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matt
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La Chèvre
La Chèvre
DVD ~ Pierre Richard
Proposé par Media59
Prix : EUR 8,89

3 internautes sur 3 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 Une merveilleuse comédie !, 27 avril 2013
Ce commentaire fait référence à cette édition : La Chèvre (DVD)
Sorti en 1981, La Chèvre est le second film réalisé par Francis Veber. Alors célèbre dialoguiste et scénariste (par exemple pour L'Emmerdeur, Le Grand Blond avec une Chaussure Noire, Peur sur la Ville ou encore La Cage aux Folles), il s'essaya à la réalisation en 1976 avec Le Jouet. Malgré Pierre Richard, Gérard Jugnot et Michel Bouquet devant la caméra, ce premier essai ne fut pas couronné avec succès au box-office. La consécration pour Veber en tant que réalisateur arriva alors quelques années plus tard avec ce formidable second long-métrage.

Mettant en scène Pierre Richard (dans le rôle de Perrin) et Gérard Depardieu (dans celui de Campana), il prend place au Mexique, alors que la fille très malchanceuse d'un riche PDG se soit faite enlevée. Pour la retrouver, l'homme d'affaires fait appel en désespoir de cause à un comptable anonyme tout aussi malchanceux (Richard) et à un détective cynique ayant déjà échoué une fois à la retrouver (Depardieu). Lancés en plein cœur d'un Mexique encore sauvage, les deux individus, totalement antinomiques, devront tenter de mener à bien leur mission.

Initialement prévus pour Lino Ventura et Jacques Villeret, les deux rôles principaux échurent finalement -et heureusement !- au duo Depardieu-Richard. Bien que l'on sache que Gérard Depardieu se soit montré particulièrement intenable sur le plateau (il avait souhaité obtenir le rôle de Perrin), quel formidable film comique que constitue La Chèvre !

Ces sourires et rires qui ont su franchir les décennies sont le fait de l'équilibre délicat d'éléments dosés avec talent. Tout d'abord, le couple de héros fonctionne à merveille : entre l'air ahuri de Richard, accumulant les gaffes avec une régularité proprement jouissive et l'air énervé et incrédule de Depardieu, qui ne parvient jamais à croire à la malchance de son coéquipier, le duo se place directement dans le peloton de tête des meilleurs couples comiques français. Ensuite, Francis Veber met en œuvre tout le savoir-faire accumulé lors de ses années de scénariste. Les dialogues, cultissimes, font mouches à chaque coup, de même que les situations rocambolesques arrivant à Richard (et, par ricochet, à Depardieu !). Enfin, en plaçant le contexte de son film au Mexique, le réalisateur nous offre une plongée totalement dépaysante dans un pays encore vierge de toute mondialisation (il faut le voir pour le croire !), dans lequel les situations ayant mal vieillies (les écrans derrière la voiture, le gorille) ne font qu'ajouter en charme suranné à cette aventure mouvementée, mais surtout comédie réussie.

Car en dosant avec habilité ces trois ingrédients, Veber livre une farce à l'humour typiquement français, qui parvient à se hisser au rang de classique, et réussie à faire rire à chaque vision... Et le fera encore certainement au cours des décennies prochaines !

Intemporel, La Chèvre l'est donc, et vaut incontestablement l'achat (dommage à ce titre qu'aucune édition digne de ce classique n'ait encore vue le jour !).


Black Water
Black Water
DVD ~ Maeve Dermody
Proposé par PREMIERE
Prix : EUR 19,99

2 internautes sur 2 ont trouvé ce commentaire utile 
4.0 étoiles sur 5 Une féroce réussite., 21 avril 2013
Ce commentaire fait référence à cette édition : Black Water (DVD)
Sorti en 2007, Black Water, réalisé par les australiens Nerlich et Traucki, est la preuve même qu'un excellent film peut être réalisé avec un budget ridicule. Tourné en Australie avec à peine plus de 500 000 euros et cinq acteurs totalement inconnus, il sortit la même année que Eaux Troubles, lui aussi film remarquable prenant comme ennemi principal un crocodile...mais avec aux commandes Greg McLean (qui avait auparavant mis en scène le désormais classique Wolf Creek) et un budget de près de 16 millions d'euros.

Les deux réalisateurs, bien conscients de leurs limites financières, choisissent alors, et ce contrairement à Eaux Troubles, de faire preuve d'un minimalisme radical...et parviennent à livrer un long-métrage captivant de bout en bout et anxiogène à souhait !

Ainsi, trois touristes décident de visiter les « bayous » australiens, avec à leur tête un guide autochtone. Brusquement, un crocodile fait chavirer l'embarcation. Le trio de héros, réfugié sur un arbre entouré d'eaux saumâtres, devra alors tenter de survivre.

Tout d'abord, le pitch, de part sa simplicité même, est proche d'un nihilisme féroce et d'un réalisme exacerbé, qui ne peut laisser de marbre. De plus, en choisissant des acteurs convaincants, Nerlich et Traucki éloignent définitivement leur projet de la classification Z qui aurait pu lui pendre au nez s'il avait été en d'autres mains. Ensuite, en filmant avec une efficacité et un classicisme tout à leur honneur l'attente des protagonistes et leurs efforts pour rester en vie, les deux réalisateurs parviennent à faire oublier leur budget proche du néant. Car c'est bien d'attente dont il est question dans Black Water. L'eau, en permanence noire et boueuse (comme le titre l'indique) ne laisse jamais deviner ou le monstrueux crocodile se tapit...ni s'il est encore dans les parages ! En résulte un climat étouffant en permanence, dont toute lueur d'espoir est écartée (pour preuve, cet avion de ligne aperçu entre deux branches d'arbres...et parfaitement inaccessible), et une mort qui peut surgir à tout moment et emporter n'importe qui. Les codes et clichés sont donc ainsi pour la plupart écartés avec habilité du scénario, ne laissant que tension et peur chez le spectateur. A ceci s'ajoute des apparitions redoutables et toujours inattendues du crocodile, qui, pour des raisons financières, est souvent...un vrai saurien ! Remarquable !

Alors certes, l'on pourrait reprocher à Black Water de trop s'en tenir à son aspect réaliste (en adoptant uniquement le point de vue des héros, nous ne voyons pratiquement jamais leurs pieds fouler la sombre vase) et donc de perdre de fait une partie de la peur supplémentaire qu'il aurait pu générer.

Mais force est de constater que, malgré ses limites imposées et ce léger bémol, le long-métrage se classe immédiatement parmi les meilleurs films mettant en scène des crocodiles, Eaux Troubles et Primeval (lui aussi de 2007) en tête. C'est dire !

Un achat, donc, férocement recommandé (associé au fait, qu'une fois n'est pas coutume dans ce genre de projet à faible budget, un making of de près de 30 minutes nous est proposé !).


Créatures féroces
Créatures féroces
DVD ~ John Cleese
Proposé par odyssees-numeriques
Prix : EUR 8,99

1 internaute sur 1 a trouvé ce commentaire utile :
4.0 étoiles sur 5 Un bijou de l'humour anglais !, 20 avril 2013
Ce commentaire fait référence à cette édition : Créatures féroces (DVD)
Près de 10 ans après le remarquable Un Poisson Nommé Wanda, Schepisi (aussi aux commandes de La Maison Russie) et Young prennent le fauteuil de réalisateur laissé par Charles Crichton (qui décédera deux ans plus tard) et reforment la fine équipe composée de John Cleese (toujours scénariste du projet), Jamie Lee Curtis, Kevin Kline et Michael Palin pour ce tout aussi formidable Créatures Féroces.

Cette fois-ci, Rod McCain (Kevin Kline), milliardaire américain, acquière un zoo en Grande-Bretagne, dont il confit le développement (et la manne financière supposée en retomber) à un ancien policier (Cleese). Une seule solution pour parvenir aux 20% d'augmentation mensuelle nécessaires à la survie du zoo : le remplir de créatures féroces ! Mais l'équipe d'employés (dont Palin, toujours aussi déjanté !) ne voit pas d'un bon œil le départ de leurs inoffensifs animaux. De plus, le fils dégénéré du magnat (toujours Kline), en compagnie d'une ambitieuse aux dents longues (Curtis) arrivent également dans le zoo pour y apposer un marketing frénétique censé décupler les profits...

Véritable parodie des empires financiers américains (la société de McCain se nomme d'ailleurs...Octopus !), Créatures Féroces épingle avec un humour confondant tous les travers du capitalisme moderne. Du milliardaire véreux et vulgaire au fils stupide, en passant par une Jamie Lee qui ne lésine pas sur le décolleté pour arriver à ses fins, tous les membres d'Octopus passent à la moulinette d'un scénario férocement british. Face à eux, le Vieux Continent n'est pas épargné non plus, de l'ancien colon (Cleese, forcément) au zoologiste qui ne parvient jamais à finir une phrase (Palin).

Tous se télescopent alors sans temps morts au sein de ce zoo, les situations rocambolesques et burlesques bénéficiant d'un scénario malin et roublard, qui n'hésite pas à aller très loin dans le non-sens parodique (les sponsors présents derrière chaque touffe d'herbes !). Et l'on ne peut s'empêcher alors de rire (souvent !) devant cette avalanche de quiproquos et d'humour anglais qui ne stoppe pas un seul instant, magnifié qui plus est par la musique de Jerry Goldsmith.

Créatures Féroces réussit donc le tour de force de se hisser au niveau d'un Poisson Nommé Wanda (les réalisateurs ont parfaitement saisis l'esprit du premier volet), et mérite assurément sa place au sein du cercle très fermé des meilleures comédies des années 90. C'est dire !

En revanche, il est regrettable que le dvd ne présente aucun bonus digne de ce nom...même pas un menu en français !


Hitchcock [Blu-ray]
Hitchcock [Blu-ray]
DVD ~ Anthony Hopkins
Proposé par matcombes
Prix : EUR 11,30

6 internautes sur 7 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 Formidable !, 19 avril 2013
Ce commentaire fait référence à cette édition : Hitchcock [Blu-ray] (Blu-ray)
Le postulat de départ était osé : relater le temps d'un long-métrage le tournage de Psychose, chef-d'œuvre d'Alfred Hitchcock et du Cinéma au sens large.

Pourtant, Sacha Gervasi (dont les seuls faits d'armes jusqu'alors n'étaient qu'un documentaire sur Anvil et la rédaction du scénario du Terminal de Spielberg) réussit avec brio son pari. S'appuyant sur le livre de Rebello (« Alfred Hitchcock and The Making of Psychose », 1990) et sur les témoignages des quelques survivants ayant travaillés au côté du réalisateur des Oiseaux, il parvient à donner naissance à un film qui retrace avec finesse la personnalité du Maître et le tournage de Psychose, et qui, chose fort rare dans ce genre de projet, n'est pas dénué de suspens ! Un véritable tour de force, car chacun connait ce classique et le succès qu'il rencontra. La recette de cette belle réussite tient en plusieurs ingrédients, dosés avec intelligence.

Tout d'abord, en la large pincée de biographie (et de psychologie !) de laquelle le long-métrage puise une grande partie de sa saveur. Plutôt que de réaliser un biopic plus ou moins exhaustif sur la vie de Hitch, Gervasi choisit au contraire de ne s'axer que sur l'un des épisodes, déterminant, de cette riche existence : le combat mené pour le tournage de Psychose. A cette époque, le réalisateur britannique vient d'enchainer les succès (Sueurs Froides et La Mort aux Trousses), n'ayant donc plus rien à prouver aux grands studios. Cependant, il n'est toujours considéré par ces derniers que comme un faiseur de divertissements populaires, et non de grands films, fait lui pesant énormément. Souhaitant donc donner un bon coup de pied dans la fourmilière, et retourner aux prises de risque de ses débuts, il se lance dans cette aventure mouvementée.
Mais au delà de l'aspect purement historique, le réalisateur dresse un portrait relativement complet de ce que fut Hitchcock. De sa passion maladive pour les « blondes hitchcockiennes » à son rapport à la nourriture, en passant surtout par une absence de confiance en lui que seule sa femme sut lui apporter, Sacha Gervasi, en ne traitant qu'une période relativement courte de la vie du cinéaste, parvient à en donner, par petits détails, une vision passionnante.

Le deuxième ingrédient de la réussite du projet consiste en la relation que le Maître du Suspens entretint avec sa femme, Alma Reville (interprétée par la formidable Helen Mirren). Peu connue et en perpétuel retrait de son illustre mari, elle fut cependant sa muse et sa plus fidèle collaboratrice, étant pour beaucoup dans les succès cinématographiques de son époux. Le film, loin de la reléguer lui aussi dans l'ombre, la place au contraire sur un pied d'égalité avec Hitchcock, mettant en exergue les sacrifices multiples qu'elle lui consentie. En résulte une peinture touchante et très intéressante (et probablement juste !) de la vie de ce couple, finalement peu connu du grand public.

Le troisième ingrédient réside quant à lui en la pincée de sel que constituent les dialogues, brillants, écrits par McLaughlin et Rebello. Souvent mordants, il ne donne que plus de piment à la relation conjugale des deux « héros », et contribuent à l'efficacité et au rythme de l'ensemble.

En bon marmiton, Gervasi accorde également une grande place à la pièce maîtresse de ce plaisir cinématographique : Psychose ! Et si la plupart des spectateurs connaissent la pierre angulaire de la carrière du réalisateur anglais, le long-métrage parvient néanmoins à nous en révéler les dessous (véridiques), qui sont à ce titre absolument étonnants ! Du financement du film aux combats d'Alfred contre la censure, jusqu'à la distribution du long-métrage...initialement dans une seule salle !, les péripéties pour que Psychose atteigne la place que nous lui connaissons aujourd'hui sont absolument passionnantes.

De plus, l'ingrédient décisif, le plus risqué, s'avère être un succès : en confiant le rôle du réalisateur à Anthony Hopkins, Sacha Gervasi fait le bon choix. Dissimulé derrière ventre factice et prothèses faciales réussies (qui ne cherchent néanmoins pas à camoufler complétement le visage de l'acteur, choix intentionnel), Hopkins livre une prestation toute en finesse, élégance et petits détails, habitant manifestement son personnage. Face à lui, ne déméritant pas, Helen Mirren, qui connue elle aussi personnellement le fait de se trouver dans l'ombre d'un metteur en scène réputé, suite à son mariage avec Taylord Hackford, alors qu'elle n'était encore qu'une relative inconnue. Le reste du casting est au diapason, Scarlett Johansson (Janet Leigh), Jessica Biel (Vera Miles) ou encore James d'Arcy (Anthony Perkins) interprètant avec passion et talent leurs personnages respectifs.

Enfin, la réalisation exemplaire de Gervasi ajoute le dernier ingrédient à ce met fort réussi, dont de nombreux metteurs en scènes devraient prendre de la graine. Filmant d'une manière extrêmement classique (normal, au vu du sujet), il ajoute à cette qualité un sens du suspens pour le moins inhabituel. Bien que connaissant par avance la fin de Hitchcock, il est difficile de ne pas être pris par cette histoire rondement menée, dont l'aspect biographique et historique n'enlève rien à la tension de certaines scènes. Magistral !
A ceci s'ajoute enfin la musique de Danny Elfman, superbe et vibrant hommage à Bernard Herrmann, qui constitue de par le fait un élément du film à part entière.

Sans avoir besoin d'une grande connaissance sur Alfred pour pouvoir apprécier Hitchock (à part pour le clin d'œil final, à la fois à son prochain film et à sa série TV), il peut donc être vu par tous, et constitue à la fois un excellent film et un beau complément à placer aux côtés des classiques du Maître du Suspens. C'est dire !
Il ne reste plus qu'à espérer que les prochains projets de Gervasi seront menés avec autant de passion et de justesse.

Bref, Hitchcock est un achat à recommander sans hésiter !


Mickey les yeux bleus
Mickey les yeux bleus
DVD ~ Hugh Grant
Proposé par Bobby-Destock
Prix : EUR 4,77

2 internautes sur 2 ont trouvé ce commentaire utile 
4.0 étoiles sur 5 Une comédie à réévaluer !, 18 avril 2013
Ce commentaire fait référence à cette édition : Mickey les yeux bleus (DVD)
En 1999, Hugh Grant vient d'exploser dans Coup de Foudre à Nothing Hill. Surfant sur sa popularité internationale fraichement acquise de nouveau héros romantique, Mickey Les Yeux Bleus lui offre à peu de choses près le même rôle d'acteur, souhaitant en tirer le maximum de billets verts.

Cependant, là ou d'autres auraient proposés un film rapidement emballé et aisément oubliable, Kelly Makin fait le choix judicieux de réaliser une comédie des plus réjouissantes, offrant à Grant sur un plateau d'argent le genre de rôle dans lequel il excelle : le héros romantique.
Entouré de James Caan, Burt Young, Jeanne Tripplehorn (et Basil Poledouris à la musique !), il y interprète ainsi un innocent commissaire-priseur, qui, épris de la fille d'un caïd de la Mafia (Caan, bien entendu), n'aura de choix que d'entrer dans ce milieux des plus...explosifs !

Makin, plutôt que de tenter de détourner les codes des films noirs, choisit à l'inverse, et étonnamment, de les prendre à bras le corps, chansons comprises. Et après un démarrage qui prend le temps de poser la situation, les quiproquos et rebondissements s'enchainent alors sans temps morts, donnant le sentiment que derrière sa façade de faire valoir à Grant, Mickey Blue Eyes est une véritable pépite du burlesque. En effet, en plongeant avec un plaisir non dissimulé dans l'eau trouble de l'univers mafioso New-Yorkais (James Caan y reprend évidemment - à peu de choses près - son rôle du Parrain), le réalisateur ne manque pas d'y adjoindre romance, humour british, (bien sûr) burlesque, mais surtout une vitesse dans les retournements de situations proprement confondante. Pour preuve, ce final mémorable, qui, même s'il ne présente aucune surprise pour un spectateur un tant soit peu avisé, fait preuve d'une rapidité dans l'humour qui ne peut laisser insensible !

Bref, Mickey Les Yeux Bleus (référence à une parodie courte mais jouissive de Hugh Grant) est une comédie à réévaluer, qui se laisse suivre avec un plaisir certain et fait rire de bon cœur et franchement...chose assez rare pour être notifiée !

En revanche, dommage que le dvd ne présente aucun bonus digne d'intérêt.


Over The Top
Over The Top
DVD ~ Sylvester Stallone
Prix : EUR 11,70

5 internautes sur 5 ont trouvé ce commentaire utile 
4.0 étoiles sur 5 Un très bon Stallone., 28 mars 2013
Ce commentaire fait référence à cette édition : Over The Top (DVD)
Pur produit eighties, Over the Top est réalisé par Menahem Golan (qui sort juste de la mise en scène de Delta Force), et est produit par sa société, bien connue des aficionados de films d'action des années 80 : la Cannon.

Sylvester Stallone, alors au sommet de sa carrière (il vient de tourner Rambo 2, Rocky 4 et Cobra), y interprète Lincoln Hawk, routier sans le sou mais imbattable au bras de fer. A la demande de son ex-femme, il accepte de s'occuper de son jeune fils, qu'il n'a pas revu depuis 10 ans. Malgré l'opposition d'un grand-père millionnaire, ils traverseront ensemble les vastes étendues de l'Amérique, apprenant à se connaître...et se pardonner.

Loin de sombrer dans un patriotisme qui fut l'une des marques de fabrique de Golam et Globus, Over the Top arbore une simplicité et une authenticité tout à son honneur. L'histoire, sans fioritures mais belle et touchante, se veut au plus près de la relation père-fils, cœur évident du film.
A ce titre, Stallone est parfait dans le rôle de ce père routier : tout en justesse, il prouve qu'il n'a jamais été aussi bon que dans les rôles de marginaux au grand cœur.

Long-métrage au message universel, rejetant les différences sociales et financières pour ne garder que l'essentiel : l'amour, il propose également (comme son titre français le souligne !) quelques belles scènes de bras de fer. A ce titre, grâce à une réalisation efficace, Golam parvient à rendre prenants des duels forcément statiques. Une belle réussite à ce titre, associée au fait que les adversaires de Hawk sont de véritables monstres (Stallone paraît freluquet à leurs côtés, c'est dire !).

Ayant certes accusé le passage des années, Over the Top surmonte néanmoins son côté suranné (dont la très 80's musique composée par Giorgio Moroder !) par son message plein d'espoir et la touchante découverte réciproque d'un enfant et d'un père (thématique que Real Steel reprendra à son compte quelques années plus tard).
Un beau film, donc, qui mérite assurément d'être vu.


Eaux troubles
Eaux troubles
DVD ~ Radha Mitchell
Proposé par Neobang
Prix : EUR 6,70

1 internaute sur 1 a trouvé ce commentaire utile :
4.0 étoiles sur 5 Une terrifiante réussite., 22 mars 2013
Ce commentaire fait référence à cette édition : Eaux troubles (DVD)
Deux ans après le choc Wolf Creek, l'australien Greg McLean prouve avec son deuxième long-métrage, Eaux Troubles, qu'il a l'essence d'un très bon réalisateur.

De son titre original Rogue (et sans doute renommé Eaux Troubles pour concurrencer Black Water, sorti en 2007 lui aussi), le film prend place dans un estuaire australien, qu'une guide fait visiter en bateau à un groupe hétérogène de touristes. Pénétrant malencontreusement au cœur du territoire d'un crocodile marin, leur survie ne tiendra alors plus qu'à un fil.

Tourné en paysages naturels dans les Territoires du Nord de l'Australie, Rogue bénéficie de cet apport indéniable que constituent des paysages sublimes non reconstitués par images de synthèse. Au milieu de cet écrin naturel, McLean prend le temps de (bien !) filmer son sujet, tant d'un point de vue naturel qu'humain, la longue scène d'exposition posant les bases d'une immersion cinématographique qui se révélera intense. Bien éloigné des canons épileptiques de la production horrifique actuelle, il adjoint à cette qualité un casting exemplaire, composé en majorité de relatifs inconnus à l'époque, mais dont certains exploseront quelques années plus tard à l'international : Michael Vartan, Radha Mitchell (Pitch Black, Silent Hill), John Jarratt (le tueur de Wolf Creek, c'est lui), Mia Wasikowska (qui s'imposera avec Alice au Pays des Merveilles de Burton), ou encore Sam Worthington (dont c'est le dernier film avant son explosion dans Avatar et Terminator Renaissance). Du beau monde, donc, au service d'un long-métrage prenant à souhait.

Car le principal protagoniste de Eaux Troubles, un crocodile marin énorme et territorial, est absolument saisissant et terrifiant. A son côté extrêmement réaliste (les effets spéciaux n'ont à ce titre pas pris une ride), Greg McLean adjoint une distillation parcimonieuse de ses apparitions, évitant de fait le piège de Lake Placid. Un réalisme qui est est pour beaucoup à l'anxiogénité à couper au couteau qui s'émane du film, et qui ne fait qu'aller en s'accentuant, le monstre pouvant apparaître n'importe où et n'importe quand. Ainsi, loin de miser sur des effets-bus lambda, auxquels il préfère une réalisation et une prise de sons brutes (mis à part pour quelques notes, dignes de Bernard Herrmann), le réalisateur nous offre un final au climax terriblement stressant, digne de figurer dans les annales du genre.

On pourrait certes émettre quelques très légers bémols à l'encontre de Eaux Profondes (une ou deux scènes « clichées », et une psychologie des personnages qui aurait pu être plus développée par moments), mais inutile de bouder notre plaisir. Jonglant avec une maestria étonnante avec survival et peur (et ceci sans jamais choisir la facilité du gore outrancier : très peu de scène sont sanglantes), McLean livre incontestablement un excellent long-métrage, amené à faire date et qui se classe parmi les meilleurs films de crocodiles réalisés jusqu'alors.
Un exercice de style magistral.


Fanboys
Fanboys
DVD ~ Sam Huntington
Prix : EUR 12,99

2 internautes sur 3 ont trouvé ce commentaire utile 
2.0 étoiles sur 5 Concept prometteur... mais résultat médiocre., 22 mars 2013
Ce commentaire fait référence à cette édition : Fanboys (DVD)
Quatre amis d'enfance, fans invétérés de Star Wars, décident en 1998 de traverser les États-Unis afin de se rendre au Skywalker Ranch, et d'y dérober l'épisode I.

Le scénario partait sur de bonnes bases : le culte de l'œuvre de Lucas chez un large public dévoué corps et âmes à la cause des Skylwalker aurait pu donner un ensemble enlevé, voire caustique.

Et pourtant, le résultat est médiocre. Plutôt que de proposer scénario malin et situations rafraichissantes, bref, plutôt que de prendre des risques, Kyle Newman fait le choix malheureux de suivre à la lettre le traditionnel canevas des teen movies basiques.
Des personnages clichés à souhait aux situations redondantes en passant par des répliques navrantes tout au long du long-métrage et des situations mal exploitées (le « duel » entre les communautés de fans est bien mieux traité par Kevin Smith dans Clerks 2), Fanboys ne parvient jamais à convaincre.
Film cloîtré dans une intrigue terriblement linéaire, il se montre également extrêmement soft (excepté pour les répliques graveleuses) au regard de la production des comédies adolescentes US actuelles. Un comble, alors qu'il vise clairement à atteindre ce public !

Alors certes, quelques répliques et parodies font mouches, et le long-métrage s'offre un parterre de guest-stars truculentes (Carrie Fisher, Danny Trejo, Billy Dee Williams, Seth Rogen, Kevin Smith ou encore Ray Park).

Mais c'est bien (trop !) peu au regard de ce qu'aurait pu donner le concept en d'autres mains. Car il ne suffit pas de présenter quelques losers archétypaux pour réussir une comédie : encore faut-il y insuffler cœur et esprit. Ce dont Fanboys est totalement dépourvu, parvenant ainsi à ne pas rendre l'hommage comique que méritait l'univers dont il se dit fan : Star Wars.


Arlington Road
Arlington Road
DVD ~ Jeff Bridges

4 internautes sur 4 ont trouvé ce commentaire utile 
4.0 étoiles sur 5 Un thriller paranoïaque., 18 mars 2013
Ce commentaire fait référence à cette édition : Arlington Road (DVD)
Sorti en 1998, Arlington Road met en scène les excellents Jeff Bridges et Tim Robbins, interprétant deux voisins, rue Arlington. L'un, Bridges, est un professeur torturé par le décès de sa femme, agent du FBI qui trouva la mort lors d'une opération anti-terrorisme. L'autre, Robbins, est un ingénieur à la vie de famille exemplaire. Mais de petits détails insolites troubleront Bridges quant à l'identité réelle de son voisin...

Thriller prenant et paranoïaque, Arlington Road dévoile le portrait maladif d'une Amérique minée de l'intérieur. Pointant tout d'abord du doigt le nombrilisme humain sévissant particulièrement dans ces suburbs américaines trop tranquilles d'apparence (les voisins ne connaissent même pas leurs noms réciproques...), le film est avant tout une plongée psychologique intense dans l'esprit du personnage interprété par Jeff Bridges.

Victime du traumatisme inhérent à la mort de son épouse, et aussi fasciné que révulsé par le terrorisme, nous ne savons pas durant la majeur partie du long-métrage s'il développe un esprit maladivement suspicieux à l'encontre de Robbins, ou si ses dires, basés sur des faits anodins, sont les bases d'une vaste et bien réelle théorie du complot. Épinglant les travers d'un pays face à une montée des actes terroristes, qui développent chez une grande partie de la population peur et paranoïa et entrainent une manipulation des masses par les institutions étatiques, le long-métrage livre une peinture intense de cette nation menacée, paradoxalement, par elle même. Il acquiert ainsi, à la suite des attentats du 11 septembre, une résonance toute particulière...

La réalisation, soignée (il est à ce titre étonnant que ce film soit l'un des seuls mis en scène par Mark Pellington, cantonné aux documentaires et productions TV), ajoute à cette plongée en apnée dans un univers trouble et ambigu qui parvient à captiver sans peine. Le casting, parfait, et l'angoissante musique composée par Angelo Badalamenti achèvent de contribuer à la qualité du long-métrage.

Proche en terme de thématiques de l'excellent La Main Droite du Diable de Costa-Gravas (1988), Arlington Road s'en démarque par son atmosphère angoissante et un jusqu'au boutisme proprement effrayant. Pour tout amateur de thrillers, celui-ci est à placer parmi les belles réussites d'un genre qui fit les beaux jours des années 90. A découvrir, donc !

En revanche, dommage que l'édition dvd ne propose en guise de « bonus » qu'une bande annonce...


Cujo
Cujo
DVD ~ Dee Wallace
Proposé par dvdpromo
Prix : EUR 28,90

2 internautes sur 2 ont trouvé ce commentaire utile 
4.0 étoiles sur 5 Monstrueux saint-bernard !, 18 mars 2013
Ce commentaire fait référence à cette édition : Cujo (DVD)
Cujo, réalisé par Lewis Teague (dont les seuls autres films notables sont Cat's Eyes et Le Diamant du Nil), sort sur les écrans en 1983. Adaptation du best-seller éponyme de Stephen King, paru seulement deux ans plus tôt, il met en scène un saint-bernard, qui, ayant contracté la rage, se met à attaquer puis tuer chaque humain passant à porté de la maison perdue en pleine campagne qui fut sienne. Une mère et son enfant, arrivant dans la propriété, se retrouveront prisonniers de leur véhicule, cernés par le chien devenu meurtrier et coupés du monde extérieurs.

Le roman de King, simple de postulat mais anxiogène à souhait, n'était pas aisé à transposer à l'écran. Force est de constater que Teague s'en sort à merveille, ayant parfaitement saisi l'essence du livre. Épaulé par la Scream Queen Dee Wallace (La colline a des Yeux, Hurlements), il parvient à retranscrire en 1h25 l'esprit du roman et la majorité de ses scènes clefs.

Tout d'abord, en prenant le temps de développer ses personnages, à l'instar de Stephen King, il réussit un double pari : transposer fidèlement la première partie du livre, et nous faire éprouver empathie et émotions cinématographiques pour cette femme et cet enfant lorsque le siège débute.

De plus, bien que limité par le temps imparti, le réalisateur, plus ou moins rapidement et ostensiblement, parvient à donner au spectateur qui n'aurait pas lu le best-seller la majorité de ses clefs : de Cujo dont la rage décuple les sens et pour qui tout bruit devient un supplice, en passant par les portraits rapidement esquissés des habitants de l'Amérique profonde, si chers à King, la majorité des scènes apportent un détail permettant de construire un ensemble cohérent et fidèle au matériel original.

Quant au siège (principal force de l'histoire), bien que ne parvenant pas au niveau du roman (normal, au regard de la limite de temps), il est néanmoins traité avec efficacité et talent, tant du point de vue des mouvements de caméra et du jeu d'acteur que du point de vue des attaques du saint-bernard.

Dans le genre, rarement un chien aura été montré sous un jour si sombre. Doté d'un maquillage parfait mettant en exergue les effets de la rage, Cujo est une machine à tuer réellement effrayante, molosse dont les charges sont aussi rapides que destructrices. Je salue à ce titre le travail des dresseurs, pour lesquels le tournage dut être une gageure !

Alors certes, le film n'est pas parfait en tout point : certaines erreurs de raccords (aisément pardonnables) émaillent le long-métrage, et le final, lui aussi imposé, est bien loin de la noirceur et du jusqu'au boutisme de Stephen King.

Cependant, malgré ces bémols , Cujo réussi à mêler à la fois le caractère humain et l'atmosphère de peur qui s'échappe du roman, et parvient ainsi à se classer parmi les meilleurs adaptations de l'auteur de Shining. Un film à ranger à ce titre, et sans hésiter, aux côtés de Misery, La Ligne Verte, The Mist, Dead Zone, Carrie, Christine, Simetierre et Un Élève Doué. Bravo !

Concernant l'édition dvd, nous frôlons le lamentable : l'image, qui semble avoir été recadrée, est honteusement médiocre ! Impossible dès lors d'apprécier à sa juste valeur le travail de l'excellent Jan De Bont à la photographie (qui œuvra, pour ne citer qu'eux, sur La Chair et le Sang, Basic Instinct, Black Rain ou encore Piège de Cristal, et qui fut le réalisateur, entre autres, de Speed et Twister). Espérons qu'une édition digne de ce film (et dotée de bonus !) verra le jour !
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