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Contenu rédigé par matt
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Commentaires écrits par
matt
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Zombeavers [Blu-ray]
Zombeavers [Blu-ray]
DVD ~ Rachel Melvin
Prix : EUR 14,99

3 internautes sur 3 ont trouvé ce commentaire utile 
3.0 étoiles sur 5 Attention, castors en approche !, 20 février 2015
Ce commentaire fait référence à cette édition : Zombeavers [Blu-ray] (Blu-ray)
Si vous vous attendez, à la vue de la jaquette, à un long-métrage plein de tension et de créatures cauchemardesques, regardez vite la bande-annonce avant de dégainer la carte bancaire.

Mais si vous souhaitez vous esclaffer devant un véritable nanar et que vous êtes en plus amateurs du genre, Zombeavers est pour vous !

En effet, rien - mais alors strictement rien ! - n'est réussi dans ce film. Du jeu d'acteur approximatif au scénario totalement abracadabrantesque, des effets spéciaux TOUS ridicules (le seul castor correctement fait est celui de la jaquette dvd et blu-ray !) aux dialogues on ne peut plus mauvais, vous ne manquerez pas d'occasion de rire.

Et surtout, faites attention aux humains-castors-zombies : le ridicule, dans ce cas, peut tuer !


La Légende d'Hercule [Blu-ray]
La Légende d'Hercule [Blu-ray]
DVD ~ Kellan Lutz
Prix : EUR 11,99

2 internautes sur 2 ont trouvé ce commentaire utile 
1.0 étoiles sur 5 Un Hercule inconsistant..., 3 février 2015
Ce commentaire fait référence à cette édition : La Légende d'Hercule [Blu-ray] (Blu-ray)
Bien qu'il ait enchainé avec la constance d'un métronome les flops (Le Pacte du Sang, Cleaner...), l'annonce de Renny Harlin aux commandes d'un Hercule était alléchante. En effet, impossible d'oublier que le finlandais fut un solide réalisateur en son temps, en nous offrant 58 Minutes pour Vivre, Au Revoir à Jamais ou encore Le Cauchemar de Freddy. Je pensais donc, un brin optimiste, que mettre en scène les aventures du Demi-Dieu lui permettrait de revenir sur le devant de la scène. Eh bien... non. Il faut bien admettre que film est une casserole de plus à sa récente et médiocre filmographie.

Loin de moi, pourtant, l'idée de vouloir démolir à tout prix cet Hercule en n'y voyant que des défauts : Harlin reste un bon directeur d'acteurs, le casting est plutôt réussi, les prises de vue sont fluides et les images sont léchées (mention spéciale aux passages romantiques, d'une grande beauté visuelle).

Mais, en comparaison, les défauts sont si nombreux qu'ils enterrent définitivement le long-métrage. L'intrigue est d'une platitude honteuse comparée au potentiel du mythe, mythe d'autant plus sabordé qu'il ne s'agit ici que d'une resucée de 300 et de la série TV Spartacus (l'interprète du thrace rebelle, Liam McIntyre, est d'ailleurs le bras droit du héros). Mais encore une fois, et sans même parler de l'idée étrange et opportuniste de faire du Demi-Dieu un gladiateur, le concept tombe à l'eau pour une simple raison : l'absence totale de sang. Curieuse idée en effet que de vouloir convenir à la fois aux amateurs de violence barbare et au public familial ! L'utilisation par Hercule de ses pouvoirs divins est quant à elle si grossière qu'elle ne peut que faire rire (je ne vous en dis pas plus...). Enfin, comment ne pas notifier des effets spéciaux très approximatifs ? De ce point de vue, il est probable que la mise en chantier au même moment du Hercule de Brett Ratner (avec The Rock en vedette) est amoindrie la durée de post-production, et donc la qualité des EFX.
La Légende d'Hercule est au final parvenu a être sur les écrans avant son concurrent direct, mais n'a fait le poids ni face aux épaules de Dwayne Johnson, ni face aux critiques négatives de la presse et du public. A juste titre !

Préférez lui donc, suivant vos goûts, le long-métrage de Ratner (réussi, lui) ou un bon vieil Hercule avec Steve Reeves. Vous y gagnerez.


Sabotage [Blu-ray]
Sabotage [Blu-ray]
DVD ~ Arnold Schwarzenegger
Prix : EUR 15,99

2 internautes sur 2 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 Un film d'action intense !, 25 janvier 2015
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Éreinté par la majorité des critiques à sa sortie et considéré comme une tâche dans la filmographie de David Ayer (Au Cœur de la Nuit, Bad Times...), Sabotage ne me laissait, a-priori, rien augurer de bon. Quelle ne fut donc pas ma surprise en le visionnant !

S'intéressant à l'univers trouble des troupes d'élites de la DEA (les commandos américains anti-narcotiques), le long-métrage est en effet d'une noirceur revendiquée, doublé, et ce n'est rien de le dire, de décharges d'adrénaline permanentes. Ayer prouve ainsi une fois de plus qu'il n'est jamais aussi bon que dans la mise en scène de thrillers urbains (tous ses films, excepté Fury, se déroule dans des mégalopoles). Cinéaste de la ville, il sait parfaitement la filmer et trouver le pouls de ses vices. Comme Martin Scorsese avant lui, en extrapolant. Un autre parallèle peut être établi avec ce dernier : celui de parfaitement choisir son casting, toujours en osmose avec le propos. Un casting également apte à porter sur ses épaules l'atmosphère propre aux cités tentaculaires, et à représenter avec véracité les marginaux de la société urbaine. Dans notre cas, Schwarzenegger, tout en tension et rage refoulée, a peut-être trouvé ici son meilleur rôle de la décennie. Et l'épaulant, nous pouvons retrouver Sam Worthington (Avatar), Mireille Enos (World War Z), Josh Holloway (Lost) ou encore Joe Manganiello (Magic Mike), tous méconnaissables.

Inutile, vous l'aurez compris, de chercher dans ce thriller une once d'humour ou d'auto-parodie : il n'y en a pas. Trip burné de presque deux heures, le film enchaine fusillades délibérément gores, poursuites haletantes, dialogues truffés d'insultes et paranoïa croissante – le tout basé sur un fil conducteur basique mais redoutablement efficace.

Conclu par une fin que Sam Peckinpah lui-même n'aurait pas renié, Sabotage est donc de mon point de vue un film injustement décrié, qui mériterait d'être reconnu à sa juste valeur : celle d'une œuvre noire, jusqu'au boutiste et radicale quant à son traitement et ses personnages. Trois qualités de plus en plus rares de nos jours, à l'heure d'une aseptisation cinématographique grandissante.
Ne vous y trompez donc pas : il ne s'agit pas d'un navet. Loin s'en faut !


Le Dernier rempart [Blu-ray]
Le Dernier rempart [Blu-ray]
DVD ~ Arnold Schwarzenegger
Prix : EUR 14,62

4.0 étoiles sur 5 Arnold a toujours la gâchette aussi facile !, 18 janvier 2015
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Réalisé par le décomplexé Kim Jeen-Woon (Le Bon, la Brute et le Cinglé), Le Dernier Rempart marqua à l'époque de sa sortie le vrai retour d'Arnold Schwarzenegger au cinéma (passons sur son apparition dans Le Tour du Monde en 80 Jours...). Et par là même, la volonté de retourner à des thématiques chères au cinéma musclé des années 80 : un héros costaud et représentatif de l'ordre, des compères écervelés, un méchant odieux et des fusillades à n'en plus finir. Inutile donc de chercher une quelconque originalité dans le script, le but du metteur en scène n'étant pas là.
Car là où Le Dernier Rempart trouve sa saveur, c'est dans la caractérisation du shérif Arnold et de son équipe. Schwarzenegger semble en effet prendre un plaisir indéniable à maintenir son personnage sur le fil, ténu, du registre semi-comique. Il nous régale ainsi d'une prestation testostéronée mais très amusante (voire parfois auto-parodique quant à son âge), et encore rehaussée par le faible niveau intellectuel de ses adjoints. A ce titre, Johnny Knoxville (Jackass) apporte au long-métrage une excentricité et une irrévérence qui correspondent parfaitement au style de Jeen-Woon.
Pur produit de divertissement pop-corn, Le Dernier Rempart pourra se laisser apprécier par tout amateur de cinéma 80's, et, plus globalement, par tout aficionado de films d'action.
Si vous faites partie de ces deux catégories et que vous voulez passez un bon moment : foncez !


Horns [Blu-ray]
Horns [Blu-ray]
DVD ~ Daniel Radcliffe
Prix : EUR 22,99

7 internautes sur 13 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 Vénéneux et totalement atypique !, 17 novembre 2014
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Alexandre Aja, après avoir bâti sa réputation sur des œuvres gores et/ou jusqu'au-boutistes (« La Colline a des Yeux », « Haute Tension »...), poursuit sa carrière outre-Atlantique en adaptant le premier roman du fils de Stephen King : « Horns ». Un choix bienvenu, le français s'étant jusqu'à maintenant spécialisé dans les remakes (« Piranhas 3D », « Mirrors »...).

L'histoire suit Iggy Perrish, qui, après avoir été accusé du meurtre de sa compagne, voit avec stupéfaction deux cornes pousser sur son crâne. Mais il découvrira vite que ces appendices monstrueux produisent des effets pour le moins étranges sur son entourage...

Difficile de classer « Horns » dans un genre particulier, tant il oscille entre les registres. Il bascule ainsi sans coup férir de l'horreur au thriller, de la comédie au drame et vice-versa. L'exercice, déjà difficile dans un livre, aurait pu relever du pur gâchis au cinéma.
Pourtant, Aja parvient à maintenir son film sur cette ligne de crêtes : créer une osmose entre toutes ces genres, et ne jamais sombrer dans le ridicule. Ce mixage permanent m'a agréablement surpris, me menant dans un labyrinthe d'émotions au sein duquel on ne peut savoir si la scène suivante fera pleurer, rire ou frissonner.

Pourtant, l'ambivalence ne s'arrête pas là. Les cornes, symboles évident de l'enfer et du mal à l'état pur, nous font d'abord nous demander si Daniel Radcliffe appartient bien toujours à notre monde. Ou du moins, s'il n'est pas en train de devenir un démon... voir pire ! Puis, ces protubérances monstrueuses amèneront les personnes en contact avec lui à avouer leurs pensées les plus viles et secrètes. Les premières révélations, involontaires et scabreuses, surprennent tout d'abord, et m'ont poussé à me demander s'il s'agissait bien d'une scène vécue par Perrish, ou tout simplement fantasmée. Encore une fois, le réalisateur brouille les cartes, nous forçant à ne pas rester passifs devant l'écran.

Même constat concernant l'(anti)-héros de « Horns », qui est tout sauf irréprochable. Fumant, buvant, jurant, Iggy Perrish n'hésite pas à utiliser ses pouvoirs pour amener un groupe de personnes à s'entretuer (et Aja de livrer une violente décharge, l'espace de ces quelques minutes, contre les médias vautours). Daniel Racliffe, qui continue ici à casser l'image d'un Harry Potter encore trop collé à lui, prend donc beaucoup de risques, prouvant qu'il est un acteur bourré de talent et d'envie de découverte. Une envie de découverte commune avec le personnage qu'il incarne, qui mettra à profit ses nouvelles capacités pour découvrir l'identité du meurtrier véritable. Peu de surprise en revanche de ce côté, on devine vite qui est le coupable : une raison qui a d'ailleurs poussée l'auteur à lever rapidement le voile du secret dans son livre. Mais qu'importe, le metteur en scène fait oublier les clichés et les évidences par un mouvement de caméra habile, par une phrase bien sentie ou une musique entêtante, mais surtout en immergeant le spectateur dans un autre point marquant du long-métrage : son atmosphère.

L'action se déroulant uniquement dans une petite bourgade nichée entre un lac et des montagnes sauvages, l'unité de lieu force une promiscuité gênante entre les protagonistes, desquels tout espoir de vie meilleure semble stoppé par les sommets rocailleux avoisinants. Même constat concernant les scènes romantiques en plein bois : les arbres, anciens et couverts de mousse, évoquent l'univers des contes de fées, mais aussi l'atmosphère d'un boudoir moite, propice à toutes les confessions. Une ambiance (et plus globalement une œuvre) qui ne peut être comparée qu'au David Lynch de « Twin Peaks » et de « Blue Velvet » et au Sam Raimi de « Intuitions ». La référence à Lynch étant voulue par Aja, ce dernier nous dévoile avec habilité une intrigue à tiroir, qui, bien que le coupable soit couru d'avance, n'en demeure pas moins passionnante et menée à un rythme inhabituel, les fulgurances étant rapidement brisées par des moments de calme. Comme si, au fil des secrets avoués, Radcliffe voulait courir vers une conclusion implacable mais ne pouvait que faire du sur place, englué dans la toile d'araignée sordide que constitue sa ville.

Cet univers claustrophobique est vu aussi à travers les yeux de Perrish petit garçon, de nombreux flash-backs nous dévoilant l'enfance des protagonistes. A ce titre, le scénario saccage le mythe de l'enfance magique, les nounours détruits à la grenade étant le symbole de jeunes esprits déjà fissurés et sujet à la cruauté. Le troisième et ultime paradoxe de « Horns » résulte donc de ce constat : des enfants qui ne croient plus en rien, mais qui, devenus adultes, se mettent à embrasser des rêves puérils comme celui de l'Amour éternel.

Déroutant et rempli d'émotions, d'actes et d'atmosphères antinomiques, « Horns » se voit conclu par une vision à la fois belle, gore, poétique, biblique et tragique. Une manière de clôturer en beauté ce long-métrage de grande qualité, ovni rejoignant par ses dernières phrases un début qui prend alors une signification totalement nouvelle. Envoûtant.
Remarque sur ce commentaire Remarques sur ce commentaire (8) | Permalien | Remarque la plus récente : Feb 26, 2015 1:58 PM CET


Les Aventures de Ford Fairlane
Les Aventures de Ford Fairlane
DVD ~ Andrew Dice Clay
Proposé par odyssees-numeriques
Prix : EUR 8,99

1 internaute sur 1 a trouvé ce commentaire utile :
5.0 étoiles sur 5 Une pépite injustement méconnue., 30 octobre 2014
Ce commentaire fait référence à cette édition : Les Aventures de Ford Fairlane (DVD)
Non, vous ne rêvez pas : la comédie rock'n'roll qui se trouve actuellement devant vos yeux est bel et bien réalisée par Renny Harlin !
Alors en pleine gloire suite aux succès du « Cauchemar de Freddy » et de « 58 minutes pour vivre », le metteur en scène finlandais décida de s'octroyer une pause cinématographique entre deux films d'action burnés. Et de mettre en scène, dans l'intervalle, ces « Aventures de Ford Ferlaine ».

Totalement fou, le long-métrage accumule à la minute un nombre impressionnant de répliques débiles et de personnages idiots. Tant et si bien que l'on se demande, dès les premiers plans, si l'humour absurde est voulu ou s'il s'agit d'un involontaire nanar ! Que l'on se rassure cependant, Harlin revendique le fait qu'il s'agit d'une comédie et nous le fait vite savoir – que ce soit par des noms stupides (« le détective rockeur ! »), des seconds rôles déjantés (mention à Robert « Freddy Krueger » Englund), d'un scénario sans queue ni tête, d'un prétendu koala vivant si mal fait qu'il déclenche des fous rires à chaque apparition, et encore et toujours, par des répliques formidables de niaiserie.

Malheureusement, « Les aventures de Ford Ferlaine » (à l'instar des « Aventures de Jack Burton », de John Carpenter) fut un flop total à sa sortie. Si bien que Renny Harlin revint au film d'action trois ans plus tard, avec l'excellent « Cliffhanger ». Échaudé par l'expérience, il ne remit ensuite plus jamais les pieds dans le registre comique. Dommage, tant il semble s'y sentir à son aise !

Il n'est néanmoins pas trop tard pour réhabiliter ce film méconnu : si vous appréciez ce genre d'humour et si vous voulez rire un bon coup, n'hésitez surtout pas !


Edge of Tomorrow  [Ultimate Edition - Blu-ray 3D + Blu-ray + DVD + Copie digitale] [Ultimate Edition - Blu-ray 3D + Blu-ray + DVD + Copie digitale]
Edge of Tomorrow [Ultimate Edition - Blu-ray 3D + Blu-ray + DVD + Copie digitale] [Ultimate Edition - Blu-ray 3D + Blu-ray + DVD + Copie digitale]
DVD ~ Tom Cruise
Proposé par Expédition sous 24H
Prix : EUR 22,99

8 internautes sur 11 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 Un blu-ray de qualité au service d'un excellent divertissement., 30 octobre 2014
Tom Cruise semble se sentir de plus en plus à l'aise dans le registre de la science-fiction. Après l'excellent « Oblivion » en 2013, le revoici en tête d'affiche d'un nouveau film du genre, réalisé cette fois-ci par Doug Liman (« La Mémoire dans la Peau », « Mr and Mrs Smith »...).

Reprenant le principe de la boucle temporelle (qui a déjà donné naissance à quelques classiques, tels « Un Jour sans Fin »), « Edge of Tomorrow » nous place dans le cadre d'une Terre dévastée par un race extra-terrestre meurtrière. Dés le début du film, les forces humaines unissent leurs dernières ressources pour une contre-attaque à grande échelle, corollaire du débarquement de 1945 en Normandie. Mais, comme de bien entendu, les choses ne seront pas si faciles qu'elles en ont l'air...

Débutant pratiquement par l'assaut sur les plages françaises, « Edge of Tomorrow » nous offre quelques belles séquences de batailles, pas des plus novatrices mais en tout cas efficaces. Sans atteindre de ce point de vue la fluidité des mouvements de caméra que Joseph Kosinski avait obtenu dans « Oblivion », le film se rattrape par deux points : le rôle de Tom Cruise, plein d'humour, et l'ingéniosité du scénario.

D'un côté, Cruise, - épaulé par l'impeccable Emily Blunt et par le truculent Bill Paxton (ses répliques machistes de sergent maître font mouche à tous les coups !) - trouve ici un rôle qui, dans un premier temps, est à contre-emploi. Major planqué et poltron, il devra affronter malgré lui la réalité d'un conflit qu'il n'a vu jusqu'ici que de très loin. Puis, au fur et à mesure qu'il revit la même journée, il apprendra à s'ériger en véritable bête de guerre, œuvrant cependant toujours dans l'ombre et n'étant jamais un héros du peuple – boucle temporelle oblige. Il est donc facile de s'identifier à lui, puisque, à son instar, nous ignorons d'abord tout des méthodes d'attaques aliens.

De l'autre côté, le script parvient à éviter la redite et à développer en permanence de nouveaux pièges et rebondissements. Difficile par conséquent de s'ennuyer devant ce film, chaque retour en arrière étant l'occasion de nouvelles découvertes et de nouveaux plans. J'ai apprécié également le fait que Liman joue parfois avec le spectateur comme avec ses personnages. Il ne nous dévoile en effet pas toujours si les passages qui se déroulent devant nos yeux ont déjà été vécus par le passé, ou non : l'attention et l'intérêt s'en trouvent donc décuplés.

Film à la fois de guerre et de science-fiction, « Edge of Tomorrow » constitue en conclusion un excellent divertissement, sans temps mort et à l'esthétique soignée. Probablement la meilleure réalisation de Doug Liman à ce jour.
Et, cerise sur le gâteau, le blu-ray est des plus soigné : en plus des nombreux bonus, sa piste DTS-HD fera les beaux jours de votre installation !


Fury [Steelbook]
Fury [Steelbook]
DVD ~ Brad Pitt
Prix : EUR 24,99

72 internautes sur 86 ont trouvé ce commentaire utile 
4.0 étoiles sur 5 Un très bon film de guerre, malgré certains clichés., 29 octobre 2014
Ce commentaire fait référence à cette édition : Fury [Steelbook] (Blu-ray)
De « Fury », je n'avais entendu parler que des frasques de Shia Labeouf, qui, pour mieux s'immerger dans son rôle, refusait de se laver et s'arracha lui-même une dent (!).
Le résultat en valait-il cependant la peine ?

Globalement, nous pouvons dire que oui. S'inspirant d'une histoire vraie survenue durant les derniers jours de la Seconde Guerre Mondiale (période peu traitée au cinéma), « Fury » est le nom donné à un tank américain par son équipage. Le film suit le quotidien de ces quatre hommes, exténués par des années de guerre, et de la jeune recrue qui les rejoindra.

Le réalisateur David Ayer sait aller droit au but et ne pas s'encombrer de fioritures – comme il l'a déjà prouvé avec « Bad Times », « Au bout de la nuit » et « End of watch ». D'emblée, l'introduction nous plonge dans la crasse et l'horreur du conflit, via une vision tout à la fois très stylisée, répugnante et marquante. La première moitié du long-métrage est ainsi totalement nihiliste, faisant parfois penser au « Croix de Fer » de Sam Peckinpah et au « Requiem pour un Massacre » de Elem Klimov. Tout contribue à ce sentiment d'agonie d'humanité, la boue, les visions gores, les personnages épuisés tant mentalement que physiquement et l'absolu jusqu'au-boutisme des combats, nous plongeant avec crédibilité dans un univers au sein duquel la moindre faiblesse doit être mise de côté. A ce titre, les affrontements entre blindés sont les meilleurs que je n'ai jamais vu à l'écran, la virtuosité de la réalisation s'alliant à la rapidité et à la brutalité des impacts.

Pour personnifier l'ambivalence de ce groupe de soldats, hommes devenus animaux au fil des morts amoncelés sur leur chemin - mais pour lesquels nous éprouvons de la compassion - , il fallait un groupe d'acteurs aussi talentueux que capables de s'immerger dans des rôles ingrats.
En star du film, Brad Pitt fait des merveilles au point de disparaître derrière son personnage. Couturé de cicatrices, couvert de boue et nuque rasée, il livre ce qui est sans doute sa meilleure performance à ce jour. En lui, j'ai retrouvé ce qui rend si mémorable les anti-héros des autres longs métrages de Ayer. Comme le Keanu Reeves de « Au bout de la nuit » et le Christian Bale de « Bad Times », il est au bout du rouleau, véritable bombe à retardement sur le point d'exploser à tout moment. Loin d'être l'irréprochable sergent américain auquel nous sommes habitué, Pitt doute au contraire de son leadership, faisant rejaillir son désarroi et ses peurs dans les bouffées de ses cigarettes - lorsqu'il ne le fait pas en tuant de sang-froid. A ses côtés, le reste du casting est tout aussi engagé, avec une mention spéciale à Logan Lerman (le jeune héros de "Percy Jackson") et à Jason Isaacs (Lucius Malefoy dans les "Harry Potter"), qui se trouvent ici bien loin de leurs rôles grand public.
La crédibilité est donc de mise pour tous, tant dans les jeux d'acteur que dans la psychologie des personnages. Il est probable que les semaines passées en camp d'entraînement militaire et les rencontres avec des anciens combattants ont contribuées à forger ce souci de réalisme...

Cependant, les stéréotypes s'immiscent dans « Fury » dés sa seconde moitié. Les dialogues deviennent plus convenus, et le final, même s'il est véridique, n'esquive pas un préjudiciable sentiment de déjà-vu. Heureusement dés lors que l'ultime bataille est filmée avec maestria, les splendides jeux de lumière et la férocité des séquences d'assaut faisant passer la pilule du cliché.

Bien que n'étant pas le film de guerre ultime, « Fury » est donc un long-métrage hautement recommandable. Il a au moins le mérite de s'attacher à un aspect peu connu de la Seconde Guerre Mondial, tout en en proposant une vision politiquement peu correcte.
Remarque sur ce commentaire Remarques sur ce commentaire (3) | Permalien | Remarque la plus récente : Jan 13, 2015 5:56 PM CET


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37 internautes sur 46 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 Un thriller de haut vol., 22 octobre 2014
Après « Millénium », David Fincher appose avec « Gone Girl » une nouvelle pierre de taille à son genre de prédilection : le thriller. Il contribua en effet à hisser le genre vers des sommets rarement égalés depuis, avec des films aussi percutants et marquants que « Seven ». Digne héritier d'Alfred Hitchock (comme lui, il n'utilise pratiquement que des plans de caméra classiques, donc intemporels, transcendés par des scénarios possédants l'intelligence de ceux du Maître du Suspense), Fincher sait pourtant distiller dans ses œuvres une critique plus ou moins sous-jacente, mais toujours acerbe, du monde dans lequel nous vivons.

Avec « Gone Girl », le réalisateur s'essaye au thème du couple en prenant pour base le roman « Les Apparences », de Gillian Flynn.
Le postulat, d'une simplicité étonnante (une femme disparaît dans des circonstances troubles et les soupçons se portent sur le mari), aurait pu donner en d'autres mains un insipide ragoût de bons sentiments mâtiné de doutes et d'hésitations. Mais pas ici. Ici, David Fincher brouille les psychologies, les motifs, les personnalités et les visions du monde, livrant un passionnant et hypnotisant patchwork à la montée en puissance aussi précise qu'implacable. Personne n'étant vraiment ni blanc ni noir au regard de la moral, et surtout pas les médias vautours, nous découvrons à travers le prisme des regards des multiples protagonistes différentes réalités. Fascinant exercice que de tenter dés lors de démêler le vrai du faux, un dialogue ou un geste confortant puis faisant vaciller nos certitudes – jusqu'à ce qu'un twist insoupçonnable (et ils sont nombreux !) redistribue à nouveau les cartes. Je n'ai donc pas pu rester passif face à « Gone Girl ». Sans cesse, le cerveau du spectateur est mis en éveil, fait qui contribue grandement à ce que les 2h30 du film défilent à une rapidité proprement étonnante.

Mais le metteur en scène dissèque également avec une plume acerbe et un regard noir les relations conjugales, montrées ici sous leur jour le plus sombre. Manipulation, domination, incompréhension et dialogues affutés ouvrent à coups de scalpel la sacro-sainte institution du mariage, qui se voit ici présentée sans fard et sans pincettes - au-delà même de l'aspect thriller du long-métrage. Les acteurs principaux participent grandement à la crédibilité de ce couple a priori idéal, mais en réalité en pleine déliquescence.
Rosamund Pike (déjà vue dans « Jack Reacher ») apporte ce qu'il faut d'ambiguïté à son rôle d'épouse pour que, rapidement, elle devienne une femme trouble et complexe, tandis que Ben Affleck livre l'une de ses meilleures prestations dans le rôle du mari. Une prestation qui devrait enfin lui faire retrouver grâce auprès des cinéphiles les plus pointilleux : le temps du jeune premier d' « Armageddon » et du justicier de « Daredevil » est loin, et le comédien a prouvé avec le temps qu'il était d'une part un très bon acteur, et d'autre part un excellent réalisateur (« The Town » et « Argo » pour preuves).

« Gone Girl » se voit enfin parfaitement synthétisé par son affiche française, qui voit, brisée par des barres de logos télévisés, la petite silhouette noire d'Affleck surmontée par un nuage s'évaporant dans un ciel bleu, duquel émerge une paire d'yeux. Homme dont les médias ne montre que la partie qui les arrange et soumis à des faits aussi difficiles à saisir qu'à appréhender...

N'hésitez pas à plonger dans les méandres de ce très grand film, vous ne le regretterez pas.
Remarque sur ce commentaire Remarques sur ce commentaire (3) | Permalien | Remarque la plus récente : Jan 25, 2015 6:49 PM CET


Malibu shark attack
Malibu shark attack
DVD ~ Renee Bowen
Proposé par AMELS
Prix : EUR 9,90

1 internaute sur 1 a trouvé ce commentaire utile :
1.0 étoiles sur 5 Des requins lutins de pacotille., 5 octobre 2014
Ce commentaire fait référence à cette édition : Malibu shark attack (DVD)
Attention, voici ce qu'il convient d'appeler un nanar : rien n'est réussi dans ce Malibu Shark Attack !
Les acteurs jouent très mal, le réalisateur semble filmer avec ses pieds tant les plans sont insipides, les requins (lutins, pour se démarquer) sont terriblement mal fait et les dialogues, d'une nullité sans nom, se payent en plus le luxe d'être interminables.
Ajoutez à ceci un tsunami de 1m30 de haut (qui semble mettre 30 minutes à atteindre les côtes...), une blessure qui n'en finie plus d'être recousue (et qui disparaît pratiquement durant le reste du film), une fausse alerte lamentable ("ah non, c'était une branche qui a heurtée notre abri"... L'abri en question se trouvant au milieu d'une masse d'eau dépourvue du moindre arbre), et vous aurez compris que Malibu Shark Attack vaut le coup d'oeil pour rire un bon coup, mais ne vaut pas que l'on dégaine pour autant sa carte bancaire.


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