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Contenu rédigé par matt
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matt
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Thirst
Thirst
DVD ~ Park Chan-Wook
Proposé par cinebox
Prix : EUR 6,98

1 internaute sur 1 a trouvé ce commentaire utile :
5.0 étoiles sur 5 Chef-d'oeuvre ?, 16 juin 2013
Ce commentaire fait référence à cette édition : Thirst (DVD)
Réalisé par Park Chan-Wook (dont le film le plus emblématique reste Old Boy), Thirst reprend un thème que le Cinéma s'est toujours plu à explorer - le vampirisme -, pour en proposer une variation intelligente et, par la même occasion, pour délivrer un message d'amour au Septième Art. Inutile ici de déflorer une intrigue plus profonde qu'il n'y paraît, pour nous attarder au contraire sur les messages et références intrinsèques à celle-ci.

Traitant dans Thirst du vampirisme comme d'une maladie contagieuse (dont le sang à son origine demeure inconnu), Park Chan-Wook se place donc à l'opposé des films actuels de vampires pour adolescents. Ici, pas de bellâtres ni d'êtres immortels ressemblant à des rocks stars. Au contraire, le manque de sang frais crée des putrescences épidermiques, visions répugnantes de créatures que l'on ne peut que plaindre.

En prenant pour héros de son histoire un prêtre, le réalisateur enfonce également son pieu dans le cœur de nombreux interdits et tabous sociaux. Song Kang-Ho (personnage central de The Host), magistral dans le rôle dudit prêtre, est un personnage dans la droite lignée des héros de Chan-Wook : tourmenté et solitaire, il est un orphelin sans racines qui pratique son métier sans foi.

Face à lui, Kim Ok-Bin, révélation du film, interprète une jeune femme elle aussi perdue et malheureuse, qui allumera dans l'âme de Kang-Ho le feu brûlant de la Passion. Rencontre de deux êtres en marge de la société, Thirst reprend donc un thème classique à tout récit de vampires, mais parvient à le magnifier en le transformant en expérience sensorielle de tous les instants. Partout, les sens des protagonistes sont en éveil, que ce soit par des pieds nus qui courent sur le bitume ou par les premières étreintes charnelles, transcendées par la caméra du réalisateur.

De plus, ce dernier possède un talent indéniable pour trouver des images et situations insolites, mais ô combien poétiques. Ce qui transforme, de fait, son long-métrage en un tableau cinématographique devant lequel s'agitent les désirs humains. La scène de la flûte, de laquelle s'échappe brutalement un sang rougeoyant se répandant sur un sol d'un blanc immaculé, est ainsi un summum visuel, aussi inattendu que très bien filmé. Dès lors, impossible de se reposer sur des idées préconçues et des clichés, le film alternant magistralement immobilisme troublant et fulgurances sanglantes.

Ce sens des situations insolites est également présent, comme dans de nombreux films du sud-coréen (on pensera au final de Lady Vengeance), dans les caractères des Hommes. Ici, cet insolite touche à l'absurde, la famille d'adoption de la jeune femme n'étant composée que d'imbéciles égocentriques. En résulte un humour proche de la tristesse, sentiments pourtant contradictoires mais que Park Chan-Wook parvient à unir avec le talent qui lui est propre. Car Thirst, au final, est un film traitant avec poésie des contradictions, morales et sociales. Mais plus encore, il est un vibrant hommage à l'Amour, cet Amour qui fait commettre des folies, mais également l'amour visible que le réalisateur porte pour le Cinéma Classique (au delà du fait que le scénario reprend la trame principale de Thérèse Raquin, roman naturaliste de Zola). En effet, comment ne pas reconnaître (entre autres) dans la scène de la barque, un hommage non dissimulé à Une Place au Soleil, classique de Stevens datant de 1951 ? Le long-métrage est ainsi empreint de l'essence des histoires d'amours maudits, si typiques de l'Hollywood des années 40 et 50 (pour n'en citer que quelques unes, Le Facteur Sonne Toujours Deux Fois, Baby Doll, ou, plus tardivement, Lolita). La femme, tout d'abord innocente et objet de désir, porte en elle la pomme du Mal, et devient progressivement un objet de menace.

Mais là ou Chan-Wook réussit un tour de maître, c'est en traitant toutes ces influences sans dénigrer l'une au profit de l'autre, parvenant à unifier en un ensemble beau, triste et nostalgique, des éléments a priori peu compatibles : la Mort, l'Amour, la Religion, la Passion, le crime, le vampirisme, l'absurde, la poésie et la Beauté. Un patchwork superbement traité, rehaussé par une photographie sublime, une musique qui l'est tout autant...et un final divin.

Thirst, littéralement « soif », peut donc tout autant s'appliquer à ses héros qu'à son réalisateur : soif d'innovations tant visuelles que scénaristiques, soif de Cinéma et d'hétérogénéité culturelle.
Alors certes, le long-métrage est difficile d'accès : mais pour peu que l'on prenne le temps de s'y immerger, le voyage est dépaysant, surprenant et reste longtemps en mémoire.
Le Prix du Jury cannois, en 2009, est donc amplement mérité pour Park Chan-Wook, réalisateur poète qui réussit le tour de force d'apporter du sang frais à un genre exploité jusqu'à la corde. Bravo !


Brosse à lustrer Saphir Small
Brosse à lustrer Saphir Small

2 internautes sur 2 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 Un excellent produit., 15 juin 2013
Achat vérifié(De quoi s'agit-il ?)
Ce commentaire fait référence à cette édition : Brosse à lustrer Saphir Small (Vêtements)
Idéale pour lustrer ses chaussures en cuir, cette brosse, en bois et crin de cheval, fait 14 cm de longueur et est, d'un bout à l'autre, pourvue de deux longues encoches. La prise en main est donc optimale.
Un produit, par conséquent, à recommander.


Unstoppable
Unstoppable
DVD ~ Denzel Washington
Proposé par cinebox
Prix : EUR 6,87

2 internautes sur 2 ont trouvé ce commentaire utile 
4.0 étoiles sur 5 Imparfait... mais redoutablement efficace !, 15 juin 2013
Ce commentaire fait référence à cette édition : Unstoppable (DVD)
Unstoppable, sorti en 2010, se base sur un scénario des plus simples : deux cheminots, l'un au bord de la retraite (Denzel Washington) et l'autre, jeune, arrogant et venant d'arriver dans la compagnie ferroviaire (Chris Pine), vont tenter l'impossible pour stopper le train 777, qui contient une grande quantité de produits toxiques et est laissé en marche - et sans conducteur !

Un script par conséquent on ne peut plus basique pour Tony Scott, dont c'est ici le dernier long-métrage avant son tragique suicide. Ainsi, à trop rouler en terrain connu -le film d'action-, le réalisateur s'embourbe malgré lui dans quelques ornières malencontreuses.

La première d'entre elles est cette habitude plus ou moins inspirée et prise depuis Man on Fire, de filmer avec une image en permanence découpée en plans très courts et aux couleurs retravaillées. Ici, plutôt que de présenter l'introduction de manière traditionnelle (donc relativement stable), Tony Scott fait le choix hasardeux et peu adéquat de filmer dès les premières minutes de façon épileptique. L'univers de Domino justifiait un tel parti pris. Mais en aucun cas, il ne l'est ici : aucun enjeux importants n'ayant encore été révélés et l'histoire n'ayant pas encore vraiment démarrée, l'impression prématurée de se retrouver dans un clip sans buts réels et fatiguant pour les yeux est bien présente (ainsi que la certitude que le temps de l'immobilisme des Prédateurs, son premier film, est bel et bien révolu !).

Le deuxième travers du film est le sentiment, parfois bien présent, que la prise de risques n'est pas qu'absente uniquement pour le réalisateur. Concernant la musique, Harry Gregson-Williams (The Town, Rock...) en est à sa neuvième collaboration avec Scott. C'est dire si les deux hommes se connaissent. Malheureusement, cela ne va pas, dans le cas présent, dans le sens d'une grande innovation : Gregson-Williams fait du Gregson-Williams. Il livre donc un score efficace, mais sans aucune innovation. La remarque s'applique également à Denzel Washington : lui en est à sa cinquième collaboration avec Tony Scott. S'étant seulement coupé les cheveux, il ne cherche aucunement à s'immerger dans son rôle, mais joue du Denzel Washington, livrant donc le minimum syndical. Heureusement dés lors que l'acteur est naturellement sympathique !
La surprise vient alors de Rosario Dawson, mais surtout de Chris Pine. L'une, qui vient de sortir du familial Percy Jackson, est parfaite, jouant tout en tension et en nerfs une chef de gare, tandis que l'autre, vedette un an auparavant du Star Trek d'Abrams, parvient à briser avec talent son image de jeune premier -et de Kirk. Looser, volontiers rentre-dedans et sans langue de bois, il interprète à merveille son rôle, et mène véritablement l'ensemble à bout de bras.

Mais malgré ces bémols, taxer Unstoppable de sans intérêts serait oublier que Scott est passé maître dans le domaine du film d'action (citons Le Dernier Samaritain, Le Flic de Beverly Hills 2, Top Gun...). Il fait donc ici ce qu'il sait faire de mieux : livrer un divertissement sans temps morts et extrêmement efficace. Ce qu'Unstoppable est incontestablement, film mené sur les chapeaux de roues et ne laissant que peu de répit au spectateur. Car passé son introduction clipesque, le long-métrage peut-être assimilé au train 777, prenant de plus en plus de vitesse et devenant de plus en plus prenant au fil des minutes. Bien qu'aucune situation ne soit inédite, l'adrénaline et la tension s'invitent donc progressivement dans le film, pour ensuite ne plus le quitter jusqu'à un final démentiel. Enfin, Tony Scott parvient, en plus de son sens des péripéties haletantes, à retranscrire avec crédibilité le quotidien des cheminots : le film sent la graisse et le cambouis, et gagne par conséquence en crédibilité ce qu'il perd en images hachées.

Au final, Unstoppable est donc un dernier projet non exempt de défauts, mais qui parvient à les surpasser pour devenir un redoutable film d'action.
Ainsi, sans être du niveau du film référence en la matière, Runaway Train, il vaut assurément le détour !


Le Monde (presque) perdu
Le Monde (presque) perdu
DVD ~ Will Ferrell
Proposé par dodax-online-fr
Prix : EUR 19,97

1 internaute sur 2 a trouvé ce commentaire utile :
4.0 étoiles sur 5 Une comédie réjouissante, dotée d'effets spéciaux bluffants., 15 juin 2013
Ce commentaire fait référence à cette édition : Le Monde (presque) perdu (DVD)
Adaptation d'une série télévisée des années 70 (Land of The Lost), Le Monde (presque) Perdu confronte un scientifique demeuré (Will Ferrell) au succès inespéré de sa machine a voyager dans le temps et l'espace. Épaulé par une jeune scientifique (Anna Friel, vue dans Limitless) et par l'idiot du village (Danny McBride, également présent dans Date Limite et Tonnerre sous les Tropiques), il devra tenter de survivre dans un monde mystérieux où se mêlent dinosaures, aliens et hommes-singes.

A la lecture d'un tel script, le pire semblait être à envisager. Pourtant, malgré la pluie de Razzie Awards auxquels il fut nominé (ainsi que son flop commercial notable), Le Monde (presque) Perdu s'avère être une comédie débridée, doublée d'un excellent film d'aventure aux effets spéciaux irréprochables !

Le côté « monde perdu » est ainsi artistiquement une réussite, alternant déserts, forêts tropicales, volcans, bêtes féroces, dinosaures et extra-terrestres (au look forcément rétro, vu la série originelle). Le chef décorateur étant Bo Welch (Beetlejuice, Men in Black, Thor...), l'immersion est instantanée, et l'on ne peut qu'apprécier à sa juste valeur la qualité du travail réalisé. Car, malgré son titre français racoleur, Le Monde (presque) Perdu est loin d'être une comédie aux moyens étriqués. Doté d'un budget de 100 millions de dollars, il est réalisé par Brad Silberling (qui connait bien l'univers fantastique, ayant auparavant été aux commandes de Casper, ou encore des Désastreuses Aventures des Orphelins Baudelaire), et, côté équipe technique, comprend également Michael Giacchino à la musique (Ratatouille, Star Trek, Mission Impossible 4, John Carter...). Du beau monde, donc.
De plus, grâce au financement énorme dont est pourvue la comédie, les effets spéciaux y sont spectaculaire, tant pour la faune que pour la flore. Cela faisait ainsi longtemps que je n'avais pas vu de dinosaures si réalistes !

Alors certes, transposer 43 épisodes en 1h45 de film n'est pas chose aisée, d'où des situations et des personnages sans réels liens entre eux et qui se croisent de manière plus ou moins inspirée au gré de l'intrigue. Mais, malgré une première impression de patchwork légèrement brouillon, la multitude de péripéties et de lieux traversés donne vigueur et dynamisme à l'ensemble. Bref, on ne s'ennuie pas une seconde dans ce monde fantastique !

Enfin, concernant le côté « comédie », ceux qui n'aiment pas d'ordinaire l'humour de Will Ferrell, ne devraient pas plus l'apprécier ici que dans ses autres comédies. Pour les autres, l'acteur fait un one-man show des plus jubilatoires, enchainant bêtises sur répliques stupides (la scène du moustique vaut à elle seule le détour !), et ne démérite donc pas face à ses précédents succès. A ses côtés, Anna Friel apporte la touche féminine récurrente à nombre de comédies, tandis que Danny McBride semble prendre un plaisir fou à donner la réplique à son partenaire masculin, et à jouer un sombre crétin... plus perspicace qu'il n'y paraît !

Le Monde (presque) Perdu est donc un achat hautement recommandable pour tout amateur du Frat Pack, et plus largement, d'humour américain, tant d'un point de vue comique que d'un point de vue de la grande et inespérée qualité visuelle et immersive de ce monde oublié !


Police Academy 3, Instructeurs de choc
Police Academy 3, Instructeurs de choc
DVD ~ Steve Guttenberg
Proposé par cinebox
Prix : EUR 5,74

1 internaute sur 1 a trouvé ce commentaire utile :
4.0 étoiles sur 5 Un troisième volet redorant le blason de "Police Academy"., 13 juin 2013
Ce commentaire fait référence à cette édition : Police Academy 3, Instructeurs de choc (DVD)
Sorti en 1985, Police Academy : Instructeurs de choc est toujours réalisé par Jerry Paris, déjà à la tête du second volet. Ce dernier étant qualitativement faible, il semble donc que Paris se soit adapté au délai excessivement court de réalisation (un an seulement !), et se soit emparé à bras le corps de l'esprit très second degré de la série (révélant ainsi pleinement son potentiel de réalisateur de comédies, que les quelques séquences vraiment réussies du 2 laissaient augurer). En effet, ce troisième opus, formidablement amusant, parvient à pratiquement atteindre le summum d'humour américain 80's que constitue Police Academy, premier du nom. C'est dire !

Le réalisateur maîtrise ainsi mieux le sens du rythme, l'enchainement, ici sans temps morts, de situations cocasses et inédites, et est de plus épaulé au scénario par l'excellent Gene Quintano (qui sera aux commandes de Alarme Fatale en 1993). Cela se ressent bien entendu dans le script, qui, malin, fait suite directe au second opus sans pour autant en recycler les idées, mettant au contraire en place une histoire originale... et débridée !

Bien entendu, les héros récurrents de la série sont encore une fois de la partie (Guttenberg, Smith, Graf, Winslow, Ramsey, Easterbrook et Gaynes, qui acquiert à nouveau une place importante dans le film). Cependant, à cette joyeuse équipe d'amateurs policiers, Paris et Quintano ont la bonne idée (qui fait mouche !) d'ajouter les quatre meilleurs personnages du deuxième volet (Kinsey, Goldthwait, Metrano et Kazurinsky), créant de la sorte un cocktail jubilatoire de personnalités totalement différentes... mais toujours stupides !

En résulte donc une suite réussie, drôle, rythmée et parfois mouvementée (une longue course-poursuite clôt le film), qui peut sans honte se tenir à côté du premier opus !


Die Hard 5 : Belle journée pour mourir [Version Longue]
Die Hard 5 : Belle journée pour mourir [Version Longue]
DVD ~ Bruce Willis
Prix : EUR 8,99

5 internautes sur 10 ont trouvé ce commentaire utile 
2.0 étoiles sur 5 La perte de "l'esprit Die Hard"., 7 juin 2013
Ce commentaire fait référence à cette édition : Die Hard 5 : Belle journée pour mourir [Version Longue] (Blu-ray)
Premier Die Hard à se dérouler intégralement hors du territoire américain, ce cinquième opus laissait envisager d'intéressantes perspectives, augmentées par le fait que, pour la première fois, le fils de John McLane était partie prenante de l'intrigue. Pourtant...l'ensemble se révèle être une déception pratiquement totale.

Les raisons en sont malheureusement trop nombreuses. Tout d'abord, le choix de Jai Courtney pour interpréter le fils de McLane est une erreur artistique notable : aussi charismatique qu'un anchois, il ne joue pas, mais garde le même visage figé tout au long du film. La confrontation avec Bruce Willis, qui aurait dû être l'un des éléments fort de l'intrigue, est donc un flop. Jamais on ne parvient à croire en cette relation père-fils des plus artificielles, aggravée par un scenario absolument inepte. Ainsi, malgré un sympathique double twist final, l'histoire, aux répliques semblant être écrites par un écolier boutonneux, est d'une platitude absolue. Car c'est là que le bât blesse : la véritable faiblesse de ce Die Hard 5 réside en l'absence totale de « l'esprit McLane ». Finis, donc, les rires sardoniques, l'humour noir de Willis et les répliques percutantes. Dans cet opus de trop, peu d'entre elles parviennent à faire mouche (à peu près 5 dans le film entier, c'est dire...), la plupart des dialogues suscitant soit l'aberration, soit un ennui confondant.

Le fait est donc malheureusement bien là : cet esprit si typique de la saga, qui faisait tout son sel et son plaisir, semble avoir été mis aux oubliettes par des producteurs peu scrupuleux. Les franchises de films d'action à succès de ces dernières années, Transformers et Fast and Furious en tête, ont-elles été la motivation principale pour mettre en chantier Die Hard 5 ? Possible, au vue du scénariste (Skip Woods, bien connu pour ses scripts d'une rare profondeur : Hitman, L'Agence tous Risques...) et du réalisateur (John Moore, le « tâcheron du remake » : Le Vol du Phœnix, La Malédiction...) engagés. Car Moore, s'embourbant avec conviction dans tous les pièges qu'il aurait dû éviter, livre un film sans âme, qui ne se résume qu'à une surenchère d'effets spéciaux et pyrotechniques. Impossible dés lors de s'immerger dans le long-métrage aux côtés de John McLane, ce cinquième volet n'ayant été voulu que comme un enchainement basique des quatre scènes d'action qu'il contient (sa durée étant en elle-même significative : 1h40). Alors certes, ces scènes d'action, seul point fort du film, sont spectaculaires, particulièrement concernant une course-poursuite réellement monstrueuse. Mais en aucune façon, elles ne parviennent à redorer le blason de l'ensemble, qui peut se targuer d'être un sympathique blockbuster, mais en aucune façon d'être un Die Hard.

Quelle tristesse, donc, que de voir cette saga s'enfoncer dans une banalité formatée ! Et dire que Bruce Willis a d'ores et déjà signé pour un sixième volet...


The Raid [Blu-ray]
The Raid [Blu-ray]
DVD ~ Iko Uwais
Proposé par Smartphones & DVD
Prix : EUR 10,09

5 internautes sur 6 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 Tous les coups sont permis !, 6 juin 2013
Ce commentaire fait référence à cette édition : The Raid [Blu-ray] (Blu-ray)
Comme son nom l'indique, le film traite du raid d'une unité de la police sur un immense building, rempli à raz bord de gangsters, truands et autres trafiquants.
Passé une scène d'exposition de 6 minutes, l'assaut commence. On l'aura compris, le point fort de The Raid n'est pas le scénario, mais bien l'action. Et, dans le genre, quelle claque !
Se posant en digne héritier du John Woo de la grande époque (citons A toute épreuve), Gareth Evans nous livre des scènes de combats plus impressionnantes les unes que les autres (au cours desquelles il fait la part belle au pencak-silat, l'art martial indonésien du film) !
Car dans cet immense building labyrinthique et oppressant (sentiment encore augmenté par les infra-basses), une seule loi fait force : celle de la jungle.
Les affrontements entre policiers et truands s'enchainent donc pratiquement sans temps morts, que ce soit à mains nues, à l'aide de fusils, pistolets, grenades, couteaux, ou encore machettes (un homme sera même égorgé à l'aide d'un tube néon !). Un seul but : survivre.
Dans le genre, on n'avait pas vu une telle équipe de cascadeurs-acteurs depuis celle de Tony Jaa. C'est dire !

Citons également la grande fluidité des mouvements de caméra. Evans, et ce contrairement à beaucoup de ses pairs, ne propose pas un montage haché et à la limite de la lisibilité tant la caméra est agitée, mais des prises de vues stables, qui nous permettent d'apprécier à leur juste valeur les chorégraphies de combat, réglées au millimètre près.
Une preuve d'honnêteté vis à vis de son sujet, mais également vis à vis des cascadeurs, dont on ne peut qu'imaginer le nombre d'heures de répétitions pour arriver à un tel résultat !

Néanmoins, ajoutons un bémol : se focalisant uniquement sur l'action, le réalisateur ne développe pas assez ses protagonistes (6 minutes de scène d'exposition, rappelez-vous !), ce qui conduit petit à petit au sentiment d'assister à un bel exercice de forme, mais sans fond. D'où un détachement progressif vis à vis des personnages, pour lesquels un peu plus de profondeur n'aurait pas été de trop.

Mais passé ce défaut, le but essentiel d'Evans est atteint, et ce avec une puissance exemplaire : nous livrer un long métrage honnête, brut, intense et jusqu'au boutiste dans ses combats.
Il ne nous reste plus qu'a croiser les doigts pour qu'il face des émules !


Démons
Démons
DVD ~ Urbano Barberini
Proposé par Mymediashop
Prix : EUR 10,64

6 internautes sur 6 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 Du grand Cinéma bis., 4 juin 2013
Ce commentaire fait référence à cette édition : Démons (DVD)
Fils de Mario Bava (« l'inventeur » du slasher, avec La Baie Sanglante), Lamberto Bava réalise en 1985 ce qui allait devenir son film le plus emblématique, Démons. Le pitsch en est simple : invité gratuitement à une séance de projection-test d'un nouveau film d'horreur, un groupe hétéroclite d'individus doit se battre pour sa survie, lorsque les événements décrits dans le film se mettent à se réaliser dans la réalité. Tout cela fleure bon la série Z sans idées et sans le sou, et pourtant, malgré ces apparences trompeuses... Démons s'avère être un petit classique du Cinéma bis !

L'histoire, d'apparence simple, est en réalité un trompe l'œil, plaçant le long-métrage en descendant du classique Suspiria, de Dario Argento (par ailleurs producteur de Démons). Le cinéma est ainsi un cousin éloigné de l'école de danse du film d'Argento, tout en jeux de lumières, en bruits insolites, en pièces sans issues. Un piège aux couleurs chatoyantes, qui parvient à nous immerger rapidement dans un univers onirique. La première partie de Démons peut donc être vue comme un voyage au cœur d'un fantastique mystérieux, irrationnel et sensoriel, résolument influencé par les deux premiers volets de La Trilogie des Mères et, dans une moindre mesure, par le Giallo (la scène d'introduction dans le métro).

Ce songe éveillé (accentué par la bande-son) bascule alors abruptement dans l'horreur pure et le gore dès lors que le premier démon fait son apparition. La musique passe au hard rock, et la survie devient l'élément clé du film. Lamberto Bava, tout en ne perdant cependant jamais de vue le Fantastique (les jeux de lumière sont toujours superbes, certaines références sont faites au Fantôme de l'Opéra), fait alors preuve d'une aisance extraordinaire lors des scènes de survival. Maniant avec dextérité et rapidité la caméra (de nombreux réalisateurs actuels feraient bien de s'en inspirer), Bava nous entraine dans une lutte intense entre monstres et vivants, au cœur de ce cinéma-tombeau. Rejetant les clichés déjà présents à l'époque, le réalisateur parvient à créer une tension qui ne diminue jamais, chaque personnage pouvant mourir à tout moment. A cette incertitude permanente concernant le sort des protagonistes, Bava adjoint un sens du rythme sans faille, une beauté des images renversante même dans l'horreur, et des démons grand-guignolesques (la bave verte), mais effrayants. En effet, dans les années 80, les revenants d'outre-tombe sont lents, très lents. Bava, visionnaire, offre dans Démons le contre-pied absolu de la tendance de l'époque : ses monstres sont rapides et forts, mais peuvent mourir des mêmes blessures qu'un humain (la traditionnelle balle dans la tête n'est même pas mentionnée). En résulte donc séquences d'un gore outrancier (âme sensible s'abstenir), hectolitres de faux sang et membres arrachés volants en tout sens.

Ne donnant aucune explications à ces événements (et allant donc à l'encontre des codes du Giallo, pourtant annoncé lors de l'introduction), Lamberto Bava livre un film duquel il est difficile de s'extraire, plasticité des prises de vue, Fantastique, horreur, gore et mystère allant de paire dans un mélange savamment dosé. Une merveille du Fantastique, que tout amateur de genre se doit de voir !

Concernant le dvd, aucun bonus n'est malheureusement proposé. De plus, la seule langue disponible est le français. En revanche, l'image (en 4/3) a été bien restaurée, nous permettant d'apprécier à leur juste valeur les splendides jeux de lumières.


Police Academy 2 - Au boulot !
Police Academy 2 - Au boulot !
DVD ~ Steve Guttenberg
Proposé par MEDIA PRO
Prix : EUR 6,56

1 internaute sur 1 a trouvé ce commentaire utile :
3.0 étoiles sur 5 Une suite sympathique mais peu inspirée., 19 mai 2013
Ce commentaire fait référence à cette édition : Police Academy 2 - Au boulot ! (DVD)
Suite directe du formidable Police Academy, ce Police Academy : Au Boulot ! prend place alors qu'un groupe de punks terrorise la ville (toujours non nommée) et ses habitants. Les nouvelles recrues de la police devront alors faire leur baptême du feu dans une jungle urbaine très années 80.
Le scénario, comme vous pouvez le constater, est la continuation directe et logique du premier opus, le film reprenant quelques uns des personnages majeurs de ce dernier (Steve Guttenberg, Bubba Smith, David Graf, Michael Winslow, Marion Ramsey et George Gaynes).

Et pourtant, le résultat s'avère mitigé. Hugh Wilson, réalisateur alors novice de Police Academy, était parvenu à transformer une histoire relativement basique en un délirant mélange entre humour pince-sans-rire, absurdité, érotisme 80's et sketches jubilatoires. Ici, Jerry Paris, qui n'en est pourtant pas à son premier film, parvient à faire sourire, mais rarement rire.

Ainsi, ce Police Academy 2 reprend peu ou prou les éléments clés du premier volet, ne parvenant pratiquement jamais à créer la surprise. En résulte un sentiment de déjà-vu préjudiciable à toute comédie. De plus, là où Police Academy offrait lors du combat final des méchants caricaturés, mais qui restaient plausibles, cette deuxième partie part dans un registre cartoonesque (dès lors que les « méchants punks » font leur apparition) mais ne parvient jamais à en tirer profit. Le fait à une réalisation peu inspirée de Paris, qui contrairement à son prédécesseur, ne semble pas maitriser le sens du rythme et du timing nécessaire à une comédie réussie, entrainant de fait des gags qui tombent le plus souvent à plat. Ceci nous amène au vrai problème de Police Academy : Au Boulot ! : le monstrueusement court délai imparti au réalisateur pour mettre en boîte son long-métrage. Un an seulement sépare les deux films (c'est dire la vitesse à laquelle a du se dérouler le tournage, les mois de pré-production, post-production et promotion s'additionnant à ce dernier !).

Dés lors, la question mérite d'être posée : le résultat mitigé éprouvé à la vision du film est-il le fait de Paris, ou des producteurs (qui souhaitèrent certainement exploiter un maximum le filon, et prendre le minimum de risques) ? En effet, à la vue des rares séquences faisant vraiment rire (principalement l'introduction, la scène du shampoing et celle du restaurant japonais), l'on peut se demander ce qu'aurait été le résultat final si Jerry Paris avait eu les coudées franches et plus de temps pour se consacrer à la réalisation...

Une interrogation qui restera pour toujours sans réponse, et, au final, une suite sympathique mais que je ne peux qualifier de réussie, car tombant dans tous les pièges inhérents au deuxième opus et ne parvenant jamais à se démarquer de Police Academy. Dommage !


Police Academy - Édition Spéciale
Police Academy - Édition Spéciale
DVD ~ Steve Guttenberg
Proposé par cinebox
Prix : EUR 6,90

3 internautes sur 3 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 Une référence de la comédie 80's à l'américaine !, 14 mai 2013
Ce commentaire fait référence à cette édition : Police Academy - Édition Spéciale (DVD)
Premier volet de la série culte Police Academy (qui compte tout de même sept films, un huitième étant prévu pour les années à venir), ce Police Academy, premier du nom, est un régal pour les zygomatiques, un remède contre la mauvaise humeur, bref, une comédie comme on aimerait en voir plus souvent !

Sorti en 1984 et réalisé par Hugh Wilson (dont, curieusement, c'est le seul film notable), Police Academy met en scène une bande d'empotés, qui, suite à l'ouverture de l'Académie de Police à chaque citoyen, se précipiteront dans la respectable institution afin de tenter d'y gagner leurs galons...

Porté par une brochette d'acteurs alors pratiquement tous inconnus, le film ne cherche pas à se reposer sur les épaules d'une star, mais au contraire fait de sa priorité l'humour.
Ne s'axant ainsi pas autant sur l'absurde que les films du trio ZAZ (Top Secret ! sort la même année), Police Academy propose une ligne scénaristique stable (l'entrée dans les rangs de la police), et y greffe des personnages pour la plupart profondément imbéciles, mais tous hautement amusants et différents. En découlent moults gags et situations n'ayant a-priori pas de liens forts entre elles, mis à part leur appartenance au canevas global et...le rire ! Et dans le genre, quelle réussite ! Les situations rocambolesques s'enchainent sans temps morts, l'humour fait mouche à chaque coup (le Commandant Lassard initiant l'absurdité qui fit les beaux jours de Leslie Nielsen dans la trilogie des Y-a t'il un Flic ?), la musique (composée par Robert Folk : Tremors, Alarme Fatale...) est au diapason, de même que le casting.
Peut hélas se trouveront dans les épisodes suivants, mis à part Steve Guttenberg, Bubba Smith, David Graf, George Gaynes, Marion Ramsey et Michael Winslow (et ses incroyables effets vocaux !).

Il est à ce titre étonnant que pratiquement aucun des acteurs et actrices de cette comédie référence ne soient parvenus à s'imposer dans le paysage cinématographique américain : seuls Guttenberg et Kim Cattrall réussirent à tirer leurs épingles du jeu, l'un notamment dans Cocoon et Short Circuit, l'autre (alors qu'elle aurait pu être cataloguée définitivement dans le registre « comique », ayant tournée consécutivement dans Porky's et Police Academy), dans Les Aventures de Jack Burton dans les Griffes du Mandarin, Le Bûcher des Vanités ou encore Star Trek 6.

Réussissant le moins aisé qu'il n'y paraît dosage entre humour, imbécillité, absurdité, gag, léger érotisme (l'ancienne pornstar Georgina Spelvin fait une apparition formidablement comique !), et bonne humeur, Wilson livre une comédie remarquable, qui traversera sans nul doute les générations...et fait rire à chaque nouvelle vision !

Police Academy est donc incontestablement un must have, qui ne bénéficie malheureusement toujours pas d'une édition digne de ce nom.


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