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Contenu rédigé par matt
Classement des meilleurs critiques: 899
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matt
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L'Arnacoeur
L'Arnacoeur
DVD ~ Romain Duris
Proposé par plusdecinema
Prix : EUR 5,25

2 internautes sur 3 ont trouvé ce commentaire utile 
4.0 étoiles sur 5 Une très bonne comédie romantique., 11 mai 2013
Ce commentaire fait référence à cette édition : L'Arnacoeur (DVD)
Premier film pour le cinéma de Pascal Chaumeil, L'Arnacoeur met en scène Romain Duris et Vanessa Paradis, respectivement dans les rôles d'un « briseur de couples professionnel » et d'une riche héritière sur le point d'épouser le parfait gentleman. Endetté jusqu'au coup, Duris devra néanmoins tenter de mettre un terme à cet amour qui semble à tous égards idéal...

L'histoire paraît a-priori des plus convenues... Et cependant, le charme opère, et l'on se prend à se laisser porter avec plaisir par le film ! Les raisons ?

Tout d'abord, l'alchimie entre Romain Duris et Vanessa Paradis est tangible : l'un, grande-gueule, jamais rasé et volontiers rentre-dedans, l'autre, calme et frenchy jusqu'au bout des ongles. Un duo qui semble a première vue étonnant, mais qui fonctionne à merveille et porte le long-métrage d'un bout à l'autre.

De plus, les acolytes de Duris (Julie Ferrier et François Damiens) ajoutent humour et piment à L'Arnacoeur, ne le laissant jamais s'embourber dans un conformisme qui aurait pu lui être nuisible. On rit volontiers, le mélange entre charme et humour étant parfaitement dosé pour que l'un n'empiète pas sur l'autre, mais le mette au contraire en valeur.

Ensuite, l'une des clefs du succès du film (qui réalisa un carton à l'international !) est certainement due aux lieux paradisiaques de tournage : entre Paris et Monaco, les extérieurs donnent à rêver et représentent manifestement une partie des clichés de la France d'un point de vue étranger : mer, palace et romance !

Enfin, j'ajoute que Chaumeil, pour un premier long, s'en sort avec les honneurs : bonne direction d'acteurs, prises de vue réussies et sens du rythme sont bien présents, et témoignent de son passé de réalisateur deuxième équipe pour Jeanne d'Arc, Les Visiteurs 2 ou encore Le Cinquième Élément.

L'Arnacoeur, parvenant à unir avec habilité amour et humour, peut donc être considéré comme une très bonne comédie romantique à la française, et mérite assurément le détour pour qui s'intéresse au genre !

En revanche, attention à l'édition dvd que vous achetez : si l'une semble (selon amazon) être pourvue de bonus, l'autre n'en a aucun (alors qu'il ne s'agit pas d'une édition destinée à la location), les seules options menu disponibles étant l'envoi du film et le chapitrage.


Bad Times
Bad Times
DVD ~ Christian Bale
Proposé par odyssees-numeriques
Prix : EUR 7,39

3 internautes sur 3 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 Noir et sulfureux., 2 mai 2013
Ce commentaire fait référence à cette édition : Bad Times (DVD)
En 2005, Christian Bale vient d'exploser auprès du grand public dans Batman Begins. Et pourtant, entre son rôle de Bruce Wayne et Le Prestige, toujours de Christopher Nolan, Bale décide de briser son image de justicier et de nouvelle star en s'immergeant jusqu'au cou dans l'un de ses rôles les plus déments : celui du Jim Davis de Hard Times.

Loin des millions d'un Batman, le long-métrage est ainsi un projet indépendant dirigé par David Ayer (également producteur), dont c'est ici le premier film, mais qui s'est illustré auparavant en tant que scénariste (notamment pour U-571, Training Day, S.W.A.T. ou encore Dark Blue). C'est dire s'il sait retranscrire à l'écran l'univers urbain et sa violence, accouplés à la folie humaine. Tout ce qui fait, au final, l'essence du projet. Un projet presque minimaliste, mais pour lequel Bale su s'investir sans compter, tant d'un point de vue d'acteur que financièrement (il est en effet producteur exécutif du film).

Il est intéressant de voir que Harsh Times (en VO) peut se lire sur deux niveaux : tout d'abord, d'un point de vue humain.
Jim Davis, ancien soldat, cherche à tout prix à se réinsérer. Mais de ses expériences au service de son pays, il garde des séquelles profondes et destructrices. Son personnage basculant de ce fait dans la folie au fur et à mesure du long-métrage, Bale livre une performance véritablement habitée. Car naturellement violent, Davis voit ce trait de personnalité se muer en phénomène destructeur : perdant toute notion de réalité, il devient progressivement un fauve en cage, errant dans un Los Angeles tentaculaire et prêt à exploser à tout moment en des piques de rage incontrôlables. En résulte un climat en permanence instable, le spectateur ne pouvant jamais anticiper sur le comportement de l'acteur, qui nous offre bel et bien ici, et comme souvent, une immense performance. Car à cette folie et à cette violence latente, s'ajoutent d'autres dimensions à Davis, personnage multi-facettes et plus profond qu'il n'y parait.
Cauchemardant de ses exactions passées, il ne parvient ainsi à extérioriser ses faiblesses qu'auprès de sa compagne, mexicaine qu'il rêve d'épouser. Et le fou furieux se transforme alors en individu perdu et apeuré, ses larmes expulsant ses frayeurs nocturnes. Le seul endroit ou, dès lors, Jim Davis se sent en paix avec lui-même est le Mexique profond et ses lacs et champs, qui environnent la maison de son âme sœur. Mais fuyant en permanence en avant, sa folie le perdra.

En découle le deuxième niveau de lecture de Bad Times : le sort réservé aux économiquements faibles par l'Amérique.
Épaulé par Freddy Rodriguez, lui aussi sans emploi (et bien plus crédible que dans Jeux de Gangs, sorti la même année), Christian Bale vit de débrouilles souvent illégales lorsqu'il se trouve à L.A., pris dans l'engrenage d'un État qui ne s'intéresse guère à ses chômeurs. Et qu'il continue cependant à chérir, portant sur son costume le drapeau étoilé et tentant désespérément de se faire engager pour la défense d'une Nation qui le rejette.
De plus, et à nouveau, le film peut être vu sur deux niveaux : Rodriguez, rebut d'une société qui ne semble plus le souhaiter en son sein, mais s'enfonçant lui-même dans l'illégalité et l'oisiveté, et Eva Longoria, son épouse, qui suite à son diplôme à obtenue un excellent emploi. Un pays donc, tout comme Davis, à double face et qui, malgré ses tares, continue à être chéri par une grande partie de ses habitants. Étonnant, et montré avec finesse dans le présent long-métrage.

Bad Times, du fait d'un scénario habile et de Christian Bale qui interpréte son rôle avec une force rare, est donc à découvrir sans hésiter.


Mission: Impossible - Protocole fantôme [Combo Blu-ray + DVD + Copie digitale]
Mission: Impossible - Protocole fantôme [Combo Blu-ray + DVD + Copie digitale]
DVD ~ Tom Cruise
Proposé par Expédition sous 24H
Prix : EUR 11,70

3 internautes sur 3 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 Un blockbuster explosif...et intelligent !, 27 avril 2013
Mission Impossible : Protocole Fantôme, ou la preuve même qu'une franchise peut perdurer en qualité tout au long de ses différents épisodes (les cinq ans séparant, en moyenne, chacun d'entre eux tendant à prouver que ce n'est pas la quantité qui est recherchée ici).

Après un premier volet signé Brian De Palma, un deuxième John Woo (le plus faible de tous les chapitres, néanmoins) et un troisième J.J.Abrams (dont c'est alors le premier film réalisé pour le cinéma), la Paramount et Bad Robot (Abrams reste producteur du projet) font le choix audacieux et risqué de confier ce blockbuster au budget de 145 millions de dollars à...Brad Bird, qui n'a alors jamais réalisé un seul film en images réelles de toute sa carrière ! En revanche, il a à son actif deux succès dans le domaine de l'animation : Les Indestructibles en 2004 et le formidable Ratatouille en 2007.

Voici donc probablement l'une des raisons du succès qui ne se dément pas de la franchise : prendre des risques, et ne pas se contenter de surfer complaisamment sur une marque de fabrique engreneuse de billets verts. Car force est de constater que Bird fait preuve de la même virtuosité filmique dans Mission Impossible : Protocole Fantôme que dans Ratatouille ! C'est dire...
Filmant donc avec fluidité, dextérité mais surtout inspiration son sujet, le réalisateur novice ne dépareille pas (et même écrase lors de certains passages) ses illustres prédécesseurs.

A cette parfaite et pour le moins inattendue maîtrise technique se greffent les scènes d'action les plus explosives de la quadrilogie, qui parviennent à en remontrer à nombre de films d'actions contemporains. Courses poursuites haletantes, combats virevoltants, ascension du Burj Khalifa, explosions monstrueuses, fusillades démentielles, rien ne manque pour faire de ce quatrième volet un grand spectacle, d'un genre que l'on aimerait voir plus souvent dans les salles. Car au delà de ces scènes d'actions proprement effarantes (et forcément des nouvelles technologies les accompagnant) le film propose un scénario solide !

Loin de se limiter à un enchainement monstrueux mais vide d'explosions, Mission Impossible 4 se dote ainsi d'une histoire prenante (à noter que Chistopher McQuarrie -Usual Suspects, X-Men- est au scénario), qui laisse pour la première fois l'agent Hunt sans le secours de son pays, et qui, pour la première fois également, ne se déroule jamais en Amérique. Moscou, Dubaï et Bombay sont ainsi successivement visités, offrant un rafraichissement et un exotisme bienvenues aux Missions Impossibles (au delà d'un aspect purement mercantile, les marchés russes, indiens et les Émirats étant une manne financière pour blockbusters).

A cette réalisation sans failles, ce scénario sans fausses notes et cet exotisme s'ajoutent un casting exemplaire, la saga ayant toujours eu fin nez concernant les nouveaux talents - et l'aptitude à surprendre le public par des choix plus ou moins inattendus (Reno et Béart pour le premier volet, Thandie Newton et Dominic Purcell pour le deuxième et Simon Pegg pour le troisième).
Pour ce nouvel opus, outre la touche anglaise toujours apportée par l'excellent Pegg, s'ajoutent Léa Seydoux, le surprenant mais judicieux choix de Paula Patton, et la présence magnétique de Jeremy Renner, qui explosa deux ans plus tôt grâce à Démineurs, enchainant ensuite avec le nerveux The Town. Un très bon panel d'acteurs et actrices, donc, gravitant autour du désormais quinquagénaire mais toujours plein de fougue Tom Cruise, qui reprend pour la quatrième fois son rôle d'Ethan Hunt. Plus racé et nerveux que lors des précédents opus, il prouve que malgré des frasques « privées » proches du lamentable, il reste bon acteur, hautement bankable et star indéboulonnable.

Enfin, last but not least, Bird sait s'entourer de talents incontestés pour mettre en place l'univers de Mission Impossible : Protocole Fantôme. Outre McQuarrie au scénario et Abrams à la production, nous retrouvons Michael Kaplan aux costumes (Blade Runner, Flashdance, Seven), Robert Elswit à la photographie (8mm, There Will Be Blood, The Town) et Michael Giacchino à la musique (Là-Haut, Super 8, John Carter). Bref, du beau monde au service de l'un des meilleurs volets de la série, mais surtout d'un formidable film d'action, qui vous tiendra scotchés au fauteuil durant toute sa durée.

Réussite magistrale dans le genre, Mission Impossible : Protocole Fantôme, l'est donc incontestablement. Souhaitons que le cinquième volet, prévu pour 2015 et réalisé cette fois-ci par McQuarrie, soit de cette trempe !

Concernant le blu-ray, l'image est splendide et le son dévastateur : on en prend plein les yeux et les oreilles, faits achevant d'assoir le côté grand spectacle de l'ensemble.
Un achat, par conséquent, hautement recommandable !


Troll Hunter
Troll Hunter
DVD ~ Otto Jespersen
Proposé par [mediapromo]
Prix : EUR 7,45

3 internautes sur 4 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 Une excellente surprise., 27 avril 2013
Ce commentaire fait référence à cette édition : Troll Hunter (DVD)
Suite à l'avalanche de founds footages médiocres que le Projet Blair Witch engendra, phénomène encore décuplé par Paranormal Activity en 2009, le doute, voire la crainte, étaient en droit d'émerger face à ce Troll Hunter norvégien, mis en boîte par un total inconnu, André Ovredal.

Pourtant, malgré une introduction peu inspirée et lorgnant clairement vers l'horreur suggérée façon Blair Witch, la suite révèle un long-métrage étonnant, intéressant et innovant ! En effet, appuyé par des acteurs eux aussi inconnus en nos contrées, mais talentueux, Ovredal quitte rapidement le terrain horrifique pour s'engager dans le domaine, pratiquement inexploré par le genre, de l'aventure. Comme si, après s'être inscrit volontairement dans les codes du found footage basique, le réalisateur lui faisait un pied de nez radical et lui tournait volontairement le dos.

Bénéficiant de prises de vues relativement stables (bravo - même si cela retire une partie de son côté "naturaliste" au projet) et d'une belle qualité d'image, Troll Hunter entraine alors le spectateur dans un univers inconnu hors des pays scandinaves, celui des trolls norvégiens. Parvenant, en se basant sur légendes et mythes, à développer un bestiaire et une mythologie tout simplement passionnants, Ovredal livre un long-métrage prenant, qui pourrait presque être apparenté à un cousin éloigné d'un Jurassic Park situé en Norvège et filmé caméra à l'épaule. Magistral !

Enfin, loin d'être un simple DTV au budget rachitique, Troll Hunter disposa d'environ 2 millions et demi d'euros pour sa réalisation (les effets spéciaux y sont donc soignés) et bénéficia d'une sortie salle, récoltant dans les festivals internationaux (Sundance, Gérardmer, BIFFF, NIFFF...) nombre de récompenses (Méliès d'Argent, Prix du Public, Saturn Award du Meilleur Film International...).

Une fois n'est pas coutume, voici donc un found footage intelligent, qui sait prendre des risques, et qui mérite assurément d'être salué pour son innovation !


La Chèvre
La Chèvre
DVD ~ Pierre Richard
Prix : EUR 8,52

6 internautes sur 6 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 Une merveilleuse comédie !, 27 avril 2013
Ce commentaire fait référence à cette édition : La Chèvre (DVD)
Sorti en 1981, La Chèvre est le second film réalisé par Francis Veber. Alors célèbre dialoguiste et scénariste (par exemple pour L'Emmerdeur, Le Grand Blond avec une Chaussure Noire, Peur sur la Ville ou encore La Cage aux Folles), il s'essaya à la réalisation en 1976 avec Le Jouet. Malgré Pierre Richard, Gérard Jugnot et Michel Bouquet devant la caméra, ce premier essai ne fut pas couronné avec succès au box-office. La consécration pour Veber en tant que réalisateur arriva alors quelques années plus tard avec ce formidable second long-métrage.

Mettant en scène Pierre Richard (dans le rôle de Perrin) et Gérard Depardieu (dans celui de Campana), il prend place au Mexique, alors que la fille très malchanceuse d'un riche PDG se soit faite enlevée. Pour la retrouver, l'homme d'affaires fait appel en désespoir de cause à un comptable anonyme tout aussi malchanceux (Richard) et à un détective cynique ayant déjà échoué une fois à la retrouver (Depardieu). Lancés en plein cœur d'un Mexique encore sauvage, les deux individus, totalement antinomiques, devront tenter de mener à bien leur mission.

Initialement prévus pour Lino Ventura et Jacques Villeret, les deux rôles principaux échurent finalement -et heureusement !- au duo Depardieu-Richard. Bien que l'on sache que Gérard Depardieu se soit montré particulièrement intenable sur le plateau (il avait souhaité obtenir le rôle de Perrin), quel formidable film comique que constitue La Chèvre !

Ces sourires et rires qui ont su franchir les décennies sont le fait de l'équilibre délicat d'éléments dosés avec talent. Tout d'abord, le couple de héros fonctionne à merveille : entre l'air ahuri de Richard, accumulant les gaffes avec une régularité proprement jouissive et l'air énervé et incrédule de Depardieu, qui ne parvient jamais à croire à la malchance de son coéquipier, le duo se place directement dans le peloton de tête des meilleurs couples comiques français. Ensuite, Francis Veber met en œuvre tout le savoir-faire accumulé lors de ses années de scénariste. Les dialogues, cultissimes, font mouches à chaque coup, de même que les situations rocambolesques arrivant à Richard (et, par ricochet, à Depardieu !). Enfin, en plaçant le contexte de son film au Mexique, le réalisateur nous offre une plongée totalement dépaysante dans un pays encore vierge de toute mondialisation (il faut le voir pour le croire !), dans lequel les situations ayant mal vieillies (les écrans derrière la voiture, le gorille) ne font qu'ajouter en charme suranné à cette aventure mouvementée, mais surtout comédie réussie.

Car en dosant avec habilité ces trois ingrédients, Veber livre une farce à l'humour typiquement français, qui parvient à se hisser au rang de classique, et réussie à faire rire à chaque vision... Et le fera encore certainement au cours des décennies prochaines !

Intemporel, La Chèvre l'est donc, et vaut incontestablement l'achat (dommage à ce titre qu'aucune édition digne de ce classique n'ait encore vue le jour !).


Black Water
Black Water
DVD ~ Maeve Dermody
Proposé par Fdevideo
Prix : EUR 4,99

2 internautes sur 2 ont trouvé ce commentaire utile 
4.0 étoiles sur 5 Une féroce réussite., 21 avril 2013
Ce commentaire fait référence à cette édition : Black Water (DVD)
Sorti en 2007, Black Water, réalisé par les australiens Nerlich et Traucki, est la preuve même qu'un excellent film peut être réalisé avec un budget ridicule. Tourné en Australie avec à peine plus de 500 000 euros et cinq acteurs totalement inconnus, il sortit la même année que Eaux Troubles, lui aussi film remarquable prenant comme ennemi principal un crocodile...mais avec aux commandes Greg McLean (qui avait auparavant mis en scène le désormais classique Wolf Creek) et un budget de près de 16 millions d'euros.

Les deux réalisateurs, bien conscients de leurs limites financières, choisissent alors, et ce contrairement à Eaux Troubles, de faire preuve d'un minimalisme radical...et parviennent à livrer un long-métrage captivant de bout en bout et anxiogène à souhait !

Ainsi, trois touristes décident de visiter les « bayous » australiens, avec à leur tête un guide autochtone. Brusquement, un crocodile fait chavirer l'embarcation. Le trio de héros, réfugié sur un arbre entouré d'eaux saumâtres, devra alors tenter de survivre.

Tout d'abord, le pitch, de part sa simplicité même, est proche d'un nihilisme féroce et d'un réalisme exacerbé, qui ne peut laisser de marbre. De plus, en choisissant des acteurs convaincants, Nerlich et Traucki éloignent définitivement leur projet de la classification Z qui aurait pu lui pendre au nez s'il avait été en d'autres mains. Ensuite, en filmant avec une efficacité et un classicisme tout à leur honneur l'attente des protagonistes et leurs efforts pour rester en vie, les deux réalisateurs parviennent à faire oublier leur budget proche du néant. Car c'est bien d'attente dont il est question dans Black Water. L'eau, en permanence noire et boueuse (comme le titre l'indique) ne laisse jamais deviner ou le monstrueux crocodile se tapit...ni s'il est encore dans les parages ! En résulte un climat étouffant en permanence, dont toute lueur d'espoir est écartée (pour preuve, cet avion de ligne aperçu entre deux branches d'arbres...et parfaitement inaccessible), et une mort qui peut surgir à tout moment et emporter n'importe qui. Les codes et clichés sont donc ainsi pour la plupart écartés avec habilité du scénario, ne laissant que tension et peur chez le spectateur. A ceci s'ajoute des apparitions redoutables et toujours inattendues du crocodile, qui, pour des raisons financières, est souvent...un vrai saurien ! Remarquable !

Alors certes, l'on pourrait reprocher à Black Water de trop s'en tenir à son aspect réaliste (en adoptant uniquement le point de vue des héros, nous ne voyons pratiquement jamais leurs pieds fouler la sombre vase) et donc de perdre de fait une partie de la peur supplémentaire qu'il aurait pu générer.

Mais force est de constater que, malgré ses limites imposées et ce léger bémol, le long-métrage se classe immédiatement parmi les meilleurs films mettant en scène des crocodiles, Eaux Troubles et Primeval (lui aussi de 2007) en tête. C'est dire !

Un achat, donc, férocement recommandé (associé au fait, qu'une fois n'est pas coutume dans ce genre de projet à faible budget, un making of de près de 30 minutes nous est proposé !).


Créatures féroces
Créatures féroces
DVD ~ John Cleese
Proposé par plusdecinema
Prix : EUR 9,98

1 internaute sur 1 a trouvé ce commentaire utile :
4.0 étoiles sur 5 Un bijou de l'humour anglais !, 20 avril 2013
Ce commentaire fait référence à cette édition : Créatures féroces (DVD)
Près de 10 ans après le remarquable Un Poisson Nommé Wanda, Schepisi (aussi aux commandes de La Maison Russie) et Young prennent le fauteuil de réalisateur laissé par Charles Crichton (qui décédera deux ans plus tard) et reforment la fine équipe composée de John Cleese (toujours scénariste du projet), Jamie Lee Curtis, Kevin Kline et Michael Palin pour ce tout aussi formidable Créatures Féroces.

Cette fois-ci, Rod McCain (Kevin Kline), milliardaire américain, acquière un zoo en Grande-Bretagne, dont il confit le développement (et la manne financière supposée en retomber) à un ancien policier (Cleese). Une seule solution pour parvenir aux 20% d'augmentation mensuelle nécessaires à la survie du zoo : le remplir de créatures féroces ! Mais l'équipe d'employés (dont Palin, toujours aussi déjanté !) ne voit pas d'un bon œil le départ de leurs inoffensifs animaux. De plus, le fils dégénéré du magnat (toujours Kline), en compagnie d'une ambitieuse aux dents longues (Curtis) arrivent également dans le zoo pour y apposer un marketing frénétique censé décupler les profits...

Véritable parodie des empires financiers américains (la société de McCain se nomme d'ailleurs...Octopus !), Créatures Féroces épingle avec un humour confondant tous les travers du capitalisme moderne. Du milliardaire véreux et vulgaire au fils stupide, en passant par une Jamie Lee qui ne lésine pas sur le décolleté pour arriver à ses fins, tous les membres d'Octopus passent à la moulinette d'un scénario férocement british. Face à eux, le Vieux Continent n'est pas épargné non plus, de l'ancien colon (Cleese, forcément) au zoologiste qui ne parvient jamais à finir une phrase (Palin).

Tous se télescopent alors sans temps morts au sein de ce zoo, les situations rocambolesques et burlesques bénéficiant d'un scénario malin et roublard, qui n'hésite pas à aller très loin dans le non-sens parodique (les sponsors présents derrière chaque touffe d'herbes !). Et l'on ne peut s'empêcher alors de rire (souvent !) devant cette avalanche de quiproquos et d'humour anglais qui ne stoppe pas un seul instant, magnifié qui plus est par la musique de Jerry Goldsmith.

Créatures Féroces réussit donc le tour de force de se hisser au niveau d'un Poisson Nommé Wanda (les réalisateurs ont parfaitement saisis l'esprit du premier volet), et mérite assurément sa place au sein du cercle très fermé des meilleures comédies des années 90. C'est dire !

En revanche, il est regrettable que le dvd ne présente aucun bonus digne de ce nom...même pas un menu en français !


Hitchcock [Blu-ray]
Hitchcock [Blu-ray]
DVD ~ Anthony Hopkins
Prix : EUR 12,29

7 internautes sur 8 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 Formidable !, 19 avril 2013
Ce commentaire fait référence à cette édition : Hitchcock [Blu-ray] (Blu-ray)
Le postulat de départ était osé : relater le temps d'un long-métrage le tournage de Psychose, chef-d'œuvre d'Alfred Hitchcock et du Cinéma au sens large.

Pourtant, Sacha Gervasi (dont les seuls faits d'armes jusqu'alors n'étaient qu'un documentaire sur Anvil et la rédaction du scénario du Terminal de Spielberg) réussit avec brio son pari. S'appuyant sur le livre de Rebello (« Alfred Hitchcock and The Making of Psychose », 1990) et sur les témoignages des quelques survivants ayant travaillés au côté du réalisateur des Oiseaux, il parvient à donner naissance à un film qui retrace avec finesse la personnalité du Maître et le tournage de Psychose, et qui, chose fort rare dans ce genre de projet, n'est pas dénué de suspens ! Un véritable tour de force, car chacun connait ce classique et le succès qu'il rencontra. La recette de cette belle réussite tient en plusieurs ingrédients, dosés avec intelligence.

Tout d'abord, en la large pincée de biographie (et de psychologie !) de laquelle le long-métrage puise une grande partie de sa saveur. Plutôt que de réaliser un biopic plus ou moins exhaustif sur la vie de Hitch, Gervasi choisit au contraire de ne s'axer que sur l'un des épisodes, déterminant, de cette riche existence : le combat mené pour le tournage de Psychose. A cette époque, le réalisateur britannique vient d'enchainer les succès (Sueurs Froides et La Mort aux Trousses), n'ayant donc plus rien à prouver aux grands studios. Cependant, il n'est toujours considéré par ces derniers que comme un faiseur de divertissements populaires, et non de grands films, fait lui pesant énormément. Souhaitant donc donner un bon coup de pied dans la fourmilière, et retourner aux prises de risque de ses débuts, il se lance dans cette aventure mouvementée.
Mais au delà de l'aspect purement historique, le réalisateur dresse un portrait relativement complet de ce que fut Hitchcock. De sa passion maladive pour les « blondes hitchcockiennes » à son rapport à la nourriture, en passant surtout par une absence de confiance en lui que seule sa femme sut lui apporter, Sacha Gervasi, en ne traitant qu'une période relativement courte de la vie du cinéaste, parvient à en donner, par petits détails, une vision passionnante.

Le deuxième ingrédient de la réussite du projet consiste en la relation que le Maître du Suspens entretint avec sa femme, Alma Reville (interprétée par la formidable Helen Mirren). Peu connue et en perpétuel retrait de son illustre mari, elle fut cependant sa muse et sa plus fidèle collaboratrice, étant pour beaucoup dans les succès cinématographiques de son époux. Le film, loin de la reléguer lui aussi dans l'ombre, la place au contraire sur un pied d'égalité avec Hitchcock, mettant en exergue les sacrifices multiples qu'elle lui consentie. En résulte une peinture touchante et très intéressante (et probablement juste !) de la vie de ce couple, finalement peu connu du grand public.

Le troisième ingrédient réside quant à lui en la pincée de sel que constituent les dialogues, brillants, écrits par McLaughlin et Rebello. Souvent mordants, il ne donne que plus de piment à la relation conjugale des deux « héros », et contribuent à l'efficacité et au rythme de l'ensemble.

En bon marmiton, Gervasi accorde également une grande place à la pièce maîtresse de ce plaisir cinématographique : Psychose ! Et si la plupart des spectateurs connaissent la pierre angulaire de la carrière du réalisateur anglais, le long-métrage parvient néanmoins à nous en révéler les dessous (véridiques), qui sont à ce titre absolument étonnants ! Du financement du film aux combats d'Alfred contre la censure, jusqu'à la distribution du long-métrage...initialement dans une seule salle !, les péripéties pour que Psychose atteigne la place que nous lui connaissons aujourd'hui sont absolument passionnantes.

De plus, l'ingrédient décisif, le plus risqué, s'avère être un succès : en confiant le rôle du réalisateur à Anthony Hopkins, Sacha Gervasi fait le bon choix. Dissimulé derrière ventre factice et prothèses faciales réussies (qui ne cherchent néanmoins pas à camoufler complétement le visage de l'acteur, choix intentionnel), Hopkins livre une prestation toute en finesse, élégance et petits détails, habitant manifestement son personnage. Face à lui, ne déméritant pas, Helen Mirren, qui connue elle aussi personnellement le fait de se trouver dans l'ombre d'un metteur en scène réputé, suite à son mariage avec Taylord Hackford, alors qu'elle n'était encore qu'une relative inconnue. Le reste du casting est au diapason, Scarlett Johansson (Janet Leigh), Jessica Biel (Vera Miles) ou encore James d'Arcy (Anthony Perkins) interprètant avec passion et talent leurs personnages respectifs.

Enfin, la réalisation exemplaire de Gervasi ajoute le dernier ingrédient à ce met fort réussi, dont de nombreux metteurs en scènes devraient prendre de la graine. Filmant d'une manière extrêmement classique (normal, au vu du sujet), il ajoute à cette qualité un sens du suspens pour le moins inhabituel. Bien que connaissant par avance la fin de Hitchcock, il est difficile de ne pas être pris par cette histoire rondement menée, dont l'aspect biographique et historique n'enlève rien à la tension de certaines scènes. Magistral !
A ceci s'ajoute enfin la musique de Danny Elfman, superbe et vibrant hommage à Bernard Herrmann, qui constitue de par le fait un élément du film à part entière.

Sans avoir besoin d'une grande connaissance sur Alfred pour pouvoir apprécier Hitchock (à part pour le clin d'œil final, à la fois à son prochain film et à sa série TV), il peut donc être vu par tous, et constitue à la fois un excellent film et un beau complément à placer aux côtés des classiques du Maître du Suspens. C'est dire !
Il ne reste plus qu'à espérer que les prochains projets de Gervasi seront menés avec autant de passion et de justesse.

Bref, Hitchcock est un achat à recommander sans hésiter !


Mickey les yeux bleus
Mickey les yeux bleus
DVD ~ Hugh Grant
Proposé par altoblues
Prix : EUR 5,88

3 internautes sur 3 ont trouvé ce commentaire utile 
4.0 étoiles sur 5 Une comédie à réévaluer !, 18 avril 2013
Ce commentaire fait référence à cette édition : Mickey les yeux bleus (DVD)
En 1999, Hugh Grant vient d'exploser dans Coup de Foudre à Nothing Hill. Surfant sur sa popularité internationale fraichement acquise de nouveau héros romantique, Mickey Les Yeux Bleus lui offre à peu de choses près le même rôle d'acteur, souhaitant en tirer le maximum de billets verts.

Cependant, là ou d'autres auraient proposés un film rapidement emballé et aisément oubliable, Kelly Makin fait le choix judicieux de réaliser une comédie des plus réjouissantes, offrant à Grant sur un plateau d'argent le genre de rôle dans lequel il excelle : le héros romantique.
Entouré de James Caan, Burt Young, Jeanne Tripplehorn (et Basil Poledouris à la musique !), il y interprète ainsi un innocent commissaire-priseur, qui, épris de la fille d'un caïd de la Mafia (Caan, bien entendu), n'aura de choix que d'entrer dans ce milieux des plus...explosifs !

Makin, plutôt que de tenter de détourner les codes des films noirs, choisit à l'inverse, et étonnamment, de les prendre à bras le corps, chansons comprises. Et après un démarrage qui prend le temps de poser la situation, les quiproquos et rebondissements s'enchainent alors sans temps morts, donnant le sentiment que derrière sa façade de faire valoir à Grant, Mickey Blue Eyes est une véritable pépite du burlesque. En effet, en plongeant avec un plaisir non dissimulé dans l'eau trouble de l'univers mafioso New-Yorkais (James Caan y reprend évidemment - à peu de choses près - son rôle du Parrain), le réalisateur ne manque pas d'y adjoindre romance, humour british, (bien sûr) burlesque, mais surtout une vitesse dans les retournements de situations proprement confondante. Pour preuve, ce final mémorable, qui, même s'il ne présente aucune surprise pour un spectateur un tant soit peu avisé, fait preuve d'une rapidité dans l'humour qui ne peut laisser insensible !

Bref, Mickey Les Yeux Bleus (référence à une parodie courte mais jouissive de Hugh Grant) est une comédie à réévaluer, qui se laisse suivre avec un plaisir certain et fait rire de bon cœur et franchement...chose assez rare pour être notifiée !

En revanche, dommage que le dvd ne présente aucun bonus digne d'intérêt.


Over The Top
Over The Top
DVD ~ Sylvester Stallone
Proposé par BIKIN
Prix : EUR 8,35

8 internautes sur 9 ont trouvé ce commentaire utile 
4.0 étoiles sur 5 Un très bon Stallone., 28 mars 2013
Ce commentaire fait référence à cette édition : Over The Top (DVD)
Pur produit eighties, Over the Top est réalisé par Menahem Golan (qui sort juste de la mise en scène de Delta Force), et est produit par sa société, bien connue des aficionados de films d'action des années 80 : la Cannon.

Sylvester Stallone, alors au sommet de sa carrière (il vient de tourner Rambo 2, Rocky 4 et Cobra), y interprète Lincoln Hawk, routier sans le sou mais imbattable au bras de fer. A la demande de son ex-femme, il accepte de s'occuper de son jeune fils, qu'il n'a pas revu depuis 10 ans. Malgré l'opposition d'un grand-père millionnaire, ils traverseront ensemble les vastes étendues de l'Amérique, apprenant à se connaître...et se pardonner.

Loin de sombrer dans un patriotisme qui fut l'une des marques de fabrique de Golam et Globus, Over the Top arbore une simplicité et une authenticité tout à son honneur. L'histoire, sans fioritures mais belle et touchante, se veut au plus près de la relation père-fils, cœur évident du film.
A ce titre, Stallone est parfait dans le rôle de ce père routier : tout en justesse, il prouve qu'il n'a jamais été aussi bon que dans les rôles de marginaux au grand cœur.

Long-métrage au message universel, rejetant les différences sociales et financières pour ne garder que l'essentiel : l'amour, il propose également (comme son titre français le souligne !) quelques belles scènes de bras de fer. A ce titre, grâce à une réalisation efficace, Golam parvient à rendre prenants des duels forcément statiques. Une belle réussite à ce titre, associée au fait que les adversaires de Hawk sont de véritables monstres (Stallone paraît freluquet à leurs côtés, c'est dire !).

Ayant certes accusé le passage des années, Over the Top surmonte néanmoins son côté suranné (dont la très 80's musique composée par Giorgio Moroder !) par son message plein d'espoir et la touchante découverte réciproque d'un enfant et d'un père (thématique que Real Steel reprendra à son compte quelques années plus tard).
Un beau film, donc, qui mérite assurément d'être vu.


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