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Contenu rédigé par matt
Classement des meilleurs critiques: 876
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Commentaires écrits par
matt
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Pacific Rim - ULTIMATE EDITION DVD + BLU-RAY + BLU-RAY 3D [Ultimate Edition - Blu-ray 3D + Blu-ray + DVD + Copie digitale]
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DVD ~ Charlie Hunnam
Proposé par Acrodeal
Prix : EUR 15,48

25 internautes sur 33 ont trouvé ce commentaire utile 
4.0 étoiles sur 5 Le grand retour de Del Toro !, 16 août 2013
Guillermo Del Toro, après cinq années passées à tenter de développer, en vain, Bilbo le Hobbit et Les Montagnes Hallucinées, revient à la réalisation avec un projet pour le moins audacieux. Mettre en scène, dans un long-métrage de plus de deux heures, les affrontements entre des monstres géants venus d'une autre dimension et de titanesques robots que l'Humanité a construite afin de leur survivre.

Projet original (à savoir, ni une suite, ni un reboot, ni un remake, ni une adaptation, et j'en passe), Pacific Rim est indéniablement un hommage aux Kaiju Eiga (les films de monstres japonais apparus dès 1954 avec Godzilla et dont les représentants les plus célèbres, en dehors du reptile atomique, demeurent Gamera, Mothra, Rodan et autre Ebirah). Del Toro ayant grandi au Mexique en regardant leurs rediffusions télévisées, il est tangible qu'il en est un fin connaisseur, et surtout, qu'il est passionné par le sujet (il possède d'ailleurs une impressionnante collection de figurines miniatures à leurs effigies).

Le présent film, qui ne se veut être en aucune façon un cousin éloigné de Transformers, retranscrit donc de façon contemporaine l'univers d'un large pan du cinéma fantastique nippon. Jusqu'au boutiste, le réalisateur ne cherche par conséquent pas, à l'identique des scénarios des Kaiju Eiga, une quelconque profondeur dans le script (la dimension politique et revendicative s'étant évaporée au fur et à mesure des suites de Godzilla, premier du nom). Attention donc à ne pas penser que le mexicain a perdu sa sensibilité artistique au profit du politiquement correct hollywoodien (la magnifique séquence mettant en scène la petite fille dans un Tokyo dévasté est la preuve éclatante de son intégrité) : il cherche ici avant tout, et surtout, à livrer une œuvre passionnée.

Les personnages, bien que parfaitement interprétés (Charlie Hunnam et Idris Elba sont formidables, Rinko Kikuchi, déjà remarquable dans Babel, prouve qu'elle a l'étoffe d'une grande actrice et Ron Perlman retrouve, pour notre plus grand plaisir, son réalisateur fétiche), ne sortent ainsi pas des archétypes du genre, de même que l'histoire, aux rebondissements relativement lambda. Mais, de même que les classiques Kaiju japonais, Pacific Rim est un somptueux déferlement de scènes d'action dantesques et de visions bigger than life.

Les décors valent à eux seuls le détour (le gigantesque mur de survie, le hangar des robots géants, la baie de Hong Kong...), mais l'énorme force de frappe du long-métrage provient de ses combats. Jamais encore de si gigantesques titans ne s'étaient combattus à l'écran. Et là où le Pays du Soleil Levant utilisait des acteurs revêtus de costumes en mousse qui piétinaient des maquettes cartonnées, Pacific Rim fait appel aux plus récentes technologies : caméra Red EPIC (une première pour Del Toro), 3D utilisée avec les conseils de James « Avatar » Cameron et effets spéciaux réalisés par ILM. Et de leur aveu même, il s'agit des plus grosses créatures qu'ils n'aient jamais eu à créer. Les capacités des plus performants ordinateurs actuels étant encore trop faibles pour pouvoir réaliser des robots allant jusqu'à 85 mètres de haut et pesants plus de deux tonnes et des monstres plus grands que des immeubles, les informaticiens de la fameuse compagnie durent diviser les colosses en plusieurs « zones » de travail... sous peine de griller leur système informatique ! C'est dire si les affrontements sont exceptionnels...

A ceci s'ajoutent des chorégraphies de combats menées de main de maître, des rebondissements inédits lors de ces derniers (la bataille contre Otachi vous en apprendra plus), des environnements plus vrais que nature (encore une fois, les scènes de la baie de Hong Kong sont fabuleuses) et une linéarité remarquable dans les prises de vue.

Enfin, la photographie de Guillermo Navarro (Jackie Brown, Une nuit en Enfer...) est superbe, et la musique de Ramin Djawadi (Fright Night, Le Choc des Titans...) apporte à l'ensemble un souffle épique indéniable.

Guillermo Del Toro, après ses cinq difficiles années d'épreuve, revient donc en grande forme avec Pacific Rim, livrant un spectacle d'une rare ampleur qui, espérons le, donnera naissance à plusieurs suites !
Remarque sur ce commentaire Remarques sur ce commentaire (2) | Permalien | Remarque la plus récente : Oct 23, 2013 6:20 PM MEST


Fortress
Fortress
DVD ~ Christophe Lambert
Proposé par boss 4193
Prix : EUR 25,00

4 internautes sur 4 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 Aussi réussi qu'attachant., 8 juillet 2013
Ce commentaire fait référence à cette édition : Fortress (DVD)
En 1993, Christophe Lambert est alors au fait de sa gloire, ayant derrière lui Face à Face, Le Sicilien, Highlander, Subway et Greystoke. Contacté par un Stuart Gordon pourtant plus habitué aux séries B horrifiques (Re-Animator, From Beyond...) qu'aux tournages à gros budgets, il accepte pourtant d'incarner John Brennick, le héros de Fortress.

Se déroulant en 2018, le long-métrage met en scène une Terre en proie à une surpopulation dramatique. Pour remédier au problème, les États-Unis appliquent une politique drastique de l'enfant unique. La femme de Brennick se trouvant enceinte pour la seconde fois, le couple de héros est alors enfermé dans une prison ultra-sécurisée et ultra-moderne, la Forteresse, située...sous terre !

Mélange étonnant entre l'univers horrifique de Stuart Gordon (les scènes de torture de Lambert portent clairement sa signature) et grosse production calibrée pour convenir au plus large public possible, Fortress tient presque de l'ovni cinématographique.

Tout d'abord, de par son contexte, qui s'apprécie d'un autre œil de nos jours : entre augmentation exponentielle de la population mondiale, sécheresse, buildings sous-terrains et informatisation intensive, le film en vient presque à quitter le domaine du Fantastique pour imposer une vision qui ne semble plus si éloignée que cela.

Comment également parler de Fortress sans mentionner son casting ?
Christophe Lambert, dont c'est ici l'un des derniers grands rôles (qu'il tentera de retrouver dans les navets Beowulf et Vercingétorix), fait preuve d'un charisme insoupçonné tout en parvenant à rendre immédiatement attachant son personnage d'anti-héros. A ses côtés, Kurtwood Smith (Robocop, Le Cercle des Poètes Disparus, Deep Impact...) semble prendre un sadique plaisir à interpréter le cruel directeur de la Forteresse, tandis que Jeffrey Combs (acteur fétiche de Gordon) ajoute à sa liste de performances déjantées celle d'un féru d'informatique aux gigantesques lunettes, et que Clifton Collins Jr. (Peal Harbor, Pacific Rim, Babel...) trouve le deuxième rôle de sa balbutiante carrière.

A ce casting de passionnés s'ajoute une intrigue efficace et pleine de rebondissements, enrobée dans des effets spéciaux très 80's mais excellents.

Bref, Fortress est un mix étonnant et détonnant entre scénario bien ficelé, violence tant contextuelle (les USA sont clairement dépeints comme un pays totalitaire) que, sporadiquement, visuelle (incorrigible Stuart Gordon...) et film tout public (la fin semble plus tenir des exigences des producteurs que du réalisateur). En résumé, une perle du Cinéma de genre !

A voir et revoir sans modération !


DeepStar Six
DeepStar Six
DVD ~ Greg Evigan
Proposé par momox fr
Prix : EUR 21,26

2 internautes sur 2 ont trouvé ce commentaire utile 
3.0 étoiles sur 5 Une sympathique série B horrifique., 6 juillet 2013
Ce commentaire fait référence à cette édition : DeepStar Six (DVD)
Au fond de l'océan, l'équipage de la station militaire Deep Star doit mettre en place une batterie de missiles atomiques. Situation délicate qui devient mortelle lorsque, suite à la mise à jour d'une caverne aquatique, un monstre s'en échappe et commence à décimer les membres de la mission.

Mis en scène par Sean S. Cunningham (réalisateur de Vendredi 13 et producteur de La Dernière Maison sur la Gauche, House ou encore Jason X), le film s'inscrit dans la nouvelle vague de longs-métrages dédiés à la confrontation d'une station sous-marine à une entité inconnue et souvent mortelle, qui prit son envol à la fin des années 80. Mais Leviathan, de George P. Cosmatos, et surtout Abyss, de James Cameron, sortant eux aussi en 1989, Deep Star Six passa de fait relativement inaperçu.

Dommage, car, sans vouloir la comparer au chef d'œuvre du metteur en scène de Terminator, cette série B horrifique mérite le détour pour les amateurs de films de genre.

Pouvant néanmoins sembler datée de nos jours (l'équipement technique de Deep Star est furieusement années 80, des situations devenues clichés aujourd'hui, mais qui ne l'étaient pas encore à l'époque, quelques invraisemblances telles qu'un monstre énorme se dissimulant dans une eau arrivant au genou), elle dégage un potentiel de sympathie indéniable.

Ainsi, au delà d'un casting réussi de seconds couteaux (Miguel Ferrer, Nia Peeples, Taurean Blacque, Elya Baskin) et d'une musique composée par Harry Manfredini, le long-métrage parvient à rendre crédible cette station secret défense et les personnalités antinomiques de ses habitants, grâce à de longues scènes d'exposition. Bénéficiant en outre de bons effets spéciaux pour sa créature marine, Deep Star Six ne la dévoile que parcimonieusement durant la première partie du film. Lui préférant des prises de vue subjectives ou des actions hors champ, mais aux conséquences sur les membres de l'équipage montrées de plein fouet, il parvient à instaurer par moments un climat de tension insoupçonné et bienvenu.

Malgré des effets sanglants réduits au minimum (curieux, les années 80 n'étant pas la décennie de la pudibonderie !), Deep Star Six peut donc se revoir aujourd'hui avec un plaisir nostalgique pour ce genre de série B pop-corn.
A réserver cependant aux amateurs du genre : les aficionados d'effets spéciaux hyper-réalistes ou de scénarios complexes ne s'y retrouveront certainement pas !

Concernant cette fois-ci le dvd, aucun bonus n'est proposé, et l'image s'avère être d'une qualité médiocre. Dommage, car les séquences se déroulant en lumière réduite en prennent un coup !


Sniper 2
Sniper 2
DVD ~ Tom Berenger
Prix : EUR 4,91

1 internaute sur 1 a trouvé ce commentaire utile :
1.0 étoiles sur 5 D'une abyssale nullité..., 3 juillet 2013
Ce commentaire fait référence à cette édition : Sniper 2 (DVD)
Après l'excellente surprise qu'avait constituée Sniper, très bonne série B sortie en 1993 et dans laquelle Tom Berenger trouvait un rôle à sa mesure, l'idée d'un Sniper 2 paraissait alléchante.

Tourné 9 ans plus tard et réalisé par Craig R. Baxley (qui n'a à son actif pratiquement que des réalisations de téléfilms), le long-métrage retrouve un Thomas J. Beckett vieilli et retiré de l'armée. Mais à la demande expresse d'un haut gradé, il reprend du service afin d'assassiner un Général serbe. Assisté par un condamné à mort (Bokeem Woodbine, vu dans Rock ou The Big Hit), il découvrira rapidement que sa mission s'avère être plus complexe et dangereuse qu'il n'y paraissait...

Malgré une introduction bien menée et qui permet de renouer avec un Tom Berenger usé par l'âge, mais toujours excellent acteur (un seul de ses regards désabusés en dit plus long qu'une tirade), cette suite destinée à la télévision s'avère être, malheureusement, d'une nullité absolue.

Ainsi, en plus d'un script truffé de lieux communs, les aberrations scénaristiques s'enchainent sans temps morts : entre des situations irréelles (Berenger, coupe militaire, et Woodbine, noir, passent inaperçus dans les rues serbes alors que toute la ville se fait fouiller), des dialogues d'une abyssale stupidité (entre un pseudo philosophe débitant des âneries tous les deux mots et des répliques telles que : « Freedom ! », prononcée par l'un des personnages avant de mourir, la coupe s'avère être vite pleine), des scènes d'action pour le moins pitoyables ou/et improbables (quelques balles frappant des arbres, deux voitures d'un autre âge se carambolant et créant une explosion digne d'un Michael Bay...) et des moments absolument ridicules (la résistance de la Serbie entière est composée en tout et pour tout de...3 personnes !!, un satellite américain observe un important mouvement de troupes ennemies à la frontière, qui s'avérera n'être composé que de...4 militaires et un tireur d'élite !!), Sniper 2 dépasse allégrement les limites du nanar, pour s'enfoncer en profondeur dans les limbes du navet.

Mais le naufrage est loin de s'arrêter là. Comptez également, mis à part Tom Berenger, des acteurs lamentables (voyez le visage du sous-fifre militaire serbe et vous allez vite comprendre...), une mauvaise exposition des lieux, une absence totale de tension lors des faits de guerre des snipers, une ville en ruine depuis des années, mais encore fumante, un ignoble réalisateur qui ne sait pas manier une caméra et enchaîne les prises de vue ineptes, un combat final, en plus de celui avec les 5 pèquenots...qui n'a pas lieu, l'hélicoptère arrivant avant l'arrivée des renforts serbes, mais surtout, une intrigue...qui ne se termine pas ! Bien que l'on devine depuis le début que la seule et unique femme résistante soit du côté de l'ennemi, et que les héros sachent également que leurs rangs contiennent un traître, la résolution de la prétendue intrigue n'a bel et bien jamais lieu.

Au vu d'un tel désastre, Tom Berenger lui-même, au fil des minutes, ne semble plus croire au projet, se contentant dés lors de cachetonner.

Il serait également trop facile de dire que Sniper 2 étant une production TV, le manque de moyens a eu raison de son potentiel. Non, car nombre de petits projets, sans guère plus de budget, parviennent à imposer un style, une idée, une histoire. Ce que ce navet n'arrive jamais à faire, rejoignant les catacombes des bouses cinématographiques.
Et le spectateur de regarder avec impatience sa montre, espérant que cette insulte au Cinéma et à Sniper, premier du nom, s'achève le plus vite possible.
Remarque sur ce commentaire Remarque sur ce commentaire (1) | Permalien | Remarque la plus récente : Jul 27, 2013 12:22 AM MEST


Dog Pound
Dog Pound
DVD ~ Adam Butcher
Proposé par cinebox
Prix : EUR 7,76

1 internaute sur 1 a trouvé ce commentaire utile :
4.0 étoiles sur 5 Un film coup de poing., 24 juin 2013
Ce commentaire fait référence à cette édition : Dog Pound (DVD)
Co-fondateur du collectif Kourtrajmé, Kim Chapiron, après avoir fait ses débuts de réalisateur grâce à Sheitan, décide en 2010 de revenir derrière la caméra avec Dog Pound.
Littéralement « fourrière », le film suit les histoires de trois mineurs délinquants incarcérés à la prison d'Enola Vale.

Ne prenant pas de parti pris (Chapiron montre les bons comme les mauvais côtés des gardiens et des prisonniers), Dog Pound ne suit aucun scénario linéaire, mais s'attache au contraire à décrire les événements de la vie quotidienne de ces adolescents. Tour à tour touchant, drôle, puis basculant brutalement dans une violence sauvage et sans rémission, le long-métrage ne peut se suivre avec la décontraction qu'offre la vision de clichés inhérents au genre, et ce pour deux raisons.

Tout d'abord, le spectateur est placé dans une situation en permanence inconfortable (personne n'est vraiment ni bon ni méchant, les actes de barbarie peuvent arriver n'importe quand et n'importe où, le climat de tension va crescendo). Kim Chapiron met donc en œuvre se qui constitue visiblement l'une de ses motivations cinématographiques principales : faire réagir le public.

De plus, le choc n'en est que plus grand qu'il s'agit ici de jeunes garçons. Toute personne ayant vu un minimum de films carcérales en connait certains drames, tel le viol ou les combats. Mais voir un prisonnier de 16 ans se faire torturer psychologiquement n'est pas chose courante, d'où un sentiment de malaise parfois bien présent et des séquences qui gagnent en intensité ce qu'elles perdent, par moment, en originalité. Ainsi, bien que son script suive celui de Scum, sorti en 1979, Dog Pound se base surtout et avant tout sur des anecdotes et des faits véridiques récoltés durant un an au sein de différents établissements pénitentiaires pour mineurs. Il n'en devient donc que plus immersif et choquant, la différence entre Cinéma et réalité s'estompant dangereusement.

A ces différentes qualités s'ajoute un casting absolument irréprochable. Le trio principal, qui n'est que peu (voir pas du tout) connu du grand public, ajoute une touche supplémentaire de réalisme au projet. Mais avant tout, les trois jeunes acteurs principaux sont extraordinaires dans leurs rôles de délinquants, la révélation venant d'Adam Butcher, effrayant de rage contenu.

Enfin, la musique, principalement composée par K'naan, est d'une douce beauté qui ne fait que renforcer le contraste entre l'âge des prisonniers et leur situation présente.

Dog Pound, parfois proche d'un uppercut en plein ventre et doté d'une conclusion glaçante de laquelle toute notion d'humanité est absente, s'impose donc comme un film de prison destiné à faire date, mais surtout à entrainer des réactions, positives ou négatives, du public. L'apathie ne peut en effet être présente devant un tel long-métrage. Le pari de Kim Chapiron est bel et bien gagné.


Haute sécurité
Haute sécurité
DVD ~ Sylvester Stallone
Prix : EUR 11,39

5 internautes sur 6 ont trouvé ce commentaire utile 
3.0 étoiles sur 5 Naïf mais sympathique., 23 juin 2013
Ce commentaire fait référence à cette édition : Haute sécurité (DVD)
Durant les années 80, Sylvester Stallone enchaine les rôles d'American Heroes : entre Rambo 1, 2 et 3, Rocky 4 et Cobra, rien n'échappe à cette vague de patriotisme - mis à part l'excellent Bras de Fer. En 1989, Stallone, après les fusillades d'un Rambo 3 explosif, décide donc de s'émanciper le temps d'un film de cette image qui ne lui colle que trop à la peau, et de revenir au rôle qu'il incarne le plus sincèrement : celui de l'homme simple au grand cœur.

Le script de Haute Sécurité traite ainsi de l'histoire de Frank Leone, ancien roi de l'évasion à présent assagi, qui, peu de temps avant sa libération, se voit transféré dans un établissement pénitentiaire de haute sécurité. Celui-ci est en effet dirigé d'une main de fer par Drumgoole, ancien directeur de la prison dont s'est échappé notre héros, et bien décidé à faire payer ce dernier pour son affront passé.

Le scénario, simple mais touchant, aurait pu faire mouche si le film n'était sorti en 1989. Tout d'abord, l'histoire est traitée d'une manière on ne peut plus convenue. Pas de rebondissements inattendus ni de situations inédites, le réalisateur John Flynn optant pour un canevas déjà vu maintes fois auparavant. Bien sûr, Stallone est comme toujours excellent dans l'incarnation de ce genre de personnage, mais son jeu ne parvient pas à transcender un script extrêmement formaté et non exempt d'invraisemblances, qui n'avaient déjà plus les faveurs du public à l'époque (Leone mémorise une carte très technique en la regardant une seconde et se la remémore des mois après sans souci, des prisonniers qui peuvent fumer des cigares et réparer des voitures dans un pénitencier de sécurité maximale...). Car là ou Bras de Fer (avec un héros similaire) mélangeait environnement inédit (les compétitions desdits bras de fer) et histoire paternel touchante, Haute Sécurité ne parvient pas à devenir immersif et crédible en raison du manque d'originalité du projet.

Cependant, malgré cette naïve linéarité, le film n'est pas sans points positifs. Certaines scènes sont des plus réussies (telle celle du match de rugby), Donald Sutherland (interprétant le directeur) est ignoble, la musique de Bill Conti (compositeur attitré des Rocky) est superbe, et voir Tom Sizemore (qui tient pour la première fois un rôle dans un long-métrage) et Danny Trejo (dans un très petit rôle) si jeunes est un plaisir cinéphile.

D'un point de vue plus contextuel cette fois-ci, Flynn, en choisissant de se plonger dans le cadre d'une prison, semble oublier qu'il se place dans la droite lignée de nombreux classiques aussi innovants les uns que les autres, et que la comparaison s'effectuera nécessairement dans l'esprit du public. Le Prisonnier d'Alcatraz, La Grande Évasion et La Colline des Hommes Perdus dans les années 60, Papillon, Midnight Express et L'Évadé d'Alcatraz dans les années 70, Brubaker et Furyo dans les années 80, autant de grands films aussi inventifs que formidablement réussis, face auxquels Haute Sécurité paraît bien (trop) léger et superficiel.

De plus, la fin des 80's a vu évoluer radicalement le film d'action, et par conséquent ses personnages phares. Steven Seagal vient d'exploser avec Nico, Bruce Willis tourne dans Piège de Cristal en 1988 et L'Arme Fatale vient de propulser Mel Gibson au rang de star. La violence s'exacerbe, de même que le cynisme et l'humour noir. Stallone, n'ayant pas su anticiper la nouvelle mouvance, se retrouve donc malgré lui dans la peau d'une relique d'une décennie dorée mais qui s'achève. Tout étant trop années 80 (des habits à la simplicité de l'histoire) pour les goûts des spectateurs, qui se sont modifiés eux aussi, Haute Sécurité fut par conséquent un flop autant commercial que critique, et le dernier rôle d'homme du peuple simple et généreux pour Sylvester Stallone. John Flynn, lui aussi, abandonna définitivement ce registre, pour réaliser à peine deux ans plus tard Justice Sauvage.

Cependant, Haute Sécurité, malgré ses nombreux défauts, peut être revu aujourd'hui avec plaisir, tout à la fois pour son acteur, encore authentique, et pour le parfum très 80's qui en émane. Et si l'originalité est bel et bien absente, la nostalgie, elle, est bien présente !


Sniper
Sniper
DVD ~ Tom Berenger
Proposé par expédition sous 24 h, dans tout le monde (FRANCE, ETRANGER, DOM TOM)
Prix : EUR 16,89

4 internautes sur 5 ont trouvé ce commentaire utile 
4.0 étoiles sur 5 Efficace et prenant., 20 juin 2013
Ce commentaire fait référence à cette édition : Sniper (DVD)
Luis Llosa (futur metteur en scène de L'Expert et d'Anaconda) réalise en 1993 Sniper, qui s'axe sur un tireur d'élite aguerri au Panama et à ses jungles étouffantes (Tom Berenger), et qui devra faire équipe avec une jeune recrue inexpérimentée (Billy Zane), afin d'assassiner un général panaméen.

Partant sur des bases communes à nombre de séries B, Sniper s'en démarque pourtant très rapidement, et s'avère être au final redoutablement efficace.

Tout d'abord, Berenger hérite d'un rôle écrit sur mesure : proche du sergent Banes de Platoon, il habite véritablement son personnage, machine à tuer hantée par son passé. A ses côtés, Billy Zane est parfait dans le rôle du jeune sniper, encore innocent et naïf. Deux conceptions du monde, deux mentalités opposées, deux personnalités distinctes que le scénario, bien écrit, permet de rendre crédibles.

Le long-métrage, loin de se limiter à une promenade de santé dans une forêt truffée de lieux communs, comprend également plusieurs sous-intrigues et de nombreux ennemis inattendus qui se mettront en travers du chemin (tortueux) de nos deux héros. Les clichés habituels au genre étant pour la plupart évincés, il est dés lors difficile de ne pas se trouver plongé dans un film bien plus habile qu'il n'y paraît de prime abord.

De plus, Sniper étant (fait suffisamment rare pour le notifier) intégralement tourné en pleine jungle, l'immersion n'en est que intensive, et le sentiment de réalisme s'en trouve décuplé. Luis Llosa sait en effet filmer la forêt vierge et les dangers qu'elle recèle, parvenant sans peine à rendre crédible son projet.

Enfin, les scènes de guerre en elle-mêmes sont réussies. Entre tirs éloignés et combats rapprochés, l'action est prenante et correspond à ce qui se faisait de mieux en ce début d'années 90. Qui plus est, le conseiller militaire desdites scènes (et entraineur de Berenger et Zane) est Dale Dye, lui-même ancien tireur d'élite et également conseiller sur Platoon, Outrages, Piège en Haute Mer ou encore Spy Game. Un souci de réalisme guerrier probant à l'écran, notamment lors des séquences durant lesquelles les héros se fondent dans le paysage, adoptant ses spécificités et attendant le meilleur moment pour appuyer sur la gâchette.

En conséquence, Sniper constitue une excellente surprise, doublée d'un excellent film de guerre. A posséder sans hésiter dans sa dvdthéque (malgré le fait que l'édition dvd soit des plus basiques) !


La ferme de la terreur
La ferme de la terreur
DVD ~ Sharon Stone
Prix : EUR 11,00

1 internaute sur 2 a trouvé ce commentaire utile :
2.0 étoiles sur 5 Un Wes Craven médiocre., 20 juin 2013
Ce commentaire fait référence à cette édition : La ferme de la terreur (DVD)
A la suite des classiques que constituent La Dernière Maison sur la Gauche et La Colline a des Yeux, Wes Craven réalise en 1981 La Ferme de la Terreur. Se déroulant en pleine campagne américaine, l'histoire met en scène un jeune couple vivant à proximité des Hittites, communauté intégriste qui ne voit pas d'un bon œil la vie moderne que mènent leurs voisins (comprenez : ils ont un tracteur et ne portent pas d'habits noirs). A la suite du meurtre mystérieux du jeune marié, deux amies viendront rejoindre l'héroïne dans sa ferme pour la soutenir. C'est alors que des événements de plus en plus étranges arriveront au malheureux trio...

En choisissant de placer son thriller horrifique en rase campagne et en pleine communauté Hittite (ni plus ni moins que des Amishs), Craven fait un choix judicieux, qui plus est peu exploité par le Cinéma jusqu'alors. Les espoirs étaient donc grands pour cette Ferme de la Terreur, qui semblait partie pour constituer un trio gagnant avec les deux précédents films du réalisateur. Pourtant, en tant que cinéphile, la satisfaction n'a pas été au rendez-vous pour moi.

Tout d'abord, Wes Craven fait le choix de mélanger deux genres : l'horreur (comprenant onirisme et slasher), et le giallo (via la main gantée de noir, le couteau et la vision subjective). Idée encore une fois originale, si le giallo italien n'avait pas déjà été si connu du grand public. La pierre fondatrice du genre datant de 1963 (La Fille qui en Savait Trop), cette sous-branche du thriller connue deux décennies dorées, à savoir les années 60 et 70. Nombre de ces films ayant été des succès autant critiques que commerciaux (Je Suis Vivant, Torso, L'Homme Sans Mémoire, L'Emmurée Vivante...), le spectateur est donc déjà au fait de leurs principaux clichés. Mais néanmoins, après des longs-métrages aussi habiles et machiavéliques que Les Frissons de l'Angoisse ou La Maison aux Fenêtres qui Rient (que Wes Craven n'a pu ignorer à l'époque), ce dernier revient, dans La Ferme de la Terreur, aux bases les plus élémentaires du giallo, sombrant dans tous ses pièges et ne lui donnant en aucune façon un nouveau souffle. Pour quiconque en ayant vu un minimum, le meurtrier peut-être débusqué très rapidement, le scénario perdant donc tout suspens... Craven, concernant le côté thriller de son projet, arrive donc avec vingt ans de retard.

D'un point de vue horrifique cette fois-ci, le réalisateur mélange séquences oniriques (qui sont elles réussies) et slasher. Sous-genre à la popularité de masse toute nouvelle à l'époque (Halloween, qui lui même s'inspire de Black Christmas, date de 1978), il est ici largement exploité par des situations convenues que nous ne connaissons que trop bien (les portes non verrouillées, les scènes de sexe dégénérant en scènes de sang...). Certes, il était normal, à l'aube des années 80, de vouloir suivre la tendance. Mais ce serait oublier les deux films précédents de Wes Craven, qui, pour leur part, constituèrent de véritables séismes cinématographiques. Ce que La Ferme de la Terreur n'est en aucune manière, les prises de risque scénaristiques y étant totalement absentes.

De plus, malheureusement, les héroïnes peinent à s'affirmer et à être crédibles. Bien sûr, Sharon Stone tient pour la première fois un rôle conséquent à l'écran, mais cela n'améliore en rien le jeu d'actrice de Maren Jensen (dont c'est d'ailleurs le dernier film). Principal personnage de l'intrigue, elle ne parvient jamais à rendre authentique la jeune veuve qu'elle interprète (sa réaction face à la mort de son époux est ainsi digne d'une série Z !).

La véritable bonne surprise du film vient alors de la communauté Hittite. Menée par un Ernest Borgnine impérial, elle parvient à s'imposer comme l'élément le plus prenant de La Ferme de la Terreur, magnifiée par la superbe musique composée par un nouveau venu : James Horner. A cette communauté religieuse s'ajoute avec habilité la sous-intrigue touchante d'un jeune homme hittite et de l'une des héroïnes, clôturées par la seule scène sanglante réussie du film.

Enfin, comment ne pas être éberlué par la révélation finale, aussi tirée par les cheveux que confuse ! Bien que l'identité du meurtrier ne fasse pas de doute, trouver une raison aussi absurde à ses actes semble être indigne du futur metteur en scène de Scream. A cette révélation s'ajoute un nouveau twist, imposé lui par les producteurs, faisant passer le film du giallo/slasher teinté de rêves prémonitoires au fantastique le plus pur. Un choix hautement hasardeux, qui achève de plonger le long-métrage dans une médiocrité de laquelle il ne parvient que trop rarement à s'extraire.

Pour certains, La Ferme de la Terreur est une série B mésestimée, prémisses des futurs projets de Wes Craven. Je ne peux nier que certaines idées du présent film seront reprises ultérieurement par le réalisateur (telle la scène de l'araignée), et que certaines prises de vue et jeux de lumières sont réussis (mais sabordés par la médiocre édition dvd Bach). Néanmoins, au vue des éléments énoncés précédemment, je ne peux qualifier ce mélange brouillon de différents genres de réussite. Fort heureusement, Craven retrouvera l'inspiration (et le succès commercial) trois ans plus tard, grâce à un nouveau classique, Les Griffes de la Nuit !


Serial Mother
Serial Mother
DVD ~ Kathleen Turner

4 internautes sur 4 ont trouvé ce commentaire utile 
4.0 étoiles sur 5 L'un des meilleurs John Waters., 19 juin 2013
Ce commentaire fait référence à cette édition : Serial Mother (DVD)
Bien connu de tout amateur de cinéma bis et transgressif, John Waters réalisa au cours des années 70 nombre de long-métrages politiquement incorrects, trashs et déviants (dont le plus célèbre reste Pink Flamingo, sommet culte de mauvais goût). Épaulé par son égérie travestie, Divine, il mit en exergue les tares de la société américaine et arrosa d'acide sulfurique toute notion de bien-pensante morale. Cependant, à partir de 1988 et de la sortie de Hairspray, le réalisateur, tout en ne se départissant pas de son côté anti-conformiste, mit de l'eau dans son vin. Ses projets ne furent plus interdits aux moins de 18 ans, et devinrent accessibles à un public plus large. L'exemple le plus frappant en est Cry Baby (1990), qui prend pour héros un jeune premier de l'époque, Johnny Depp. C'est dans ce contexte plus assagi que Waters réalise, en 1994, le formidable Serial Mother.

Le casting y est à l'avenant (Kathleen Turner, Sam Waterston, Matthew Lillard et Suzanne Somers en guest-star), tout comme le semble a-priori l'histoire. Turner interprète en effet une mère de famille aimante et pudibonde, aussi attachée à la morale qu'à son exemplaire vie familiale. Mais pour peu que la colère ne la prenne, elle a tôt fait de se transformer en une impitoyable... Serial Mother !

Le réalisateur, masquant son irrévérence derrière un humour très noir et férocement second-degré, se plait avec jubilation, lors de l'introduction, à peindre le portrait idéal de l'Amérique des années 80. On se croirait dans une publicité kitsch et attenante à l'irréalisme, si John Waters ne pimentaient pas ces scènes d'éléments importuns. Une mouche écrasée avec violence, et c'est tout le rêve américain qui s'étiole d'un coup. Ce rêve américain, durant toute la suite du film, sera mis à mal par les fêlures qu'il cache en son sein : entre des adolescents accros aux films gores et porno, une fille nymphomane, des voisins imbéciles et stupides, ou encore des policiers incompétents, c'est toute l'Amérique que Waters tient en joue ! Toujours grinçant, ce dernier va jusqu'à proposer une conclusion qui sonne comme une gifle infligée à l'hypocrisie humaine.

Dans le rôle de la mère de famille, Kathleen Turner fait des merveilles, tour à tour religieuse, généreuse, insultante, furieuse, meurtrière, folle et brillante. Créant la surprise, elle montre ici avec brio ses multiples facettes d'actrices, n'hésitant pas à se salir les mains en accomplissant des méfaits pour le moins inattendus (tout de même, tuer quelqu'un avec un gigot !). A ce titre, John Waters rend un hommage poussé à sa propre jeunesse, passée à Baltimore (tout ses films, y compris celui-ci, s'y déroulent), tout d'abord par le personnage de Matthew Lillard, adolescent passionné de films d'horreur (dans lequel l'on ne peut que reconnaître le réalisateur), puis par certains long-métrages horrifiques ayant marqués ses jeunes années (dont Blood Feast, premier film gore de l'histoire du Cinéma).Légèrement sanglant, Serial Mother l'est donc. Mais le second-degré prend vite le pas sur le glauque, et il est rapidement impossible de ne pas rire devant des situations toutes plus rocambolesques les unes que les autres.

Bien sûr, Serial Mother ne plaira pas à tous. Mais pour peu que l'on apprécie l'humour noir et irrévérencieux, il est donc à voir impérativement !

Concernant l'édition dvd, aucun bonus n'est malheureusement proposé. De plus, l'image, bien que correcte, n'est pas exempte de points noirs (particulièrement visibles durant le générique d'introduction). Mais ce détail mineur ne gênerait en rien la vision du long-métrage, si le doublage n'était pas si mauvais : la voix-off annonce des indications différentes de celles écrites, mais surtout, « mummy », terme affectueux pour « maman », est traduit par... « mamie » ! Privilégiez donc la version originale sous-titrée, vous y serez gagnants !


Poseidon
Poseidon
DVD ~ Kurt Russel
Proposé par kikidevarennes
Prix : EUR 5,39

3 internautes sur 3 ont trouvé ce commentaire utile 
4.0 étoiles sur 5 Un film catastrophe spectaculaire., 18 juin 2013
Ce commentaire fait référence à cette édition : Poseidon (DVD)
Deux ans après Troie, Wolfgang Petersen renoue avec le grand spectacle, en mettant en scène Poséidon, remake de L'Aventure du Poséidon, sortie en 1972.

L'histoire, simple mais percutante, traite du paquebot Le Poséidon, renversé par une vague géante. Un petit groupe de passagers tentera alors d'atteindre la surface, en remontant à travers les différents niveaux du bateau... et en bravant milles dangers !

Réunissant un excellent casting (Kurt Russell, Josh Lucas, Richard Dreyfuss, Kevin Dillon, André Braugher et Fergie en guest-star), Wolfgang Petersen parvient à réaliser un film catastrophe terriblement prenant. Pourtant, ce dernier ayant eu une durée imposée de 1h30, l'exercice s'avérait périlleux. Mais le réalisateur, mettant en œuvre tout son savoir-faire, parvient, d'une part, à rendre relativement crédibles ses héros en usant de demi-mots plutôt que de longues scènes d'expositions (durée oblige), et, d'autre part, à livrer un long-métrage duquel la tension n'est jamais absente. Car une fois passées les scènes d'introduction, concises mais révélatrices des personnalités des personnages centraux, la catastrophe nautique donne lieu à des scènes terriblement anxiogénes, les péripéties s'enchainant sans aucun temps morts. Difficile dès lors de ne pas éprouver stress, tension et claustrophobie devant Poséidon, les périls à affronter au cœur de cette immense coque métallique en train de sombrer arrivant à un rythme réellement effréné !

Enfin, les effets spéciaux, magnifiques, constituent l'une des forces primordiales du long-métrage. Mais ces derniers ne seraient rien sans le talent de Wolfgang Petersen à les filmer. Usant de prises de vue aussi superbes qu'efficaces et de travelling démentiels (la scène du générique d'introduction est à elle seule un summum), le réalisateur nous offre un remake qui, sans atteindre le niveau de développement psychologique de l'original, n'en est pas moins un spectacle réussi, tant sur le plan technique qu'immersif. Comptant également dans sa filmographie Das Boot et En Pleine Tempête, Petersen se classe donc, avec Poséidon, parmi les meilleurs metteurs en scène de l'océan et de ses dangers.

A ce tire, il est par conséquent fort regrettable que Poséidon ait été un naufrage commercial lors de sa sortie, et que la présente édition dvd soit des plus basiques. Un making of conséquent aurait été en effet des plus intéressants !


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