposées, deux personnalités distinctes que le scénario, bien écrit, permet de rendre crédibles.

Le long-métrage, loin de se limiter à une promenade de santé dans une forêt truffée de lieux communs, comprend également plusieurs sous-intrigues et de nombreux ennemis inattendus qui se mettront en travers du chemin (tortueux) de nos deux héros. Les clichés habituels au genre étant pour la plupart évincés, il est dés lors difficile de ne pas se trouver plongé dans un film bien plus habile qu'il n'y paraît de prime abord.

De plus, Sniper étant (fait suffisamment rare pour le notifier) intégralement tourné en pleine jungle, l'immersion n'en est que intensive, et le sentiment de réalisme s'en trouve décuplé. Luis Llosa sait en effet filmer la forêt vierge et les dangers qu'elle recèle, parvenant sans peine à rendre crédible son projet.

Enfin, les scènes de guerre en elle-mêmes sont réussies. Entre tirs éloignés et combats rapprochés, l'action est prenante et correspond à ce qui se faisait de mieux en ce début d'années 90. Qui plus est, le conseiller militaire desdites scènes (et entraineur de Berenger et Zane) est Dale Dye, lui-même ancien tireur d'élite et également conseiller sur Platoon, Outrages, Piège en Haute Mer ou encore Spy Game. Un souci de réalisme guerrier probant à l'écran, notamment lors des séquences durant lesquelles les héros se fondent dans le paysage, adoptant ses spécificités et attendant le meilleur moment pour appuyer sur la gâchette.

En conséquence, Sniper constitue une excellente surprise, doublée d'un excellent film de guerre. A posséder sans hésiter dans sa dvdthéque (malgré le fait que l'édition dvd soit des plus basiques) !


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